Le Forum Catholique

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images/icones/mitre4.png  ( 924191 )Déclaration du Cardinal Burke sur Traditionis Custodes par Chicoutimi (2021-07-23 05:10:37) 

Traduction de la déclaration du Cardinal Burke:

Déclaration sur le Motu Proprio «Traditionis Custodes»

22/07/2021

''De nombreux fidèles – laïcs, ordonnés et consacrés – m'ont exprimé la profonde détresse que leur a apporté le Motu Proprio «Traditionis Custodes». Ceux qui sont attachés à l'Usus Antiquior (usage plus ancien), ce que le Pape Benoît XVI a appelé la Forme Extraordinaire du Rite Romain, sont profondément découragés par la sévérité de la discipline imposée par le Motu Proprio et offensés par le langage qu'il emploie pour les décrire, leurs attitudes et leur conduite. En tant que membre des fidèles, qui a également un lien intense avec l'Usus Antiquior, je partage pleinement leurs sentiments de profonde tristesse.

En tant qu'Évêque de l'Église et Cardinal, en communion avec le Pontife romain et avec une responsabilité particulière pour l'assister dans sa pastorale et la gouvernance de l'Église universelle, je fais les observations suivantes:

1. À titre préliminaire, il faut se demander pourquoi le texte latin ou officiel du Motu Proprio n'a pas encore été publié. Autant que je sache, le Saint-Siège a promulgué le texte en versions italienne et anglaise, et, par la suite, en traductions allemande et espagnole. Puisque la version anglaise est appelée une traduction, il faut supposer que le texte original est en italien. Si tel est le cas, il existe des traductions de textes significatifs dans la version anglaise qui ne sont pas cohérentes avec la version italienne. Dans l'article 1, l'adjectif italien important, "unica", est traduit en anglais par "unique", au lieu de "seulement". À l'article 4, le verbe italien important, ''devono'', est traduit en anglais par ''devrait'', au lieu de ''doit''.

2. Tout d'abord, il importe d'établir, dans cette observation et les suivantes (nos 3 et 4), l'essentiel de ce que contient le Motu Proprio. Il ressort de la sévérité du document que le pape François a publié le Motu Proprio pour s'attaquer à ce qu'il perçoit comme un mal grave menaçant l'unité de l'Église, à savoir l'Usus Antiquior. Selon le Saint-Père, ceux qui pratiquent selon cet usage font un choix qui rejette ''l'Église et ses institutions au nom de ce qu'on appelle la «vraie Église», un choix qui «contredit la communion et nourrit la tendance à la division… contre laquelle l'apôtre Paul a si vigoureusement réagi.''

3. Clairement, le Pape François considère le mal si grand qu'il a pris des mesures immédiates, n'en informant pas les évêques à l'avance et ne prévoyant même pas l'habituelle vacatio legis, une période de temps entre la promulgation d'une loi et son entrée en vigueur. La vacatio legis donne aux fidèles, et surtout aux évêques, le temps d'étudier la nouvelle législation concernant le culte de Dieu, l'aspect le plus important de leur vie dans l'Église, en vue de sa mise en œuvre. La législation, en effet, contient de nombreux éléments qui nécessitent une étude quant à son application.

4. De plus, la législation impose des restrictions à l'Usus Antiquior, qui signalent son élimination définitive, par exemple, l'interdiction d'utiliser une église paroissiale pour le culte selon l'Usus Antiquior et l'établissement de certains jours pour un tel culte. Dans sa lettre aux évêques du monde, le pape François indique deux principes qui doivent guider les évêques dans la mise en œuvre du Motu Proprio. Le premier principe est de «pourvoir au bien de ceux qui sont enracinés dans la forme de célébration précédente et qui ont besoin de revenir en temps voulu au rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II». Le deuxième principe est «d'interrompre l'érection de nouvelles paroisses personnelles davantage liées au désir et aux souhaits des prêtres individuels qu'aux besoins réels du ‘saint Peuple de Dieu’».

5. Apparemment, la législation vise à corriger une aberration principalement attribuable au «désir et aux souhaits» de certains prêtres. À cet égard, je dois observer, surtout à la lumière de mon service d'Évêque diocésain, que ce ne sont pas les prêtres qui, en raison de leurs désirs, ont exhorté les fidèles à demander la Forme extraordinaire. En fait, je serai toujours profondément reconnaissant aux nombreux prêtres qui, malgré leurs engagements déjà lourds, ont généreusement servi les fidèles qui ont légitimement demandé l'Usus Antiquior. Les deux principes ne peuvent que communiquer aux fidèles dévots, qui ont une profonde appréciation et attachement à la rencontre avec le Christ à travers la Forme Extraordinaire du Rite Romain, qu'ils souffrent d'une aberration qui peut être tolérée pendant un certain temps mais doit finalement être éradiquée.

6. D'où vient l'action sévère et révolutionnaire du Saint-Père? Le Motu Proprio et la Lettre indiquent deux sources: d'une part, «les vœux exprimés par l'épiscopat» à travers «une consultation détaillée des évêques» menée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en 2020, et, d'autre part, «l'avis de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Concernant les réponses à la «consultation détaillée» ou au «questionnaire» envoyé aux évêques, le pape François écrit aux évêques : «Les réponses révèlent une situation qui me préoccupe et m'attriste, et me persuade de la nécessité d'intervenir».

7. Concernant les sources, faut-il supposer que la situation qui préoccupe et attriste le Pontife romain existe généralement dans l'Église ou seulement en certains endroits? Compte tenu de l'importance accordée à la «consultation détaillée» ou au «questionnaire» et de la gravité de la matière qu'elle traitait, il semblerait essentiel que les résultats de la consultation soient rendus publics, accompagnés de l'indication de son caractère scientifique. De la même manière, si la Congrégation pour la Doctrine de la Foi était d'avis qu'une telle mesure révolutionnaire doit être prise, elle aurait apparemment préparé une Instruction ou un document similaire pour y répondre.

8. La Congrégation bénéficie de l'expertise et de la longue expérience de certains fonctionnaires – d'abord au sein de la Commission pontificale Ecclesia Dei et ensuite dans la Quatrième Section de la Congrégation – qui ont été chargés de traiter les questions concernant l'Usus Antiquior. Il faut se demander si «l'opinion de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi» reflétait la consultation de ceux qui avaient la plus grande connaissance des fidèles dévoués à l'Usus Antiquior?

9. Concernant le mal grave perçu que constitue l'Usus Antiquior, j'ai une vaste expérience sur de nombreuses années et dans de nombreux endroits différents avec les fidèles qui adorent régulièrement Dieu selon l'Usus Antiquior. En toute honnêteté, je dois dire que ces fidèles ne rejettent en aucun cas «l’Église et ses institutions au nom de ce qu’on appelle la ‘vraie Église’». Je ne les ai pas non plus trouvés en dehors de la communion avec l'Église ou en division au sein de l'Église. Au contraire, ils aiment le Pontife romain, leurs évêques et leurs prêtres, et, quand d'autres ont fait le choix du schisme, ils ont voulu rester toujours en pleine communion avec l'Église, fidèles au Pontife romain, souvent au prix de grande souffrance. Ils ne s'attribuent en aucun cas une idéologie schismatique ou sédévacantiste.

10. La Lettre accompagnant le Motu Proprio déclare que l'Usus Antiquior a été autorisée par le Pape Saint Jean-Paul II et plus tard réglementée par le Pape Benoît XVI avec «le désir de favoriser la guérison du schisme avec le mouvement de Mgr Lefebvre. Le mouvement en question est la Fraternité Saint-Pie X. Alors que les deux Pontifes Romains désiraient la guérison du schisme en question, comme le devraient tous les bons catholiques, ils désiraient aussi maintenir en continuité l'Usus Antiquior pour ceux qui restaient dans la pleine communion avec l'Église et ne sont pas devenus schismatiques. Le Pape Saint Jean-Paul II a fait preuve de charité pastorale, de diverses manières importantes, envers les fidèles catholiques attachés à l'Usus Antiquior, par exemple, en accordant l'indult pour l'Usus Antiquior mais aussi en créant la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre, une société de vie apostolique pour les prêtres attachés à l'Usus Antiquior. Dans le livre Dernières conversations (Last Testament in his own words), le Pape Benoît XVI a répondu à l'affirmation: «La réautorisation de la messe tridentine est souvent interprétée principalement comme une concession à la Fraternité Saint-Pie X», avec ces mots clairs et forts: «C'est juste absolument faux ! Il était important pour moi que l'Église soit une avec elle-même intérieurement, avec son propre passé ; que ce qui était auparavant sacré pour elle ne l'est plus d'une manière ou d'une autre maintenant» (p. 201-202). En fait, beaucoup de ceux qui désirent actuellement adorer selon l'Usus Antiquior n'ont aucune expérience et peut-être aucune connaissance de l'histoire et de la situation actuelle de la Société Sacerdotale de Saint Pie X. Ils sont simplement attirés par la sainteté de l'Usus Antiquior.

