Le Forum Catholique
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( 986606 )
ennuis de santé de Mgr de Galaretta par Cristo (2025-04-28 17:55:22)
Assez sérieux pour que diverses cérémonies de confirmation prévues de longue date dans les jours prochains en Bretagne soient annulées sine die.
Prions pour son rétablissement car ils ne sont plus que deux et que la moisson est abondante.

( 986618 )
La FSSPX prend des risques par JFB33 (2025-04-28 21:06:36)
[en réponse à 986606]
À attendre, attendre et encore attendre.

( 986619 )
Qu'attend donc la FSSPX ? par Philippe F. (2025-04-28 21:46:43)
[en réponse à 986618]
Nous attendons des évêques, de saints évêques !
Oui, la Fraternité Saint Pie X prend des risques !
Heureusement, il y a les évêques ordonnés par Mgr Williamson qui ne nous laisseront pas tomber.

( 986620 )
Pffff sombrez donc dans le sedevacantisme ! par Adso (2025-04-28 22:04:48)
[en réponse à 986619]
Il ne vous est pas venu à l’esprit qu’attendre à minima de voir comment ça tourne à Rome c ´est important …? ou vous avez définitivement fait une croix sur Pierre ?
Ah elle est belle la foi …
Seigneur seigneur la barque enfonce !!!
Vous donnez une belle image de peur panique … Saint Willie priez pour nous !
Du calme !

( 986667 )
Sedevacs, leur moment ! :) par Dysmas (2025-04-30 02:05:54)
[en réponse à 986620]
Boutade : nous sommes dans LA semaine pendant laquelle les sédévacs ont raison : le siège est bien vacant :)

( 986677 )
Grande différence par AVV-VVK (2025-04-30 11:01:01)
[en réponse à 986667]
Le sédévacantisme est un préjugé dans les esprits, le produit d' une imagination.
La vacance du Saint-Siège est un fait matériel, physique et actuel.
Pour le reste, une belle boutade.

( 986625 )
Vous faites quoi de votre appartenance à l'Eglise? par Chris (2025-04-29 10:35:25)
[en réponse à 986619]
Sacrer sans mandat est un acte schismatique
Ce que fait Mgr Williamson est scandaleux
Sans doute la réflexion de la FSSPX demande du temps surtout qu'on attend le prochain Pape
Étudiez la constitution de la Sainte Église et le droit canonique

( 986626 )
Objectivement par Ptitlu (2025-04-29 10:40:08)
[en réponse à 986625]
A force d'attendre la FSSPX est à la merci de l'événement. Une poutre trombe à Econe (ou une avalanche) et il n'y a plus d'évêques, ça en est fini de l'oeuvre de Mgr Lefebvre et des efforts de tant de fidèles depuis tant d'années.
Williamson a travaillé pour l'avenir...

( 986630 )
Est-ce vraiment objectif ? par Ennemond (2025-04-29 11:55:16)
[en réponse à 986626]
Pensez-vous sérieusement qu'une avalanche ou qu'une poutre pourraient emporter d'un coup deux évêques ? Ou bien est-ce du second degré ?

( 986634 )
Votre interlocuteur... par Luc de Montalte (2025-04-29 14:22:19)
[en réponse à 986630]
... doit se figurer que le glacier du Rhone couvre encore la vallée de ses glaces jusqu'au Léman. Drôle d'idée d'avoir installé un séminaire sur une terre si inhospitalière.
Simple erreur d'une quinzaine de milliers d'années, rien de grave pour notre pseudo-breton.

( 986627 )
Sans vrai rapport par AVV-VVK (2025-04-29 10:44:40)
[en réponse à 986625]
Ne confondons pas les liseurs CHRIS et CRISTO...

( 986628 )
Justement par Vincent F (2025-04-29 10:56:25)
[en réponse à 986625]
Pour le code de droit canon sacrée sans mandat n’est pas un acte schismatique.

( 986654 )
Calmos par JFB33 (2025-04-29 19:22:36)
[en réponse à 986625]
Vous ne savez même pas ce que fait Mgr Williamson.
Ce n'est d'ailleurs plus le supérieur général de la FSSPX
Quant à ce sujet faussement polémique, les explications ont déjà été données suffisamment de fois sur ce forum. Relisez les posts !

( 986680 )
En l’occurrence par Vincent F (2025-04-30 12:50:29)
[en réponse à 986654]
Tout le monde sait ce que fait Mgr Williamson, vu qu’il est décédé.

