"La punition infligée par Rome à la FSSPX révèle le problème de Dieu du concile Vatican II" par Vistemboir2 2026-07-24 15:16:36 |
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Traduction de l’article de Robert Morrison paru le 23 juillet 2026 sur The Remnant sous le titre : « Rome’s Punishment of the SSPX Reveals Vatican II’s God Problem »
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Rome insiste sur le fait que la FSSPX mérite d'être punie, mais que diriez-vous si ce jugement en disait plus long sur la Rome moderne que sur la Fraternité elle-même ? Le véritable enjeu n'est pas la sanction canonique, mais de savoir si le Vatican d'aujourd'hui mesure encore la religion selon la vérité immuable de Dieu… ou selon les priorités de la révolution de Vatican II.
Dans notre vie quotidienne, il est possible d'évaluer bien des choses sans se demander explicitement comment Dieu les perçoit. Par exemple, lorsqu'il s'agit de choisir le meilleur véhicule, les appareils électroménagers les plus fiables ou les aliments les plus sains, nous nous interrogeons rarement sur l'avis de Dieu, à moins qu'une option ne nous paraisse particulièrement choquante. Cependant, il en va autrement de notre rapport à la religion, car la religion est intrinsèquement liée à Dieu. Si nous perdons de vue le regard que Dieu porte sur nos croyances religieuses, nous devenons aveugles à l'essentiel. Comprendre cette réalité et ses implications est d'autant plus important aujourd'hui que les attaques de Rome contre le catholicisme traditionnel en général, et la FSSPX en particulier, semblent témoigner d'un mépris total pour Dieu et Sa volonté.
Pour déterminer si tel est effectivement le cas, il ne suffit pas d'observer les événements actuels. Il nous faut plutôt nous pencher sur les avertissements que Dieu a adressés à l'Église catholique par l'intermédiaire des papes antérieurs au concile Vatican II. À partir de ce constat, il n’est pas difficile de saisir les éléments essentiels de ce qui s’est passé au cours des soixante dernières années depuis la clôture du concile.
La religion doit d'abord être jugée selon le point de vue de Dieu, et non selon l'opinion moderne.
Avertissements d'avant Vatican II. Les papes d'avant Vatican II n'ont cessé d'avertir les catholiques que les ennemis de l'Église cherchaient à saper la véritable foi catholique. Ils ont également clairement identifié des erreurs théologiques spécifiques que ces ennemis utiliseraient comme armes pour attaquer l'Église, notamment le libéralisme et le modernisme. Si les catholiques acceptaient ces erreurs, nous disaient les papes, de grandes calamités s'ensuivraient pour l'Église et le monde. Ces avertissements étaient un don de Dieu à toute l'Église. Ce don demeure aujourd'hui, même s'il est méprisé par la quasi‑totalité de la hiérarchie.
Le dernier pape à avoir fermement mis en garde l'Église contre les erreurs qui la rongent aujourd'hui fut Pie XII, dans son encyclique Humani Generis de 1950, intitulée « Sur quelques opinions fausses qui menacent de ruiner les fondements de la doctrine catholique ». À la seule lecture du sujet de l'encyclique de Pie XII, il devrait être relativement clair que Dieu ne voulait pas que les catholiques acceptent les fausses opinions susceptibles de saper la doctrine catholique. Puisque Dieu ne change pas avec le temps — et ne peut ni Se tromper ni nous tromper —, ces avertissements ne se limitaient pas à l'époque de Pie XII et de ses prédécesseurs.
Ainsi, les mises en garde de l'encyclique Humani Generis restent d'actualité, notamment celles concernant la modification de la doctrine catholique pour séduire les non-catholiques. Chaque idée de ce long passage de Humani Generis se rapporte à la crise actuelle de l'Église :
« En ce qui concerne la théologie, le propos de certains est d'affaiblir le plus possible la signification des dogmes et de libérer le dogme de la formulation en usage dans l'Église depuis si longtemps et des notions philosophiques en vigueur chez les Docteurs catholiques, pour faire retour, dans l'exposition de la doctrine catholique, à la façon de s'exprimer de la Sainte Ecriture et des Pères. Ils nourrissent l'espoir que le dogme, ainsi débarrassé de ses éléments qu'ils nous disent extrinsèques à la révélation, pourra être comparé, avec fruit, aux opinions dogmatiques de ceux qui sont séparés de l'unité de l'Église: on parviendrait alors à assimiler au dogme catholique tout ce qui plaît aux dissidents. Bien plus, lorsque la doctrine catholique aura été réduite à un pareil état, la voie sera ouverte, pensent-ils, pour donner satisfaction aux besoins du jour en exprimant le dogme au moyen des notions de la philosophie moderne, de l'immanentisme, par exemple, de l'idéalisme, de l'existentialisme ou de tout autre système à venir. Que cela puisse et doive même être fait ainsi, de plus audacieux l'affirment pour la bonne raison, disent-ils, que les mystères de la foi ne peuvent pas être signifiés par des notions adéquatement vraies, mais par des notions, selon eux, approximatives et toujours changeables, par lesquelles la vérité est indiquée sans doute jusqu'à un certain point, mais fatalement déformée. C'est pourquoi ils ne croient pas absurde, mais absolument nécessaire que la théologie qui a utilisé au cours des siècles différentes philosophies comme ses instruments propres substitue aux notions anciennes des notions nouvelles, de telle sorte que, sous des modes divers et souvent opposés, et pourtant présentés par eux comme équivalents, elle nous exprime les vérités divines, sous le mode qui sied à des êtres humains. Ils ajoutent que l'histoire des dogmes consiste à exprimer les formes variées qu'a revêtues la vérité successivement selon les diverses doctrines et selon les systèmes qui ont vu le jour tout au long des siècles. »
