Le Forum Catholique
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( 944878 )
Pourquoi une part croissante de catholiques votent-ils à l’extrême droite ? par XA (2022-04-27 18:05:06)
Pourquoi une part croissante de catholiques votent-ils à l’extrême droite ? Pour l’historien Xavier Boniface, l’origine de ce positionnement est à chercher dans une confusion entre le temporel et le spirituel, déjà prégnante dans l’Action française en début du XXe siècle. C'est ce qu'il écrit
dans une Tribune parue dans La Croix hier.
Je vous en livre un court extrait.
"la crainte que l’islam l’emporte numériquement sur le catholicisme en France ne devrait pas être appréhendée comme un problème politique, mais comme un enjeu religieux. Ne conviendrait-il pas d’évangéliser, d’annoncer le Christ, dans un esprit fraternel, à la masse innombrable des indifférents, plutôt que de considérer la religion musulmane comme concurrente et de soutenir l’exclusion de ses fidèles ? Ce n’est pas en chassant ou en interdisant l’autre que le christianisme grandira, au contraire !"
Je trouve ce propos assez intéressant.
Pouvons-nous affirmer sans rougir que l'évangélisation se fait partout, à temps et à contre temps ? On voit bien des prêtres qui font des conférences aux quatre coins de la France auprès d'un public convaincu ou qui prêchent sur Facebook, Twitter, ou sur un blog, mais qui négligent l'apostolat local, le limitant au strict indispensable (ce n'est pas possible autrement).
La presse, qu'elle soit locale, régionale ou nationale regorge d'articles au sujet du ramadan. Nous déplorons que le Carême soit réduit au strict minimum, quand mention il y a même.
Mais combien de prêtres se sont rapprochés des correspondants locaux ou régionaux pour les informer des différents offices liturgiques proposés, des pélerinages organisés ? Combien de journalistes ont-ils été invités à couvrir telle ou telle manifestation ? Combien de rédactions reçoivent les horaires des messes, des offices de la Semaine sainte par exemple ?
En bref, ne sommes-nous pas tous un peu responsables du manque de visibilité de l'Eglise ? Il est commode d'accuser le système, de dénoncer le "Komplot", quel que soit l'adjectif qu'on lui accole en bon Pavlovien. C'est un ensemble de questions que je livre à votre réflexion. C'est pour ma part une piste de travail pour les temps à venir pour le Forum Catholique. Si Dieu veut.
XA

( 944880 )
Mauvais postulat de départ par Leopardi (2022-04-27 19:01:35)
[en réponse à 944878]
Ce que La Croix appelle l'extrême droite est la droite.
Maintenant qu'attendre de la part d'un journal qui a appelé à voter Macron!

( 944881 )
Ou plutôt, pourquoi une part croissante de journalistes qualifient d'extrême droite le vote catholique ? par jl dAndré (2022-04-27 19:22:29)
[en réponse à 944878]
C'est ainsi qu'il faut poser la question !

( 944898 )
Exactement par Vassilissa (2022-04-27 22:50:33)
[en réponse à 944881]
Tout est dans le titre

( 944886 )
Une possible réponse ! par M (2022-04-27 20:12:01)
[en réponse à 944878]
N'oublions pas que Jésus est assis à la droite de Dieu !
Une position qu'il faudra aborder du reste, pourquoi à sa droite ?
( Je fais un peu d'espace pour AVV-VVK )
Donc pour revenir à la question initiale magistralement posée par
notre Webmestre, les catholiques voulant être par nature à la
droite de Jésus pour suivre son exemple, se retrouvent de fait à
l'extrême droite de Dieu !
Comme quoi quelquefois, on se triture les méninges pour pas grand
chose .
Bien à vous tous .
M... ( serein )

( 944887 )
( Je fais un peu d'espace pour AVV-VVK ) par AVV-VVK (2022-04-27 20:23:03)
[en réponse à 944886]
Sens de l' humour !

( 944888 )
Oui ! par M (2022-04-27 20:28:52)
[en réponse à 944887]
L'humour n'est pas une grâce .
Il n'est pas donné à tout le monde ...
Bien à vous .
M...

( 944894 )
A la droite par Jean-Paul PARFU (2022-04-27 22:17:01)
[en réponse à 944886]
Vous devriez lire ce post et ce fil
ici

( 944911 )
Non ! pas la droite "de" Dieu, mais le Fils à "la" droite du Père par Glycéra (2022-04-28 10:50:54)
[en réponse à 944886]
Confusion des termes !
Mauvaises traductions des Ecritures ? et cela pourrit la vie.
Jésus n'est pas à la droite de Dieu, puisqu'Il EST Dieu !
Jésus Est Dieu ! Tout entier, mais à des % près.
Le Père EST Dieu !
Jésus a la puissance du Père, sa délégation complète, sa confiance, tout pouvoir lui est donné, et c'est la droite qui gouverne,... du moins dans les traditions qui sont en Dieu.
Comment peut-on comprendre, expliquer, enseigner un truc qui n'est pas juste, pas vrai, pas théologiquement précis ?
C'est cause d'embrouille dans les coeurs et de brouille entre les gens qui désirent croire ce qui est vrai, juste, précis.

( 944914 )
Actes 7, 55 et 56... par Sacerdos simplex (2022-04-28 11:28:11)
[en réponse à 944911]
52 Y a-t-il un prophète que vos pères n’aient pas persécuté ? Ils ont même tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, celui-là que maintenant vous venez de livrer et d’assassiner.
53 Vous qui aviez reçu la loi sur ordre des anges, vous ne l’avez pas observée. »
54 Ceux qui écoutaient ce discours avaient le cœur exaspéré et grinçaient des dents contre Étienne.
55 Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, fixait le ciel du regard : il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu.
56 Il déclara : « Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »
57 Alors ils poussèrent de grands cris et se bouchèrent les oreilles. Tous ensemble, ils se précipitèrent sur lui,
Sinon, vous avez Marc 16, 19 :
Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu.
Et puis Romains 8, 34 :
34 alors, qui pourra condamner ? Le Christ Jésus est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, il intercède pour nous :
Coloss. 3, 1 :
01 Si donc vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.
1 Pierre 3, 22 :
il sauve par la résurrection de Jésus Christ,
22 lui qui est à la droite de Dieu, après s’en être allé au ciel, lui à qui sont soumis les anges, ainsi que les Souverainetés et les Puissances.
etc. etc. etc...
Quel dommage que St. Pierre et St Paul n'aient pas suivi vos cours de théologie !

( 944919 )
Merci Monsieur l'abbé ! par Jean-Paul PARFU (2022-04-28 12:49:34)
[en réponse à 944914]
Sachant que le post n'avait pas trait à la remarque de Glycéra, mais au terme : "à la droite de ...". Elle était donc hors sujet et tendait à mettre la confusion.
Elle a donc fait dévier le propos et pour une traduction visant, en réalité, en l'occurrence (ce n'est pas toujours le cas), à masquer le fait que Jésus s'assied à la droite de la Puissance, à la droite de la divinité, Lui-même étant Dieu !