( 986683 )
Je tiens à m'excuser par JFB33 (2025-04-30 14:01:29)
[en réponse à 986680]
J'ai bêtement confondu Mgr Fellay et Mgr Williamson.
Sincères excuses pour les propos tenus précédemment.

( 986686 )
De même par Adso (2025-04-30 14:22:45)
[en réponse à 986683]
Je n'ai fondamentalement rien contre la FSSPX. Je trouvais ridicule qu'on parle de ces rumeurs, que ce soit en bien ou pas...
J'ai lu un peu vite :)

( 986684 )
Le calendrier des consécrations épiscopales de la FSSPX probablement impacté par l'actualité par Candidus (2025-04-30 14:02:37)
[en réponse à 986619]
Beaucoup d'éléments permettaient de penser que d'ici peu la FSSPX allait annoncer de nouvelles consécrations d'évêques. Selon certaines sources, François aurait déjà été approché à ce sujet, et sans accepter d'accorder le mandat, il était disposé à dispenser de peines canoniques les acteurs des consécrations à venir.
Et puis, voilà que François nous quitte, et cela change beaucoup de choses. La FSSPX va sans doute être obligée de modifier son calendrier. Avec un nouveau pape, il faudra réitérer la démarche faite auprès de François, et on ignore quel en sera le résultat.

( 986632 )
C'est le moment ou jamais ! par Rémi (2025-04-29 12:24:18)
[en réponse à 986618]
En effet, tels deux astres parfaitement alignés la Frat' peut arguer de deux états de nécessité cumulatifs !!
Tout d'abord nous n'avons plus de Pape pour accorder un mandat pontifical, il est donc parfaitement légitime de s'en passer !
Sans compter qu'attendre qu'il y ait un Pape s'est s'exposer au risque qu'il refuse de donner mandat, voire qu'il interdise tout sacre tout court, cela s'est déjà vu ! Et quoi qu'il en soit nous n'aurons de toutes façons probablement jamais plus de Pape, Cf. la très authentique et très véritable prophétie de saint Malachie.
D'autre part en raison du risque hautement accru ce printemps d'avalanches de poutres sur Ecône qui comme chacun sait sont particulièrement épiscopalicides, et telles le facteur lorsqu'il sonne frappent toujours deux fois, il est d'autant plus nécessaire de sacrer sans plus lanterner et sans plus de mandat.
QED ...

( 986637 )
Oui, pourquoi attendre? par Germanicus (2025-04-29 14:56:40)
[en réponse à 986632]
C est difficile actuellement d'avoir une confirmation sauf à attendre deux ans..S'il n y a plus qu un évêque ou même aucun car un accident ou maladie brutale arrivent vite... ce serait la panade.

( 986643 )
Pourquoi pas par Regnum Galliae (2025-04-29 15:49:29)
[en réponse à 986632]
Si le Conclave devait s'éterniser plusieurs mois, qu'est-ce qui empêcherait les évêques de la FSSPX de sacrer ?

( 986647 )
Rendraient ils service par Adso (2025-04-29 16:14:56)
[en réponse à 986643]
à une issue non progressiste, d'un conclave qui s'éterniserait ?

( 986725 )
Qui accorde le mandat en cas de vacance? par Signo (2025-05-01 10:09:09)
[en réponse à 986643]
Je suppose que toute ordination épiscopale n’est pas suspendue du fait que le Siège apostolique soit vacant. Mais dans ce cas quid du mandat pontifical ?
Que dit le droit canon?

( 986726 )
Personne par Meneau (2025-05-01 10:35:46)
[en réponse à 986725]
Pendant la vacance du Siège apostolique, le Collège des Cardinaux n'a aucun pouvoir ni aucune juridiction sur les questions qui sont du ressort du Souverain Pontife, durant sa vie ou dans l'exercice des fonctions de sa charge ; ces questions devront toutes être réservées exclusivement au futur Pontife.
Universi Dominici Regis
ICI
L'état de nécessité restant sauf : dans le cas où il apparaît à vue humaine que cette vacance est amenée à se prolonger durablement, ce qui n'est pas le cas ici sauf pour les sédévacantistes, le bien de l'Eglise et le souci de la sanctification des fidèles prennent le pas et rendent envisageable un sacre sans mandat pontifical.
Cordialement
Meneau

