Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2026-07-18 21:38:34 |
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CHAPITRE XXVI
(SUITE DU PRÉCÉDENT)
Que dire de la source ? A l’un est donné par l’Esprit le discours de la sagesse ; à l’autre le discours de la science par le même Esprit ; à l’autre la foi ; à l’autre la grâce des guérisons ; à l’autre le don des miracles par le même .Esprit ; à l’autre la prophétie ; à l’autre le discernement des Esprits ; à l’autre le don des langues . Tous ces dons, la grâce reçue au baptême les étend à toutes les nations.
Voilà ce que fait une goutte du Saint-Esprit. Que ce soit une goutte seulement, le prophète le déclare en disant : Je répandrai de Mon Esprit. Voyez donc quelle est la puissante fécondité de la grâce du Saint-Esprit, qui, depuis si longtemps, suffit au monde entier, et qui, ne connaissant ni frontières ni diminution, comble le genre humain d’ineffables richesses, sans s’appauvrir elle-même» (Ubi supra).
Avant l’illustre patriarche de Constantinople, le grand Tertullien avait célébré la rapide déification du genre humain par l’Esprit aux sept dons. Pour lui, ce miracle était la preuve irréfutable de la divinité du Verbe fait chair, de qui le monde avait reçu l’Esprit régénérateur.
« Les apôtres, dit-il dans son magnifique langage, furent les porte-voix du Saint-Esprit, et leurs paroles ont retenti à tous les échos de l’univers. A qui toutes les nations du globe ont-elles jamais cru ? Au Christ, et au Christ seul.
C’est devant Lui que toutes les portes des villes se sont ouvertes, devant Lui que toutes les serrures se sont brisées et que les valves d’airain ont roulé sur leurs gonds, pour Lui donner passage. Sans doute ces miracles appartiennent à l’ordre moral, et il faut les entendre en ce sens que les cœurs des habitants de la terre, assiégés, fermés, possédés par le démon, ont été délivrés et ouverts par la foi du Christ.
Mais ces miracles n’en sont pas moins réels, puisque dans tous les lieux habite aujourd’hui le peuple chrétien. Or, qui peut étendre Son règne à l’univers entier, si ce n’est le Christ, Fils de Dieu, annoncé comme devant régner éternellement sur toutes les nations ?
«Salomon a régné, mais dans les frontières de la Judée, depuis Dan jusqu’à Bersabée. Darius a régné sur les Babyloniens et les Perses, mais non au delà. Pharaon a régné sur les Égyptiens, mais seulement sur eux. Nabuchodonosor a régné depuis l’Inde jusqu’à l’Éthiopie ; plus loin, son empire était inconnu. Alexandre le Macédonien a régné, mais sur une partie de l’Asie seulement.
Que dirai-je des Romains ? Ils entourent leur empire de stations militaires, et à ces barrières vivantes finit leur puissance. Quant au Christ, Son royaume et Son nom s’étendent partout. Partout Il est cru, partout adoré, partout Il commande, se donnant à tous sans acception de personne, pour tous égal ; pour tous roi, pour tous juge, pour tous Dieu et Seigneur. Affirme tout cela sans hésiter, puisque tu le vois de tes yeux» (Lib. adv. Judæos, c. VII).
Par elle s’accomplissent les miracles, par elle les péchés sont remis. Toutefois, cette grâce étendue à tant de régions n’est qu’une partie et une arrhe du Don lui-même. Il a déposé dans nos cœurs, dit l’Apôtre, une arrhe de l’Esprit, c’est-à-dire de Son opération, car l’Esprit ne se divise pas.
Source : Livres-mystiques.com
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ami de la Miséricorde
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