Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 978883 )Votre avis sur cette argumentation par Candidus (2024-08-10 00:45:00) 

J'ai actuellement une discussion avec mon filleul sur l'existence de Dieu. Il fait de brillantes études de droit, est très courtisé par la franc-maçonnerie, et se dit athée ; il me parle d'évolution et de hasard après que j'ai abordé les implications du Big-Bang. Voici la réponse que je lui ai faite, j'aimerais que les liseurs plus portés sur les sciences et la philo me donnent leur avis sur la pertinence de cette argumentation et ses faiblesses :

Tu me parles d'évolution et de hasard. Très bien, ce sont des sujets intéressants sur lesquels il y aurait beaucoup à dire, mais excuse-moi, c'est hors-sujet.

Le coeur de mon argumentation est ce qui a précédé le Big-Bang.

Avant le Big-Bang, les lois de l'évolution, de même que les lois de la physique, n'existaient pas, parce que celles-ci requièrent du temps, de l'espace et de la matière pour exister et se déployer, toutes choses qui alors faisaient défaut.

La notion de hasard non plus n'avait alors aucun sens, parce qu'elle n'avait aucun objet sur lequel s'exercer.

Pour que l'on puisse parler de hasard, il faut qu'il existe un monde matériel sur lequel le hasard puisse avoir une influence, or avant le Big-Bang, il n'y avait pas de matière. La seule chose qui existait c'est ce que les scientifiques appellent, avec une certaine pudeur, une certaine gêne : une "singularité".

Ici ce n'est pas la religion qui s'exprime, mais la science la plus officielle, et tout particulièrement la théorie de la relativité, enseignée dans les facultés de physique du monde entier.

Je sais que c'est difficile à conceptualiser, mais avant le Big-Bang, le temps, l'espace et la matière n'existaient pas ; mais alors, qu'est-ce qui existait ?

Parce qu'il existait nécessairement quelque chose, n'est-ce pas ? Encore une fois, tu es d'accord que si à un moment RIEN n'avait existé, alors JAMAIS quelque chose n'aurait pu exister ?

Alors qu'est-ce qui existait ?

Evidemment, la théorie de la relativité ne s'aventure pas dans la réalité qui a précédé le Big-Bang, c'est un sujet trop sensible, trop chargé émotionnellement et idéologiquement, mais elle nous donne néanmoins des indications sur ce que cette réalité n'était pas :

- soumise à la temporalité,
- limitée dans l'espace,
- composée de matière.

Et donc, en creux, nous pouvons affirmer que cette réalité était :

- a-temporelle,
- illimitée,
- immatérielle.

Je l'appelle Dieu qui dans la Tradition chrétienne est présenté comme éternel, omniprésent et spirituel. Comment l'appelles-tu ?
images/icones/hein.gif  ( 978884 )Il va vous répondre... par Luc de Montalte (2024-08-10 02:18:14) 
[en réponse à 978883]

... que la question "qu'y avait-il avant le temps" n'a pas de sens. S'il ne croit pas en Dieu, j'imagine qu'il n'admet pas non plus de morale ? Aucun acte n'est-il pour lui intrinsèquement mauvais ? Inquiétant pour un juriste.

La position athée est ainsi intenable en pratique (en plus d'être absurde philosophiquement, les preuves traditionnelles sont justes). Mais peut-être pourriez-vous nous en dire plus sur sa position ? D'autant que les milieux f-m sont assez obscurantistes en matière scientifique donc il doit être possible de le contrer là-dessus directement
images/icones/carnet.gif  ( 978885 )Athéisme et capacité de juger par Candidus (2024-08-10 02:50:31) 
[en réponse à 978884]

Il prépare le concours de la magistrature ; avec ce profil, étonnez-vous que les Fils de la Veuve s'intéressent à lui...

Vous abordez une objection que j'envisage de lui présenter sous cet angle :

Supposons qu'il n'y ait aucune intelligence à l'origine de l'univers. Dans ce cas, personne n'a conçu ton cerveau dans le but de penser correctement. Si ta pensée n'est qu'une sécrétion d’atomes, qu’est-ce qui t’assure qu'elle soit vraie ?

Nous faisons confiance à nos ordinateurs parce que nous savons qu'ils ont été conçus par des êtres intelligents.

Nous utilisons nos sens pour connaître la réalité ; comment pouvons-nous leur faire confiance, s'ils ne sont que le produit du hasard ?

Si tu es l'“athée de combat” que tu prétends et que tu es conséquent avec ton athéisme, tu ne peux rien affirmer dans aucun domaine, tu es condamné à un éternel silence.

Si tu deviens magistrat, en conscience, tu ne pourras jamais décider de la culpabilité d’un accusé, car il te manquera toujours l’assurance que ta raison, fruit d’un entrechoquement aléatoire d’atomes, possède la capacité, et donc la légitimité, de parvenir à une connaissance objective de cette culpabilité.

