Des inconséquences sur lesquelles nous pouvons tous nous mettre d'accord par Candidus 2026-07-07 14:17:49 |
|
Imprimer |
Le site de la FSSPX vient de publier un articles intitulé "Les bons et les mauvais schismatiques" qui devrait réunir l'approbation de tous ; de ceux qui approuvent comme de ceux qui déplorent les consécrations du 1er juillet. Cet article met en évidence sept contradictions et inconséquences qui s'affichent dans l'attitude actuelle des autorités romaines. En voilà un résumé :
1. Rome reconnaît les sacres épiscopaux avec juridiction accomplis par le régime communiste chinois dans un contexte ouvertement schismatique, mais rejette les sacres sans juridiction de la FSSPX, réalisés sans intention schismatique pour le bien des âmes. Le schisme revendiqué est toléré ; le schisme rejeté est condamné.
2. Paul VI a levé en 1965 les excommunications de 1054 visant les orthodoxes. Depuis, les Églises orthodoxes ont consacré des centaines d’évêques sans mandat pontifical, sans encourir de sanctions du Vatican. Pourtant, la FSSPX a de nouveau été frappée d’excommunications malgré des sacres présentés comme accomplis par nécessité et sans intention schismatique.
3. Le Code de droit canonique de 1983 (canon 844 §2) permet, dans certains cas, même en dehors du péril de mort, aux catholiques de se confesser à des prêtres schismatiques, reconnaissant implicitement la validité de leur absolution. En même temps, Rome refuserait de reconnaître les confessions de la FSSPX. Selon quelle logique l’absolution serait-elle valide chez des schismatiques, mais invalide dans une FSSPX réputée schismatique ?
4. Le cardinal Ratzinger affirmait que Rome ne devait pas exiger des schismatiques orientaux, au sujet de la primauté pontificale, davantage que ce qui avait été enseigné et vécu durant le premier millénaire. Pourtant, la FSSPX est tenue d’accepter Vatican II comme un magistère authentique. Les premiers sont jugés à l’aune des mille premières années ; la seconde, à celle des cinquante dernières.
5. Rome qualifie désormais les schismatiques orientaux d'« Églises sœurs » et affirme que la primauté pontificale n'a pas à être explicitement reconnue pour le salut, ni leur conversion recherchée. Pourtant, elle exhorte la FSSPX, qui reconnaît déjà cette primauté, à demeurer en communion avec le Pontife romain. Ce qui n'est plus exigé de ceux qui la rejettent est solennellement rappelé à ceux qui la professent.
6. Le Pape a accueilli l’archevêquesse de Canterbury avec tous les honneurs dus à un prélat, malgré l’invalidité de son ordination et de profondes divergences en matière de morale. Pourtant, Léon XIV refuse depuis son élection de recevoir le Supérieur général de la FSSPX.
7. Léon XIV a promu Mgr Heiner Wilmer malgré son soutien affiché au Chemin synodal allemand, qui prône notamment l’ordination des femmes, la bénédiction des couples de même sexe et une remise en cause de la morale sexuelle catholique. En revanche, il refuse d'accorder des évêques à ceux qui s’efforcent de préserver intégralement la foi catholique.
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|