la vraie question par jejomau 2012-10-02 11:26:25 |
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à poser surtout est celle-ci : la modernité entraîne-t-elle automatiquement (ou : "obligatoirement", ou encore : "forcément") le modernisme ?
Personnellement je pense le contraire. Et c'est ce que j'entends énoncer dans mon post. Donc, en Occident, c'est pour des raisons historiques qui ont vu coïncider le modernisme (en tant que monstruosité issue du matérialisme marxiste) avec .. la modernité.. que l'on a vu l'Eglise êtrte touché au coeur. En effet, en "s'ouvrant au monde", elle s'ouvrait non seulement à la modernité mais surtout en même temps au modernisme. Hitler lui-même regrettait que le "modernisme" n'ait pas emporté la partie contre l'Eglise. Voilà ce qu'il disait :
L’État eut rarement la possibilité, au cours de l’histoire d’Allemagne, d’agir sur l’évolution interne de l’Église. L’occasion la plus favorable s’est probablement présentée à l’époque du modernisme, dans les années 1907-1909. Il est vrai que ce mouvement, en bien des choses, n’a fait que reprendre certaines façons de penser des catholiques libéraux. Toutefois, à d’autres points de vue, le modernisme apportait des éléments nouveaux. Si à l’époque l’État avait su exploiter ces aspirations, il eût été possible de créer une Église nationale allemande complètement détachée de Rome. Il faut tenir compte également du fait que les modernistes désiraient sincèrement une entente avec l’Église évangélique. Il y avait donc la possibilité de jeter un pont entre les deux confessions chrétiennes. Mais l’État, trop faible, a passé à côté de cette chance. Il n’y avait personne qui eût l’envergure nécessaire pour embrasser le problème et le résoudre. Le jeu de l’Église fut facile. Elle menaça et excommunia. Un prêtre de plus de cinquante ans, qui a défroqué, et qui est mis au ban de l’Église, ce n’est plus rien.
À coups de menaces, les modernistes furent tourmentés jusqu’à ce qu’ils se soumissent. La plupart cédèrent. C’est un fait que les menaces de l’Église ont un caractère tangible. Quand il s’agit d’affaires sérieuses, elle ne se contente pas du spectre de l’Enfer, ou même du Purgatoire. Aussi le mouvement moderniste ne tarda-t-il pas à péricliter. Le coup de grâce lui fut donné par l’obligation imposée désormais à tous les prêtres de prêter serment à l’Église. T2 p.343
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