Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=910861
images/icones/neutre.gif  ( 910861 )Principe de non-contradiction par Gaius (2021-02-13 14:51:36) 

Le principe de non-contradiction est fréquemment invoqué pour juger de ce que l'Eglise aurait le droit ou non d'enseigner voire en déduire d'étranges conséquences sur des sièges vacants ou des papes éclipsés. J’ai été (horresco referens) l'un de ces jeunes impertinents qui perturbaient les catéchèses modernistes à coups de « Quanta cura vs Dignitatis Humanae » et concluaient péremptoires que « L’Eglise ne peut se contredire ». Certains futurs « una cum Paulo » de ma connaissance martelaient alors que toute la crise de l'Eglise se résumait au fait que les progressistes ne voulaient admettre que « 2+ 2 = 4» en théologie également. Quand on voit la para-église d’opérette où les a conduits leur logique implacable ainsi que les prophéties extravagantes auxquelles ils se cramponnent contre toute évidence, l’on ne peut que conclure que décidément Dieu a bien de l’humour.

Car Dieu semble se rire de notre logique étriquée. Il se révèle à nous par quatre récits qui, tout en ayant « Dieu pour auteur » se révèlent sur bien des points difficilement conciliables entre eux, en tous cas pour qui s'en tient à une vision absolue du principe de non-contradiction. Que l'on songe parmi tant d'autres à la généalogie du Christ (Mt 1, 1-17 vs Lc 3 23-38), au récit de la dernière Cène (synoptiques vs Jn 13 à 17), à la mort de Judas (Mt 27, 5 vs Ac 1, 18) ou au comportement des Larrons (Mt 27, 38 et 44 et Mc 15, 27 et 32 vs Lc 23, 39-43; des sites entiers sont consacrés à ces « contradictions »). Beaucoup ont sué sang et eau pour tenter de les surmonter, au prix de contorsions parfois étonnantes (comme celle de Judas qui, après s'être pendu, tombe la tête en avant). Les exégètes catholiques contemporains admettent ces divergences et y voient non seulement un indice d'authenticité (les évangélistes ne se sont pas "copiés" les uns les autres) mais aussi le signe d’une réalité spirituelle qui dépasse infiniment notre pauvre entendement. « Chacun à sa manière propre voulaient non pas tant raconter des histoires qu'écrire une histoire, une histoire réelle qui a eu lieu, certainement une histoire interprétée et comprise selon la parole de Dieu ». (Benoit XVI).

Quoi d'étonnant d'ailleurs que Dieu se manifeste par des signes apparemment contradictoires. Dès le premier jour il fait jaillir la lumière, à la fois onde et corpuscule. Il crée les particules dont la physique actuelle nous apprend que chacune pourrait être localisée en plusieurs endroits simultanément et changer de comportement lorsqu'on l'observe (pour les intéressés, voir l'expérience fascinante de la double fente de Young/Feynman, qui ne serait plus une simple expérience de pensée mais aurait été matérialisée récemment ; je ne prétends à aucune compétence scientifique, me contentant de ce que des vulgarisateurs compétents mettent à notre disposition). Les théories physiques ne sont pas la réalité; uniquement des modèles destinés à expliquer et prédire les phénomènes observables et qui évoluent sans cesse. Toujours est-il que notre connaissance de l'univers créé par Dieu s'accommode de moins à moins de la logique élémentaire à laquelle certains voudraient réduire la théologie.

Une devinette pour terminer: Considéréré comme contraire à l'Evangile, j'ai été condamné par plusieurs conciles et par de nombreux papes durant au-moins 15 siècles. Soutenir ma légitimité a même été jugé hérétique par un pape du XIVe. Autorisé par les révolutionnaires dès 1789, j'entre peu à peu dans les moeurs mais je suis encore un péché à la fin du XIXe. Je suis aujourd'hui autorisé voire encouragé par l'Eglise dans de justes limites et pratiqué quotidiennement par de nombreux catholiques. Je ne suis par la liberté religieuse. Quis sum?
images/icones/barbu2.gif  ( 910864 )Gaïus: "Ce n'est pas d'hier que le magistère a évolué […]" par Marquandier (2021-02-13 17:03:05) 
[en réponse à 910861]

Ce n'est pas d'hier par Gaius 2021-02-03 17:22:20

Un magistère approfondi, développé, explicité, amélioré, à la limite pourquoi pas ! Mais "évolué", sèchement, c’est peu délicat, dans la mesure où vous n’écartez pas la possibilité d’une évolution contradictoire.

Si tel était le cas, au nom de quel principe faudrait-il suivre la version "2021" du "magistère" plutôt que la version "1640" ou "400" ? Étant donné que la version "3050" sera peut-être plus proche de la version "400" que de la version "2021" ! Contrairement aux disciplines scientifiques ou juridiques, qui ne sont pas fondées sur l’autorité, l’ancienneté est généralement préférable à la nouveauté dans ces matières.

Et puis il ne s’agit PAS du principe de non-contradiction de la logique (une chose et sont contraire ne peuvent être en même temps et sous le même rapport), mais de la simple crédibilité du "magistère".

