Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=937142
images/icones/carnet.gif  ( 937142 )Pour défendre le rite tridentin par Eudoxie (2021-12-28 22:39:04) 

Le 16 juillet 2021, le pape François fait publier le motu proprio (lettre apostolique) Traditionis Custodes, qui prédit à brève échéance la disparition de l’ancien rite tridentin, que Benoît XVI avait encouragé et protégé par un motu proprio maintenant obsolète: Summorum Pontificum. La célébration de ce rite est exclue des églises paroissiales, et il est interdit de former de nouveaux groupes de fidèles souhaitant, comme Benoît XVI les y avait autorisés, obtenir la célébration des sacrements par un prêtre dans cet ancien rite tridentin.

Le coup est rude pour les fidèles comme pour les prêtres qui ont refusé de suivre Mgr Lefèbvre, un évêque français qui avait préféré sacrer quatre évêques sans l’accord de Rome pour préserver les anciens rituels plutôt que de se réconcilier avec les papes successifs, envers lesquels il ne parvenait pas à éprouver assez de confiance pour maintenir son oeuvre. Les sacres de ces quatre évêques en 1988 avaient été l’occasion du ralliement de nombreux fidèles et de prêtres à la juridiction du pape (Jean-Paul II à l’époque). On leur octroya peu à peu la célébration des sacrements dans l’ancien rite tridentin, et la fondation d’instituts formant des prêtres spécialement ordonnés pour célébrer dans ce rite pour des fidèles d’année en année plus nombreux.

Il convient, face à la remise en cause de tous les accords permis par les différents papes, d'exposer ici quelques raisons non-exhaustives pour lesquelles il apparaît crucial de défendre le droit des fidèles et l’ancien rite tridentin.



Ainsi, le rite tridentin est défendable pour plusieurs raisons: tout d’abord pour son ancienneté approuvée par les papes les plus saints qui se sont succédés depuis celui qui l’a harmonisé, Saint Pie V, d’heureuse mémoire; pape dominicain soucieux de préserver l’intégrité du rite de la Messe en délégitimant les coutumes trop récentes, il fait de l’ancienneté un critère éliminatoire, qui lui permet de faire triompher les rites monastiques et celui de Rome, dont on lisse les rubriques au moment du concile de Trente pour en faire un rite catholique, universel. D’emblée ce sont deux exigences qui travaillent et définissent le Missel promulgué par Pie V: l’ancienneté bi-séculaire, et la volonté d’universaliser un rite local, celui de Rome, en rectifiant les usages. Le nouveau rite de Paul VI aura précisément des exigences inverses: promouvoir la nouveauté, non sans explorer cependant d’anciennes prières qui n’étaient plus usitées dans le rite romain (on retrouve par exemple la prière initiale: “la grâce de Jésus Notre-Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit-Saint soit toujours avec vous” dans le rite maronite après la consécration), d’anciennes pratiques (l’anamnèse qu’on retrouve dans le rite byzantin), en ne tenant pas compte de l’évolution historique du rite: ce qui s’est toujours fait ou ce qui est le fruit d’une évolution lente et scellée par les lois des rubriques se retrouve l’objet d’expériences de laboratoire au moment du concile Vatican II. Les différentes prières eucharistiques (quatre en tout) du nouveau rite inaugurent cette volonté de faire l’équivalent d’un patchwork de prières qui apparaissent moins comme l’aboutissement du rite tridentin que comme sa remise en cause. Le clergé l’assume, il ne veut plus des anciens usages: les signes de croix disparaissent, la prière eucharistique ressemblant le plus à l’ancienne est rarement utilisée, le minimalisme est de mise. Face à cela, les fidèles sont déboussolés: la réforme est peut-être légitime, mais elle est appliquée sans instruction, sans fidélité; on recense des cas d’abus liturgiques sporadiques, endémiques. Telle paroisse communie fréquemment à la brioche, telle abbaye consacre le Précieux Sang dans une cruche en verre (au mépris des rubriques qui exigent que les Saintes Espèces soient conservés dans des vases en matière précieuse ou semi-précieuse, dorés à l’intérieur de la patène, du calice et du ciboire par exemple: seul l’or est digne de contenir le corps du Christ), telle paroisse autorise les danses et les spectacles pendant le Saint Sacrifice de la Messe. On en voit même qui utilisent comme patène (sorte d’assiette dorée utilisée pour y déposer l’hostie) un plat à gratin. Certains prêtres négligent leurs vêtements liturgiques, négligent les prières et le rituel (il y a quelques années aux Etats-Unis, la fièvre des années soixante étant passée, on a découvert que des centaines de sacrements étaient invalides depuis des génération à cause du non-respect par certains prêtres ou diacres des rites de l’Eglise). Tout est fait pour provoquer chez le fidèle qui souhaite le rester un sentiment de dégoût et une soif d’un absolu qu’on lui refuse; face à cela, des prêtres se révoltent contre la dérive cléricale: Monseigneur Lefèvbre refuse le nouveau rite, le nouvel enseignement de la liturgie, tout ce qui a trait de près ou de loin à la nouveauté. Il construit son séminaire d’Ecône en 1970, et y forme les jeunes gens qui aspirent à devenir prêtres selon sa vision du sacerdoce, celle “de toujours” plaide-t-il. Les fidèles suivent le mouvement pour “garder la foi”, menacée, pensent-ils, par les abus liturgiques et théologiques survenus à la suite du Concile Vatican II.

Pourquoi donc défendre le rite tridentin? Parce que c’est la liturgie la plus ancienne, et donc la plus riche d’enseignement, la mieux élaborée, la plus profonde, car elle restitue l’Histoire du salut opéré par Jésus-Christ, qui est venu sauver le monde de ses péchés (une notion qui s’efface après la guerre, la culpabilité du genre humain n’étant plus de mise, à l’heure de la libération des moeurs). Mais le cardinal Joseph Ratzinger le dit bien mieux et avec une conviction qu’il portera jusque sur le trône de Pierre, lorsqu’il y sera lui-même élu à la suite de Jean-Paul II en 2005:

« Je suis d’avis que l’on devrait accorder beaucoup plus généreusement à tous ceux qui le souhaitent le droit de conserver l’ancien rite. On ne voit pas d’ailleurs ce que cela aurait de dangereux ou d’inacceptable. Une communauté qui déclare soudain strictement interdit ce qui était alors pour elle tout ce qu’il y a de plus sacré et de plus haut, et à qui l’on présente comme inconvenant le regret qu’elle en a, se met elle-même en question » Le Sel de la terre, éditions du Cerf.


Renier l’ancienne liturgie, c’est donc trahir le sens de la foi (sensus fidei) de très nombreux fidèles, et leur sentiment religieux, c’est-à-dire ce qui au plus profond d’eux-mêmes leur apparaît comme saint et sacré. Le pape François parle du cléricalisme comme “une véritable perversion” dans l'Église, où le pasteur se met “toujours devant” les fidèles et “punit d’excommunication” ceux qui s’écartent. De surcroît, le cléricalisme “condamne, sépare, frustre, méprise le peuple de Dieu”, et “ne prend pas en compte le peuple de Dieu” . C’est à la lumière de cet enseignement d’une grande profondeur que nous interprétons les récentes réponses aux Dubia (objections) formulées au pape au sujet de l’application du motu proprio Traditionis Custodes qui restreint considérablement la célébration de la Messe en rite tridentin.