( 986727 )
Et à mon avis cela vaut aussi par Meneau (2025-05-01 10:48:44)
[en réponse à 986726]
pour une bonne majorité de sédévacantistes, notamment tous ceux, y compris les sédéprivatistes, qui n'ont pas construit une hiérarchie parallèle avec un "pape" à eux (auquel cas ils ne sont pas vraiment sédévacantistes d'ailleurs)
En effet, il me semble qu'ils ne peuvent constater la vacance du siège qu'au cas par cas en fonction de l'élu considéré, et que cette constatation doit donc être renouvelée à chaque nouvelle élection. Sinon il n'y a absolument aucun espoir de jamais revoir l'Eglise visible gouvernée selon sa constition divine.
Cordialement
Meneau

( 986729 )
Bonne réponse par Lycobates (2025-05-01 11:29:34)
[en réponse à 986727]
Je suis d'accord avec vous et nous verrons bien ce que nous apportera l'Octave de St. Joseph, patron de l'Église universelle, à partir, précisément, du 7 mai au 14 (jour de l'octave, double majeur).
On pourrait préciser que les évêques sacrés sans mandat pendant une vacance prolongée (seul véritable état de nécessité envisageable !), comme ce fut le cas pendant le schisme d'Occident, et plus près de chez nous, depuis une bonne soixantaine d'années, ne reçoivent aucune juridiction ordinaire, et donc aucun pouvoir de gouvernement, leurs prérogatives sacramentelles d'évêques restant sauves. Cette juridiction, avec le cas échéant la sanation d'éventuels actes de gouvernement posés malgré tout (comme la "nomination" de prêtres pour servir un lieu de culte) devra être octroyée a posteriori.

( 986732 )
Un exemple: la vacance de 29.11.1268-1.9.1271 par Lycobates (2025-05-01 12:21:24)
[en réponse à 986729]
Dans un article déjà vieux de plusieurs décennies, mais toujours intéressant, l'évêque Pivarunas (lignée Carmona-Thuc), cite le cas de 8 évêques consacrés sans mandat pendant la vacance entre le décès du pape Clément IV et l'avènement du pape Grégoire X. Evêques qui furent par la suite confirmés et reçurent leur juridiction ordinaire par le bienheureux Grégoire X.
ICI
Le cas du schisme occidental n'est pas tout à fait comparable, puisqu'il n'est pas certain (à ma connaissance l'Église ne s'est pas prononcée définitivement sur le statut des différents papes concurrents) qu'il y avait une vacance prolongée, plutôt plusieurs obédiences concurrentes, dont certaines, sans aucun doute, illégitimes (puisqu'il ne peut y avoir qu'un vrai pape à la fois, ou aucun). Je n'ai pas sous la main ici les études du professeur Brandmüller, grand spécialiste de cette époque, il faudrait creuser cela, c'est assez compliqué. Mais il a eu sans doute aucun des sacres sans mandat, ou, au moins, sans (rétrospectivement) le "bon" mandat, mais confirmés par la suite sous le pape Martin V. Tout cela, dans certains cas, dans la meilleure bonne foi.

( 986735 )
Un autre article par Lycobates (2025-05-01 13:04:56)
[en réponse à 986732]
avec plusieurs exemples :
ICI

( 986736 )
intéressant mais l'article porte sur une procédure qui est devenue rarissime : l'élection d'un évêque par Luc Perrin (2025-05-01 13:19:40)
[en réponse à 986735]
ce qui diminue fortement la portée de l'analyse.
L'exemple le plus récent qui est cité date de ... 1270.
L'élection d'un évêque diocésain était très répandue au Moyen Âge et elle est devenue extrêmement rare au fil du temps : il n'existe plus que quelques cas en Allemagne et Suisse au moins, ailleurs je ne sais pas.[Mgr Victor Martin, illustre doyen de ma Faculté avait beaucoup écrit à ce sujet, une méthode chère à son coeur de néo-gallican, moderniste souterrain et fort prudent]
Difficile par conséquent d'appliquer cette loi très particulière, le plus souvent consacrée par des accords concordataires, à la F.S.S.P.X.
Qui procéderait à une telle "élection" au sein de la Fraternité, sans précédent historique d'usage de cette procédure ?
Si j'ai bien compris l'article de Mgr Pivarunas, fort intéressant par ailleurs.

