Le Forum Catholique

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images/icones/fleche3.gif  ( 901646 )Fratelli tutti:texte intégral en français par Jean Kinzler (2020-10-04 13:36:19) 

Fratelli tutti:texte intégral en français

Pour la lire, cliquer sur Fratelli tutti texte intégral en français fichier Pdf
images/icones/4a.gif  ( 901648 )Un condensé par Jean-Paul PARFU (2020-10-04 14:04:25) 
[en réponse à 901646]

de toutes les erreurs et de toutes les illusions du néo-catholicisme contemporain !

On peut lire le post, ci-après, qui dénonçait par avance cet état d'esprit ici
images/icones/fleche2.gif  ( 901653 )Quatre réflexions par Jean Kinzler (2020-10-04 15:43:08) 
[en réponse à 901648]

1.Peut-on passer des paragraphes entiers à dénoncer le libéralisme économique, sans même parler du communisme, sous le joug duquel des nations entières vivent encore?
2."Je suis loin de dire que les papes n'ont jamais tort, et qu'il ne faut jamais résister; ou que leurs excommunications ont toujours cours. Je ne suis pas tenu de défendre la politique ou les actes de papes particuliers ..." S. John Henry Newman, Lettre au duc de Norfolk.
3.Une prière pour la fraternité humaine dans laquelle le nom et la centralité mêmes de Notre Seigneur Jésus-Christ ne sont pas présents est tout sauf chrétienne.
4.Saint François d'Assise est-il un précurseur du Nouvel Ordre Mondial autour de la Fraternité Humaine? La foi catholique meurt au milieu de l'apostasie du monde... La question du Christ est connue:
quand le Fils de l'homme vient , trouvera-t-il la foi sur terre?
Lc 18
images/icones/fleche2.gif  ( 901656 )Sur la dernière réflexion par Athanase (2020-10-04 16:07:19) 
[en réponse à 901653]

Concernant la dernière réflexion que vous soulevez, elle part d'une question que le Christ pose. Il n'y répond pas, comme si, au fond, cela dépendait de l'Église et de nous. Mais il admet la possibilité d'une apostasie en ce sens qu'une possibilité n'est pas une certitude. Nous ne le saurons jamais, sauf si nous sommes dans les derniers temps. Mais aucune prophétie ne nous dit que nous sommes dans les derniers temps, car nous ne savons "ni l'heure, ni le jour". Et c'est tant mieux.

Sur la deuxième, la citation est très bien trouvé. Newman mettait aussi en cause l'excommunication d'Elizabeth Ier par saint Pie V, rappelant qu'Urbain VIII prit ses distances avec son prédécesseur. Un pape peut en critiquer en autre et on ne voit pas au nom de quel privilège François y échaperait. C'est même sain - surtout dans le contexte actuel - qu'une institution se corrige.
images/icones/1x.gif  ( 901662 )Qui paye quoi et avec quoi? par PEB (2020-10-04 16:54:56) 
[en réponse à 901646]

Le plus choquant n'est pas le double magistère islamique et chrétien sous couvert du Povorello qui n'en peut mais.

Ce texte dégoulinant de bons sentiments ne répond guère à une question fondamentale, pourtant au cœur même du principe de rédemption ou de rachat: Qui paye quoi et avec quoi?

Dans la parabole du Bon Samaritain, l'homme secourable donne à l'aubergiste deux deniers. Cette somme est censé couvrir les frais de ses deux journées d'absence: celle des Vendredi et Samedi Saints. Le Christ paye de sa vie la rançon et la survie de l'indigne pécheur qu'Il a ramassé sur son chemin.
Or, je n'ai pas vu mention dans l'encyclique de ces fameuses piécettes couvrant les charges du brave tenancier. On ne voit nul part les frais engagés par les soins d'urgence et de transport!
La plupart des homélies font l'impasse sur le sujet: on se demande bien pourquoi.

Le Saint-Père, tout laborantin qu'il est, méconnait les arcanes des comptes de charges et de passif. A la différence de Saint-Exupéry, il n'envisage pas le temps que ça prend pour s'apprivoiser, c'est-à-dire, pour se faire un ami, un frère, un époux.
Ce que François propose est sans doute très positif mais il ne prend pas en compte le fais que les ressources ne sont pas extensibles, y compris en matière de logement, de formation, d'insertion économique. Faut-il concevoir des programmes, finalement en défaveur des autochtones tels que les fameux "gaulois réfractaires"? Exempla sunt odiosa mais on le voit avec la question des mineurs isolés, dont les fonds sont épuisés par des immigrés sans droit ni titre aux dépens de jeunes Français en détresse, qui ne peuvent plus demander le soutien qu'ils pourraient légitimement attendre de la Nation.

De la même façon, son analyse des péchés du néolibéralisme n'assume pas la vraie question de l'expansion infinie de la dette (et de la financiarisation à outrance!). C'est de là que résulte une pression immorale qui entraine la hausse indécente du prix des actifs, du logement, des études &c. Le consommateur-travailleur est alors réduit en esclavage par le crédit. Le soutien aux entreprises zombies déguise un pseudo-capitalisme (en réalité débitisme!) de connivence. On voit alors se lever une corruption endémique en absence du contrôle démocratique. Car, la démocratie c'est aussi un marché réellement libre de fixer les prix de la richesse.
Le docteur angélique aurait beaucoup à nous en apprendre, notamment sur la notion de justice économique.

Bref, je ne donne pas 4/20 à une note qui fait l'impasse sur son antithèse à savoir le paiement de la facture d'hospitalisation en pension complète, relevé pourtant par l'Evangéliste lui-même.

PS: Après, on s'étonne des scandales de gros sous dans l'Eglise mais l'inculture des pasteurs à ce sujet en dit déjà long...
images/icones/carnet.gif  ( 901670 )L’encyclique très politique du Pape par Jean Kinzler (2020-10-04 17:56:55) 
[en réponse à 901662]

L’encyclique très politique du Pape sur la «fraternité»

François publie ce dimanche une lettre intitulée «Tous frères», dans laquelle il estime que la «propriété privée» est «secondaire» et supprime la notion de «guerre juste».

Par Jean-Marie Guénois
Publié il y a 5 heures, mis à jour il y a 12 min
Le Pape, le 4 octobre. Dans son encyclique, François insiste sur trois points précis: les frontières, la notion de «guerre juste» et la propriété privée.
C’est le texte le plus politique du pape François: une lettre encyclique intitulée «Fratelli tutti», «Tous frères» avec ce sous-titre «Sur la fraternité et l’amitié sociale», publiée le 4 octobre, où il pourfend «le racisme», un «virus qui mute», certaines «formes de nationalisme» fondées sur «le repli sur soi (...), des attitudes exonophobes, le mépris», le «populisme malsain» qui «cache le mépris des autres» et les «visions libérales individualistes» et leurs «intérêts économiques effrénés» fondé sur «le dogme de foi néolibéral», alors que «la grande question, c’est le travail» pour tous.

Il s’agit, au contraire, de construire une «autre logique» par une «bonne politique» non guidée par la seule économie. Une politique «noble» dont «l’âme serait la charité sociale» ou «l’amour social», en vue d’une «société fraternelle» où les «migrants» notamment et les plus pauvres doivent avoir leur «droits» où qu’ils soient.

Une société où «les mouvements populaires rassemblant des chômeurs, des travailleurs précaires» doivent donc avoir leur «place» pour une «économie populaire et de production communautaire». Ce sont en effet des «poètes sociaux» qui doivent édifier une «politique sociale» non pas «vers les pauvres» mais «avec les pauvres».

