Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=988794
images/icones/vatican.gif  ( 988794 )Léon XIV remet le pallium aux nouveaux archevêques par Gaspard (2025-06-11 21:45:46) 


Notification from the Office of Liturgical Celebrations, 11.06.2025

NOTIFICATION

SOLEMNITY OF THE SAINTS APOSTLES PETER AND PAUL

29 JUNE 2025

PAPAL CHAPEL

On Sunday 29 June 2025, Solemnity of the Saints Apostles Peter and Paul, at 9.30, in Saint Peter’s Basilica, the Holy Father Leo XIV will preside over the Eucharistic Celebration, bless the Pallia and impose them on the new Metropolitan Archbishops.



Normal. En douceur.

Encore un caprice de François (qui avait supprimé cette remise du pallium il y a dix ans) qui prend fin.

Bollettino

(via RC)
images/icones/1n.gif  ( 988801 )Hier, après l'audience générale par Justin Petipeu (2025-06-12 09:03:07) 
[en réponse à 988794]

un cardinal Marx visiblement énervé...

Ici
images/icones/flagD.gif  ( 988808 )l'Église synodaliste allemande en décrépitude avancée par Luc Perrin (2025-06-12 11:29:54) 
[en réponse à 988801]

un peu à l'image du pays, de la classe dirigeante et du nouveau chancelier pire encore que le précédent.

Un site américain traditionaliste - très critique sans onction du "cléricalisme" comme aurait dit le défunt pape - donne ces chiffres significatifs de cette descente vers le néant de la seconde Église locale par sa richesse dans le monde (richesse liée au système de l'impôt d'Église) :

1962 : 557 ordinations sacerdotales en Allemagne - soit avant la réunification, je suppose que c'est la seule Allemagne de l'Ouest mais peut-être a-t-on ajouté les ordinations en RDA peu nombreuses.
2025 : 19 ordinations dans l'Allemagne actuelle réunifiée.
En 2013, j'avais indiqué que François en choisissant d'embarquer sur le "Kaspéric" allait droit dans l'iceberg néo-moderniste et néo-libéral avec un naufrage prévisible.
Les chiffres du modèle synodaliste, l'Église allemande a été pionnière en la matière et le cardinal Marx en est un champion avec d'autres après avoir tourné casque entièrement par rapport à sa jeunesse plus ratzinguérienne, illustrent ce naufrage en cours.

Par comparaison, la FSSP qui a un séminaire en Allemagne et un autre aux États-Unis a eu 25 ordinations diaconales - en vue du sacerdoce : 13 pour le séminaire allemand, 12 pour le séminaire américain.

Pour avoir une exacte comparaison, il faudrait avoir le chiffre des ordinations sacerdotales de l'an prochain : quelques défections sont toujours possibles mais au stade du diaconat c'est rarissime.
Je sais aussi que la section germanophone de la FSSP accueille des ressortissants qui ne sont pas de nationalité allemande : l'aire de recrutement n'est pas la même, bien plus vaste pour la FSSP comme pour les autres instituts tradis, FSSPX incluse.

Le rapprochement des deux chiffres est surtout un indicateur de l'échec complet de la voie néo-libérale/néo-moderniste dite "synodaliste" adoptée par la hiérarchie et le laïcat allemands.

Mais pour les "synodalistes", l'effondrement des vocations sacerdotales et religieuses est ... une "chance" : leurs théologiens l'écrivaient déjà dans les années 1970-1980. La promotion d'une ecclésiologie protestante faisant du "sacerdoce commun des baptisés" (catholique traditionnel) une version assimilée au "sacerdoce universel" (protestant) est un objectif, que le Chemin synodal allemand ne cherche plus à dissimuler.

nb. à relier au fil sur les vocations au sein de la FSSPX qui donnent des chiffres similaires.



images/icones/iphone.jpg  ( 988812 )19 ordinations pour toute l’Allemagne en 2025? par Signo (2025-06-12 13:04:55) 
[en réponse à 988808]

D’où sortez vous ce chiffre stupéfiant ?

images/icones/flagD.gif  ( 988814 )Les chiffres par Jean-Paul PARFU (2025-06-12 16:12:48) 
[en réponse à 988812]

Seuls 29 nouveaux prêtres ont été ordonnés dans les 27 diocèses allemands en 2024, rapporte le média catholique KNA.