( 986737 )
Merci pour toutes les réponses par Signo (2025-05-01 13:50:23)
[en réponse à 986736]
Néanmoins si l’on sort un peu du cadre juridique actuel (qui a une histoire et n’a pas toujours existé) et que l’on prend un peu de recul historique, il me semble que la question est plus complexe. En effet:
- dans les premiers siècles il semble que l’histoire de l’Eglise de Rome soit floue, pour différentes raisons (persécutions, etc). La liste actuelle ininterrompue des papes depuis saint Pierre est d’après certains historiens une reconstruction rétrospective. Aux Ier et IIe siècles, il y a pu y avoir des périodes où l’Eglise de Rome avait peut-être plusieurs évêques, et quand par exemple S. Ignace d’Antioche (début IIe siècle) écrit son épître aux Romains, il s’adresse à l’Eglise de Rome en tant que communauté, sans jamais mentionner son évêque. C’est donc l’Eglise de Rome (c’est à dire aujourd’hui la Curie et le vicariat du diocèse de Rome) qui est la « Chaire de Saint-Pierre », et cela signifie que l’on peut considérer que le ministère pétrinien continue dans une certaine mesure même si l’Eglise de Rome n’a plus d’évêque.
- la notion de mandat pontifical comme indispensable pour procéder à une ordination épiscopale n’est pas de droit divin et n’a pas toujours existé. Ce qui a toujours plus ou moins existé c’est le consentement au moins tacite de Rome au sacre d’un évêque et donc la juridiction automatique qui en découle (et encore).
- si on avait conservé l’ecclésiologie vraiment ancienne dans laquelle les évêques, comme celui de Rome aujourd’hui, étaient élus par le chapitre canonial de leur diocèse (car le collège cardinalice n’est finalement en quelque sorte que le chapitre canonial du diocèse de Rome) et non pas nommés par le pape, les Églises locales seraient de véritables Églises autonomes élisant leur évêque (et non pas des sortes de sous-préfectures dirigées par des fonctionnaires nommés et révocables à souhait); dès lors la question de « mission canonique » et de juridiction ne se poserait pas dans les mêmes termes.

( 986742 )
Remarques par Meneau (2025-05-01 15:32:12)
[en réponse à 986737]
D'un auteur que vous reconnaîtrez sûrement :
Bien évidemment, une telle autonomie suppose que l'ensemble de l'épiscopat est pénétré de la doctrine apostolique et parfaitement orthodoxe, ce qui est loin d'être le cas. Tant que cette condition ne sera pas remplie, la centralisation actuelle demeurera nécessaire.
Par ailleurs, certes, le cadre juridique n'a pas toujours été le même, et il pourrait être différent. Mais il ne l'est pas. Et pendant la vacance du siège apostolique ce cadre ne peut pas être modifié.
Cordialement
Meneau

( 986754 )
Une autre remarque par Vincent F (2025-05-01 19:12:46)
[en réponse à 986742]
Je n’arrive pas à dater votre citation mais elle suppose qu’à l’époque si l’ensemble de l’épiscopat n’était pas pénétré de la doctrine apostolique, Rome l’était (au moins aux yeux de l’auteur). Est-ce encore le cas ? Et dans le cas contraire la centralisation n’est-elle pas plus problématique que nécessaire ?

( 986746 )
1270 par Lycobates (2025-05-01 15:58:18)
[en réponse à 986736]
Les exemples datent de 1270 (et du schisme occidental, plus récent), parce que c'est le cas le plus en vue d'une vacance prolongée du Siège apostolique (ou d'une incertitude prolongée quant au véritable Pontife légitime).
Le fait qu'à cette époque les évêques étaient plus généralement choisis par un chapitre, puis confirmés par le Pape, au lieu d'être directement nommés et dans la foulée confirmés par lui, n'est pas un élément pertinent du dossier.
Car, en 1270 comme en 2025, et de fait depuis toujours, les candidats avaient besoin de l'aval (au moins implicite ou présumé) du Pape pour se faire sacrer légitimement et être investis de la juridiction ordinaire, c'est le fameux mandat, ici déjà explicite au Moyen-Âge, quel que fût à la base le mode de choisir l'évêque.
Or, pendant la vacance de 1269-71, et pendant le schisme occidental, des sacres se sont produits, par nécessité, comme à notre époque, sans cet aval, et pour la même raison: le défaut d'un pape tout court ou d'un pape légitime.
Je crois donc que l'exemple reste pertinent pour l'analyse.
Quant à la FSSPX, il me paraît évident qu'il revient au Préposé général de fait de cette
pia unio dont on a parlé, de choisir les candidats aptes à perpétuer le sacerdoce, à consacrer les saintes huiles, et à conférer les confirmations. Toutes choses nécessaires, sinon par une nécessité de moyen, au moins par une nécessité de précepte, et pour cette raison parfaitement justifiables sans mandat.
Je dis "Préposé général de fait" (j'ai oublié son nom), sans malice ni reproche, car la situation n'est pas de leur faute, et il faut bien s'organiser (avoir eu le talent pour le faire fut le grand atout de Mgr Lefebvre) et donc avoir quelqu'un qui dirige et d'autres qui obéissent. Εἷς κοίρανος ἔστω !
Mais cette direction et cette obéissance n'ont comme base qu'une obligation morale librement assumée et consentie, seulement, en aucun cas une obligation canonique, pouvant induire des peines, dans la situation qui est la nôtre.

