Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2026-06-20 22:21:33 |
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CHAPITRE XXIV
LA CONFIRMATION.
Contre eux, le sacrement de confirmation revêt le chrétien de la force nécessaire, pour soutenir noblement les combats extérieurs de la vertu. On le voit par l’exemple des apôtres. Ils ont reçu le baptême, et néanmoins ils se tiennent cachés dans le Cénacle jusqu’au jour de la Pentecôte.
Une fois confirmés, ils sortent de leur retraite et, sans craindre ni les hommes ni l’enfer, ils annoncent partout la doctrine de leur maître. Ni les promesses, ni les menaces, ni les coups, ni les chaînes, ni les prisons, ni les tortures, ni la mort, n’ébranlent leur courage. Il en est de même des martyrs.
La quatrième est l’accroissement des vertus. Pour comprendre cette nouvelle opération, il faut descendre avec le flambeau de la philosophie et de la foi, jusque dans les profondeurs de la nature de l’homme et du chrétien.
Dans le chrétien il y a deux vies ; la vie humaine et la vie divine ; toutes deux se développent sur des lignes parallèles ; toutes deux, unies par des lois de conservation et par des rapports de similitude, accusent l’unité de principe et l’unité de but.
Comme le chêne avec toute sa puissance de végétation, d’accroissement et de solidité, se trouve en germe dans le gland ; ainsi, dans le germe de vie humaine, et dans le germe de vie divine, déposés en nous, se trouvent en principe les forces qui, plus tard, se manifesteront par des actes et s’épanouiront en habitudes, d’où dépendra le développement de l’homme et du chrétien.
Il n’est personne qui n’admire dans les plantes ce travail de végétation et d’accroissement : pourrions-nous le suivre avec moins d’intérêt dans notre double nature d’hommes et de chrétiens ? En découvrir le secret dans le plus humble végétal, est la joie du savant et le triomphe de la science.
Quel triomphe plus noble, quelle joie plus vive de le surprendre en nous-mêmes ! Le moyen d’arriver à ce résultat est de nous faire une idée juste de ce qu’on entend par habitudes et par vertus ; par vertus infuses et par vertus acquises ; par vertus naturelles et par vertus surnaturelles.
On appelle habitude, une disposition ou une qualité de l’âme, bonne ou mauvaise. Elle est bonne, si elle est conforme à la nature de l’être et à sa fin ; mauvaise, si elle est contraire à l’une ou à l’autre. L’habitude, étant une force ou un principe d’action, donne lieu à des actes bons ou mauvais. Ainsi, l’habitude d’agir avec réflexion est bonne ; car elle est conforme à la nature de l’être raisonnable.
Au contraire, l’habitude d’excéder dans le sommeil, dans le boire ou le manger, est mauvaise ; car elle tend à mettre au-dessus ce qui doit être au-dessous, le corps au-dessus de l’âme (S. Th., 1a, 3ae, q. 49, art. 4, corp. - d., art 3, corp. - Id. id., ad 1).
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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