Le Forum Catholique
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Comment Léon XIV va-t-il régler le dossier traditionaliste ? par Réginald (2025-07-16 08:07:38)

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texte intégral par Réginald (2025-07-16 08:31:34)
[en réponse à 990148]
Après les tensions avec François, comment Léon XIV va-t-il régler le dossier traditionaliste dans l’Église ?
Par Jean-Marie Guénois
RÉCIT - Il y a quatre ans, François restreignait drastiquement la possibilité de dire la messe selon le rite tridentin. L’affaire, qui a nourri un malaise ecclésial profond, est revenue début juillet sur le bureau du nouveau pape.
L’art paisible de célébrer la messe ne l’est plus. Depuis le concile Vatican II, la liturgie est devenue un dossier éruptif dans l’Église catholique. En 1965, l’Église réforme le rituel romain, marginalise l’usage du latin et autorise le prêtre à célébrer la messe face aux fidèles. La crise qui en découle ne s’est jamais refermée. Sur leur bureau, Paul VI, Jean-Paul II, Benoit XVI, François et aujourd’hui Léon XIV ont toujours eu à traiter avec ce sujet sensible, infiniment délicat.
Cette politique liturgique romaine a connu trois phases : Jean-Paul II a officiellement ouvert la porte aux traditionalistes par un décret, un motu proprio intitulé « Ecclesia Dei », le 2 juillet 1988. Par le motu proprio « Summorum Pontificum » du 7 juillet 2007, Benoît XVI a normalisé la célébration selon l’ancien rite romain, qualifié de forme « extraordinaire » à côté de la forme « ordinaire » issue du concile Vatican II. Mais le 16 juillet 2021, par le motu proprio « Traditionis custodes », François abrogeait ces deux décrets, prenant des mesures drastiques pour empêcher le développement de la mouvance traditionaliste. Mesures qu’il a encore durcies par un rescrit le 21 février 2023. Aujourd’hui, les traditionalistes qui veulent rester fidèles à Rome représentent 1 % à 2 % des catholiques, essentiellement en France et aux États-Unis, et attirent beaucoup de jeunes.
L’histoire s’est récemment enrichie d’un nouveau chapitre. Le 1er juillet dernier, la fuite d’un document du Vatican indiquerait que François aurait menti aux évêques du monde entier, en 2021, pour imposer ses vues contre les traditionalistes. Ce texte, dont le défunt pape François aurait alors interdit la publication, est finalement sorti dans la presse aux États-Unis puis en Italie.
Pour justifier sa décision d’abroger l’œuvre de son prédécesseur, qui avait ouvert les portes aux traditionalistes en 2007, François avait écrit noir sur blanc s’être appuyé sur une enquête menée auprès des 5 000 évêques. Selon lui, elle démontrait qu’une majorité de ces prélats demandait un sévère tour de vis contre « l’ancienne messe », au motif que cette liturgie créait autour d’elle des communautés « parallèles » de catholiques qui divisaient l’Église. « Pour répondre à vos demandes, leur avait écrit François, je prends la ferme décision d’abroger toutes les normes, instructions, concessions et coutumes antérieures à ce motu proprio. »
Le Vatican ambigu
Mais le document publié le 1er juillet, qui provient des très sérieuses archives de la Congrégation pour la doctrine de la foi, affirme le contraire : selon ce texte, les évêques consultés demandaient au pape de ne pas toucher l’équilibre entre rite ordinaire et extraordinaire : « La majorité des évêques concernés par le questionnaire (…) se déclarent en fin de compte satisfaits. (…) Dans les endroits où le clergé a collaboré étroitement avec l’évêque, la situation a été totalement apaisée. »
Cet extrait clé est tiré de la conclusion d’un rapport de plus de 225 pages, dont seulement une trentaine, très significatives, ont été révélées. Le Vatican a contesté son authenticité, dans une formule toutefois très ambiguë : « Je ne confirme pas l’authenticité des textes qui ont été publiés, qui font vraisemblablement partie de l’un des documents sur lesquels s’est fondée la décision », a déclaré le 3 juillet dernier Matteo Bruni, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, en lisant une déclaration pré-écrite. Ce serait donc « une reconstruction très partiale et incomplète des processus décisionnels ».