On ne saurait se défendre non plus d’une certaine gêne quant au ton de ces réponses: il est dorénavant interdit de célébrer dans l’ancien rite tridentin avec l’ancien Missel de 1952 excepté dans les paroisses affectées uniquement à la célébration de ce rite (une petite poignée en France). Le but proclamé est de rétablir “une prière unique et identique”, “dans toute l’Eglise de Rite romain”; on y glorifie les pontifes Paul VI et Jean-Paul II, opportunément canonisés depuis peu, et servant de garantie et de caution pour ceux qui seraient tentés de remettre en question la contribution réelle à la sanctification des âmes des nouveaux rituels et leur intention de rendre un culte à Dieu le plus respectueusement possible. L’uniformité est prônée, au risque de ne pas adhérer au réel: certains rites se sont maintenus en-dehors du rite romain: les rites cartusiens et dominicains par exemple, ainsi que certains rites diocésains (rite de Lyon ou rite ambrosien du diocèse de Milan). Pourquoi imposer une unité basée sur le manque de réalisme (les anciens rites cohabitant toujours dans l’Eglise latine, qui ne saurait être pour autant “de rite romain”. La romanité ne saurait avoir raison de la latinité: le rite mozarabe espagnol, le rite de Caen, le rite de Braga ne sont pas “romains”, et pourtant ils sont bien latins! il y aurait donc une Eglise “de Rite romain” et une autre qui sombrerait dans l’indéfini? L’Eglise latine n’est pas uniforme, peut-être serait-il temps de s’apercevoir que les orientaux n’ont pas le privilège de la diversité. On objectera que les rites précités ont un certain rapport avec leur lieu de célébration, leur espace de conception (un diocèse, un territoire), ou leur institution (tel ordre religieux ou monastique). Le rite tridentin est celui de toute l’Eglise, c’est un rite ecclésial, et non le rite de telle Église, pas plus que le rite de Paul VI n’est celui d’une certaine “Eglise de Rite Romain” qui n’existe nulle part. Il y a bien une Eglise de Rome, il n’y a pas une Eglise d’un Rite.




Enfin la question qui se pose, c’est bien celle de la cohérence avec d’autres situations emblématiques de la crise de l’Eglise telle qu’elle se manifeste actuellement. En Allemagne, le mouvement de prêtres “l’Amour gagne” proteste en mai 2021 de manière inédite et bruyante contre l’interdiction par le pape de marier des homosexuels selon les rituels de l’Eglise catholique, en organisant une aciton coordonnée de bénédiction de mariages homosexuels. 2600 prêtres et 300 théologiens ont signé, peu après l’interdiction formelle du pape de bénir de telles unions, un appel à la désobéissance; on apprend ainsi que le prieur dominicain de l’église Saint Albertus Magnus a été l’un des premiers à bénir des unions hommosexuelles, déclarant à francetvinfo “Notre Eglise est beaucoup plus en avance sur son temps que la Congrégation pour la doctrine de la foi à Rome”.

Notre objection aux dernières mesures du pape contre le rite tridentin, au vu de la situation de l’Eglise ailleurs, sera brutale mais claire: comment peut-on se permettre de sanctionner des fidèles réguliers, qui appliquent les commandements de l’Eglise, et qui souhaitent prier avec un rite jamais abrogé jusqu’à ce jour, pendant que dans le même temps, d’autres clercs et d’autres fidèles fautent très gravement contre toutes les lois de l’Eglise sanctionnant ces pratiques? cette diatribe n’a pas pour objet de stigmatiser les personnes homosexuelles qui restent des enfants de Dieu, mais a pour but d’exiger des comptes de la part de la hiérarchie de l’Eglise qui donne des permissions indues qui ont toujours été refusées, pendant que de l’autre côté, les bonnes brebies du troupeau du Christ sont privées des rituels qui ont toujours été vénérés, et ont été des écoles spirituelles pour leur foi et leur piété.


Nous concluons en rappelant l’essentiel: de très nombreux saints se sont sanctifiés dans l’ancien rite tridentin, qui ne porte atteinte en aucune façon à la foi et à l’unité de l’Eglise. Il apparaît nécessaire de mettre en garde contre une illusion d’unité sur la base d’une uniformité stérile et mortifère, peu en accord avec la vie spirituelle des fidèles, faite de diversité et de sensibilité variable selon les temps, les lieux, et les circonstances. Padre Pio n’avait-il pas obtenu une permission spéciale pour continuer à célébrer dans la Messe de son ordination malgré le concile en cours? Cette défense de l’ancien rite n’a pas pour but de prôner l’illégitimité du nouveau, et de former une contre-Eglise, mais de rappeler que le sacerdoce est un service et non un espace de pouvoir sur des fidèles écartelés entre leur devoir d’obéissance et leur attachement à une manière de prier qui irrigue leur vie spirituelle.
Nous implorons les évêques de France et du monde, afin qu’ils soient des pasteurs, des guides, des pères dans le Christ, et non des sujet de crainte et des causes de tristesse. Qu’ils soient nos défenseurs et nos protecteurs, afin que la paix règne dans les diocèse, les familles, les paroisses et les coeurs, et pour que ne renaissent pas d’incessants conflits que les dernières volontés papales semblent avoir rallumées. C’est à cette intention que nous prions la Vierge Marie, Mater Ecclesiae, le Trône de la Sagesse et la protectrice des fidèles du Christ.



images/icones/bravo.gif  ( 937147 )Excellent et 2 remarques par Roger (2021-12-28 22:58:07) 
[en réponse à 937142]

Chère mademoiselle merci beaucoup et bravo pour votre travail.

Je trouve cependant qu il est un peu long pour une tribune de presse.

Aussi je suggère de souligner que le Missel Paul VI ne respecte pas les critères de sacro sanctum concilium à propos du latin et fu grégorien.

Encore bravo !
images/icones/fleur.gif  ( 937149 )Merci par Eudoxie (2021-12-28 23:05:37) 
[en réponse à 937147]

Je reçois vos conseils et observations, et je vais sans doute effectuer quelques corrections. Merci infiniment pour votre encouragement ! Ça fait du bien après avoir écrit tout ça le plus rapidement possible...
images/icones/neutre.gif  ( 937148 )Ils savent tout cela. par Marc B. (2021-12-28 23:03:31) 
[en réponse à 937142]

Reste à savoir ce qu'ils veulent.
Vous croyez qu'ils ecoutent, je pense qu'ils n'en ont rien à faire.
images/icones/neutre.gif  ( 937151 )Rien n'est moins sûr par Eudoxie (2021-12-28 23:07:03) 
[en réponse à 937148]

Tentons le tout pour le tout. Au moins pour la beauté du geste...
images/icones/neutre.gif  ( 937153 )Je ne suis pas cyrano. par Marc B. (2021-12-28 23:09:00) 
[en réponse à 937151]

J'estime la beauté du geste.
Mais j'estime encore davantage l'efficacité.
J'ai perdu trop de batailles.
images/icones/1n.gif  ( 937152 )ce rit est-il remis en cause ? par jejomau (2021-12-28 23:07:52) 
[en réponse à 937142]

Puisque, justement, seule la messe est désormais autorisée ? François contourne ainsi l'obstacle que vous soulevez, à savoir que ce rit n'a jamais été interdit

Ce qu'il interdit en revanche c'est les sacrements et l'apostolat

Beaucoup plus vicieux, tordu...
images/icones/neutre.gif  ( 937158 )En fait par Eudoxie (2021-12-29 07:54:58) 
[en réponse à 937152]

La Messe est reléguée, et l'ancien missel quasiment abrogé en pratique. Sans compter que beaucoup de prêtres sont FSSP par exemple, et donc ne concélèbrent pas. Dans les faits on sera bientôt sans prêtres si Rome décide de remettre en cause les constitutions des Instituts et Fraternités qui célèbrent dans l'ancien rite sans concélébration. Dans les faits le rite tridentin est mis au placard en fait. On le garde sous serre dans une chapelle par diocèse...
images/icones/1n.gif  ( 937154 )À qui s'adresse… par Luc de Montalte (2021-12-28 23:43:04) 
[en réponse à 937142]

… cette dissertation ?