( 944928 )
Droite en Dieu ou droite hors de Dieu ? Comment le dire avec des mots justes ? par Glycéra (2022-04-28 15:31:47)
[en réponse à 944914]
Autrement dit droite intérieure ou droite extérieure ?
Si tant est qu'il y ait un extérieur à Dieu ai est partout, par essence.
Merci Monsieur l'abbé de votre réponse, qui permet d'approfondir ces points si percutants.
Est-on certain que la traduction par ce "de" en français est fidèle au grec, au latin et même à l'hébreu ?
Oui, ces formules de St Paul m'ont toujours gênée, car les leçons qui en parlaient nous disaient quasiment que Jésus-homme s'asseyait à la droite de Dieu=Père. Donc confusion, embrouille, et perte de la Tri-Unité qui est d'abord Une. Et qui n'est Trine que par révélation de ce mystère que nulle intelligence ne pouvait imaginer.
Si je pense Trône, avec plusieurs places ... alors je vois Jésus intérieur, du côté puissance et pouvoir divin. Ambiguité de ce "de", qui dit droite "du" trône pour les deux positions, si parler de position spatiale était possible. Faiblesse misérable de notre pauvres mots ... si déformés par l'orgueil et l'ignorance.
Vous voyez que je ne nie pas la théologie, le symbole ni la Tradition, mais que je critique les mauvaises transmissions qui donnent des déraillements catastrophiques dans sles manières d'enseigner ce qui est Juste, Vrai, Précis.
Avec mes bonnes salutations
Glycéra
PS Regnum Galliae : justement, ne dites-vous pas que la formule ne fait pas d'abord penser que Jésus serait simple homme et non d'abord Dieu ? Et je dirai homme par choix, par accident presque, sûrement pas par priorité essentielle, ontologique. On retrouve là ce qui a été si mal dit que les musulmans nous reprochent de dire que Jésus (un homme) s'est fait Dieu, alors qu'ils inversent la théologie, la Révélation, qui explicitement révèle que Dieu se fait homme, et comme totu homme reçoit un Nom : Dieu-Sauve = Iéshuah.

( 944921 )
En suivant votre raisonnement par Regnum Galliae (2022-04-28 14:36:48)
[en réponse à 944911]
Jésus ne serait pas le Fils de Dieu puisqu'Il est Dieu lui-même.
Jésus est bien le Fils de Dieu à la droite duquel Il règne.

( 944931 )
Rien compris chère Glycéra ! par M (2022-04-28 20:02:47)
[en réponse à 944911]
Tout le monde ici sait que Jésus est Dieu !
Faut envoyer le Credo à la poubelle ?
Et le Credo ne m'a jamais pourri la vie .
Vous partez sur un Dieu Trine qui est notre évidence, mais comprenez
qu'on reste perplexe sur vos écrits .
ésus a la puissance du Père, sa délégation complète, sa confiance, tout pouvoir lui est donné, et c'est la droite qui gouverne,... du moins dans les traditions qui sont en Dieu.
Dieu aurait des traditions ?
Plutôt nous non ?
Et notre " tradition " c'est que Jésus vainqueur de la mort, est assis
à la droite de Dieu !
Et comme Jésus est Dieu, n'oublions pas le Saint- Esprit qu'il ne
faudrait pas mettre sur un strapontin .
On va éviter de parler de la place de Notre Dame ...
Mais Elle est là !
Bien à vous .
M...

( 944890 )
C'est une très bonne question par Ptitlu (2022-04-27 21:42:05)
[en réponse à 944878]
La presse, qu'elle soit locale, régionale ou nationale regorge d'articles au sujet du ramadan. Nous déplorons que le Carême soit réduit au strict minimum, quand mention il y a même.
Mais combien de prêtres se sont rapprochés des correspondants locaux ou régionaux pour les informer des différents offices liturgiques proposés, des pélerinages organisés ? Combien de journalistes ont-ils été invités à couvrir telle ou telle manifestation ? Combien de rédactions reçoivent les horaires des messes, des offices de la Semaine sainte par exemple ?
Il y a même des prêtres ralliés* qui ne trouvent pas cinq minutes pour donner leurs horaires à la feuille diocésaine ou inter-paroissiale de leur ville, ce qui entraîne un manque de visibilité patent et qui à mon humble avis va à l'encontre du zèle apostolique.
Parmi les motifs invoqués "vivons heureux vivons cachés", "comme ça notre église est une paroisse indépendante"** (de la paroisse centre ou des lieux diocésains), "pas le temps", etc.
Cela reste de mauvais arguments...
*Sans aucune volonté de blesser. Je parle des instituts ecclesia dei notamment, les cas auxquels je pense sont dans ce cadre.
** D'autant plus cocasse quand l'apostolat est sous convention pluriannuelle, et qu'une partie des quêtes sont versées au diocèse qui prend en charge le logement de l'abbé. Si on est indépendant, on commence par loger à ses frais, non ?

( 944892 )
Je peux vous citer le cas d'un vicaire qui peste contre... par Sacerdos simplex (2022-04-27 22:04:38)
[en réponse à 944890]
...son curé qui refuse absolument de publier les horaires des messes tradies au motif que TC ordonne explicitement cela.
Malgré tous ses efforts et réclamations.
C'est exactement l'inverse du cas que vous décrivez.
Pour ceux-ci, d'ailleurs, peut-être ont-ils des raisons qu'ils ne vous ont pas expliquées, je ne sais pas, je ne connais pas ce genre de cas.
Ce vicaire en souffre énormément.
Priez pour lui...

( 944900 )
Comme TC ordonne tout et son contraire par Ptitlu (2022-04-27 23:03:50)
[en réponse à 944892]
Son curé est plus bizarre que moi (chapeau)
Je prie pour lui.
Cela dit, lesdits horaires (de facto) pourraient être passés à un fidèle, qui lui même... Etc.
Au moins pour l'un d'entre eux, son institut devrait comprendre que ordonner un curé ne signifie pas nécessairement qu'il faut le lâcher seul à la tête d'une paroisse et apostolats annexes, avec pour tout viatique qu'il est le curé, donc seul maître à bord après Dieu, comme toute personne qui aime cuisiner n'est pas faite pour tenir un hôtel-restaurant.
Seulement dans la vraie vie, ça se solde par un burn-out et une faillite, alors que dans l'Eglise, cela engendre des souffrances pote les fidèles, vicaires, séminaristes etc. dont les desservants, confinés dans leur orgueil comme une carapace contre la vérité, ne se rendent même pas compte - quand ils ne les aggravent pas.
Remarque qui vaut aussi pour bien des paroisses NOM (mais où les prêtres ont moins l'occasion d'être seuls).

( 944903 )
situation pas si rare par Mandrier (2022-04-28 09:21:42)
[en réponse à 944900]
J'ai l'exemple d'un prêtre ED dont les messes étaient peuplées de néophytes de la messe traditionnelle et qui a passé son temps à lutter contre 3 grands mères de la paroisse qui ont passé leur temps à arracher les feuilles d'horaire qu'il placardait. Sa messe rassemblant 400 personnes n'a jamais été signalée, seule l'était celle en rite Paul VI qui rassemblait une dizaine de fidèle.
Cette situation existe toujours quoique le curé ne soit apparemment pas hostile.
Cela se passe dans le diocèse du nouvel archevêque de Paris

( 944891 )
Plusieurs choses par Jean-Paul PARFU (2022-04-27 22:04:07)
[en réponse à 944878]
1) Comme certains l'ont dit, ce que la gauche, dont fait partie "La Croix", appelle l'extrême-droite, c'est simplement la vraie droite.
Seule la droite assumée défend la loi morale naturelle et l'identité chrétienne de la France.
2) Il n'est pas acceptable d'être sans arrêt mis en accusation. Les Français sont envahis et c'est encore à eux que l'on reproche de ne pas faire ceci ou cela, d'être trop comme ceci ou comme cela.
La France, ce n'est pas l'Eglise et elle n'a pas vocation à recevoir et à convertir les peuples. Elle a simplement vocation à rester elle-même !