C’est une journaliste américaine ouvertement proche des milieux traditionalistes, Diane Montagna, qui a ouvert le ban en publiant ces extraits sur le site Substack. Le journaliste Saverio Gaeta cosignera fin juillet un livre plus complet sur le sujet avec le père Nicola Bux, liturgiste de renom. Le titre de cet ouvrage, déjà disponible en version numérique : Liturgia non e uno spettacolo (« la liturgie n’est pas un spectacle »). Reste que pour beaucoup d’observateurs, cette fuite d’un document clé, moins d’un trimestre après la mort de François et à la veille du quatrième anniversaire de « Traditionis custodes » - qui a plongé le monde traditionaliste dans une profonde crise - serait en réalité un moyen de faire pression sur le nouveau pape Léon XIV.
Joint par Le Figaro, Diane Montagna dément formellement cette intention et assure ne pas avoir eu de liens avec Saverio Gaeta. Elle produit le code officiel de protocole interne au Vatican, authentifiant de manière formelle le document. Et explique sa publication : « Je l’ai fait principalement par amour pour le Seigneur et son Église, et parce que cela correspondait à ma responsabilité de journaliste de servir la vérité et de demander des comptes aux autorités pour leurs actes. »
Les groupes traditionalistes exercent en ce moment une forte pression, au prix de publier un document que François n’avait tout simplement pas retenu, dont ils affirment que ce pape l’aurait censuré
Le théologien italien Andrea Grillo
« Je ne dis pas que le pape François a menti, poursuit-elle. Mais ce que nous pouvons affirmer avec certitude, c’est que les raisons qu’il a données pour publier “Traditionis custodes” ne correspondent pas au rapport officiel de la congrégation pour la Doctrine de la foi sur son enquête auprès des évêques. La majorité des évêques ont déclaré que “modifier la législation relative à « Summorum Pontificum » ferait plus de mal que de bien”. Pourtant, la décision de supprimer le rite romain traditionnel a été présentée comme une “réponse” à leurs “demandes”. »
Quant au père Nicola Bux, qui a publié dans son ouvrage une plus large partie du document, il reconnaît : « Cela été fait par amour de la vérité et par déférence pour le pape Benoît XVI, qui a été attristé et choqué par ce qu’a écrit le pape François dans “Traditionis custodes”. Il semble que François se soit servi du questionnaire aux évêques pour donner à sa décision l’apparence du style synodal, alors qu’il l’a falsifiée, car la réponse des évêques représente leur autorité de droit divin, la collégialité avec le pape et la voix des fidèles. » Il suggère au nouveau pape de « convoquer un synode qui examinerait objectivement l’actualité de la réforme liturgique dans un esprit de communion et d’unité ». À l’opposé, le théologien italien Andrea Grillo, un laïc à qui l’on prête un rôle clé dans la décision de François, estime que « les groupes traditionalistes exercent en ce moment une forte pression, au prix de publier un document que François n’avait tout simplement pas retenu, dont ils affirment que ce pape l’aurait censuré ».
Pour ce professeur universitaire redouté pour ses polémiques, il ne faut pas toucher une virgule à « Traditionis custodes », car cette décision ouvre « la voie d’un rite unique, commun à tous ». D’autant, conclut-il, qu’« en France, ce motu proprio a un peu ralenti la messe en latin mais il n’a pas freiné le développement de la culture d’une Église parallèle, comme l’a montré le pèlerinage de Chartres . La vraie question est de bien comprendre que l’ancienne liturgie conduit à une autre Église. La paix ne se fera pas avec le parallélisme de rites contradictoires, le pape Léon le sait très bien. »
Souffrance dans les rangs traditionalistes
Comment Léon XIV va-t-il aborder ce dossier brûlant ? Le pape se donne le temps de réfléchir en prenant ses distances depuis sa résidence d’été à Castel-Gandolfo. Rétablir l’unité de l’Église est son premier objectif, mais, pour ce pape mathématicien, l’équation à résoudre comporte des inconnues multiples.
Léon XIV n’est pas un impulsif et ne se laissera pas influencer par les groupes de pressions, quels qu’ils soient. Il sait prendre des décisions collégiales. Il a d’ailleurs créé le 7 juillet un nouveau groupe de travail synodal consacré à « la liturgie », lequel avait été sollicité par le synode en octobre dernier. Autre facteur, insiste une source fiable, « les responsables de la curie actuelle ont tous été choisis par François, on les appelle les “bergogliens”. Ils sont encore en place. » L’un d’eux, le cardinal Arthur Roche, en charge des questions de liturgie - sollicité à plusieurs reprises par Le Figaro sur ce dossier mais sans succès - a atteint la limite d’âge et sera probablement remplacée à l’automne prochain. La nomination par le pape de son successeur sera décisive.