Et ne me parle pas d’une probabilité de culpabilité car le doute doit toujours profiter à l’accusé...

images/icones/idee.gif  ( 978889 )Pourquoi pas par Luc de Montalte (2024-08-10 10:02:38) 
[en réponse à 978885]

Mais j'ai l'impression que les raisonnements abstraits ont peu de chance de réussir avec ce genre de personnes. C'est un peu ce que constatait Pascal en proposant son pari et donc en ramenant au concret la question.

Dans son cas j'essayerai de lui demander ce qu'il recherche en devenant magistrat : veut-il rendre la Justice ? Comment compte-t-il s'y prendre s'il pense que le Bien ou le Vrai n'ont aucun caractère absolu ? Un violeur d'enfant n'est-il condamnable que parce qu'il est condamné par le droit positif ?

Malheureusement ce peu de souci de la Vérité et de la Justice est partagé par beaucoup de magistrats (tels qui revendiquent par exemple le droit pour un avocat de mentir, etc.), ça va être dur de le ramener à la raison.
images/icones/find.gif  ( 978887 )Quand on aborde l'existence de Dieu par Jean-Paul PARFU (2024-08-10 09:42:26) 
[en réponse à 978883]

Il faut bien comprendre que la seule démonstration rationnelle ne suffit pas. Quoiqu'on dise, certains s'obstineront toujours à nier l'existence de Dieu, parce que Dieu ne tombe pas sous les sens et surtout parce qu'ils ne veulent pas que Dieu existe ! Cela vient du péché originel qui fait de nous, constitutivement, au moins jusqu'au baptême, des "ennemis de Dieu" !

Ce que vous avez dit est parfait. On pourrait résumer en rappelant que :

- Rien ne peut produire quelque chose. C'est radicalement impossible !

- Une chose inférieure ne peut produire une chose supérieure ! Comme nous le voyons, tous les êtres sont limités. Ils déploient leur être, leurs qualités, dans certaines limites (espace, temps, facultés physiques, intelligence) qu'ils ne peuvent absolument pas franchir. Une matière inanimée ne peut donc produire, seule, livrée à elle-même, la matière animée et, a fortiori, l'être humain !

Tout ce qui est l'est donc grâce à une Puissance située hors du temps, de l'espace et de la matière, Puissance illimitée, mesure de toutes choses. Cette Puissance n'est pas intelligente, mais est l'intelligence, elle n'est pas belle, mais est la beauté, etc...
images/icones/carnet.gif  ( 978888 )Dieu, La science, Les preuves... par vistemboir2 (2024-08-10 09:56:43) 
[en réponse à 978883]

On pourra utilement se reporter à ce brillant ouvrage de Michel-Yves Bolloré et Olivier Bonnassies :
images/icones/interdit.gif  ( 978891 )Bof par Luc de Montalte (2024-08-10 10:10:32) 
[en réponse à 978888]

Je déconseille franchement ce bouquin très peu sérieux où on apprend par exemple que la destruction de l'aviation égyptienne pendant la guerre des Six Jours est un miracle prouvant l'existence de Dieu.
images/icones/1e.gif  ( 978898 )C'est un peu court comme critique... par vistemboir2 (2024-08-10 15:15:26) 
[en réponse à 978891]

Je trouve au contraire qu'il permet d'actualiser ses connaissances cientifiques...
Pour être honnête, il conviendrait aussi de rappeler que l'ouvrage mentionne notamment la validation de l'expansion de l'univers par les dernières découvertes scientifiques, qui n'est donc plus aujourd'hui sérieusement contestée...
images/icones/1a.gif  ( 978925 )"dernières" ? par Luc de Montalte (2024-08-11 01:54:37) 
[en réponse à 978898]

La loi de Hubble qui constate observationnellement l'expansion de l'Univers a été découverte dans les années 30 (et prédite théoriquement auparavant par l'abbé Lemaître. J'apprends d'ailleurs en vérifiant la date l'anecdote suivante (wikipédia) :



Pour cette raison, la paternité de la loi de Hubble-Lemaître est généralement attribuée à Edwin Hubble. Cependant, deux ans plus tôt, Georges Lemaître avait prédit l'existence de cette loi en étudiant un type de modèle issu de la relativité générale. (...), ce résultat de Lemaître est resté inaperçu, d'autant que la traduction anglaise de son article par Eddington est étrangement amputée de la phrase clé qui énonce la relation4. Il a cependant été prouvé depuis, par Mario Livio, que Lemaître avait traduit lui-même sa publication en anglais, et s'était donc auto-censuré pour éviter une polémique liée à cette découverte, en laissant donc l'honneur de la découverte à Hubble5.

En octobre 2018, les membres de l'Union astronomique internationale approuvent la résolution recommandant d'appeler loi de Hubble-Lemaître la loi décrivant l'expansion de l'univers, en rappel du rôle joué par Georges Lemaître dans la découverte de cette loi6.



Pour ce qui est du Big Bang, la découverte du fond diffus cosmologique (qui confirme cette hypothèse) date des années 60.