S’appuyant sur la parabole du Bon Samaritain, le pape estime par conséquent «inacceptable» que des chrétiens fassent «prévaloir certaines préférences politiques» qui n’iraient pas dans ce sens car «la dignité inaliénable de chaque personne» surpasse «son origine, sa couleur, sa religion» et institue «la loi suprême de l’amour fraternelle». Le pape parle même de «mystique de la fraternité» qui a pour finalité la «fête de la fraternité universelle».

François insiste en particulier - et de façon nouvelle - sur trois points précis:

Sur les frontières tout d’abord. Les «limites et les frontières des Etats ne peuvent pas s’opposer» à l’arrivée d’un migrant car il n’est pas un «usurpateur». Ainsi «personne ne peut être exclu, peu importe où il soit né» puisque «chaque pays est également celui de l’étranger». Il est donc «important d’appliquer aux migrants arrivés depuis quelque temps et intégrés à la société le concept de ‘citoyenneté’» et «renoncer à l’usage discriminatoire du terme ‘minorités’». En effet, «les migrants, si on les aide à s’intégrer, sont une bénédiction, une richesse, un don qui invitent une société à grandir».

Sur la «propriété privée» ensuite, François rappelle qu’elle n’est pas exclusive mais elle est «secondaire» et donc relative à sa «fonction sociale» d’aider les plus pauvres. Il y a une «subordination de toute propriété privée à la destination universelle des biens de la terre et par conséquent, le droit de tous à leur utilisation».

Troisième nouveauté, déjà évoquée dans des discours mais confirmée dans cette encyclique, la notion de «guerre juste». Elle n’est plus pensable et François demande de transformer les budgets d’armement, en un «fond mondial» de lutte contre la faim. «Nous ne pouvons plus penser à la guerre comme une solution, du fait que les risques seront probablement toujours plus grands que l’utilité hypothétique qu’on lui attribue. Face à cette réalité, il est très difficile aujourd’hui de défendre les critères rationnels, mûris en d’autres temps, pour parler d’une possible guerre juste. Jamais plus la guerre». Ce qui suppose «l’impératif» de «l’élimination totale des armes nucléaires» au titre d’un «objectif ultime».

Inspirée par le grand imam du Caire

Autre originalité de cette encyclique - dans la tradition catholique, une encyclique synthétise l’enseignement d’un pape sur une question précise, ici le social et le politique - elle a été inspirée par la pandémie mondiale du Covid-19 mais aussi, révèle François, par le grand imam du Caire, Ahmad Al-Tayyeb, cité à cinq reprises au fil des 270 pages. Ils avaient rédigé ensemble un appel commun, à Abou Dhabi (Emirats Arabes Unis) en février 2019 qui est reproduit à la fin du texte. Dans ce cadre, le pape remet d’ailleurs en cause la «violence fondamentaliste» dans «l’une ou l’autre religion» sans accuser l’islamisme.

C’est sur le tombeau de Saint François, à Assise, apôtre de la pauvreté sous lequel François a placé son pontificat lors de son élection le 13 mars 2013, que le pape a signé symboliquement cette troisième encyclique, samedi 3 mars dans l’après-midi. La précédente encyclique de François, «Laudato Si» a été publiée il y a cinq ans, elle portait sur l’écologie.https://www.lefigaro.fr/actualite-france/l-encyclique-tres-politique-du-pape-sur-la-fraternite-20201004

images/icones/1e.gif  ( 901680 )Si tout ce qui est à toi est à moi par Rothomagus (2020-10-04 19:44:43) 
[en réponse à 901670]

Croyez-vous qu'il soit possible de demander une juste part du bénéfice commun de la quête dominicale, voire du Denier de Saint-Pierre ?
D'autant que de nombreux hommes de taille moyenne peuvent se considérer comme mi-grands...

Il est amusant de trouver la devise française - et dans l'ordre - dans l'encyclique papale, juste avant le considérant n°103. Notre Saint Père a-t'il regardé la situation de près ?
images/icones/1d.gif  ( 901683 )Un pamphlet justicialiste par PEB (2020-10-04 21:34:40) 
[en réponse à 901680]

Ce brouet, indigeste tellement il est chargé de crème et de sucre, a sans doute une inspiration, je ne dirais pas française, mais argentine. On sent la doxa socialiste du jeune péroniste dont la famille venait d'être arrachée à la misère du Piémont pour démarrer une nouvelle vie ailleurs. Mais toujours avec le socialisme pseudo-catholique chevillé au corps.
On sait comment se termina l'expérience quasi-fasciste initiée en 1945 dans le pays natal du Pape: par une banqueroute, une guerre civile, une dictature et une défaite humiliante.

Tant que le Souverain Pontife ne nous aura pas expliquer comment dégager les moyens humain et matériel pour appliquer son programme, je me méfierai de cet enfer pavé de bonnes intentions.

Notre Seigneur avait un tas de relations à la direction judéenne des Finances publiques (DJFiP). Il était, par conséquent, très au fait des questions économiques, financières et sociales. Les Evangiles ne parlent d'ailleurs que d'investissements agricoles, remboursements de prêt, droit successoral, plus-values spéculatives, taxes, péages, recouvrement, paiement des salaires, affermage, gestion des stocks, gardiennage, économie domestique et j'en passe.
Ce qui m'étonne, c'est de voir que les disciples qu'Il nous a donné comme pasteurs ne soient pas aussi avisé que Lui en la matière.
images/icones/1n.gif  ( 901682 )Abolition de la notion de "guerre juste" ? par FilsDeMarie (2020-10-04 21:30:52) 
[en réponse à 901646]


Troisième nouveauté, déjà évoquée dans des discours mais confirmée dans cette encyclique, la notion de «guerre juste». Elle n’est plus pensable et François demande de transformer les budgets d’armement, en un «fond mondial» de lutte contre la faim. «Nous ne pouvons plus penser à la guerre comme une solution, du fait que les risques seront probablement toujours plus grands que l’utilité hypothétique qu’on lui attribue. Face à cette réalité, il est très difficile aujourd’hui de défendre les critères rationnels, mûris en d’autres temps, pour parler d’une possible guerre juste. Jamais plus la guerre».


Le Figaro


2309 Il faut considérer avec rigueur les strictes conditions d’une légitime défense par la force militaire. La gravité d’une telle décision la soumet à des conditions rigoureuses de légitimité morale. Il faut à la fois :

– Que le dommage infligé par l’agresseur à la nation ou à la communauté des nations soit durable, grave et certain.

– Que tous les autres moyens d’y mettre fin se soient révélés impraticables ou inefficaces.

– Que soient réunies les conditions sérieuses de succès.

– Que l’emploi des armes n’entraîne pas des maux et des désordres plus graves que le mal à éliminer. La puissance des moyens modernes de destruction pèse très lourdement dans l’appréciation de cette condition.

Ce sont les éléments traditionnels énumérés dans la doctrine dite de la "guerre juste".

L’appréciation de ces conditions de légitimité morale appartient au jugement prudentiel de ceux qui ont la charge du bien commun.



Catéchisme de l'Église Catholique
images/icones/radioactif.gif  ( 901686 )L'état de guerre n'existe plus! par PEB (2020-10-04 21:51:24) 
[en réponse à 901682]

Depuis 1945, on ne se déclare plus la guerre. Et d'ailleurs, on ne signe plus depuis 1919 de traités de paix résolutoires.
Au contraire, en bon lecteur de la Bible, on incrimine le vaincu comme un gros méchant et qui fera tout pour le devenir.