Viser l’unité de l’Église sur le dossier liturgique pourrait toutefois se révéler à double tranchant pour les traditionalistes, note-t-on en milieu romain. Léon XIV, en desserrant l’étau sur l’ancienne liturgie et en donnant plus de responsabilités de discernement aux évêques locaux, pourrait demander en retour à ces communautés de ne pas discréditer cette nouvelle liturgie, que certains considèrent comme moins sacrée que l’ancienne. Ce refus de réciprocité a d’ailleurs été au cœur d’une polémique avant le pèlerinage de Chartes. Il en a été aussi question lors de la rencontre entre la présidence de l’épiscopat français et Léon XIV, le 20 juin dernier. Le pape américain, profondément inscrit dans le concile Vatican II, ne peut admettre, insiste-t-on à Rome, « la constitution de petites Églises parallèles ».
Il y a un malaise et une souffrance, chez ces fidèles comme chez beaucoup de prêtres qui sont souvent confrontés, sur ce sujet, à un barrage quasi systématique de la part des évêques
Un prêtre diocésain qui n’est pas traditionaliste
Le pape Léon XIV a cependant donné des signes jugés « positifs » par les milieux concernés. Son goût pour une liturgie ordinaire de l’Église, dite « de Paul VI », parfaitement célébrée, est très apprécié. Juste après son élection le 14 mai, n’avait-il pas confié aux représentants des Églises catholiques orientales : « Nous avons un grand besoin de retrouver le sens du mystère qui reste vivant dans vos liturgies. » Le 26 juin, lors de la procession de la « fête-Dieu » dans les rues de Rome, il a fait forte impression en bénissant la foule avec l’ostensoir eucharistique, confessant alors « la présence véritable » du Christ en ce sacrement. Le 9 juillet, son hommage au cardinal américain Raymond Burke, un opposant constant mais loyal de François, a été fort remarqué au sein de la curie romaine. Si son côté « classique » n’annonce pas de retour en arrière en liturgie, ces signaux montrent un pasteur qui ne veut pas laisser sans soin la « souffrance » d’une partie, modeste mais très significative, de son troupeau.
Car la « souffrance » est réelle dans les rangs traditionalistes depuis le 16 juillet 2021, jour où François a cherché à tarir ce mouvement. Il a imposé, par exemple, une autorisation romaine à tout jeune prêtre diocésain qui désirerait célébrer selon l’ancien rite, il a cherché à interdire la constitution de paroisse traditionaliste, il a soumis toute célébration de cette messe à un contrôle épiscopal très strict. Un prêtre diocésain qui n’est pas traditionaliste confirme : « Il y a un malaise et une souffrance, chez ces fidèles comme chez beaucoup de prêtres qui sont souvent confrontés, sur ce sujet, à un barrage quasi systématique de la part des évêques. » Sans compter, insiste-t-il, « l’éradication » de l’esprit de Benoît XVI, qui visait un « enrichissement réciproque » entre les traditions anciennes et modernes de la liturgie : c’était « le point essentiel ». « Ces mesures coercitives, analyse en revanche un autre prêtre, plus familier du dossier, ont renforcé la dynamique interne des traditionalistes, comme l’afflux au pèlerinage de Chartres en a témoigné, mais ce n’est pas une vie pour ces catholiques ! »
Ainsi, dans le diocèse de Valence, le prêtre traditionaliste a reçu l’ordre épiscopal de partir le 1er septembre prochain. Il serait remplacé par des prêtres diocésains choisis par l’évêque Mgr François Durand mais pour une seule messe dominicale. « Aucune discussion, ni délai n’ont été possibles », regrette Augustin Balaÿ, l’un des responsables de l’association traditionaliste de la ville, qui fédère « 350 fidèles » - ils étaient « 50 il y a dix ans » : « finies, les messes de semaines ; finis, les treize groupes de catéchisme et leurs quatre-vingts enfants, collégiens, lycées, jeunes pros ; finis, les nombreux baptêmes d’adultes issus de milieux très populaires, convertis notamment par la liturgie. C’est tout simplement violent, déplore Augustin Balaÿ. L’évêque est complètement fermé. » Pour éveiller son attention, ces catholiques se relaient donc depuis quinze jours pour dormir sous la tente à la porte de leur église…

