Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 954688 )Prières léonines par Gereo (2022-10-24 17:04:58) 

Question simple (sans entrer dans les controverses lues dernièrement sur le F.C) le texte prié traditionnellement après la messe semble être celui-ci. Le texte établi dans wikisource est-il correct ? Un fidèle peut-il dire intérieurement la prière à St Michel, comme ce passage :

L'Église, épouse de l'Agneau immaculé, des ennemis très rusés l'ont saturée d'amertume et abreuvée d'absinthe; ils ont porté leurs mains impies sur tout ce qu'elle a de plus précieux. Là où a été établi le Siège du bienheureux Pierre et la Chaire de la Vérité pour la lumière des nations, là ils ont posé le trône de l'abomination de leur impiété; de sorte qu'en frappant le Pasteur, ils puissent aussi disperser le troupeau. Soyez donc là, Chef invincible, auprès du peuple de Dieu, contre les assauts des forces spirituelles du mal, et donnez-lui la victoire !



Elle n'a qu'un caractère déprécatoire, donc je pense que oui, mais est-elle ou a-t-elle été en usage chez les fidèles ?
images/icones/vatican.gif  ( 954692 )Prières à Saint-Michel par Lycobates (2022-10-24 17:54:57) 
[en réponse à 954688]

La prière à Saint Michel, prescrite par le pape Léon XIII depuis 1886 pour le rétablissement des États Pontificaux, intention modifiée en 1929 par le pape Pie XI ("pour la Russie"), est la courte prière dans votre premier lien (Sancte Michael Archangele, defende nos in proelio).
Il n'existe pas, et n'a jamais existé, une autre prière prescrite après les Messes basses que celle-ci.

L'exorcisme "contre Satan et les anges apostats" que le pape Léon XIII, ou une de ses congrégations (la première qui s'en occupa est la Propagande, pas les Rites), conçut vers la fin du XIXe siècle et qui figure à partir de 1890 dans certains rituels (sous des versions différentes) est une prière pour la piété personnelle et n'a jamais fait l'objet d'une prescription quelconque.

Si vous êtes amateur de frousses saintes, vous pouvez, comme le Pape l'a permis, le réciter pour des raisons de piété, en cas de tentations fortes p.ex., mais sachez que son intention primaire, la défaite des Piémontais et des gouvernements maçons du "Royaume d'Italie", n'est plus d'actualité.
C'est bien la raison pour laquelle cet exorcisme fut "adouci" dans son énoncé, déjà sous le pape Léon, puis omis carrément dans beaucoup (sinon toutes) d'éditions du rituel ultérieures.
On en parlait ICI.
images/icones/fleche2.gif  ( 954696 )Ce qui me paraît d'actualité dans ces prières par Gereo (2022-10-24 18:39:09) 
[en réponse à 954692]

au-delà de leur caractère historique, ce sont les attaques répétées que subit actuellement l'Eglise ; ce n'est pas pour une épreuve particulière, ou une tentation extraordinaire que je subirais, quoique les décombres qui nous tombent dessus soient une occasion de chute aussi. C'est pour cela que je posais la question sur la partie : "L'Église, épouse de l'Agneau immaculé, des ennemis très rusés l'ont saturée d'amertume et abreuvée d'absinthe..." qui entre en résonance avec ce que je perçois.

Je connais votre position sédévacantiste, que je ne mets pas en cause, mais ma compréhension des événements qui frappent l'Eglise est probablement différente de la vôtre. Merci pour votre réponse concernant le texte donné sur l'un des sites de la FSSP.
images/icones/fleur.gif  ( 954703 )Je suis d'accord par Lycobates (2022-10-24 20:12:21) 
[en réponse à 954696]


au-delà de leur caractère historique, ce sont les attaques répétées que subit actuellement l'Eglise ; ce n'est pas pour une épreuve particulière, ou une tentation extraordinaire que je subirais, quoique les décombres qui nous tombent dessus soient une occasion de chute aussi. C'est pour cela que je posais la question sur la partie : "L'Église, épouse de l'Agneau immaculé, des ennemis très rusés l'ont saturée d'amertume et abreuvée d'absinthe..." qui entre en résonance avec ce que je perçois.