Bref on fait plus actuel !
images/icones/carnet.gif  ( 978899 )Je vous soutiens là-dessus.... par Pol (2024-08-10 15:18:25) 
[en réponse à 978891]

.... et puis pour le fil : des fois il m'est arrivé bien simplement de répondre ou dire: nous avons tous une conscience et savons parfaitement quand nous sommes en tort ou avons fait mal ou bien. La consience ne peut venir que de Dieu.Bon Dimanche à vous.
images/icones/carnet.gif  ( 978890 )Il y en a que ça ne dérange pas ... par Meneau (2024-08-10 10:04:23) 
[en réponse à 978883]

d'envisager une pré-existance de matière à l'infini vers le passé, de même qu'une succession infinie de causes sans besoin d'une cause première, ainsi qu'une succession infinie de moteurs antérieurs sans nécessité d'un premier moteur.

Difficile alors d'invoquer les classiques preuves rationnelles de l'existence de Dieu.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 978892 )Dans ce cas par Jean-Paul PARFU (2024-08-10 10:30:50) 
[en réponse à 978890]

D'ailleurs envisagé par St Thomas d'Aquin, ils donnent à cet univers des qualités qui n'appartiennent traditionnellement qu'à Dieu : notamment une forme d'éternité et l'infinité !

D'une certaine façon, ils ne sont pas athées. C'est une forme de panthéisme. Selon cette théorie, nous serions donc tous comme enchaînés à un univers impersonnel, qui ne se connaît donc pas lui-même, sans but, sans signification et toujours recommençant de manière absurde.

Enfin, nous savons, par la science, que l'univers a un commencement.
images/icones/neutre.gif  ( 978897 )Votre dernière phrase par MDK (2024-08-10 15:11:24) 
[en réponse à 978892]

ne peut être utilisée comme une base solide pour un raisonnement. La notion de commencement dans le sens de passage de l’absence du monde à son existence est une notion de philosophie et pas de physique. Dire qu’il existe un temps où il n’y a rien puis après l’instant 0 (commencement) qu’il y a quelque chose, n’a pas de sens en physique. Le temps n’est pas indépendant de l’espace et de la matière.
images/icones/carnet.gif  ( 978895 )Parabole du train ! par jl dAndré (2024-08-10 12:50:52) 
[en réponse à 978890]

Je vois passer un train dont je n'aperçois que des wagons. Comme le train roule, j'en déduis qu'il y a forcement, même si je ne la vois pas, une locomotive, quelque part, pour tirer les wagons.
On me répond que non, si le train roule, c'est qu'il y a une infinité de wagons. C'est logique, les wagons que je vois sont tirés par d'autres wagons, eux-mêmes tirés par d'autres wagons et ainsi de suite à l'infini.
Qui ne voit la lacune d'un tel raisonnement : plus il y a de wagons, plus la puissance de la locomotive qui les tire tous doit être grande et aucun des wagons ne produit le mouvement. L'infinité de wagons, bien loin de résoudre le problème ne fait que l'accroître.
images/icones/carnet.gif  ( 978955 )Parabole du peintre par Matthaeus (2024-08-12 16:12:26) 
[en réponse à 978895]

Pour abonder dans votre sens, la parabole de la peinture (que je tiens de l'abbé Billecocq) est également intéressante:

Si, en voyant une peinture, nous demandions qui est l'artiste qui en est à l'origine, et qu'on nous répondait: "personne, cette peinture s'est peinte toute seule", nous trouverions cette réponse absurde, car nous savons bien qu'une peinture ne se crée pas toute seule, elle a forcément un créateur, même si nous ne le voyons pas.

Or, le même raisonnement pourrait donc s'appliquer pour l'Univers: comme la peinture, celui-ci est une création, et il a donc forcément un créateur, même si nous ne le voyons pas.
images/icones/carnet.gif  ( 978967 )L'image que j'ai utilisée par Candidus (2024-08-12 23:01:40) 
[en réponse à 978955]

J'ai dû entendre cette histoire quelque part et je l'ai développée à ma manière, voilà ce que cela donne :

"Si tu prends n'importe quelle oeuvre littéraire et que tu me demandes qui l'a écrit et que je te réponde : "On a mis un singe devant une machine à écrire, il s'est mis à taper au hasard et cela a donné ce livre". Comment réagirais-tu ? Tu dirais que je me fiche de toi et tu aurais raison. Et pourtant ton affirmation selon laquelle l'ordre qui règne dans l'univers est le résultat du hasard, est encore plus irrationnelle, parce que cet ordre est infiniment plus complexe et riche que celui qui règne dans l'agencement des lettres d'un livre.

Tu pourrais me répondre que dans le cas de notre singe, pour que la comparaison avec la naissance de notre univers et l'apparition de la vie soit valable, il faudrait lui donner la possibilité de faire des essais sur des milliards de milliards d'années ; et que c'est en raison de cette durée, qui lui a permis de faire une multitude de tentatives, qu'un jour, il a produit ce livre.

Le problème c'est que le singe, secrétaire du hasard, ne dispose que de 13,8 milliards d'années, l'âge de notre univers, et dans ce laps de temps, c'est rigoureusement impossible qu'il écrive même un simple roman de gare, à moins qu'une intelligence suprême ne guide sa frappe.