( 990152 )
Merci mais par Roger (2025-07-16 08:52:14)
[en réponse à 990151]
Sur le plan historique l'analyse est très superficielle
"En 1965, l’Église réforme le rituel romain, marginalise l’usage du latin et autorise le prêtre à célébrer la messe face aux fidèles."
Raccourci très simplificateur

( 990155 )
Vous le faites exprès ? par MG (2025-07-16 10:19:36)
[en réponse à 990152]
C'est un article dans un quotidien : vous voulez des dizaines de pages de l'histoire de la réforme ?
Vous devriez proposer à Guenois votre porte sur le sujet.
Votre fausse naïveté ne trope plus personne Sieur Roger.

( 990156 )
Non par Roger (2025-07-16 10:32:09)
[en réponse à 990155]
Je voudrais l'indication de la bonne date : 1969 pour le missel par exemple.
Et puis vous pourriez eviter les attaques personnelles elles affaiblissent la qualité de vos démonstrations .

( 990159 )
bof par Réginald (2025-07-16 10:49:10)
[en réponse à 990156]
Vous avez sans doute raison sur la date. Reste que l’on pourrait aussi parler du fond, c’est-à-dire du sort réservé à des milliers de fidèles...

( 990160 )
en plus la date par Réginald (2025-07-16 10:59:34)
[en réponse à 990156]
est bien 1970 : la mise en vigueur liturgique en latin a eu lieu le 30 novembre 1969 (1er dimanche de l’Avent), tandis que pour les langues vernaculaires la mise en œuvre dépendait des traductions nationales, devenues effectives à partir de 1970 .

( 990161 )
L'erreur de date est quand même intéressante à souligner par Donapaleu (2025-07-16 11:26:35)
[en réponse à 990160]
Parce que la constitution du concile sur la liturgie est loin de demander la suppression du latin et le retournement des autels.

( 990163 )
discours de Paul VI du 26 novembre 1969 par Réginald (2025-07-16 11:59:47)
[en réponse à 990161]
Le concile Vatican II prévoyait bien une introduction modérée des langues vernaculaires, principalement pour les lectures et certaines prières dialoguées. Mais cette ouverture était explicitement subordonnée au maintien du latin comme langue de base du rite romain (Sacrosanctum Concilium, n. 36).
En revanche,
le discours de Paul VI du 26 novembre 1969, prononcé à la veille de l’entrée en vigueur du nouveau missel, exprime avec une gravité saisissante le sacrifice que représente l’abandon du latin comme langue principale de la messe.
Il est clair que la nouveauté la plus sensible sera celle de la langue. Ce ne sera plus le latin qui sera la langue principale de la messe, mais la langue parlée.
Pour celui qui connaît la beauté, la puissance, la sacralité expressive du latin, la substitution par la langue vulgaire est assurément un grand sacrifice : nous perdons la parole des siècles chrétiens, nous devenons presque des intrus et des profanes dans le recueil littéraire de l’expression sacrée, et ainsi, nous perdrons une grande part de ce fait artistique et spirituel si admirable et incomparable qu’est le chant grégorien.
Oui, nous avons raison de nous en affliger, et presque de nous sentir désorientés : que substituerons-nous à cette langue angélique ?
C’est un sacrifice d’un prix inestimable.
Et pour quelle raison ? Qu’est-ce qui vaut plus que ces valeurs suprêmes de notre Église ?
La réponse paraît banale et prosaïque, mais elle est juste : parce qu’humaine, parce qu’apostolique.
L’intelligence de la prière vaut davantage que les vêtements de soie, anciens, dont elle s’était royalement parée ; la participation du peuple vaut davantage, de ce peuple moderne saturé d’un langage clair, intelligible, traduisible dans sa conversation profane.
Si le noble latin devait nous tenir à l’écart — l’enfance, la jeunesse, le monde du travail et des affaires —, s’il devenait un écran opaque au lieu d’un cristal transparent, nous, pêcheurs d’âmes, ferions-nous bien de lui conserver l’exclusivité de la prière et du langage religieux ?
A mon sens, ce sacrifice est illusoire, car il repose sur une conception réductrice de la liturgie, selon laquelle tout devrait être immédiatement compris par l’intellect. Or, la messe n’est pas d’abord un discours, mais un mystère célébré, un acte sacré qui dépasse les mots.