Le niveau le plus bas depuis le début des statistiques en la matière. L’Église dans le pays avait enregistré 557 ordinations en 1962, 122 en 2004 et tout de même 75 en 2014.
images/icones/iphone.jpg  ( 988816 )Oui les chiffres de Luc Perrin sont plausibles par Signo (2025-06-12 16:24:58) 
[en réponse à 988814]

Une connaissance habitant Munich m’informe à l’instant que cette année il n’y aura plus que six ordinations… pour toute la Bavière (pourtant traditionnellement bastion du catholicisme en Allemagne). Du jamais vu.
Donc effectivement le chiffre de 19 pour toute l’Allemagne est plausible.

Avec des chiffres d’ordinations aussi bas on ne voit pas comment le catholicisme allemand va pouvoir éviter son extinction complète d’ici moins de trente ans.

Et la situation en France n’est guère plus reluisante.
images/icones/fleur.gif  ( 988825 )ce ne sont pas "mes" chiffres mais ceux par Luc Perrin (2025-06-12 18:59:12) 
[en réponse à 988816]

de la vidéo que j'ai mise en lien.

Je me suis borné à faire un travail de traduction à partir de l'anglais qui est la langue du site.

J'ai trouvé le rapprochement intéressant. S'il y a une erreur de chiffrage, possiblement, cela vient de la vidéo citée.

19 ou 29 pour la seconde Église locale du monde en fortune, une Église qui bénéficie, au sens fort, d'un statut très favorable repris de la Constitution de la République de Weimar et des concordats conclus ensuite avec le Saint-Siège et soit le Reich (1933), soit les Länder.

Qu'une modeste société de vie apostolique comme la FSSP fasse quasiment autant ou légèrement mieux est, je crois, la donnée qui explique la politique haineuse de T.C. (2021) et celle de l'Attila de Charlotte (USA). Cela vaut pour les autres instituts, pour la FSSPX et plus largement le fait que les catholiques "traditionnels" au sein du Novus Ordo sont aussi bénéficiaires. Mgr Martin en veut autant aux traditionalistes qu'aux traditionnels (Ratzinguériens si vous voulez).

Il semble que le pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté avait 500 participants quand il a commencé (1983 ?) et ... 19000 en 2025.
Le synodalisme synodalisant qui synodalise en rond ne fait pas "recette" et il le sait.
images/icones/fleche2.gif  ( 988830 )29 ordinations "Paul VI" pour toute l'Allemagne en 2024 par Gaspard (2025-06-12 20:26:57) 
[en réponse à 988812]

Les vocations sacerdotales à un bas historique en Allemagne article sur cath.ch
images/icones/1n.gif  ( 988834 )peut-être par jejomau (2025-06-12 22:08:44) 
[en réponse à 988830]

Que la Conférences Épiscopale Allemande considére qu'il y en a encore trop ?

Vous savez : il n'y a pas d'effets sans causes..
images/icones/hein.gif  ( 988841 )La comparaison avec la France est intéressante par Roger (2025-06-13 06:32:00) 
[en réponse à 988830]

D'abord soulignons que le catholicisme est minoritaire en Allemagne et compte actuellementune vingtaine de millions de fidèles. Ils étaient sans doute une trentaine en 1962 soit un nombre légèrement inférieur à la France.

Néanmoins le nombre d ordinations était comparable puisque la France est aussi passée de 600 à 100 après les années 60 ...pour se stabiliser à peu près à ce niveau.

En revanche l'Allemagne subit une poursuite spectaculaire de sa chute.

Pourquoi ?