( 944912 )
Moins on est catholique et plus on est dans le bon camp par Scrutator Sapientiæ (2022-04-28 11:03:45)
[en réponse à 944891]
Bonjour Jean-Paul PARFU,
Ne pas oublier que pour bien des clercs catholiques, au sens large, moins on est catholique, d'une manière dite identitaire, et plus l'on est dans le bon camp, le camp du bien, le camp du peuple ou du progrès.
Nous sommes ici en présence d'un problème de manichéisme axiologique et historiciste qui distingue entre ceux qui font les bons choix et ceux qui font les mauvais choix, à travers l'histoire de France, au moins depuis les années 1930, pour ce qui a trait au XXeme siècle.
Bonne journée.
Scrutator.

( 944897 )
Parce que l'extrême droite est devenue centriste par Paterculus (2022-04-27 22:47:15)
[en réponse à 944878]
Pour les communistes, tout ce qui est à leur droite est fasciste.
Et pour leur apologie, ils ont truqué l'histoire. Ainsi Pétain est-il pour eux d'extrême droite, alors que dans son gouvernement on trouvait soit des techniciens (exemple : un militaire au ministère de la guerre), soit des politiciens issus du gouvernement précédent, donc du front populaire (les communistes ayant été écartés en raison de leur alignement sur Moscou, allié de Hitler en 1939). Bref, Pétain avait un gouvernement de gauche.
De plus Hitler était-il de droite ? Pour le dire il faut oublier le deuxième terme de "nazional-Sozialist".
Et le conditionnement qu'ils ont imposé aux mentalités subsiste. Les changements qu'ils ont opéré ou qui sont opérés aujourd'hui dans le même sens sont considérés comme allant dans le "sens de l'histoire", ils sont nécessairement des progrès. Ce qui va contre est nécessairement "réactionnaire" et donc d'extrême droite.
Sur l'échiquier politique européen, les conservateurs ne sont qu'un petit nombre, mais ce qu'ils veulent conserver ce sont des valeurs auxquelles les communistes et leurs alliés se sont opposés (les réactionnaires ne sont donc pas ceux qu'on désignent de ce nom !). Face à ceux qui veulent "du passé faire table rase" les conservateurs maintiennent un humanisme issu de la civilisation dont les racines sont chrétiennes.
Alors je demande ce que Monsieur Boniface appelle "extrême droite".
Pour le reste, vous avez sans doute raison, nous avons négligé l'évangélisation des petites gens : ceux qui s'en sont occupés, dans le clergé, étaient des gauchistes qui, eux, mélangeaient allègrement le spirituel et le temporel.
Ceux qui voulaient vraiment le bien spirituel des humbles gens étaient combattus comme distrayant le peuple de son devoir d'émancipation.
On a lutté dans le clergé gauchiste, contre tout ce qui touchait le peuple dans le culte et la pastorale en général : de l'encens aux processions, etc.
C'est à cela qu'il faut revenir.
Mais je peux citer l'exemple d'un curé qui, nommé en 2014, est arrivé en retard à une réunion du presbyterium, parce qu'il était d'abord allé voir le maire du chef-lieu de sa paroisse au seul jour où celui-ci recevait : les confrères lui ont demandé quel était le but de cette rencontre...
Bref il y a du chemin à parcourir.
Mais ne vous y trompez pas, cher XA, le politiquement correct règne en maître dans les écoles de journalisme, et il faut du temps pour qu'un journaliste comprenne de quoi on parle quand il est question de religion, spécialement chrétienne.
VdP

( 944908 )
Il faut à la fois évangéliser et considérer l'islam comme un concurrent. par Scrutator Sapientiæ (2022-04-28 10:33:52)
[en réponse à 944878]
Bonjour XA,
Je réagis au contact de l'extrait cité.
Il faut à la fois évangéliser en direction des croyants non chrétiens, au lieu de consensualiser en direction des religions non chrétiennes, ET considérer les religions non chrétiennes comme des religions qui concurrencent, effectivement et objectivement, la religion chrétienne.
En d'autres termes, il faut sortir
- de l'idée fausse d'après laquelle le consensualisme interreligieux philanthropique est d'inspiration évangélique, alors qu'il découle d'un agnosticisme immanentiste qui n'est sûrement pas d'inspiration chrétienne, confessante et conversive, sous un angle christocentrique,
et
- de l'idée fausse selon laquelle l'Évangile est consensuel, alors qu'il ne l'est ni en matière morale, ni en matière religieuse.
L'antinomie mise en avant par l'auteur du texte cité risque fort de fonctionner à l'hemiplegie, dans le cadre d'une mise en oeuvre pastorale, dans l'acception non conciliaire de ce terme.
Bonne journée.
Scrutator.

( 944913 )
Oui et la guerre va y aider... par Roger (2022-04-28 11:20:16)
[en réponse à 944908]
Cher Scrutator vous avez raison
Nous sortirons d autant plus facilement du consensualidme que celui ci est moribond dans la société civile et médiatique.
Comme le montre la presse occidentale, le culte de la paix et du dialogue s est évaporé. Le parti démocrate américain a fait triompher sa vision selon laquelle on dialogue pacifiquement avec ceux qui pensent comme nous et on combat sans pitié ses ennemis.
Il faut croire aux Droits humains, obéir aux gouvernements démocratiques, et combattre les forces du mal.
Le discours ireniste sera bientôt diabolisé et François sera out.
Je note par exemple que La Vie et la Croix pensent qu il est désormais exclu de dialoguer avec le patriarcat de Moscou (après avoir pensé le contraire depuis 1962)...œcuménisme où es tu

( 944915 )
La Vie et La Croix par Jean-Paul PARFU (2022-04-28 11:29:41)
[en réponse à 944913]
sont en réalité toujours politiquement corrects !
Depuis 1962, il fallait dialoguer, car derrière le Patriarcat de Moscou, il y avait le parti communiste. Aujourd'hui, il ne faut plus dialoguer avec lui, parce que derrière le Patriarcat de Moscou, il y a Poutine qui est considéré en Occident (et en partie à juste titre en l'occurrence) comme le méchant !
En réalité, "La Vie" et "La Croix" sont toujours égaux à eux-mêmes : ils sont avant tout et toujours "mainstream". C'est ça qui est important pour eux et non l'oecuménisme !

( 944917 )
Oui cher maître par Roger (2022-04-28 11:37:17)
[en réponse à 944915]
Vous avez raison
Mais, hélas, l influence de ces médias est aujourd'hui encore supérieure à elle de famille chrétienne...et de notre forum...

( 944933 )
Curieuse boussole par Ptitlu (2022-04-28 21:10:11)
[en réponse à 944915]
Portée par deux oxymores.

( 944944 )
C'est vrai sur le plan géopolitique et sur le plan anthropologique par Scrutator Sapientiæ (2022-04-29 08:29:47)
[en réponse à 944913]
Bonjour Roger,
Vous avez raison, aujourd'hui, l'irénisme n'a plus cours, car malheur à celui qui essaie de résister à la conception dominante des rapports de force dans le monde, et malheur à celui qui essaie de résister à la conception dominante de l'individu contemporain, cette conception dominante ressemblant fréquemment à une espèce d'anarcho-individualisme libéral-libertaire.
L'optimisme présent dans le discours de Jean XXIII en date du 11 octobre 1962, à l'occasion de l'ouverture du Concile Vatican II, est encore moins approprié qu'au cours des six décennies qui viennent de s'écouler.
Quand les clercs néo-catholiques vont-ils enfin commencer à en tirer les conclusions doctrinalo-pastorales qui s'imposent ?
Bonne journée.
Scrutator.