Dans cette analogie, le singe c'est l'évolution, et l'Intelligence qui guide ses doigts, c'est Dieu qui a créé les lois qui ont présidé à la création."
images/icones/bravo.gif  ( 979050 )Sérions bien les problèmes. par jl dAndré (2024-08-16 18:24:22) 
[en réponse à 978967]

La parabole du train illustre l'impossibilité de remonter à l'infini dans l'ordre des causes.
La parabole du peintre comme celle du singe illustrent le fait qu'un évènement hautement improbable ne se produira jamais par hasard (théorème de Borel).
Les deux concourent bien sûr à l'apologétique, mais dans des domaines bien distincts.
images/icones/carnet.gif  ( 979051 )Théorème de Borel ? par Candidus (2024-08-16 18:56:32) 
[en réponse à 979050]

J'ai fait une recherche sur ce que vous appelez le "théorème de Borel" parce que ce thème de l'impossibilité de l'occurence d'un événement en dessous d'un certain seuil de probabilité m'intéresse.

Je n'ai rien trouvé si ce n'est un développement incompréhensible sur le dit théorème chez Wikipedia. A aucun moment la notion de probabilité n'est abordée.

J'ai consulté l'IA sans laisser apparaître l'utilisation que je cherche à faire de l'impossibilité d'un événement trop improbable, et j'ai obtenu cette réponse :

"Le théorème de Borel : une confusion fréquente.

Il n'existe pas de théorème de Borel affirmant qu'un événement hautement improbable ne se produira jamais par hasard. Cette idée est une interprétation erronée de concepts probabilistes."


Tout cela me laisse perplexe, d'autant plus que votre affirmation recoupe exactement ce que m'avait expliqué mon professeur de mathématique de Terminale, il y a bien des années. Cela m'avait frappé, mais je ne dispose d'aucune référence pour défendre cette idée.
images/icones/hum2.gif  ( 979053 )Peut-être Borel-Cantelli ? par Marchenoir (2024-08-16 21:34:04) 
[en réponse à 979051]

Le théorème de Borel n'a rien à voir avec les probabilités. Il existe bien un théorème de Borel-Cantelli concernant des événements dits quasi-certains (de probabilité égale à 1) ou quasi-impossibles (de probabilité nulle), mais cela n'a en réalité rien à voir, d'une part, avec les singes et leurs machines à écrire, d'autre part et encore moins, avec l'affirmation de jl d'André : " un évènement hautement improbable ne se produira jamais par hasard ", affirmation fausse par ailleurs.
images/icones/1h.gif  ( 979055 )Ce n'est pas sérieux... par Marchenoir (2024-08-16 21:41:11) 
[en réponse à 979050]

Je suis vraiment très très perplexe à la lecture de ce type de message. J'aimerais savoir où vous avez trouvé cette perle sur ce que vous appelez le théorème de Borel. Il faut tout de même se rendre compte du caractère contreproductif de ce galimatias pseudo-scientifique.
images/icones/carnet.gif  ( 979027 )On ne peut pas... par Marco Antonio (2024-08-15 00:37:46) 
[en réponse à 978890]

... envisager "une succession infinie de causes sans besoin d'une cause première", parce que si on retournait en arrière à l'infini les choses causées n'existeraient pas.
images/icones/carnet.gif  ( 979048 )Oui et plus précisément par Tibère (2024-08-16 17:23:31) 
[en réponse à 979027]

parce que remonter à l'infini (et donc sans point de départ) ne permet pas d'arriver au moment t où on parle, où on existe. Illustration : je parle et j'existe à un temps t. Pour arriver à ce point t, si je suppose une infinité de causes et d'effets se succédant à l'infini dans le passé (donc - l'infini) alors il n'est jamais possible d'arriver à cet instant t. Exemple par l'absurde : si vous allez chez le médecin et que sa secrétaire vous dit que vous passerez quand il aura vu une quantité infinie de patients, vous savez que cet instant ne se produira jamais.

Il est donc nécessaire de supposer une cause, point de départ de toutes les causes (et donc de tous les effets), cause des causes, elle-même incausée.
images/icones/1n.gif  ( 979049 )Je suis sceptique par Marchenoir (2024-08-16 18:15:15) 
[en réponse à 979048]

Cette façon de penser que tout ce qui arrive à un moment t peut être considéré comme une succession pour ainsi linéaire de causes, causes que l'on pourrait numéroter et auxquelles on pourrait assigner une durée déterminée, et que l'on pourrait finalement cumuler, tout cela me laisse profondément perplexe... Je trouve cela pour tout dire assez naïf.

En outre, vous semblez croire qu'une succession infinie de durées cumulées correspond à une durée infinie. Perplexité encore...

Enfin, ne vous semble-t-il pas étrange que des esprits autrement plus brillantes que chacun de nous ici, n'aient pas été convaincus par ce type de raisonnement dirimant ?
images/icones/neutre.gif  ( 979073 )Moi aussi, et pour "cause" ! par Meneau (2024-08-17 10:46:03) 
[en réponse à 979049]

Les personnes que j'ai recontrées qui pensaient ainsi étaient des scientifiques cultivés. Cela ne les empêchait pas d'envisager une succession infinie de causes.