En effet il n’est pas possible de croire raisonnablement une nouvelle doctrine manifestement contraire à l’Écriture et à la tradition ! Le pape n’est pas une source de la vérité, pas davantage que tous les évêques, mais ils en sont les dépositaires !

Cette foi-là ne serait plus raisonnable, et elle ne serait pas théologale !

Je vais reproduire la citation pascalienne de la présentation de Luc de Montalte qui résume bien le "traditionalisme" qui ne date pas non plus d’hier ni de Vatican II :


« Si l’ancienne Église était dans l’erreur, l’Église est tombée. Quand elle y serait aujourd’hui ce n’est pas de même, car elle a toujours la maxime supérieure de la tradition de la créance de l’ancienne Église. Et ainsi cette soumission et cette conformité à l’ancienne Église prévaut et corrige tout. Mais l’ancienne Église ne supposait pas l’Église future et ne la regardait pas, comme nous supposons et regardons l’ancienne. »


images/icones/iphone.jpg  ( 910872 )Une tentative de réponse par Athanase (2021-02-13 18:37:06) 
[en réponse à 910864]

En soi, on invoque l’autorité du magistère, mais qu’est-ce que le magistère, si ce n’est l’enseignement. Or les autorités ecclésiales ont parfois tendance à ne pas vouloir enseigner ou à minimiser ce qu’elles affirment. Dans ce cas, si ce n’est pas si clair, pourquoi vouloir « magisterialiser » à tout prix.

Si François a pris des positions, on peut être sûr qu’ultérieurement elles seront précisées ou corrigées. Cela tombe sous le sens. Et l’Église est assez bien protégée pour savoir qu’elle aura la force d’apporter des précisions. Dans ce cas, pourquoi tous ces conciles et ces dogmes, si ce n’est justement qu’à certains moments, un flou règne.

Au passage, Vatican II dit qu’il existe une hiérarchie de vérités. Dans ce cas, appliquons-lui ce qu’il dit ! On peut dire que la situation actuelle se caractérise par un mélange de positions circonstancielles (le dialogue inter religieux, etc.) et d’affirmations claires et sans ambiguïtés. À ce titre, s’il y a un point que Vatican II a enseigné et à l’égard duquel il a tranché, c’est bien la question de la sacramentalité de l’épiscopat. Le père Pouget parlait toujours du « minimum » : cette attitude lui permettait de défendre les grandes vérités sans les appuyer sur des fondements fragiles.
images/icones/idee.gif  ( 910867 )[réponse] par Goupillon (2021-02-13 17:41:30) 
[en réponse à 910861]

Le prêt à intérêt ? (usure).
images/icones/neutre.gif  ( 910870 )Exact! par Gaius (2021-02-13 18:13:59) 
[en réponse à 910867]

Interdit pour les clercs par le concile de Nicée, car contraire à l'Evangile de St. Luc (6, 35; ég. Dt. 23, 19-20 et Lv. 25 36-37), puis pour tous les Chrétiens par le pape St Léon au Ve siècle, interdiction confirmée par les Conciles de Latran II et III, puis régulièrement jusqu'à Benoit XIV (Encycl. Vix Pervenit, 1745). Admis en France par décret de l'Assemblée constituante des 3-12 octobre 1789. L'interdiction vise toute usure ou intérêt si minime soit-il. En 1311, Clément V qualifie d'hérétique celui nie que l'exercice de l'usure n'est pas un péché (can. 15 du Concile de Vienne). Péché encore selon décisions du St-Office et de la Sacré Pénitencerie de 1830 puis 1889. Le code de 1917 confirme l'interdit mais introduit une exception à la portée peu claire (canon 1543). Le droit canon de 1983 demande aux institutions ecclésiastiques de bien gérer leurs comptes et, pour ce faire, de placer leur argent avec intérêts (canons 1284,1294 et 1305), ce qui implicitement au moins légitime l'institution.

Mutatis mutandis...
images/icones/1f.gif  ( 910877 )Et vous, que faites-vous ? par Marquandier (2021-02-13 19:16:57) 
[en réponse à 910870]

Ne trouvez-vous pas cela problématique ? Comment l’expliquez-vous ? D’ailleurs il me souvient que l’abbé Philippe Laguérie considère toujours cette usure comme peccamineuse.

S’il n’y a que le code de 1983 pour légitimer l’institution, c’est tout de même bien peu…
images/icones/neutre.gif  ( 910879 )Il y a simplement… par Luc de Montalte (2021-02-13 19:20:28) 
[en réponse à 910877]

… confusion entre prêt à intérêt et usure. Évidemment que l'usure reste immorale.
images/icones/neutre.gif  ( 910880 )Non ! "Usure" est un faux-ami ! par Marquandier (2021-02-13 19:25:08) 
[en réponse à 910879]

Pour le droit civil l’usure est un prêt avec un taux qui dépasse un seuil fixé par la loi.

Mais l’usure dont il est question ici signifie tout prêt à intérêt, aussi petit soit-il. Il y a eu déjà des discussions sur ce forum.