( 944949 )
Ils sont divisés par Roger (2022-04-29 11:24:59)
[en réponse à 944944]
Cher Scrutator
Les clercs sont divisés entre ceux qui rejettent les dérives contemporaines et ceux qui ont au nom du Dieu d Amour sont prêts à TOUT accepter.
La question fondamentale serait qu est ce que l Amour ? S agit il d une norme morale ou de l acceptation inconditionnelle de toutes les dérives justifiées par la liberté et la recherche du plaisir ?
Quant à l episcopat, il est sans doute divisé sur cette question fondamentale mais il a aussi peur de voir la police perquisitionner dans ses bureaux suite au rapport Sauvé...

( 944926 )
L'approbation de l'islam vs l'accueil des ex-musulmans. par Scrutator Sapientiæ (2022-04-28 15:12:31)
[en réponse à 944878]
Rebonjour,
Nous avons déjà certainement commencé et allons probablement continuer à passer
- d'une Eglise catholique avant tout annonçante, confessante, enseignante, conversive, théologale in Christo,
- à une Eglise néo-catholique avant tout approuvante, dialoguante, écoutante, inclusive, partenariale in Mundo.
Et, dans le cadre de la mise en oeuvre de ce passage, suicidaire et non vivifiant, de même que, hier, bien des évêques ont préféré l'approbation du communisme à l'accueil des ex-communistes, de même, aujourd'hui, bien des évêques préfèrent l'approbation de l'islam à l'accueil des ex-musulmans.
C'est-à-dire que nous sommes aujourd'hui en présence d'évêques parmi lesquels certains commettent exactement la même erreur que celle qui a été commise, avant-hier ou hier, par bon nombre de leurs prédécesseurs.
Certains catholiques ne tiennent pas particulièrement à commettre cette erreur, et il est facile, sinon utile, de considérer et de donner à croire qu'ils sont "d'extrême-droite", mais, fondamentalement, cela ne change rien à l'affaire. Ce n'est quand même pas de leur faute si la droite dite républicaine est au centre-gauche, depuis le début des années 1980 et le "travaillisme à la française" !
En tout cas, la situation est d'autant plus frustrante qu'il suffirait que dix cardinaux reconnaissent publiquement que le dialogue ou, en tout cas, sa conception et sa conduite dominantes, TUENT l'annonce à petit feu, pour que les yeux de certains s'ouvrent enfin sur la supercherie qui est à l'oeuvre, encore plus depuis la fin des années 1970 que depuis le début des années 1960.
En quoi aidons-nous les croyants non-chrétiens à se déprendre de telle ou telle religion non chrétienne, plus ou moins asservissante, et à commencer à se convertir, sous la conduite et en direction de Jésus-Christ ?
Et en quoi une Eglise catholique depuis l'intérieur de laquelle on ne distingue presque pas, ou presque plus, clairement et fermement, entre les erreurs et la vérité, dans le domaine de la religion, conserve-t-elle, en plénitude, sa raison d'être ?
Bonne journée.
Scrutator.

( 944927 )
Excellente analyse par Gaius (2022-04-28 15:13:33)
[en réponse à 944878]
l’origine de ce positionnement est à chercher dans une confusion entre le temporel et le spirituel, déjà prégnante dans l’Action française en début du XXe siècle.
La folle tentation d'une partie du catholicisme français de sacrifier l'Evangile à la défense de la "civilisation chrétienne". Maurras récusait le "Christ hébreu", les « turbulentes Écritures orientales » de ces « quatre juifs obscurs » mais louait l'Eglise "Nef de l'ordre intellectuel et moral". Z se proclame "pour l'Eglise contre le Christ". Et de braves cathos osent y voir le moins pire, voire le meilleur des candidats...
J'ai déjà montré le naufrage qui fut celui de catholiques d'AF durant l'occupation
ici.
Après guerre, on relèvera les dérives du "national-catholicisme" en Algérie et en Amérique du Sud, la justification de la torture par Ousset/Cornelius, l'OAS, etc. (voir
ici; également Chiron, Histoire des traditionalistes, p. 114 ss).
Xavier Boniface a mille fois raison d'affirmer que "ce n’est pas en chassant ou en interdisant l’autre que le christianisme grandira, au contraire !".

( 944930 )
C'est vous qui confondez par Jean-Paul PARFU (2022-04-28 16:16:56)
[en réponse à 944927]
le temporel et le spirituel, en confondant la France avec l'Eglise. La France est une réalité naturelle, tandis que l'Eglise est une réalité surnaturelle !
S'il n'y a pas d'étrangers dans l'Eglise, il y a, en revanche, des étrangers en France. La France, ce n'est pas la République universelle ; la France ce n'est pas l'Eglise !
On en a très récemment reparlé
ici

( 944937 )
l'évangélisation est-elle réactionnaire par Mandrier (2022-04-28 22:44:14)
[en réponse à 944927]
peut-être avez vous raison, mais soyons réaliste je ne crois pas que c'est la lecture de Maurras qui empêche les catholiques français en général d'oeuvrer pour évangéliser. Chez certains de nos évêques la notion même d'évangélisation est quasiment réactionnaire

( 944943 )
Théocentrisme et tridentinisme sont souvent perçus comme ringards. par Scrutator Sapientiæ (2022-04-29 08:05:51)
[en réponse à 944937]
Bonjour Mandrin,
Je ne sais pas si, "chez certains de nos évêques la notion même d'évangélisation est quasiment réactionnaire", comme vous-même l'écrivez, mais je sais que si je souscrivais à leur vision des choses, en ce qu'elle a de plus officiel, je ne serais pas loin de considérer que l'évangélisation claire et ferme est à la fois potentiellement intolérante, à l'égard des croyants non chrétiens, et potentiellement irrespectueuse, vis-à-vis des croyances non chrétiennes.
Par ailleurs, nous sommes en présence d'évêques qui sont les continuateurs, ne serait-ce que pour des raisons chronologico-institutionnelles, d'autres évêques, qui ont obéi aux théologiens, mais aussi aux cardinaux et aux papes qui leur ont prescrit de commencer puis de continuer à faire barrage au théocentrisme et au tridentinisme, dans l'Eglise catholique.
Sous cet angle, Vatican II, au sens large, c'est "Castorama", car des "castors" y trouvent tout ce dont ils ont besoin, ou envie, pour pouvoir continuer "à faire barrage" à une restauration qui pourrait être synonyme de remédiation au lavage des cerveau des années 1960-1970 et aux conséquences de cette quasi lobotomie.
A mon avis, c'est avant tout cela, le théocentrisme et le tridentinisme, qui est jugé réactionnaire, l'anthropocentrisme qui constitue, il faut bien le dire, l'une des marques de fabrique du néo-catholicisme, ne pouvant supporter ni l'un ni l'autre.
Pour le dire autrement, nous ne sommes pas en présence de clercs qui sont officiellement toujours opposés à l'évangélisation, mais nous sommes en présence d'évêques qui sont effectivement souvent opposés à toute évangélisation contre-offensive face aux erreurs sur Dieu, face aux erreurs sur l'Eglise, face aux erreurs sur l'homme et face à l'esprit du monde.
Bonne journée.
Scrutator.

( 944961 )
Vatican II ??? par Roger (2022-04-29 16:26:43)
[en réponse à 944943]
Cher Scrutator
Je ne partage pas votre analyse.
Vatican II promeut au contraire l évangélisation.
D ailleurs si les prêtres ont abandonné la soutane et le latin ce fut notamment pour évangéliser plus et mieux.
L esprit du relativisme s est répandu progressivement mais plus tardivement...

( 944965 )
Oui Vatican II par Jean-Paul PARFU (2022-04-29 17:53:42)
[en réponse à 944961]
Et oui 1789 sont les causes de la plupart de nos problèmes ! Le futur cardinal Congar a même expliqué que Vatican II, c'était 1789 dans l'Eglise !
En proclamant la liberté religieuse, c'est-à-dire, je le rappelle, la liberté pour toutes les religions dans l'espace public et liberté comme un principe de droit naturel qui aurait de surcroît soi-disant été rappelé dans l'Ecriture, Vatican II a institué le relativisme religieux comme principe religieux !