( 986755 )
Y compris les patriarches d’Orient ? par Vincent F (2025-05-01 19:14:11)
[en réponse à 986746]
Je veux dire avant que le schisme ne soit consommé.

( 986769 )
Les patriarches d'Orient ... par Lycobates (2025-05-01 22:59:47)
[en réponse à 986755]
sont élus par des procédures qui leur sont propres, c'est en général un métropolite déjà en place et en union confirmée avec Rome qui est choisi.
Ensuite le patriarche nouvellement élu sollicite la communion romaine qui lui est accordée; c'est à partir de ce moment là que sa juridiction en tant que patriarche en union avec Rome se matérialise.
Ce principe n'a pas changé au cours des siècles, seulement les moyens de communication n'ont pas été toujours les mêmes, ni aussi aisés qu'aux temps modernes, et cela explique certains silences, certaines ruptures apparentes, certains malentendus, certaines contradictions.
Mais le successeur légitime de l'apôtre Saint Pierre jouit du primat de juridiction, que reconnaissent bien sûr les patriarches et les églises orientales unies, dès avant les schismes. Cela commence avec la démarche de Saint Paul (Galates 1,18) qui, en termes modernes, allait chercher sa
missio canonica auprès du Prince des Apôtres avant de vouloir et de pouvoir entamer ses voyages d'évangélisation. En témoignent aussi les études historiques préliminaires dont font état les Actes du Concile du Vatican dont la constitution
Pastor aeternus ne donne qu'un résumé.
La définition du dogme est très claire :
Si quis itaque dixerit, Romanum Pontificem habere tantummodo officium inspectionis vel directionis, non autem plenam et supremam potestatem iurisdictionis in universam Ecclesiam, non solum in rebus, quae ad fidem et mores, sed etiam in iis, quae ad disciplinam et regimen Ecclesiae per totum orbem diffusae pertinent; aut eum habere tantum potiores partes, non vero totam plenitudinem huius supremae potestatis; aut hanc eius potestatem non esse ordinariam et immediatam sive in omnes ac singulas ecclesias sive in omnes et singulos pastores et fideles: anathema sit.
Si donc quelqu'un dit que le pontife romain n'a qu'une charge d'inspection ou de direction et non un pouvoir plénier et souverain de juridiction sur toute l'Eglise, non seulement en ce qui touche à la foi et aux moeurs mais encore en ce qui touche à la discipline et au gouvernement de l'Eglise répandue dans le monde entier, ou qu'il n'a que la part la plus importante et non pas la plénitude totale de ce pouvoir suprême ; ou que son pouvoir n'est pas ordinaire ni immédiat sur toutes et chacune des Eglises comme sur tous et chacun des pasteurs et des fidèles : qu'il soit anathème.
Le Pape peut ainsi déposer un patriarche, ce fut fait avec Nestorius (les lettres du pape Célestin I. dont on a parlé ici), et le pape Pie IX faillit le faire au XIXe siècle avec un autre prélat oriental (chaldéen), qui lui se soumit. Il y a peut-être d'autres exemples (Nicolas Ier vient à l'esprit et ses démarches contre Photius).
Il faudrait développer, mais je ne suis pas où est ma bibliothèque, et vous le savez, je suis
doctus cum libro.

( 986771 )
Le choix de l'archevêque majeur des Ukrainiens par Candidus (2025-05-02 04:15:04)
[en réponse à 986769]
Les grecs-catholiques ukrainiens l'appellent leur "patriarche", même si pour ne pas froisser Moscou, le pape ne lui a jamais accordé ce titre, mais en pratique, c'est un peu ce qu'il est puisque l'Eglise grecque-catholique ukrainienne est la plus importante Eglise sui-juris unie à Rome. Une quinzaine de millions de fidèles, je crois.
Le mode de nomination du "Patriarche" ukrainien m'a été expliqué par un rédemptoriste grec-catholique. L'Eglise est censée proposer trois noms de prêtres célibataires à Rome qui en choisit un parmi eux. Ça, c'est la théorie, dans la pratique ces roublards d'Ukrainiens proposent le nom de celui qu'ils veulent comme "patriarche", et le nom de deux autres prêtres tout à fait impropres à la fonction. Rome fait semblant de ne pas voir l'artifice, et nomme celui désiré par le clergé grec-catholique.

