"L’offensive du Vatican contre la confession : pourquoi les catholiques abandonnent ce sacrement" par Vistemboir2 2026-08-04 12:13:28 |
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Traduction de l’article de Robert Morrison paru le 4 août 2026 sur The Remnant sous le titre : « The Vatican’s Assault on Confession: Why Catholics Are Abandoning the Sacrament »
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Le déclin spectaculaire de la confession chez les catholiques n'est pas le fruit du hasard. De Humanae Vitae à Amoris Laetitia, de l'œcuménisme à la disparition du sens du péché, voici comment des décennies de confusion post‑conciliaire ont contribué à la négligence de ce sacrement et pourquoi la confession fréquente demeure indispensable au salut des âmes.
"Quel profit en effet aura l'homme d'avoir gagné le monde entier et perdu son âme ?" (Mc 8,36)
Le Manuel de religion catholique pour catéchistes, enseignants et auto-instruction du Père F.X. Weninger contient les questions et réponses suivantes concernant la grandeur du sacrement de la confession :
« Q. Ce pardon des péchés est-il quelque chose de grand et de merveilleux ? R. Certainement ; et, en vérité, à tel point qu’il ne peut rien y avoir de plus grand ni de plus important pour nous sur terre… Q. Qu’exige de nous cette vérité de foi ? R. Que nous rendions grâce à Dieu sans cesse pour ce bienfait plus important que tous les autres ; et que nous l’utilisions avec la plus grande diligence pour notre salut. En effet, si même les remèdes pour recouvrer la santé et sauver notre vie terrestre sont importants pour nous, combien plus importants et bienvenus doivent l’être les remèdes que la sagesse de Dieu a préparés pour le salut des âmes et l’acquisition de la vie éternelle ; d’autant plus que ces derniers, contrairement aux premiers, sont certains de nous guérir, pourvu que nous les utilisions comme il faut. » (p. 127)
« Ce que 99,9999 % des catholiques devraient faire, c’est se confesser régulièrement. À moins de vivre en Chine, d’être traqué au Nigéria ou de faire face à un obstacle comparable, vous avez probablement la possibilité de vous confesser plus d’une fois par an. Certains pensent qu’une fois par an suffit, ou peut-être une fois pendant le Carême et une fois pendant l’Avent. Non. Si vous avez la possibilité de vous confesser une fois par mois et que vous choisissez de ne pas le faire, je ne voudrais pas être responsable de votre âme. Je ne vois pas comment un catholique qui a la possibilité de se confesser mensuellement, mais qui choisit délibérément de ne pas le faire, peut prétendre être sérieux dans sa foi. Le strict minimum en matière d’hygiène spirituelle est la confession sacramentelle une fois par mois, précédée, bien sûr, d’un examen de conscience sincère. J’aimerais que chacun aille plus loin et se confesse deux fois par mois. Avant d’y aller plus fréquemment, consultez un directeur spirituel ou votre curé. Le strict minimum est donc une fois par mois. Une pratique vraiment régulière serait deux fois par mois. »
« Globalement, 23 % des catholiques américains déclarent se confesser au moins une fois par an, tandis que 30 % disent y aller moins souvent. Environ la moitié des catholiques (47 %) affirment ne jamais se confesser. Les catholiques qui assistent à la messe chaque semaine ont également tendance à se confesser plus fréquemment que ceux qui n'y assistent pas ; 53 % des fidèles qui assistent à la messe chaque semaine déclarent se confesser au moins une fois par an. »
« Le sacrement de la réconciliation — nous le savons — a connu dans l’histoire un développement important, tant dans la compréhension théologique que dans la forme de sa célébration. L’Église, mère et maîtresse, en a progressivement reconnu le sens et la fonction, élargissant la possibilité de sa célébration. Pourtant, à la possibilité de recevoir de façon répétée ce sacrement ne correspond pas toujours, chez les baptisés, un empressement à y recourir: c’est comme si le trésor infini de la miséricorde de l’Église restait « inutilisé », à cause d’une distraction répandue parmi les chrétiens qui demeurent souvent longtemps en état de péché plutôt que de s’approcher du confessionnal avec une simplicité de foi et de cœur pour accueillir le don du Seigneur ressuscité. »
