Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2026-08-04 00:05:52 |
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CHAPITRE XXVIII
LE DON DE PIETE.
Culte extérieur. A ces sentiments de piété filiale correspond un ordre de faits, privés et publics, empreints du même caractère. Faits privés : entre le Père céleste et l’homme Son fils, tout devient commun ; mêmes joies, mêmes tristesses, mêmes intérêts, mêmes pensées, même but.
Pénétré de tendresse, cet enfant aime par dessus tout la gloire de son père. Afin de la procurer ou de la réparer, prières, mortifications, aumônes, bons exemples et bons conseils, travaux, dévouements rien ne lui coûte.
A la vue des outrages faits à son père et des âmes que le paganisme moderne Lui ravit, la vie lui pèse. Pour en alléger le fardeau, il s’associe avec ardeur à toutes les œuvres réparatrices.
La plus précieuse de toutes, la Propagation de la foi, n’a pas de plus zélé partisan. Pas une nouvelle conquête de l’Évangile, dont le récit ne le comble de ,joie ; pas une persécution qui ne l’émeuve jusqu’aux larmes.
S’il aime la gloire de son père, il aime aussi sa maison. Le son de la cloche qui l’y appelle fait vibrer toutes les fibres de son cœur et amène sur ses lèvres les paroles des vrais Israélites :
Quel bonheur ! voilà qu’on me dit : Nous irons dans la maison du Seigneur. Son maintien traduit le respect filial dont il est pénétré. La pompe des cérémonies, la magnificence des ornements sacrés, l’éclat des vases de l’autel, forment son plus doux spectacle.
Loin de trouver, comme les Judas anciens et modernes, que les splendides étoffes, l’argent, le marbre, les pierres précieuses, offerts à Notre-Seigneur dans Ses temples, sont une perte, il voudrait avoir les richesses du monde entier pour en faire hommage à son père. Tels sont les dispositions et les faits qui, dans l’ordre privé, traduisent l’esprit de piété filiale.
Faits publics. La plus haute expression du don de piété filiale est le culte catholique ; il nage comme dans un océan d’amour. Dans ses fêtes, dans ses sacrements, dans ses cérémonies, rien de sombre, de sec ou d’effrayant ; tout, au contraire, respire la douceur et porte à la confiance.
L’amour seul chante, et le catholicisme chante toujours. Il chante ses joies et ses tristesses ; ses craintes et ses expiations même les plus dures ; il chante même la mort et les mystères de la tombe.
Source : Livres-mystiques.com
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