Le Forum Catholique

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images/icones/marie.gif  ( 884040 )Epiphanie du Seigneur (6 janvier) par ami de la Miséricorde (2020-01-05 22:23:23) 



ÉPIPHANIE DU SEIGNEUR


Neuvaine aux Saints Rois Mages

Litanies des trois rois mages


PRIÈRE DÉCOUVERTE À COLOGNE SUR LE RHIN, ÉCRITE EN LETTRES D’OR
Pour la protection de DIEU et l’Intercession des 3 ROIS MAGES

Homélie de saint Jean Chrysostome sur l'Epiphanie/Théophanie



images/icones/marie.gif  ( 884043 )La Providence et la confiance en Dieu par Fr.Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-01-05 22:24:27) 
[en réponse à 884040]

DEUXIÈME PARTIE
LES PERFECTIONS DE DIEU QUE SA PROVIDENCE SUPPOSE

CHAPITRE IV
L'ÉTERNITÉ DE DIEU

Qu'est au juste l'éternité ?


Boèce dans son livre de la Consolation a donné de l'éternité cette définition restée classique : « Aeternitas est interminabilis vitae TOTA SIMUL et perfecta possessio ». L'éternité est la possession parfaite et simultanée ou non successive d'une vie interminable. C'est l'uniformité d'une vie immuable, sans commencement ni fin, qui se possède elle-même toute à la fois. L'expression principale de cette définition est tota simul, toute à la fois. Ce qu'il y a d'absolument caractéristique dans l'éternité divine, ce n'est pas d'être sans commencement, ni fin, c'est d'être sans changement, de telle sorte que Dieu possède sa vie infinie toute à la fois.

Platon dit que le temps est l'image mobile de l'immobile éternité, autant que l'instant qui passe peut être l'image de l'instant qui ne passe pas.

Aussi le temps avec ses moments successifs a été souvent comparé à la base d'une grande montagne dont le sommet représenterait l'unique instant de l'éternité. Du sommet de l'éternité Dieu voit en effet d'un seul regard toutes les générations qui se succèdent dans le temps, comme un homme du haut d'une montagne peut voir d'un coup d'œil tous les voyageurs qui passent dans la vallée. Ainsi l'unique et invariable instant de l'éternité correspond à tous les moments successifs du temps, à celui de notre naissance et à celui de notre mort. Le temps est ainsi comme la monnaie de l'éternité.

Ce qui caractérise le temps c'est le changement ou le mouvement dont il est la mesure; ce qui caractérise l'éternité c'est l'instant immuable dans lequel Dieu possède sa vie infinie, interminable, toute à la fois.

Ici-bas nous ne possédons pas notre vie toute à la fois; dans l'enfance nous ne possédons pas la vigueur de la jeunesse, ni l'expérience de l'âge mûr, et dans l'âge mûr nous ne possédons plus la candeur de l'enfance, ni la promptitude de la jeunesse. Si nous ne possédons pas notre vie toute à la fois, nous ne possédons pas non plus notre année toute à la fois, elle a ses saisons variées; nous n'avons pas en hiver, ce que nous aurons en été; nous ne possédons pas non plus notre semaine, ni notre journée toute à la fois, notre vie s'éparpille en quelque sorte; en elle se distinguent des heures de prière, des heures de travail, des heures de repos et de divertissement. Au lieu de posséder notre vie toute à la fois, nous ne la possédons que successivement, comme nous écoutons successivement la suite d'une mélodie.

On dit par contre que Mozart arrivait à entendre une mélodie, non pas successivement, comme les autres auditeurs, mais « toute à la fois » dans la loi même qui l'engendre. En composant le début d'une mélodie, il en pressentait et en quelque sorte il en entendait la fin.

Entendre une mélodie toute à la fois, c'est une image lointaine de l'éternité divine, par laquelle Dieu possède simultanément, sans aucune succession, sa vie infinie de pensée et d'amour. Impossible pour Dieu de distinguer en sa vie, en sa pensée, un avant et un après, un passé et un futur, une enfance, une jeunesse, un âge mûr.