Je connais trop peu l'Église d'Allemagne pour porter un jugement définitif mais je propose quelques pistes : le poids des théologiens modernistes dans l'université ? la pénétration des idées du monde? L'atténuation de l esprit ascétique dans une population gavée de biens matériels ? L'absence de ferments dynamiques (à la différence devla France où certains diocèses et certaines communautés ont su maintenir la flamme )? Le discrédit de l image du prêtre (un fonctionnaire bien payé et soumis aux laïcs)? Les abus?

En tout cas l'explication par le communisme en ex RDA ne justifie en rien l'effondrement constaté à l'ouest !

Je remercie par avance les liseurs mieux informés de donner leur avis!
images/icones/idee.gif  ( 988880 )A priori ce sera pareil qu'en 2024 par Ptitlu (2025-06-14 05:05:35) 
[en réponse à 988812]

A peu de choses près. Mais plusieurs diocèses n'ont pas ou plus de séminaristes après (Fulda, Limbourg, etc)

C'est donc le chiffre de 2026 qu'il faudra regarder. Après effectivement ça arrange bien les tenants du "schisme allemand", qui vont - y compris des évêques (!) dire que les jeunes ne s'engagent pas à cause du célibat, ou qu'il n'y a qu'à accepter au séminaire des "théologiennes" (plutôt des catéchistes bien dans la ligne lutherienne-LGBT du ZDK) et les ordonner. Ou carrément laisser les laïcs célébrer.
images/icones/fleche2.gif  ( 988821 )557 en 1962 par Lycobates (2025-06-12 17:34:51) 
[en réponse à 988808]


1962 : 557 ordinations sacerdotales en Allemagne - soit avant la réunification, je suppose que c'est la seule Allemagne de l'Ouest mais peut-être a-t-on ajouté les ordinations en RDA peu nombreuses.



Le chiffre de 557 pour 1962 comporte aussi les ordinands des deux diocèses ayant leur siège en "RDA" et ceux issus des portions d'autres diocèses situées en "RDA", mais ayant leurs sièges en dehors de la "RDA" ; en revanche, ce chiffre ne comporte pas les ordinations chez des réguliers.

Je reprends un ancien message :

En 1945 il n'y avait que deux diocèses ayant leur siège en territoire occupé par les Soviétiques (future "RDA") : Berlin (couvrant le Brandebourg et la Poméranie) et Meissen (couvrant la Saxe). Ces évêques, résidant en "RDA", avaient une certaine liberté d'action dans le sens purement religieux (administration des sacrements, tolérée).
Le vicaire capitulaire de Breslau (en Silésie), avec les survivants du chapitre qui l'avait suivi, résidait à Görlitz, partie de ce diocèse située en "RDA", le siège de Breslau étant devenu vacant après le décès du cardinal Adolf Bertram en 1945 et maintenu vacant par le pape Pie XII (de fait jusqu'en 1972).
(Les évêques de Dantzig en de l'Ermeland, Prusse occidentale et orientale, à l'est de l'Oder, Mgr Splett et Mgr Kaller, expulsés, s'étaient réfugiés en République fédérale en maintenant formellement leur siège et leur juridiction jusqu'à leur décès en exil).

Les autres parties du territoire "RDA" (qui ne forme aucune unité historique) dépendent de diocèses dont les sièges se trouvent en dehors de la "RDA" et dont les Ordinaires n'y avaient plus d'accès, étant interdits de séjour en "RDA". C'est le cas des deux Mecklembourg (qui dépendent d'Osnabrueck), d'Erfurt (qui appartient à Fulda), de Magdebourg (qui dépend de Paderborn), de Saxe-Meiningen (qui dépend de Wuertzbourg). Tous Ordinaires résidant en République fédérale et n'ayant pas accès à de grandes parties de leurs diocèses.
Comme le Saint-Siège n'a jamais reconnu la "RDA", aucun changement des délimitations des diocèses dans cette partie d'Allemagne n'est consenti jusqu'à la "réunification", malgré les insistances des dirigeants communistes, qui voulaient bien entendu affranchir les catholiques dans leur zone de leurs ordinaires devenus occidentaux. Pour l'administration de ces parties détachées des évêques titulaires étaient nommés au fur et à mesure des difficultés croissantes avec le régime.