« L’Église n’a jamais cessé de s’opposer à ces erreurs. Elle les a même souvent condamnées, et très sévèrement. Mais aujourd’hui, l’Épouse du Christ préfère recourir au remède de la miséricorde, plutôt que de brandir les armes de la sévérité. Elle estime que, plutôt que de condamner, elle répond mieux aux besoins de notre époque en mettant davantage en valeur les richesses de sa doctrine. Certes, il ne manque pas de doctrines et d’opinions fausses, de dangers dont il faut se mettre en garde et que l’on doit écarter. »
« Ces trois hommes ont de nombreux points communs. Ils ont tous été professeurs d'université pendant de longues années ; tous ont été critiqués pour leurs idées modernistes sous Pie XII ; tous ont été, d'une manière ou d'une autre, sanctionnés ou exilés. Tous ont ensuite été miraculeusement réintégrés comme periti [experts conciliaires] à la veille du Concile. Leurs idées doctrinales, connues sous le nom de « nouvelle théologie », ont influencé les principes de l'enseignement conciliaire. Ils sont tous devenus les experts des papes suivants et ont, de ce fait, reçu de nombreux éloges et honneurs de la part de l'Église post-conciliaire. »
Cette constitution pastorale n’est ni pastorale, ni émanée de l’Église catholique : elle ne paît pas les hommes et les chrétiens de la vérité évangélique et apostolique et, d’autre part, jamais l’Église n’a parlé ainsi. Cette voix, nous ne pouvons l’écouter, parce qu’elle n’est pas la voix de l’Épouse du Christ. Cette voix n’est pas la voix de l’Esprit du Christ. La voix du Christ, notre Berger, nous la connaissons. Celle-ci, nous l’ignorons. Le vêtement est celui des brebis ; la voix n’est pas celle du Berger, mais peut-être celle du loup. (Mgr Lefebvre, J’accuse le Concile !, p. 61)
« Certes, au moment où je me suis opposé à certaines orientations du Concile, je n'en ai pas perçu clairement les conséquences. Mais l'histoire nous enseigne qu'accepter de faux principes, c'est ouvrir la boîte de Pandore et engendrer des conséquences imprévues. » (p.65)
« Cette Réforme étant issue du libéralisme, du modernisme, est tout entière empoisonnée ; elle sort de l’hérésie et aboutit à l’hérésie, même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques. Il est donc impossible à tout catholique conscient et fidèle d’adopter cette Réforme et de s’y soumettre de quelque manière que ce soit. La seule attitude de fidélité à l’Église et à la doctrine catholique, pour notre salut, est le refus catégorique d’acceptation de la Réforme. C’est pourquoi sans aucune rébellion, aucune amertume, aucun ressentiment nous poursuivons notre œuvre de formation sacerdotale sous l’étoile du magistère de toujours, persuadés que nous ne pouvons rendre un service plus grand à la Sainte Église Catholique, au Souverain Pontife et aux générations futures. C’est pourquoi nous nous en tenons fermement à tout ce qui a été cru et pratiqué dans la foi, les mœurs, le culte, l’enseignement du catéchisme, la formation du prêtre, l’institution de l’Église, par l’Église de toujours et codifié dans les livres parus avant l’influence moderniste du concile en attendant que la vraie lumière de la Tradition dissipe les ténèbres qui obscurcissent le ciel de la Rome éternelle. Ce faisant, avec la grâce de Dieu, le secours de la Vierge Marie, de saint Joseph, de saint Pie X, nous sommes convaincus de demeurer fidèles à l’Église Catholique et Romaine, à tous les successeurs de Pierre, et d’être les « fideles dispensatores mysteriorum Domini Nostri Jesu Christi in Spiritu Sancto ». Amen. »
« Entrez par la porte étroite; car large est la porte, et spacieuse la voie qui conduit à la perdition, et nombreux sont ceux qui y passent ; car étroite est la porte, et resserrée la voie qui conduit à la vie, et il en est peu qui la trouvent ! Gardez-vous des faux prophètes qui viennent à vous sous des vêtements de brebis, mais au dedans sont des loups rapaces. C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez : cueille-t-on du raisin sur les épines, ou des figues sur les ronces ? Ainsi tout arbre bon porte de bons fruits, et tout arbre mauvais porte de mauvais fruits. Un arbre bon ne peut porter de mauvais fruits, ni un arbre mauvais porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits, on le coupe et on le jette au feu. Donc, c'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. » (Mt 7,13-20)
À l’heure où le Vatican promeut l’ouverture de l’Église synodale, rejette les vérités de Dieu et cautionne les péchés, il a fait à la FSSPX l’immense honneur de déclarer qu’elle devait être sévèrement punie pour son attachement aux vérités catholiques immuables données par Dieu à l’Église. La volonté de la FSSPX d'endurer un « martyre blanc » plutôt que de compromettre la Foi témoigne de manière rare de la nécessité de servir Dieu plutôt que de se soumettre à la révolution de Vatican II.
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