( 986772 )
Petite correction par Candidus (2025-05-02 04:38:07)
[en réponse à 986771]
Pour la nomination de l'archevêque majeur, le choix s'effectue évidemment parmi les évêques et non parmi les prêtres, même si en théorie cette dernière option serait possible.

( 986773 )
Leur primat par Halbie (2025-05-02 09:23:55)
[en réponse à 986771]
A-t-il toujours élu de la sorte ou nommé directement par le pape pendant une période ?

( 986765 )
les statuts de la FSSPX disent Supérieur général par Luc Perrin (2025-05-01 21:04:58)
[en réponse à 986746]
sauf erreur de ma part. Comme pour sa famille religieuse d'origine les Spiritains.
Préposé général, c'est le titre canonique des ... jésuites historiques et des néo-jésuites d'aujourd'hui.
Le mode de désignation par élection importe à mon sens car il implique une recognitio a posteriori. L'élection peut se tenir mais ne pas être ratifiée par la suite par le nouveau Pontife.
De même, dans la première phase des cultes reconnus en France, lors du conflit avec le Saint-Siège et la mise en résidence surveillée du pape, Napoléon Ier a nommé conformément au Concordat plusieurs évêques mais Pie VII a fait la grève de l'investiture canonique jusqu'à la fin de l'Empire en 1814.
Il y avait plusieurs évêques "élus" comme on dit pour désignés mais aucun n'était consacré faute de "mandat" post hoc.
Je ne pense pas que suivre cette voie pour la FSSPX, indépendamment de toute considération autre, serait très habile : ce n'est pas le meilleur moyen de trouver grâce auprès du future Pontife que de paraître lui avoir forcé la main pendant le temps sede vacante. A mon très humble avis.

( 986766 )
Merci du rappel par Lycobates (2025-05-01 21:45:55)
[en réponse à 986765]
Tout est dans le titre !

( 986744 )
Papa dubius papa nullus ? par Candidus (2025-05-01 15:43:29)
[en réponse à 986732]
L'étude des circonstances du Grand Schisme montre qu'il existait des arguments sérieux pour justifier les positions des deux puis trois camps qui se sont opposés, de sorte que des saints ont pu en toute sincérité accorder leur obédience aux divers papes.
On ne peut nier que l'élection du pape romain a été accompagnée de pressions et menaces physiques inacceptables exercées sur les cardinaux ; si ceux-ci n'étaient pas libres, cela rendait nulle l'élection.
On doit aussi reconnaître que les cardinaux avignonnais n'ont pas dénoncé l'élection dès qu'ils en ont eu la liberté, c'est-à-dire dès qu'ils se sont trouvés hors de danger, de sorte que l'élection viciée à l'origine a pu bénéficier de la sanatio in radice liée à l'acceptation universelle de l'élu romain par le collège cardinalice, même si cela a été éphémère. Donc là aussi, doute.
Ne pourrait-on pas en conclure que ces papes doivent tous être considérés comme douteux, et donc être jugés illégitimes en vertu de l'adage "Papa dubius, papa nullus" ? L'Eglise serait donc demeurée acéphale durant 39 ans (1378-1417). Même si en général les théologiens penchent plutôt en faveur de la légitimité de la succession romaine.

