Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=949543
images/icones/neutre.gif  ( 949543 )Liturgie des premières années de la FSSPX par Candidus (2022-07-16 00:47:33) 

Je vous soumets un témoignage intéressant d'un ancien prêtre américain de la FSSPX passé ensuite au sédévacantisme, sur la liturgie qui a été célébrée à Ecône - et donc dans les premiers prieurés de la Fraternité -, jusqu'en 1976.

Q. : La liturgie de Jean XXIII n'est-elle pas celle dans laquelle vous, prêtres, avez été formés et ordonnés à Ecône ?

La réponse est non [...] jusqu'en septembre 1976 la messe était celle des premières années de Paul VI. (En effet, la concélébration était permise dans nos premiers statuts.) Le célébrant s'asseyait sur le côté et écoutait les lectures, ou les faisait lui-même à des lutrins face au peuple. La seule raison pour laquelle les lectures se faisaient en latin et non en français, nous disait-on, c'est que le séminaire est international ! (Il est intéressant de noter que les Ordonnances de la Fraternité, signées par Mgr Lefebvre et actuellement en vigueur, permettent la lecture de l'Épître et de l'Évangile en langue vernaculaire - sans les lire d'abord en latin).


Abbé Daniel Dolan, The Roman Catholic, Juin 1983.
images/icones/neutre.gif  ( 949545 )Candidus.... par Pol (2022-07-16 06:31:23) 
[en réponse à 949543]

....tous les témoignages des sédévacantistes ne sont pas les bienvenus ici sur le FC. Econe et la Fsspx sont toujours des appâts propices pour attirer l'attention des liseurs.Caveat.A eviter, il me semble.
images/icones/neutre.gif  ( 949546 )Vous noterez... par Candidus (2022-07-16 06:43:51) 
[en réponse à 949545]

... que ce témoignage factuel n'est lié ni directement ni indirectement aux convictions sédévacantistes de son auteur. N'importe quelle personne ayant fréquenté la FSSPX à cette époque pourrait le faire, et cela recoupe mon expérience personnelle, un peu postérieure et plus générale, ainsi que celle de Nemo au Port-Marly où, nous a-t-il expliqué, dans les années 70, sur le plan liturgique, le missel de 1962 n'était pas la référence absolue qu'il est devenu depuis.
images/icones/neutre.gif  ( 949548 )Merci, je vous comprends.... par Pol (2022-07-16 08:00:28) 
[en réponse à 949546]

...et bonne journée à vous.
images/icones/fleche2.gif  ( 949563 )Diversité par Peregrinus (2022-07-16 10:40:48) 
[en réponse à 949543]

Il me semble que la raison de la diversité rituelle du premier traditionalisme est assez facile à expliquer : obéir à Rome était naturel, et ce n'est que graduellement que le décrochage vis-à-vis des prescriptions romaines s'est effectué, entre 1964 et 1969. Il est donc logique que beaucoup aient accepté, au moins pour un temps, les livres de 1965, ce qui ne signifie pas nécessairement qu'ils les aient trouvés merveilleux ou du moins supérieurs à ceux de 1962.

Même si d'un point de vue historique cela peut être intéressant, il n'y a donc sans doute guère de conclusions pratiques à en tirer pour aujourd'hui.

Peregrinus
images/icones/1y.gif  ( 949568 )Il est incorrigible par Jean-Paul PARFU (2022-07-16 11:18:47) 
[en réponse à 949563]

Candidus revient perpétuellement sur les mêmes sujets :

- La Salette, Léon XIII, le Bref examen critique du nouvel Ordo Missae et ce qu'il prend pour les contradictions de Mgr Lefebvre et de la FSSPX.

On a beau lui répondre comme vous le faites, Peregrinus, et comme ici, ça ne sert strictement à rien !

Il pourrait de même nous expliquer que la plupart des prêtres de la FSSPX ne porte pas la barrette à la Dom Camillo, contrairement à ceux des instituts Ex-ED et nous pourrions lui redire que Mgr Lefebvre était un missionnaire et que dans les missions on était moins à cheval sur les rubriques : on portait plutôt des soutanes blanches sans trop de boutons et le casque colonial !
images/icones/neutre.gif  ( 949580 )Don... par Candidus (2022-07-16 13:32:33) 
[en réponse à 949568]

Camillo, cher Jean-Paul.
images/icones/neutre.gif  ( 949582 )Sacro sanctum Concilium par Roger (2022-07-16 13:36:53) 
[en réponse à 949580]

Un argument d ordre historique

C est la publication du Missel de Paul VI qui a provoqué un choc remettant en cause les réformes mises en œuvre depuis 1965.