Tout d'abord, comme vous le remarquez justement, on ne peut envisager ainsi une succession de causes ayant chacune une durée. Ainsi pour Descartes, scientifique et philosophe brillant s'il en est, une cause n'est cause qu'au moment où elle produit son effet (même si on voit peut-être cet effet seulement plus tard)


que la différence de la cause et de l’effet soit la condition d’une précédence temporelle de la cause sur l’effet ne signifie aucunement que toute cause précède temporellement son effet.



Il en déduit un enchaînement infini de causes. Pour lui Dieu a lui-même une cause, Lui-même : l'infini de Dieu fait qu'il est lui-même infiniment sa propre cause, parce qu'il ne peut y avoir de cause externe à Lui sinon il ne serait pas infini.

Mais tout le monde n'est pas prêt à admettre cette solution de Descartes.

Par ailleurs on ne peut restreindre le principe de causalité aux seuls effets inscrits dans le temps : si je tue quelqu'un, l'effet est qu'il paraîtra (instantanément) au tribunal divin et sera pour l'éternité au paradis ou en enfer (en dehors du temps que nous connaissons). Et un Saint, fixé dans l'éternité de la vision béatifique, intercède toujours pour nous dans notre temps.

Quant à la parabole du train, elle a aussi ses limites face à de tels interlocuteurs : ok, il y a peut-être une locomotive. Mais quel est le moteur de la locomotive elle-même ? Le moteur à vapeur ? Et quel est le moteur du moteur à vapeur ? L'eau et le feu ? Et quel est le moteur ... etc ?

Cordialement
Meneau

images/icones/carnet.gif  ( 979105 )Vous n'avez... par Marco Antonio (2024-08-18 09:59:08) 
[en réponse à 978890]

Vous (et Marchenoir également) n'avez ni démontré la validité de la "succession infinie" des causes, ni décrit la raison de votre perplexité déclarée.
Mon "objection" ne faisait aucune mention de la durée.
Vous aviez perlé de "succession infinie de causes". Ça signifie éliminer la cause dont tout dérive.
images/icones/fleche2.gif  ( 979116 )Je précise par Marchenoir (2024-08-18 18:04:31) 
[en réponse à 979105]

Je précise pour ma part. Ma perplexité vient de la notion même de cause qui sous-tend ce type de raisonnement, lequel donne à croire qu’il est possible de remonter d’un effet à la cause première en donnant la liste des causes intermédiaires, un peu comme on dresserait la généalogie d’un individu en remontant au couple originel. Le message de jl d’André l’illustre parfaitement avec l’analogie du train : les causes alignées les unes à la suite des autres comme les wagons d’un train. C’est cela qui me rend perplexe. Un événement n’a pas une cause comme un enfant aurait un père, comme un wagon serait précédé d’un autre, c’est certainement un peu plus compliqué que cela.

J'ai aussi marqué ma perplexité sur les considérations de durées dans le message de Tibère (auquel je répondais). Je le redis, une succession infinie de durées peut très bien définir une durée finie.
images/icones/carnet.gif  ( 979120 )La complexité... par Marco Antonio (2024-08-18 19:03:18) 
[en réponse à 979116]

La complexité à laquelle vous faites vaguement allusion
(tout comme les limites des illustrations semplificatrices) ne change rien à la réalité selon laquelle les choses ont une cause.

Il suffit de reconnaître cette réalité pour comprendre que la « succession infinie » évoquée par Meneau n'est pas admissible et que, par contre, une cause première est nécessaire.
images/icones/hein.gif  ( 979123 )Mais pour autant… par Jérusalem (2024-08-18 20:15:35) 
[en réponse à 979120]


la réalité selon laquelle les choses ont une cause.



Et, répondent les sceptiques, quelle est la cause de Dieu ?

Lui-même ?
Eh bien, de même, la cause du mouvement est le mouvement lui-même.

Ou bien Dieu n’a pas de cause ?
Et tout autant, le mouvement n’en a pas non plus, il est.

Jérusalem
- Sans doute pas assez spéculatif
images/icones/carnet.gif  ( 979127 )C'est là que la théorie du Big Bang apporte quelque chose de plus par Candidus (2024-08-18 23:58:30) 
[en réponse à 979123]

En établissant qu'avant le Big Bang, il n'existait pas de matière, pas de temps, et pas d'espace, le Big Bang nous force à envisager qu'il existait quelque chose ou quelqu'un qui était immatériel, a-temporel, non spacié et omnipotent. Car s'il n'avait rien existé avant le Big Bang, celui-ci n'aurait pas pu avoir lieu (rien ne sort du néant).

On est très près du Dieu judéo-chrétien spirituel, éternel, omniprésent, et omnipotent, non ? Il suffit de lui ajouter la conscience de soi et la capacité d'aimer.
images/icones/carnet.gif  ( 979136 )Puisque tout a une cause ... par Meneau (2024-08-19 12:12:29) 
[en réponse à 979120]

... pourquoi votre prétendue "cause première" n'aurait-elle pas elle-même un cause ?

