Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=867272
images/icones/tele.gif  ( 867272 )Né sans bras, un homme est ordonné prêtre par Chicoutimi (2019-05-09 08:46:16) 

Un reportage de KTO:

Noé Niyigena, Dieu décide

06/05/2019

Témoignage de M. l'abbé Noé Niyigena:


''Je suis né au coeur de l'Afrique, au Rwanda. Je suis issu d'une petite famille pauvre de deux enfants. En me créant, le Seigneur a usé d'originalité : en effet, je suis né sans bras. À l'âge de trois ans et demi, j'ai été adopté par une famille belge catholique composée aujourd'hui de six enfants. Cette adoption a pu voir le jour grâce à la prière de mes parents adoptifs, à leur "oui" à la volonté de Dieu. Je me suis laissé imprégner, enseigner par leurs valeurs chrétiennes. Ainsi, très tôt, j'avais soif de faire la volonté de Dieu, soif de son amour." (Video)




images/icones/hein.gif  ( 867278 )Je vais peut-être vous choquer, mais... par Sursum corda (2019-05-09 10:06:14) 
[en réponse à 867272]

Je me pose des questions :

- cette ordination est-elle valide ? Je croyais qu'un homme ne pouvait être ordonné s'il avait ce genre de handicap ?

- si ce prêtre était resté dans son pays, aurait-il été accepté au Séminaire ?

- s'il s'était agi d'un Européen, aurait-il été accepté dans le Séminaire qui l'a accueilli (en Belgique, si j'ai bien compris, puisqu'il a été adopté par une famille belge lorsqu'il avait trois ans) ?

J'espère que quelqu'un d'entre vous pourra répondre au moins à ma première question.
Merci d'avance.

SC (très, très dubitative...)



images/icones/fleche2.gif  ( 867285 )éffectivement par Semper parati (2019-05-09 12:15:41) 
[en réponse à 867278]

je me suis posé la même question, y a un petit problème sur la matière , ...peut être !?

SP ( trés trés dubitatif!)
images/icones/1i.gif  ( 867290 )La matière par Rémi (2019-05-09 13:36:42) 
[en réponse à 867285]

de ce sacrement est l'imposition des mains si je ne m'abuse. Mais il ne s'agit pas des mains de l'ordinand !
images/icones/neutre.gif  ( 867286 )Y a pas de doute c’est tout à fait valide … par Minger (2019-05-09 12:15:50) 
[en réponse à 867278]


Non ça n’a rien à voir avec la couleur de la peau, puisqu’il est mentionné qu’un prêtre ( blanc) , dans le diocèse avait le même handicap !

Pour le reste , c’est souvent les personnes handicapés , qui sont les plus humbles et les plus purs dans ce qui leur est demandé ….
Dans l’Ancien Testament , le handicap de manière diffuse, à travers des situations d’infirmités ou de possessions. Elles sont parfois des signes de péchés dans la première Alliance.
S’en tenir aux paroles de Jésus Fils de Dieu , elles sont souvent des occasions de guérisons visibles, signes de guérisons invisibles…

Et comme disait le Frère Emmanuel Dumont, op
« Aujourd’hui le handicap est abordé en théologie selon au moins trois approches : une approche pratique, qui réfléchit aux moyens d’inclure les personnes handicapées dans l’Eglise, une approche anthropologique, qui repense la vulnérabilité de toute personne à partir de la situation particulière de la personne handicapée et une approche libérationniste, qui s’intègre dans la vision du monde que des penseurs en situation de handicap ont d’eux-mêmes. Le point commun de ces différentes approches est de penser à la fois notre corps comme donné et limité et les situations que nous vivons comme ouvertes et illimitées ».

A nous , de faire le pas dans le sens inverse , c’est ce qu’il est demandé à un chrétien , la charité doit dépasser les préjugés !
images/icones/hum2.gif  ( 867296 )Je précise ma pensée par Sursum corda (2019-05-09 14:13:06) 
[en réponse à 867286]

Merci de votre réponse !
Oui, j'avais songé à du favoritisme politiquement correct : merci de m'avoir rassurée sur ce point.

Mais pour cette sorte de handicap, voyez-vous, je pensais en particulier à la Sainte Hostie : ce jeune prêtre n'a que deux ou trois doigts au moignon d'une épaule, et rien du tout de l'autre côté... Il y a donc des gros risques d'éparpillement de particules d'Hostie avant, pendant et après la Communion, par exemple !!! C'est pour cela que je m'inquiète.

SC
images/icones/neutre.gif  ( 867303 )La réponse est simple, la dernière messe de Padre Pio … par Minger (2019-05-09 14:35:42) 
[en réponse à 867296]

Et aussi les dernières ...

Dans un grand handicap , Il était porté, mis sur une chaise et n’arrivait que très péniblement à lever l’OSTIE , sans compter tout le reste ,un mélodrame qui laisse penser que c’était comme un Calvaire …

Sans oublier Sa Sainteté Jean Paul II , qui était dans un état de grand affaiblissement, tout autant handicapé, les célébrations à la fin de son Pontificat …

N’oublions pas non plus Benoît XV qui était handicapé ….Mais Pape quand même !
images/icones/4b.gif  ( 867306 )Ah non, rien à voir : ils étaient déjà ordonnés par Sursum corda (2019-05-09 14:40:28) 
[en réponse à 867303]

avant cela !
Aucune comparaison avec quelqu'un comme ce jeune prêtre !


SC
images/icones/1b.gif  ( 867323 )Remarquez par Rémi (2019-05-09 16:14:38) 
[en réponse à 867296]

si cette ordination est invalide comme vous vous le demandez, il n'y aura que des miettes de simple vrai pain éparpillées.


En même temps vous l'appelez par deux fois "jeune prêtre" , je suppose que vous avez répondu vous-même à la question.
images/icones/1a.gif  ( 867325 )Vous avez raison ! par Sursum corda (2019-05-09 16:31:57) 
[en réponse à 867323]


si cette ordination est invalide comme vous vous le demandez, il n'y aura que des miettes de simple vrai pain éparpillées.


Je n'y avais pas pensé !!!

Quant à mon appellation de "jeune prêtre", c'est tout simplement parce qu'il est présenté comme tel dans la vidéo... Et peut-être que son ordination est valide et licite, alors...


SC
images/icones/1n.gif  ( 867297 )Le problème... par Semper parati (2019-05-09 14:14:41) 
[en réponse à 867286]

...est plus grave, il faut des mains pour être prêtres...car c'est la main qui transmet le sacerdoce et les autres sacrements....

on est dans le sentimentalisme, pas dans la raison; or NS JC, bien que passionné par nous, est raisonnable.