11. Oui, il y a des individus et même certains groupes qui épousent des positions radicales, comme c'est le cas dans d'autres secteurs de la vie de l'Église, mais ils ne sont en aucun cas caractéristiques du nombre toujours plus grand de fidèles qui désirent adorer Dieu selon l'Usus Antiquior. La sainte liturgie n'est pas une question de soi-disant «politique ecclésiale», mais la rencontre la plus complète et la plus parfaite avec le Christ pour nous dans ce monde. Les fidèles en question, parmi lesquels de nombreux jeunes adultes et jeunes mariés avec enfants, rencontrent le Christ, à travers l'Usus Antiquior, qui les rapproche toujours plus de lui par la réforme de leur vie et la coopération avec la grâce divine qui découle de son glorieux Cœur transpercé dans leurs cœurs. Ils n'ont pas besoin de porter de jugement sur ceux qui adorent Dieu selon l'Usus Recentior (l'usage le plus récent, et que le pape Benoît XVI a appelé la forme ordinaire du rite romain), promulgué pour la première fois par le pape saint Paul VI. Comme un prêtre, membre d'un institut de vie consacrée qui sert ces fidèles, m'a fait remarquer: Je me confesse régulièrement à un prêtre, selon l'Usus Recentior, et participe, à des occasions spéciales, à la Sainte Messe selon l'Usus Recentior. Il conclut: Pourquoi quelqu'un m'accuserait-il de ne pas en accepter la validité?

12. S'il existe des situations d'attitude ou de pratique contraires à la saine doctrine et à la discipline de l'Église, la justice exige qu'elles soient traitées individuellement par les pasteurs de l'Église, le Pontife romain et les Évêques en communion avec lui. La justice est la condition minimale et irremplaçable de la charité. La charité pastorale ne peut être servie si les exigences de la justice ne sont pas observées.

13. Un esprit schismatique ou un schisme réel sont toujours gravement mauvais, mais il n'y a rien dans l'Usus Antiquior qui favorise le schisme. Pour ceux d'entre nous qui avons connu l'Usus Antiquior dans le passé, comme moi, il s'agit d'un acte d'adoration marqué par une bonté, une vérité et une beauté séculaires. Je connaissais son attrait dès mon enfance et je m'y suis en effet beaucoup attaché. Ayant eu le privilège d'assister le prêtre en tant que servant de messe dès l'âge de dix ans, je peux témoigner que l'Usus Antiquior a été une inspiration majeure de ma vocation sacerdotale. Pour ceux qui viennent à l'Usus Antiquior pour la première fois, sa riche beauté - spécialement dans le fait qu'elle manifeste l'action du Christ renouvelant sacramentellement son Sacrifice sur le Calvaire à travers le prêtre qui agit en sa personne - les a rapprochés du Christ. Je connais beaucoup de fidèles pour qui l'expérience du Culte Divin selon l'Usus Antiquior a fortement inspiré leur conversion à la Foi ou leur recherche de la pleine communion avec l'Église catholique. Aussi, de nombreux prêtres qui sont revenus à la célébration de l'Usus Antiquior ou qui l'ont apprise pour la première fois m'ont dit à quel point elle a enrichi leur spiritualité sacerdotale. Sans parler des saints tout au long des siècles chrétiens pour lesquels l'Usus Antiquior a nourri une pratique héroïque des vertus. Certains ont donné leur vie pour défendre l'offrande de cette forme même de culte divin.

14. Pour moi et pour d'autres qui ont reçu tant de grâces puissantes en participant à la Sainte Liturgie selon l'Usus Antiquior, il est inconcevable qu'elle puisse maintenant être qualifiée de quelque chose de nuisible à l'unité de l'Église et à sa vie même. A cet égard, il est difficile de comprendre le sens de l'article 1 du Motu Proprio : ''Les livres liturgiques promulgués par saint Paul VI et saint Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, sont la seule (unica, dans la version italienne qui est apparemment le texte original) expression de la lex orandi du rite romain.'' L'Usus Antiquior est une forme vivante du Rite Romain et n'a jamais cessé de l'être. Dès la promulgation du Missel du Pape Paul VI, en reconnaissance de la grande différence entre l'Usus Recentior et l'Usus Antiquior, la célébration continue des sacrements selon l'Usus Antiquior était autorisée pour certains couvents et monastères ainsi que pour certains individus et groupes. Le Pape Benoît XVI, dans sa Lettre aux évêques du monde, accompagnant le Motu Proprio «Summorum Pontificum», a précisé que le Missel romain en usage avant le Missel du Pape Paul VI, ''n'a jamais été juridiquement abrogé et, par conséquent, en principe , a toujours été autorisé.''

15. Mais le Pontife romain peut-il abroger juridiquement l'Usus Antiquior? La plénitude du pouvoir (plenitudo potestatis) du Pontife romain est le pouvoir nécessaire pour défendre et promouvoir la doctrine et la discipline de l'Église. Ce n'est pas un «pouvoir absolu» qui inclurait le pouvoir de changer la doctrine ou d'éradiquer une discipline liturgique qui est vivante dans l'Église depuis l'époque du Pape Grégoire le Grand et même avant. L'interprétation correcte de l'article 1 ne peut pas être le déni que l'Usus Antiquior est une expression toujours vitale de «la lex orandi du rite romain». Notre-Seigneur qui a fait le merveilleux don de l'Usus Antiquior ne permettra pas qu'il soit éradiqué de la vie de l'Église.

16. Il faut se rappeler que, d'un point de vue théologique, toute célébration valable d'un sacrement, du fait même qu'il s'agit d'un sacrement, est aussi, au-delà de toute législation ecclésiastique, un acte de culte et, par conséquent, aussi une profession de foi. En ce sens, il n'est pas possible d'exclure le Missel romain, selon l'Usus Antiquior, en tant qu'expression valable de la lex orandi et, par conséquent, de la lex credendi de l'Église. Il s'agit d'une réalité objective de la grâce divine qui ne peut être changée par un simple acte de la volonté même de la plus haute autorité ecclésiastique.

17. Le pape François déclare dans sa lettre aux évêques : «Répondant à vos demandes, je prends la ferme décision d'abroger toutes les normes, instructions, permissions et coutumes qui précèdent le présent Motu proprio, et déclare que les livres liturgiques promulgués par les saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II, conformément aux décrets du Concile Vatican II, constituent l'unique [seule] expression de la lex orandi du Rite romain. L'abrogation totale en question, en justice, exige que chaque norme, instruction, permission et coutume individuelle soit étudiée, pour vérifier qu'elle «contredit la communion et nourrit la tendance à la division… contre laquelle l'apôtre Paul a si vigoureusement réagi».

18. Ici, il faut remarquer que la réforme de la Sainte Liturgie effectuée par le Pape Saint Pie V, conformément aux indications du Concile de Trente, était bien différente de ce qui s'est passé après le Concile Vatican II. Le pape Saint Pie V a essentiellement mis en ordre la forme du rite romain tel qu'il existait déjà depuis des siècles. De même, certaines mises en ordre du rite romain ont été effectués au cours des siècles depuis cette époque par le Pontife romain, mais la forme du rite est restée la même. Ce qui s'est passé après le Concile Vatican II a constitué un changement radical dans la forme du rite romain, avec l'élimination de nombreuses prières, des gestes rituels importants, par exemple, les nombreuses génuflexions et les fréquents baisers de l'autel, et d'autres éléments qui sont riches de l'expression de la réalité transcendante – l'union du ciel avec la terre – qu'est la Sainte Liturgie. Le pape Paul VI déplorait déjà la situation de manière particulièrement dramatique par l'homélie qu'il prononça lors de la fête des saints Pierre et Paul en 1972. Le pape saint Jean-Paul II s'est efforcé tout au long de son pontificat, et en particulier dans ses dernières années, de régler les graves abus liturgiques. Tant les pontifes romains que le Pape Benoît XVI se sont efforcés de conformer la réforme liturgique à l'enseignement actuel du Concile Vatican II, puisque les partisans et les agents de l'abus ont invoqué «l'esprit du Concile Vatican II» pour se justifier.

19. L'article 6 du Motu Proprio transfère la compétence des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique voués à l'Usus Antiquior à la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique. L'observance de l'Usus Antiquior appartient au cœur même du charisme de ces instituts et sociétés. Alors que la Congrégation est compétente pour répondre aux questions concernant le droit canon pour de tels instituts et sociétés, elle n'est pas compétente pour modifier leur charisme et leurs constitutions, afin de hâter l'élimination apparemment souhaitée de l'Usus Antiquior dans l'Église.

Il y a beaucoup d'autres observations à faire, mais celles-ci semblent être les plus importantes. J'espère qu'elles pourront être utiles à tous les fidèles et, en particulier, aux fidèles qui pratiquent selon l'Usus Antiquior, en répondant au Motu Proprio «Traditionis Custodes» et à la Lettre aux évêques qui l'accompagne. La sévérité de ces documents génère naturellement une profonde détresse et même un sentiment de confusion et d'abandon. Je prie pour que les fidèles ne s'abandonnent pas au découragement mais qu'ils persévèrent, avec l'aide de la grâce divine, dans leur amour de l'Église et de ses pasteurs, et dans leur amour de la Sainte Liturgie.

À cet égard, j'exhorte les fidèles à prier avec ferveur pour le Pape François, les évêques et les prêtres. En même temps, conformément au can. 212, §3, ''Selon le savoir, la compétence et le prestige dont ils jouissent, ils ont le droit et même parfois le devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l'Église et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauves l'intégrité de la foi et des mœurs et la révérence due aux pasteurs, et en tenant compte de l'utilité commune et de la dignité des personnes.'' Enfin, en remerciement à Notre-Seigneur pour la Sainte Liturgie, le plus grand don de Lui-même à nous dans l'Église, puissent-ils continuer à sauvegarder et à cultiver l'usage plus ancien et toujours nouveau ou forme extraordinaire du rite romain.''