Cordialement
Meneau
images/icones/carnet.gif  ( 979137 )Parce que la relation causale n'existe que depuis le Big-Bang par Candidus (2024-08-19 14:23:48) 
[en réponse à 979136]

Avant le Big-Bang, nous dit la science, il n'y ni ni temps, ni espace, ni matière, par conséquent aucune loi ne s'applique.

Pour qu'il y ait une relation de causalité, il faudrait un cadre temporel, un avant et un après.

Je sais que c'est difficile à imaginer, mais ne boudons pas notre plaisir, ce ne sont pas des théistes ringards, déconnectés du réel, qui l'affirment, c'est la science !
images/icones/carnet.gif  ( 979138 )La cause première ... par Marco Antonio (2024-08-19 14:36:12) 
[en réponse à 979136]

... est, par définition, la cause sans cause. Si elle avait une cause la même question de la cause se poserait aussi pour sa cause et ainsi à l'infini. On donnerait lieu, en raisonnant de cette façon là, à la succession infinie dont vous avez parlé. Or, pourqoi est-il nécessaire qu'il y ait une cause première (une cause sans cause)? Parce que, en cas contraire, les choses causées que nous avons sous les yeux n'existeraient pas (en raison de l'absence de la cause première). Mais ça c'est evidemment faux, car ces choses causée sont sous nos yeux.
images/icones/carnet.gif  ( 979140 )Confirmez-vous que ... ? par Candidus (2024-08-19 15:52:20) 
[en réponse à 979116]

Selon la science, la notion de causalité ne s'appliquait pas avant le Big Bang, étant donné que sans cadre temporel, un avant et un après, il ne peut plus y avoir de cause précédant un effet.
images/icones/fleche2.gif  ( 979144 )Ma foi... par Marchenoir (2024-08-19 17:59:26) 
[en réponse à 979140]

... je ne pense pas être qualifié pour vous faire une réponse définitive. Et pour tout dire, les termes même de la question me gênent. Je ne donne pas de sens à " avant le Big Bang ", je ne sais pas ce qu'est un événement avant le Big Bang, et même juste après d'ailleurs, la science se heurte à un mur et n'a pas les outils adéquats pour décrire l'état de la matière ou l'écoulement du temps une fraction après la déflagration initiale, on se trouve là devant une limite quant à ce que l'esprit humain, tel qu'il est configuré, peut concevoir.

Je me permets de faire une réponse groupée à quelques uns de vos messages.

Vous évoquez dans l'un de vos messages la Singularité correspondant au Big Bang, que vous rapprochez du Dieu judéo-chrétien, mais il me semble que cette singularité désigne avant tout un état limite et non un agent duquel procèderait ce qui se développera à l'issue de l'explosion. Je me demande si l'identification que vous faites est vraiment légitime.

Je ne pense pas qu'un scientifique soit troublé par le fait que la Genèse évoque une origine du Monde et que cela soit corroboré par la théorie du Big Bang. En revanche, il l'est beaucoup plus par l'harmonie qui ressort de toutes ses équations, et bien plus, par le fait que l'esprit humain soit capable de contempler cette harmonie. Ca, ça le laisse songeur. Tout est si bien fait, si bien calibré. Et non seulement on arrive à la percevoir, mais plus ça va, plus c'est beau, c'est déraisonnablement beau comme dirait Wigner. Il suffit d'écouter les biologistes, leur langage trahit leur pensée profonde. Même s'ils ne se l'avouent pas, il constate bien que tout semble être fait à dessein, à tel point que croire que tout cela s'est fait au hasard et sans but devient plus extravagant que de croire en un dieu fait homme.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, beaucoup de scientifiques croient qu'une intelligence est à l'œuvre dans l'univers, intelligence supérieure qui les dépasse. Ce qu'ils ont du mal à concevoir, c'est que cette intelligence est une entité, que cette entité aime ce qu'elle a crée et qu'elle l'a crée dans un but. C'est à mon avis de ce côté qu'il faut chercher si l'on veut toucher un scientifique. La contemplation de la Création, son sens. Le sens de la Création échappera toujours à toutes les équations.

images/icones/carnet.gif  ( 979146 )Post hoc ergo propter hoc par Candidus (2024-08-19 18:50:26) 
[en réponse à 979144]

Vos scrupules à identifier cet "état limite" à un "agent" duquel tout procéderait peut se comprendre ; il évoque l'erreur logique consistant à voir nécessairement une cause dans ce qui précède un événement, mais dans le cas qui nous occupe, il n'existe rien d'autre que cet "état limite" qui pourrait expliquer le Big Bang. Comment alors ne pas voir en lui sa cause ainsi que de tout ce qui a suivi ?

Je comprends que parler de ce qui a "précédé" la temporalité pose problème, mais ne touchons-nous pas là à la limite du langage comme moyen d'exprimer le mystère divin ?