SP ( tré trés dubitatif)
images/icones/1n.gif  ( 867300 )On peut craindre aussi... par Sursum corda (2019-05-09 14:30:10) 
[en réponse à 867297]

Qu'être prêtre vous assure la sécurité matérielle pour l'avenir, et ça peut être extrêmement tentant pour n'importe quel handicapé, aussi adorable soit-il.

En y ajoutant, comme vous le suggérez, cher Semper parati, le sentimentalisme ambiant (sans oublier le grand n'importe quoi chez beaucoup d'hommes d'Eglise), eh bien... Cela fait un peu peur, quand même...

SC (de plus en plus dubitative...)
images/icones/4b.gif  ( 867327 ) Valide, mais... par Sacerdos simplex (2019-05-09 16:57:08) 
[en réponse à 867278]

Presque certainement valide, mais on peut vraiment se poser des questions, en ce sens :
1) qu'il lui sera rigoureusement impossible de faire certains gestes essentiels pour les divers sacrements, en particulier pour célébrer la Messe - ce qu'on appelle "la Fraction du Pain" dans le Nouveau Testament : comment va-t-il fractionner l'hostie ?... Tracer les signes de croix ?
2) selon la tradition séculaire (mise par écrit dans le Code de 1917, même si elle n'a pas été reprise par celui de 1983), un homme marqué par un défaut physique très important "ne fait pas honneur" à la dignité de prêtre (même si c'est sans aucune faute de sa part, etc.)

Souvenons-nous de ce saint prêtre, Mgr de Ségur, qui avait refusé d'être sacré évêque parce qu'il était devenu aveugle ("coecutiens" car il distinguait encore le jour et la nuit : il avait refusé ce qu'il jugeait comme tiré par les cheveux ; mais il continuait à célébrer la messe).
images/icones/iphone.jpg  ( 867329 )Si c’est pas certain par Semper parati (2019-05-09 17:06:35) 
[en réponse à 867327]

« Valide mais.... »
Là où il y a doute, on s’abstient... bon évidemment pour les manchots et autres otaries ça reste valide...
Mais ,le « valide mais » .... pas de doute quand c’est flou, y a loup ( de mer?)


SP ( plus dubitatif mais certain)
images/icones/pelerouin1.gif  ( 867330 ) Le "mais" et le doute portent non pas sur la validité... par Sacerdos simplex (2019-05-09 17:26:07) 
[en réponse à 867329]

...mais sur la licéité, la légitimité et l'opportunité.

Quand j'ai dit : Presque certainement valide,
c'est un peu une clause de style pour dire que si l'Eglise déclare dans le futur que c'était invalide, je ne sois pas en tort.

Quand vous dites : "on s’abstient...", je suppose que vous voulez parler de celui qui fait l'ordination ?


images/icones/rose.gif  ( 867332 )L'Eglise ne déclarera jamais que c'était invalide... par Sursum corda (2019-05-09 17:56:47) 
[en réponse à 867330]

Monsieur l'abbé, parce que cela entraînerait un déchaînement médiatique inimaginable.
Tout a été bien verrouillé, il suffit de regarder le temps que dure la vidéo et tout ce qui s'y dit et s'y montre, le tout bien tartiné de sentimentalisme (comme l'a suggéré Semper parati), d'émotions diverses, etc.

La gentillesse de ce garçon n'est pas en cause, bien sûr.
J'espère seulement qu'il a vraiment la vocation...

En fait, il a un minuscule bras gauche terminé par deux bouts de doigts (le tout doit mesurer une vingtaine de centimètres), et il se débrouille pas mal avec ça (à droite il n'y a rien après l'épaule).
Je l'ai vu concélébrer, mais ils ne nous ont montré que certains moments... Il n'a évidemment pas distribué la Sainte Communion, ce sont les deux concélébrants qui s'en sont chargés (je n'ai pas tout regardé, la bande sonore m'est trop difficile à supporter...)


SC
images/icones/neutre.gif  ( 867295 )Dans l'Ancien Testament il est demandé que ... par Louisneuf (2019-05-09 14:08:15) 
[en réponse à 867272]

... l'homme soit exempt de "défaut" physique, voyez le cas du sacrificateur dans le Lévitique 21:17-21

"L'Éternel parla à Moïse, et dit:
Parle à Aaron, et dis: Tout homme de ta race et parmi tes descendants, qui aura un défaut corporel, ne s'approchera point pour offrir l'aliment de son Dieu.
Tout homme qui aura un défaut corporel ne pourra s'approcher: un homme aveugle, boiteux, ayant le nez camus ou un membre allongé;
un homme ayant une fracture au pied ou à la main;
un homme bossu ou grêle, ayant une tache à l'oeil, la gale, une dartre, ou les testicules écrasés.
Tout homme de la race du sacrificateur Aaron, qui aura un défaut corporel, ne s'approchera point pour offrir à l'Éternel les sacrifices consumés par le feu; il a un défaut corporel: il ne s'approchera point pour offrir l'aliment de son Dieu."

Est-ce toujours valable pour un prêtre catholique ?

images/icones/fleche2.gif  ( 867298 )oui par Semper parati (2019-05-09 14:15:33) 
[en réponse à 867295]

toujours valable
images/icones/bible.gif  ( 867299 )Je ne vois rien de tel par XA (2019-05-09 14:25:18) 
[en réponse à 867298]

dans le Code de Droit Canon en cette section.
images/icones/fleche2.gif  ( 867301 )Voir ce que dit sinon par XA (2019-05-09 14:30:28) 
[en réponse à 867299]

le code de 1917 (non appliqué pour ce prêtre), ici.
images/icones/fleche2.gif  ( 867305 )1917 ( pour XA) par Semper parati (2019-05-09 14:40:07) 
[en réponse à 867301]

c'est que je vous dis dans l'autre post, dérive administrative contre la Tradition, même si c'est un code "tradi" il ne dit pas tout... la révélation est non écrite, le code réglemente,organise mais ne dit pas tout, il n'est pas le catéchisme.

sp
images/icones/neutre.gif  ( 867337 )Le canon 990 par Mingdi (2019-05-09 19:03:40) 
[en réponse à 867301]

est commode pour les ordinaires. Il leur permet de pratiquement tout autoriser.
images/icones/fleche2.gif  ( 867304 )cher XA par Semper parati (2019-05-09 14:35:54) 
[en réponse à 867299]

Nous sommes dans "une religion" de tradition (orale), pas de droit écrit.