Usure; c’est un faux ami. Voir Provinciales, éd. Cognet, p. 137. Par usure, il faut entendre le simple prêt à intérêt, même à un taux modéré. En majorité, les moralistes catholiques le condamnent, mais il s’introduit progressivement sous la contrainte des nécessités commerciales et économiques. Voir BLUCHE François (dir.), Dictionnaire du grand siècle, p. 766, art. Prêt à intérêt.



(Dans une édition en ligne des Provinciales, les-provinciales.msh.uca.fr/p-08-commentaires-5)

images/icones/neutre.gif  ( 910882 )Ce n'est probablement pas le lieu… par Luc de Montalte (2021-02-13 19:41:01) 
[en réponse à 910880]

… pour rouvrir ce débat. Je note simplement que jamais l'usure n'a été considérée comme licite ou morale. Si discussion il y eût, ce fut toujours sur l'étendue de ce que recouvre le terme et c'est ce qui importe dans ce fil.
images/icones/neutre.gif  ( 910883 )Eh bien par Gaius (2021-02-13 19:44:27) 
[en réponse à 910877]

quand on a compris que le magistère de l'Eglise est vivant on en accepte les évolutions sans rester bloqué aux conciles des siècles précédents. Idem pour la liberté religieuse ou l'oecuménisme. Dans le cas contraire, il faut être cohérent et renoncer aussi à tout crédit bancaire.
images/icones/1f.gif  ( 910885 )Est-ce une plaisanterie ? par Marquandier (2021-02-13 20:09:53) 
[en réponse à 910883]

Ou traitez-vous de la foi et de la morale comme d’un vulgaire code civil ? J’ai l’impression qu’on est vraiment tombé dans le domaine de la soumission superstitieuse et sorti de l’intelligence de la foi.

Oui il faut être cohérent quand on veut être cohérent. C’est sûr, c’est toujours plus facile d’être l’incohérence…

images/icones/neutre.gif  ( 910890 )Pas du tout par Gaius (2021-02-13 21:13:05) 
[en réponse à 910885]

Accepter le magistere des conciles et des papes même quand ils évoluent, ça a toujours été nécessaire pour être catholique. Ceux qui ont voulu faire des choix selon des critères personnels ne sont jamais revenus.
images/icones/1g.gif  ( 910895 )Et les catholiques "en avance" sur ce "magistère" mouvant ? par Marquandier (2021-02-13 22:01:03) 
[en réponse à 910890]

Dans votre système, sont-ils coupables ? Davantage que les catholiques "en retard" ?

Franchement, que diriez-vous à un non-croyant qui serait peu édifié de ce type d’exposé du caractère mouvant et instable du "magistère" ? Tais-toi et obéis ? Réfléchir c’est commencer à désobéir ?

Et vous ne savez pas si le prochain pape va interdire tout prêt à intérêt, alors attention ! Je vous conseille d’investir en actions ou en rentes.

Il n’en demeure pas moins, a minima, que l’enseignement de foi et de mœurs qui appartient au magistère ordinaire ou universel ou au magistère solennel, infaillibles, sont par définition hors du champs d’évolutions contradictoires. En distinguant la pure morale de la discipline.

Enfin les moralistes qui autorisent ce qui ressemble en pratique à du prêt à intérêt prennent (ou prenaient) bien soin de le distinguer de l’usure au sens strict. Dans ce sens il n’y a pas contradiction mais affinement au niveau de l’enseignement moral.
images/icones/pelerouin1.gif  ( 910901 )Oui en effet ! par Jean-Paul PARFU (2021-02-13 22:32:02) 
[en réponse à 910895]

Gaius mélange plusieurs notions.

1) Il pense que tout ce qui est décidé par des autorités dans l'Eglise, parce que décidé par des autorités, relève du magistère.

Il va alors rechercher des décisions qui nous semblent aujourd'hui étranges, prises à une époque par telle ou telle autorité dans l'Eglise, par exemple sur : les viandes saignées, l'héliocentrisme, le prêt à intérêt, la lecture de la Bible ou que sais-je, pour montrer les contradictions de ce qu'il appelle le magistère.

Il en déduit la possibilité d'une évolution de ce magistère, puisqu'aussi bien des autorités dans l'Eglise sont revenues en ces matières sur des décisions précédentes, ou du moins le croit-il.

2) Il confond enfin et surtout : magistère vivant et magistère présent, comme on le fait depuis Vatican II et "Dei Verbum".

Dans cette optique, "le magistère ne se définit plus en fonction de la vérité éternelle et intemporelle de la Révélation (qui demeure la même, qu’elle soit passée, présente ou future), mais se redéfinit en fonction du sujet présent de l’autorité, lui-même organe d’un autre sujet plus fondamental qui est l’unique Peuple de Dieu en marche à travers le temps" (Abbé Gleize). Lire ici
images/icones/nounours.gif  ( 910884 )Un article intéressant par Jean-Paul PARFU (2021-02-13 19:45:32) 
[en réponse à 910877]

Sur le sujet de l'Eglise et du prêt. A lire ici
images/icones/1i.gif  ( 910902 )usure... ou prêt à intérêt ? par jejomau (2021-02-13 22:48:16) 
[en réponse à 910870]

Je ne connais pas bien tous les documents que vous citez mais je me demande s'il n'y a pas de votre part une confusion

Le prêt avec intérêt n'est en fait que la juste rémunération d'un risque pris par le prêteur. Cette rémunération donne du coup la vraie valeur de l'argent, valeur légitime qui permet à l'économie de fonctionner.