Mais l expérience me semble prouver qu une lecture raisonnable de SC était possible et même attendue par de nombreux évêques. Nul ne pensait alors que la restauration demandée par les pères conciliaires deboucherait sur une refonte radicale du Missel..
images/icones/neutre.gif  ( 949591 )Bien vu par Candidus (2022-07-16 14:48:24) 
[en réponse à 949582]

Je suis tout à fait d'accord avec vous. Et c'est pour cette raison que Mgr Lefebvre a voté en faveur de SC.

J'aime à rappeler la position de Mgr Lefebvre concernant les premières étapes de la réforme liturgique :

"QUELQUE CHOSE ÉTAIT À RÉFORMER ET À RETROUVER.

Il est clair que la première partie de la messe faite pour enseigner les fidèles et leur faire exprimer leur foi avait besoin d’atteindre ces fins d’une manière plus nette et dans une certaine mesure plus intelligible. À mon humble avis deux réformes dans ce sens semblaient utiles : premièrement les rites de cette première partie et quelques traductions en langue vernaculaire.

Faire en sorte que le prêtre s’approche des fidèles, communique avec eux, prie et chante avec eux, se tienne donc à l’ambon, dise en leur langue la prière de l’oraison, les lectures de l’Épître et de l’Évangile ; que le prêtre chante dans les divines mélodies traditionnelles le Kyrie, le Gloria et le Credo avec les fidèles. Autant d’heureuses réformes qui font retrouver à cette partie de la messe son véritable but. Que l’ordonnance de cette partie enseignante se fasse d’abord en fonction des messes chantées du dimanche, de telle manière que cette messe soit le modèle suivant lequel les rites des autres messes seront adaptés, autant d’aspects de renouvellement qui apparaissent excellents. Ajoutons surtout les directives nécessaires à une prédication vraie simple, émouvante, forte dans sa foi et déterminante dans les résolutions. C’est là un des points les plus importants à obtenir dans le renouveau liturgique de cette partie de la messe.

Pour les sacrements et les sacramentaux, l’usage de la langue des fidèles semble encore plus nécessaire, puisqu’ils les concernent plus directement et plus personnellement."


Article de Mgr Lefebvre dans Itinéraires le 6 juin 1965, repris dans le livre Un évêque parle, Editions D.M.M., 1979, p. 24
images/icones/hein.gif  ( 949583 )Quelle est la différence entre Don et Dom ? par Meneau (2022-07-16 13:41:42) 
[en réponse à 949580]

Question sans a priori. J'ignore vraiment la réponse, mais elle est à vos yeux suffisamment importante pour que vous la mentionniez.

Cordialement
Meneau
images/icones/1d.gif  ( 949584 )Dom vient de Dominus par Jean-Paul PARFU (2022-07-16 14:09:17) 
[en réponse à 949583]

"Maître" et est donc la bonne orthographe. Don est, en réalité, une retranscription phonétique française erronée !

Lire le fil et le post ici
images/icones/fleur.gif  ( 949586 )Don, dom... par Père M. Mallet (2022-07-16 14:13:10) 
[en réponse à 949583]

Il y a eu tout un fil récemment sur ce sujet.
Tous les deux sont des abbréviations de dominus (cf. "jube, domne, benedicere...") qui veut dire aussi "monsieur".

Dom est utilisé essentiellement chez les bénédictins (et chez les imprimeurs qui font des coquilles).

Don : surtout en Espagne (et en Italie autrefois ?). J'ai reçu récemment un dossier de mariage en espagnol pour Don Adolfo Ramirez et Dona Ferentes (j'ai changé les noms...).



images/icones/1a.gif  ( 949598 )Aussi en Italie aujourd'hui par Luc de Montalte (2022-07-16 16:58:39) 
[en réponse à 949586]

Don Carlo Cecchin, ancien vicaire de la paroisse Sainte Odile par exemple. Ou dans la presse italienne au hasard aujourd'hui : don Maffeis.