Sinon, vous n’avez visiblement pas compris que justement ils récusent le discours que vous récitez. Avec TC, Rome estime de fait que la nouvelle messe est la seule expression légitime du rite romain et donc que les précédents missels n'ont pas droit de citer.

Bref, vous n'attaquez pas grand chose ; du reste, il paraît que vous n’êtes plus "tradie" donc on ne sait pas trop au nom de qui vous parlez… des orthodoxes peut-être ?
images/icones/1f.gif  ( 937155 )Vous écrivez sur un sujet que vous connaissez mal par Nemo (2021-12-29 01:45:31) 
[en réponse à 937142]

Ce n'est pas totalement de votre faute, vous décrivez une période que vous n'avez pas connue, le premier reproche qu'on vous fera sera d'avoir écrit sans avoir auparavant consulté les témoins oculaires pour l'actualité récente, de ne pas non plus avoir assez étudié les sources en mélangeant les usages, les rites locaux et les missels : ce n'est clairement pas votre spécialité. C'est la base de la méthode scientifique et historique, péché de jeunesse j'imagine.

Mais le deuxième reproche nettement plus grave, que l'on n'accepterait que chez un journaliste polémiste, c'est à dire pas chez un grand journaliste, c'est votre habituel parti pris qui fait qu'on n'a pas envie de lire votre texte jusqu'au bout.

Vous parlez des fidèles et des prêtres qui ont refusé de suivre Mgr Lefèbvre comme si des gens comme moi nous définissions de cette façon. Désolé mais c'est votre fixette qui tourne à la névrose. Ce qui définit les traditionalistes, c'est leur combat pour la messe, pas le rejet de Mgr Lefebvre qui est une valeur négative.
images/icones/neutre.gif  ( 937157 )Alors par Eudoxie (2021-12-29 07:44:00) 
[en réponse à 937155]

Je suis au regret de vous dire que j'ai consulté deux prêtres de la FSSP.

Ensuite je ne comprends pas vos critiques sur la diversité des rites latins que je mets en perspective, développez s'il vous plaît votre argumentaire.


Ensuite je ne vois rien de plus factuel que de dire que certains en 1988 ont refusé de suivre la FSSPX dans un acte schismatique, et je suis désolée si ce n'est pas votre vision des choses, mais c'était celle d'une dame âgée qui a connu cette période avec qui je discutais ces derniers jours. Elle parlait plus de fidélité au pape, mais il faut être clair pour les gens de l'extérieur qui ne comprennent pas nos débats. C'est une exigence de clarté qui me guide plus qu'autre chose.


Si vous n'avez pas envie de lire mon texte, libre à vous. Je n'écris pas une apologie de la FSSPX mais du rite tridentin.
images/icones/neutre.gif  ( 937166 )Concernant les rites, usages et missels par Meneau (2021-12-29 11:27:13) 
[en réponse à 937157]

vous vous exposez à la même critique que celle que formule Mgr Roche à l'encontre d'Edward Prentin ICI (dernière question)

Je partage certaines autres critiques qui vous ont été faites (pas toutes), mais je salue en tout cas l'effort. Désolé de ne pas avoir le temps d'approfondir, tout au moins pour l'instant.

Cordialement
Meneau

images/icones/neutre.gif  ( 937170 )en effet par Eudoxie (2021-12-29 11:36:03) 
[en réponse à 937166]

vous avez raison, je m'expose à cette critique, mais j'y réponds par l'accusation de cléricalisme; je ne sais pas du tout si cela suffira... j'y réponds aussi en soulignant que des rites autres que le rite romain perdurent dans l'Eglise latine, et qu'ils ne sauraient être remis en question alors que ce sont les goûts des fidèles, enracinés dans une culture locale qui les ont faits naître.

Je voudrais surtout me battre contre une fausse conception de la latinité qui la réduit à l'uniformité romaine sans tenir compte de la diversité intrinsèquement présente au sein de l'Eglise latine, qui ne saurait être l'Eglise d'un rite, comme je tente de l'expliquer dans cette tribune.


Je suis d'accord avec vous, peut-être n'ai-je pas assez fait attention à cette critique. Si j'en trouve le temps, je pourrai toujours tenter une réponse à cette interview de Mgr Roche...

Merci en tout cas pour vos remarques constructives et vos encouragements!
images/icones/neutre.gif  ( 937171 )et par Eudoxie (2021-12-29 11:48:35) 
[en réponse à 937166]

pardon, je n'avais pas tout lu:


rien n'empêche la permanence d'un usus antiquior: s'il existe d'autres usages possibles dans les différents rites diocésains, pourquoi ne pas permettre un usage plus ancien, au même titre que le rite dominicain ou ambrosien? C'est une critique tout-à-fait sans fondement je trouve, et pleine d'une mauvaise foi caractérisée. es Les rites monastiques sont-ils donc des usages du rite romain? ... Mgr Roche n'en fait pas mention, étrangement. Je crois qu'il faut dire une chose: usage, rite, que sais-je: on défend une manière de célébrer, un missel, et peu importe le nom qu'on lui donne, puisqu'on espère la liberté de son usage et sa permanence à travers les siècles. Nous reprendre sur la manière dont on le nomme est une façon comme une autre de noyer le poisson.
images/icones/iphone.jpg  ( 937204 )Vous mettez en évidence une faille par Vincent F (2021-12-29 14:53:14) 
[en réponse à 937171]

dans l’argumentaire de Mgr Roche.

En effet celui-ci reconnaît qu’au sein de l’unique rite Romain il y a différents usages qui coexistent.

Partant de là pour quelle raison l’usage ancien ne pourrait-il pas coexister avec le nouveau.

La seule raison qui légitimerait une interdiction serait que cet usage ancien ne serait plus compatible avec la lex credendi actuelle. Mais ce serait reconnaître que, pour eux, la lex credendi a changé. Ce qui risquerait de poser certains problèmes.

Certains tradis adoptent cette position d’un changement de la lex credendi. On peut être en désaccord avec eux, mais au moins ils le disent clairement. Pour certains prélats c’est plus flou.