Notre seigneur a soigné le paralytique, mais ne l'a pas fait évêque.
il faut avoir l'usage de ses mains pour être ordonné et oint, pour ce qui regarde le cas de ce post, je dis que je suis dubitatif car peut on considérer ce "moignon" comme main ?

j'ai, à une époque, étudié cette question, mes réponses choqueraient et le temps me manque.

sp ( trés trés trés trés dubitatif)
images/icones/ancre2.gif  ( 867352 )Autre canon : l'évêque aurait dû s'abstenir par Paterculus (2019-05-09 23:08:15) 
[en réponse à 867299]

Je mets en gras le mot important pour le sujet de ce fil :

Can. 1029 - Seront seuls promus aux ordres ceux qui, au jugement prudent de l'Évêque propre ou du Supérieur majeur compétent, tout bien pesé, ont une foi intègre, sont animés par une intention droite, possèdent la science voulue, jouissent d'une bonne réputation et sont dotés de moeurs intègres, de vertus éprouvées et des autres qualités physiques et psychiques en rapport avec l'ordre qu'ils vont recevoir.


Ce pauvre jeune homme ne pourra pas accomplir un certain nombre de gestes qu'on attend de tout prêtre, et certains de ces gestes sont nécessaires pour les sacrements. Il n'aurait donc pas dû être ordonné.
Ce qui précède vaut pour l'opportunité.
Pour la licéité, voici :

Can. 1025 - § 1. Pour que la collation des ordres du presbytérat ou du diaconat soit licite, il est requis que le candidat, après la probation exigée par le droit, possède les qualités voulues, au jugement de l'Évêque propre ou du Supérieur majeur compétent, qu'il ne soit retenu par aucune irrégularité ni aucun empêchement, et qu'il ait rempli les conditions préalables selon les ⇒ cann. 1033-1039; en outre, les documents dont il s'agit au ⇒ can. 1050 auront été réunis, et l'enquête prévue au ⇒ can. 1051 aura été faite.


Et je trouve encore ceci :

Can. 1051 - Pour l'enquête sur les qualités requises chez l'ordinand, les dispositions suivantes seront observées:
1 l'attestation du recteur du séminaire ou de la maison de formation sera obtenue au sujet des qualités requises chez le candidat pour la réception de l'ordre, à savoir: doctrine sûre, piété authentique, bonnes moeurs, aptitude à l'exercice du ministère; et de plus, après recherche soigneusement faite, état de santé physique et psychique;


Pour ce qui est de la validité, je n'ai rien trouvé d'autre que mes doutes...

Votre dévoué Paterculus
images/icones/fleur.gif  ( 867356 )Oups, Vous m'avez battu de 7 minutes !... par Sacerdos simplex (2019-05-09 23:28:24) 
[en réponse à 867352]

(Cela veut simplement dire que j'ai mis plus de 7 minutes à farfouiller dans mon Code et rédiger mon post)


Oserais-je ajouter qu'une malformation peut en cacher une autre ?


Et qu'être prêtre avec un tel handicap, ça ne sera pas franchement évident, à moins d'avoir une vocation et une sainteté absolument exceptionnelles.

Même si le fait d'être prêtre est un cadeau divin et un bonheur inestimables, un certain nombre, voire même un bon nombre, de prêtres ont des périodes de doutes, de tentations, d'épreuves.
Prendre le départ avec un tel handicap (au sens d'épreuve sportive avec handicap, comme par exemple les courses de chevaux où on donne arbitrairement un surpoids aux meilleurs pour égaliser les chances), c'est quand même audacieux !

Je sais bien que c'est la mode de traverser l'Atlantique à la nage sans bras, mais...


images/icones/fleche3.gif  ( 867371 )Il faut distinguer irrégularités, empêchements et invalidité par Chicoutimi (2019-05-10 09:35:40) 
[en réponse à 867352]

Dans le droit canonique, il y a une série d'irrégularités et d'empêchements qui font que certains individus ne peuvent recevoir légitimement les ordres.

Or, dans la législation canonique actuel (code de 1983), les irrégularités pour le sacerdoce sont au nombre de 6 (et il n'est aucunement fait mention des défauts corporels):


Can. 1041 - Sont irréguliers pour la réception des ordres:
1 celui qui est atteint d'une forme de folie ou d'autre maladie psychique en raison de laquelle, après consultation d'experts, il est jugé incapable d'accomplir correctement le ministère;
2 celui qui a commis le délit d'apostasie, d'hérésie ou de schisme;
3 celui qui a attenté un mariage, même purement civil, alors qu'il est lui-même empêché de contracter mariage à cause du lien matrimonial, ou d'un ordre sacré, ou du voeu perpétuel de chasteté, ou parce qu'il s'est marié avec une femme déjà validement mariée ou liée par ce même voeu;
4 celui qui a commis un homicide volontaire ou procuré un avortement suivi d'effet, et tous ceux qui y ont coopéré positivement;
5 celui qui, d'une manière grave et coupable, s'est mutilé ou a mutilé quelqu'un d'autre, ou celui qui a tenté de se suicider;
6 celui qui a posé un acte du sacrement de l'Ordre réservé à ceux qui sont constitués dans l'ordre de l'épiscopat ou de presbytérat, alors qu'il n'a pas cet ordre ou qu'il lui est défendu de l'exercer par une peine canonique déclarée ou infligée.



Quant aux empêchements, il sont au nombre de 3, et encore une fois il n'est aucunement question de défauts corporels:


Can. 1042 - Sont simplement empêchés de recevoir les ordres:
1 l'homme marié, à moins qu'il ne se destine légitimement au diaconat permanent;
2 celui qui occupe une fonction ou un rôle d'administration interdit aux clercs selon les cann. ⇒ 285 et ⇒ 286, et dont il doit rendre compte, jusqu'à ce que, après avoir quitté sa fonction et son administration et qu'il ait rendu ses comptes, il soit devenu libre;
3 le néophyte, à moins qu'au jugement de l'Ordinaire, il ne soit suffisamment éprouvé.



Donc, selon le code de droit canonique actuel, le prêtre sans bras n'est ni irrégulier ni empêché pour recevoir les ordres.

À une autre époque, il en serait tout autrement. Il y a toute une série de défauts, difformités, maladies et autre infirmités qui bloquaient l'accès de certains candidats au sacerdoce. Mais admettons que nous serions encore sous ce régime, le prêtre en question serait soit irrégulier soit empêché d'exercer légitimement le ministère mais il n'en serait pas moins validement ordonné.