A côté de cela, on a des conflits interminables plus ou moins larvés et que les grandes puissances sont censées arbitrer. A la fin, c'est les soldats et les contribuables occidentaux qui doivent supporter le coût de ces bourbiers sans nom pour éviter au chaos de se répandre de trop.
On ne fait donc plus la guerre mais on maintient la paix. Et ça ne se fait pas sans devoir payer le prix fort et notamment la vie de nos concitoyens que nous avons engagés dans des bleds perdus au milieu de nulle part.

Encore une fois, le Saint-Père ne nous donne que la moitié du mode d'emploi!

Bref, il faudra toujours s'armer en raison des structures de péché que Caïn et Lamek nous ont transmises: à savoir la raison d'Etat et consorts.

Lamek dit à ses femmes : « Ada et Silla, entendez ma voix, épouses de Lamek, écoutez ma parole : Pour une blessure, j’ai tué un homme ; pour une meurtrissure, un enfant. Caïn sera vengé sept fois, et Lamek, soixante-dix-sept fois ! »

Gn 4, 23-24
images/icones/marie.gif  ( 901687 )Et la Vierge Marie? N'a-t-elle pas été mise de côté? par Jean Kinzler (2020-10-04 21:56:07) 
[en réponse à 901682]

Et la Vierge Marie? N'a-t-elle pas été mise de côté dans Fratelli tutti?
Le Cœur immaculé de Marie triomphera même s’il me semble que la Reine du Ciel est totalement oubliée de ce texte ...
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 901697 )Et saint Joseph? par PEB (2020-10-04 23:22:45) 
[en réponse à 901687]

La Sainte Famille avait une vie domestique humble, fidèle et cohérente. Saint Joseph était un patron qui connaissait son affaire et savait ce que valait son savoir-faire.
La Bienheureuse Mère de Dieu gérait son ménage avec une justesse précise qui permettait une générosité discrète et efficace. Et ils vivaient leurs heurs et malheurs dans une joie parfaite que même Hérode ne pouvait leur ravir.

Comme vous dites, c'est par là qu'a commencé le salut et la véritable paix: dans un ménage comme il y en avait tant d'autre et pourtant à nul autre pareil dans l'ordre de la pure Charité. C'était le tout début de la grande fraternité des disciples. Et sur la paix, la justice et tant d'autres choses, ces petites gens ne cessent d'inspirer l'action des fidèles partout dans le monde.

Voilà un beau signe d'espérance et un message tout simple: loin des beaux discours, des grandes théories, à leurs tâches, chaque jour, on pouvaient dire d'Eux qu'Ils changeaient la vie! (air connu).
images/icones/neutre.gif  ( 901698 )Comment on tire un trait sur un enseignement de 1600 ans par Candidus (2020-10-04 23:36:14) 
[en réponse à 901682]

C'est par une note (ça rappelle un souvenir...) que l'enseignement traditionnel de l'Eglise sur la "guerre juste", développé par St Augustin, se trouve annulé, la note 242 :

Même saint Augustin qui a forgé le concept de "guerre juste" que nous ne soutenons plus aujourd’hui a affirmé que « mettre un terme à la guerre par la parole, en poursuivant et en obtenant la paix par la paix et non par la guerre glorifie davantage que de la donner aux hommes par l’épée » (Epistula 229, 2 : PL 33, col. 1020.
images/icones/2a.gif  ( 901718 )Imaginez vous par ptk (2020-10-05 11:08:15) 
[en réponse à 901698]

réellement que ce document ait autant d'effet ?


Le Souverain pontife n'est audible que lorsqu'il parle comme Vicaire de Dieu et Chef de Son Eglise.


La loghorrée d'un rêveur qui ne s'enracine pas dans la Tradition catholique passera, puisque ce ne sont pas Ses paroles.
images/icones/1w.gif  ( 901725 )Effectivement par Justin Petipeu (2020-10-05 12:38:00) 
[en réponse à 901718]

Je ne vois pas qui va lire cette logorrhée qui ferait passer Mélenchon pour Casimir...

On reste pantois devant le discours d'un vieux dynamitero sud-américain qui n'a toujours pas digéré son marxisme à deux balles et qui prêche la destruction des Etats, des villages et même des familles pour peupler son horizon de migrants, rien que des migrants et de préférence basanés et musulmans svp !

La vieille Europe blanche et chrétienne est à l'agonie mais visiblement, cela ne va pas assez vite pour certains. "Qu'on en finisse !" gueule Bergoglio.
Je ne sais pas ce qu'on lui a fait mais visiblement, il nous déteste depuis le début.
images/icones/bible.gif  ( 901727 )Cantique d'Isaïe à méditer par Ion (2020-10-05 12:55:23) 
[en réponse à 901698]

Is 2, 4

[Le Seigneur] sera juge entre les nations et l’arbitre de peuples nombreux. De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre.



Signe des temps ?
images/icones/1d.gif  ( 901729 )Comique ! par Justin Petipeu (2020-10-05 13:03:43) 
[en réponse à 901727]

Comment peut-on comprendre quelque chose à l'Ancien Testament quand on n'a rien compris au Nouveau ?

Retournez vous coucher. Bonne nuit !
images/icones/1n.gif  ( 901732 )La raison est sans doute au milieu de l'océan par PEB (2020-10-05 13:45:17) 
[en réponse à 901698]

Le Pape François est un patriote argentin. Il ne s'est jamais remis de l'humiliation que la Grande-Bretagne a fait subir à sa terre natale, et avec l'appui du soi-disant allié français par dessus le marché!
Reconnaître la légitimité des frontières et de la guerre juste revient à concéder la victoire à la Très-Gracieuse et néanmoins toujours glorieusement régnante Elizabeth II.

Du coup, il souhaite sans doute la disparition de la triste Europe des traités de Westphalie et du congrès de Vienne: celle du concert des nations et de l'équilibre raisonnable des puissances, celle de la défense du droit et des libertés, celle de la culture singulière et universelle à la fois.
images/icones/hein.gif  ( 901733 )Qui a eu tort ? par Regnum Galliae (2020-10-05 14:02:20) 
[en réponse à 901732]

L'Argentine qui a envahi les Malouines ou l’Angleterre qui a défendu sa terre ? Ou les deux ?
images/icones/ancre2.gif  ( 901734 )L'Argentine seule coupable! par PEB (2020-10-05 14:25:26) 
[en réponse à 901733]

Ces îles sont habités par un peuple anglais loyaliste.
Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et les garanties internationales étaient en faveur du Royaume-Uni.

Le gouvernement fasciste des va-t-en-guerre de Buenos Aires a livré sa jeunesse conscrite à la juste riposte de la Royal Navy embarquant des troupes d'élite à faire froid dans le dos.

L'Argentine avait bien cherché des verges pour se faire battre et:
images/icones/1b.gif  ( 901738 )Je sais bien par Regnum Galliae (2020-10-05 15:37:21) 
[en réponse à 901734]

mais si on supprime la notion de guerre juste, alors les Anglais ont eu tort de combattre même pour se défendre ! On voit là toute l'absurdité d'une telle condamnation. Mais c'est cohérent avec l'interdiction de la peine de mort.
images/icones/union-jack.png  ( 901741 )On sent dans cette vidéo par Jean-Paul PARFU (2020-10-05 16:19:27) 
[en réponse à 901734]

L'habituelle bonne conscience des Anglais, toujours très satisfaits d'eux-mêmes !