( 990170 )
Sauf qu'il n'y a aucune erreur... par John DALY (2025-07-16 14:08:29)
[en réponse à 990161]
En 1965, l’Église réforme le rituel romain, marginalise l’usage du latin et autorise le prêtre à célébrer la messe face aux fidèles.
L'article n'évoque pas l'arrivée du NOM (1969) mais (1) la réforme du rituel, (2) la vernacularisation massive et (3) l'inversion de l'orientation normale du célébrant. Or au niveau des paroisses ces trois choses arrivent bel et bien en 1965 à moins d'être déjà arrivées en 1964.
Experto credite.

( 990171 )
Effectivement ! par Lycobates (2025-07-16 14:17:18)
[en réponse à 990170]
En 1965, l’Église réforme le rituel romain, marginalise l’usage du latin et autorise le prêtre à célébrer la messe face aux fidèles.
L'article n'évoque pas l'arrivée du NOM (1969) mais (1) la réforme du rituel, (2) la vernacularisation massive et (3) l'inversion de l'orientation normale du célébrant. Or au niveau des paroisses ces trois choses arrivent bel et bien en 1965 à moins d'être déjà arrivées en 1964. Experto credite.
Je confirme !

( 990162 )
1965 par MG (2025-07-16 11:28:01)
[en réponse à 990156]
Est la date des premières messes en vernaculaire (en France) et de la concélébration.

( 990164 )
Grillo a encore dit des bêtises plus grosses que lui par Ptitlu (2025-07-16 13:03:22)
[en réponse à 990151]
"ce motu proprio a un peu ralenti la messe en latin mais il n’a pas freiné le développement de la culture d’une Église parallèle, comme l’a montré le pèlerinage de Chartres . La vraie question est de bien comprendre que l’ancienne liturgie conduit à une autre Église. La paix ne se fera pas avec le parallélisme de rites contradictoires, le pape Léon le sait très bien. »
Tellement "église parallèle" le pelé de Chartres, qu'il s'achève dans la cathédrale de Chartres et que Mgr Christory relaie que le Pape Léon XIV bénit chaque pèlerin présent.

( 990165 )
Ce type ne vaut pas mieux par Adso (2025-07-16 13:09:36)
[en réponse à 990164]
que son homonyme politique...

( 990166 )
En effet et c'est révélateur d'une culture par Roger (2025-07-16 13:14:00)
[en réponse à 990164]
A mon sens cette culture de Grillo me semble d'origine ultramontaine au sens du XIXe siècle. "Je ne veux voir qu'une seule tête ".
Et que pense t il des liturgies orientales ? Juste un folklore archaïque ?

( 990168 )
Invraisemblable par Signo (2025-07-16 13:49:25)
[en réponse à 990166]
A. Grillo n’en loupe pas une et celle-ci est particulièrement révélatrice:
La vraie question est de bien comprendre que l’ancienne liturgie conduit à une autre Église. La paix ne se fera pas avec le parallélisme de rites contradictoires.
J’ai souvent soupçonné certains excités sur ce forum de recevoir de l’argent de Grillo et de sa clique.
Mais la vraie question que posent ces propos stupéfiants de bêtise aveugle est plutôt la suivante: Grillo reçoit-il de l’argent de Menzingen?
Le néo-bugninisme est-il finalement autre chose qu’un lefebvrisme renversé ?