( 986748 )
Oui par Lycobates (2025-05-01 16:25:00)
[en réponse à 986744]
Ne pourrait-on pas en conclure que ces papes doivent tous être considérés comme douteux, et donc être jugés illégitimes en vertu de l'adage "Papa dubius, papa nullus" ? L'Eglise serait donc demeurée acéphale durant 39 ans (1378-1417). Même si en général les théologiens penchent plutôt en faveur de la légitimité de la succession romaine.
Je suis d'accord avec vous.
L'Église se retrouve acéphale, c'est-à-dire, précisons quand-même, sans chef
visible, car le Christ, son chef invisible continue à la diriger, chaque fois qu'un Pape légitime meurt.
La durée n'est pas pertinente, même si une longue durée (39 ans, 65+ ans) est un grand mal pour l'Église, sans doute aucun, mais contrairement à ce que beaucoup pensent, cela ne change rien aux prérogatives ou aux notes de l'Église (visibilité, catholicité).
Puisque
plus aut minus non mutat speciem.
L'Église était tout aussi visible ou catholique au Ier siècle qu'elle ne l'était au XVe ou au XIXe, quand elle a ajouté deux continents à sa sphère d'action, où elle n'était pas connue avant, sinon en puissance.
La visibilité ne doit pas toujours et partout et pour tout le monde être factuelle ou absolue, mais il suffit quelquefois qu’elle soit virtuelle ou morale, de même il suffit (avec Melchor Cano,
De locis, IV,6,ad 13, dans l'édition de Salamanque de 1563 à la p. 160, suivi par Bellarmin,
De Eccl. IV,7), notamment pour la fin des temps, une catholicité morale de l'Église, c.-à-d. que l'Église redevenue réduite comme au Ier siècle est identifiable avec celle qui a existé partout dans le passé, une catholicité donc qui perdure, mais de façon morale: "satis est, Ecclesiam semel in totum mundum esse fusam, ut etiamnum vere catholica dicatur".

( 986757 )
Je n’ai pas souvenir par Vincent F (2025-05-01 19:17:52)
[en réponse à 986744]
Qu’il y ait eu acceptation universelle de Martin V.
En tout cas pas avant que ses opposants n’aient été éliminés.

( 986758 )
Cela fait tellement longtemps … par Lycobates (2025-05-01 19:47:37)
[en réponse à 986757]
Votre mémoire doit vous jouer des tours !

( 986759 )
Benoît XIIII a eu deux successeurs par Vincent F (2025-05-01 20:03:29)
[en réponse à 986758]
Donc en terme d’acceptation universelle on fait mieux que Martin V.

( 986763 )
Les antipapes imaginaires par Meneau (2025-05-01 20:34:06)
[en réponse à 986759]
n'ont eu que très peu d'adeptes. Probablement plus que l'église palmarienne, mais pas au point de remettre en cause la notion d'acceptation universelle (qui fait fi des micro-schismes). Le Concile de Constance et Martin V ont officiellement mis fin au Grand Schisme.
Cordialement
Meneau

( 986764 )
Chacun par Vincent F (2025-05-01 21:03:22)
[en réponse à 986763]
Se rassure comme il peut.

( 986728 )
il semble que si tout est suspendu par Luc Perrin (2025-05-01 10:55:58)
[en réponse à 986725]
Le C.I.C. est laconique et renvoie aux lois particulières pour la situation du Pontife empêché et du sede vacante.
Le can. 335 : Quand le siège de Rome devient vacant ou totalement empêché, rien ne doit être innové dans le gouvernement de l'Église tout entière; les lois spéciales portées pour ces circonstances seront alors observées.
Le can. 359 : - Pendant la vacance du Siège Apostolique, le Collège des Cardinaux possède dans l'Église uniquement le pouvoir que lui attribue la loi particulière.
Universis Domini gregis (Jean Paul II version retouchée par Benoît XVI 2013) précise :
"1. Pendant la vacance du Siège apostolique, le Collège des Cardinaux n'a aucun pouvoir ni aucune juridiction sur les questions qui sont du ressort du Souverain Pontife, durant sa vie ou dans l'exercice des fonctions de sa charge ; ces questions devront toutes être réservées exclusivement au futur Pontife. Je déclare donc invalide et nul tout acte de pouvoir ou de juridiction appartenant au Pontife Romain, durant sa vie ou dans l'exercice des fonctions de sa charge, que le Collège des Cardinaux lui-même croirait devoir poser, sinon dans les limites de ce qui est expressément permis par la présente Constitution."
Le Camerlingue avec 3 cardinaux tirés au sort supervisent le travail des dicastères avec le Collège des cardinaux qui est l'instance collective de gouvernement de l'Église sede vacante.
Mais ils se bornent à la gestion des affaires courantes au sens étroit.
Rappelons que pour les sièges vacants diocésains, il y a des dispositions du même ordre et qu'en général, à l'époque contemporaine, la période sede vacante est relativement courte. Les philatélistes recherchent d'ailleurs les timbres qui ont cette marque, étant plus rares, ils ont plus de valeur. Les conclaves ont eu tendance au fil du temps à se raccourcir.
Conférer ou non le mandat ressort donc de la prérogative du futur Pontife romain et ne peut intervenir sede vacante.