Raymond Leo Cardinal Burke
Rome, le 22 juillet 2021
Fête de Sainte Marie-Madeleine, pénitente

Source
images/icones/carnet.gif  ( 924192 )Eric Sammons: Un serpent au lieu de poisson par Chicoutimi (2021-07-23 05:40:38) 
[en réponse à 924191]

Traduction d'un article d'Eric Sammons publié dans le Crisis Magazine:

Traditionis custodes : Un serpent au lieu de poisson

16/07/2021

''La bombe a été larguée. Aujourd'hui, le pape François a publié son motu proprio Traditionis custodes restreignant sévèrement la célébration de la messe traditionnelle en latin. En effet, il efface le motu proprio d'il y a 14 ans du Pape Benoît XVI, Summorum Pontificum, qui avait été publié afin d'aider les fidèles qui ''ont continué d'être attaché avec tant d'amour et d'affection aux formes liturgiques antérieures qui avaient profondément façonné leur culture et leur esprit.'' Apparemment, le pape François ne pense plus que ce soit nécessaire.

Je ne vais pas analyser les détails du nouveau motu proprio ici, vous pouvez trouver cela ailleurs. Au lieu de cela, j'aimerais partager ma première réaction et aborder l'impact pratique sur les catholiques assis sur un banc.

L'une de mes premières pensées en lisant le décret du Pape a été les paroles de Notre-Seigneur : ''Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson?'' (Luc 11, 11) Un nombre croissant de catholiques ont demandé à être nourris par les «poissons» de la messe traditionnelle en latin ; maintenant le Saint-Père leur a donné à la place un serpent.

Ces paroles divines me viennent à l'esprit car je pense à toutes les personnes que j'ai rencontrées ces dernières années qui ont découvert la messe traditionnelle latine et l'ont trouvée source de force et de réconfort dans leur pèlerinage spirituel ici-bas. Ils ne rejettent pas Vatican II ; ils ne pensent pas qu'ils sont meilleurs que les catholiques Novus Ordo ; ils ne détestent pas le pape. Dans l'ensemble, ils ne se préoccupent pas de la politique de l'Église. Ils aiment tout simplement la beauté, le respect et la richesse de la messe latine traditionnelle – une beauté, un respect et une richesse qu'ils ne pouvaient pas trouver dans leur paroisse locale.

Je pense aussi à mon ami anglo-catholique, qui envisage une conversion. Il m'a dit que le motu proprio, c'est comme «une porte qu'on lui claque au nez». Il a assisté par intermittence à la messe en latin dans ma paroisse, et il en reconnaît la valeur intemporelle. Mais maintenant, il entend le chef de l'Église catholique en parler comme si c'était une mauvaise chose, quelque chose de dangereux qui doit être caché et enfermé dans le placard. Il sait que ce n'est pas vrai, et cela le fait hésiter à ''traverser le Tibre''.

Je pense à ces catholiques qui ont assisté à la messe traditionnelle en latin pendant des années, voire des décennies. Ils ont été formés par sa piété et sa spiritualité. Ce n'est pas une «préférence» pour eux d'assister à la messe traditionnelle en latin ; c'est une partie essentielle de la pratique de la Foi. Et de peur que nous ne soyons trop prompts à les juger négativement pour ce fait, rappelons-nous les paroles du Pape Benoît XVI: ''Ce que les générations précédentes considéraient comme sacré reste sacré et grand pour nous aussi, et cela ne peut pas être tout d'un coup entièrement considéré comme nocif.'' Comment le pape François montre-t-il une sollicitude paternelle envers ces fidèles catholiques? Il en a fait des fils de seconde classe, indignes de s'asseoir à la table du père.

Je pense aussi à ces catholiques qui en ont assez d'être vilipendés par le pape et qui seront maintenant tentés de quitter l'Église, d'aller vers l'orthodoxie orientale, ou de tomber dans le sédévacantisme (la croyance qu'il n'y a pas de pape régnant), ou de se tourner vers certaines autres chapelles catholiques «indépendantes». C'est facile de leur dire de se taire et d'obéir, mais quel père aimant traiterait ses enfants comme ça? Un père aimant serait accommodant autant que possible, en particulier lorsque le seul «péché» est l'amour pour ce que des millions de catholiques ont aimé pendant des siècles.

Et je pense à mon propre embrassement de la messe latine traditionnelle. Je suis un dévot récent de la messe latine traditionnelle. Je n'ai commencé à assister régulièrement à la messe latine qu'il y a dix ans parce que nous avons déménagé et que nous ne pouvions pas trouver une paroisse révérencieuse du Novus Ordo à quelques minutes en voiture. Mais il y avait une paroisse FSSP à environ 25 minutes. Nous n'y sommes pas allés pour le latin, ni pour les prières, ni parce que c'est ad orientem. Nous y sommes allés simplement parce que nous voulions que nos enfants sachent qu'il était important d'adorer Dieu avec révérence. Depuis lors, nous avons trouvé dans la messe latine traditionnelle un foyer où notre foi catholique se nourrit et s'enrichit. En quoi est-ce une mauvaise chose, Saint-Père? Pourquoi cette voie devrait-elle être fermée aux catholiques?

«Quel père d'entre vous, si son fils demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu d'un poisson? En effet. Saint-Père, d'innombrables catholiques demandent à être nourris par la messe latine traditionnelle, à pouvoir adorer Dieu comme les générations précédentes de catholiques l'ont adoré. Pourquoi nous donnez-vous un serpent à la place?''

Source
images/icones/fleche3.gif  ( 924201 )Ces catholiques qui veulent quitter l'église par Ptitlu (2021-07-23 09:01:29) 
[en réponse à 924192]

...mais c'est exactement ce qu'ils veulent !

Je pense aussi à ces catholiques qui en ont assez d'être vilipendés par le pape et qui seront maintenant tentés de quitter l'Église, d'aller vers l'orthodoxie orientale, ou de tomber dans le sédévacantisme (la croyance qu'il n'y a pas de pape régnant), ou de se tourner vers certaines autres chapelles catholiques «indépendantes».

Tant qu'ils n'auront pas tout asséché ils ne seront pas contents.

On peut donc :
1. Franchement se demander quel maître suite le Pape
2. Se dispenser de le suivre dans l'abîme
images/icones/fleche2.gif  ( 924208 )Les progressistes quittent l'Église, les tradis restent par Gaspard (2021-07-23 09:32:01) 
[en réponse à 924201]

Les progressistes n'en peuvent plus : ils sont âgés, ils subissent un monceau de scandales, et maintenant François remet le couvert en divisant l'Église. Ils ont beau être progressistes, je ne crois pas qu'ils aiment cette ambiance de haine que met François.
images/icones/fleche2.gif  ( 924214 )Quid des fidèles ni progressistes, ni traditionnels ? par Scrutator Sapientiæ (2021-07-23 11:44:50) 
[en réponse à 924208]

Bonjour Gaspard,

Il est possible que vous ayez raison, mais alors qu'en est-il des fidèles qui ne sont ni progressistes, ni traditionnels ?

Ne sont-ils pas les plus nombreux, au sein du catholicisme idéologiquement conciliaire et institutionnellement diocésain ?

Par ailleurs, il me semble que les catholiques charismatiques ne sont certes pas progressistes, mais ne sont pas non plus traditionnels, dans l'acception "philo-tridentine" de ce terme.

La question à venir n'est-elle pas la suivante : si jamais les fidèles qui sont à la fois centristes et suivistes sont contraints de choisir entre la pousuite de leur suivisme et l'amorçage d'un début de résistance, comment vont-ils faire ?

En particulier, les conciliaires conservateurs n'ont-ils pas quelques questions à se poser sur le bien-fondé de leur adhésion à la "narrative" rassurante qui leur a été servie, sous Jean-Paul II puis sous Benoît XVI ?

Je fais ici allusion à l'interprétation tranquillisante grâce à laquelle, à partir du début des années 1980, certains ont cru ceci : "C'est bon, le pire est passé, la situation a commencé et va continuer à s'améliorer. Certes, le décentrement ad extra se poursuit (cf. le dialogue interconfessionnel et le dialogue interreligieux), mais le recentrage ad intra, lui-aussi, se poursuit, donc tout va aller de mieux en mieux."

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 924233 )Humainement par Eti Lène (2021-07-23 14:03:57) 
[en réponse à 924214]

Quand une autorité décide, vous avez les 20-80. Statistiquement ça se vérifie partout. Ainsi 80% suivent l'autorité, 10% résistent, et 10% vont au delà des demandes de l'autorité.

Un paramètre toutefois, c'est que l'Eglise est divine et que Dieu frappe à chaque porte de chaque âme. Il faut voir la suite. Cela peut-être dépendra un peu de nos sacrifices, même si le bon Dieu fait 100% du travail.

Des progressistes sont déjà prêts dans leur tête à passer au mariage homosexuel dans les églises. Mais ce n'est pas le cas de tous, loin de là.

Le courage pour résister à l'autorité vient de la foi de l'espérance, et de la charité qui s'ensuit, infusées par Dieu. Or la foi a été nourrie chez les tradis qui n'ont jamais connu la FSSPX, de part la valeur intrinsèque de cette messe à laquelle ils ont assisté depuis tant d'années. L'exemple de traiter comme il faut Dieu a une puissance extraordinaire. Et la messe tridentine oblige à bien le traiter et à ne pas le considérer comme un copain, mais tel qu'Il est.
images/icones/tao.gif  ( 924193 )AM Valli: La pierre tombale de l’herméneutique de la continuité par Chicoutimi (2021-07-23 06:08:14) 
[en réponse à 924191]

Un texte d'Aldo Maria Valli traduit par Benoît-et-moi:

Mensonges et vérité de Traditionis custodes

18/07/2021

''J’aimerais proposer quelques réflexions nées de la lecture de Traditionis custodes.

Il me semble qu’une des clés de lecture de l’ensemble (document et lettre) est celle de la contrefaçon [scimmiottamento: action de singer, donc ici, « imitation caricaturale »].