« Lors de la publication de l'encyclique le 25 juillet 1968, la réaction des théologiens moralistes catholiques fut très majoritairement négative. Bien qu'ils appréciaient certains aspects de l'encyclique, l'interdiction universelle de la contraception artificielle était inacceptable à leurs yeux. Ils firent remarquer que la quasi‑totalité des autres confessions chrétiennes approuvaient la contraception et que la commission nommée par le pape pour étudier la question avait recommandé une position plus ouverte. L'opposition des théologiens ne se limitait pas aux discussions à huis clos… Ils n'étaient d'ailleurs pas les seuls à exprimer leur désaccord. Certains cardinaux et évêques prirent leurs distances avec le pape, soulignant que le document ne constituait pas un enseignement infaillible et que chacun devait suivre sa conscience… En 2016, le Pew Research Center constatait que seulement 8% des catholiques américains estimaient que l'utilisation de contraceptifs était moralement répréhensible… On ignore combien de catholiques ont quitté l'Église à la suite de cet enseignement, mais il est clair qu'un nombre encore plus important est resté, a continué à communier et l'a tout simplement ignoré. Ce fut un changement remarquable pour les catholiques qui s'en remettaient au clergé en matière d'enseignement moral et doctrinal. Cela a donné naissance au concept de « catholiques à la carte », des catholiques qui choisissaient les enseignements qu'ils acceptaient. »
« Un autre changement qui a transformé le monde religieux catholique fut une nouvelle compréhension du péché. La conception traditionnelle du péché reposait sur un système de lois, dont certaines étaient ancrées dans l’Écriture ou le droit naturel, tandis que d’autres étaient promulguées par l’Église. La nouvelle morale catholique prônait une approche plus personnelle et moins légaliste du péché. La vertu de charité devint primordiale, de même que la conscience individuelle. Les implications de ce changement, largement médiatisées dans les ouvrages savants et populaires, furent considérables. Le déclin de la confession en fut peut-être le plus frappant. Une étude de 1974 révéla que seulement 17 % des catholiques interrogés se confessaient mensuellement, contre 37 % en 1963. Rapidement, la forme suivit la fonction, et les salles de réconciliation, où prêtre et pénitent pouvaient s’entretenir face à face, remplacèrent le confessionnal obscur. Les offices pénitentiels gagnèrent en popularité, et il arriva que l’absolution générale publique remplaçât les confessions privées. »
« L’Église a une solide réflexion sur les conditionnements et les circonstances atténuantes. Par conséquent, il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite ‘‘irrégulière’’ vivent dans une situation de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante. Les limites n’ont pas à voir uniquement avec une éventuelle méconnaissance de la norme. Un sujet, même connaissant bien la norme, peut avoir une grande difficulté à saisir les « valeurs comprises dans la norme » ou peut se trouver dans des conditions concrètes qui ne lui permettent pas d’agir différemment et de prendre d’autres décisions sans une nouvelle faute. » [§301].
« Et de crainte que l'excellence de ces révélations ne vînt à m'enfler d'orgueil, il m'a été mis une écharde dans ma chair, un ange de Satan pour me souffleter, [afin que je m'enorgueillisse point]. À son sujet, trois fois j'ai prié le Seigneur de l'écarter de moi, et il m'a dit : " Ma grâce te suffit, car c'est dans la faiblesse que ma puissance se montre tout entière. " Je préfère donc bien volontiers me glorifier de mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi. » (2 Co 12,7-9)
« Dans la joie de ce temps pascal, alors que nous continuons de célébrer la résurrection du Seigneur Jésus des morts, je suis ravi de vous accueillir, avec votre délégation, au Vatican...Votre Grâce, en vous remerciant de votre visite aujourd’hui, je prie pour que ce même Saint-Esprit demeure toujours avec vous, vous rendant fructueuse dans le service auquel vous avez été appelée.
« Tous ces changements n'ont qu'une seule justification : un œcuménisme aberrant et insensé qui n'attirera aucun protestant à la foi, mais qui en fera perdre la foi à d'innombrables catholiques et plongera l'esprit de bien d'autres dans une confusion totale, les empêchant de distinguer le vrai du faux. » (Cité dans Le Concile du pape Jean par Michael Davies, p. 176)
« Je ne vois pas comment un catholique qui a la possibilité de se confesser chaque mois, mais qui choisit délibérément de ne pas le faire, peut prétendre être sincère dans sa foi. »
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