( 944981 )
Bien sûr par Gaius (2022-04-29 19:20:36)
[en réponse à 944965]
que la liberté religieuse, entendue comme le droit de ne pas être contraint par le pouvoir civil à croire ou pratiquer, a un fondement scripturaire assez net dans la parabole de l'ivraie: "Laissez-l'un et l'autre ensemble jusqu'au temps de la moisson" (Mt 13, 29-30), c'est à dire jusqu'à la fin du monde (Mt 13, 39). Voir par ailleurs DH, ch. 11.
La proposition inverse, à savoir l'existence d'un devoir de l'Etat de réprimer l'hérésie par la force temporelle n'en a aucun.
Benoît XVI, Discours à la Curie du 22 décembre 2005:
Le Concile Vatican II, reconnaissant et faisant sien à travers le Décret sur la liberté religieuse un principe essentiel de l'Etat moderne, a repris à nouveau le patrimoine plus profond de l'Eglise. Celle-ci peut être consciente de se trouver ainsi en pleine syntonie avec l'enseignement de Jésus lui-même comme également avec l'Eglise des martyrs, avec les martyrs de tous les temps. L'Eglise antique, de façon naturelle, a prié pour les empereurs et pour les responsables politiques, en considérant cela comme son devoir (cf. 1 Tm 2, 2); mais, tandis qu'elle priait pour les empereurs, elle a en revanche refusé de les adorer, et, à travers cela, a rejeté clairement la religion d'Etat. Les martyrs de l'Eglise primitive sont morts pour leur foi dans le Dieu qui s'était révélé en Jésus Christ, et précisément ainsi, sont morts également pour la liberté de conscience et pour la liberté de professer sa foi, - une profession qui ne peut être imposée par aucun Etat, mais qui ne peut en revanche être adoptée que par la grâce de Dieu, dans la liberté de la conscience.

( 944982 )
Bien sûr par Meneau (2022-04-29 19:29:47)
[en réponse à 944981]
que le droit de ne pas être empêché de pratiquer au for externe public une fausse religion n'est en aucun cas un droit naturel fondé sur la dignité de l'homme comme le prétend DH 2
Cordialement
Meneau

( 944991 )
L'erreur n'a pas de droit ! par Jean-Paul PARFU (2022-04-29 20:31:20)
[en réponse à 944981]
Elle peut être, en revanche, tolérée dans les faits, pour telle ou telle raison et notamment, et c'est l'un des sens de la Parabole de Jésus, parce que, comme le dit aussi, et à sa manière, le proverbe populaire, "le mieux est l'ennemi du bien".
Que la Puissance publique réprime l'hérésie est parfois nécessaire, comme il est nécessaire que la Puissance publique réprime les méchants, le crime, etc ... Le fondement est d'abord le Bien commun et la loi morale naturelle !
Enfin, refuser d'adorer les chefs d'Etat est une chose ; le christianisme comme religion d'Etat, c'est autre chose. Il est d'ailleurs constant que ce sont les chefs d'Etats païens qui se comportent comme des tyrans et veulent se faire adorer.
Nous ne serions pas chrétiens si Constantin et Clovis ne s'étaient pas convertis !

( 945010 )
Ce discours de Benoît XVI comporte un anachronisme. par Scrutator Sapientiæ (2022-04-30 00:18:46)
[en réponse à 944981]
Bonsoir Gains,
Le discours de Benoît XVI en date du 22 décembre 2005 comporte un anachronisme axiologique, au sens de : un anachronisme dans le domaine de la conception des valeurs et de la relation aux valeurs.
En tout cas, on est en droit de mettre en doute le fait que les martyrs de l'Eglise primitive soient morts pour la liberté de conscience, telle qu'elle a été comprise de 1648 à 1945, et surtout telle qu'elle est comprise depuis 1945.
"Peut-être" ces martyrs ne sont-ils pas morts pour qu'eux d'autres qu'eux finissent par acquérir le droit de professer, dans certains cas, à peu près le contraire de ce qu'eux-mêmes professaient...
Bonne nuit.
Scrutator.

( 945013 )
Ce qu'on appelle par Jean-Paul PARFU (2022-04-30 08:43:13)
[en réponse à 945010]
La liberté de conscience, c'est en réalité l'autonomie de la conscience.
Il s'agit d'une invention des loges qui a pour but de retirer au christianisme et à l'Eglise catholique leur monopole sur les consciences occidentales.
Il faut bien comprendre que la liberté de conscience, philosophiquement, n'existe que dans l'exercice de la droite raison, car seule la vérité rend libre.
Pour les loges : une seule vérité, la liberté ; pour le christianisme, une seule liberté, la vérité !
Les martyrs chrétiens des premiers siècles sont morts pour la vérité. Ils ne sont pas morts pour le droit à l'erreur !

( 945016 )
Tout est train de changer par Roger (2022-04-30 09:27:52)
[en réponse à 945013]
La philosophie des Loges est en train de disparaître !
Cher maître, la liberté de conscience s efface au profit de la Vérité nouvelle. Anti racisme, féminisme, sexualité choisie, ...tout cela devient des vérités obligatoires
Il est exclu aujourd'hui d invoquer une quelconque liberté de conscience face à la guerre d Ukraine, Poutine, le mariage gay, l avortement, etc...
Quant aux papes du xxe siècle ils n ont pas entendu donner de droits à l erreur mais ils ont voulu assurer le droit de choisir la Vérité face aux pressions des régimes nazi, fasciste et communistes !
Bientôt les Loges (si elles sont cohérentes, ce qui est douteux) seront d accord avec vous..

( 945019 )
Pas si sûr par Meneau (2022-04-30 09:52:41)
[en réponse à 945016]
car ce que vous appelez Vérité nouvelle nous est bel et bien toujours imposé au nom de la liberté, cette liberté débridée dont parlaient les papes et qui s'affranchit de toute vérité, qu'elle soit morale, religieuse, sociale, ou même physiologique
Cordialement
Meneau

( 945022 )
En effet ! par Jean-Paul PARFU (2022-04-30 10:59:22)
[en réponse à 945019]
1) Il est vrai que certains en appellent à la liberté pour, en réalité, remplacer les valeurs en place par leurs propres valeurs.
2) Mais le problème de fond demeure. Il y a la vérité d'un côté et il y a l'erreur de l'autre, même si elle prétend être la vérité.
La liberté de conscience doit toujours être guidée par la droite raison.
En un mot, le bon Dieu a droit à notre obéissance et le diable, qui peut user, dans un premier temps, de stratagèmes pour nous faire désobéir, va ensuite tenter de nous imposer son ordre et nous ne devons naturellement pas lui obéir !
Le problème ne se pose donc pas comme le pose Roger : deux systèmes qui au final prétendent être la vérité et qui nous oppressent et donc tenir à la liberté de conscience, mais combat pour la droite raison et la vérité avec un grand V. A moins de vous transformer en Ponce Pilate, vous ne pouvez justifier votre position en vous demandant constamment : "Mais qu'est-ce que la vérité ?"

( 945025 )
Pas sûr par Roger (2022-04-30 11:30:35)
[en réponse à 945022]
La gauche, pour l appeler par son nom, est désormais de plus en.plus déterminée à imposer sa vision du monde et en.particulier à censurer les expressions divergentes.
Le régime libéral d inspiration maçonnique post 1789 laisse place à un système beaucoup plus encadré...même s il.promeut quelques libertés partielles et aberrantes (revendications LGBT p ex).
La façon de gérer le covid à démontré que pour nos dirigeants l intérêt général, défini par eux mêmes, doit prévaloir de façon absolue sur toutes les libertés, en particulier celle de culte !