Mais pourquoi changer, puisque cela leur a plutôt réussi jusqu'à présent, non ?!

Par ailleurs, il est inutile de discuter à perte de vue sur les écrits du pape actuel. Il ne s'agit que d'inepties !
images/icones/union-jack.png  ( 901750 )Ils sont pour la guerre juste par Jean-Paul PARFU (2020-10-05 16:57:44) 
[en réponse à 901734]

Et même parfois injuste ! Comme suite à la vidéo de PEB !

images/icones/1d.gif  ( 901746 )Les deux ! par Bruno d Epenoux (2020-10-05 16:34:58) 
[en réponse à 901733]

Le souverain légitime des Malouines est bien évidemment Orélie-Antoine Ier, roi d'Araucanie et de Patagonie. Longue vie à notre roi !
Je sais, c'est moins martial que le Rule Britannia...




images/icones/1v.gif  ( 901748 )De plus François est certainement d'accord... par Bruno d Epenoux (2020-10-05 16:41:19) 
[en réponse à 901746]

car c'est autrement plus pachamamesque !
images/icones/fleche2.gif  ( 901694 )la conférence au Vatican par AVV-VVK (2020-10-04 23:12:41) 
[en réponse à 901646]

ici
images/icones/mitre4.png  ( 901756 )Mgr Vigano commente Fratelli tutti par Jean Kinzler (2020-10-05 18:25:59) 
[en réponse à 901694]

Voici "Fratelli tutti", le manifeste social de François. Avec un commentaire de Monseigneur Viganò
par Aldo Maria Valli
Chers amis de Duc in altum , j'ai reçu hier le texte de l' encyclique Fratelli tutti plus de vingt-quatre heures avant sa publication, et j'ai vu que le site Infovatican, alors suivi par d'autres, l'anticipait en entier. Cependant, j'ai décidé de respecter l'embargo, fixé par le bureau de presse du Saint-Siège pour aujourd'hui, après la récitation de l'Angelus par le Pape.

Pour lire l'encyclique, vous pouvez vous rendre sur le site Web du Vatican . Je propose ici le résumé fourni par la salle de presse elle-même et le commentaire emblématique de Monseigneur Carlo Maria Viganò.

AMV


***

La fraternité doit être promue de cette manière. Résumé de l'encyclique

Quels sont les grands idéaux mais aussi les voies concrètement réalisables pour ceux qui veulent construire un monde plus juste et fraternel dans leurs relations quotidiennes, en société, en politique, dans les institutions? Telle est la question à laquelle "Tous les Frères" entend répondre: le Pape la définit comme une "encyclique sociale" (6) qui tire son titre des "Remerciements" de saint François d'Assise, qui a utilisé ces mots "pour répondre tous les frères et sœurs et offrez-leur une forme de vie avec la saveur de l'Évangile »(1). Le Poverello "n'a pas fait la guerre dialectique en imposant des doctrines, mais a communiqué l'amour de Dieu", écrit le Pape, et "fut un père fécond qui fit naître le rêve d'une société fraternelle" (2-4). L'encyclique vise à promouvoir une aspiration mondiale à la fraternité et à l'amitié sociale. Partir de l'appartenance commune à la famille humaine, de se reconnaître comme frères parce qu'ils sont enfants d'un seul Créateur, tous dans le même bateau et ont donc besoin de prendre conscience que dans un monde globalisé et interconnecté, nous ne pouvons être sauvés qu'ensemble. La raison inspirante citée à plusieurs reprises est le Document sur la fraternité humaine signé par François et le Grand Imam d'Al-Azhar en février 2019.



La fraternité doit être promue non seulement en paroles mais en actes. Des faits qui se concrétisent dans la "meilleure politique", non soumise aux intérêts de la finance, mais au service du bien commun, capable de placer la dignité de chaque être humain au centre et d'assurer le travail pour tous, afin que chacun puisse se développer propres capacités. Une politique qui, loin du populisme, sait trouver des solutions à ce qui attaque les droits humains fondamentaux et qui vise à éliminer définitivement la faim et la traite. Dans le même temps, le Pape François souligne qu'un monde plus juste passe par la promotion de la paix, qui n'est pas seulement l'absence de guerre, mais un véritable travail «artisanal» qui implique tout le monde. Liée à la vérité, la paix et la réconciliation doivent être "proactives", onction à la justice par le dialogue, au nom du développement mutuel. D'où la condamnation par le Pontife de la guerre, du «déni de tous les droits» et qui n'est plus concevable même sous une forme hypothétique «juste», car désormais les armes nucléaires, chimiques et biologiques ont d'énormes répercussions sur les civils innocents. Le rejet de la peine de mort, définie comme «irrecevable», est également fort, et l'appel au pardon est central, lié au concept de mémoire et de justice: pardonner ne signifie pas oublier, écrit le pape, ni renoncer à défendre ses droits pour sauvegarder ses propres la dignité, un don de Dieu Dans l'arrière-plan de l'encyclique, il y a la pandémie de Covid-19 qui - révèle François - «a fait irruption de façon inattendue au moment où j'écrivais cette lettre».



Les problèmes mondiaux exigent des actions mondiales, non à la "culture des murs"

Ouvrant par une brève introduction et divisée en huit chapitres, l'Encyclique rassemble - comme l'explique le Pape lui-même - nombre de ses réflexions sur la fraternité et l'amitié sociale, placées cependant «dans un contexte plus large» et intégrées par «de nombreux documents et lettres »envoyées à François par« de nombreuses personnes et groupes du monde entier »(5). Dans le premier chapitre, «Les ombres d'un monde fermé», le document se concentre sur les nombreuses distorsions de l'époque contemporaine: la manipulation et la déformation de concepts tels que la démocratie, la liberté, la justice; la perte du sens de la société et de l'histoire; l'égoïsme et le désintérêt pour le bien commun; la prédominance d'une logique de marché basée sur le profit et la culture du jetable; chômage, racisme, pauvreté; l'inégalité des droits et ses aberrations telles que l'esclavage, la traite, femmes soumises puis forcées d'avorter, trafic d'organes (10-24). Ce sont des problèmes mondiaux qui nécessitent des actions globales, souligne le Pape, tirant également la sonnette d'alarme contre une «culture des murs» qui favorise la prolifération des mafias, alimentée par la peur et la solitude (27-28). De plus, il y a aujourd'hui une détérioration de l'éthique (29) à laquelle contribuent d'une certaine manière les mass media qui détruisent le respect de l'autre et éliminent toute modestie, créant des cercles virtuels isolés et autoréférentiels, dans lesquels la liberté est une illusion et le dialogue n'est pas constructif (42-50). alimenté par la peur et la solitude (27-28). De plus, il y a aujourd'hui une détérioration de l'éthique (29) à laquelle contribuent d'une certaine manière les mass media qui détruisent le respect de l'autre et éliminent toute modestie, créant des cercles virtuels isolés et autoréférentiels, dans lesquels la liberté est une illusion et le dialogue n'est pas constructif (42-50). alimenté par la peur et la solitude (27-28). De plus, il y a aujourd'hui une détérioration de l'éthique (29) à laquelle contribuent d'une certaine manière les mass media qui détruisent le respect de l'autre et éliminent toute modestie, créant des cercles virtuels isolés et autoréférentiels, dans lesquels la liberté est une illusion et le dialogue n'est pas constructif (42-50).