Il serait terrible d'ailleurs qu'une irrégularité puisse être cause d'invalidité. D'autant plus qu'une dispense peut toujours être accordée pour les empêchements et irrégularités.

Bref, l'ordination d'un homme sans bras ne contrevient pas au code de droit canonique actuel et il n'y a aucune raison de douter de la validité de cette ordination.
images/icones/neutre.gif  ( 867375 )Idonéité par Meneau (2019-05-10 10:29:35) 
[en réponse à 867371]

Pour tomber sous le coup des empêchements et des irrégularités il faut déjà être sujet idoine. Donc voir les autres canons déjà cures plus haut.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 867376 )Cités par Meneau (2019-05-10 10:31:33) 
[en réponse à 867375]

.... Correcteur d'orthographe....

J'en profite pour illustrer d'un exemple : être une femme n'est ni un empêchement ni une irrégularité

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 867378 )Oui, d'accord mais l'idonéité... par Chicoutimi (2019-05-10 10:52:08) 
[en réponse à 867375]

est laissée au jugement prudentiel de l'évêque.


Can. 1029 - Seront seuls promus aux ordres ceux qui, au jugement prudent de l'Évêque propre ou du Supérieur majeur compétent, tout bien pesé…

Can. 1025 - § 1. Pour que la collation des ordres du presbytérat ou du diaconat soit licite, il est requis que le candidat, après la probation exigée par le droit, possède les qualités voulues, au jugement de l'Évêque propre ou du Supérieur majeur compétent…



Donc, si l'évêque considère idoine un homme sans bras, c'est une décision qui lui appartient. On peut réfléchir et discuter sur les inconvénients d'une telle décision mais il n'en reste pas moins que c'est l'évêque qui juge des qualités du candidat.

Des termes comme ''qualités physiques'' ou encore ''aptitude à l'exercice du ministère'' peuvent être interprétés d'une manière très strictes comme aussi d'une manière très large. Personnellement, je pense que la seule question véritable est: Y a-t-il un acte sacerdotal que le candidat ne peut effectuer? Dans le cas qui nous intéresse, on voit : 1) qu'il célèbre la messe, 2) on ne peut douter qu'il soit capable de confesser, et 3) on peut légitimement penser qu'il pourrait utiliser un instrument pour administrer le sacrement des malades (canon 1000 - § 2).

Bien sûr, je suis ouvert à un autre avis, mais je ne vois pas pour l'instant de quelle manière on peut remettre en cause l'idonéité de ce prêtre.
images/icones/ancre2.gif  ( 867409 )Acte sacerdotal par Paterculus (2019-05-10 14:15:47) 
[en réponse à 867378]

Bénir l'assemblée à la fin de la messe : n'est-ce pas un acte sacerdotal ?
Je reste dubitatif quant à la validité de cette ordination.
Le jugement de l'évêque ne peut pas être purement subjectif.
VdP
images/icones/1h.gif  ( 867414 )Je ne comprends pas votre position par Signo (2019-05-10 14:40:22) 
[en réponse à 867409]

La matière du sacrement de l'Ordre est l'imposition des mains de l'évêque sur un ordinand de sexe masculin. Si ces conditions sont remplies, il n'y a strictement AUCUNE raison de remettre en doute la validité de cette ordination. Il me semble même qu'au vu du cas qui nous occupe que cette question est totalement hors sujet.

La vraie question est de savoir si l'évêque a bien fait ou non d'accepter d'ordonner un homme atteint d'une telle infirmité, en raison de l'impossibilité d'accomplir des gestes essentiels au ministère sacerdotal. Ce n'est pas l'effectivité de sa configuration intime au Christ-Prêtre qui est en cause, mais sa capacité ultérieure à accomplir pleinement tous les actes liés à ce ministère.
images/icones/neutre.gif  ( 867416 )Assez d'accord par Meneau (2019-05-10 14:53:25) 
[en réponse à 867414]

Il y a peut-être d'autres éléments qui sont entrés dans les critères de jugement de l'Evêque : grande Foi, grand zèle pour le salut des âmes, et en tout cas conviction que ce handicap ne serait pas un obstacle à son ministère. Quoiqu'il en soit, je préfère la démarche de Mgr Rouet en la matière, qui cherche d'autres voies de ministère pour les handicapés... qui finalement lui en sont reconnaissants, et s'épanouissent dans leur nouvelle vocation.

Mais si nos Evêques étaient tous des modèles de prudence, cela se saurait...

Et au-delà de la question de savoir ici l'Evêque a bien fait ou pas, on est fondé à se demander quelle sera la prochaine étape, comme le faisait remarquer Sursum Corda. Quel handicap, physique ou psychique, va-t-on demain, "au jugement de l'Evêque", accepter à la prêtrise ?

Cordialement
Meneau
images/icones/ancre2.gif  ( 867417 )Vous la comprenez fort bien ! par Paterculus (2019-05-10 14:54:58) 
[en réponse à 867414]

Un - l'évêque aurait dû s'abstenir.
Deux - les défauts physiques lourds de ce jeune homme me font me demander s'il est apte à recevoir l'ordination. Par exemple, comme on l'a fait remarquer dans ce fil, une femme n'est pas apte à recevoir l'ordination. Donc je demande si un homme qui ne peut pas accomplir certains actes sacerdotaux est apte à être ordonné.
VdP
images/icones/hum2.gif  ( 867420 )Oui mais... par Signo (2019-05-10 15:28:40) 
[en réponse à 867417]

... le fait que cet homme soit apte ou pas à être ordonné ne fait pas débat ici me semble-t-il: tout le monde reconnaît que normalement, en théorie, il n'aurait pas dû être ordonné car il ne possède pas les aptitudes physiques, c'est évident.

Maintenant, dans ce cas très particulier, l'évêque, après avoir rencontré le jeune homme et appris à bien le connaître, peut faire une exception et accorder une dispense, en estimant par exemple que l'exemple de cet infirme configuré au Christ-Prêtre peut être d'un profit spirituel pour les fidèles, profit supérieur au désagrément occasionné par son infirmité.

