Les insinuations de la Porte Latine contre nos curés, ça suffit. par PEB 2011-10-08 19:56:18 |
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En réponse à la messe interdite de l'Abbé Ludovic Girod.
L'auteur de l'article en cause l'attitude de l'ancien curé de Notre-Dame-de-Liesse, d'un vieux prêtre de la paroisse et de l'évêque de Soissons pour des affaires de messe.
Je pense que, pour préparer la réconcilation future, il va falloir que chacun garde son calme.
S'agissant de la demande de funérailles dans le village de Sissonne selon la forme extraordinaire, certains faits doivent être porté à la connaissance du public:
- La défunte n'était pas connue des paroissiens habituels (si j'en crois une dame catéchiste de mes connaissances).
- La demande excessivement revendicative arrive de manière inopinée sur le bureau du curé qui n'en reste pas moins souverain en la matière (l'Eglise est une monarchie de monarchies).
- L'église de Sissonne n'est plus idoine à la forme extraordinaire depuis les vandalismes des années 1970.
- La situation canonique du célébrant reste frappée de la suspension a divinis comme tous les prêtres de la Fraternité. Un prêtre Ecclesia Dei n'aurait pas posé les mêmes problèmes.
- Le curé jugeant la cause extravagante et irréalisable rejette la demande. L'évêché rend compte de la compétence réglementaire du curé.
La tirade sur le latin (en faveur de l'araméen?), c'est, connaissant le Père Kerjean, un peu du second degré. Il n'est absolument pas choqué des fervents Pater noster de la procession mariale de Lourdes. Cependant, il indique, en creux, que la liturgie doit rassembler et non pas diviser. Les prêtres de l'Aisne font aussi ce qu'ils peuvent avec le peuple qu'ils ont. L'argument magique n'est pas totalement irrecevable. A Rome, les flamines, haruspices et augures utilisaient une forme archaïque et morte de latin ou d'étrusque pour le culte aux idoles et l'art divinatoire. Qu'en est-il du latin classique par rapport au français? Un moderniste n'a pas forcément tord en tout.
Un bon catholique doit accepter, en toute humilité, de laisser l'autorité ecclésiastique légitime régler les obsèques selon les normes du droit.
Quant au pélerinage de Liesse, je m'étonne de la légèreté de l'organisation du prieuré Notre-Dame de Fatima. Son prieur affirme avoir eu l'accord (sans doute seulement verbal) d'un vieux prêtre, très discret, retraité mais accomplissant toujours fidèlement les promesses de son ordination. A aucun moment, le prieur n'a songé à solliciter l'autorisation écrite du curé-recteur en charge effective de la baslique Notre-Dame de Liesse. S'agissant d'un sanctuaire de pélerinage, hormis les dévotions privées individuelles, la présence de groupe est, effectivement, soumise à un régime d'autorisation entre les mains du recteur.
Enfin, la doctrine épiscopale est, en réalité, pleine de prudence: les discussions actuelles posent la question de la catholicité effective actuelle de la Fraternité Saint-Pie-X. De fait, une clarification doit ressortir des discussions. L'autorité épiscopale locale ne saurait donc s'immiscer d'un côté ou de l'autre des protagonistes en apportant sa caution à la Fraternité.
En conclusion, je voudrais citer un paroissien bien implanté auquel je dois honneur et respect:
La question du latin ou pas latin n'a pas grand chose à voir dans l'histoire.
Le Pape fait des efforts immenses pour les faire revenir dans le giron de Rome. Mon impression, à la lecture des articles de La Croix, est que le Pape fait de grosses concessions mais que les représentants de Mgr Lefevre marchandent beaucoup, ce que je trouve franchement [déplaisant], s'agissant du sujet qui est en cause.
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