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« La volonté de Dieu, le bon sens et la FSSPX : Que doivent faire les catholiques maintenant ?»
par Vistemboir2 2026-06-17 15:51:42
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Traduction de l’article de Robert Morrison paru le 17 juin 2026 sur The Remnant sous le titre : «God’s Will, Common Sense, and the SSPX Question: What Should Catholics Do Now? »
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Face à l'escalade des tensions entre Rome et la FSSPX, les catholiques sont contraints de se confronter à l'une des questions fondamentales de notre époque : que veut Dieu de ses fidèles en cette période de crise sans précédent ? En examinant les enseignements de saint Pie X, de Léon XIII, de Mgr Lefebvre et les récentes déclarations du pape Léon XIV, cet article soutient que le bon sens et la fidélité à la Tradition sont indissociables.

Saint Pie X commençait son encyclique de 1907 sur le modernisme, Pascendi Dominici Gregis, par une phrase simple qui peut nous éclairer sur la crise que traverse aujourd’hui l’Église catholique :

« À la mission qui Nous a été confiée d'en haut de paître le troupeau du Seigneur, Jésus‑Christ a assigné comme premier devoir de garder avec un soin jaloux le dépôt traditionnel de la foi, à l'encontre des profanes nouveautés de langage comme des contradictions de la fausse science. »


Cette affirmation est juste et essentielle quant au rôle du pape en particulier et de la hiérarchie en général. Dans la mesure où le pape et la hiérarchie abandonnent ce mandat, les membres du Corps mystique du Christ seront vulnérables aux attaques des ennemis de l’Église.

La question de la FSSPX ne porte finalement pas sur la désobéissance, mais sur ce que Dieu attend des catholiques fidèles pendant une crise exceptionnelle.

En examinant plus en profondeur le sens de cette première phrase de Pascendi de saint Pie X, nous pouvons en déduire une idée précise de la volonté de Dieu : il veut que son troupeau adhère au dépôt de la foi et rejette tout ce qui pourrait le saper. Dès lors, on peut concevoir d’innombrables affirmations totalement incompatibles avec la compréhension de saint Pie X, notamment les trois suivantes :

• Dieu veut que nous pensions que les vérités de l’Église catholique peuvent évoluer au point de contredire ce qu’elles étaient autrefois.
• Dieu veut que nous acceptions les erreurs anti-catholiques afin de promouvoir l’unité des chrétiens.
• Dieu Se réjouit des erreurs qui éloignent Son troupeau de l’immuable vérité catholique.

Certains catholiques pourraient s’interroger sur la pertinence de présenter chacune de ces trois affirmations en termes de volonté divine. Pourtant, il est tout à fait naturel pour les catholiques de considérer les conflits au sein du Corps mystique du Christ à l’aune de la volonté de Dieu. Malheureusement, il semble qu'une profonde indifférence à la volonté de Dieu pour l'Église soit à la fois une cause et un symptôme de la crise actuelle.

Pour aller plus loin, on peut considérer cinq aspects de cette crise (parmi tant d'autres) qui, assurément, offensent Dieu. Afin d'éviter toute controverse, nous pouvons omettre l'examen des documents du concile Vatican II.

Les plus grandes offenses envers Dieu aujourd'hui ne sont pas accidentelles ; elles sont les fruits délibérés de décennies de révolution ecclésiastique.

Messes irrévérencieuses.
Même ceux qui préfèrent la messe du Novus Ordo à la messe traditionnelle en latin doivent reconnaître que les changements apportés à la messe ont engendré de nombreux problèmes, tels que des communions sacrilèges, un profond manque de respect pour le Saint‑Sacrement et des abus généralisés lors de la célébration de la messe. De manière générale, Rome n'a pratiquement rien fait pour remédier efficacement à ces graves maux. En fait, depuis la promulgation de la messe du Novus Ordo, l'action de Rome en matière liturgique a eu pour principal objectif d'aggraver considérablement ces abus. Puisque la messe devrait être le moyen d'honorer et d'aimer Dieu, la transformer en la manière la plus courante dont les âmes le déshonorent constitue évidemment un grand mal.

Rejet généralisé de la doctrine morale de l'Église. Le rejet délibéré de la doctrine morale de l'Église s'est largement répandu depuis la publication de l'encyclique Humanae Vitae de Paul VI en 1968. Dès lors, il est devenu évident que le Vatican était fondamentalement indifférent à la diffusion d'un catholicisme à la carte, qui induit les catholiques en erreur en les amenant à accepter certains enseignements moraux et à en rejeter d'autres. Comme on pouvait s'y attendre, cela a conduit à la situation actuelle, où Rome se montre plus favorable aux catholiques promouvant la cause LGBTQ+ qu'à ceux qui s'efforcent de pratiquer l'enseignement de l'Église d'avant Vatican II. Cette abomination semble avoir été conçue par Satan pour offenser Dieu au plus haut point tout en entraînant le plus grand nombre d'âmes en Enfer.