L'amour construit des ponts: l'exemple du bon samaritain

Cependant, l'Encyclique répond à tant d'ombres par un exemple brillant, signe d'espoir: celui du Bon Samaritain. Le deuxième chapitre est consacré à cette figure, "Un étranger sur la route", dans laquelle le Pape souligne que, dans une société malade qui tourne le dos à la douleur et est "analphabète" pour prendre soin des faibles et des frêles (64-65 ), nous sommes tous appelés - tout comme le bon Samaritain - à nous rapprocher de l'autre (81), à surmonter les préjugés, les intérêts personnels, les barrières historiques ou culturelles. En fait, nous sommes tous coresponsables dans la construction d'une société qui sait inclure, intégrer et soulager ceux qui sont tombés ou souffrent (77). L'amour construit des ponts et nous «sommes faits pour l'amour» (88), ajoute le Pape, exhortant notamment les chrétiens à reconnaître le Christ face à tous les exclus (85).



Au fond - rappelle l'Encyclique - la stature spirituelle de la vie humaine se définit par l'amour qui "est toujours en premier lieu" et nous conduit à chercher le meilleur pour la vie de l'autre, loin de tout égoïsme (92-93) .

Les droits n'ont pas de frontières, une éthique des relations internationales est nécessaire

Une société fraternelle sera donc celle qui promeut l'éducation au dialogue pour vaincre «le virus de l'individualisme radical» (105) et permettre à chacun de donner le meilleur de lui-même. Partant de la protection de la famille et du respect de sa «mission éducative première et essentielle» (114). Deux, en particulier, sont les `` outils '' pour réaliser ce type de société: la bienveillance, c'est-à-dire vouloir concrètement le bien de l'autre (112), et la solidarité qui prend soin des fragilités et s'exprime au service des personnes et non idéologies, lutte contre la pauvreté et les inégalités (115). Le droit de vivre dignement ne peut être refusé à personne, poursuit le Pape, et comme les droits sont sans frontières, nul ne peut rester exclu, quel que soit l'endroit où il est né (121). Avec ça en tête, le Pontife rappelle aussi de penser à «une éthique des relations internationales» (126), car chaque pays appartient aussi à l'étranger et les biens du territoire ne peuvent être niés à ceux qui en ont besoin et proviennent d'un autre endroit. Le droit naturel à la propriété privée sera donc secondaire au principe de la destination universelle des biens créés (120). L'encyclique met également un accent particulier sur la question de la dette extérieure: sans préjudice du principe qu'elle doit être payée, on espère néanmoins que cela ne compromettra pas la croissance et la subsistance des pays les plus pauvres (126). secondaire au principe de la destination universelle des biens créés (120). L'encyclique met également un accent particulier sur la question de la dette extérieure: sans préjudice du principe qu'elle doit être payée, on espère néanmoins que cela ne compromettra pas la croissance et la subsistance des pays les plus pauvres (126). secondaire au principe de la destination universelle des biens créés (120). L'encyclique met également un accent particulier sur la question de la dette extérieure: sans préjudice du principe qu'elle doit être payée, on espère néanmoins que cela ne compromettra pas la croissance et la subsistance des pays les plus pauvres (126).



Migrants: une gouvernance mondiale pour des projets à long terme

Le deuxième et tout le quatrième chapitre, «Un cœur ouvert sur le monde entier», est en partie consacré au thème des migrations: avec leurs «vies déchirées» (37), fuyant les guerres, les persécutions, les catastrophes naturelles, trafiquants sans scrupules, arrachés à leurs communautés d'origine, les migrants doivent être accueillis, protégés, promus et intégrés. Nous devons éviter les migrations inutiles, dit le Pontife, en créant des possibilités concrètes de vivre dignement dans les pays d'origine. Mais en même temps, le droit de chercher une vie meilleure ailleurs doit être respecté. Dans les pays d'accueil, le juste équilibre sera celui entre la protection des droits des citoyens et la garantie d'accueil et d'assistance aux migrants (38-40). Plus précisément, le Pape indique quelques «réponses indispensables» notamment pour ceux qui fuient des «crises humanitaires graves»: augmenter et simplifier l'octroi de visas; ouvrir des couloirs humanitaires; assurer le logement, la sécurité et les services essentiels; offrir des opportunités d'emploi et de formation; encourager le regroupement familial; protéger les mineurs; garantir la liberté religieuse et promouvoir l'inclusion sociale. Du Pape aussi l'invitation à établir, dans la société, le concept de «pleine citoyenneté», en renonçant à l'usage discriminatoire du terme «minorités» (129-131). Ce qu'il faut avant tout - lit le document - c'est une gouvernance mondiale, une collaboration internationale pour la migration qui initie des projets à long terme, allant au-delà des urgences uniques (132), au nom d'un développement solidaire de tous les peuples qui sur le principe de la gratuité. De cette manière, les pays pourront penser comme «une famille humaine» (139-141). L'autre différent de nous est un don et un enrichissement pour tous, écrit François, car les différences représentent une possibilité de croissance (133-135). Une culture saine est une culture d'accueil qui sait s'ouvrir à l'autre, sans renoncer à elle-même, en leur offrant quelque chose d'authentique. Comme dans un polyèdre - image chère au Pontife - le tout est plus que les parties individuelles, mais chacune d'elles est respectée dans sa valeur (145-146).



La politique, l'une des formes les plus précieuses de la charité

Le thème du cinquième chapitre est «La meilleure politique», c'est-à-dire celle qui représente l'une des formes les plus précieuses de la charité car elle se met au service du bien commun (180) et connaît l'importance du peuple, compris comme une catégorie ouverte, disponible pour comparaison et au dialogue (160). C'est, dans un certain sens, le popularisme indiqué par François, qui contraste avec ce «populisme» qui ignore la légitimité de la notion de «peuple», attirant le consensus pour l'exploiter à son propre service et fomenter l'égoïsme pour en accroître la popularité (159) .

Mais la meilleure politique est aussi celle qui protège le travail, «dimension indispensable de la vie sociale» et cherche à faire en sorte que chacun ait la possibilité de développer ses compétences (162). La meilleure aide pour un pauvre, explique le pape, n'est pas seulement l'argent, qui est un remède temporaire, mais aussi pour lui permettre une vie digne par le travail. La véritable stratégie de lutte contre la pauvreté ne vise pas simplement à contenir ou à rendre inoffensifs les pauvres, mais à les promouvoir dans un souci de solidarité et de subsidiarité (187). En outre, la tâche de la politique est de trouver une solution à tout ce qui attaque les droits fondamentaux de l'homme, comme l'exclusion sociale; trafic d'organes, de tissus, d'armes et de drogues; exploitation sexuelle; travail d'esclave; terrorisme et crime organisé.



Le marché seul ne résout pas tout. Une réforme de l'ONU est nécessaire

La politique nécessaire, poursuit François, est celle qui dit non à la corruption, à l'inefficacité, au mauvais usage du pouvoir, au manque de respect de la loi (177). C'est une politique centrée sur la dignité humaine et non soumise au financement car «le marché seul ne résout pas tout»: les «massacres» provoqués par les spéculations financières l'ont démontré (168).

