Le Forum Catholique
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( 933832 )
Diocèse de Nantes : et pendant ce temps dans les églises par Ptitlu (2021-11-21 11:05:07)
Ouest France de ce dimanche (abonnés), bonne lecture
Loire-Atlantique. Le Covid a vidé les églises
Un vrai temps de Toussaint, dit le père Augustin Drillon en bouclant, sous la pluie et au pas de course, les deux cents mètres entre la maison paroissiale et l’église de Ligné, au nord-est de Nantes. Masqués, les fidèles ont pris place à l’intérieur de l’édifice. Le curé, 50 ans depuis la veille, lance l’office au son de l’orgue et des chants religieux. Quelques paroissiens s’agenouillent. D’autres écartent les bras en fermant les yeux. À l’entrée de la nef, deux fidèles proposent du gel hydroalcoolique. Le pass sanitaire n’est pas obligatoire.
« Un paroissien sur trois en moins »
Un tiers des catholiques pratiquants ne seraient pas revenus dans les églises après les deux confinements liés au Covid. C’est une impression, livre Augustin Drillon, curé depuis dix-huit ans. Le clergé ne compte pas. À la tête de deux paroisses en Loire-Atlantique, Saint-Martin-du-Val-d’Erdre et Saint-Pierre-sur-Loire, l’ecclésiastique admet toutefois : Il y a moins de monde cette année dans les églises pour les fêtes de la Toussaint. Un paroissien sur trois en moins, finalement, c’est crédible ».
La célébration de l’eucharistie est un moment clé de l’office religieux, impossible à réaliser en regardant la télévision.
La célébration de l’eucharistie est un moment
Peur du virus ou nouvelles pratiques ? Les anciens ont pris l’habitude de suivre les cérémonies religieuses à la télévision pendant les confinements, ils ne sont pas revenus, estime Augustin Drillon, qui n’a pas cessé de dire la messe, portes de l’église grandes ouvertes, devant des bancs vides, au plus fort de la crise sanitaire. Les retransmissions vidéo sont intéressantes, mais les fidèles se coupent de leur communauté, regrette Muriel Guillet, paroissienne de la Nouvelle-alliance-haut-de-l’Erdre, à Riaillé. Un chrétien seul est un chrétien en danger. Nous avons besoin les uns des autres.
« La communauté manque de chaleur »
Moins touchés par le virus, les plus jeunes reviennent-ils plus volontiers dans les églises ? Oui, pense le père Drillon. À Ligné, ce matin-là, les couples de trentenaires priant la tête basse semblent accréditer le propos. Mais Stéphane Marchand, sacristain de la paroisse Nouvelle-alliance-haut-de-l’Erdre, relativise.Pour attirer les jeunes chrétiens, l’église doit avant tout se débarrasser de son vocabulaire inadapté au monde actuel et de ses richesses indécentes, cingle ce paysan à la retraite. La communauté manque de chaleur, rien à voir avec la pandémie.
Quand sonne l’eucharistie, de longues files se forment au centre de l’édifice religieux. La pratique est sévèrement encadrée : la communion est donnée dans la main et pas directement dans la bouche. Pour la célébrer, le curé pose un masque sur son visage. Il n’en porte pas quand il officie. Clé de voûte de l’office, ce sacrement est évidemment impossible devant la télévision. En suivant Le jour du Seigneur, nous pratiquions une communion spirituelle, déroule ce couple de septuagénaires. Comme si nous recevions Jésus dans notre cœur et que nous pouvions lui parler.
Abus sexuels : «Trop tôt pour évaluer l’impact»
La révélation des abus sexuels dans l’église est-elle de nature à accentuer la baisse de fréquentation des offices religieux ? L’impact sera peut-être significatif, mais il est encore trop tôt pour l’évaluer, explique François Renaud, adjoint de l’évêque de Nantes. Et si une baisse de fréquentation s’avère durable, à quoi faudra-t-il l’attribuer ? Au Covid ? Aux abus sexuels ? À d’autres raisons encore ? L’analyse s’avère difficile à conduire. Le père Drillon (paroisse de Saint-Pierre-sur-Loire) exprime son immense tristesse ». Pour lui, aucun doute, ces événements impactent bien sûr la fréquentation des églises. L’ampleur de ces informations a bousculé les croyants, se désole Muriel Guillet, à Riaillé. Nous en parlons beaucoup entre fidèles. Les moins pratiquants d’entre nous y trouveront sans doute une raison pour ne plus revenir dans les églises. Les autres, je ne pense pas."
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Quelques remarques :
- pour attirer les jeunes, le sacristain veut... Plus de 70'. Pas gagné
- comme ailleurs (Grenoble etc) la fuite des paroissiens post-Covid a détruit les équilibres et mis les paroisses sur la paille.
- la stratégie du diocèse est (trop) claire : en mettant en difficulté les messes en latin, espérer que les paroissiens estivants, qui vont à la messe, aillent dans les paroisses diocésaines côtières ou non (où sont les résidences secondaires, les maisons de famille), eux ils ont des sous, et parfois sur deux mois avec leur appoint les paroisses concernées "ramassent" plus que sur toute l'année
- les leçons de la désaffection post-Covid n'ont pas été tirées (et du flux en direction des tradis). Ce n'est pas le covid que les gens ont fui mais une Église officielle qui donne des leçons de morale, mais derrière le vide ! Et pas de soutien en période difficile (comme une pandémie) où les messes ont été arrêtées et les fidèles priés de se débrouiller seuls.
Bref, sursum corda St Clément !