Dom est la version française de l’abréviation, à l'origine.
images/icones/1d.gif  ( 949606 )Timeo Danaos... par Eucher (2022-07-16 18:32:26) 
[en réponse à 949586]

Merci pour le sourire, mon Père, surtout en ce jour de mauvaises nouvelles...
-Eucher.
images/icones/neutre.gif  ( 949587 )En résumé... par Candidus (2022-07-16 14:13:20) 
[en réponse à 949583]

... en français moderne, Dom est réservé aux religieux de certains ordres tels que les bénédictins et les chartreux. Il peut être suivi du prénom (Dom Gérard) ou du nom (Dom Guéranger, Dom Pérignon) selon les congrégations.

Don est utilisé en Italie devant le prénom des prêtres séculiers (Don Camillo) et en Espagne devant tout prénom d'une personne que l'on vouvoie. Je pense qu'en portugais c'est la même chose.

En France, les prêtres de la Communauté St Martin, qui s'est développée en Italie avant de revenir en France, suivent la pratique italienne et utilisent Don + le prénom du prêtre.
images/icones/fleur.gif  ( 949588 )[réponse] par Quodvultdeus (2022-07-16 14:19:21) 
[en réponse à 949583]

Pourquoi le Don Quichotte de Miguel de Cervantès s’écrit-il Don et le Dom Juan de Molière Dom, alors que les deux oeuvres datent du XVIIe siècle ?
Tout simplement parce que ce titre de noblesse, attribué à deux personnages espagnols, renoue, chez le dramaturge français, avec sa racine latine.
À l’origine, le titre dom, forme abrégée tirée du latin dominus (maître de maison), est donné à certains ecclésiastiques. Au XVIe siècle, l’abréviation devient don, sur les modèles espagnol (Don Quijote de la Mancha, 1605) et italien.

Mais au début du XVIIe s., en France, réapparaît dom, qui désigne tout à la fois les membres de certains ordres religieux (comme le moine bénédictin Dom Pérignon, bien connu des amateurs de champagne), et, par latinisation, ceux de la noblesse. Il semblerait que le Dom Juan de Molière (1665), loin d’entrer dans les ordres, n’ait pas échappé à la tendance !

Par la suite, l’opéra de Mozart s’écrira Don Juan (en italien Don Giovanni, 1787), tout comme le Don Juan aux enfers de Baudelaire (1857).

Depuis Stendhal, on emploie don Juan pour « séducteur, homme à femmes ». Quant au don Quichotte, tout comme le personnage de Cervantès qui se « bat contre des moulins à vent » au lieu de véritables ennemis, il agit pour des causes sans intérêt ou perdues d’avance.

Source: Dictionnaire historique de la langue française, sous la direction d’Alain Rey, juillet 2010


J'ajoute ceci : l'usage actuel veut que l'on écrive dom pour un moine bénédictin, cistercien ou chartreux et don pour un prêtre italien ou un prêtre de la Communauté Saint-Martin (en souvenir de ses débuts en Italie).
images/icones/neutre.gif  ( 949592 )I love you, but I don't like you... par Candidus (2022-07-16 14:58:07) 
[en réponse à 949568]

C'est ce que me dit régulièrement une de mes filles anglophones. Motus mutandi, je pourrais vous dire la même chose. Je vous aime bien, j'ai beaucoup d'atomes crochus avec vous, mais vous m'énervez souvent au plus haut point. Nous avons le même âge et j'espère que nous aurons un jour l'occasion de nous rencontrer avant de passer l'arme à gauche.
images/icones/1e.gif  ( 949593 )Au fait par Jean-Paul PARFU (2022-07-16 15:19:14) 
[en réponse à 949592]

Avez-vous retrouvé vos lingots d'or, cher Candidus ?
images/icones/neutre.gif  ( 949595 )J'aimerais que ce fussent des lingots... par Candidus (2022-07-16 15:42:33) 
[en réponse à 949593]

Il ne s'agit que de pièces de 20 fr suisse, l'équivalent de nos Napoléons.

Une audience devant la cour d'appel était prévue pour le 16 mai. Malheureusement, mon avocat n'était pas disponible ce jour-là et il a demandé un report d'audience. Nous en sommes là.

Ce qui me rend optimiste c'est l'intensité avec laquelle les Moldaves veulent intégrer l'UE. Ils savent que leurs décisions judiciaires sont scrutées et ils en ont assez d'être le pays dont les sentences sont le plus souvent cassées par la Cour de Justice Européenne. J'ai donc des chances de bénéficier d'un jugement impartial.