( 945033 )
Avec vous on tourne en rond par Jean-Paul PARFU (2022-04-30 12:41:10)
[en réponse à 945025]
On vous dit qu'au totalitarisme de la gauche, qui s'est d'abord caché derrière la liberté de conscience pour saper l'ordre ancien et s'imposer, il faut opposer la vérité chrétienne !

( 945035 )
Discutez un peu autour de vous par Meneau (2022-04-30 13:24:22)
[en réponse à 945025]
Même l'obligation vaccinale relève de la tyrannie de la liberté. Vous devez vous vacciner
- pour retrouver vos libertés d'aller et venir
- pour préserver la liberté des autres.
Si vous ne vous vaccinez pas, vous contrevenez à la liberté des autres.
Cordialement
Meneau

( 945040 )
MORT DE RIRE par Roger (2022-04-30 14:50:38)
[en réponse à 945035]
Cher Meneau et cher maître Jean Paul
Il n y a que vous à avoir vécu le confinement comme un triomphe de la Liberté et des idéaux de 89
Le covid comme l enthousiasme pour la cause des Ukrainiens relèvent clairement de la volonté de nos dirigeants d imposer à tous et par tout les moyens leur façon de penser
Le fait que vous soyez "libres" de changer de sexe n a rien à voir avec la vraie liberté évidemment

( 945042 )
Tsssss par XA (2022-04-30 15:56:10)
[en réponse à 945040]
C'est quoi cette résurgence de majuscules dans vos titres ?

( 945039 )
Bien distinguer entre édification et émancipation. par Scrutator Sapientiæ (2022-04-30 14:27:51)
[en réponse à 945013]
Bonjour,
Beaucoup subissent les conséquences d'un déficit de distinction
- entre l'édification, en et vers Jésus-Christ, qui, bien pensée et bien vécue, peut être libératrice, dans et par la vérité, ce qui ne veut pas dire que Jésus-Christ est uniquement libérateur, puisqu'il est également révélateur de Dieu et de son projet pour et sur l'homme,
- et l'émancipation, sans voire contre Jésus-Christ, qui, même pensée et vécue le moins anarchiquement ou erratiquement possible, peut être asservissante, dans et par la revendication, l'utilisation et la valorisation d'un genre ou d'une sorte de droit à l'errance.
Pour toutes sortes de raisons, des catholiques et des non catholiques ne semblent pas comprendre que la dynamique d'édification en Jésus-Christ est, par nature, avant tout réceptive, en ce qu'elle commence par recevoir ce qui vient d'au-dessus d'elle, même si son désir de le recevoir est situé au-dedans d'elle, tandis que la dynamique d'émancipation, qui sévit encore plus depuis 1945 que depuis le début du siècle des Lumières, est, par principe, avant tout transgressive, en qu'elle tend à imposer une créativité qui n'est pas depourvue de contre-parties agréables, mais qui est aussi indirectement voire intrinsèquement destructrice, notamment, du désir du seul vrai Dieu.
"L'inclusion" en direction de certaines nouvelles périphéries existentielles, sous l'angle du comportement, c'est, en puissance, "l'inclusion" en direction de personnes qui en sont là où elles en sont parce qu'elles ont été conduites, à un moment donné de leur existence, à donner plus d'autorité, d'importance ou d'influence à l'émancipation dans l'errance, au préjudice de l'accueil, en eles, de l'édification dans la vérité.
Il serait bon que certains clercs y réfléchissent, au lieu ou avant de continuer à vouloir que l'édification et l'émancipation "cheminent ensemble"...
Bonne journée.
Scrutator.

( 944994 )
Et cela ? par Roger (2022-04-29 21:05:15)
[en réponse à 944965]
Qu en pensez vous ?
Cela vous semble mieux que Vatican II ?
Envoyée par Dieu aux nations pour être « le sacrement universel du salut [1] », l’Église, en vertu des exigences intimes de sa propre catholicité et obéissant au commandement de son fondateur (cf. Mc 16, 16), est tendue de tout son effort vers la prédication de l’Évangile à tous les hommes. Les Apôtres eux-mêmes, en effet, sur lesquels l’Église a été fondée ont suivi les traces du Christ, « ont prêché la parole de vérité et engendré des Églises [2] ». Le devoir de leurs successeurs est de perpétuer cette œuvre, afin que, « la Parole de Dieu soit divulguée et glorifiée » (2 Th 3, 1), le Royaume de Dieu annoncé et instauré dans le monde entier.
Mais dans l’ordre actuel des choses, dont découlent de nouvelles conditions pour l’humanité, l’Église, sel de la terre et lumière du monde (cf. Mt 5, 13-14), est appelée de façon plus pressante à sauver et à rénover toute créature, afin que tout soit restauré dans le Christ, et qu’en lui les hommes constituent une seule famille et un seul Peuple de Dieu.
Aussi le saint Concile, tout en rendant grâce à Dieu pour les œuvres magnifiques accomplies par le zèle généreux de l’Église tout entière, désire-t-il esquisser les principes de l’activité missionnaire et rassembler les forces de tous les fidèles pour que le Peuple de Dieu, s’avançant sur la voie étroite de la croix, étende partout le règne du Christ Seigneur qui embrasse les siècles de son regard (cf. Si 36, 19), et qu’il prépare les voies à son avènement.

( 944996 )
Sur le décret conciliaire Ad Gentes par Jean-Paul PARFU (2022-04-29 21:23:04)
[en réponse à 944994]

( 945007 )
L'ambiance a fait bien plus de dégâts que la doctrine par Scrutator Sapientiæ (2022-04-29 23:13:08)
[en réponse à 944965]
Bonsoir Jean-Paul PARFU,
La doctrine officielle du Concile pose les problèmes que beaucoup connaissent, notamment sur le FC.
Mais l'ambiance effective de Vatican II a fait bien plus de dégâts que cette doctrine officielle.
Or, le moins que l'on puisse dire est que cette ambiance effective, légitimée et véhiculée par de nombreuses prises de positions, presque toutes rupturistes, émanant de théologiens et d'évêques, initialement tout au long des années 1960, ne semble vraiment pas avoir été comprise, à l'époque, par les principaux intéressés, en tant qu'accélératrice et amplificatrice d'un enthousiasme utopiste quasiment suicidaire.
Ainsi, avec le recul, et dans le contexte du déroulement du processus synodal, on est en droit de se demander si le climat mental du Concile, accablant, effarant ou inquiétant, pour qui a lu, entre autres, le Journal du Concile, d'Henri Fesquet, ne pose pas encore plus de problèmes que le corpus textuel de Vatican II, au sein des documents les plus "disruptifs".
Un regard et un discours catholique orthodoxes et réalises, notamment sur la civilisation des loisirs et sur la société de consommation, en tant qu'obstacles à la poursuite du maintien en vie de la foi catholique et de la vie chrétienne, ont-ils jamais intéressé les docteurs et les pasteurs qui ont pris appui sur des conceptions philosophiques et théologiques apparues dans les années 1930 pour adresser un clin d'oeil appuyé en direction du monde des années 1960 ?
Pie XI s'en est pris, en son temps, au caractère intrinsèquement pervers d'une assez grande partie de ce qu'il avait sous les yeux, aussi, c'était si compliqué que cela, pour les experts et les pères du Concile, de s'en prendre au caractère intrinsèquement pervers du matérialisme, du productivisme, du relativisme et du subjectivisme, qui n'ont certes pas attendu la fin ni même le début des années 1960 pour commencer à sévir, au sein du monde contemporain ?
Bonne journée.
Scrutator.