( 933834 )
Pas étonnant par Meneau (2021-11-21 11:22:00)
[en réponse à 933832]
vu que les prêtres et évêques font du zèle dans l'application des "normes" covid.
Dans l'Eglise paroissiale (NOM) du lieu où je vis, encore aujourd'hui, capacité au moins 500 personnes, ils ont imposé 3 personnes par banc (de 10 personnes), un banc sur deux, et condamné les deux ailes latérales. Résultat, environ 50 paroissiens max peuvent assister à la Messe, moyennant inscription préalable le jeudi entre 10h et 10h05 - j'exagère ici un peu.
Résultat, pour en avoir discuté directement avec plusieurs paroissiens, ils n'assistent plus à la messe dominicale, et les plus fidèles se reportent sur les messes de semaine.
Cordialement
Meneau

( 933837 )
Du zèle des pasteurs par Meneau (2021-11-21 11:56:16)
[en réponse à 933834]
Coïncidence (ou signe des temps malheureusement), je tombe à l'instant sur
cet article :
91 foyers contre l’arrêt des sonneries nocturnes, 31 pour
(...)
Paradoxe des temps, le curé du cru s’était montré plutôt favorable à l’extinction des cloches durant la nuit. L’argument rejoignait celui du voisin mécontent : « Il faut être cohérent avec la vie actuelle. » Selon Libération, certains lui répondirent que « l’église a l’habitude de se mettre à genoux ». Il en fut sonné.
Cordialement
Meneau

( 933838 )
Cela fait peu de votants convaincus dans ce village par JVJ (2021-11-21 12:16:37)
[en réponse à 933837]
Et on voit où Libé se situe, ce truc qui a décerné l'honneur épiscopal au P. Blaquart la veille de l'ouverture du procès de son prédécesseur. Si ce n'était pas tuyauté, je ne m'y connais pas en manipulation médiatique...
Ce matin sur France 2 la messe lamentable présentait une église peu pleine, avec le bas-côté de gauche totalement vide. Le dominicain ne savait pas prêcher sans ses notes, et montrait pull et chemise par-dessus son habit.
Durant les semi-confinements, je connais des paroisses qui ont maintenu la messe unique du dimanche avec la messe anticipée de la veille. Du coup, avec les distances imposées, personne ne prenait sa voiture pour risquer, après 10 ou 20 km, de se voir refuser. Le jeune curé, qui comme d'autres, croit que les paroissiens vont se brancher sur youtube ou facebook pour les suivre alors qu'il a la télé... On voit des videos avec trente vues deux ans après.
Le mutisme de TOUS les évêques au sujet des funérailles interdites en dehors de quelques personnes m'a sidéré au sens le plus fort du terme (interdiction de changer de département en outre).
Si un gouvernement interdisait à des associations d'aider des clandestins, je sais qu'on trouverait des vocations épiscopales pour se prendre pour Mgr Théas.
Pendant le confinement au diocèse de Clermont, sauf erreur, seul Randol a maintenu ses portes ouvertes. Révélateur. J'en parlais hier soir avec un liturgiste qui y trouvait refuge.
La remarque du vieux Nantais sur la richesse indécente est aussi éculée que débile. Il préfère certainement la richesse de nos différences, selon la philosophe Zaz. Quand il vient à la messe, il vient certainement en tong. Il faudrait qu'un journaliste le retrouve pour qu'il nous explique pour qui vote cet homme et si ses petits-enfants sont baptisés et pratiquants. L'effondrement s'est opéré dans les années 60-70, sans espoir de retour. Il va encore à la messe pour voir du monde, cela fait une sortie. Ou alors il a intégré dans sa jeunesse que c'était une obligation.