Normalement, en théorie, Mgr Simon n'aurait jamais dû ordonner prêtre saint Jean Marie Vianney car celui-ci avait un niveau intellectuel très insuffisant pour le sacerdoce. Et pourtant, l'évêque a finit tout de même par lui conférer l'ordination. On ne peut pas dire que les fidèles et l'Eglise aient eu à s'en plaindre...
Certes, la comparaison est limitée car le saint Curé ne souffrait pas d'une infirmité comparable à celle de ce prêtre africain. Mais enfin vous voyez ce que je veux dire... il y a la règle, qui s'applique, et puis il y a des exceptions que prévoit l'Eglise pour ne pas faire obstacle à la volonté de Dieu dans certains cas. Bien évidemment, il est beaucoup trop tôt pour savoir si ce prêtre donnera du fruit ou pas, ou si Dieu voulait effectivement qu'il devienne prêtre. C'est un mystère.

Ceci dit vous marquez un point car je n'avait pas pensé aux rites de consécration des mains lors de la cérémonie d'ordination, qui donc n'ont pas pu être réalisés (ou alors seulement sur le seul doigt qu'il a?). Mais encore une fois, cela ne remet pas en cause la validité de l'ordination.
images/icones/ancre2.gif  ( 867421 )Inaptitude par Paterculus (2019-05-10 15:53:49) 
[en réponse à 867420]

L'inaptitude d'une femme à être ordonnée rend invalide toute tentative de l'ordonner.
La question est donc : l'inaptitude physique de ce jeune homme à être ordonné ne rend-elle pas invalide son "ordination" ?
Personnellement, je ne tranche pas. Mais je penche pour l'invalidité, je veux dire qu'à mes yeux il est probable que la position de l'Eglise aille dans ce sens.
J'aimerais que quelqu'un de compétent nous indique la position de l'Eglise, si elle s'est exprimée sur le sujet. Je n'ai rien trouvé dans le commentaire du code publié par l'Opus Dei, mais peut-être ai-je mal cherché ?
On peut décaler la question : le fait de ne pas pouvoir recevoir le saint-chrême sur les mains, de ne pas pouvoir bénir les fidèles, etc. constitue-t-il une inaptitude comparable à celle d'être une femme ?
Je ne vois pas ce qui devrait interdire de poser ces questions, comme vous semblez me le reprocher.
VdP
images/icones/1q.gif  ( 867423 )Sauf que ce jeune homme... par Signo (2019-05-10 16:06:09) 
[en réponse à 867421]

... souffre d'une inaptitude à effectuer certains gestes liés au ministère sacerdotal, il n'a pas d'inaptitude intrinsèque à être configuré au Christ-Prêtre par la grâce de l'ordination, comme c'est le cas d'une femme. Ce sont deux choses bien différentes.

Je suis très loin d'être un spécialiste de la question mais il me semble que vous inventez un nouveau critère de validité de l'ordination sacerdotale qui est pourtant totalement introuvable dans la Tradition et dans le droit canon.

A aucun moment il est dit que l'absence de bras ou de mains remet en cause la validité de l'ordination, ni même la validité de la Messe célébrée par un prêtre souffrant de ce type d'infirmité. Les conditions minimales de validité des sacrements sont parfaitement claires et il me semble qu'il n'y a rien à y ajouter.
images/icones/1n.gif  ( 867424 )Un tel cas ne s'est jamais présenté par Sursum corda (2019-05-10 16:18:49) 
[en réponse à 867423]

Et jusqu'ici, il n'est jamais venu à l'idée de personne qu'il pouvait se présenter un jour !
C'est pourquoi :


A aucun moment il est dit que l'absence de bras ou de mains remet en cause la validité de l'ordination, ni même la validité de la Messe célébrée par un prêtre souffrant de ce type d'infirmité.



Enfin, c'est du moins ce que j'en déduis...

SC
images/icones/fleche2.gif  ( 867425 )Il y a eu des cas bien pires... par Chicoutimi (2019-05-10 16:22:49) 
[en réponse à 867421]

comme ce séminariste américain ordonné prêtre sur son lit de mort (Voir).

On peut encore une fois discuter de l'opportunité de procéder à l'ordination de ces candidats, chacun aura ses arguments.

Mais concernant la validité de l'ordination, je n'ai jamais entendu dire que le fait de ne pas avoir de bras pouvait constituer un défaut de matière. Là je ne comprends pas que l'on puisse en arriver à cette conclusion.

images/icones/neutre.gif  ( 867433 )C'est différent par Paterculus (2019-05-10 17:48:46) 
[en réponse à 867425]

Le séminariste dont vous parlez, tout comme celui qui a été ordonné à la veille de sa mort dans un camp de concentration en Allemagne, n'avait pas de défaut physique l'empêchant d'accomplir les actes du sacerdoce.

Vous parlez de "conclusion" : qui en est arrivé à cette conclusion, selon vous ?

VdP
images/icones/fleche2.gif  ( 867487 )L'abbé Dominique Crevecoeur alors... par Chicoutimi (2019-05-11 07:59:14) 
[en réponse à 867433]

est un cas similaire qui avait ouvert la voie au début des années 90' (comme le mentionne la Video à partir de 6'30'').

Pour ce qui est des ''conclusions'', j'ai employé ce terme pour signifier qu'il m'est difficile de voir la solidité des arguments de ceux qui en arrivent à douter de la validité de son ordination. Je ne sais pas si vous en êtes arrivé à cette conclusion, mais vous avez vous-même laissé entendre que vous aviez des doutes.

D'un point de vue strictement canonique, on peut affirmer qu'aujourd'hui, en 2019, cette ordination est à la fois valide et licite. Si nous étions à une époque antérieure au code de 1983, nous serions face à une ordination valide mais illicite (cette conclusion est basée sur ce que j'ai posté ICI.) Je crois qu'il est temps de constater que ce n'est pas en retournant les pages du code de 1983 que l'on en arrivera à démontrer que cette ordination était illicite ou, pire encore, invalide.

Sur une note plus personnelle, je recommande grandement le visionnement de cette video. C'est une véritable source de motivation que de voir ce prêtre heureux, profond, marial et dont l'histoire personnelle est toute imprégnée de la Parole de Dieu.
images/icones/4b.gif  ( 867822 )Du pinaillage ! par Rothomagus (2019-05-14 21:14:54) 
[en réponse à 867487]

Merci Chicoutimi pour votre prudence que d'autres n'ont pas.
Je ne sais quelle lecture les gens font des articles 1025 et 1029 du code de droit canonique, mais les critères mentionnés sont clairs, et leur application est laissé "au jugement de l'évêque propre", ce qui est limpide.
Il a été ordonné, donc l'évêque a dit OK, donc son jugement est OK, donc ce prêtre est dans les clous du droit canonique.
Il n'y a donc rien d'irrégulier ni d'illicite.