Éloge des fausses religions. Dans le cadre du mouvement œcuménique qui s'est développé depuis Vatican II, le Vatican honore diverses religions non catholiques plus qu'il n'honore la religion catholique telle qu'elle existait avant le Concile. Cela a engendré l'indifférence religieuse contre laquelle les papes d'avant Vatican II avaient mis en garde : lorsque les chefs de l'Église catholique enseignent que les religions non catholiques plaisent à Dieu et mènent les âmes au Ciel, les personnes sensées sont amenées à croire qu'elles n'ont pas besoin de suivre les enseignements parfois difficiles de l'Église catholique. De plus, l'éloge des fausses religions offense directement Dieu car il contredit la vérité selon laquelle Dieu n'a établi qu'une seule religion, celle qu'Il souhaite que les âmes suivent aujourd'hui.

Persécution des catholiques traditionalistes. Dans ce contexte de nouvel effort pour honorer les religions non catholiques, on pourrait naturellement supposer qu'il s'agit simplement de mettre le catholicisme au même niveau que les fausses religions. Bien que cela soit évidemment un grand mal en soi, nous avons vu quelque chose d’infiniment pire : depuis soixante ans, les seules croyances religieuses que le Vatican condamne sont celles sur lesquelles saint Pie X a insisté pour que les catholiques ne les abandonnent jamais. Nous oublions à quel point cette situation est diaboliquement absurde ; il est donc utile de rappeler un exemple mathématique :

Avant le Concile : 2 + 2 = 4, et rien de plus.
Aujourd'hui : 2 + 2 = tout sauf 4.

Les évêques, les prêtres et les « experts » ne manquent pas pour affirmer que cela est parfaitement logique. Mais que pensent-ils d'un Dieu qui permettrait à Sa religion d'être aussi illogique et perverse ?

La crise n'est plus de savoir si l'Église a des ennemis, mais si les catholiques les reconnaîtront.

La création de l'Église synodale.
Plus près de nous, la création de l'Église synodale par le pape François représente sans doute l'attaque la plus pernicieuse contre l'Église catholique dans toute l'histoire du salut. On peut le constater en observant les points suivants :

• François a présenté l'Église synodale en déclarant vouloir créer une « Église différente », ce qui remet en question l'idée que Dieu a établi une Église pour durer jusqu'à la fin des temps.

• Le principe de l'Église synodale est que ses croyances et ses pratiques sont découvertes par l'écoute de tous les chrétiens baptisés. Ceci contredit directement la vérité, énoncée par saint Pie X, selon laquelle l'Église doit veiller avec vigilance sur le « dépôt de la foi transmise aux saints ».

Comme nous l'avons vu récemment avec le document synodal favorable à l'homosexualité, l'Église synodale est l'instrument par lequel les ennemis de l'Église catholique tentent de présenter des idées radicalement anticatholiques comme étant sujettes au débat parmi les catholiques.

Nous pourrions malheureusement ajouter d'autres maux à cette liste pour l'Église synodale ; et nous pourrions également identifier d'autres manières dont la crise actuelle offense Dieu. Cependant, ces considérations suffisent probablement à ceux qui sont disposés et capables d'observer la réalité. Le constat est clair : les pires offenses contre Dieu que nous constatons aujourd'hui ne sont pas simplement les conséquences ordinaires du péché originel ; elles sont le fruit d'une action délibérée du Vatican.

Ceci soulève la question cruciale de ce que Dieu attend des catholiques sincères face à cette réalité alarmante. Voici les deux principales options :

• Nous pouvons agir comme si de rien n'était et considérer le Vatican actuel comme le porte-parole de la loi et de la volonté de Dieu.

• Nous pouvons reconnaître que cette situation est totalement anormale et, par conséquent, faire de notre mieux pour adhérer à l'enseignement traditionnel de l'Église, tout en priant pour que Dieu intervienne bientôt afin de rétablir l'ordre.

Alors, quelle option correspond le mieux à notre point de vue ? Si notre point de vue se rapproche davantage du second, il est évident que nous ne devons pas suivre aveuglément le Vatican, surtout lorsqu'il s'oppose à l'enseignement traditionnel de l'Église.

Mais qu'en est-il du premier point de vue ? Si quelqu'un estime que tout est relativement normal, cela signifie-t-il qu'il doit condamner ceux qui pensent qu'il est préférable de suivre l'enseignement de l'Église avant le Concile ? Il y a là un paradoxe : puisque le Vatican actuel affirme que toutes les religions plaisent à Dieu et que toutes les âmes baptisées sont en route pour le Ciel, comment peut-on condamner les baptisés qui pratiquent une religion communément appelée catholicisme traditionnel ? Autrement dit, ceux qui veulent condamner les catholiques traditionnels parce qu'ils ne suivent pas l'enseignement actuel du Vatican se contredisent précisément parce que le Vatican enseigne aujourd'hui qu'on ne peut condamner autrui pour ses convictions religieuses sincères.