Je m’explique. François indique à plusieurs reprises sa motivation pour ce qu’il s’apprête à légiférer, à savoir la continuité avec ce qu’ont fait ses prédécesseurs : saint Pie V, qui a abrogé tous les rites antérieurs afin d’uniformiser l’utilisation du même Missel dans toute l’Église, et Benoît XVI, qui a pris soin pastoralement de ceux qui étaient liés à l’ancien rite. Or, en se référant à ceux qui l’ont précédé, et en se cachant derrière ces mêmes motivations, Bergoglio fait exactement le contraire. Contrairement à saint Pie V, qui abrogeait tous les rites qui ne pouvaient se prévaloir d’une tradition séculaire, il efface tout ce qui est tradition apostolique pour imposer une messe née il y a cinquante ans ; et contrairement à Benoît XVI, il jette le trouble dans les âmes attachées à l’ancienne messe. Un délire de toute puissance émerge, dont ce pape et ceux qui l’assistent ont déjà donné de nombreuses preuves. Comme si, en agissant ainsi, ils voulaient se prouver à eux-mêmes et aux autres qu’ils sont eux-mêmes l’Église, la monarchie absolue. Benoît XVI, au fond, est considéré comme naïf, parce qu’en accordant un usage généreux de la messe en latin, il aurait fait confiance à quelques fous (les fidèles et les prêtres liés à l’ancien rite), fous qui ensuite, comme c’était prévisible, l’ont trahi, utilisant la messe pour combattre le Saint Concile et pour diviser l’Église.

Voici, à mon avis, ce qui est le plus grave dans toute l’opération Traditionis custodes : utiliser la vérité (la pastorale, l’unité ecclésiale, etc.) pour servir le mensonge et utiliser le mensonge (prétendre que les destinataires des mesures de Benoît XVI ne se sont pas bien comportés) pour prétendre servir la vérité.

Le vrai problème n’est pas Traditionis custodes, mais Summorum pontificum. Au lieu d’expliquer que personne ne peut réglementer l’usage de la messe catholique telle qu’elle a toujours été, car c’est la messe que nous avons reçue des apôtres et que saint Pie V a rendue obligatoire en l’imposant à toute l’Eglise contre les diverses innovations qui ont surgi ici et là, Benoît XVI a fait quelques concessions et appelé cette messe la « forme extraordinaire ». Or, dire que quelque chose est extraordinaire implique que, tôt ou tard, quelqu’un dira qu’il faut maintenant revenir à la normalité. Dire, par exemple, que le confinement est une situation de vie extraordinaire signifie que nous ne pouvons pas vivre dans cette condition en permanence. Dans Summorum pontificum, en somme, il y avait déjà le germe de Traditionis custodes. En outre, Benoît XVI a déclaré que les deux formes, ordinaire et extraordinaire, pouvaient s’enrichir mutuellement. Mais comment peut-on sérieusement soutenir que le novus ordo, une messe inventée autour d’une table, est capable d’enrichir ce que nous avons reçu de la tradition apostolique?

Dans Traditionis custodes, on est frappé par le mensonge flagrant selon lequel les fidèles qui participent à la messe tridentine ont été une source de division dans l’Église. La réalité est exactement le contraire : les évêques [en Italie] ont réprimé, persécuté, ghettoïsé et menacé les prêtres qui voulaient célébrer selon le vetus ordo, et les demandes des laïcs sont souvent restées lettre morte. Personne, au cours de ces années, n’a pu faire l’expérience de la normalité du parcours ecclésial en utilisant la forme dite extraordinaire. Dès lors, comment peut-on aujourd’hui prétendre tirer des conclusions sur quelque chose qui n’a pas été expérimenté ?

Ce que François dit vers la fin de sa lettre aux évêques fait froid dans le dos, lorsqu’il affirme : tandis que dans l’exercice de mon ministère je prends la décision de suspendre la faculté accordée par mes prédécesseurs, je vous demande de partager ce fardeau avec moi. C’est une phrase qui marque, et qui rappelle celle concernant les Juifs : son sang retombera sur nous et sur nos enfants. On dirait les paroles de quelqu’un qui sent la gravité de ce qu’il s’apprête à faire, qui pourrait encore s’arrêter, mais qui au lieu de cela dit : un châtiment va tomber sur moi et je demande aux évêques de le partager avec moi. Conscient de sa responsabilité, le pape dit qu’il faudra en payer le prix et décide d’aller de l’avant.

Le document est caractérisé par la colère, la rancœur. Et cette circonstance aussi fait réfléchir. La colère peut parfois s’exprimer par un certain comportement, en paroles ou en gestes, envers un frère, une sœur ou un groupe. Mais lorsqu’un document officiel est écrit, il est réfléchi, révisé, retravaillé. Il est lu et fait pour être lu. Or, si après toutes ces étapes, il conserve les stigmates de la colère, la conclusion ne peut être que la suivante : nous sommes face à un vilain signe de vulgarité et de décadence. Cette vulgarité et cette décadence qui ont marqué le pontificat de Bergoglio et qui constituent un sérieux vulnus pour l’autorité papale.

Traditionis custodes contient bien une vérité, et c’est là où le Pape dit que de deux choses l’une : soit vous suivez le Concile Vatican II, soit vous suivez l’ancienne Messe. Les deux choses sont incompatibles car elles marquent l’appartenance à deux confessions différentes et à deux églises différentes. Celui qui reconnaît le Concile reconnaît l’Église qui est née à ce moment-là et qui se distingue de l’Église précédente, au point qu’il n’y a plus de place pour l’Église précédente. En d’autres termes, c’est la pierre tombale de l’herméneutique de la continuité, un compromis qui ne pouvait pas tenir.''

Source
images/icones/hein.gif  ( 924204 )Les orthodoxes ont ils raison ? par Ptitlu (2021-07-23 09:10:10) 
[en réponse à 924193]

Cette vulgarité et cette décadence qui ont marqué le pontificat de Bergoglio et qui constituent un sérieux vulnus pour l’autorité papale.

Le Pape utilise son autorité pour
- promouvoir la vaccination sans avoir l'autorité scientifique du Dr Raoult
- promouvoir les LGBT sans avoir le passé militant de leurs organismes... Ou de Viktor Orban qui s'apprête à éviter aux enfants hongrois la propagande contre nature dans les écoles
- promouvoir la transition énergétique sans le charisme (au sens laïc voire médiatique) de Hulot ou de Yann Arthus Bertrand
- être un président d'ONG mondialiste parmi d'autres... Mais il ne fera jamais aussi bien et aussi vrai que Coluche
- et taper à bras raccourcis sur tous ceux qui s'opposent, politiques, défenseurs des libertés et maintenant tradis.

Le sinistre professeur lyonnais est dans le vrai : François et le quarteron de cardinaux factieux (Ouellet et Cie) ont pondu Traditionis Custodes pour s'attaquer à un "état d'esprit" : défense des valeurs chrétiennes, indépendance d'esprit, ferme résolution à vivre librement sa Foi dans le siècle et l'Eglise
images/icones/fleche2.gif  ( 924212 )Non : il s'agit de l'herméneutique du renouveau dans la continuité. par Scrutator Sapientiæ (2021-07-23 10:51:38) 
[en réponse à 924193]

Bonjour Chicoutimi,

Il est extrêmement révélateur que, plus de quinze ans et bientôt seize ans après le discours de Benoît XVI en date du 22 décembre 2005, certains continuent à recourir à cette expression : "l'herméneutique de la continuité", en lieu et place de l'expression employée par Benoît XVI dans son discours : "l'herméneutique de la réforme", c'est-à-dire "l'herméneutique du renouveau dans la continuité de l'unique sujet-Eglise".

On voudrait amputer ou déformer l'interprétation effectuée par Benoît XVI, dans son discours, des causes, du contenu et des effets de la situation actuelle de l'Eglise catholique face au monde contemporain, et de la nature de la réponse de l'Eglise catholique, face au monde contemporain, telle que cette réponse a été apportée, au moment et au moyen du Concile Vatican II, que l'on ne s'y prendrait pas autrement.

Benoît XVI sait bien qu'aucune "herméneutique de la continuité" digne de ce nom n'est sérieusement envisageable entre le Magistère pontifical antérieur à l'annonce du Concile par Jean XXIII et le Concile Vatican II, dans au moins quatre domaines, conciliaires s'il en est, compte tenu de ce qui figure, mais aussi de ce qui ne figure pas dans DH, dans GS, dans NA et dans UR.

L'intérêt de la mise en avant de la notion d'herméneutique de la réforme, ou de la notion d'herméneutique du renouveau dans la continuité, ne réside pas seulement dans le respect consciencieux de l'expression choisie et utilisée par Benoît XVI, mais réside aussi dans celui, REALISTE, de toute une "dialectique" entre la continuité et le renouveau, ou entre la fidélité et l'ouverture, qui caractérise plusieurs textes du Concile, y compris les moins "disruptifs" dans leur contenu.

En fait, il y a une certaine honnêteté intellectuelle dans l'herméneutique du renouveau dans la continuité, même s'il y a aussi une part de voeu pieux, compte tenu du caractère "disruptif" des quatre textes qui sont souvent cités, et compte tenu de ce que les hommes d'Eglise ont fait du Concile, dès l'année 1965-1966.