Peut-être devrions-nous nous efforcer de parler de cette "Singularité" seulement par la négative, comment le font les théologiens lorsqu'ils scrutent le mystère de Dieu avec la lumière de la raison ? Seule la Révélation nous permettrait de parler de cette "Singularité" que j'identifie à Dieu, à la forme affirmative.
images/icones/carnet.gif  ( 979147 )En effet par Marchenoir (2024-08-19 19:51:44) 
[en réponse à 979146]

Nous touchons là les limites de ce que le langage humain peut décrire. Le point de bascule entre phénomènes physiques et conclusions métaphysiques, voire théologiques, est délicat, trop peut-être. Il est significatif que les physiciens et les théologiens aient déserté ce lieu de réflexion depuis un moment déjà.
images/icones/carnet.gif  ( 978893 )La suite de mon argumentation : par Candidus (2024-08-10 11:28:35) 
[en réponse à 978883]

En théorie tu prétends ne pas croire en Dieu, mais en pratique tu reconnais l'existence d'une réalité en tout point semblable à la définition du Dieu judéo-chrétien, moins la conscience de soi et l’amour. Tu refuses seulement le mot "Dieu", comme une majorité des physiciens actuels, qui s'abritent derrière celui de "singularité".

Cette "singularité" aurait été une réalité qui dépasse infiniment notre capacité de compréhension (un "mystère" disent les Chrétiens), qui aurait vécu en dehors du temps (l'"Éternel" l'appellent les Chrétiens), omniprésente et à l'origine de tout ce qui est : de la matière et des lois qui la gouvernent, y compris des lois de l'évolution, mais cette réalité n'aurait pas été Dieu. En fait ce qui nous sépare, c'est ce mot qui fait peur à l'homme moderne qui y voit comme une menace à sa sacro-sainte autonomie, à sa liberté, à son indépendance.

Te rends-tu compte que 3500 ans avant que la science moderne ne décrive le Big-Bang, celui-ci apparaît dans la première phrase de la Bible ? "Au commencement Dieu créa le ciel et la terre".

"Au commencement" : création du temps qui n'existait pas avant le Big-Bang.
"Dieu" : la force, la "singularité" a-temporelle, omniprésente et immatérielle à l'origine de tout ce qui est, y compris des lois de la physique et de l'évolution.
"créa" : production d'une énergie d'origine mystérieuse car non causée par l'interaction de particules qui n'existaient pas encore.
"le ciel" : création de l'espace.
"la terre" : création de la matière.

Tu me parles d'évolution qui s'opposerait à la notion de création. Sais-tu dans quel texte l'évolution est évoquée pour la première fois ? Ce n'est pas dans l'oeuvre de Darwin mais plusieurs millénaires auparavant, dans le livre de la Genèse !

"Puis Dieu dit : Que la terre FASSE POUSSER du gazon, des herbes portant semences, des arbres à fruits [...] que la terre FASSE SORTIR des êtres animés selon leur espèce...".

Tu noteras que Dieu ne crée pas "directement" la végétation et les "êtres animés", il les crée "indirectement" par l'intermédiaire de "la terre" qui va les "faire pousser", qui va les "faire sortir" du néant. C'est, réduit à sa plus simple expression, la théorie de l'évolution !
images/icones/fleche2.gif  ( 979028 )Une réponse peut-être plus adéquate par Luc de Montalte (2024-08-15 02:18:19) 
[en réponse à 978893]

Par le chanoine Lemaître lui-même, découvreur du Big Bang, et qui comparait la Création à une musique*, et qui a l’avantage de couvrir aussi les doutes de votre filleul sur l’Évolution (je l'avais déjà citée ici) :


Le problème de la création garderait son sens métaphysique, dans le sens de la dépendance de tout être, de nous mêmes. Toute choses ont été faites par Lui et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans Lui. Mais ce problème serait totalement dégagé de la cosmogonie, de ce fonds étrange de l’espace-temps où s'évanouissent toutes nos notions familières dans l'absolue simplicité [c-à-d l’état de l’univers « au moment » du Big Bang].

Il ne serait plus question d'invoquer une action où Dieu perdrait son essentiel incognito, ne resterait plus, suivant le mot du prophète, le Dieu caché, mais s’abaisserait à quelque chiquenaude initiale ou suivant l'expression non moins désagréable de Jeans, au finger of God agitating the ether.

Le monde s'est différencié au fur et à mesure qu'il évoluait. Il ne s'agit pas du déroulement, du décodage d'un enregistrement ; il s'agit d'une chanson dont chaque note est nouvelle et imprévisible. Le monde se fait et il se fait au hasard. Le hasard n’exclut pas la Providence. Peut-être le hasard fournit-il les touches qu'actionne mystérieusement la Providence. Pour nous chrétiens, le hasard a été orienté vers l'apparition de la vie.

En ce qui a été fait il y avait de la vie, de l’intelligence et la vie était la lumière chez l'homme et enfin dans l’humanité par l’incarnation de l’Homme-Dieu ; la vraie lumière qui a illuminé nos ténèbres.