La FSSPX insiste sur la pratique de la même religion que tous les papes d'avant Vatican II ont connue et défendue.

On peut aborder ce sujet sous un angle totalement différent si l'on considère la célèbre vision de Léon XIII, où Dieu et Satan dialoguent et Satan demande à Dieu un délai (peut-être cent ans) pour détruire l'Église catholique. Selon la tradition, Léon XIII écrivit la célèbre prière à saint Michel en réponse à cette vision. Même si l'on ne croit pas à l'existence d'une telle vision, on peut néanmoins constater que Léon XIII devait penser que Dieu pouvait permettre à Satan d'exercer une influence considérable sur l'Église. Cela ressort clairement du passage suivant de l’ouvrage de Mgr Marcel Lefebvre, Ils l’ont découronné :

« Léon XIII (1878-1903) a vu par avance cette subversio capitis, cette subversion du chef, et il l’a décrite noir sur blanc, dans toute sa crudité, en composant le petit exorcisme contre Satan et les anges mauvais. Voici le passage en question, qui figure dans la version originale mais fut supprimé dans les versions postérieures par je ne sais quel successeur de Léon XIII, qui trouva peut-être ce texte impossible, impensable, imprononçable… Et pourtant, à cent ans de distance de sa composition, ce texte nous semble au contraire maintenant d’une brûlante vérité :
"Voici que des ennemis très rusés ont rempli d’amertume l’Église épouse de l’Agneau immaculé, l’ont abreuvée d’absinthe, ils ont jeté des mains impies sur tout ce qui est désirable en elle. Là où le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la vérité furent établis comme une lumière pour les nations (…), là ils ont posé le trône de l’abomination de leur impiété ; afin que, le pasteur une fois frappé, ils puissent disperser le troupeau". »


Il faut croire que Léon XIII a eu une vision pour comprendre qu’il ait composé une prière décrivant une situation où Satan et ses sbires installent le « trône de l’abomination de leur impiété » là où le Siège de Pierre a été établi. Si nous pouvions remonter le temps et demander à Léon XIII quelle attitude les catholiques devraient adopter en de telles circonstances, laquelle semblerait-il avoir privilégiée ?

• Les catholiques devraient suivre les ennemis de l’Église dans l’abomination de leur impiété.

• Les catholiques devraient reconnaître que Satan et ses sbires sont les ennemis de l’Église et, par conséquent, résister à leurs tentatives de s’opposer à la religion catholique traditionnelle.

Bien qu’il nous soit impossible de remonter le temps et de poser cette question à Léon XIII, tout catholique sensé sait pertinemment que le pape nous recommanderait d’opter pour la seconde solution. Il pourrait même nous dire que, selon sa vision du dialogue entre Dieu et Satan, les efforts de ce dernier pour détruire l’Église reposent sur le choix imprudent, par les catholiques, de la première option.

Le bon sens est devenu l'une des vertus les plus révolutionnaires du catholicisme moderne.

Et si nous pouvions lui poser une seconde question, concernant la FSSPX et la manière dont nous devrions envisager la possibilité d'une excommunication de ses membres par le Vatican après les consécrations épiscopales ? Comme Léon XIV l'a clairement indiqué le 16 juin 2026 lors de son allocution aux journalistes à Castel Gandolfo, le problème réside véritablement dans le fait que la FSSPX s'obstine à suivre la même religion que celle connue de Léon XIII et refuse d'accepter les erreurs que ce dernier a condamnées :

« Certes, la division parmi les chrétiens est toujours une chose douloureuse, mais ils refusent d'accepter certains éléments fondamentaux de l'Église, à commencer par divers points du concile Vatican II. Et s'ils persistent dans ces choix, je le regrette. Mais nous devons aller de l'avant. »


Alors, comment Léon XIII aurait-il répondu à une question comme celle-ci ? :

« Votre Sainteté, nous savons que le Vatican actuel rejette presque tout ce que vous avez enseigné sur la Foi et promeut nombre des erreurs que vous avez combattues, ce qui a engendré tous les désastres que vous aviez prédits si les catholiques les acceptaient. Pire encore, ces faux pasteurs ont inventé des abominations que vous n’auriez sans doute jamais imaginées. Pourtant, nous ne savons pas si nous devons nous ranger du côté de ceux qui, au Vatican, cherchent à détruire l’Église ou de ceux qui s’efforcent de suivre votre enseignement et celui de tous les papes d’avant Vatican II. Que veut Dieu que nous fassions, Votre Sainteté ?»


Nous n’avons pas le luxe de poser cette question à Léon XIII. Mais il se peut aussi que nous n’ayons pas le droit de prétendre ignorer sa réponse.

Cœur Immaculé de Marie, priez pour nous !

     

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 « La volonté de Dieu, le bon sens et la FSSPX : Que doivent faire les cathol [...] par Vistemboir2  (2026-06-17 15:51:42)
      Merci pour cet article par lumineux  (2026-06-17 17:48:25)
      Magistral.... par Pol  (2026-06-17 20:16:08)


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