En tout cas merci et bravo pour vos efforts.
images/icones/1a.gif  ( 937208 )Cher Vincent F par Roger (2021-12-29 14:57:20) 
[en réponse à 937204]

Merci pour votre analyse que je trouve très pertinente
images/icones/bravo.gif  ( 937209 )Effort louable, quelques remarques par Ptitlu (2021-12-29 14:57:32) 
[en réponse à 937171]

(je ferai une réponse argumentée plus tard, étant à nouveau par monts et par vaux)

Juste une remarque préliminaire : parler de 1988 et des sacres semble contre-productif, ce n'est ni le sujet de TC ni des dubia, et un tel texte doit, à mon humble avis, susciter l'union la plus grande (et non planter tel ou autre marronnier).

Après, le texte parfait n'existe pas - sauf si Dieu tient la plume.

Et c'est bien de l'avoir publié ici.

Autre remarque sur la forme, mais je m'y attendais un peu, ce texte a une forme très scolaire, avec des transitions bien marquées, comme une dissert ou un cas pratique de droit. Pour un texte qui a vocation de tribune médiatique, il faudrait alléger un peu tout cela (par exemple, plutôt que de faire une transition lourde, vous l'annoncez en tournant votre dernière phrase du paragraphe précédent).
images/icones/neutre.gif  ( 937210 )vous avez sans doute raison par Eudoxie (2021-12-29 15:03:24) 
[en réponse à 937209]

je pense que le texte est trop long, et effectivement il conviendrait peut-être d'enlever ces parties-là. Je vais voir ce que je peux faire.


Ravie que vous trouviez mon texte "très scolaire", parce que ce n'est pas le genre de compliment que mes profs me font souvent. Je vais tenter d'huiler la machine pour rendre le texte plus coulant.
images/icones/neutre.gif  ( 937161 )Un problème grave par Roger (2021-12-29 09:56:32) 
[en réponse à 937155]

Eudoxie se place dans la pleine communion avec le pape, chef visible ddel Église catholique...

Elle se place dans une position respectueuse qui est tenue par les ED depuis 1988...

Évidemment, on peut avoir une autre approche . Refuser en bloc le Concile, la nouvelle messe et le magistère depuis 1965 ! Certes ce sera la ligne de la FSSPX qui n à aucune illusion dans sa capacité à convaincre le pape et les évêques...

Mais tel n est justement pas le but d Eudoxie...
images/icones/1n.gif  ( 937169 )je suis à la FSSP par jejomau (2021-12-29 11:30:10) 
[en réponse à 937161]

Et pourtant il me semble que votre positionnement vis à vis de la FSSPX est erroné. En effet, celle-ci s'est vue pleinement confortée par François qui lui a tout accordé

Donc...
images/icones/neutre.gif  ( 937173 )François et la FSSPX par Roger (2021-12-29 12:11:40) 
[en réponse à 937169]

Cher jejomeau

Difficile de comprendre François

Soit il veut le schisme et nous encourage à rejoindre une réserve d'indiens coupée des évêques et des paroisses : la FSSPX qui présente lnimmense avantage de ne pas polluer la synodalité...qui doit rester sous le contrôle des réformateurs !

Soit il apprécie la FSSPX comme il semble apprécier Luther, l orthodoxie, l Islam ou le judaïsme : il y verrait un truc folklorique mais hors de l'Église qu il dirige

soit il ne pense rien et est manipulé par un entourage moderniste...



images/icones/1j.gif  ( 937177 )La synodalité… par Luc de Montalte (2021-12-29 12:42:40) 
[en réponse à 937173]

… n’est que dans le discours affiché ; les Responsa n'ont aucun égard pour le rôle et les droits des évêques. Pour rappel :


Question:

Pour que l’évêque diocésain puisse accorder aux prêtres ordonnés après la publication du Motu Proprio Traditionis custodes de célébrer avec le Missale Romanum de 1962, il doit être autorisé par le Siège Apostolique (cf. Traditionis custodes, n° 4).

Réponse:

Oui.

Note explicative.

Le texte latin (texte officiel de référence) stipule à l’article 4 : « Presbyteri ordinati post a Litteras Apostolicas Motu Proprio datas promulgatas, celebrare volentes iuxta Missale Romanum anno 1962 editum, petitionem formalem Episcopo dioecesano mittere debent, qui, ante concessionem, a Sede Apostolica licentiam rogabit ».

Il ne s’agit pas d’un simple avis consultatif, mais d’une autorisation nécessaire donnée à l’évêque diocésain par la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, qui exerce l’autorité du Saint-Siège dans les matières relevant de sa compétence (cf. Traditionis custodes, n° 7).

Ce n’est qu’après avoir reçu cette licence que l’évêque diocésain pourra autoriser les prêtres ordonnés après la publication du Motu Proprio (16 juillet 2021) à célébrer avec le Missale Romanum de 1962

Cette norme a pour but d’aider l’évêque diocésain à évaluer une telle demande: son discernement sera dûment pris en compte par la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements.

Le Motu Proprio exprime clairement la volonté de reconnaître comme seule expression de la lex orandi du Rite romain celle contenue dans les livres liturgiques promulgués par les saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II: il est donc absolument souhaitable que les prêtres ordonnés après la publication du Motu Proprio partagent ce désir du Saint-Père.

Désireux de marcher avec sollicitude dans la direction indiquée par le pape François, tous les formateurs des séminaires sont encouragés à accompagner les futurs diacres et prêtres dans la compréhension et l’expérience de la richesse de la réforme liturgique voulue par le concile Vatican II: elle a su mettre en valeur chaque élément du Rite Romain et a favorisé – comme le désiraient les pères conciliaires – la participation pleine, consciente et active de tout le peuple de Dieu à la liturgie (cf. Sacrosanctum Concilium n° 14), source première de l’authentique spiritualité chrétienne.

images/icones/neutre.gif  ( 937182 )Oui cher Luc par Roger (2021-12-29 13:21:51) 
[en réponse à 937177]

Mais je crains que si un synode ici ou là demande un changement de position sur un sujet traditionnel, on reponde alors qu il faut écouter la base qui a toujours raison @
images/icones/livre.gif  ( 937160 )rite abrogé par substitution ? par Cléopas (2021-12-29 09:38:46) 
[en réponse à 937142]

Je suis assez d'accord avec Nemo. Ce texte essaye de mettre en ordre les idées qui se bousculent dans la tête d'un pratiquant du rite traditionnel né après 1988, mais ne gêne en rien les modernos qui sont aux commandes de la Congrégation des rites à Rome.

Pour eux, comme dans les années 1970, le fond de l'argumentation est que le nouveau rite a abrogé (ou obrogé disait Solesmes ?) l'ancien missel tridentin par substitution ou extinction.

50 ans plus tard, les fait prouvent bien le contraire. Mais il va falloir aussi reprendre l'argumentation développée à l'époque.
images/icones/neutre.gif  ( 937167 )si par hasard par Eudoxie (2021-12-29 11:27:23) 
[en réponse à 937142]

quelqu'un voulait contribuer à diffuser ce texte d'une quelconque manière, il serait le bienvenu, en informant le webmestre qui me transmettra s'il le veut bien les informations nécessaires au sujet de la publication de ce texte.

Cela peut paraître prétentieux, mais si quelqu'un pouvait diffuser ce texte, ou en écrire un bien meilleur, ce serait une initiative réconfortante.
images/icones/neutre.gif  ( 937192 )au fond tout le monde s'en moque par Eudoxie (2021-12-29 14:30:43) 
[en réponse à 937142]

tout le monde s'en fiche éperdument, on ne diffuse que des textes de tradis agressifs et caricaturaux dans nos médias, seule La Croix arrive à faire de bonnes interviews des bonnes personnes, et au fond personne n'agira sinon de manière contre-productive. Dormez, bonnes gens, tout va bien!