Les séminaires de Berlin et de Meissen n'ont plus pu fonctionner normalement après 1945. Pour Breslau, Mgr Piontek (le vicaire capitulaire) put établir un séminaire, le Bernardinum, à Neuzelle en 1948, il a fonctionné pour le reste allemand de ce diocèse silésien jusqu'en 1988. Les candidats à la prêtrise des parties qui dépendaient de Osnabrueck, Fulda, Paderborn et Wuertzbourg étudiaient d'abord dans ces séminaires, situés en république fédérale, mais n'étaient plus admis en "RDA" après leur ordination. Ainsi, pour remédier à cette situation, en 1952 un séminaire commun pour le territoire "RDA" a pu être ouvert à Erfurt, non sans difficultés. Il fonctionne toujours dans le contexte de l'église conciliaire pour les diocèses que celle-ci a établi en territoire ex-RDA après 1990.

Le détail des chiffres par diocèse,
ICI.

Pour 1962: 27 ordinands à Berlin, 11 à Meissen, 3 pour Breslau (exilés à Görlitz), 2 pour Osnabrück (partie du Mecklembourg), 12 pour Paderborn (partie de Magdebourg), 14 pour Fulda (partie de Erfurt).
Le duché de Saxe-Meiningen qui appartient historiquement au diocèse de Wuertzbourg n'est pas représenté ici; il est presque entièrement luthérien et les candidats à la prêtrise qu'il a pu produire allaient à Wuertzbourg directement. En 1905 il y avait 4.870 catholiques sur 268.916 habitants.
images/icones/flagD.gif  ( 988857 )RDA par Candidus (2025-06-13 13:48:58) 
[en réponse à 988821]

Vous êtes prussien, n'est-ce pas cher Lycobates ? Je suppose que vous avez grandi dans la partie de la Prusse qui après la guerre s'est trouvée englobée dans les frontières de la RFA ?

Ayant une certaine familiarité avec des pays de l'Europe de l'Est, j'ai souvent été frappé par le conservatisme du clergé local et de ses fidèles ; la persécution communiste a permis en grande partie la préservation des valeurs du catholicisme traditionnel. Un peu comme si le "matérialisme scientifique" mis en oeuvre dans ces pays avait favorisé la foi par la manifestation de sa stérilité, alors que le matérialisme pratique consumériste de l'Ouest l'a affaiblie en corrompant les coeurs. En ce qui concerne les Pays de l'Est, cela s'est vérifié au moins en Pologne, dans les pays baltes, en Roumanie et en Moldavie.

Je suis conscient que cela n'a pas été le cas partout à l'Est. En Hongrie et en ex-Tchécoslovaquie, la propagande matérialiste a marqué des points, elle est parvenue à déchristianiser en profondeur la population, mais là aussi le clergé est demeuré plutôt conservateur.

Quelles ont été les conséquences de la période communiste dans l'ex-RDA, sur les fidèles et le clergé catholiques ?
images/icones/fleche2.gif  ( 988866 )Le catholicisme par Jean-Paul PARFU (2025-06-13 16:26:21) 
[en réponse à 988857]

était très minoritaire et résiduel en RDA !
images/icones/carnet.gif  ( 988877 )Proportion de catholiques par Candidus (2025-06-13 22:51:04) 
[en réponse à 988866]

Oui, mais il y avait certainement plus de catholiques en RDA qu'en Moldavie ou en Estonie.

Quand j'ai relevé le conservatisme et la ferveur des catholiques des pays baltes, j'aurais dû préciser de la Lituanie voire de la Lettonie, mais certainement pas de l'Estonie qui est un des pays les plus sécularisés au monde.
images/icones/1a.gif  ( 988870 )une première réponse par Lycobates (2025-06-13 21:01:16) 
[en réponse à 988857]


Vous êtes prussien, n'est-ce pas cher Lycobates ? Je suppose que vous avez grandi dans la partie de la Prusse qui après la guerre s'est trouvée englobée dans les frontières de la RFA ?