En revanche, on est en droit de s'interroger sur l'objectivité intellectuelle de tous ceux qui semblent vraiment laisser entendre qu'il est à la fois anormal et dommage que "le pape de l'herméneutique de la continuité" (?!) n'ait pas, entre début 2006 et début 2013, mis ses actes en accord avec son herméneutique (ou plutôt avec celle qu'ils semblent lui attribuer), dans tel ou tel domaine dans lequel le recentrage wojtylien puis ratzingérien a été nécessaire, mais n'a certes pas été suffisant, comme la suite l'a bien montré.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 924195 )"Le Pontife romain peut-il abroger juridiquement l'Usus Antiquior ?" par Candidus (2021-07-23 07:44:20) 
[en réponse à 924191]

C'est la question que pose le cardinal. Avant que l'on oppose la réponse du cardinal à la position que je défends sur cette question, je prends les devant.

Le verbe pouvoir a deux sens : avoir la capacité physique de faire une chose et en avoir l'autorisation morale.

Je peux physiquement tuer ma belle-mère, mais je ne peux pas le faire moralement.

Pour moi, comme pour la majorité des canonistes, le pape peut interdire l'Usus Antiquior, il en a la capacité législative, mais cela constituerait une décision moralement désordonnée. C'est ainsi que j'interprète l'affirmation par le Cardinal que le pape n'a pas le "pouvoir [...] d'éradiquer une discipline liturgique qui est vivante dans l'Église depuis l'époque du Pape Grégoire le Grand".

Comme le cardinal Burke, je suis convaincu que "Notre-Seigneur qui a fait le merveilleux don de l'Usus Antiquior, ne permettra pas qu'il soit éradiqué de la vie de l'Église." Je ne sais pas quelle forme prendra cette protection de Notre-Seigneur, mais je ne doute pas de celle-ci.
images/icones/1a.gif  ( 924199 )dans l'état il n'en a pas le pouvoir par jejomau (2021-07-23 08:52:36) 
[en réponse à 924195]

Dans le cas où il le voudrait, il ne peut pas , en se levant un matin, prendre ce type de décision. Il lui faudrait prendre l'avis de l'Eglise, la réunir ou au moins réunir toutes les instances compétentes tout en prévenant l'ensemble des fidèles de sa décision ..

Tout ceci a déjà été fait avec SAINT PAUL VI finalement

Et on connaît le résultat . Le résultat concret. Réel . Auquel la situation a donné lieu sur le terrain avec les fidéles. Il a fallu trois papes successifs pour corriger au mieux cette situation.

François a bien fait de ne pas se marier : il aurait fait un très mauvais père, fâché avec tous ses enfants, tout ceci finissant certainement par un divorce !
images/icones/neutre.gif  ( 924218 )un pape n'a pas le pouvoir d'abroger un rit par Luc Perrin (2021-07-23 12:11:04) 
[en réponse à 924199]

spécialement le rit romain dans la forme la plus assurée par sa durée dans la Tradition.

Cela ne dépend pas d'un accord préalable de la hiérarchie ou d'une consultation de qui que ce soit. Le pape comme les autres évêques est l'intendant de la Vigne du Seigneur : il peut tailler, mettre de l'engrais, arroser, enlever les sarments etc. Il n'a aucun pouvoir de transformer la Vigne en potager ou en parking.

Il est piquant, pour le moins, que ce pontificat qui a débuté sous les auspices de la "synodalité" kaspérienne revendiquée, avec conseil de cardinaux, synodes multipliés dotés de nouveaux droits (théoriques) se résout en une fuite vers un centralisme étouffant dont même Pie X n'a pas rêvé : le texte qui subordonne la création des congrégations religieuses à l'autorisation préalable de Rome, renversant ainsi toute la tradition ecclésiale en la matière et d'inspiration nettement janséniste tardive (celle de Pistoie), était déjà un impressionnant virage à 180°.

Le présent MP, au langage aigre et découplé de la réalité du terrain, tout en prétendant remettre l'évêque diocésain au centre en vert d'un trompe l'oeil rhétorique, subordonne le pouvoir d'appréciation épiscopal - entier auparavant quant aux paroisses personnelles - à une autorisation préalable de Rome de la même manière que pour les nouveaux instituts.

Il y a une orientation commune de tenter une centralisation romaine plus poussée pour l'avenir. A mesure que le néo-libéralisme romain effrite l'influence de l'Église, amenuise le peuple des baptisés, exténue les vocations, ne traite jamais en profondeur les causes de la corruption interne, un peu comme en France le pouvoir central appesantit son contrôle sur le peuple, le Saint-Siège accroît son emprise ad intra puisque son rayonnement ad extra se dissout.

Usquequo Domine .... Le maître des horloges, le vrai, en décidera.
images/icones/1b.gif  ( 924222 )oui par jejomau (2021-07-23 12:39:53) 
[en réponse à 924218]

Je souscris. Mais j'ai bien commencé par : "Dans le cas où il le voudrait"... induit: "il faudrait qu'il consulte les fidèles sur ce point"
images/icones/rose.gif  ( 924224 )avec ou sans consultation non par Luc Perrin (2021-07-23 12:56:29) 
[en réponse à 924222]

il n'y a pas de pouvoir, à l'anglicane, de changer le trésor de la Tradition radicalement. Le Pontife peut ajouter avec ou sans consultation cf. Vatican I et Vatican II mais pas retirer une portion dudit trésor.

Même si le Pape avait l'accord de 100% des évêques et des fidèles, méthode de l'Église anglicane, sa décision demeurerait un abus de pouvoir.

Aucun pape avec consentement même unanime ne peut décider que Marie n'est plus immaculée ou que la Trinité n'existe pas ou encore abroger les dogmes énoncés.

Le consentement même unanime ne change rien. C'est là-dessus que je conteste vos deux posts. Vous énoncez une ecclésiologie protestante ici, le dogme et la Tradition sont irréformables, vous le savez très bien jejomau.
images/icones/1a.gif  ( 924226 )mais pas du tout par jejomau (2021-07-23 13:10:18) 
[en réponse à 924224]

Et, comme dit dans mon post, ce qu'a tenté Paul VI fut à ce sujet un échec
images/icones/bravo.gif  ( 924227 )Votre analyse, cher Professeur... par Pétrarque (2021-07-23 13:15:17) 
[en réponse à 924218]

...rejoint celle de Jean-Paul Parfu, qui a déjà répété, en se faisant d'ailleurs étriller par certains liseurs à l'occasion, qu'un pape n'avait pas le pouvoir de supprimer un rite.

Une chose est de réformer la Semaine Sainte ou d'ajouter un saint au Canon, une autre est de défigurer complètement un rite ou de l'envoyer aux oubliettes en faisant fi de son ancienneté et, surtout, du fait qu'il incarne la Tradition.
images/icones/neutre.gif  ( 924291 )c'est une évidence consignée par la Constitution conciliaire par Luc Perrin (2021-07-23 19:21:06) 
[en réponse à 924227]

et par le Motu proprio de Jean Paul II et plus encore celui de Benoît XVI.
Sacrosanctum Concilium restreint en principe au strict nécessaire le champ de la réforme qu'au contraire le Consilium de Paul VI a élargi au point de forger un Novus Ordo Missae alors que telle n'était aucunement le mandat donné par le Concile et le Pape ensemble.

Ceci avait été rappelé par le cardinal Ratzinger et beaucoup d'autres avant d'être acté nettement en 2007. L'homélie de Benoît XVI de mai 2005, avec le S.P., l'acte majeur du pontificat est une sorte de catéchèse sur ce qu'est et n'est pas le ministère du serviteur des serviteurs de Dieu.

Pas plus l'abolition que l'obrogation ou mise en extinction ne sont acceptables au plan de la Tradition et d'une théologie catholique qui ne soit pas la papolâtrie boursoufflée qui tend à imposer comme un "Grand Reset" aux bases de la foi catholique et simplement chrétienne.

La liturgie comme la théologie fondamentale procèdent d'un "développement organique". C'est le b-a-ba.

ps. parmi les précédents, le cas du rit mozarabe supprimé par abus papal puis rétabli devant la foi inébranlable du peuple de Dieu. De même l'archevêque de Lyon d'Ancien Régime qui a remplacé pratiquement le rit lyonnais traditionnel par un rit parisien-lyonnais néo-gallican a commis un abus grossier que dénonçait le chapitre cathédral à l'époque.
images/icones/croix.gif  ( 924302 )Cette nouvelle messe est un symbole, par ptk (2021-07-23 19:47:56) 
[en réponse à 924291]

une expression d’une foi nouvelle, d’une foi moderniste. Car si la très sainte Eglise a voulu nous garder, tout au cours des siècles, ce trésor précieux qu’elle nous a donné du rite de la sainte messe canonisée par saint Pie V, ce n’est pas pour rien. C’est parce que dans cette messe se trouve toute notre foi, […] la foi dans le sang de Notre Seigneur Jésus-Christ qui a coulé pour la rédemption de nos péchés.
images/icones/fleche2.gif  ( 924624 )"Sacrosanctum concilium" est une constitution par AVV-VVK (2021-07-26 21:37:52) 
[en réponse à 924291]

"sur la sainte Liturgie". Un document de base. Pas un simple mode d' emploi. Un guide de théologie liturgique de l' Eglise contemporaine que l'on ne peut negliger impunément tant de la part des adhérents de la messe de la forme extraordinaire (sinon ils tombent dans l' archéologisme et l' ésotérisme) que de la part de ceux de la forme ordinaire (sinon ils pratiquent un culte humaniste).

images/icones/1a.gif  ( 924633 )Votre analyse est fausse pétrarque par Eonix (2021-07-27 09:43:40) 
[en réponse à 924227]

Parfu prétend que le Pape ne peut abroger, mais il dit qu'il a voulu INTERDIRE, REMPLACER DEFINITIVEMENT, ce qui ne peut l'être.
Les Saints Papes Paul VI et Jean-Paul II, n'ont jamais abrogé, quoique ce soit c'est vrai et ont fait des indults chaque fois que nécessaire.
Ils étaient sous la pression des hors la loi, les conférences épiscopales, conduites, par quelques mandrin, plutôt que Pasteurs, se permettant de menacer Rome.
Donc pour Parfu comme d'autres prétendent, Missale Romanum est un essai d'abrogation de ce qu'il ne peut abroger.
Ce qui est faux, en fait comment si le pape ne peut abroger, missale Romanum pourrait-elle abroger?