C'est pourquoi les mouvements populaires revêtent une importance particulière: véritables «poètes sociaux» et «torrents d'énergie morale», ils doivent être impliqués dans la participation sociale, politique et économique, sous réserve d'une plus grande coordination. De cette manière - affirme le Pape - il sera possible de passer d'une politique «envers» les pauvres à une politique «avec» et «des» pauvres (169). Un autre espoir présent dans l'encyclique concerne la réforme de l'ONU: face à la prédominance de la dimension économique qui annule le pouvoir de l'État unique, en effet, la tâche des Nations Unies sera de donner corps au concept de «famille des nations» en travaillant pour le bien commun, l’éradication de l’indigence et la protection des droits de l’homme. Recourant inlassablement à la «négociation,

Le miracle de la gentillesse

Du sixième chapitre, "Dialogue et amitié sociale", le concept de vie émerge également comme "l'art de la rencontre" avec tous, même avec les périphéries du monde et avec les peuples d'origine, car "quelque chose s'apprend de tout le monde et personne ne l'est inutile »(215). Le vrai dialogue, en effet, est ce qui nous permet de respecter le point de vue de l'autre, ses intérêts légitimes et, surtout, la vérité de la dignité humaine. Le relativisme n'est pas une solution - lit l'encyclique - car sans principes universels et normes morales qui interdisent le mal intrinsèque, les lois ne deviennent que des impositions arbitraires (206). Dans cette perspective, un rôle particulier appartient aux médias qui, sans exploiter les faiblesses humaines ni faire ressortir le pire en nous, doivent s'orienter vers des rencontres généreuses et la proximité du moindre, promouvoir la proximité et le sens de la famille humaine (205). La référence du Pape au "miracle de la bonté" est également particulière, une attitude à récupérer car c'est "une étoile dans le noir" et une "libération de la cruauté, de l'angoisse et de l'urgence distraite" qui prévalent à l'époque contemporaine. . Une personne gentille, écrit François, crée une saine coexistence et ouvre la voie où l'exaspération détruit les ponts (222-224).

L'artisanat de la paix et l'importance du pardon



Le septième chapitre, «Chemins d'une nouvelle rencontre», réfléchit sur la valeur et la promotion de la paix, dans lequel le Pape souligne que la paix est liée à la vérité, à la justice et à la miséricorde. Loin du désir de vengeance, il est «proactif» et vise à former une société basée sur le service aux autres et sur la recherche de la réconciliation et du développement mutuel (227-229).

Dans une société, chacun doit se sentir «chez soi» - écrit le Pape - Pour cette raison, la paix est un «métier» qui engage et concerne chacun et dans lequel chacun doit faire sa part. La tâche de paix ne donne pas de répit et ne finit jamais, poursuit le Souverain Pontife, et il faut donc placer la personne humaine, sa dignité et le bien commun au centre de toute action (230-232). Le pardon est lié à la paix: il faut aimer tout le monde, sans exception - lit l'encyclique - mais aimer un oppresseur signifie l'aider à changer et ne pas lui permettre de continuer à opprimer son prochain. Au contraire: ceux qui souffrent d'injustice doivent défendre fermement leurs droits à protéger leur dignité, don de Dieu (241-242).

Le pardon ne signifie pas l'impunité, mais la justice et la mémoire, car pardonner ne signifie pas oublier, mais renoncer à la force destructrice du mal et au désir de vengeance. N'oubliez jamais les «horreurs» comme la Shoah, les bombardements atomiques à Hiroshima et Nagasaki, les persécutions et les massacres ethniques - exhorte le Pape - Il faut toujours se souvenir, une fois encore, pour ne pas nous anesthésier et maintenir vivante la flamme de la conscience collective. Il est également important de se souvenir du bien de ceux qui ont choisi le pardon et la fraternité (246-252).

Plus de guerre, l'échec de l'humanité!

Une partie du septième chapitre se concentre alors sur la guerre: ce n'est pas "un fantôme du passé" - souligne François - mais "une menace constante" et représente le "déni de tous les droits", "l'échec de la politique et «l'humanité», «l'abandon honteux aux forces du mal» et leur «abîme». De plus, en raison des armes nucléaires, chimiques et biologiques qui affectent de nombreux civils innocents, nous ne pouvons plus aujourd'hui penser, comme par le passé, à une possible "guerre juste", mais nous devons réaffirmer fermement "Plus de guerre!" Et considérant que nous vivons "une troisième guerre mondiale en morceaux", parce que tous les conflits sont interdépendants, l'élimination totale des armes nucléaires est "un impératif moral et humanitaire". Plutôt - suggère le Pape - avec l'argent investi dans l'armement,

La peine de mort est inadmissible, abolissez-la partout dans le monde

François exprime une position tout aussi claire sur la peine de mort: elle est irrecevable et doit être abolie partout dans le monde. "Le meurtrier ne perd pas sa dignité personnelle - écrit le Pape - Dieu est son garant". D'où deux exhortations: à ne pas voir la punition comme une vengeance, mais comme faisant partie d'un processus de guérison et de réinsertion sociale, et à améliorer les conditions des prisons, tout en respectant la dignité humaine des détenus, en considérant également que la réclusion à perpétuité "est une peine de mort cachée »(263-269). La nécessité de respecter «le caractère sacré de la vie» (283) est réaffirmée là où aujourd'hui «certaines parties de l'humanité semblent épuisables», comme les enfants à naître, les pauvres, les handicapés, les personnes âgées (18).

Garantir la liberté religieuse, un droit humain fondamental

Dans le huitième et dernier chapitre, le Pontife s'attarde sur «Les religions au service de la fraternité dans le monde» et rappelle que la violence n'a pas de fondement dans les convictions religieuses, mais dans leurs déformations. Par conséquent, les actes "exécrables" tels que les actes terroristes ne sont pas dus à la religion, mais à des interprétations incorrectes de textes religieux, ainsi qu'à des politiques de faim, de pauvreté, d'injustice, d'oppression. Le terrorisme ne doit être soutenu ni avec de l’argent, ni avec des armes, encore moins avec une couverture médiatique car il s’agit d’un crime international contre la sécurité et la paix mondiales et, en tant que tel, il doit être condamné (282-283). Dans le même temps, le Pape souligne qu'un chemin de paix entre les religions est possible et qu'il est donc nécessaire de garantir la liberté religieuse, un droit humain fondamental pour tous les croyants (279). Une réflexion, en particulier, l'Encyclique traite du rôle de l'Église: elle ne relègue pas sa mission au secteur privé - affirme-t-il - elle n'est pas en marge de la société et, bien qu'elle ne s'engage pas dans la politique, elle ne renonce pas à la dimension politique de l'existence. L'attention au bien commun et le souci du développement humain intégral, en effet, concernent l'humanité et tout ce qui est humain concerne l'Église, selon les principes évangéliques (276-278). Enfin, rappelant aux chefs religieux leur rôle d '"authentiques médiateurs" qui se consacrent à la construction de la paix, François cite le "Document sur la fraternité humaine pour la paix et la coexistence dans le monde", qu'il a lui-même signé le 4 février 2019 à Abu Dhabi. , avec le Grand Imam d'Al-Azhar, Ahmad Al-Tayyib: à partir de cette étape importante du dialogue interreligieux, le Pontife relève l'appel que,

Bienheureux Charles de Foucauld, "le frère universel"

L'encyclique se termine par la mémoire de Martin Luther King, Desmond Tutu, Mahatma Gandhi et surtout du bienheureux Charles de Foucauld, modèle de tout ce que signifie s'identifier au moindre pour devenir «le frère universel» (286-287) . Les dernières lignes du document sont confiées à deux prières: l'une "au Créateur" et l'autre "Chrétien œcuménique", afin qu'un "esprit de frères" puisse se loger dans le cœur des gens.