Je ne vois donc pas en quoi il faut condamner le prêt avec intérêt . En revanche l'usure est évidemment condamnable. Est-ce que ce qu'on appelait autrefois le prêt avec intérêt était de l'usure ? Dans ce cas l'Eglise a raison de condamner la chose. Et si le nouveau droit canon modifie la donne, c'est peut-être parce que le terme utilisé aujourd'hui est le mot juste avec son sens véritable tel que le vocabulaire moderne l'utilise pour se faire comprendre, non ?... Et du coup il n'y a aucune contradiction dans son enseignement qui demeure le même...

A titre d'exemple, dans les sociétés asiatiques surtout (mais africaines aussi) qui utilisent le systême de la tontine entre particuliers, le prêt monte facilement à plus de 30% .. On perlera bien entre nous d'usure là. Et pourtant, eux, ils parlent d'intérêts...
images/icones/heho.gif  ( 910868 )Ma réponse ! par Rodolphe (2021-02-13 17:58:27) 
[en réponse à 910861]

La lecture de la Bible par le fidèle.
images/icones/1g.gif  ( 910869 )Évidemment que non… par Marquandier (2021-02-13 18:03:21) 
[en réponse à 910868]

Franchement, c’est presque insultant pour l’Église…
images/icones/fleche2.gif  ( 910871 )Canon 14 par Rodolphe (2021-02-13 18:27:14) 
[en réponse à 910869]

du Concile de Toulouse, surtout en langue vulgaire. Ensuite la Bible en langue vulgaire (donc accessible aux fidèles) sera interdite au XVIeme siècle.
images/icones/1n.gif  ( 910874 )Mais 1789 par Rodolphe (2021-02-13 18:52:12) 
[en réponse à 910871]

Aurait dû m'interpeller un peu plus pour ce qui est de la devinette.J'ai voulu jouer vite et j'ai perdu!
images/icones/1g.gif  ( 910876 )Calomnie protestante par Marquandier (2021-02-13 19:12:25) 
[en réponse à 910871]

Et quand bien même des évêques à certaines époques et certains lieux auraient encadré par des mesures disciplinaires de manière extrême voire abusive la lecture de certaines traductions des Écritures, en interdire la lecture est contraire à ce que croit l’Église.

L’avertissement (très intéressant) du tome premier de la Sainte Bible, Nouvelle Édition (Paris, Guillaume Desprez & Nîmes, Pierre Beaume, 1781) le montre :



[…]

images/icones/fleche2.gif  ( 910886 )Lisez le canon 14 .. par Rodolphe (2021-02-13 20:12:39) 
[en réponse à 910876]

du Concile de Toulouse de 1229. Ce n'est pas simplement un évêque isolé. La bonne intention est cependant évidente, éviter la diffusion de l'hérésie. Même chose au XVIeme.
images/icones/neutre.gif  ( 910887 )Pas un concile œcuménique non plus. par Marquandier (2021-02-13 20:26:03) 
[en réponse à 910886]

Et quand bien même, ce canon a-t-il été reçu et appliqué partout ? Il est permis d’en douter.

Ce qui est notable, c’est que le concile de Trente n’a pas repris cette interdiction.

Donc, disons plutôt que « les Pères du Concile de Toulouse » ont interdit etc.

Cela reste une généralisation très abusive à mon avis et qui ne fait que conforter nos "frères errants".
images/icones/fleche2.gif  ( 910891 )L'index du Concile de Trente par Rodolphe (2021-02-13 21:37:41) 
[en réponse à 910887]

Soumettait la lecture de la bible en langue vulgaire par le fidèle à l'autorisation écrite de l'Évêque.
images/icones/1n.gif  ( 910892 )Jamais reçu et appliqué en France… par Marquandier (2021-02-13 21:48:07) 
[en réponse à 910891]

L’imprimatur de l’évêque n’était même pas requis pour les traductions de la Bible, simplement une approbations de deux docteurs de Sorbonne dont un séculier.

L’Index était considéré comme un simple règlement de police applicables aux pays d’Inquisition, si je ne m’abuse (la France n’étant pas un pays d’Inquisition).
images/icones/fleche2.gif  ( 910894 )Dans les années 1590... par Rodolphe (2021-02-13 21:58:29) 
[en réponse à 910892]

L'index romain prévoyait l'autorisation du Pape lui-même. Appliquée plus souplement en France, la règle n'en est pas moins révélatrice.
images/icones/neutre.gif  ( 910896 )Un Pape n’engage pas tout le temps l’autorité de l’Église par Marquandier (2021-02-13 22:12:01) 
[en réponse à 910894]

En l’occurence ce n’est pas de la morale, mais une mesure de discipline encadrant la lecture de l’Écriture, révélatrice d’un mode de pensée, ou plutôt d’une méfiance contre certaines dérives, mais qui ne peut pas abolir tout ce qu’on écrit et enseigné les Pères de l’Église, les papes précédents et les papes suivants.