J'ajoute que si la question mérite d'être posée "en théorie", il est vraiment très dommage que cela se soit fait sur un cas particulier, avec ce prêtre ayant été cité. Des commentaires de coeurs de glace, d'une froideur inouïe, c'est assez dommage de lire ça. J'espère seulement que ce prêtre n'aura jamais l'occasion, avec un bon moteur de recherche, en se renseigner sur la matière qui concerne son cas, de tomber sur cette discussion.
images/icones/livre.gif  ( 867354 )Ben oui, c'est dans une autre section... Canon 1029 par Sacerdos simplex (2019-05-09 23:15:16) 
[en réponse à 867299]

Can. 1029 - Seront seuls promus aux ordres ceux qui, au jugement prudent de l'Évêque propre ou du Supérieur majeur compétent, tout bien pesé, ont une foi intègre, sont animés par une intention droite, possèdent la science voulue, jouissent d'une bonne réputation et sont dotés de moeurs intègres, de vertus éprouvées et des autres qualités physiques et psychiques en rapport avec l'ordre qu'ils vont recevoir.

Voilà, il faut donc avoir certaines qualités physiques en rapport avec l'ordre qu'on se propose de recevoir.
Mais même à supposer que mon estimable confrère ait une ouïe remarquable, une vue perçante et puisse courir un cent mètres en moins de 40 secondes, je ne suis pas sûr que cela suffise pour dire qu'il ait les qualités physiques ad hoc.


Bien entendu, ceci n'est en rien du légalisme, c'est purement et simplement du droit.



images/icones/tele.gif  ( 867302 )La video de l’émission par XA (2019-05-09 14:34:44) 
[en réponse à 867272]

images/icones/1e.gif  ( 867307 )Déjà postée en tête du fil par Chicoutimi ! par Sursum corda (2019-05-09 14:43:15) 
[en réponse à 867302]

Tout est dans le titre !


SC
images/icones/fleche2.gif  ( 867309 )Certes mais par XA (2019-05-09 14:45:32) 
[en réponse à 867307]

cette fois la video est intégrée au message et avec un lien youtube, souvent plus viable que la page d’un site qui est régulièrement retirée avec le temps ou archivée à une autre adresse.

XA
images/icones/neutre.gif  ( 867308 )L'imposition dans la liturgie catholique ... par Louisneuf (2019-05-09 14:44:48) 
[en réponse à 867272]


ICI

ou l'importance des mains pour un prêtre...
images/icones/neutre.gif  ( 867339 )pharisaïsme et mesquinerie par Hildebrand (2019-05-09 19:49:18) 
[en réponse à 867272]

On ne peut être qu'ulcéré à la lecture de commentaires légalistes d'intervenants bornés qui cherchent à dénier à ce prêtre validement ordonné le droit d'exercer le sacerdoce. Il est un certain nombre de gens à la place desquels on n'aimerait pas avoir à se présenter devant le souverain Juge au terme de notre existence terrestre. Comme si de pauvres handicaps physiques devaient empêcher un homme de se retrouver prêtre in "persona Christi", de Celui qui S'est fait le dernier des derniers et dont la chair fut suppliciée sur le bois de la Croix. Il est des moments où, sous couvert de vouloir défendre la Tradition, on finit par atteindre des sommets dans l'abjection.
images/icones/1g.gif  ( 867341 )Chat échaudé craint l'eau froide ! par Sursum corda (2019-05-09 21:14:31) 
[en réponse à 867339]

C'est toujours la même technique qui est utilisée :
- on prend un cas très "limite"
- on le médiatise à fond
- on fait vibrer la corde sensible, on fait pleurer dans les chaumières, on fait déborder la compassion, l'émotion, tous les sentiments sont sollicités
- et... Paf ! On fait accepter l'inacceptable ou la transgression.

C'est ainsi que l'avortement a été inscrit dans nos lois, au nom du droit de la femme à disposer de son corps, sans que personne ou presque n'ose s'élever là contre de peur de passer pour un sans cœur.

Ici, c'est un peu la même chose : un garçon sans bras et sans mains qui reçoit l'ordination sacerdotale... On peut parfaitement se demander pourquoi on en fait tout un plat médiatique : pourquoi une telle publicité ?
De là à se demander s'il n'a pas été poussé plus loin qu'il ne lui était demandé... Il aurait pu être un parfait disciple de saint François d'Assise, Frère et non prêtre (il dit d'ailleurs avoir eu des périodes de doute sur sa vocation durant son séminaire : qui l'a guidé, et comment ?), par exemple.
Ce serait terrible pour lui s'il s'apercevait un jour qu'il n'avait pas cette vocation là.

Bref.

On en arrive à se méfier de tous les grands "enthousiasmes" médiatiques, parce qu'on se demande ce qu'ils cachent.

Si vous ne comprenez pas cela, tant pis.


SC
images/icones/tao.gif  ( 867348 )Si je puis me permettre par XA (2019-05-09 21:58:56) 
[en réponse à 867341]

On est loin, très loin du concert médiatique, en l’espèce...

J’observe que pour l’heure, on nous a servi des arguments purement pratico-pratiques, mais peu de canon(s). (Double allusion à ce cher Semper qui appréciera.) On reste dans la caricature du manchot qui ne saurait être chauffeur de bus ou de taxi. Mais est-on chauffeur par vocation ? Vaste question. Bon, d’accord, cela vaut aussi pour les chirurgiens... Alors, quoi ?, il ne faut pas en faire un drame ? Le refus d’accès au sacerdoce n’est pas pire que le refus d’accès à telle ou telle profession ? Disons-le clairement. Dans ce cas, sur quels critères cette vocation a-t-elle débouché sur une ordination ? C’est là le mystère à creuser et à comprendre.

Je vous laisse. Me voilà glyceresque ce soir...

XA
images/icones/1n.gif  ( 867346 )Soyez ulceré(e) par Semper parati (2019-05-09 21:35:47) 
[en réponse à 867339]

le pathos n'a que les limites de sa propre petite personne , la raison et la foi sont éternelles.

SP ( convaincu)
images/icones/nul.gif  ( 867347 )Procès d'intention insupportable par Peregrinus (2019-05-09 21:40:47) 
[en réponse à 867339]

Le procès d'intention que vous faites à tous les liseurs légitimement perplexes est proprement insupportable.

Il ne s'agit pas de légalisme, à moins qu'il ne faille blâmer l'Eglise elle-même qui pendant très longtemps a purement et simplement écarté des saints ordres de jeunes hommes dont le handicap était autrement moins important.

