Voilà, la traduction par Semetipsum 2026-07-24 11:49:01 |
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Traduction en français : Oraison : Dieu, qui réjouis aujourd’hui ton Église par la glorieuse révélation du très saint corps de la bienheureuse Marie-Madeleine, accorde-nous, dans ta bonté, qu’éclairés par sa présence et ses miracles, nous méritions aussi de recevoir en notre esprit et en notre corps des bienfaits éternels. Par le Seigneur.
Texte en latin : Jamprídem barbarórum surréptum incúrsibus latúerat beátæ Maríæ Magdalénæ corpus, cum, anno millésimo ducentésimo septuagésimo nono, stúdio et cura Cároli príncipis Salernitáni, fílii Cároli regis Sicíliæ et cómitis Provínciæ, in crypta sancti Maximíni diligénter perquisítum, tandem, mense Decémbri, felíciter invéntum est, ac sédulo recógnitum. Anno vero sequénti, die scílicet quinta Maji, solémniter translátum est, cum piíssimus princeps eódem congregári curásset, præsidénte venerábili Guliélmo Longo, sanctæ Románæ Ecclésiæ cardináli, regiǽque majestátis cancellário, quátuor archiepíscopos et quinque epíscopos, cum abbátibus decem, multísque sacræ theologíæ doctóribus, ac religiósis viris, qui examinátis ac rite discús
Traduction en français : Autrefois, le corps de la bienheureuse Marie-Madeleine avait été soustrait aux incursions des barbares et était resté caché. Mais en l’an mil deux cent soixante-dix-neuf, grâce à l’étude et aux soins de Charles, prince de Salerne, fils de Charles, roi de Sicile et comte de Provence, il fut recherché avec diligence dans la crypte de saint Maximin. Enfin, au mois de décembre, il fut heureusement retrouvé et soigneusement identifié. L’année suivante, précisément le cinq mai, il fut solennellement transféré, car le très pieux prince avait veillé à ce que se rassemblent en ce lieu le vénérable Guillaume Longo, cardinal de la sainte Église romaine et chancelier de la majesté royale, quatre archevêques et cinq évêques, ainsi que dix abbés, de nombreux docteurs en sacrée théologie et des hommes religieux, qui, après examen, procédèrent à l’identification selon les rites prescrits.
Texte en latin : Gavísa est Província univérsa invénto córpore, quod pœniténtiæ víctima perénnis exstíterat, quodque magis víxerat vita Salvatóris quem amábat, quam vita spíritus qui illud animábat. Nobis illam réddidit Christus, et sepúlcri squalórem glória cumulávit, ut ad ipsum currerémus in odórem unguentórum Magdalénæ, et corpus pœniténtis inveniéndo, spíritum pœniténtiæ reciperémus. Nihil est enim celebráre Magdalénæ Inventiónem, nisi et imitémur ejus contritiónem. Gaudeámus certe quod Magdaléna invénta est ; sed inveniámus nos pérditos peccáto ; et dum celebrámus solemnitátem, non amittámus solemnitátis utilitátem.
Traduction en français : La province entière se réjouit de la découverte du corps, qui avait été une victime perpétuelle de la pénitence, et qui avait davantage vécu de la vie du Sauveur qu’il aimait que de la vie de l’esprit qui l’animait. Le Christ nous l’a rendu, et la gloire a comblé l’horreur du tombeau, afin que nous courions vers lui, attirés par le parfum des onguents de Madeleine, et que, en découvrant le corps de la pénitente, nous recevions l’esprit de pénitence. Car célébrer la découverte de Madeleine n’a d’autre sens que d’imiter aussi sa contrition. Réjouissons-nous assurément que Madeleine ait été retrouvée ; mais trouvons-nous nous-mêmes, perdus par le péché ; et tandis que nous célébrons cette solennité, ne perdons pas de vue l’utilité qu’elle nous procure.
Texte en latin : Verum si invénta est Reliquiárum margaríta, própius inspiciámus beátæ Magdalénæ caput ; adhuc suis óssibus constans pœniténtiam inspírat ; et, cum mórtua córpora horrórem incútere sóleant, illud amórem et veneratiónem mirabíliter infúndit. Máximum autem micat in hoc cápite miráculum : nam quasi Magdaléna dixísset morti, quod Christus olim dixit Madgalénæ : Noli me tángere, non est ausa mors contíngere eam partem, quam Salvátor suis dígitis consecrávit ; et adhuc vitæ signa retinére vidétur ; quod vel solum reliquiárum veritátem affátim comprobáret. Mansérunt prætérea invioláti, et in píxide asservántur sacri capílli quibus júdicis et Salvatoris sui pedes tersit, qui útinam Magdalénam vere imitánti unicuíque nostrum aliquándo dicat : Remittúntur ei peccáta multa, quóniam diléxit multum.
Traduction en français : Mais si la perle des reliques a été découverte, examinons de plus près la tête de la bienheureuse Madeleine : bien que réduite à ses os, elle inspire encore la pénitence ; et tandis que les corps morts ont coutume d’inspirer l’horreur, celui-ci répand merveilleusement l’amour et la vénération. Or, ce chef présente un miracle des plus éclatants : comme si Madeleine avait dit à la mort ce que le Christ lui avait autrefois dit : « Ne me touche pas » [Jn 20,17], la mort n’a osé atteindre cette partie que le Sauveur a sanctifiée de ses doigts ; et elle semble encore conserver des signes de vie, ce qui, à lui seul, attesterait abondamment de l’authenticité des reliques. De plus, les cheveux sacrés avec lesquels elle essuya les pieds du Juge et de son Sauveur sont restés intacts et conservés dans un reliquaire : puisssent-ils, à quiconque imite vraiment Madeleine, valoir un jour cette parole : « Ses nombreux péchés lui sont pardonnés, car elle a beaucoup aimé » [Lc 7,47].
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