Vous savez, cher Candidus, qu'un décret (la "loi n° 46" du 25 février 1947 du Conseil de contrôle allié, signée pour la France par un honorable Monsieur au beau nom français de ... Koenig) a aboli l'état de Prusse et liquidé toute chose prussienne. Strictement parlant, quelqu'un qui est né après cette date, ne saurait être ou s'appeler "prussien".
Bien évidemment, cela est ridicule, car on n'efface pas l'histoire et on ne façonne pas le futur par un capricieux trait de plume, de surcroît imposé par autrui, et par un organisme sans aucune légitimité.
C'est un peu comme si les Allemands victorieux en France avaient, pour une raison qui leur serait propre, aboli par Bekanntmachung la région de Normandie, de Provence ou de Franche-Comté, et interdit l'usage du nom.
Preposterous, diraient nos amis anglais.

Après la "réunification" on a proposé de rebaptiser la prestigieuse Académie de Berlin comme "Académie prussienne des sciences", comme jadis "(Königlich) Preussische Akademie der Wissenschaften", illustrée par les frères Grimm et Humboldt, par Leibniz, Mommsen, Einstein et Planck. Mais ce fut un essai trop précoce. Le successeur de l'Akademie der Wissenschaften der DDR et de la Deutsche Akademie der Wissenschaften zu Berlin réunifiées s'appelle depuis 1992 Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften.
Ainsi le nom de prussien demeure historique, et pour désigner des choses du passé.

Un catholique allemand aura toujours un sentiment ambivalent envers la Prusse, je m'en suis expliqué dans un très vieux message, ICI.

Pour la "RDA", je maintiens les guillemets, qui fut l'état allemand le plus prussien après la Prusse, malgré le fait d'être idéologiquement à ses antipodes, je reviendrai à vous plus tard en soirée.
images/icones/fleche2.gif  ( 988878 )... et une deuxième par Lycobates (2025-06-14 00:15:44) 
[en réponse à 988857]


Ayant une certaine familiarité avec des pays de l'Europe de l'Est, j'ai souvent été frappé par le conservatisme du clergé local et de ses fidèles ; la persécution communiste a permis en grande partie la préservation des valeurs du catholicisme traditionnel. Un peu comme si le "matérialisme scientifique" mis en oeuvre dans ces pays avait favorisé la foi par la manifestation de sa stérilité, alors que le matérialisme pratique consumériste de l'Ouest l'a affaiblie en corrompant les coeurs.
En ce qui concerne les Pays de l'Est, cela s'est vérifié au moins en Pologne, dans les pays baltes, en Roumanie et en Moldavie.
Je suis conscient que cela n'a pas été le cas partout à l'Est. En Hongrie et en ex-Tchécoslovaquie, la propagande matérialiste a marqué des points, elle est parvenue à déchristianiser en profondeur la population, mais là aussi le clergé est demeuré plutôt conservateur. Quelles ont été les conséquences de la période communiste dans l'ex-RDA, sur les fidèles et le clergé catholiques ?



Je partage globalement votre analyse.
Pour la Hongrie (avec la Slovaquie, historiquement proche) et la Bohème et la Moravie (je distingue), je crois que le fait s'explique que les catholiques sont mêlés à (et influencés par) des tenants de vieilles hérésies (Hussites, utraquistes, unitariens, p.ex.), doublé d'un antagonisme politique, exacerbé depuis le romantique XIXe siècle, contre les souverains Habsbourg, allemands et catholiques.
Quoique les provinces baltes sont très mêlées aussi, catholiques très minoritaires en Lettonie et surtout en Estonie.
Roumains et Moldaves sont évidemment byzantins, qu'ils soient ou non, unis au Siège de Rome.