L'analyse de Parfu, n'a que peu avoir avec celle de Luc Perrin.

Cependant, si pour certains canonistes, le Pape ne peut abroger.
Pour d'autres en y mettant les formes, il le pourrait.

A ce jour aucune forme imposées par le droit Canon, n'a été utilisée.

Donc il n'y a pas abrogation.

La question reste si une forme imposée par le droit Canon avait été utilisée, alors pour certains canonistes, il n'y aurait tout de même pas abrogation, car le Pape ne pourrait.

Par contre, il y a la possibilité, comme celle employée par le Pape François, de vouloir restreindre l'usage, par des mesures disciplinaires. Mais SP, a fait l'état des lieux et a bien précisé, que pour dire cette messe, aucune autorisation n'était nécessaire.

Alors CP, peut annuler, SP, mais CP, ne peut priver les fidèles de leur droit, dont celui de se passer d'un autorisation.

Les évêques vont être des hors la loi et non ceux qui célèbreront la forme actuelle du Rite.
Le Pape François fait des évêques qui empêcheront, cette forme du rite des hors la loi.

L'abus de droit, est un non respect de la loi, c'est une faute par dépassement de la Loi.



images/icones/1g.gif  ( 924642 )Vous jouez sur les mots par Pétrarque (2021-07-27 11:19:58) 
[en réponse à 924633]


Parfu prétend que le Pape ne peut abroger, mais il dit qu'il a voulu INTERDIRE, REMPLACER DEFINITIVEMENT, ce qui ne peut l'être.
Les Saints Papes Paul VI et Jean-Paul II, n'ont jamais abrogé, quoique ce soit c'est vrai et ont fait des indults chaque fois que nécessaire.



Ce que vous rapportez des paroles Jean-Paul Parfu traduit une idée pour moi tout à fait juste, et qui ne contredit pas le Pr Perrin.

Jean-Paul II fut probablement plus pragmatique, mais Paul VI a tout fait pour que la messe nouvelle se substitue à l'ancienne. Il l'a même déclaré explicitement.

Pour Paul VI, la nouvelle messe devait donc effectivement remplacer la messe traditionnelle, puisqu'elle en constituait une évolution selon "l'esprit du Concile".

La messe traditionnelle contredisant ledit esprit, elle devait effectivement disparaître, par mutation.

L'abrogation fait référence à une décision juridique explicite d'interdiction qui, elle, n'a effectivement jamais été prise, même si, dans les faits sinon dans le droit, la messe traditionnelle a bel et bien été interdite, proscrite, pourchassée, avec l'assentiment des deux "saints", les prêtres persistant à la célébrer étant traqués, harcelés et persécutés.
images/icones/pelerouin1.gif  ( 924216 )Pouvoir en plénitude par Jean-Paul PARFU (2021-07-23 11:55:21) 
[en réponse à 924195]

Je profite de l'autorisation, sans doute très provisoire, que j'ai de poster un message, (puisque lorsque j'essaye d'intervenir, j'ai le plus souvent, ou presqu'en permanence en ce moment, un message m'informant que j'ai utilisé mes 15 messages et que je dois réessayer le lendemain), pour vous rappeler deux choses, si je puis me permettre :

- avoir la plénitude du pouvoir signifie avoir les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Mais cela ne signifie pas que ce pouvoir "plénier", n'ait pas de limites. Encore une fois, le Pape n'est pas Dieu ! Seul Dieu est Tout-Puissant et seul le pouvoir de Dieu est sans limites ;

- la discipline ecclésiastique concerne essentiellement l'état des personnes et donc ici des clercs et la morale de la vie cléricale : célibat, simonie, investiture des clercs par des laïcs, devoirs d'état, comme la lecture du bréviaire, etc ...

La liturgie de l'Eglise concerne les clercs et les fidèles. Elle est la voix, la foi, la prière et le sacrifice de l'Eglise ! Elle est un trésor reçue comme l'Ecriture et la Tradition ! Elle ne relève donc pas de la concession accordée, généreusement ou pas, par tel ou tel pontife, aux clercs et aux fidèles, mais elle est un droit des clercs et des fidèles en tant que sujets de l'Eglise. Elle est un droit subjectif, qui ne peut être abrogé, pas plus que ne peuvent l'être l'Ecriture ou la Tradition !

Certains liseurs vous avaient déjà un peu expliqué cela dans le fil autour de votre post ici

En tout état de cause, il me semble que vous ne devriez pas bâtir tout une ecclésiologie autour d'anecdotes plus ou moins vraies, censées prouver la grandeur du Pape jusqu'à l'absurde. Dites-vous bien qu'il n'y a jamais rien d'absurde et de tyrannique dans la christianisme !
images/icones/hein.gif  ( 924638 )Alors vous par Eonix (2021-07-27 11:02:33) 
[en réponse à 924195]


Pour moi, comme pour la majorité des canonistes, le pape peut interdire l'Usus Antiquior, il en a la capacité législative, mais cela constituerait une décision moralement désordonnée. C'est ainsi que j'interprète l'affirmation par le Cardinal que le pape n'a pas le "pouvoir [...] d'éradiquer une discipline liturgique qui est vivante dans l'Église depuis l'époque du Pape Grégoire le Grand".



Dans les commissions cardinalices, la majorité des canonistes prétendait le contraire.

Alors comment pouvez-vous affirmer ? :



Pour moi, comme pour la majorité des canonistes, le pape peut interdire l'Usus Antiquior



Vous pouvez nous dire quels sont ces canonistes, qui sont majoritaires? Ces canonistes qui donnent ce pouvoir au pape, et sur quelles bases?
Si c'est sur le principe du droit Canon, les principes, n'ont jamais été mis en application.
Le Cardinal BURKE, décrit très bien la situation.

Il n'est pas question de nier, cette possibilité, au pape pour autant.

Dans cette affaire, "Pour moi..." vous comprenez bien, que vous n'êtes pas l'élément essentiel, vous avez vos idées vous les exprimez c'est bien... Comme d'autres.
Mais nous écrire "la majorité des canonistes", la vous brassez du vent, sinon citez nous ces canonistes, composant la majorité. Vous faites comme le Pape François, lequel nous laisse entendre qu'il y a eu une majorité de, plaintes dont il a été mis au courant par l'enquête, auprès des évêques.
Je parie que l'on ne verra jamais les documents originaux, comme l'on ne connaitra pas la majorité des canonistes.

Majorité, c'est à combien de pour cent près, si c'est comme pour les élections, avec une grande abstention, l'affaire est entendue.
images/icones/neutre.gif  ( 924696 )Non par Meneau (2021-07-27 19:48:34) 
[en réponse à 924638]



Dans les commissions cardinalices, la majorité des canonistes prétendait le contraire.



Non. La commission cardinalice a répondu en 1986 à deux questions (dixit le Cal Stickler qui était un des 9 cardinaux de cette commission) :

- la célébration ordinaire de la messe tridentine aujourd’hui a-t-elle été juridiquement interdite par le pape Paul VI ou toute autre autorité compétente ? Réponse : non. Cette réponse s'appuie notamment sur les termes juridiques employés par Missale Romanum et sur le fait qu'il y a toujours eu des exceptions avec les différents indults et motu proprio.

- l'indult conféré par Quo Primum donnant le droit à chaque prêtre à perpétuité de célébrer le rite de St Pie V est-il toujours d'actualité ? Réponse : oui

Mais jamais la commission n'a prétendu que le pape n'avait en soi pas le droit, pas la capacité législative d'interdire l'Usus Antiquior. Elle a juste constaté en 1986 qu'il ne l'avait pas fait... Pas encore... Et puis vint Traditionis Custodes 25 ans plus tard ... qui emploie des termes autrement plus contraignants que Missale Romanum.

Cordialement
Meneau



images/icones/iphone.jpg  ( 924714 )Oui justement par Eonix (2021-07-27 21:54:04) 
[en réponse à 924696]

La question n’a pas été posée car il était inutile de la poser.
Les moyens employés par Paul VI répondent par eux même à la question
Vous pourriez au moins prêtez un peu d’intelligence à ces cardinaux.

Enfin les formes juridiques adéquates n’avaient pas été mises en œuvre
Pourquoi?
Car la coutume donne des droits aux fidèles.
Pourquoi?


D’autre part si les intentions prêtées à saint PAUL VI sont celles lues sur ce forum, pourquoi se serait il Privé d’un moyen que CANDIDUS COMME LA MAJORITÉ DES CANONISTES( excusez du peu) reconnaissent au pape?
Pourquoi donc?
On attend de savoir ce qie renfermé majorité des canonistes?

Ce genre de raisonnement stupide basé sir la majorité on voit ce qu’il donne aux élections.

Mais vous aidez à botter en touche, car non la majorité des canonistes ne pensent pas comme vous ou candidus, et le Cardinal Burke souligne pourquoi, et non saint pie V n’a pas employé une méthode, laquelle comme vous le présupposez aurait dans ce cas contrevenu au droit canon, le pape n’a pas la liberté de faire n’importe quoi?
Il n’a c pas l’autorité pour abuser du droit, qui lui est confié.

images/icones/neutre.gif  ( 924729 )Vous faites dire aux cardinaux par Meneau (2021-07-27 23:38:52) 
[en réponse à 924714]

ce qu'ils n'ont pas dit.