( 945003 )
Vatican II en tant qu'événement faisant référence d'une façon rupturiste. par Scrutator Sapientiæ (2022-04-29 22:08:23)
[en réponse à 944961]
Bonsoir Roger,
Au lieu de parler de "Vatican II au sens large", j'aurais dû parler de Vatican II, avant tout mais pas seulement, en tant qu'événement faisant référence d'une façon rupturiste, ou conformément à une vision rupturiste, et je vous remercie d'avoir interrogé, à juste titre, l'imprécision de ma formulation initiale.
Vous évoquez par ailleurs l'une des "ruses de la raison conciliaire" dont l'Eglise catholique ne s'est toujours pas remise : oui, toute un mouvement de sécularisation interne, concernant la tenue argumentaire et la tenue vestimentaire des clercs, s'est voulu un mouvement évangélisateur, orienté vers l'extérieur.
Or, il est apparu assez vite que ce mouvement était, et est toujours, contre-productif, ne serait-ce que parce qu'il est bien plus émancipateur dans le monde qu'édificateur en Dieu, sous l'angle, pour ainsi dire, de la signication attribuée à la charge symbolique associée à la décatholicisation ou à la declericalisation dont il est question.
Bonne soirée.
Scrutator.

( 945014 )
Vision française ? par Roger (2022-04-30 08:56:18)
[en réponse à 945003]
Cher Scrutator
Sans évoquer le cas particulier de la Pologne, ce que je sais de l Église d Italie m incline à penser que Vatican II a pu aussi être compris comme un facteur dynamique, renforçant les aspirations à l évangélisation - et détachant plutôt le clergé de ses liens pas toujours clairs avec la démocratie chrétienne et le "christianisme sociologique".
Le pontificat de Jean Paul II fut très productif me semble-t-il.
La France est plutôt un cas extrême de soumission des clercs aux pensées de gauche (y compris au communisme, pourtant déclinant...).

( 945015 )
La France par Jean-Paul PARFU (2022-04-30 09:23:45)
[en réponse à 945014]
Est le pays de la Révolution. Le clergé n'échappe pas à cette histoire. Il est donc à la fois plus à gauche que les autres clergés européens et il y demeure un clergé contre-révolutionnaire plus à droite que dans les autres pays européens.

( 945018 )
Oui par Roger (2022-04-30 09:33:39)
[en réponse à 945015]
C est une clef d interprétation assez légitime
Même si historiquement , la séparation du clergé en deux courants est plutôt postérieure à la Révolution industrielle et à l apparition de la question ouvrière.
Mais je reconnais que le ralliement a créé un premier ebranlement justement sous Léon XIII.

( 945024 )
Hélas hélas Roger, il faut actualiser et l'Italie a sombré par Luc Perrin (2022-04-30 11:16:16)
[en réponse à 945014]
autant que nous.
Le catholicisme italien n'a pas été exemplaire après 1965, loin de là. Oui il y a eu des mouvements de renouveau - parfois antérieurs au Concile Foccolari, Communione e Liberazzione par ex.) mais comme en France qui a vu outre le courant traditionaliste - bien plus présent qu'en Italie -, l'essor un temps des mouvements charismatiques ou rattachés, Emmanuel Béatitudes, à part la Communauté Saint-Martin ...
La sécularisation de la société italienne s'est poursuivi sans différence autre que chronologique comme en France.
La Pologne est aussi entrée sur cette voie depuis au moins 20 ans : la décatholicisation y est certes moins avancée qu'en France mais elle a beaucoup progressé. La société polonaise est un peu comme la société américaine, coupée en deux, entre la partie restée catholique de façon sérieuse et la partie acquise au libéralisme dominant.
En fait, il n'y a plus d'exception française : tout l'Occident est aligné voyez le Canada de Trudeau et le Québec qui est à la pointe du libéralisme totalitaire avec la CAQ de F. Legault.
Pologne et USA conservent des pôles de résistance mais en dehors rien, la conquête du libéralisme totalitaire est réussie que ce soit en terre catholique ou protestante comme orthodoxe (avec une résistance notable de l'État russe qui explique en partie sa démonisation par les media libéraux totalitaires). Un cas particulier pour la Hongrie qui résiste à cette idéologie mais dont l'Église catholique est affaiblie et sans dynamisme.
Une étude Axios de ce mois montrait que la décatholicisation de l'Amérique latine s'accélère depuis 10 ans au profit d'un laïcisme à l'Européenne et façon Hillary Clinton et aussi à l'opposé des Églises néo-évangéliques.
Il reste l'Afrique où ces multiples Églises et les syncrétismes progressent fortement mais où le catholicisme reste dynamique, et aussi l'Asie mais qui semble là aussi grignotée : je ne sais plus où on en est aux Philippines mais l'actuel président est ouvertement anti-catholique. Les Églises de l'Inde semblent aussi dans une situation confuse avec des courants théologiques très délétères autour d'une dilution non plus interreligieuse mais "transreligieuse" si je puis dire, un "christianisme trans" si on adapte le transgenrisme à la théologie chrétienne.

( 945026 )
Oui cher professeur par Roger (2022-04-30 11:37:06)
[en réponse à 945024]
Je pensais surtout aux années post conciliaires, en particulier la période 1975-2000 qui a vu l Italie faire une application très modérée du Concile- à la différence de notre pays.
Les dérives italiennes sont réelles mais plutôt récentes...
Le Concile n a pas débouché sur le refus d évangéliser ou de défendre l Évangile (voyez l attitude de Paul VI face au divorce ou l avortement).

( 945030 )
nous sommes d'accord sur l'objectif de Vatican II par Luc Perrin (2022-04-30 12:18:04)
[en réponse à 945026]
mais force est de constater les résultats en Occident et en Amérique latine qui ont abouti à l'inverse. L'Europe est le continent le plus sécularisé au monde.
Il y a un parallèle entre la vax "tous vaxés, tous protégés", "sûre et efficace" et Vatican II et les réformes et courants post-conciliaires.
Quand les morts jeunes se multiplient, les myocardites explosent, les effets secondaires bénins ou graves atteignent des sommets statistiques inconnus pour une vaccination classique, qu'en outre on est contaminé, malade et qu'on meurt de la maladie en étant vaxé-boosté-hyper boosté (4 rappels aux USA), il devient grotesque de répéter "aucun lien avec la vax".
Voici 57 ans que Vatican II est clos et en Occident et en Amérique latine, on ne voit que des dégâts, à Rome et dans le Collège épiscopal dans son entier les scandales moraux et doctrinaux se sont notablement multipliés (affaires sexuelles en cascade, Macial Maciel, démission collective des évêques chiliens sans précédent, McCarrick et son vaste club etc.).
Oui le catholicisme africain et pour partie asiatique a résisté aux tentations doctrinales et aux pastorales délétères produites à l'issue du Concile ; oui une herméneutique de la réforme dans la continuité pratiquée entre 1974 et 2013 a permis des éclosions y compris en Occident mais force est de constater que l'objectif du Concile n'a pas été atteint et même lourdement manqué et que "l'esprit du Concile", dénoncé par Paul VI et Jean Paul II, a nuit gravement au catholicisme occidental, qu'il en a accéléré le déclin et que l'herméneutique de rupture qui prévaut depuis 2013 ajoute encore de la vitesse à cette course vers le néant spirituel.
La logique voudrait non pas qu'on impose de nouveaux "boosters" mensuels mais qu'on revienne aux fondamentaux et qu'on évalue vraiment les différents axes adoptés à et surtout après Vatican II (ex. la liturgie bien différente du texte de Vatican II, Abou Dhabi qui n'a aucune base dans Nostra aetate, le féminisme laïque - adapté à la sauce chrétienne - qui n'a aucune base biblique, dans la Tradition et dans Vatican II, la morale revue selon le libéralisme (sans base de même), la dilution du sacerdoce itou ...).
La nécessité d'un inventaire en somme pour corriger ce qui doit l'être dans la mise en oeuvre d'un concile pastoral, on ne le répète pas assez.
On se souviendra aussi que Mgr Lefebvre faisait de Presbyterorum ordinis (1965) la charte de son séminaire et que Mgr Fellay avait dit que 95% de Vatican II était acceptable en 2000.