( 986648 )
Un prochain sacre avec mandat pontifical ? par Ennemond (2025-04-29 16:28:26)
[en réponse à 986632]
Y aura-t-il prochainement un sacre avec mandat pontifical dans la FSSPX ? Pour l'heure, les supérieurs n'ont aucunement communiqué dans ce sens ni fait part de leur démarche auprès du Saint-Siège. Ce qui est assez sage et prudent.
Quant au sacre sans mandat pontifical, il est un recours extraordinaire lorsque les voies ordinaires ont été épuisées.
C'est ce qui est arrivé à Mgr Lefebvre lorsqu'il a consacré en 1988. Il avait 82 ans, n'avait rien obtenu de Rome, se trouvait confronté à une mort imminente et à une demande croissante pour les ordinations et confirmations. La situation de Mgr Williamson n'avait absolument rien à voir puisqu'il a banalisé une mesure d'exception en recourant à ces consécrations alors qu'il n'y avait aucune nécessité : un nombre inconsidéré d'évêques pour une poignée de prêtres et de fidèles.
Pour ce qui est des démarches avec le Saint-Siège, il ne me semble pas que les demandes à Rome aient été couronnées d'insuccès. Rien ne permet de le conclure alors même qu'il est assuré que la FSSPX ne se dispensera pas de demarcher le Saint-Siège, imitant ainsi son fondateur. NN.SS de Galarreta et Fellay (68 et 67 ans) seront certainement ravis d'apprendre qu'ils sont sur le point de mourir et qu'ils ne sont plus bons à grand chose. Pour rappel, les évêques diocésains remettent leur démission au Saint-Siège à l'âge de 75 ans.
Quant aux besoins de la FSSPX, l'apostolat a certainement grandi depuis 35 ans. Mais force est de constater que les évêques parviennent à couvrir tous les lieux tous les ans ou tous les deux ans. Mgr Lefebvre passait beaucoup plus épisodiquement. Des évêques de la FSSPX se rendent cette année aux pèlerinages de Paray-le-Monial ou de Pentecôte alors que rien ne l'exige, ce qu'ils éviteraient de faire si la situation était vraiment critique.
Il paraît absolument évident que la FSSPX ne laissera pas mourir ses évêques sans avoir pris le soin qu'ils soient remplacés. La prudence et la sagesse des supérieurs est plutôt rassurante. Déjà Mgr Lefebvre devait balayer les pressions de ceux qui lui disaient de sacrer au plus vite, leur reprochant leur manque de foi.

( 986649 )
Cher et bien aimé Ennemond par Semper parati (2025-04-29 17:23:48)
[en réponse à 986648]
Vous avez raison sur tout, sauf que c'est l'évêque qui fait l’Église sur une région ou un territoire et c'est pour cela que l'ex Anglican sacre plus que la FSSPX et dans cette démarche il n'a pas tord, (il l'a sur beaucoup d'autres points), mais il sait, ce que les cathos contemporains ont oublié, que l’apostolat se réalise par l'évêque - plénitude sacerdotale-, pas par ses prêtres qui ne sont que des aides ou des relais de l'évêque ( encore faut-il qu'il y en ait!) l'histoire de évangélisation de l’Europe suffit à démontrer cela.
J'encouragerai donc la FSSPX à sacrer plusieurs évêques, mais je n'ai pas les grâces d’état pour dire quand et comment !
SP

( 986652 )
C'est toujours bon de vous lire.... par Pol (2025-04-29 18:42:15)
[en réponse à 986648]
....cher Ennemond, vous nous rassurez toujours.

( 986675 )
Combien de nouveaux évêques ? par Philippe F. (2025-04-30 10:11:12)
[en réponse à 986632]
Mgr Williamson a sacré 6 évêques. Pour desservir cinq continents, la FSSPX devrait en sacrer davantage et sans tarder.

( 986685 )
Non par MG (2025-04-30 14:15:24)
[en réponse à 986675]
La FSSPX procédera le temps venu (impacté comme indiqué par la mort du pape) à des sacres mais en nombre raisonnable avec prudence et discernement. Ce seront des évêques auxiliaires, comme le voulait Monseigneur Lefebvre, sans juridiction.
Il faut maintenant attendre l'élection du nouveau pape et que le pontife romain prenne connaissance du dossier et le sacres se feront avec sous mandat.
L'évêque Williamson a été une des rares erreurs de gouvernement de Monseigneur Lefebvre.