Nous avons une autre image lointaine de l'éternité divine dans le savant, qui après avoir longtemps étudié toutes les parties d'une science successivement, arrive à les voir en quelque sorte toutes à la fois dans les principes supérieurs de cette science, dans l'idée mère, dont toutes les autres idées sont comme le développement successif. Newton devait voir ainsi les diverses lois de la physique comme des conséquences d'une loi suprême, et saint Thomas à la fin de sa vie voyait en quelque sorte d'un seul regard toute la théologie, en quelques principes supérieurs.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/heho.gif  ( 884061 )Il y a 50 ans (12) : l'Epiphanie par Yves Daoudal (2020-01-06 11:16:38) 
[en réponse à 884040]

Au début, les membres de la commission chargée de « restaurer » le calendrier liturgique jugèrent qu’il fallait donner la permission de célébrer la fête de l’Epiphanie (et non plus la solennité transférée) le dimanche suivant le 6 janvier si le 6 janvier n’est pas un dimanche. Il y eut une voix discordante, en faveur du dimanche avant le 6 janvier. Finalement il fut décidé que l’Epiphanie serait célébrée le « deuxième dimanche de la Nativité » là où le 6 janvier n’est pas férié.

La commission répondait ainsi à une question qui ne se posait pas, si l’on voulait, comme ils le disaient, « restaurer » la liturgie.

La suite : clic.
images/icones/livre.gif  ( 884063 )Suppression de l'Octave de la fête de l'Epiphanie par Jean-Paul PARFU (2020-01-06 13:05:12) 
[en réponse à 884061]

Avant le NOM, il y a eu aussi des décisions malheureuses prises avant le concile Vatican II et notamment concernant la fête de l'Epiphanie.

Ainsi, la suppression de l'Octave et donc le déclassement de la fête de l'Epiphanie date de 1955, mais n'a été définitive qu'à partir de juillet 1960 et, pour la première fois, insérée dans le missel de 1962.

C'est à lire ici
images/icones/livre.gif  ( 884064 )Les conséquences par Jean-Paul PARFU (2020-01-06 13:15:05) 
[en réponse à 884063]

Concrètement, dans vos missels, la différence entre avant et après la suppression de l'Octave de l'Epiphanie des rubriques VOM, et donc dans vos missels VOM, à compter de 1962, est la suivante :

1) Avant la suppression, la fête de l'Epiphanie est une "double de 1ère classe avec Octave privilégiée de 2ème ordre (ornements blancs)" ;

2) Après la suppression, la fête de l'Epiphanie est une "fête de première classe (ornements blancs)".

Autrement dit, avant la suppression, l'Epiphanie est la 3ème plus grande fête chrétienne avec son cycle propre : après, elle n'est plus que la 5ème fête chrétienne dans le cycle de Noël.

La suppression de certains octaves était peut-être nécessaire, mais l'octave de l'Epiphanie aurait dû être conservé pour au moins trois raisons :

1) l'ancienneté de cette fête, plus ancienne que Noël ;
2) son importance dans l'Orient chrétien ;
3) son importance doctrinale car elle est la véritable fête du Christ-Roi !

Et le sermon de Mgr Fellay ici
images/icones/fleur.gif  ( 884065 )Temps de Noël et de l'Épiphanie. Tableau des différences avant / après par Gaspard (2020-01-06 15:15:13) 
[en réponse à 884061]



Source
images/icones/neutre.gif  ( 884071 )Des paroisses "ordinaires" par FilsDeMarie (2020-01-06 16:51:20) 
[en réponse à 884065]

Ont célébré aujourd'hui la Sainte Fête de l’Épiphanie, tandis qu'hier était le second Dimanche de Noël.
images/icones/fleche2.gif  ( 884073 )Partout ? par AVV-VVK (2020-01-06 17:05:20) 
[en réponse à 884071]

P.ex. dans ma paroisse c' était hier.
images/icones/fleche2.gif  ( 884076 )Plus avant par AVV-VVK (2020-01-06 17:15:56) 
[en réponse à 884065]

le 2 janvier: octave de Saint Etienne
le 3 janvier: octave de Saint Jean
le 4 janvier: octave des Enfants Innocents
le 5 janvier: Vigile de l' Epiphanie
images/icones/neutre.gif  ( 884069 )Imbroglio … par Minger (2020-01-06 16:32:49) 
[en réponse à 884061]


« deuxième dimanche de la Nativité » là où le 6 janvier n’est pas férié.
Et comme le dimanche avant l’épiphanie cette année , correspond au 1er dimanche entre la circoncision et l’Epiphanie , tenez-vous bien ,

la solennité de l’épiphanie a été célébrée le dimanche 5 janvier , mais j’espère pour les réformistes ont pensé à :

S’il n’y a pas de : Dimanche du 2 au 5 janvier la solennité du Saint Nom de Jésus , c’est la solennité le 2 janvier quel que soit le jour de la semaine ….Mais cette année ben c'est le 5 janvier!