Mais que personne ne vienne se plaindre. Ce n'est pas en affichant notre détestation de l'Eglise actuelle ou des gens d'Eglise que nous y arriverons, parce que ce sera un prétexte pour nous refuser la parole. Les supérieurs d'instituts ne bougent pas le petit doigt parce qu'ils espèrent qu'on ne touchera pas à leurs constitutions.

Soit le texte du Vatican est grave, et donc il faut une mobilisation réelle, soit il ne l'est pas, et dans ce cas-là on peut tous se rendormir.
images/icones/neutre.gif  ( 937193 )Non par Meneau (2021-12-29 14:36:43) 
[en réponse à 937192]

Et j'ai salué l'effort.

Mais souffrez que votre texte puisse prêter à certaines critiques.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 937198 )Pas de problème par Eudoxie (2021-12-29 14:43:09) 
[en réponse à 937193]

J'accepte vos critiques, je l'ai déjà dit. Mais quel texte peut prétendre à la perfection ? Tous mes textes mériteront "certaines critiques". Maintenant visiblement, on préfère (pas vous forcément) l'assassiner à coup de trois phrases, ne pas le diffuser, ne rien commenter quasiment, et on continuera à geindre. Je veux bien corriger mon texte si j'ai un seul espoir que mes heures de travail serviront à quelque chose.
images/icones/neutre.gif  ( 937212 )Plusieurs choses par XA (2021-12-29 15:05:40) 
[en réponse à 937198]

Votre message a été plutôt bien lu jusqu’à maintenant.

Je pense que le Forum ne doit pas être votre seule cible, évidemment, puisque votre lisorat est acquis à la cause que vous entendez défendre. En revanche, cela me semble être une bonne opportunité pour peaufiner vos lignes en tenant compte des remarques formulées.

Une fois votre version définitive adoptée, rien ne vous empêchera de la publier à nouveau ici puis de la faire suivre à différentes rédactions.

Préparez-vous néanmoins à toujours essuyer des critiques : c’est la loi du genre.

XA
images/icones/neutre.gif  ( 937216 )justement, voilà une bouture supplémentaire par Eudoxie (2021-12-29 15:30:31) 
[en réponse à 937212]

Le 16 juillet 2021, le pape François fait publier le motu proprio (lettre apostolique) Traditionis Custodes, qui prédit à brève échéance la disparition de l’ancien rite tridentin, que Benoît XVI avait encouragé et protégé par un motu proprio maintenant obsolète: Summorum Pontificum (2007). La célébration de ce rite est exclue des églises paroissiales, et il est interdit de former de nouveaux groupes de fidèles souhaitant, comme Benoît XVI les y avait autorisés, obtenir la célébration des sacrements par un prêtre dans cet ancien rite tridentin.

Le coup est rude pour les fidèles comme pour les prêtres qui ont bénéficié des mesures pastorales de Benoît XVI leur permettant l’usage de qu’il nomme “forme extraordinaire du rite romain”. Les paroisses desservies dans ce rite sont pleines, leurs apostolats nombreux, ce qui contraste avec l’état de l'Église actuel dans les pays européens. On devrait s’en réjouir en haut lieu, et pourtant on conspue cet élan.

Il convient, face à la remise en cause de tous les accords permis par les différents papes, d'exposer ici quelques raisons non-exhaustives pour lesquelles il apparaît crucial de défendre le droit des fidèles et l’ancien rite tridentin.



Ainsi, le rite tridentin est défendable pour plusieurs raisons: tout d’abord pour son ancienneté approuvée par les papes les plus saints qui se sont succédés depuis celui qui l’a harmonisé, Saint Pie V, d’heureuse mémoire; pape dominicain soucieux de préserver l’intégrité du rite de la Messe en délégitimant les coutumes trop récentes, il fait de l’ancienneté un critère éliminatoire, qui lui permet de faire triompher les rites monastiques et celui de Rome, dont on lisse les rubriques au moment du concile de Trente pour en faire un rite catholique, universel. D’emblée ce sont deux exigences qui travaillent et définissent le Missel promulgué par Pie V: l’ancienneté bi-séculaire, et la volonté d’universaliser un rite local, celui de Rome, en rectifiant les usages. Le nouveau rite de Paul VI aura précisément des exigences inverses: promouvoir la nouveauté, non sans explorer cependant d’anciennes prières qui n’étaient plus usitées dans le rite romain (on retrouve par exemple la prière initiale: “la grâce de Jésus Notre-Seigneur, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit-Saint soit toujours avec vous” dans le rite maronite après la consécration), d’anciennes pratiques (l’anamnèse qu’on retrouve dans le rite byzantin), en ne tenant pas compte de l’évolution historique du rite: ce qui s’est toujours fait ou ce qui est le fruit d’une évolution lente et scellée par les lois des rubriques se retrouve l’objet d’expériences de laboratoire au moment du concile Vatican II. Les différentes prières eucharistiques (quatre en tout) du nouveau rite inaugurent cette volonté de faire l’équivalent d’un patchwork de prières qui apparaissent moins comme l’aboutissement du rite tridentin que comme sa remise en cause. Le clergé l’assume, il ne veut plus des anciens usages: les signes de croix disparaissent, la prière eucharistique ressemblant le plus à l’ancienne est rarement utilisée, le minimalisme est de mise. Face à cela, les fidèles sont déboussolés: la réforme est peut-être légitime, mais elle est appliquée sans instruction, sans fidélité; on recense des cas d’abus liturgiques sporadiques, endémiques. Tout est fait pour provoquer chez le fidèle qui souhaite le rester un sentiment de dégoût et une soif d’un absolu qu’on lui refuse. C’est dans le rite tridentin que beaucoup trouveront cet absolu, se convertiront, et retrouveront la ferveur et l’espérance en Dieu et en l’Eglise.

Pourquoi donc défendre le rite tridentin? Parce que c’est la liturgie la plus ancienne, et donc la plus riche d’enseignement, la mieux élaborée, la plus profonde, car elle restitue l’Histoire du salut opéré par Jésus-Christ, qui est venu sauver le monde de ses péchés (une notion qui s’efface après la guerre, la culpabilité du genre humain n’étant plus de mise, à l’heure de la libération des moeurs). Mais le cardinal Joseph Ratzinger le dit bien mieux et avec une conviction qu’il portera jusque sur le trône de Pierre, lorsqu’il y sera lui-même élu à la suite de Jean-Paul II en 2005:

« Je suis d’avis que l’on devrait accorder beaucoup plus généreusement à tous ceux qui le souhaitent le droit de conserver l’ancien rite. On ne voit pas d’ailleurs ce que cela aurait de dangereux ou d’inacceptable. Une communauté qui déclare soudain strictement interdit ce qui était alors pour elle tout ce qu’il y a de plus sacré et de plus haut, et à qui l’on présente comme inconvenant le regret qu’elle en a, se met elle-même en question » Le Sel de la terre, éditions du Cerf.


