L’acolytat, même pour les adultes, est ouvert aux femmes et aux hommes. Alors, je pense qu'il n'y a pas lieu d'exclure les filles du service d'autel. Elles sont les bienvenues. C'est leur place et elles exercent ainsi leur dignité de baptisée.
De plus, les servantes d’autel sont importantes parce que nous voyons ce qui touche leur cœur, quels gestes les touchent, et ce que la catéchèse doit encore fournir comme explication. Mais ce n'est pas une explication de la tête, c'est une explication mystagogique qui se fait dans la liturgie. C'est vraiment une introduction au christianisme pour les jeunes.
"On ne peut plus exclure les femmes. De plus, il me semblerait meilleur pour le fonctionnement de l'Église qu'on ait la liberté de se marier. Ça me paraîtrait plus sain."
IV. Les ministères qui doivent être maintenus dans toute l'Église latine, d'une manière adaptée aux nécessités d'aujourd'hui, sont au nombre de deux : celui du Lecteur et celui de l'Acolyte. Les fonctions qui étaient jusqu'à présent attribuées au sous-diacre sont confiées au lecteur et à l'acolyte et par suite, dans l'Église latine, l'ordre majeur du sous-diaconat n'existe plus. Rien n'empêche cependant qu'au jugement des Conférences épiscopales, l'acolyte puisse, en certains lieux, porter le nom de sous-diacre.
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VI. L'acolyte est institué pour aider le diacre et servir de ministre au prêtre. Il lui revient donc de s'occuper du service de l'autel, d'aider le diacre et le prêtre dans les fonctions liturgiques et principalement dans la célébration de la Messe ; il lui appartient en outre de distribuer la sainte Communion, en tant que ministre extraordinaire, chaque fois que les ministres dont il est question au canon 845 du Code de Droit canonique manquent ou en sont empêchés en raison de leur état de santé, de leur âge avancé ou de leur ministère pastoral, ou encore chaque fois que le nombre des fidèles qui s'approchent de la sainte table est tellement important que la célébration de la Messe en serait prolongée. Dans les mêmes cas extraordinaires, on pourra lui confier le soin d'exposer publiquement le Saint-Sacrement à l'adoration des fidèles et de le reposer ensuite, mais non de donner la bénédiction au peuple. Il pourra aussi, s'il en est besoin, veiller à la préparation des autres fidèles qui seraient occasionnellement appelés à aider le prêtre ou le diacre dans les fonctions liturgiques, en portant le missel, la croix, les cierges, etc., ou en exerçant d'autres charges de ce genre. Il remplira ces fonctions avec plus de dignité s'il participe à la Sainte Eucharistie avec une piété chaque jour plus grande, s'en nourrit et en acquiert une connaissance plus élevée.
L'acolyte, destiné particulièrement au service de l'autel, doit s'initier à tout ce qui se rapporte au culte public de Dieu et s'appliquer à en pénétrer le sens intime et spirituel : il pourra ainsi s'offrir chaque jour tout entier à Dieu et être pour tous, dans la maison de Dieu, un exemple de dignité et de respect ; il doit enfin porter un amour sincère au Corps mystique du Christ, c'est-à-dire au peuple de Dieu, et particulièrement aux faibles et aux malades.
VII. Etre institué lecteur et acolyte, conformément à la vénérable tradition de l'Église, est réservé aux hommes.
La consécration des vierges remonte aux temps antiques du IVe siècle. D’abord pour toute religieuse dans le monde, la cérémonie fut ensuite réservée aux soeurs cloîtrées, mais finit par être abandonnée au XII° siècle, au temps de sainte Gertrude, sauf chez les cisterciennes et les chartreuses. Dom Guéranger devait restaurer cette consécration au XIXe siècle […]. Les religieuses étant assimilées à des diacres, la consécration se place au cœur de la messe entre le graduel et l’alléluia.