Je ne sais pas si vous faites la même chose, mais lorsque je vais à la confesse je n'apporte pas avec moi mon cellulaire. Pourquoi? Tout simplement parce que le sacrement est conçu pour être un dialogue exclusif entre le pénitent et le prêtre (et Dieu évidemment), et que nous avons le droit de sauvegarder cette confidentialité absolue.
La technologie est rendue très poussée comme vous le savez, et le simple fait de fermer son cellulaire n'est pas suffisant. Saviez-vous que dans certaines rencontres gouvernementales, où la confidentialité est de mise, le cellulaire doit rester à l'extérieur de la salle de réunion. La raison est que, même fermé, il y a toujours la possibilité d'activer une fonction du cellulaire à distance pour faire une écoute électronique. Je pense donc qu'il serait bien que tous les fidèles, ainsi que les prêtres, prennent cette habitude de ne pas avoir sur eux leur cellulaire dans le confessionnal. Et vous, qu'en pensez-vous?
Pour vous en convaincre, voici un article d'
Aleteia sur le sujet:
Comment éviter d’être écouté par Facebook pendant la confession ?
30/10/2016
''À une époque où les micros sont partout, le prêtre comme le pénitent doivent prendre garde à leurs smartphones.
Nos smartphones deviennent de plus en plus intelligents, les réseaux sociaux se développent à la vitesse grand V : avec le temps, le respect de notre vie privée risque d’être toujours plus menacé. Dans ce contexte, quel est le risque d’avoir son smartphone sur soi pendant la confession ? Y a-t-il des précautions à prendre ? Si oui, lesquelles ?
« Tous les téléphones sont pourvus de micros, et Facebook ainsi que beaucoup d’autres applications requièrent l’accès au micro et à l’appareil photo », explique le père George Hajj, prêtre à la paroisse maronite de Saint-Antoine de Padoue, aux États-Unis. « On ne sait pas qui pourrait espionner ce qui se dit en confession ni dans quel intérêt. »
Pour le père Andrew Pinsent, directeur de recherche au centre Ian Ramsey pour la religion et la technologie implanté à l’université d’Oxford, la surveillance par les outils de technologie moderne est désormais tellement poussée que cela en ridiculiserait presque les peurs émises dans Big Brother. Elles apparaissent comme datant d’un autre temps, « de l’époque des dinosaures pour ainsi dire », tant les choses ont évolué. C’est pourquoi « une grande vigilance est requise », notamment quand il s’agit de sacrements. « C’est alors notre Salut qui est en jeu, et dans ce contexte, il faut à tout prix que notre intimité soit préservée. »
Par exemple, le père Pinsent recouvre les caméras qui « pourraient être allumées électroniquement » (d’ailleurs le directeur du FBI suggère d’en
faire autant). Il se préoccupe aussi des micros intégrés dans les téléphones et dans les ordinateurs (comme le fait Mark Zuckerbeg), et du profilage systématique dont nous faisons l’objet à force de naviguer sur le web. Il considère les assistants électroniques tels Siri ou Echo comme étant « complètement déments du point du vue du [non-] respect de la vie privée ».
Le problème est amplifié par le fait qu’« il y a sur le marché une variété stupéfiante de logiciels d’espionnage à bas coût ». Cela permet à tout le monde – particulier ou gouvernement – de « glaner des informations » s’il le souhaite.
Et pourtant, nombreux sont les prêtres à prendre avec eux leur téléphone dans le confessionnal, car ils considèrent que c’est plus pratique pour célébrer l’office divin qu’un gros livre. Il en va de même pour le pénitent qui préfère utiliser une application pour faire son examen de conscience avant la confession et qui ressort son téléphone pour énumérer ses péchés.
C’est pourquoi le père Pinsent et d’autres souhaitent que l’Église se penche sur ces questions avec attention, et que les évêques bénéficient de conseils d’experts en la matière.
(…)
Certains sont donc d’avis que, tout comme le pénitent, il est préférable que le prêtre lâche son téléphone de temps en temps. Le père Hajj va jusqu’à dire que « quand un prêtre exerce son ministère, la place du téléphone, c’est dans un tiroir de la sacristie, en mode silencieux ».
Pour lire en entier, c'est
ICI