Renier l’ancienne liturgie, c’est donc trahir le sens de la foi (sensus fidei) de très nombreux fidèles, et leur sentiment religieux, c’est-à-dire ce qui au plus profond d’eux-mêmes leur apparaît comme saint et sacré. Le pape François parle du cléricalisme comme “une véritable perversion” dans l'Église, où le pasteur se met “toujours devant” les fidèles et “punit d’excommunication” ceux qui s’écartent. De surcroît, le cléricalisme “condamne, sépare, frustre, méprise le peuple de Dieu”, et “ne prend pas en compte le peuple de Dieu” . C’est à la lumière de cet enseignement d’une grande profondeur que nous interprétons les récentes réponses aux Dubia (objections) formulées au pape au sujet de l’application du motu proprio Traditionis Custodes qui restreint considérablement la célébration de la Messe en rite tridentin.



On ne saurait se défendre non plus d’une certaine gêne quant au ton de ces réponses: il est dorénavant interdit de célébrer dans l’ancien rite tridentin avec l’ancien Missel de 1952 excepté dans les paroisses affectées uniquement à la célébration de ce rite (une petite poignée en France). Le but proclamé est de rétablir “une prière unique et identique”, “dans toute l’Eglise de Rite romain”; on y glorifie les pontifes Paul VI et Jean-Paul II, opportunément canonisés depuis peu, et servant de garantie et de caution pour ceux qui seraient tentés de remettre en question la contribution réelle à la sanctification des âmes des nouveaux rituels et leur intention de rendre un culte à Dieu le plus respectueusement possible. L’uniformité est prônée, au risque de ne pas adhérer au réel: certains rites se sont maintenus en-dehors du rite romain: les rites cartusiens et dominicains par exemple, ainsi que certains rites diocésains (rite de Lyon ou rite ambrosien du diocèse de Milan). Pourquoi imposer une unité basée sur le manque de réalisme (les anciens rites cohabitant toujours dans l’Eglise latine, qui ne saurait être pour autant “de rite romain”. La romanité ne saurait avoir raison de la latinité: le rite mozarabe espagnol, le rite de Caen, le rite de Braga ne sont pas “romains”, et pourtant ils sont bien latins! il y aurait donc une Eglise “de Rite romain” et une autre qui sombrerait dans l’indéfini? L’Eglise latine n’est pas uniforme, peut-être serait-il temps de s’apercevoir que les orientaux n’ont pas le privilège de la diversité. On objectera que les rites précités ont un certain rapport avec leur lieu de célébration, leur espace de conception (un diocèse, un territoire), ou leur institution (tel ordre religieux ou monastique). Le rite tridentin est celui de toute l’Eglise, c’est un rite ecclésial, et non le rite de telle Église, pas plus que le rite de Paul VI n’est celui d’une certaine “Eglise de Rite Romain” qui n’existe nulle part. Il y a bien une Eglise de Rome, il n’y a pas une Eglise d’un Rite.

Remarquons aussi que si divers usages ou rites coexistent toujours dans l’Eglise latine, rien n’empêche l’ancien rite, à titre d’usage jamais abrogé jusque-là, de continuer à être utilisé partout où un groupe stable de fidèles en exprime le besoin, au même titre que tous les autres. Qu’on le nomme rite ou usage, les fidèles demandent instamment à Mgr Roche, préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements ainsi qu’au Saint-Père qui enseigne à l’Eglise et au monde les valeurs de fraternité et de miséricorde, de ne pas se montrer durs envers eux, et de leur laisser la liberté de recevoir la liturgie dans les usages ou le rite qui leur sont chers. La miséricorde du Pape serait pour eux une catéchèse vivante à même de stimuler leur ferveur et leur attachement à la personne du Souverain Pontife.


Enfin la question qui se pose, c’est bien celle de la cohérence avec d’autres situations emblématiques de la crise de l’Eglise telle qu’elle se manifeste actuellement. En Allemagne, le mouvement de prêtres “l’Amour gagne” proteste en mai 2021 de manière inédite et bruyante contre l’interdiction par le pape de marier des homosexuels selon les rituels de l’Eglise catholique, en organisant une action coordonnée de bénédiction de mariages homosexuels. 2600 prêtres et 300 théologiens ont signé, peu après l’interdiction formelle du pape de bénir de telles unions, un appel à la désobéissance; on apprend ainsi que le prieur dominicain de l’église Saint Albertus Magnus a été l’un des premiers à bénir des unions hommosexuelles, déclarant à francetvinfo “Notre Eglise est beaucoup plus en avance sur son temps que la Congrégation pour la doctrine de la foi à Rome”.

Notre objection aux dernières mesures du pape contre le rite tridentin, au vu de la situation de l’Eglise ailleurs, sera brutale mais claire: comment peut-on se permettre de sanctionner des fidèles réguliers, qui appliquent les commandements de l’Eglise, et qui souhaitent prier avec un rite jamais abrogé jusqu’à ce jour, pendant que dans le même temps, d’autres clercs et d’autres fidèles fautent très gravement contre toutes les lois de l’Eglise sanctionnant ces pratiques? cette diatribe n’a pas pour objet de stigmatiser les personnes homosexuelles qui restent des enfants de Dieu, mais a pour but d’exiger des comptes de la part de la hiérarchie de l’Eglise qui donne des permissions indues qui ont toujours été refusées, pendant que de l’autre côté, les bonnes brebies du troupeau du Christ sont privées des rituels qui ont toujours été vénérés, et ont été des écoles spirituelles pour leur foi et leur piété.


Rappelons enfin l’essentiel: de très nombreux saints se sont sanctifiés dans l’ancien rite tridentin, qui ne porte atteinte en aucune façon à la foi et à l’unité de l’Eglise. Il apparaît nécessaire de mettre en garde contre une illusion d’unité sur la base d’une uniformité stérile et mortifère, peu en accord avec la vie spirituelle des fidèles, faite de diversité et de sensibilité variable selon les temps, les lieux, et les circonstances. Padre Pio n’avait-il pas obtenu une permission spéciale pour continuer à célébrer dans la Messe de son ordination malgré le concile en cours? Cette défense de l’ancien rite n’a pas pour but de prôner l’illégitimité du nouveau, et de former une contre-Église, mais de rappeler que le sacerdoce est un service et non un espace de pouvoir sur des fidèles écartelés entre leur devoir d’obéissance et leur attachement à une manière de prier qui irrigue leur vie spirituelle.
Nous implorons les évêques de France et du monde, afin qu’ils soient des pasteurs, des guides, des pères dans le Christ, et non des sujets de crainte et des causes de tristesse. Qu’ils soient nos défenseurs et nos protecteurs, afin que la paix règne dans les diocèse, les familles, les paroisses et les coeurs, et pour que ne renaissent pas d’incessants conflits que les dernières volontés papales semblent avoir rallumées. C’est à cette intention que nous prions la Vierge Marie, Mater Ecclesiae, le Trône de la Sagesse et la protectrice des fidèles du Christ.
images/icones/neutre.gif  ( 937219 )Attention, attention, ne confondons pas. par XA (2021-12-29 15:46:45) 
[en réponse à 937216]

Une nouvelle bouture ou une nouvelle mouture ?

images/icones/coeur.gif  ( 937253 )Vous avez raison par Eudoxie (2021-12-29 20:49:08) 
[en réponse à 937219]

ne confondons pas les mots et les maux, c'est mauvais pour la santé ;)
images/icones/hein.gif  ( 937249 )Missel de 1952 vraiment ? par Cristo (2021-12-29 20:39:50) 
[en réponse à 937216]

Ou 1962 ? Mais comme personne ne l'a relevé, je me trompe sans doute.
images/icones/neutre.gif  ( 937252 )À vrai dire... par Eudoxie (2021-12-29 20:47:29) 
[en réponse à 937249]

j'ai copié le document, je crois que c'est lui qui fait la faute, à voir; de toute façon j'ai conçu une nouvelle version expurgée de ce passage. J'espère que ça va paraître quelque part... l'envoi est en cours.
images/icones/neutre.gif  ( 937269 )Chère Eudoxie merci mais par Roger (2021-12-29 22:16:34) 
[en réponse à 937216]

Vous avez très bien regroupé les principaux arguments.