( 945061 )
Ce n'est pas ce que Mgr Fellay a dit de plus réaliste par Scrutator Sapientiæ (2022-04-30 22:13:59)
[en réponse à 945030]
Bonsoir Luc Perrin,
Je ne suis pas sûr du tout que le chiffrage de l'adhésion au Concile, exprimé en pourcentage, qui plus est en pourcentage très élevé, comme Mgr FELLAY l'a mis en avant, en 2000, soit des plus réaliste, non seulement "ratione materiae", mais aussi pour une raison apparue par la suite, au sein même de la FSSPX.
En effet, si nous sommes ici en présence d'un véhicule qui est capable de consommer du SP 95, comment se fait-il que les co-pilotes de ce véhicule aient refusé de suivre Mgr FELLAY, au printemps 2012 ?
Par ailleurs, quels paragraphes du Concile représentent ils les 5 % avec lesquels Mgr FELLAY, celui de l'année 2000, est-il alors en désaccord ? DH pèserait pour moins de 5 % de l'ensemble du Concile ?
Bonne soirée.
Scrutator.

( 945049 )
Le problème n'est pas l'extrême-droitisme, mais l'à-plat-ventrisme par Scrutator Sapientiæ (2022-04-30 19:03:28)
[en réponse à 944878]
Bonjour XA,
Face à l'islam, le problème de fond n'est pas avant tout politique, et ne se manifeste pas avant tout par de l'extrême-droitisme, mais est avant tout religieux, ou plutôt interreligieux, et même islamo-chrétien, et se manifeste avant tout par de l'à-plat-ventrisme.
Cet à-plat-ventrisme fonctionne à l'érudition et à l'ouverture, mais il fonctionne aussi à l'ambivalence pusillanime et à l'autocensure pacifiste, voire à l'inertie et à la lâcheté, face à une religion qui est asservissante et expansionniste, quasiment par nature.
A force de "baiser la babouche", on finit par avoir des problèmes aux genoux, au point de ne plus pouvoir s'agenouiller devant Jésus-Christ pour pouvoir prier en vue de conversion des musulmans en direction du seul vrai Dieu, Père, Fils, Esprit.
Bonne journée.
Scrutator.

( 945050 )
Ben je crois par XA (2022-04-30 19:09:12)
[en réponse à 945049]
que c’est une autre façon de dire ce que j’ai écrit.
Le fil n’a quasiment pas traité du sujet que je voulais lancer. C’est sûrement ma faute.
XA

( 945051 )
Votre titre par ptk (2022-04-30 19:32:09)
[en réponse à 945050]
correspondait-il vraiment à la question que vous posiez ?

( 945053 )
Non ! par XA (2022-04-30 19:43:45)
[en réponse à 945051]
J’ai attiré le petit poisson avec de la nourriture de requin ahah

( 945054 )
L'autre problème : le refus de saisir la nature de l'islam. par Scrutator Sapientiæ (2022-04-30 19:57:58)
[en réponse à 945050]
Rebonjour,
Je profite de l'occasion pour vous rappeler que le Forum catholique est un "trésor national vivant", comme on dit au Japon, et que je lui dois et vous dois énormément.
Moi, au départ, je n'avais rien contre l'islam, et puis, un beau jour, et après avoir lu quelques livres, j'ai compris ce qui suit.
Si davantage de musulmans connaissaient davantage la doctrine et l'histoire de l'islam, et si davantage de musulmans connaissaient davantage
- le contenu effectif du Coran, des hadiths, du jihad, de la Sira,
- le mode de déploiement militaro-religieux de l'islam, à travers l'histoire,
- la nature réelle des relations entre l'islam et la contemplation théologale ou la spéculation théologique,
- la nature réelle de la formation suivie par bon nombre de responsables religieux musulmans,
- le mode de financement et de fonctionnement effectif de "l'islam de France" et de l'islam dans le monde,
alors, la plupart des musulmans un tant soit peu honnêtes, sur le plan intellectuel, quitteraient leur religion, s'enfuiraient en courant.
Ce qui précède doit vous permettre de comprendre toute la perversité du néo-catholicisme post-conciliaire, en tant qu'islamophile, et non musulmanophile, car s'il aimait vraiment les musulmans, mais avant tout en tant qu'êtres humains, alors, il les inciterait à développer en eux un véritable "dialogue islamo-musulman", nécessairement et salutairement critique, dont les conséquences pourraient être ravageuses, contre l'islam ou contre le monde musulman.
Faisons donc en sorte que les catholiques et les musulmans connaissent mieux ce qu'est vraiment l'islam, à savoir une religion séculière porteuse ou propice au théocratisme, alors que le communisme est une religion séculière porteuse ou propice à l'athéocratisme, et alors certains masques, certains voiles, mais aussi certaines mitres, tomberont, compte tenu des mensonges par élusion ou par omission de centaines d'évêques, qui auront péché par "islamo-correction".
Bonne soirée.
Scrutator.

( 945056 )
Merci.... par Pol (2022-04-30 20:42:48)
[en réponse à 945054]
....je crois vous comprendre, le sujet est d'importance capitale, vous m'aidez à comprendre un peu plus la réalité actuelle. Oremus.

( 945059 )
Nous sommes avant tout en présence d'une praxis par Scrutator Sapientiæ (2022-04-30 21:51:07)
[en réponse à 945056]
Bonsoir et merci, Pol.
Ce qu'il faut bien comprendre est que, sauf dans quelques cas limités ou marginaux, nous ne sommes pas avant tout en présence d'une religion porteuse d'une gnosis, dans l'acception neo-testamentaire de ce terme, mais avant tout en présence d'une religion porteuse d'une praxis, d'une praxis de domination puis de régulation.
Certes, le monothéisme théocratique d'origine médiévale et moyen-orientale dont il est question ici a, apparemment, "de l'avenir plein les poches", en ce qu'il contribue à donner de l'ordre et du sens, dans un monde souvent soumis au désordre et au non sens : l'islam est conquérant, alors que l'Occident est décadent, etc.
Mais, d'une part, l'islam porte en lui des contradictions internes extrêmement disqualifiantes ou fragilisantes, et, d'autre part, ce sont les ex-musulmans qui parlent le mieux de ce qu'est vraiment l'islam... Prenez donc connaissance de ce qu'expliquent les ex-musulmans...
Un dernier point mérite d'être mis en avant : de même que le "communiste sincère", au moins entre 1917 et 1989, est contraint de porter en lui un genre de duplicité, de même le "musulman modéré", celui, en tout cas, qui n'est pas tout à fait ignorant sur la place du recours au mensonge et à la violence dans l'histoire et la pratique de sa propre religion, est condamné à une sorte de schizophrénie.
C'est cela, entre autres choses, qui devrait nous "interpeller".
Bonne soirée.
Scrutator.

( 945077 )
« Voter à droite » : n'est-ce pas, par définition par Vexilla Galliae (2022-05-01 14:56:32)
[en réponse à 944878]