( 933844 )
D'après France 3 Auvergne par Ptitlu (2021-11-21 13:46:13)
[en réponse à 933838]
La population de Boisséjour, un hameau de Ceyrat au sud de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme a tranché. Au terme d’une semaine de consultation du 15 au 19 novembre, elle s’est largement prononcée pour le maintien des sonneries de cloches chaque heure au cours de la nuit. Alors que 273 foyers avaient reçu un bulletin de vote avec la question suivante :" Etes-vous favorable à l’arrêt nocturne des cloches de l’Eglise de Boisséjour (de 22 heures à 7 heures) ?" 124 ont répondu. Le dépouillement a eu lieu au cours de la matinée du samedi 20 novembre et donne clairement la tendance : 91 non, 32 oui et un bulletin nul.
Je crois que c'est clair. Le Parisien, qui "rase les murs" d'après Libé, je crois, va pouvoir revendre à perte et retourner louer 20 M2 pour 700 balles dans le 18e. Là il pourra expliquer sa Position Citoyenne aux fidèles de la mosquée de la rue Myrrha, et qu'il aimerait pouvoir circuler à scooter dans SA rue lors du Ramadan, sans slalomer entre les tapis de prière. Après quoi la suite de ses aventures sera dans les faits divers du Parisien, entre les fusillades et les course-poursuites.
Bon débarras !

( 933836 )
Hum... par Roger (2021-11-21 11:48:17)
[en réponse à 933832]
Il existe certes un mouvement vers la Tradition...mais s agit il d un flux massif ?

( 933846 )
C'est le flux de ceux qui comptent par Ptitlu (2021-11-21 13:55:41)
[en réponse à 933836]
Pour bouger pas mal, et être un peu au fait des dynamiques et des situations, à Nantes et ailleurs, il n'y a pas de flux massif - il faudrait pour cela une lame de fond de conversion dans la société toute entière. C'est arrivé, notamment en Russie (et ex bloc de Varsovie) dans les années 1980 puis 1990, en même temps que l'effondrement de l'empire, de l'économie et de la société, et après des décennies de persécutions religieuses réelles ou insidieuses (après 1975 notamment).
Mais c'est le flux de ceux qui comptent. Familles (dont bourgeoises (, retraités plutôt CSP+. De fait, les gens qui ont des sous quittent leurs paroisses urbaines ou périurbaines qui se maintenaient, et passent chez les tradis, parfois avec armes et bagages (les enfants dans le hors contrat etc), les équilibres changent, et cela génère des tensions dans certains diocèses (Tours, et bien d'autres). Ajoutez y le mouvement des parisiens vers la Bretagne et le Midi.
Une des raisons fréquemment avancées est l'abandon des fidèles par (bien) des prêtres lors du COVID...

( 933847 )
Évidemment il fallait comprendre par Ptitlu (2021-11-21 13:57:35)
[en réponse à 933846]
CSP plus.
J'ai entendu dire, par divers prêtres de diverses tendances de la Tradition que l'Italie connaissait les mêmes dynamiques (et pourtant il y a eu plus de diocèsains à braver l'interdit, et mêle des évêques...)

( 933851 )
D accord par Roger (2021-11-21 16:01:02)
[en réponse à 933846]
On me dit souvent que la moitié des fidèles des messes traditionnelles sont issus de la forme ordinaire
Et ce sont presque toujours des jeunes : étudiants ou jeunes couples.
Les écoles hors contrat échappent à la tutelle tatillonne des évêques et sont souvent des Sas qui conduisent de la forme ordinaire sérieuse vers la Tradition.
Donc pas encore de flux massif mais certainement l'amorce d une tendance positive

( 933876 )
Paroisse de Ligne par Marc B. (2021-11-21 21:28:43)
[en réponse à 933832]
Il n'y a pas si longtemps, le curé proposait la Messe tradie à un groupe (Messe tous les dimanche ) en leur demandant ce qu'ils pouvaient apporter à la paroisse.
Ils ont proposer d'irganiser la procession de la fête Dieu, l'adoration mensuelle....
Il a dit OK.
L'été qui a suivi, il a été muté...
Ce prêtre était un très bon confesseur.