Il me semble cependant contre productif de dénigrer le Missel de Paul VI.JE vous suggère de vous limiter au rappel d un seul point : le Concile à demandé une restauration de la liturgie tout en conservant le latin et le grégorien. Paul VI est donc allé bien au delà sans que cela soit illicite mais conduit à soutenir que la messe de Paul VI ne peut être automatiquement tenue pour la réforme souhaitée par les Pères Conciliaires. C est le Missel du pape - pas celui du Concile.

Ensuite, vous devriez développer l idée de l instabilité législative : est il raisonnable que la liturgie soit réformée tous les 20 ans ? Quel.mepris pour les prêtres qui ont fait le choix de consacrer leur vie au Christ dans les communautés ED ?

Enfin il faut mettre Rome en face de ses contradictions : tendre la main, construire des ponts, abattre les murs, aller vers les périphéries, accepter toutes les traditions culturelles, critiquer l Église réduite à une administration,...et en même temps promulguer un texte qui se situe exactement à l'opposé de ces principes.
De même le prêtre est au centre du rite de PAUL VI comme un comédien qui ne cesse de parler à haute voix tandis que le célébrant traditionnel se fait très discret (où est le clericalisme?).
images/icones/neutre.gif  ( 937217 )À vrai dire... par Eudoxie (2021-12-29 15:36:00) 
[en réponse à 937212]

je craignais la passivité et l'inefficacité de mon texte, les critiques me sont au contraire précieuses, sauf lorsque je sens l'intention évidente de ne voir que le négatif ou le non-réussi ( ce qui était un peu le cas au début).

J'ai supprimé ici toute référence à Mgr Lefèvbre il me semble.

J'ai répondu à l'objection de Mgr Roche sans toutefois citer l'entretien, mais de manière plutôt claire j'espère...

Et j'ai essayé d'améliorer un peu l'une de mes transitions, sans être sûre que cela gomme tout-à-fait le côté scolaire.



Bref, il me semble que maintenant il est un peu moins polémique pour nous.


Et à vrai dire, je n'ai envoyé mon texte qu'à des médias tradis, craignant que mon analyse du nouveau rite ne desserve la cause auprès des lecteurs de La Croix.
images/icones/neutre.gif  ( 937307 )une remarque par Eudoxie (2021-12-30 08:52:57) 
[en réponse à 937212]

j'ai transmis mon texte à Riposte Catholique et au Salon Beige. Aucune réponse. Je le transmets à La Croix, on me répond gentiment qu'il faut la réduire et l'envoyer à qui de droit (suivent les adresses mail). Je dis ça, je dis rien.
images/icones/fleur.gif  ( 937312 )C'est heureux par XA (2021-12-30 09:51:26) 
[en réponse à 937307]

Je ne pense pas qu'il soit opportun d'adresser vos lignes tout azimut. Une publication sur les deux blogs que vous mentionnez ou l'un d'eux compromettrait vraisemblablement une diffusion sur La Croix.
Vous visez manifestement plus le lectorat du journal.

XA
images/icones/neutre.gif  ( 937322 )C'est vrai par Eudoxie (2021-12-30 12:44:53) 
[en réponse à 937312]

Merci beaucoup ! Encore que je me demande si un tel texte mériterait d'être publié dans un journal de telle importance. Je vous dirai si j'ai des nouvelles de la chose, on verra, ça ne réussira peut-être pas. Mais au moins on aura tenté. Merci pour votre soutien et vos conseils !
images/icones/1g.gif  ( 937546 )J'ai vu par XA (2022-01-02 11:02:50) 
[en réponse à 937322]

que vous aviez été publiée par un site web.

Vous nous direz quels sont les retours éventuels de La Croix ?

XA
images/icones/union-jack.png  ( 937547 )En anglais ? par Ptitlu (2022-01-02 11:32:51) 
[en réponse à 937546]

Je doute que la Croix ait l'ouverture d'esprit nécessaire, contrairement à Riposte Catholique, visiblement.

(Et si certains mettaient les incompréhensions et les vexations de jadis pour avoir la force de l'union, notre cause n'en sortirait que grandie. La Tradition, ce n'est pas un amas de chapelles concurrentes qui se tirent dans les pattes comme autant de syndicats... Nos supérieurs, eux, y arrivent, tout comme les familles quand elles mettent leurs enfants dans les écoles libres, faisons comme eux, à bas les barrières dans les esprits. Fin de la parenthèse).

Cela dit, les blocages ça se contourne.

Eudoxie, pouvez vous s'il vous plaît écrire votre tribune en anglais, pour envoi et insertion dans les titres anglophones et traduction dans d'autres langues ?

L'anglais, c'est la langue véhiculaire du monde (plus que le latin ou le russe, hélas). C'est surtout une langue qui ouvre la voie à d'autres.
images/icones/neutre.gif  ( 937552 )Merci beaucoup par Eudoxie (2022-01-02 12:23:45) 
[en réponse à 937547]

Je vais y réfléchir, mais je devrai passer par une traduction automatique révisée, n'étant pas vraiment anglophone. Merci pour cette proposition.

images/icones/union-jack.png  ( 937555 )Jeanne Smits par Ptitlu (2022-01-02 12:41:53) 
[en réponse à 937552]

Est bilingue, autant que je me souvienne, et traduit très bien.

Objectivement toujours : je ne partage pas tout dans votre texte, mais je trouve que c'est un point de vue intéressant, notamment pour les fidèles principalement "ralliés"* ou biritualistes, qui voient le Pape et ses proches ignorer les abus du NOM et le quasi-schisme allemand (qui ne dit mot consent) tandis que les tradis sont pourchassés, presque parce qu'ils sont fidèles à l'Eglise et à sa Tradition (et en partie car ils sont un mole de résistance à bien des folies contemporaines dont l'hyper-Etat qui prétend empêcher 230.000 cas de covid par jour en interdisant de manger dans les trains et aux profs de boire leur café debout).

En pratique les tradis sont pourchassés parce que fidèles. Effectivement ça choque le sensum fidei, y compris des non-pratiquants et c'est très bien de le rappeler.