Pour la "RDA", Parfu l'a déjà dit, qui englobe historiquement : les deux Mecklembourg, les provinces prussiennes de la Saxe (avec le duché de Anhalt), du Brandebourg et de la Poméranie (ces dernières partiellement), la Saxe proprement dite, et les huit états thuringiens, le catholicisme est depuis la Réforme très minoritaire : 6 % avant la guerre, doublé à 12 % en 1945 (par les réfugiés des provinces de l'Est, mais qui ne sont pas restés et ont migré vers la RFA après la construction du Mur), 8 % dans les années soixante, pour se réduire à 3 à 7 % maintenant, le taux de l'avant guerre (à Berlin et en Thuringe) ou moins (Brandenburg, Mecklembourg, Poméranie), voir ICI, chiffres de 2018.

Il est clair que ce catholicisme a toujours été très refermé sur lui, situé en diaspora luthérienne hostile (très hostile dans les Mecklembourg, et certains états en Thuringe, moins hostile en Saxe et en Prusse, où il y avait des réformés aussi), et généralement très discret.
L'hostilité du régime communiste à partir de 1945 n'a pas facilité les choses et généralement les catholiques, devenus doublement minoritaires en tant que chrétiens et citoyens, se sont tenus à l'écart le plus possible de la politique, selon le bon mot de Mgr Bengsch (plus tard évêque conciliaire de Berlin): nous sommes dans la fosse du lion, mais nous n'allons pas le caresser ni lui tirer la queue. Né à Berlin, ce prélat avait le franc-parler sympathique qui caractérise les Berlinois (die Berliner Schnauze disons-nous).

Je me rappelle avoir vu une photo (j'ai en vain essayé de la retrouver) des desservants du lieu de pèlerinage Annaberg (si je ne me trompe), en Saxe, après la réunification, deux franciscains, l'un en habit, l'autre en civil ; le premier étant celui qui y avait tenu bon pendant la dictature communiste ; le deuxième celui qui l'avait rejoint depuis la RFA à partir de 1990. Une image qui dit beaucoup.
Donc oui : le catholicisme est demeuré traditionnel pendant une bonne période, mais il s'est dilué d'abord avec le conciliabule "Vatican II" (qu'un synode local tenu à Dresde pour tout le territoire de la "RDA" entre 1973 et 1975 entérina, donc avec un certain retard), puis davantage avec la réunification.
Maintenant une grande majorité des habitants de Mitteldeutschland, l'Allemagne centrale, l'ex-RDA, se dit athée.

Au fait, je reprends ce que j'ai déjà dit ici il y a plus de dix ans, j'ai peu visité notre défunte "RDA".
Feu mon père y était persona non grata du régime et portant son nom, je n'ai pas trop essayé d'y entrer, pour ne pas exciter inutilement les bureaucrates communistes et faire des ennuis aux personnes que je pouvais y rencontrer, étant adepte du "feudalisme" comme ils disaient. Vous savez : les Genossen ne rigolaient pas.
Après 1990 on a retrouvé certains chemins d'antan et quelques autres et toute la "RDA" n'en est qu'un mauvais souvenir.

Il n'y a qu'un regret, au risque de vous choquer, j'ai toujours déploré que, militairement parlant, ce fût la Bundeswehr qui ait repris la Nationale Volksarmee, et pas l'inverse.
Regardez ce fragment, déjà posté ici, plutôt émouvant dans sa retenue, la cérémonie pour honorer les victimes des Befreiungskriege, les guerres de libération de la domination bonapartiste, 175 ans en 1988. Une des dernières grandes occasions de célébration de la "RDA", et la toute dernière commémoration de cet événement historique de prime importance, que la RFA dédaigne souverainement, comme elle a enlevé la statue du général Scharnhorst de Unter den Linden :
ICI.
images/icones/flagD.gif  ( 988881 )Ce que je regretterai toujours de la défunte RDA... par Candidus (2025-06-14 07:01:28) 
[en réponse à 988878]

C'est son hymne national, un des plus beaux qui existent.