Cordialement
Meneau
images/icones/1b.gif  ( 924746 )Je ne fais rien dire, cet argument est trompeur. par Eonix (2021-07-28 08:48:12) 
[en réponse à 924729]

c'est vous et candidus qui leur faite dire ce qu'ils ne disent pas, mais surtout ne peuvent pas dire.

Candidus lui pousse le bouchon, sa personne et la majorité des canonistes. On croit rêver.
Mais aucune explication sur ce que signifie la majorité des canonistes?

Vos raisonnements conduisent à justifier ce qui serait un abus de Pouvoir.

Les prêtres sont les serviteurs des serviteurs, quand ils veulent être autre chose, ils deviennent des pharisiens, et l'on obtient la situation actuelle. En 2000 ans combien l'Eglise a-t-elle reconnu de docteurs?

Pour en revenir au débat, il y a une question simple que tout le monde évite.

Si vos affirmations ainsi que celles de Candidus et d'autres étaient possibles, pourquoi Saint Paul VI, ne l'a pas fait?


Si ce fut possible, ce fut le moyen le plus simple pour mettre fin à cette polémique.

Alors pourquoi ne l'a-t-il pas fait?

Il n'aurait pas cru en Candidus et la majorité des canonistes?

On peut imaginer qu'il avait noté des imperfections dans la réforme liturgique, mais encore qu'il savait ne pas pouvoir le faire.
Même Saint Pie V, ne le fît, pas. Il posa simplement sur un trône la tradition apostolique liturgique.


images/icones/neutre.gif  ( 924820 )Avec des si... par Meneau (2021-07-28 17:42:02) 
[en réponse à 924746]

S'il était tellement évident canoniquement que Paul VI ne pouvait juridiquement abroger le VOM, pourquoi Jean-Paul II a-t-il éprouvé le besoin de poser la question à 9 cardinaux, et pourquoi lesdits cardinaux ont-ils accepté d'y réfléchir et d'y répondre ? Et comment l'un des neufs cardinaux a-t-il pu répondre qu'effectivement il y avait abrogation ?

S'il était tellement évident canoniquement que Paul VI ne pouvait juridiquement abroger le VOM, pourquoi l'argumentation a-t-elle porté sur les termes employés par Missale Romanum vs ceux de Quo Primum plutôt que sur la légitimité pure et simple d'une telle interdiction ?

A votre question

Si vos affirmations ainsi que celles de Candidus et d'autres étaient possibles, pourquoi Saint Paul VI, ne l'a pas fait?


je ne sais répondre. Peut-être qu'il estimait avoir été suffisamment intimatif. Peut-être qu'il n'a pas osé aller au bout. Peut-être qu'une grâce providentielle de Dieu l'a retenu à ce moment.

Cordialement
Meneau
images/icones/iphone.jpg  ( 924887 )Un seul si, encore titre trompeur par Eonix (2021-07-29 06:34:48) 
[en réponse à 924820]

Il y en a deux se suivant, reformulant l’un l’autre, évoquant la même hypothèse et non des cas différents.

1 vous devriez vous mettre en situation
Vous, Pape, devez prendre une décision sous la menace des conférences épiscopales, vous ne pouvez pas faire n’importe quoi, vous demandez conseil.
Saint Jean-Paul II, n’a pas donné la suite qu’il voulait, à cause des menaces des conférences épiscopales.
Vous demandez à un expert son avis, il vous le donne, et vous vous demandez pourquoi, il accepte de vous le donner, de réfléchir à votre question ?

Un seul, il n’est pas dit que l’expert restant avait un avis contraire, il n’a peut être pas donné d’avis. Quand bien même son avis serait contraire, ou est le problème, pourquoi il a eu un avis contraire? « en oubliant la possibilité d’erreur », dans le contexte, les possibilités sont tellement nombreuses, qu’il faudrait lire les travaux de cette commission.

2 tout simplement car il s’agit de droit, et que les termes en droit ont un sens, une place.
Mais si l’on avait comparé les méthodes, celle de saint pie V et celle de Saint Paul VI, on aurait pu constater que Saint Pie V en dehors de certifier la tradition liturgique apostolique, a supprimé les rites qui ne pouvaient obtenir cette certification et qui avaient moins de deux cents ans.
Pour le missel de Saint Paul VI-Bugnini, on propose d’abroger une liturgie dont la certification remontant au temps apostolique ne peut être mise en cause.
On a bien deux méthodes différentes, c’est en ce sens que j’avais évoqué, le fait que le pape François se tirait une balle dans le pied, et le communiqué de la Fraternité a nommé le cas : paralogisme.



je ne sais répondre. Peut-être qu'il estimait avoir été suffisamment intimatif. Peut-être qu'il n'a pas osé aller au bout. Peut-être qu'une grâce providentielle de Dieu l'a retenu à ce moment.



Allez au plus simple, au plus probable, il savait ne pas pouvoir le faire
Il était abusé, plusieurs témoignages sur l’élaboration de la réforme sont assez précis.
Pourquoi sa fameuse phrase sur les fumées de Satan?


images/icones/neutre.gif  ( 924200 )Le conservatisme par Eti Lène (2021-07-23 08:56:03) 
[en réponse à 924191]

A vécu et est en train de mourir. Reviendra-t-on à l'époque de Jean-Paul II avec cette parenthèse "miséricordieuse" qui a vu son apogée sous Benoît XVI ? François a placé tous ses pions et des cardinaux qui sont soumis à son idéologie. Humainement la course folle commencée par Jean XXIII n'a pas l'air prête de s'arrêter.

Ce qui se passe est en fait une miséricorde de Dieu car il y a des catholiques sincères qui assistent à la nouvelle messe et qui aiment profondément le bon Dieu. Or cette messe étant bancale par nature le bon Dieu veut les sauver et leur montrer qui sont ces hommes. Le statu quo a vécu. Si le pape légalise le mariage homosexuel dans les églises ce qui au vu de la lettre qu'il a adressée au Père James Martin n'est plus de l'ordre du délire, alors l'abomination de la désolation dans le lieu saint sera consommée. Et on sait ce que Notre Seigneur en a dit dans l'évangile : "Que celui qui est en haut du toit n'en descende pas pour revenir dans sa maison". Cela signifie que l'inconfort de la vertu doit être gardé envers et contre tout dans ce carnage qui va amener à la destruction.
images/icones/fleche2.gif  ( 924223 )Ce MP est un véhicule de reconnaissance blindé pré-synodal. par Scrutator Sapientiæ (2021-07-23 12:41:41) 
[en réponse à 924200]

Bonjour Eti Lène,

Vous avez raison, depuis Amoris laetitia, c'est la fin des illusions pour tous ceux qui ont cru que le "compromis wojtylien" était durable, profond, solide et valide, et était indépendant de la personnalité et du positionnement particulier, sur le plan philosophico-théologique, de Jean-Paul II et de Benoît XVI.

Je rappelle, en quelques mots, ce qu'a été le "compromis wojtylien", non avant tout en matière liturgique, mais avant tout en matière doctrinalo-pastorale : cela a été un compromis entre le développement d'une certaine forme de décentrement EFFECTIF vers l'extérieur, au moyen du dialogue interconfessionnel et surtout du dialogue interreligieux, et l'implémentation d'un certain type de recentrage OFFICIEL vers l'intérieur de l'Eglise, (cf. le Catéchisme, la morale et les sacrements).

Par ailleurs, il est possible que le motu proprio de François soit un véhicule de reconnaissance blindé pré-synodal.

En effet, de deux choses l'une :

- ou François prend conscience du fait que ce véhicule s'est aventuré d'une mauvaise manière, dans la mauvaise direction, et dispose, face aux objections, d'un blindage défectueux, puis François tire parti du prochain "itinéraire synodal" pour aller en direction d'un mini "rétro-pédalage" auquel je ne crois pas,

- ou François entend utiliser ce véhicule de reconnaissance blindé pour identifier les cibles à traiter, les zones de résistance auxquelles sera confronté le futur itinéraire synodal, afin de se préparer le mieux possible à traiter ces cibles et ces zones, quitte à ce qu'il laisse ce traitement à son successeur.

Une chose semble à peu près sûre : pour François, l'adhésion au Concile Vatican II et à l'après-Concile, précisément en ce qu'ils ont de plus "conciliaires", non seulement en direction de l'extérieur, mais aussi en direction de l'intérieur de l'Eglise, n'est pas facultative, mais est indispensable, sinon obligatoire.

Or, des orientations adogmatiques ne peuvent acquérir plus d'autorité ou d'importance que des définitions dogmatiques, ou le Concile Vatican II ne peut acquérir plus d'autorité que celui de Trente, que si l'on recourt à un autoritarisme dissimulateur, falsificateur ou manipulatoire, même si les utilisateurs de cet autoritarisme sont, par ailleurs, plus partisans qu'opposés au libéralisme théologique, au minimum en matière religieuse.

Formulons-le autrement : quelle est donc la valeur de documents tels que la déclaration Dominus Iesus et le compendium du Catéchisme de l'Eglise catholique, pour les clercs "inclusivistes périphéristes" ?

Qui ne voit que la volonté d'éliminer la liturgie tridentine n'est certes pas équivalente, mais n'est pas non plus incompatible avec une volonté d'éradiquer ce qui est normatif, prescripteur, et surtout à contre-courant, dans ce qu'il reste du catholicisme ?

Enfin, si les catholiques traditionalistes sont dès à présent inscrits sur une liste, en vue de la réactivation de leur marginalisation, les catholiques conciliaires conservateurs ne doivent-ils pas craindre, eux-aussi, de devoir figurer un jour sur cette liste ?