Le chanoine n’aimait pas trop la facilité apologétique un peu facile consistant à confondre trop vite le Big Bang et le Commencement en effet (où Dieu deviendrait un simple déclencheur). Cette présentation n’est pas à prendre non plus comme parole d’Évangile mais c’est un meilleur point départ je pense, la question est en tout cas bien plus ardue que ne semble le penser votre filleul, de quelque point de vue que ce soit, scientifique ou métaphysique. Pour la théologie, je ne pense pas que cela change grand chose en revanche.

PS : Par ailleurs, je ne suis pas d’accord avec votre : « comme une majorité des physiciens actuels, qui s'abritent derrière celui de "singularité" » pour deux raisons :

1/ Déjà la physique, qu’elle soit actuelle ou ancienne, depuis Aristote, n’a jamais prétendu parler de Dieu ; que Dieu soit absent des équations n’a donc rien d'une nouveauté, bien au contraire et ce n’est pas une question de manque de foi chez les physiciens ;

2/ Une singularité en mathématiques, c'est par exemple le point x=0 pour la fonction 1/x. En relativité générale, on a deux types de singularités pour l'espace-temps : les trous noirs et le Big Bang. Dans le cas des trous noirs, pour faire vite, la physique actuelle ne décrit pas bien ce qu'il se passe sous l'horizon des événements. De même pour le Big Bang, la physique actuelle est incapable de remonter au delà d'une certaine limite. D'importantes difficultés théoriques émergent, liées à des questions dont votre filleul aura peut-être entendu parler (l'énergie sombre et la matière noire par exemple). Et il ne faut pas oublier que la physique est avant tout une science expérimentale, une théorie physique non vérifiée expérimentalement n’est jamais qu’une théorie (et sur ces questions elles sont très nombreuses).

* Cela rappellera peut-être à votre filleul s’il l’a lu la poétique cosmogonie de Tolkien (son Ainundalë dans le Silmarillon).

PPS : Je pense que si on veut des preuves rationnelles de l’existence de Dieu, les cinq voies d'accès de saint Thomas d'Aquin restent les meilleures, vous pouvez peut-être envoyer cette vidéo du catéchisme de l’abbé Laguérie à votre filleul : https://www.youtube.com/watch?v=do-5BY6FseM (ou le résumé : https://blog.institutdubonpasteur.org/IMG/pdf/Courskt2.pdf)
images/icones/carnet.gif  ( 979031 )Un bon dessin vaut souvent mieux qu'un long développement par Candidus (2024-08-15 09:28:20) 
[en réponse à 979028]

images/icones/carnet.gif  ( 979026 )Il me semble par Marco Antonio (2024-08-15 00:27:43) 
[en réponse à 978883]

Cher Monsieur,

peut-être que je me trompe (je ne suis pas très attentif en ce moment à cause de la fatigue), mais il me semble que vous confondez le commencement avec le Big-Bang.
Sur la question (de la création et) du commencement je vous conseille de lire les pages de Sertillanges (ici : https://archive.org/details/lesgrandestheses0000sert/page/81/mode/1up; voir notamment pages 81 et suivantes).
Je vous souhaite de reussir dans vos discussions avec votre filleul. Je prie pour ça.
images/icones/bravo.gif  ( 979128 )Excellente réponse par Luc de Montalte (2024-08-19 00:10:18) 
[en réponse à 979026]

Qui semble avoir été laissée de côté par Candidus, mais qui répond très clairement et rejoint aussi l'extrait du chanoine Lemaître que j'ai recopié plus haut.
images/icones/carnet.gif  ( 979131 )Corrigez-moi par Candidus (2024-08-19 08:55:53) 
[en réponse à 979128]

D'après ce que je comprends, le "commencement" n'est pas le Big-Bang en lui même, mais une de ses trois conséquences, c'est la création de la temporalité au même titre que de l'espace et de la matière : "Au commencement (création de la temporalité) Dieu créa le ciel (création de l'espace) et la terre" (création de la matière).
images/icones/carnet.gif  ( 979133 )Que pensez-vous de ce résumé de la question ? par Candidus (2024-08-19 09:38:17) 
[en réponse à 979128]

Différentes disciplines scientifiques (thermodynamique, cosmologie, théorie de la relativité...) ont établi qu'avant le Big Bang, il y a 13,8 milliards d'années, n'existaient ni matière, ni temps, ni espace.

Qu'existait-il alors ? Parce qu'il fallait qu'il existât quelque chose. Si rien n'avait existé avant le Big Bang, celui-ci n'aurait jamais pu avoir lieu (rien ne sort du néant) et il n'y aurait donc jamais rien eu.

La théorie du Big Bang indique qu'avant l'événement fondateur de notre univers, il existait quelque chose qui était immatériel, a-temporel, non spacié et omnipotent.

Cette entité que les scientifiques appellent "Singularité", est à l'origine de TOUT ce qui est, y compris du processus de l'évolution.

La description de cette "Singularité" évoque étrangement le Dieu judéo-chrétien spirituel, éternel, omniprésent, et omnipotent. Il ne lui manque que la conscience de soi et la capacité d'aimer, or nous sommes dotés de ces deux attributs, et nous savons que le plus ne vient pas du moins, n'est-ce pas alors logique de les attribuer aussi à cette "Singularité" ?