Donc les réformistes ont-ils pas pensé au 2 janvier , puisque le 5 a supplanté...

Y a de quoi tourner en bourrique !
images/icones/neutre.gif  ( 884070 )Encore une précision de taille ! par Minger (2020-01-06 16:36:36) 
[en réponse à 884069]



Car S'il n'y a pas de dimanche entre la Circoncision et l'Epiphanie ..

La fête du saint Nom de Jésus est le 2 Janvier ...
images/icones/colombe2.png  ( 884082 )Consolons-nous par Montes Gelboe (2020-01-06 17:32:09) 
[en réponse à 884070]

avec Fulbert, évêque de Chartres et poète (v.960-v. 1028) qui célèbre l'Epiphanie en vers sapphiques, dans un latin à la fois rugueux et solennel :

Nuncio vobis fero de supernis :
Natus est Christus, dominator orbis,
In Bethlem Judae, sic enim proheta
Dixerat ante.

Je vous apporte un message des cieux, le Christ souverain du monde, est né à Bethleem de Judée, ainsi que le prophète l'avait annoncé.

Hunc canit laetus, chorus angelorum,
Stella declarat, veniunt Eoi
Principes digno celebrare cultu
Mystica dona.

Là chante le chœur heureux des anges, l'étoile le proclame, les princes d'Orient viennent lui rendre l'hommage qui lui est dû par des dons mystiques.

Thus Deo, myrrham troclotem humando,
Bratheas regi chryseas decenter,
Dum colunt unum, meminere trino
Tres dare terna.

Comme il convient : de l'encens à Dieu, de la myrrhe à Celui qui sera enseveli, des feuilles d'or au Roi. En adorant l'Unique, ils pensent tous trois à donner trois choses au Triple.

Gloriam trinae monadi canamus,
Cum Deo divae genitore Proli
Flamini necnon ab utroque fuso
Corde fideli.
Amen.

Chantons gloire à la triple monade, à Dieu géniteur comme à son divin Rejeton, et aussi à l'Esprit qui s'exhale de chacun d'eux d'un coeur plein de foi. Amen.


(In " Carmina sacra medii aevi saec. III.XV, collecta, translata, commentataque a Henry Spitzmuller". Desclée de Brouwer, Bruges 1971,2011 p. p. 366)

Cette hymne était inscrite pour l'Epiphanie dans la plupart des Bréviaires romano-francs antérieurs au XVIe siècle. Elle n'a pas été conservée dans les liturgies particulières ultérieures (Carmes, prêcheurs, prémontrés cisterciens)














images/icones/1i.gif  ( 884084 )troclotem ! par Yves Daoudal (2020-01-06 18:01:01) 
[en réponse à 884082]

En effet, c'est rugueux... Et inusité. J'ai fini par découvrir que c'est une forme de troglitis: τρωγλῖτις. A savoir "trogloditique", dont L'Encyclopédie disait:

MYRRHE, s. f. (Hist. nat. des drog. exot.) suc résineux, gommeux, qui découle naturellement ou par incision, d’un arbre duquel nous ne savons autre chose, sinon qu’il croît dans l’Arabie-heureuse, en Egypte, en Ethiopie, en Abyssinie, & au pays des Troglodytes, autrement dit la côte d’Abex.

(...)

Outre les myrrhes liquides, les anciens distinguoient plusieurs sortes de myrrhe solide ou en musse, entre lesquelles Galien regardoit la myrrhe troglodityque pour la meilleure, & après elle la myrrhe minnéenne, minnœa, ainsi nommée des Minnéens, peuples de l’Arabie heureuse, que Strabon, l. XVI. p. 798. met sur les côtes de la mer rouge.
images/icones/neutre.gif  ( 884089 )Troclotem... par Montes Gelboe (2020-01-06 18:51:56) 
[en réponse à 884084]

Merci de cette explication obvie de ce mot rarissime..
Ne peut-on pas aussi rapprocher "trochlotem" de "trochlea", le supplique de la roue appliqué aux condamnés à mort ? Et voir la myrrhe destinée à l'ensevelissement (humando) du Christ après le supplice ?
C'est évidemment hasardeux...et rugueux comme les écorces dans la forêt des carnutes...