Savez-vous qui est l'héritier aujourd'hui de la grande tradition militaire prussienne ? L'armée chilienne. Les programmes d'instruction, les tactiques, la discipline, l’organisation hiérarchique et logistique, les uniformes, etc., elle a tout emprunté à l'armée prussienne ; l’École Militaire chilienne a aussi été organisée sur le modèle de l’académie militaire prussienne.
images/icones/1b.gif  ( 988888 )"Ostalgie" par Lycobates (2025-06-14 10:05:10) 
[en réponse à 988881]

On appelle "Ostalgie", sans N-, le regret de la "RDA" ou de certains de ses aspects.

L'hymne est en effet d'une grande qualité musicale, le compositeur, juif (autrichien) et communiste, qui vécut à Berlin (Est) de 1948 à sa mort en 1962, Hanns Eisler, fut élève de Arnold Schönberg (Seconde École de Vienne).


ICI

Un jeune "ostalgique" :

ICI
images/icones/1i.gif  ( 988845 )Effondrement général par Le Cap (2025-06-13 10:40:20) 
[en réponse à 988808]

En Allemagne, il n'y a pas que les vocations qui s'effondrent, signe d'un effacement progressif du catholicisme. Le peuple, le Volk, est lui-même en voit de lente extinction. Les belles blondes à tresses ne font plus d'enfants depuis la guerre, les générations ne se renouvellent plus, c'est pire qu'en France. L'ignoble Angela Merkel ne s'y était pas trompée qui laissa entrer des centaines de milliers de fuyards moyen-orientaux dans le vain espoir de trouver des bras dociles pour son industrie et des remplaçants pour les bébés absents. Stratégie issue de la pensée mondialiste qui veut que tout soit interchangeable. Ce qu'on ne produit plus, on le trouve bon marché ailleurs!
Mais les cathos "bon marché" n'existent pas!
images/icones/frFlag.gif  ( 988846 )Bon débarras, non ? par Ptitlu (2025-06-13 11:16:41) 
[en réponse à 988845]

Trois guerres d'invasion, 1870/71, 1914-18 et 1940-45, et à chaque fois en provenance d'Allemagne tout juste unifiée.

Que l'Allemagne s'effondre est plutôt une bonne nouvelle pour la France, quoi qu'on dise du "couple franco allemand" et autres fadaises.

Cela dit, 6 ordinations en Bavière en 2025, 5 en Rhénanie du nord contre 10 l'an dernier, ils peuvent faire pire qu'en 2024. En 2020 ils voulaient déjà réduire à trois séminaires pour toute l'Allemagne (il y en a deux en Belgique), ça donnait une idée...'
images/icones/1b.gif  ( 988850 )Peut-être par Le Cap (2025-06-13 11:34:27) 
[en réponse à 988846]

Mais vous connaissez comme moi l'horreur du vide de la nature! Et les cimeterres et croissants des remplaçants seront encore moins disposés à se tenir cantonnés dans leurs frontières que les casques à pointe et autres croix qui se sont épanchés un peu trop souvent chez nous comme vous le mentionnez! D'autant plus qu'ils ont beaucoup plus de "correspondants" de notre côté que n'en avaient les teutons! Remplacer le mur de l'Atlantique par un cordon de mosquées n'est pas non plus une perspective très enthousiasmante…
images/icones/4a.gif  ( 988854 )Au passage Ptilu par Jean-Paul PARFU (2025-06-13 12:44:19) 
[en réponse à 988846]

C'est la France qui a déclaré la guerre à la Prusse en 1870 et à l'Allemagne en 1939.

Par ailleurs, ce sont des Serbes de Bosnie, la Serbie et la Russie qui sont à l'origine de la Guerre de 14.
images/icones/info2.gif  ( 988876 )un peu rapide sur 1914 cher Maître par Luc Perrin (2025-06-13 22:25:47) 
[en réponse à 988854]

hypersonique même.