( 990169 )
Il a objectivement raison par Halbie (2025-07-16 14:01:14)
[en réponse à 990168]
Tout est dans le titre.

( 990172 )
Votre ligne à vous, qui la finance ? par Pétrarque (2025-07-16 14:32:23)
[en réponse à 990168]
C'est dingue, Signo, votre obsession des financements occultes...
Vous ne seriez pas un peu complotiss' ?

( 990176 )
Vous avez raison par Signo (2025-07-16 15:55:11)
[en réponse à 990172]
Le complotisme naît en réaction à la complexité croissante du monde qui nous entoure, en permettant de donner de ce monde une analyse simple et rassurante.
Mais mon complotisme un peu délirant à moi va plus loin: c’est la seule forme d’auto protection psychologique que j’ai trouvé face à l’absurdité spectaculaire de cette bien curieuse coïncidentia oppositorum : Grillo sert tellement bien les intérêts de la FSSPX et vice versa, et leurs postures sont en réalité, derrière l’apparent antagonisme, si proches (contre, tout contre, comme dirait l’autre) qu’il me paraît impossible de ne pas y voir une secrète convergence d’intérêts…

( 990181 )
Oula par Tibère (2025-07-16 17:21:04)
[en réponse à 990176]
Vous sortez les rames téléscopiques pour expliquer votre prise de position (et l'accusation qu'elle contient) totalement loufoque, pour ne pas dire plus. En tout cas, merci pour ce moment. Les occasions de rire sont trop rares pour ne pas en profiter. En outre Roger, tel un aigle, vole à votre secours. Songez un peu à constituer un duo de comiques.

( 990182 )
Outre le côté loufoque par Jean-Paul PARFU (2025-07-16 19:31:06)
[en réponse à 990181]
des affirmations réitérées de Signo, il n'a pas l'air de se rendre compte qu'elles tombent sous le coup de la loi pénale et notamment d'une condamnation pour diffamation !

( 990183 )
Dans ce cas attaquez-moi en justice par Signo (2025-07-16 19:46:13)
[en réponse à 990182]
Mais vous risquez fort de perdre votre temps et de vous ridiculiser, toutes les
clarifications de ma part ayant déjà été faites.
Plutôt que de regarder le doigt quand je vous montre la lune et de réagir de cette manière, vous feriez mieux de prendre au sérieux les critiques que je fais de votre attitude et de vous demander, en relisant la tête froide chacune de vos interventions, si tout cela relève bien d’une démarche intelligente et constructive ou bien si vous n’avez pas tendance à confondre ce forum avec un défouloir, en tenant des propos ineptes qui, bien évidemment, constituent autant d’armes et d’arguments mis dans les mains des adversaires de la liturgie traditionnelle.

( 990175 )
Convergence paradoxale cher Signo par Roger (2025-07-16 15:32:04)
[en réponse à 990168]
Je partage entièrement votre analyse.
J'ajoute qu'il était effrayant de voir un professeur de saint Anselme adhérer aussi clairement à lhermeneutique de la rupture.
L'ancienne liturgie serait celle de L'ancienne Église...qui n'auraient donc plus rien à voir avec la nouvelle liturgie et la nouvelle Église.

( 990180 )
l’ancienne liturgie conduit à une autre Église par Leopardi (2025-07-16 17:17:44)
[en réponse à 990164]
Quel aveu!
Il ne s'agit pas d'une "autre Eglise", il s'agit de l'Eglise non dévoyée.

( 990184 )
Il serait plus exact de dire... par Vistemboir2 (2025-07-16 19:46:14)
[en réponse à 990180]
... que la nouvelle liturgie (i.e. la liturgie bugninienne) conduit à une autre Église (synodale, œcuménique), sans prêtres et sans fidèles au train où vont les choses, l'ancienne liturgie étant propre à l'Église catholique...