( 933879 )
L'entente entre les deux formes par André (2021-11-21 21:44:44)
[en réponse à 933876]
(ou les deux rites, diront certains) était-elle bonne dans la paroisse ? C'est une critique que j'ai entendue à de multiples reprises à propos des paroisses bi, que chaque groupe vit dans son coin et ignore l'autre, les deux calendriers n'aidant pas.

( 933901 )
Le clergé 'ordinaire' accueille-il ses frères 'extraordinaires' ? par Gaspard (2021-11-22 09:06:42)
[en réponse à 933879]
Vous écrivez :
chaque groupe vit dans son coin et ignore l'autre
L'exemple donné par Marc B. me paraît exemplaire : c'est le clergé de la forme ordinaire qui marginalise ou refuse les fidèles et le clergé tradi. Et après, c'est le curé ou l'évêque qui se plaint de ce que les tradis restent dans leur coin !!!
C'est tout à fait ce que je peux connaître de différents apostolats tradis.

( 933905 )
Ce lundi à Nantes, les alentours de St Stanislas par Ptitlu (2021-11-22 10:23:26)
[en réponse à 933832]
Navire amiral de l'enseignement diocèsain (avec le Loquidy) tagués pour la 2e fois depuis début octobre, sur le même sujet d'après les riverains.
La première fois, quelques jours après le rapport de la CIASE, c'était
ceci
A l'heure où j'écris, on peut notamment lire dans la rue qui donne sur l'entrée principale du lycée "
St Stan lycée du viol 1971-1999" et "
gamins violés le diocèse se tait".
Il paraît que
Mgr Percerou va s'expliquer sur les révélations de la CIASE et les décisions prises par la CEF, notamment de torpiller les réserves du diocèse de Nantes qui ont été constituées pour le culte et vont servir à payer des indemnités (et le fonctionnement de la commission chargée de les répartir, ce que personne ne mentionne).
On remarquera que la première réunion, dans 3 jours, est dans un important lycée fréquenté par les bonnes familles de Nantes. Pas à St Stan...

( 933909 )
Vous pouvez le nommer puisque c'est public par XA (2021-11-22 10:34:48)
[en réponse à 933905]

( 933910 )
A ce jour dans le diocèse depuis début octobre par Ptitlu (2021-11-22 10:45:59)
[en réponse à 933909]
- le lycée St Stan a été tagué deux fois, début octobre quelques jours après le rapport CIASE et ce week-end.
- un couvent en même temps que St Stan la première fois
-
l'église de Paimboeuf avec des tags d'inspiration anarchisante
- une
chapelle tradi à Nantes
- 4 adolescentes ont
brisé des croix au carré militaire du cimetière de Bouguenais, elles ont été arrêtées
- Par ailleurs plusieurs curés, en soutane ou pas, ont été insultés ou traités carrément de "pédophiles" en pleine rue, notamment par des gens en voiture (pas très courageux les
indélicats).
On peut développer sur l'activité gauchiste/anar ici, mais en pratique on aimerait bien que
notre évêque réagisse, ne serait ce que pour défendre son clergé, puisqu'il renonce à défendre ses fidèles et la collectivité qui entretient les bâtiments (et qui, à Nantes, efface les tags).
A la place de quoi il fait la chasse aux tradis...

( 933912 )
Quelques réflexions par JFB33 (2021-11-22 13:52:02)
[en réponse à 933832]
Quelques réflexions :
1. Cette perte d'1/3 des fidèles est-elle la même partout dans le diocèse ? Je le pense mais ce n'est pas certain. Çà doit dépendre des exigences des nouveaux flics-curés en fonction des paroisses.
2. Le flux des fidèles vers les lieux de cultes tradis (St Louis FSSPX ou St Clément FSSP) est-il si significatif pour expliquer la perte d'1/3 des fidèles à la messe le dimanche ? Les dites chapelles auraient plus que doublé voir triplé... Or il n'y a que 10 à 20% de fidèles en plus environ, ce n'est pas significatif. Estimons qu'un fidèle sur 10 ait rejoint une paroisse tradi ce serait déjà énorme.
3. Le 1/3 des fidèles disparus regardent-ils vraiment la messe en ligne ? A en voir les directs sur Youtube il n'y a pas grand monde... Les directs des petites paroisses de diocèse il y en a très peu et son très peu suivies. Quant à la messe en direct à Rome je suis très surpris qu'il y ait si peu de monde. La chaîne Youtube de Saint Nicolas fait à peine 3 à 4 fois moins d'audience !
Mon constat c'est la perte de la Foi et rien d'autre. La suite logique du Concile Vatican d'eux.