Le sacerdoce n'est pas un droit, c'est un ministère. Et ce ministère exige du prêtre l'usage de ses mains. Un prêtre qui dès l'époque de son ordination ne peut pas accomplir les rites prescrits pour l'administration des sacrements, cela n'a objectivement aucun sens.

Peregrinus
images/icones/interdit.gif  ( 867363 )Rien à voir avec du légalisme par Luc de Montalte (2019-05-10 02:44:22) 
[en réponse à 867339]

Du simple bon sens.

Accepte-t-on des myopes pour conduire des avions de chasse ? Non.

Il faut éviter de raisonner… sans sa raison.
images/icones/1n.gif  ( 867411 )Il faut faire la part des choses par Signo (2019-05-10 14:24:42) 
[en réponse à 867339]

D'abord, quand je vois cet homme prier, il me vient à la mémoire cette parole de l'Ecriture: «Heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu» (Math, 5, 8).

Il me vient également à l'esprit cette parole de l'Apôtre: «[le Seigneur] m’a déclaré : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi.» (Cor. 12, 9).

Maintenant, il est certain que normalement, cet homme n'aurait pas dû être admis aux ordres sacrés.

Comme le dit très bien Peregrinus, il n'y a pas de "droit au sacerdoce", car le sacerdoce ministériel est un service, et qu'à ce titre celui qui le reçoit doit être "apte au service", pour pouvoir remplir sa mission au service des fidèles dans de bonnes conditions. Sinon effectivement on tombe dans le sentimentalisme et le "tout le monde peut être prêtre", cette mentalité qui conduit par exemple à réclamer le sacerdoce ministériel pour les femmes. La question des aptitudes au sacerdoce (aptitude spirituelle, morale, psychique... et physique) ne doit pas être mise au placard; on voit bien avec les scandales actuels ce qui arrive lorsque c'est le cas.

Cet homme n'aurait pas eu besoin de recevoir les ordres sacrés pour se sanctifier, puisqu'il était déjà, en tant que simple fidèle, prêtre en vertu du sacerdoce baptismal, et donc si son évêque avait refusé de lui conférer l'ordination, il n'aurait strictement commis aucune injustice. Cependant, si le Seigneur, qui appelle qui il veut à Son service, a permis cela, c'est sans doute parce qu'il y aura un énorme profit spirituel pour les fidèles (je pars bien sûr du principe que ce jeune prêtre restera fidèle à son Sacerdoce jusqu'au bout). S'il reste fidèle, ce sera d'ailleurs une belle leçon d'humilité pour tous ces prélats qui ont TOUT reçu (science de Dieu par les études ecclésiastiques, vie spirituelle plénière avec les sacrements, grâces du sacerdoce et de l'épiscopat... et l'intégrité physique) et qui pourtant se comportent comme des débauchés et des dépravés, comme des ennemis de Dieu, traîtres à leur vocation.

En définitive, Dieu seul jugera.

images/icones/fleur.gif  ( 867473 )Par contre, seraient requis... par BK (2019-05-11 00:15:47) 
[en réponse à 867411]

la Foi, la prudence, et le bon sens.

Pas besoin de bras pour ça...
images/icones/neutre.gif  ( 867351 )Et dans l'Ancien Testament, Dieu demandait ... par Louisneuf (2019-05-09 22:49:21) 
[en réponse à 867272]

... que les animaux sacrifiés soit sans défaut. Comme le sacrificateur devait être sans défaut de corps et pur afin que le rite sacrificiel soit sans défaut.

Or le Saint Sacrifice de la messe est infiniment plus grand que le sacrifice d'animaux de l'AT. De même que la Victime, Notre Seigneur Jésus Christ est sans défaut, de même devrait l'être le prêtre à l'autel.



images/icones/1y.gif  ( 867367 )Parfaitement valide de corps et d'esprit mais interdit de sacerdoce par Ewondo (2019-05-10 08:26:41) 
[en réponse à 867272]

Ce fut mon cas. J'ai eu du mal à l'encaisser mais ensuite je m'en suis félicité quand j'ai vu la tourmente où s'était plongée l'Église ...

Pierre.
images/icones/neutre.gif  ( 867410 )Merci ! par Hildebrand (2019-05-10 14:17:54) 
[en réponse à 867272]

Je tiens vraiment à remercier les intervenants de cette discussion car, grâce à eux, j'ai découvert la ligne de partage entre ce qui relève d'un rigorisme sans coeur et ce qui procède d'un véritable attachement à l'Evangile et à l'amour des petits que Dieu aime. Etant moi-même responsable d'un blog (belgicatho), je sais ce qu'il me reste à faire pour approfondir le discernement entre les deux, en rejetant résolument des positions idéologiques qui se réclament du catholicisme mais qui débouchent en réalité sur des postures d'exclusion, de rejet, d'intolérance et de non-amour.
images/icones/neutre.gif  ( 867415 )Et merci à vous... par Meneau (2019-05-10 14:44:27) 
[en réponse à 867410]

... d'avoir enfin daigné vous présenter un minimum. Vous êtes donc responsable du blog belgicatho. J'espère que vous n'aurez jamais à traiter sur votre blog de l'admission des aveugles paraplégiques au poste de pilote de ligne.

Insulter les liseurs à mots couverts, c'est facile. Répondre à leurs arguments, c'est apparemment plus difficile.

Dans la mesure où l'Eglise a longtemps écarté de la prêtrise les difformités, c'est donc que l'Eglise était rigoriste sans coeur, pas vraiment attachée à l'Evangile et à l'amour des petits, et soutenait des "positions idéologiques qui se réclament du catholicisme mais qui débouchent en réalité sur des postures d'exclusion, de rejet, d'intolérance et de non-amour". Bizarre, je n'avais pas pris conscience de cette ligne éditoriale lorsque j'allais voir votre blog. Mais encore une fois merci à vous : maintenant je sais à quoi m'en tenir.

Cordialement
Meneau
images/icones/ancre2.gif  ( 867434 )Nous n'avons rien compris ! par Paterculus (2019-05-10 17:55:06) 
[en réponse à 867415]

Mon pauvre Meneau, vous et moi sommes de la pire espèce, de ceux qui n'ont pas compris que l'ordination sacerdotale étant indispensable au salut, on ne saurait en exclure quiconque...

Et vous avez bien raison, on nous insulte à mots voilés parce que nous n'entrons pas dans le sentimentalisme.

VdP
images/icones/1b.gif  ( 867436 )votre problème, Paterculus par Regnum Galliae (2019-05-10 17:58:39) 
[en réponse à 867434]

c'est que vous n'êtes pas assez inclusif !