( 990186 )
Précisons... par Vistemboir2 (2025-07-16 22:12:06)
[en réponse à 990184]
qu'avant le Concile, hormis les schismatiques et les hérétiques, il n'y avait qu'une Église : l'Église catholique. Et un seul rite romain...
C'est donc après Vatican II, et indubitablement de par celui-ci, que l'on a 2 formes du rite romain et que l'on parle maintenant de 2 Églises...
À l'évidence. la division dans l'Église ne saurait être imputée aux traditionalistes, mais bien aux "réformateurs" conciliaires et postconciliaires. Et "on reconnaît l'arbre à ses fruits" (Mt 12,33 ; Lc 6,44)...

( 990177 )
que Gunénois et Le Figaro montent au créneau est une information en soi par Luc Perrin (2025-07-16 16:36:10)
[en réponse à 990151]
comme l'audience inopinée de Mgr Touvet il y a peu.
Pour étouffer un problème, n'en point parler - bloquer l'information - est une tactique ordinaire des "libéraux totalitaires", diffuser la propagande ("désinformation") et censurer à tout va ceux qui disent la vérité (cf. Messa in latino récemment).
Le Figaro n'est plus pro-tradi depuis très très longtemps : dans les années 1960, il était critique à l'égard de la révolution néo-liturgique en cours, ce temps est passé.
Le fil ne s'attache pas au texte dans son ensemble : on part dans des traverses, comme souvent. Je trouve qu'ici Guénois est honnête et il enfonce le clou de diverses manières :
- il cite et résume Grillo certes l'hyper-bugniniste mais comme c'est un boute-feu extrémiste, les intégristes de T.C. ont le mauvais rôle. La haine éradicatrice de Grillo est exposée et sa volonté d'effacer Benoît XVI. Est-ce le langage du pape Léon XIV ? Pas vraiment.
- l'évêque de Valence ne sort pas grandi non plus et cela arrive en ... conclusion ! Ce qu'on retient du propos. Un second clou sur le cercueil de T.C.
- à l'inverse, Guénois souligne l'attrait des jeunes, la "souffrance" causée par T.C. et l'illustre, fait clairement de François (via Roche et Grillo) le pape qui a rallumé la guerre sans raison solide, tente d'enrober le mensonge lié à T.C. sans vraiment le nier.
- le coeur du propos est là :
"Léon XIV, en desserrant l’étau sur l’ancienne liturgie et en donnant plus de responsabilités de discernement aux évêques locaux, pourrait demander en retour à ces communautés de ne pas discréditer cette nouvelle liturgie, que certains considèrent comme moins sacrée que l’ancienne." Il indique aussi que le cardinal Roche ne serait pas prolongé à l'automne probablement.
Le Figaro reste le Figaro, ce n'est pas Rorate Caeli ou d'autres c'est un fait. Mais on est loin des diatribes de La Croix et de La Vie. Guénois s'aligne plutôt sur le cardinal Bustillo, le cardinal Goh, Mgr Cordileone que sur Son Exc. Monsieur de Valence ou l'Attila de Charlotte à mon très humble avis. Cela est sûrement lu en Cour de Rome.

( 990185 )
Le journaliste a compris l'essentiel par Bénigne (2025-07-16 20:03:47)
[en réponse à 990151]
... avec même une réservation exprimée par l'usage du conditionnel (vue que l'authenticité du document n'est pas confirmée par le Vatican):
Le 1er juillet dernier, la fuite d’un document du Vatican indiquerait que François aurait menti aux évêques du monde entier, en 2021, pour imposer ses vues contre les traditionalistes. Ce texte, dont le défunt pape François aurait alors interdit la publication, est finalement sorti dans la presse aux États-Unis puis en Italie.
Comme toujours les journalistes ratent des détails, par exemple le pontife précédent n'a pas parlé de "majorité" des évêques, même si on n'en compte que ceux (minoritaires) ayant répondu. Il ne s'agit pas d'un simple sondage, bien sûr. Mais l'essentiel est là: mensonge et tentative de dissimulation. C'est bien triste.

( 990187 )
Et si c'est vrai pour TC par Ptitlu (2025-07-16 22:58:32)
[en réponse à 990185]
l'est ce pour AL, FS et même la synodalité ?
Là est la question.

( 990167 )
Le Figaro par Lenormand (2025-07-16 13:14:38)
[en réponse à 990148]
un coup d'encensoir, un coup de bâton !