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/bravo.gif  ( 924228 )Absolument par Eti Lène (2021-07-23 13:20:36) 
[en réponse à 924223]

Cher Scrutator sapientiae, vous décrivez très bien :

Or, des orientations adogmatiques ne peuvent acquérir plus d'autorité ou d'importance que des définitions dogmatiques, ou le Concile Vatican II ne peut acquérir plus d'autorité que celui de Trente, que si l'on recourt à un autoritarisme dissimulateur, falsificateur ou manipulatoire, même si les utilisateurs de cet autoritarisme sont, par ailleurs, plus partisans qu'opposés au libéralisme théologique, au minimum en matière religieuse.




Enfin, si les catholiques traditionalistes sont dès à présent inscrits sur une liste, en vue de la réactivation de leur marginalisation, les catholiques conciliaires conservateurs ne doivent-ils pas craindre, eux-aussi, de devoir figurer un jour sur cette liste ?

Vous avez complètement raison. Eux aussi vont passer tôt ou tard à la casserole. C'est comme le vaccin. Il faut mener une guerre totale dès maintenant. Ceux qui ne la mènent pas auront très probablement des regrets de ne pas l'avoir menée, même si on perdra peut-être la bataille en apparence. Ce n'est pas être radical. C'est la situation qui l'est. Il faudrait demander aux damnés de l'enfer quelle est maintenant leur conception de la modération, au regard de leur perte éternelle. Oui c'est être un dangereux extrémiste que de provoquer la damnation d'une multitude. Et ce n'est pas être extrémiste que de le combattre.
images/icones/fleur.gif  ( 924635 )C'est plus qu'un véhicule de reconnaissance par Eonix (2021-07-27 09:49:11) 
[en réponse à 924223]

j'ai employé ailleurs le notion de missile lancé, vers le cœur de la tradition apostolique liturgique.
Il faut juste attendre, pour savoir, comment il va être intercepté.
Pour le moment il fait des dégâts, interdiction par ci par là, non reconduction de telle fraternité par ci par là.
Un véhicule de reconnaissance, n'est pas là pour faire des dégâts.
Mais pour connaître l'état des lieux, cela était le rôle de l'enquête envoyé aux conf. épiscopales.

images/icones/frFlag.gif  ( 924213 )Traduction française à la demande du cardinal Burke par Jeanne Smits (2021-07-23 11:38:37) 
[en réponse à 924191]

Chers liseurs,

Le cardinal Burke m'a demandé ce matin d'assurer la traduction française de sa Déclaration sur Traditionis custodes.

Elle est disponible ici sur mon blog. J'y apporterai les éventuelles corrections demandées par le cardinal et indiquerai sa validation de la traduction en temps voulu.

Amitiés
Jeanne Smits
images/icones/bravo.gif  ( 924219 )Vous faites un travail par Vexilla Galliae (2021-07-23 12:12:59) 
[en réponse à 924213]

magnifique, merci !
images/icones/mitre4.png  ( 924264 )Traduction validée par le cardinal Burke par Jeanne Smits (2021-07-23 17:21:33) 
[en réponse à 924213]

Il n'y a pas de modification.

Le texte officiel de la Déclaration du cardinal Burke sur “Traditionis custodes” est donc ici.

Amitiés
Jeanne Smits

PS Peut-être prévoir un émoticone « Lion » pour Raymond Leo ?
images/icones/mitre4.png  ( 924313 )Déclaration de l' évêque auxiliaire de par AVV-VVK (2021-07-23 21:50:00) 
[en réponse à 924191]

Un éditorial de Mgr Mutsaerts, évêque auxiliaire de 's Hertogenbosch, (=Bois-le-Duc) sur Traditionis Custodes
(TC) :

Le pape François propage la synodalité : tout le monde doit pouvoir parler, tout le monde doit être entendu. Il n'en a guère été question dans son motu proprio Traditionis Custodes récemment publié, un ukase qui devrait mettre un terme immédiat à la messe traditionnelle en latin. Ce faisant, François tire un trait sur Summorum Pontificum, le motu proprio du pape Benoît qui a donné naissance à l'ancienne messe. Le fait que François s'empare ici de la parole du pouvoir sans aucune consultation montre qu'il est en train de perdre son autorité. Cela était déjà évident auparavant lorsque la Conférence épiscopale allemande n'a pas tenu compte des conseils du pape concernant le processus de synodalité. La même chose s'est produite aux États-Unis lorsque le pape François a demandé à la Conférence des évêques de ne pas préparer un document sur la communication dans la dignité. Pas un conseil, mais une injonction, a dû penser le pape, maintenant qu'il s'agit de la messe traditionnelle.

Le langage utilisé ressemble beaucoup à une déclaration de guerre. Tous les papes depuis Paul VI ont toujours laissé des ouvertures pour l'ancienne messe. Si des modifications ont été apportées, elles étaient mineures, voir par exemple les indults de 1984 et 1989. Jean-Paul II croyait fermement que les évêques devaient être généreux en autorisant la messe tridentine. Benoît XVI a même ouvert la porte en grand avec Summorum Pontificum : "Ce qui était saint alors est encore saint maintenant".

François claque la porte de la Traditionis Custodes. Cela ressemble à une trahison et c'est une gifle au visage de ses prédécesseurs. L'Église n'a jamais aboli les liturgies. Pas même Trent. François rompt complètement avec cette tradition. Le motu proprio contient quelques propositions et commandements de manière courte et puissante. Tout ceci est rendu plus explicite au moyen d'une déclaration plus longue jointe. Cette déclaration contient un certain nombre d'erreurs factuelles. L'une d'elles est l'affirmation selon laquelle ce que Paul VI a fait après Vatican II serait identique à ce que Pie V a fait après Trente. C'est complètement faux. N'oubliez pas qu'avant cette époque, divers manuscrits (sur-écrits) circulaient et que des liturgies locales étaient apparues ici et là. C'était un désordre.

Trent voulait restaurer les liturgies, éliminer les inexactitudes et vérifier l'orthodoxie. Trento ne s'est pas préoccupé de réécrire la liturgie, ni de faire de nouveaux ajouts, de nouvelles prières eucharistiques, un nouveau lectionnaire ou un nouveau calendrier. Il s'agissait simplement d'assurer une continuité organique ininterrompue. Le missel de 1517 est revenu au missel de 1474 et ainsi de suite jusqu'au 4ème siècle. Il y a eu une continuité à partir du 4ème siècle. Après le 15e siècle, il y a également quatre siècles de continuité. De temps en temps, il y avait tout au plus quelques changements mineurs ou l'ajout d'une fête, d'un souvenir ou d'une rubrique.

Vatican II, selon le document conciliaire Sacrosanctum Concilium, a demandé des réformes liturgiques. C'est un document conservateur. Le latin a été maintenu, les chants grégoriens ont conservé leur place légitime dans la liturgie. Cependant, les développements qui ont suivi Vatican II sont très éloignés des documents conciliaires. Le fameux "esprit du concile" ne se trouve nulle part dans les textes du concile eux-mêmes. Seuls 17% des prières de l'ancien missel (Trente) se retrouvent dans le nouveau missel (Paul VI). Il est difficile de parler de continuité d'un développement organique. Benoît XVI l'a reconnu et, pour cette raison, a donné une large place à l'ancienne messe. Il a même dit que personne n'avait besoin de sa permission ("Ce qui était saint alors, l'est toujours maintenant").

Le pape François prétend maintenant que son motu proprio s'inscrit dans le développement organique de l'église, ce qui est en totale contradiction avec la réalité. En rendant la messe en latin pratiquement impossible, il rompt avec la tradition liturgique séculaire de l'Église catholique romaine. La liturgie n'est pas un jouet des papes, mais l'héritage de l'Église. L'ancienne messe n'est pas une question de nostalgie ou de goût. Le pape doit être le gardien de la Tradition ; le pape est le jardinier, pas le fabricant. Le droit canonique n'est pas seulement une question de droit positif, il y a aussi le droit naturel et le droit divin, et il y a aussi la Tradition, qui ne peut pas être simplement balayée.

Ce que fait le pape François n'a rien à voir avec l'évangélisation et encore moins avec la miséricorde. Il s'agit plutôt d'une idéologie. Allez dans une paroisse où l'ancienne messe est célébrée. Qu'y trouverez-vous : des gens qui veulent simplement être catholiques. Ce ne sont généralement pas des personnes qui s'impliquent dans des disputes théologiques, ni qui sont contre Vatican II (bien qu'elles soient contre sa mise en œuvre). Ils aiment la messe latine en raison de son caractère sacré, de sa transcendance, du salut des âmes qui est au centre, de la dignité de la liturgie et du fait qu'elle est une célébration du Saint-Esprit
.
Source: Fortes in Fide (traduction automatique)
images/icones/nounours.gif  ( 924315 )L'erreur du Cardinal par Goupillon (2021-07-23 21:58:10) 
[en réponse à 924191]

Étonnant que Mgr Burke persiste à considérer la FSSPX comme « schismatique ».

Est-ce par ignorance de la question ou mauvaise foi ? Surtout quand la messe traditionnelle est attaquée, ce n'est pas le moment de raviver des divisions qui n'ont pas lieu d'être.

On sait que le Cardinal est venu à la forme extraordinaire grâce à l'ICRSP, mais pourquoi renouveler en toute circonstance cette accusation infondée ?

La justice est la condition minimale et irremplaçable de la charité. La charité pastorale ne peut être servie si les exigences de la justice ne sont pas observées.



Lire Non lieu sur un schisme.