De plus cette mesure disciplinaire prouve bien que cette lecture n’est pas moralement proscrite, puisqu’il est prévu que le pape lui-même l’autorise. On n’imagine pas le pape autoriser un adultère.
images/icones/1b.gif  ( 910898 )Z'êtes sûr ? par Meneau (2021-02-13 22:14:41) 
[en réponse à 910896]


On n’imagine pas le pape autoriser un adultère.



Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 910899 )Là n'est pas la question... par Rodolphe (2021-02-13 22:21:00) 
[en réponse à 910896]

Mais force est de constater que des mesures pour le moins dissuasives avaient été mises en place. Ce n'était pas une lecture en " libre d'accès"...
images/icones/heho.gif  ( 910878 )Si l'enseignement de l'Église… par Luc de Montalte (2021-02-13 19:17:48) 
[en réponse à 910861]

… se contredit d'un siècle à l'autre, c'est que cet enseignement n'a pas été véritable hier ou aujourd'hui, par définition. Est est non non. QEA.

Bon quant à vos exemples.

1/ Les fentes d'Young prouveraient selon vous que, je cite, « notre connaissance de l'univers créé par Dieu s'accommode de moins à moins de la logique élémentaire à laquelle certains voudraient réduire la théologie ». Bon. C'est n'importe quoi (comme d'ailleurs n'importe quel lycéen le sait, c'est enseigné en première ou en terminale) :

a) Déjà ça n'a rien de « récent », y compris expérimentalement, mais passons.
b) Cette expérience est une illustration de la dualité onde-corpuscule. Ce que vous appelez particule ne sont pas des particules. Sinon il n'y aurait pas d'interférences. Rien de magique là-dedans.
c) Sans « logique élémentaire », il n'y a plus de physique, par construction. Ni de raison en fait, vous nagez en plein relativisme. Relativisme contre lequel l’Église nous met justement en garde depuis des siècles et récemment encore Benoît XVI (et probablement François).

Bref, arrêtez vos délires sur le sujet, c'est la deuxième fois. La dernière fois, on m'a répondu que c'était des « problèmes personnels » qui me faisaient vous répondre, ça va être quoi cette fois ci ?

2/ Vous confondez prêt à intérêt et usure. À ma connaissance, l'usure reste immorale et prohibée par l'Église. Certainement pas encouragée en tout cas.
images/icones/neutre.gif  ( 910881 )Encore récemment, sur le relativisme par Luc de Montalte (2021-02-13 19:29:02) 
[en réponse à 910878]

Le pape François est au moins tout à fait clair :


185. La charité a besoin de la lumière de la vérité que nous cherchons constamment et « cette lumière est, en même temps, celle de la raison et de la foi »,[180] sans relativisme. Cela suppose aussi le développement des sciences et leur contribution irremplaçable pour trouver les voies concrètes et les plus sûres en vue d’obtenir les résultats espérés. En effet, lorsque le bien des autres est en jeu, les bonnes intentions ne suffisent pas, mais il faut effectivement accomplir ce dont ils ont besoin, ainsi que leurs nations, pour se réaliser.

(…)

206. Le relativisme n’est pas une solution. Sous le couvert d’une prétendue tolérance, il finit par permettre que les valeurs morales soient interprétées par les puissants selon les convenances du moment. En définitive, « s’il n’existe pas de vérités objectives ni de principes solides hors de la réalisation de projets personnels et de la satisfaction de nécessités immédiates […], nous ne pouvons pas penser que les projets politiques et la force de la loi seront suffisants […]. Lorsque la culture se corrompt et qu’on ne reconnaît plus aucune vérité objective ni de principes universellement valables, les lois sont comprises uniquement comme des impositions arbitraires et comme des obstacles à contourner ».[201]



Fratelli Tutti

Est-ce assez récent pour vous ? Seulement quelques mois…
images/icones/neutre.gif  ( 910893 )Etes-vous toujours aussi aimable par Gaius (2021-02-13 21:48:54) 
[en réponse à 910881]

ou faites-vous un effort spécial avec moi?

Un conseil, avec votre logique si rigoureuse, ne lisez jamais la Bible. Vous y découvririez tant de "contradictions" que vous taxeriez les Evangélistes eux-mêmes de relativistes.
images/icones/1n.gif  ( 910903 )N'importe quoi. par Luc de Montalte (2021-02-13 22:49:56) 
[en réponse à 910893]

Aucune attaque ad personam dans mes deux messages, vous délirez.

Votre relativisme est condamné par l'Église, comme l'a rappelé encore récemment le Saint-Père. Car vouloir fixer des bornes au principe de non-contradiction, c'est cela (et c'est sacrément culotté).