***

Monseigneur Viganò: «Une dimension surnaturelle totalement absente. La falsification de saint François est embarrassante. L'aplatissement de la seule pensée mondialiste est déconcertant "


Lors d'une lecture rapide du texte de l'encyclique Fratelli, tout le monde serait amené à croire qu'il a été écrit par un franc-maçon et non par le Vicaire du Christ. Tout ce qu'il contient est inspiré d'un vague déisme et d'un philanthropisme qui n'a rien de catholique: Nonne et ethnici hoc faciunt? Les païens ne font-ils pas de même? (Mt 5, 47).

Macroscopique et décidément embarrassante est la falsification historique de la rencontre de saint François avec le sultan: selon l'auteur de l'encyclique, le Poverello «n'a pas fait la guerre dialectique en imposant des doctrines»; en réalité les paroles de saint François que rapportent les chroniqueurs sonnent très différemment: «Si vous voulez me promettre, en votre nom et au nom de votre peuple, que vous passerez à la religion du Christ, si je sors indemne du feu, j'entrerai seul dans le feu. Si je suis brûlé, ce sera blâmé sur mes péchés; si, au contraire, la puissance divine me fait sortir sain et sauf, vous reconnaîtrez le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu, comme le vrai Dieu et Seigneur, Sauveur de tous ».

La dimension surnaturelle est totalement absente, tout comme absente la référence à la nécessité d'appartenir au Corps mystique du Christ qui est la Sainte Eglise pour pouvoir atteindre le salut éternel. Au contraire, il y a une très sérieuse distorsion du concept de «fraternité»: pour le catholique, cela n'est possible qu'en Christ si l'on a Dieu comme Père par le baptême (Jn 1, 12), alors que pour Bergoglio cela se réaliserait par le simple fait d'appartenir 'humanité.

Le concept catholique de «liberté de religion» est remplacé par le concept de «liberté de religion» théorisé par le Concile Vatican II, troquant le droit divin de l'Église à la liberté de culte, de prédication et de gouvernement avec la reconnaissance du droit à l'erreur de se répandre non seulement en général, mais même dans les nations chrétiennes. Les droits de vérité ne peuvent être échangés en accordant des droits à l'erreur. L'Église a le droit indigène à la liberté, tandis que les fausses religions ne l'ont pas.

L'aplatissement de l'encyclique sur le récit de Covid est déconcertant, confirmant l'asservissement à la pensée unique et à l'élite mondialiste; Il n’est pas non plus surprenant de l’insistance obsessionnelle sur l’unité et la fraternité universelles, ainsi que sur la condamnation du droit légitime de l’État à protéger sa propre identité non seulement de culture mais aussi et surtout de foi.

Cette encyclique constitue le manifeste idéologique de Bergoglio - sa Professio fidei masonicae - et sa candidature à la présidence de la Religion Universelle, servante du Nouvel Ordre Mondial. Cette attestation de subordination à la pensée dominante mérite peut-être les applaudissements des ennemis de Dieu, mais elle confirme l'abandon inexorable de la mission évangélisatrice de l'Église. D'un autre côté, nous avons déjà entendu: "Le prosélytisme est un non-sens solennel".

Bergoglio est un falsificateur de la réalité. Il repose sur une empreinte qui n'a pas d'égal. D'un autre côté, le principal expert en adultération de la vérité est précisément cette dictature chinoise qui fait lapider le pécheur par Notre Seigneur. (Le régime communiste a distribué dans les écoles un livre avec quelques épisodes tirés de diverses religions, dont celui de la femme adultère, lapidée par Jésus. Une adultération complète du texte.) De toute évidence, la proximité du régime communiste avec l'Église bergoglienne n'existe pas. il se limite à l'Accord mais inclut également le modus operandi lui-même .

+ Carlo Maria Viganò
amv
images/icones/1w.gif  ( 901761 )Où est l'économie du Salut? par PEB (2020-10-05 19:19:53) 
[en réponse à 901756]

Mgr Vigano n'a pas tort mais il ne porte pas le fer à la faiblesse de la cuirasse de ce pensum illisible à savoir l'économie du Salut et le prix infini de la Rédemption.

Pour avancer sur le chemin de la conversion, il ne faut pas se contenter de paroles creuses. Au contraire, il faut contempler la Croix du Christ. Oui, le monde de la grâce est enfanté dans un grand cri!

Toute action humaine a, dans l'ordre naturel, sa réaction ou sa contrepartie. Et il appartient à chacun d'assumer ses choix. La Miséricorde peut achever ce qui est commencé mais elle n'arbitre pas à notre place. Et au milieu des N termes, il y a toujours une facture à payer quelque part par quelqu'un.

Rien dans cette indigente et indigeste encyclique (?) ne met le fidèle en tension: aucun dilemme cornélien n'est évoqué. On ne met rien en balance et on s'étonne du vide abyssal de la prose.

L'Espérance chrétienne, c'est que la dette ne nous sera plus opposée au terme de notre pèlerinage vers notre éternité. La Foi, c'est de savoir que le Père éclaire notre conscience. La Charité, c'est de voir le monde avec les yeux de Jésus-Christ.
La liberté, égalité, fraternité paraissent bien pâlotte à côté de ce programme plein de confiance.

Prions plutôt le futur bienheureux Carlo Acutis de nous laisser émerveiller par les bienfaits répandus sur la terre par le Très-Saint-Sacrement et des merveilles de générosité, humble et discrète, que son adoration continue des Mystères nous inspire:

L'Eucharistie est mon autoroute vers le Ciel.


Il vient de parvenir à bon port et nous appelle à rayonner de sa joie, la seule et parfaite joie parfaite dès aujourd'hui.
images/icones/neutre.gif  ( 901819 )Contradictions ou jésuitisme dans le texte ... par Louisneuf (2020-10-06 15:58:03) 
[en réponse à 901646]

La 1ère phrase de l'encyclique :

"Fratelli tutti »,[1] écrivait saint François d’Assise, en s’adressant à tous ses frères et sœurs, pour leur proposer un mode de vie au goût de l’Évangile."

Jusque-là tout va bien puisqu'il sous-entend l'évangélisation des âmes. Puis, au paragraphe suivant, voici ce qu'il écrit :

"Ce Saint de l’amour fraternel, de la simplicité et de la joie, qui m’a inspiré l’écriture de l’encyclique Laudato si, me pousse cette fois-ci à consacrer la présente nouvelle encyclique à la fraternité et à l’amitié sociale."

C'est là que ça coince : pour François, "la fraternité et l'amitié sociale" sont devenues plus importantes que l'évangélisation des âmes comme Jésus Christ l'ordonna à ses Apôtres : "Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit." (Matthieu 28:19-20) ou encore : "Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons." (Matthieu 10:7-8)

Un successeur des Apôtres qui n'évangélise plus afin de convertir les âmes au Christ mais qui fait du socialo-communisme, on le définit comment ?
images/icones/fleche2.gif  ( 902054 )jésuitisme ? par AVV-VVK (2020-10-09 23:29:38) 
[en réponse à 901819]

Pour moi "cardinal Bergoglio s.j." est devenu "pape François".
images/icones/fleche2.gif  ( 902104 )François n'est pourtant pas le premier pape néo-catholique post-conciliaire. par Scrutator Sapientiæ (2020-10-11 10:13:11) 
[en réponse à 901646]

Bonjour et bon dimanche,

Je vous prie de bien vouloir m'excuser, mais il y a une chose que je ne comprends pas.