Si rapide et caricatural que vous "oubliez" qu'entre le petit royaume de Serbie et l'empire russe qui comprenait Kiev à l'époque, il y avait un empire ... la Double Monarchie des Habsbourg.

La responsabilité est au moins égale entre les Serbes provocateurs, la Main Noire était bien liée à Belgrade, et la Vienne de François-Joseph Ier, sans oublier les Hongrois qui ont pesé dans le sens de l'ultimatum à la Serbie.

Maintenant ceci aurait été une guerre balkanique régionale de plus, il y en eu plusieurs avant, sans l'implication allemande - qui a poussé Vienne à l'intransigeance et à provoquer la Russie (l'histoire se répète ...) -, la volonté française d'en découdre et last but not least, la Perfide Albion qui est toujours à l'arrière-plan des mauvais coups en Europe et au-delà hier comme aujourd'hui.

Je vous invite à lire l'épaisse thèse, fascinante, de Georges-Henri Soutou, l'or et le sang. En gros les Français et les Russes - alliés à l'époque vous vous souvenez - ont été la chair à canon d'un conflit qui opposait essentiellement l'Allemagne et la Grande-Bretagne et dont les Américains ont tiré les marrons du feu avec un minimum de pertes humaines et aucun dégât matériel sur leur sol.

Là aussi l'histoire éclaire l'actualité.
images/icones/c_nul.gif  ( 988859 )Absence de vision surnaturelle... et de charité par Fenestri (2025-06-13 13:53:12) 
[en réponse à 988846]

Je sais bien que vous êtes globalement un troll et qu'en vous répondant je ne fais qu'hélas alimenter la chose. Néanmoins, vous ne pouvez pas dire "bon débarras" ou "bonne nouvelle" ; et votre attitude n'est d'ailleurs que la version maximaliste de certains tradis qui se réjouissent ouvertement ou, par le biais de l'ironie, des "églises vides", des séminaires vides, etc.

Une telle attitude témoigne d'une absence totale de considération pour le prêtre en tant que pasteur, permettant aux fidèles la fréquentation des sacrements.

On ne peut pas se réjouir qu'un peuple puisse voir l'accès à l'Eucharistie et à la confession (ce sont ces sacrements qui sont le plus corrélés au nombre de prêtres) se réduire ou même disparaître.

C'est aussi simple que cela et toute ironie ou réjouissance à ce sujet procède d'une bien vilaine intention.
images/icones/carnet.gif  ( 988862 )Message lamentable par Halbie (2025-06-13 14:50:53) 
[en réponse à 988846]

Tout est dans le titre.
images/icones/nounours.gif  ( 988853 )Je vous signale par Jean-Paul PARFU (2025-06-13 12:40:08) 
[en réponse à 988845]

Que l'année 1964 fut l'une des années de la plus forte poussée démographique Outre-Rhin.

J'attire également votre attention sur le fait que l'Allemagne compte 83 millions d'habitants contre 67 pour la France.

l'Allemagne est le pays le plus peuplé d'Europe, le plus fort économiquement et le mieux organisé.

Enfin, vous ne trouverez pas plus de grosses blondes à tresses en Allemagne que de petits bruns avec baguettes et bérets basques en France.
images/icones/1a.gif  ( 988856 )Zum Wohl par ptk (2025-06-13 13:42:04) 
[en réponse à 988853]

images/icones/flagD.gif  ( 988929 )Ordinations en Allemagne : 2025 pire qu'en 2024 ? par Ptitlu (2025-06-16 16:17:57) 
[en réponse à 988794]

RC les a compilées, résultat

"A ce jour, 25 prêtres devraient être ordonnés en Allemagne dans les diocèses en 2025. Soit moins que pour toute l’Autriche…et évidemment moins que dans le seul diocèse de Guadalajara au Mexique. Mais au Mexique, il n’y a pas de « schisme allemand« …"

Seule bonne nouvelle : 3 ordinations en ex-RDA contre 2 en 2024; dont deux à Gorlitz, les premières depuis...1987 !