Vos pseudo-exemples sont tous faux ou spécieux. L'exemple par la physique quantique qui chamboulerait la logique élémentaire étant le plus grotesque. Vous savez, la science, ce n'est pas la magie ; une chose ne peut pas être à la fois vraie et fausse, peu importe le domaine. C'est quand même fou de devoir écrire des choses aussi évidentes… Qu’un atome, un photon… puisse se comporter tantôt comme une onde, tantôt comme une particule ne change rien aux principes fondamentaux de la logique. Bien évidemment…

Et si comme vous le prétendez le Magistère peut enseigner des choses fausses, alors cet enseignement perd énormément de sa valeur. Heureusement, ce n’est pas le cas. Et cela aussi même le pape François le rappelle en fustigeant ceux qui veulent tout réinterpréter suivant « les convenances du moment ».
images/icones/neutre.gif  ( 910897 )Je n'aurai qu'un mot par Meneau (2021-02-13 22:13:36) 
[en réponse à 910861]

Contra principia negantem non est disputandum.

Si vous ne pouvez admettre que le Magistère, expression divinement assistée par l'Esprit Saint de la Vérité, ne peut se contredire, il n'est même pas la peine de commencer à discuter. Dans ce cas, chacun "sa vérité" et peu importe si c'est La Vérité (La Vérité : notion qui vous est sans doute étrangère...)

Vous pouvez chercher tous les pseudo-exemples que vous voulez, en particulier dans le domaine de sciences que vous ne maîtrisez apparemment pas, vous ne convaincrez personne qui soit un tant soit peu doué de raison.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 910900 )La question n'est pas de savoir par Gaius (2021-02-13 22:27:11) 
[en réponse à 910897]

si la magistère peut ou non se contredire. Le fait est qu'il s'est contredit comme vous dites ou qu'il a évolué comme je le dis. Le premier concile de Jérusalem assisté du Saint-Esprit maintient l'interdit du sang imposé par Dieu à Noé et sa descendance ; l'Eglise a abandonné cette exigence. Deux conciles de Latran interdisent le prêt à intérêts; l'Eglise du XXe siècle abandonne cette interdiction. Sur un point vous avez raison: le raisonnement du théologien n'est pas le même que celui de l'historien.
Cordialement.
images/icones/musique.gif  ( 910906 )Oui oui... par Meneau (2021-02-13 23:26:53) 
[en réponse à 910900]

Clic

et surtout

Clic

Bon Dimanche.
Cordialement
Meneau
images/icones/hein.gif  ( 910907 )Une tentative de conciliation ? par Rodolphe (2021-02-14 00:12:08) 
[en réponse à 910900]

L'herméneutique de la continuité de Benoit XVI: maintien du dépôt de la Foi et continuité des principes...mais discontinuité des " formes concrètes", le principe de non-contradiction s'appliquant aux principes et beaucoup moins aux "formes concrètes".
images/icones/neutre.gif  ( 910904 )Merci par Luc de Montalte (2021-02-13 22:52:04) 
[en réponse à 910897]

Vous avez raison, il est assez vain de discuter quand on refuse les principes même de la raison…
images/icones/livre.gif  ( 910916 )Hiérarchie des vérités et faire la part des choses par Chicoutimi (2021-02-14 07:28:19) 
[en réponse à 910861]

Il me semble qu'il serait opportun de prendre en considération les différents de degrés de vérité afin de faire la part des choses.

On distingue généralement au moins 5 degrés de certitude parmi les vérités:


1- De foi catholique (De Fide): Lorsqu'elle a été révélée par Dieu, qu'elle est contenue dans l'Écriture Sainte ou la Tradition et qu'elle a été solennellement définie comme telle par le Souverain Pontife ou par un Concile Oecuménique définissant ex cathedra (...) ou encore si une vérité est présentée comme telle par le Magistère ordinaire et universel de l'Église (Vatican I).

2- De foi divine (De Fide divina): Lorsqu'elle est certainement contenue dans l'Écriture Sainte, mais n'a pas été définie solennellement par l'Église. Ex: la naissance du Christ à Bethléem. (...)

3- Doctrine catholique certaine (Certum est): Lorsqu'il s'agit d'une vérité déduite logiquement de deux prémisses dont l'une est révélée formellement par Dieu, et l'autre connue par la seule raison et non révélée par ailleurs, ni contenue implicitement dans la prémisse révélée. La vérité ainsi déduite s'appelle conclusion théologique. Beaucoup de vérités formellement mais implicitement révélées sont considérées comme certaines, tant qu'elles n'ont pas été définies solennellement.

4- Commune (Sententia communis): C'est une vérité enseignée par presque tous les théologiens et combattue par quelques-uns seulement d'une autorité médiocre, mais non désavoués par l'Église par ailleurs.

5- Probable (probabilis) : C'est une proposition soutenue par des théologiens éminents approuvés par l'Autorité ecclésiastique - et qui, en même temps, est combattue par d'autres théologiens également éminents. Le degré de probabilité peut être basé soit sur le nombre et l'autorité des théologiens qui soutiennent cette proposition (probabilité extrinsèque); soit sur la valeur des arguments apportés (probabilité intrinsèque).