Le pape François n'est certes pas le premier pape, mais est le cinquième pape qui est à la fois chronologiquement et programmatiquement néo-catholique post-conciliaire (en comptant Jean-Paul 1er), même s'il l'est bien plus que ses prédécesseurs.

Or, depuis le début du pontificat actuel, en général, et depuis la parution de cette lettre encyclique, en particulier, une partie de la "cathosphère" s'exprime globalement PRESQUE comme si le pape François était le premier pape néo-catholique post-conciliaire.

Je le formule autrement, dans l'espoir de m'exprimer un peu moins mal.

Le pape François n'est sûrement pas le premier pape, mais est le cinquième pape qui est à la fois doctrinalement et historiquement consensualiste fraternitaire, ou "gaudium-et-spiste", ou encore inclusiviste périphériste (en comptant Jean-Paul 1er), même s'il l'est davantage que ses prédécesseurs.

Or, depuis le milieu du mois de mars 2013, en général, et depuis le début du mois d'octobre 2020, en particulier, une partie de la "cathosphère" s'exprime avec une telle virulence ou avec une telle vivacité que l'on ne peut s'empêcher de penser que cette composante de la cathosphère réfléchit puis réagit PRESQUE comme si le pape François était le premier pape qui fonctionne à "l'accompagnement humanisateur", qui est au moins partiellement légitimateur de telle conception dominante de l'évolution des aspirations de l'homme contemporains et de l'orientation du monde contemporain post-1945.

Il est tout à fait possible, et il même probable que le pape François fonctionne à cet "accompagnement humanisateur" encore plus que ses prédécesseurs néo-catholiques post-conciliaires, ou fonctionne à la conciliation avec l'égalitarisme diversitaire, dans le domaine de la religion, et avec l'horizontalisme humanitaire, dans celui de la morale, encore plus que les mêmes prédécesseurs.

Mais je ne vois pas très bien en quoi il y a, à coup sûr, une différence de nature absolument fondamentale entre le registre de discours du pape François et celui de ses prédécesseurs néo-catholiques post-conciliaires.

Et surtout, je ne vois pas très bien en quoi il y a, d'une manière certaine, une différence de nature de grande ampleur et de longue portée entre les OMISSIONS consensualistes fraternitaires du pape François et celles de ses prédécesseurs, à propos du fait que la crise que le monde contemporain inflige à lui-même, au moins depuis l'année 1945,
- est avant tout une crise à caractère religieux, ou d'inspiration spirituelle, dont les fondements ont été spécifiquement anti-chrétiens, avant-hier, et sont post-chrétiens, aujourd'hui,
et
- n'est pas avant tout une crise écologique, économique, morale ou sociale, dans l'acception "gaudium-et-spiste" de ces termes.

Merci beaucoup pour toute réponse, compte tenu de ce que je ne comprends pas, et bon dimanche à tous les liseurs.

Scrutator.
images/icones/carnet.gif  ( 902113 )de la proportion et de son importance par Luc Perrin (2020-10-11 15:02:22) 
[en réponse à 902104]

Je consonne volontiers à la première partie de votre analyse.

Oui les thèmes abordés par François dans Fratelli Tutti, Laudato Si et déjà Evangelium Gaudium ne sont pas nouveaux.

Pour ce qui est de la Doctrine sociale de l'Église on remonte à Léon XIII 1891 qui est intégralement "pré-conciliaire". Des éléments sur l'écologie intégrale émergent sous Jean Paul II et se consolident sous Benoît XVI.

L'ambition d'une coordination mondiale, plus ou moins poussée et une vision délibérément "mondialiste" dans son horizon, ce sont des choses débattues depuis des siècles et des siècles. Par essence le catholicisme n'est pas une religion nationale, enfermée dans une nation et une culture cf. Benoît XV, Pie XI et on peut remonter à la Querelle du Sacerdoce et de l'Empire au Moyen Age. Rien de neuf.

La différence majeure n'est donc pas sur les thèmes : la miséricorde a été poussée par Jean Paul II ô combien !

La différence tient au déséquilibre, à l'horizontalisme prédominant du Pape régnant là où tous ses prédécesseurs mettaient constamment une part essentielle de verticalité, de rappel à la doctrine, de rejet du relativisme - un point repris par François mais sans conséquence - un rappel constant qu'au-delà des sacs en plastique, de la fraternité humaine préférable à la guerre et aux attentats et à la haine de l'autre entretenue, Dieu est premier servi, le Dieu de Jésus-Christ pas la Pachamama ou autres.

Bref les proportions n'y sont pas les mêmes que dans la cuisine du Pape régnant: le sucre, la gélatine, la mélasse, le sirop, l'eau de rose tous ces ingrédients sont si importants dans ses recettes que le plat n'a plus d'autre goût que de sucré.
Le pape François transforme le petit salé aux lentilles en gâteau aux 3 chocolats garni de lentilles avec un petit morceau de confit de porc au miel et à la confiture rahnérienne sur le côté. Un gros sucrier étant mis sur la table lors du service au cas où ...

Ainsi, sans passer en revue des milliers de pages de papes post-Vatican II qui divergent d'avec l'approche hyper-sucrée du pape François, ce simple n°4 de la Déclaration Dominus Iesus de 2000, rédigée par le cardinal Ratzinger futur Benoît XVI et approuvée en forme spécifique par le pape Jean Paul II. On est aux antipodes de la Déclaration d'Abou Dhabi ... dans le salé/poivré pas dans le sucré.


"4. La pérennité de l'annonce missionnaire de l'Église est aujourd'hui mise en péril par des théories relativistes, qui entendent justifier le pluralisme religieux, non seulement de facto mais aussi de iure (ou en tant que principe). Elles retiennent alors comme dépassées des vérités comme par exemple le caractère définitif et complet de la révélation de Jésus-Christ, la nature de la foi chrétienne vis-à-vis des autres religions, l'inspiration des livres de la Sainte Écriture, l'unité personnelle entre le Verbe éternel et Jésus de Nazareth, l'unité de l'économie du Verbe incarné et du Saint-Esprit, l'unicité et l'universalité salvifique du mystère de Jésus-Christ, la médiation salvifique universelle de l'Église, la non-séparation, quoique dans la distinction, entre le Royaume de Dieu, le Royaume du Christ et l'Église, la subsistance de l'unique Église du Christ dans l'Église catholique.

Ces théories s'appuient sur certains présupposés de nature philosophique ou théologique qui rendent difficiles la compréhension et l'accueil de la vérité révélée. On en signalera quelques-uns : la conviction que la vérité sur Dieu est insaisissable et ineffable, même par la révélation chrétienne ; l'attitude relativiste vis-à-vis de la vérité, entraînant que ce qui est vrai pour certains ne le serait pas pour d'autres ; l'opposition radicale qu'on établit entre la mentalité logique occidentale et la mentalité symbolique orientale ; le subjectivisme de qui, tenant la raison comme seule source de connaissance, devient « incapable d'élever son regard vers le haut pour oser atteindre la vérité de l'être » ;8 la difficulté à percevoir et comprendre dans l'histoire la présence d'événements définitifs et eschatologiques ; la privation de sa dimension métaphysique de l'incarnation historique du Logos éternel et sa réduction à une simple apparition de Dieu dans l'histoire ; l'éclectisme qui, dans la recherche théologique, prend des idées dans différents contextes philosophiques et religieux, sans se soucier ni de leur cohérence systématique ni de leur compatibilité avec la vérité chrétienne ; la tendance finalement à lire et à interpréter la Sainte Écriture en dehors de la Tradition et du Magistère de l'Église. "