Je suis d'accord (et je nuance mon premier message à propos) que l'énoncé de cette prière peut s'accorder avec une autre épreuve que subit l'Église, autre que celle pour laquelle cette prière fut d'abord composée, et que donc elle peut être priée avec fruit dans ces circonstances.
Mais la prière plus courte à saint Michel est par elle-même tout aussi efficace. Dans l'un et l'autre cas l'Archange saura nous secourir efficacement (et l'Église selon les desseins de Dieu), même après une prière purement mentale qui lui serait adressée et dont son esprit supérieur prendrait connaissance.

Nous sommes par ailleurs, pour l'exorcisme, qui n'en est pas un au sens strict, qui serait réservé aux prêtres, dans le domaine des sacramentaux, qui ont leur efficacité (à part de leur institution légitime, qui n'est pas en cause ici), de la bonne disposition de celui qui les utilise.
images/icones/carnet.gif  ( 954721 )La Semaine Religieuse de Coutances par Alexandre (2022-10-24 23:43:28) 
[en réponse à 954692]

La Semaine Religieuse de Coutances a publié en 1955 le petit paragraphe suivant (p. 92) :


Les prières après la Messe

Elles ont mauvaise presse auprès des liturgistes...

Reste que, prescrites par Pie IX dans les Etats Pontificaux en 1859, elles ont été étendues à l'Eglise Universelle par Léon XIII en 1884 et que, en 1930, Pie XI leur a donné une intention précise, la prière pour la Russie. En 1952, Pie XII dans sa lettre aux peuples de la Russie, est revenu explicitement sur cette intention. La Sainte Vierge à Fatima a insisté sur la même intention.

Au moment où nos frères d'Extrême-Orient subissent une persécution dont l'inspiration est soviétique, il semble qu'elles soient plus opportunes encore. Pourquoi ne le rappellerait-on pas à nos fidèles ?

images/icones/find.gif  ( 954727 )La prière à St Michel par Jean-Paul PARFU (2022-10-25 09:12:36) 
[en réponse à 954688]

"La prière à saint Michel est une prière d'exorcisme écrite le 13 octobre 1884 par le pape Léon XIII (1878-1903) à la suite d'une extase durant laquelle il aurait entendu Satan demander 100 ans à Jésus-Christ pour détruire l'Église catholique".

Elle est la suivante :

"Saint Michel Archange,
défendez-nous dans le combat
et soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon.
Que Dieu lui commande, nous vous en supplions :
et vous, Prince de la Milice Céleste,
par le pouvoir divin qui vous a été confié,
précipitez au fond des enfers Satan
et les autres esprits mauvais qui
parcourent le monde pour la perte des âmes.
Amen."

Pour le reste, il suffit de lire ceci
images/icones/1w.gif  ( 954775 )JP in Wondertrad... par Candidus (2022-10-25 20:12:33) 
[en réponse à 954727]

Vous me cherchez, n'est-ce pas ? Mais cette fois-ci, vous ne me trouverez pas... Je commence à être las de tirer des fléchettes dans ces baudruches.
images/icones/iphone.jpg  ( 954788 )bien étonné de se retrouver ensemble … par Lycobates (2022-10-25 23:48:41) 
[en réponse à 954775]

ou peut-être pas … mais vous m’avez fait découvrir les fléchettes et les baudruches !
Je note. Cela fait ma soirée, j’apprends : γηράσκων γὰρ πολλὰ διδάσκεσθαι ἐθέλω (avec l‘ajout de Laches : ὑπὸ χρηστῶν μόνον).

Lycobates, las aussi des contes de fées au détriment de la théologie authentique !
images/icones/1f.gif  ( 954783 )Ces prières sont une bizarrerie liturgique par Le Bouvreuil (2022-10-25 22:10:36) 
[en réponse à 954688]

En effet, la Messe est LA prière propitiatoire de l'Église, sans rentrer dans les détails. Il paraît donc douteux de faire réciter une prière publique supplémentaire après avoir célébré la Messe (je dis bien publique car le prêtre récite des prières d'actions de grâces privées après le saint sacrifice). Ces prières peuvent contribuer à diminuer, quelque part, la perception que les fidèles ont de la force de la Messe et relativiser son importance. Pourquoi ne pas, dans ce cas, célébrer à la fin également un salut du Saint-Sacrement, réciter la litanie des Saints, un Rosaire, ainsi qu'un chemin de croix (après chaque dizaine, évidemment) ?
images/icones/hum2.gif  ( 954785 )En outre, le prêtre prie à genoux en chasuble par Le Bouvreuil (2022-10-25 22:13:32) 
[en réponse à 954783]

Ce qu'il ne fait jamais, et ce qui constitue une autre bizarrerie liturgique.