Source: Sommaire de la théologie dogmatique-catholique, par M. le chanoine Georges Panneton et M. l'abbé Charlemagne Bourgeois, avec Nihil Obstat et Imprimatur ainsi qu'une lettre de recommandation du Cardinal Ottaviani, Trois-Rivières, Canada, Les Éditions du Bien public, 1969, pages 18-20.



Quant aux degrés d'erreur des propositions opposées aux vérités, on apporte également des distinctions, de sorte qu'une proposition peut être:

1- hérétique;
2- proche de l'hérésie;
3- hérétique savante;
4- erronée;
5- positivement téméraire;
6- négativement téméraire;
7- offensive aux oreilles pies;
8- mal sonnante;
9- scandaleuse, séductrice;
10- séditieuse;
11- schismatique.

À moins d'être définit solennellement, une vérité peut changer de degré au cours de l'histoire. Ainsi, les limbes furent très longtemps considérés comme une vérité commune. Mais, depuis quelques années, on les considère comme une hypothèse théologique possible (donc une vérité probable) (Source).

Mais lorsqu'une vérité est définit solennellement, elle ne peut pas être rétrogradée. Et les autorités de l'Église ne peuvent enseigner le contraire de ce genre de vérité. Par exemple, un pape ne pourrait pas enseigner que la Vierge a été conçue avec le péché originel.
images/icones/iphone.jpg  ( 910924 )Une question par Athanase (2021-02-14 10:13:37) 
[en réponse à 910916]

Dans quelle catégorie classée la communion des divorcés remariés ou plutôt leur admission à la communion. Hérésie ? Proche de l’hérésie ? Erroné ? Ou faut-il tenir compte de l’état de ceux qui professent cette admission ?
images/icones/livre.gif  ( 910968 )Sur la question des divorcés-remariés... par Chicoutimi (2021-02-14 20:54:13) 
[en réponse à 910924]

une réponse du père Bertrand de Margerie, S.J. me semble très satisfaisante:


''Que de tels époux ne puissent être admis à la communion sans sacrilège est une vérité enseignée de manière constante comme contenue dans la Révélation, comme de foi. Les Pères, les théologiens, le Magistère ont constamment fait appel en ce sens à 1 Co 11, 27-29. (...) Une réforme de la législation de l’Église actuellement demandée par certains a encore d’autres graves implications dogmatiques : elle signifierait une évolution hétérogène du dogme et de la morale, elle est incompatible avec la doctrine de Florence et de Trente sur la justification et sur le but que le Christ poursuivait en instituant l’Eucharistie. (...) L’admission à la communion eucharistique impliquerait, de la part de l’Église, une admission des vices contraires aux vertus morales de chasteté, de justice, de religion et aux vertus théologales de foi et de charité : elle serait la consécration du sacrilège !'' (Source)



Et un autre aspect du problème mérite notre attention:


«On pourrait objecter que le Siège romain n’aurait pas été constant dans son attitude à l’égard des divorcés-remariés. On cite notamment une réponse particulière de saint Grégoire II à saint Boniface, au VIIIe siècle, et la décision d’un concile local tenu à Rome sous Eugène II, en 826. À supposer que ce second texte ait bien le sens qu’on lui prête, ce qui n’est pas sûr, ni ce texte ni aucun autre n’indique une permission donnée par le Siège apostolique en faveur de l’Église universelle et au-delà des limites d’une communauté particulière, dans le sens d’un remariage du vivant d’un premier conjoint et sans dissolution du premier mariage et de son lien. Au contraire, les enseignements donnés par les conciles de Florence et de Trente et par Pie XI sont adressés à l’Église entière.

Or, ne serait pas contraire au charisme de l’infaillibilité de l’Église en matière de foi et de mœurs qu’un pape puisse errer dans un précepte ou une permission donnée à un individu ou même à un groupe. Ce qui, par contre, est impossible, c’est une erreur dans un enseignement adressé à l’Église universelle, ``quand il définit qu’une doctrine sur la foi ou les mœurs doit être tenue par toute l’Église``. Ne pourrait-on pas, d’ailleurs, se demander si dans plusieurs, au moins, des textes allégués il y avait une réelle intention d’enseigner ? En tout cas, on ne pourrait invoquer contre l’enseignement universel et constant des Pontifes Romains, avec ou sans les Conciles œcuméniques, des enseignements transitoires et particuliers de ces mêmes Pontifes.»



Source : Bertrand de Margerie, Les divorcés-remariés face à l’Eucharistie (édition augmentée), Paris, Éditions Téqui, 2001, 105 pages (avec annexes de 24 pages).

Nous en parlions ICI

images/icones/bravo.gif  ( 910938 )Merci ! par Marquandier (2021-02-14 15:12:05) 
[en réponse à 910916]

Merci pour ce rappel concis et utile !
images/icones/neutre.gif  ( 910952 )Oui, et complément par Meneau (2021-02-14 19:11:30) 
[en réponse à 910916]

En complément, on peut aussi distinguer les notes théologiques en relation avec le Magistère.