*Je dis "ralliés" mais ce n'est pas une critique. J'en viens et je n'oublie pas.
images/icones/neutre.gif  ( 937557 )Je ne suis pas sûre par Eudoxie (2022-01-02 13:30:23) 
[en réponse à 937555]

Que ce papier soit digne d'être traduit par Jeanne Smits. Si c'était le cas, j'imagine qu'elle m'aurait publiée sur son blog... Enfin comme elle jugera bon.
images/icones/neutre.gif  ( 937553 )En effet par Eudoxie (2022-01-02 12:26:45) 
[en réponse à 937546]

C'est censé être une bonne nouvelle j'imagine...quoique je préfère largement que La Croix me publie, mais c'est déjà ça, on va quand même s'en réjouir ! Je vous dirai si j'ai la moindre nouvelle en ce sens.
images/icones/1v.gif  ( 937197 )Oint Oint, apitoies toi ! par Adso (2021-12-29 14:42:56) 
[en réponse à 937192]

L'effort est louable, et concoure à la lutte ! Ce n'est pas parce qu'on critique des aspects qu'on vous dresse un bucher , ni qu'on se tire une buche, le temps que le mal passe ...
images/icones/neutre.gif  ( 937201 )Tant mieux par Eudoxie (2021-12-29 14:45:08) 
[en réponse à 937197]

Merci, ça va mieux en le disant. Et "oint, oint" c'est un peu fort comme louange : je ne suis pas le Christ (l'oint de Dieu): prière de réserver votre dévotion à qui de droit ;)
images/icones/neutre.gif  ( 937203 )Tout chrétien par Meneau (2021-12-29 14:51:13) 
[en réponse à 937201]

est "oint" du Saint-Esprit. A fortiori quand il a été confirmé.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 937205 )j'oubliais par Eudoxie (2021-12-29 14:54:23) 
[en réponse à 937203]

en effet c'est juste, Adso utilisait donc un vocatif mystique de grande portée spirituelle, où avais-je la tête ? ;)
images/icones/fleche2.gif  ( 937215 )A propos d'huile par Ptitlu (2021-12-29 15:12:16) 
[en réponse à 937205]

Préférez le baril au bidon !

O oint apitoies-toi nous renvoie à 1969 (qu'ils en aient après les sacrements et non la messe cette fois ne change rien, la logique, c'est toujours du passé, faisons table rase)
images/icones/1v.gif  ( 937214 )juste un jeu de mot par Adso (2021-12-29 15:10:13) 
[en réponse à 937201]

car vous sembliez vous lamenter ! Mais bon, on ne va pas y passer l'alphabet hébraïque...

images/icones/neutre.gif  ( 937211 )Bah de fait... par Luc de Montalte (2021-12-29 15:03:32) 
[en réponse à 937192]

... et sans aucune ironie de ma part, je ne vois pas quel est le public visé. Si le but est de convaincre "nos" adversaires vous tapez à côté de ce qu'ils récusent comme je l'ai déjà dit plus haut. Je mets "nos" entre guillemets vu que vous consacrez un message sur deux sur ce forum à pleurnicher contre les méchants tradis qui passent leurs vies à priver les enfants de leurs quatre-heures, c'est de la maltraitance caractérisée.

Par ailleurs, le style est très scolaire et peu agréable à lire (trop longs paragraphes par exemple) mais bon.
images/icones/neutre.gif  ( 937218 )Merci par Eudoxie (2021-12-29 15:37:14) 
[en réponse à 937211]

pour vos réactions, on s'en passera largement. Très largement.
images/icones/1n.gif  ( 937235 )"On" ? par Luc de Montalte (2021-12-29 18:27:45) 
[en réponse à 937218]

Je pensais que c'était plutôt "je je je". Si vous ne voulez pas d'avis déplaisant, n'en demandez pas ; votre texte est mal écrit et manque sa cible, j'en suis désolé, croyez-le.
images/icones/attention.gif  ( 937236 )Stop. par XA (2021-12-29 18:32:37) 
[en réponse à 937235]

Inutile de vous montrer blessant. Ce n'est pas digne d'un catholique.

XA
images/icones/heho.gif  ( 937310 )Quelques remarques par Cristo (2021-12-30 09:40:46) 
[en réponse à 937142]

Quelques remarques complémentaires, en vrac :
- pourquoi « fait publier » et non « publie » ?
- pourquoi « prédit » et non « annonce » ?
- expliquer « tridentin » : je ne crois pas que le commun des mortels connaisse ce terme, ou même le remplacer par « traditionnel » voire « messe en latin »
- j’aurais insisté sur le fait que le PM 2007 avait apporté une certaine « pax liturgica » bienvenue et que les choses se passaient plutôt bien, pour soulever la problématique de textes qui vont « rallumer la guerre », problématique d’un jacobinisme violent, d’une volonté d’unité qui va manquer sa cible, bref d’une volonté de résolution d’un problème débouchant sur la création d’un nouveau problème (sous-entendu : le chef a manqué de flair)
- rien sur les prêtres diocésains pourtant les premières victimes (à ce stade)
- préciser que les victimes sont les tradis historiques mais aussi et surtout ceux qui, depuis des décennies ou quelques années, ont découvert la liturgie tradie et pour qui ce sera un choc de ne plus y accéder
- des coquilles : « l’usage de qu’il nomme », pas de fin de parenthèse après « (les anciens rites cohabitant … »
- il manque un titre et des inter-titres pour satisfaire aux normes journalistiques
- j’aurais précisé la date de Sel de la terre
- que voulez-vous dire avec votre paragraphe sur le cléricalisme ? que le pape se contredit en somme ? qu’il en fait (sans le savoir/vouloir) ?
- « le rite tridentin est celui de toute l’Eglise » : est-ce le cas des églises orientales ? je vois l’idée mais je crains un contre-sens dans la compréhension des lecteurs
- A un moment vous dites : « les fidèles demandent instamment … » : mettre les demandes à la fin
- Je ne sais si vous avez travaillé à partir d’un plan mais ça ne saute pas aux yeux
- Dès l’amorce, mentionner le MP (et François) et les Dubia (et Mgr Roche) et leurs dates ; en gros, d’abord du factuel, puis ensuite sortir l’artillerie (du général au particulier ou l’inverse, ou le fond puis la forme ou l’inverse, …), enfin déposer vos demandes
- C’est trop long mais ça on vous l’a déjà dit
- Il me semble qu’il faut une signature, même anonyme ou avec pseudo : l’adjectif « jeune » me parait s’imposer, je lui aurais accolé « tradie » mais vous définissez-vous ainsi ?

Pour info (car ce n'est plus dans votre V2), c’est « Lefebvre » et non « Lefèbvre » (il n’est pas de « la famille » …) : mais vous lui avez redonné son titre de Mgr donc il vous sera beaucoup pardonné …
Bonne chance pour l’étape de diffusion dans les médias.
images/icones/neutre.gif  ( 937324 )Trop tard... par Eudoxie (2021-12-30 12:53:28) 
[en réponse à 937310]

J'ai envoyé mon texte en le corrigeant beaucoup. Il n'y a plus d'allusion à Mgr Lefebvre (merci parce qu'à chaque fois je sais que je fais une faute sans savoir où exactement). On m'a imposé une telle limite de signes que je n'ai pas mis toute l'argumentation que j'aurais voulue. Vos remarques sur les prêtres diocésains sont importantes. J'avoue que je connais mal les bi-ritualistes, c'est pourquoi cette question n'a pas attiré mon attention plus que cela.


Effectivement lorsque je parle du cléricalisme, je sous-entends que le pape se contredit frontalement.

Merci pour chacune de vos suggestions, à voir pour une autre tribune éventuellement... Je ne les oublie pas.