Un article ICI résume la chose.

En fonction de ces distinctions varient le degré de certitude et l'assentiment dû par le fidèle.

Toutes distinctions que Gaius se refuse à faire, dans son empressement à "démontrer" que le Magistère se contredit, ou que les critiques concernant la liberté religieuse sont de même nature que les discussions sur le prêt à usure.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 910955 )Donc si je vous comprends bien par Gaius (2021-02-14 19:28:14) 
[en réponse à 910952]

quand plusieurs conciles et papes condamnent une pratique comme contraire à l'évangile et déclarent hérétiques ceux qui professent le contraire, le premier réflexe d'un catholique doit être de consulter son Panneton/Bourgeois pour évaluer sur une échelle de 1 à 5 le "degré de vérité" de ce qu'on lui enseigne et juger de l'assentiment qu'il lui doit.
images/icones/fleche3.gif  ( 910958 )Quand plusieurs conciles... par Chicoutimi (2021-02-14 19:43:23) 
[en réponse à 910955]

condamnent une pratique - comme l'usure - ce n'est pas le droit canonique qui a l'autorité pour enseigner une doctrine contraire. Le droit de l'Église n'a pas pour mission d'enseigner, même si parfois les canons sont le reflet de certains points de doctrine. Le droit canonique peut même être criticable, d'où les amendements continuels qui lui sont apportés (exemple: les diacres n'agissent pas in persona Christi capitis).
À ce jour, il n'y a pas eu de document magistériel enseignant le contraire de l'enseignement traditionnel concernant l'usure. Tout au plus, l'Eglise doit prévoir la manière la plus conforme à la morale de vivre dans un monde où l'usure fait partie du mode de vie, sans pour autant revenir sur ses principes.
Un exemple: lorsque Léon XIII a demandé le ralliement à la république, il ne revenait pas sur l'enseignement traditionnel du rapport entre l'Église et l'État; il voulait seulement s'assurer que les catholiques ne soient pas en dehors de la vie socio-politique de France. On peut être critique de cette décision, mais on ne peut pas dire que cela constituait un enseignement nouveau.
images/icones/neutre.gif  ( 910961 )Nous sommes donc d'accord par Gaius (2021-02-14 20:10:00) 
[en réponse à 910958]

l'Eglise, par ses autorités légitimes (conciles, papes) a le droit et même le devoir d'amender certains points du magistère antérieur (non infaillible) pour tenir compte en particulier de l'évolution du monde dans lequel vivent les croyants.
images/icones/iphone.jpg  ( 910963 )Oui mais du coup par Vincent F (2021-02-14 20:13:49) 
[en réponse à 910961]

Ça ne commande pas l’assentiment des fidèles.
images/icones/neutre.gif  ( 910964 )Cela interdit en tous cas par Gaius (2021-02-14 20:16:54) 
[en réponse à 910963]

de commettre des actes formels de désobéissance à l'autorité légitime en se prévalant d'une contradiction avec le magistère antérieur.
images/icones/1e.gif  ( 910969 )Ben non ! par ptk (2021-02-14 20:58:20) 
[en réponse à 910964]

Ca dépend du degré de certitude de la vérité !
images/icones/pelerouin1.gif  ( 910970 )5 brèves remarques Gaius par Jean-Paul PARFU (2021-02-14 21:07:42) 
[en réponse à 910964]

Je ne me fais pas trop d'illusions, puisque vous continuez malgré les précisions que l'on vous donne.

1) Toutes les décisions de l'autorité ne sont pas "magistère" ;

2) Le magistère porte sur la foi et sur la morale ;

3) Le magistère n'est pas vivant au sens où ce qui est vivant bouge et que pour être vivant, le magistère devrait pouvoir se contredire ;

4) Le magistère ne s'identifie pas, ou pas exclusivement, à l'autorité du temps présent ;

5) On peut très bien s'opposer à une décision ou déclaration de l'autorité présente au non du magistère ordinaire universel, c'est-à-dire au nom de ce qui a toujours, partout et par tous été cru et enseigné dans l'Eglise. C'est le combat de la Tradition et c'est ce combat que vous essayez maladroitement de délégitimer !
images/icones/iphone.jpg  ( 911032 )« Ce qui est cru partout et par tous » par Athanase (2021-02-16 08:05:17) 
[en réponse à 910970]

Je doute que ce soit du magistère.
Ce serait plutôt ce qui relève de la Tradition, si, par exemple, on parle d’une affirmation ou d’un propos.
Quant au magistère, il est forcément celui du temps présent, faute de quoi le danger est de n’avoir plus d’autorité. Disons que ce serait facile.
Sinon, pas de difficultés pour les autres points que vous soulignez.
images/icones/neutre.gif  ( 910965 )Vous comprenez mal par Meneau (2021-02-14 20:20:31) 
[en réponse à 910955]

L'usure est toujours condamnée par l'Eglise. Voir Compendium de la Doctrine sociale de l'Eglise n°341.

Cordialement
Meneau