Je constate d'ailleurs que l'homosexualité n'est pas une cause d'empêchement. A moins que ce ne soit le sens de "l'infamie légale" mentionnée dans le code de 1917 ?
images/icones/1b.gif  ( 867437 )Et en plus... par Paterculus (2019-05-10 18:11:39) 
[en réponse à 867436]

... je le revendique !!!

Bon, sur la question de l'homosexualité, on voit ici que l'Eglise ne considère pas les homosexuels comme idoines à l'ordination ; mais, en rapport avec notre sujet, elle ne considérerait pas leur ordination comme invalide.

VdP
images/icones/1n.gif  ( 867419 )Ce que vous devez comprendre par Signo (2019-05-10 15:01:23) 
[en réponse à 867410]

...c'est qu'il ne faut pas opposer d'un côté la nécessité de la rigueur dans l'application stricte des règles, et de l'autre cette «intelligence du cœur» qui permet de dépasser nos schémas humains pour entrer dans le cœur de Dieu, l'intelligence de Dieu, que seul le cœur peut comprendre.

C'est justement parce qu'en tant normal les règles s'appliquent dans toute leur rigueur que, pour des cas très particuliers et qui doivent rester exceptionnels, les exceptions que l'on admet ont d'autant plus de valeur. Elles ont de la valeur parce qu'elles sont faites au nom d'un intérêt plus grand, qui est le salut des âmes. Ce serait donc une énorme erreur de cesser d'appliquer ces règles en dehors des exceptions que seul le cœur (qui n'est pas le lieu du sentimentalisme mais celui de la foi) peut comprendre. C'est pour cela que l'Eglise pour chaque règle -qu'elle applique ordinairement strictement- a prévu des dispenses pour certains cas particuliers. L'histoire des saints de tous les temps regorgent de ses situations dans laquelle un saint doit demander une dispense à Rome (soit pour recevoir les ordres sacrés malgré quelque infirmité ou insuffisance, soit par exemple pour entrer avant l'âge réglementaire dans la vie religieuse, etc).

Il ne faut pas oublier que dans le cas qui nous occupe l'Autorité pourrait considérer qu'ordonner cet homme se ferait au détriment des fidèles (car n'oublions pas que le sacerdoce ministériel est au service du sacerdoce baptismal), puisque certains gestes essentiels à certains sacrements ne peuvent pas avec cette infirmité être réalisés (par exemple, quid des différents gestes du sacrement des malades?).
Si l'Ordinaire a finalement accepté et accordé la dispense, c'est au nom d'un bien plus grand pour les fidèles, qui n'apparaît peut-être pas de manière évidente immédiatement mais qui apparaîtra sans doute plus tard.
images/icones/fleche2.gif  ( 867439 )Fidèles par Rémi (2019-05-10 18:16:08) 
[en réponse à 867419]

Nommé vicaire, son curé et lui, et peut-être d'autres vicaires mais ne rêvons pas, pourront se répartir intelligemment les fonctions de sanctification.


(Par ailleurs plus je vous lis plus j'apprécie de le faire, cher Signo, ici tout particulièrement)
images/icones/neutre.gif  ( 867538 )Dites-donc, Hildebrand par Mingdi (2019-05-11 15:06:57) 
[en réponse à 867410]

Vous vous prenez pour qui exactement. C'est vous qui décidez du vrai, du beau et du bien? Plus fort que le pape François qui lui a l'honnêteté de ne décider de rien. Vos sentences ont une saveur de jugement dernier : à ma droite ceux dont le petit coeur fait poum-poum, à ma gauche les pélagiens rigoristes qui font fi de toute forme de miséricorde. Cela dit ce prêtre belge sans bras est fort sympathique. Il a failli perdre la foi au séminaire, mais son ordinaire, qui en est la cause, ne lui en tient pas rigueur. Mon Dieu donnez-nous des prêtres, de saints prêtres, beaucoup de saints prêtres.
images/icones/photo.gif  ( 867427 )Voir le site du diocèse de Namur par XA (2019-05-10 16:47:20) 
[en réponse à 867272]

qui évoque le jour de l’ordination de ce prêtre sur cette page.

Dans le diaporama, on trouve cette illustration.



Les abbés Baijot et Vermeer, les ''nouveaux'' prêtres du diocèse
Mgr Rémy Vancottem l'a dit et redit, pouvoir compter, dans un diocèse, sur deux nouveaux prêtres, est un véritable cadeau. Il remerciera le Seigneur d'avoir aidé Nicolas Baijot, 30 ans et Noé Vermeer, 29 ans à grandir dans cette voie. Dimanche, ils ont été ordonnés à la cathédrale Saint-Aubain. L'abbé Vermeer va entrer directement dans son ministère, il a été nommé vicaire à Ciney. L'abbé Baijot devra lui patienter encore un peu. Il n'en a pas terminé avec les syllabus et le stress des examens! Il est envoyé à Rome pour y faire une licence en patrologie. Tous deux ont été chaleureusement applaudis à l'issue de leur ordination de quoi rendre leur sourire encore plus rayonnant.

Les familles et les amis ont pris place aux premiers rangs d'une cathédrale Saint-Aubain comble. Les ordinations presbytérales constituent un moment majeur dans la vie de l'Eglise diocésaine. Cette année, sept nouveaux prêtres seront ordonnés pour la partie francophone du pays. Trois seront ordonnés à Tournai tandis que l'archidiocèse de Malines-Bruxelles comme le diocèse de Liège se préparent à accueillir, chacun, un nouveau prêtre. Si les candidats à la prêtrise sont formés en un seul et même lieu, le séminaire Notre-Dame de Namur, les ordinations ont lieu dans le diocèse de chacun des ordinands. Des ordinations échelonnées dans le temps pour permettre aux séminaristes mais aussi aux professeurs d'être présents: un soutien qui fait chaud au cœur comme Nicolas et Noé ont pu le vérifier.

''Me voici''
A 15h, ils ont fait leur entrée dans la cathédrale. Quelques minutes plus tard, d'une voix forte, posée, ils répondront '' me voici'' suite à l'appel du chanoine Rochette, recteur du séminaire. Celui-ci dressera un bref portrait de chacun y ajoutant parfois un trait d'humour. Noé Vermeer a l'habitude de dire que Dieu l'a créé d'une manière originale. Noé est né sans bras. Voilà qui ne l'a pas empêché d'étudier, de faire de la musique et du sport. ''Noé, dira le chanoine Rochette, pourrait se lancer dans la conduite d'une F1 le jour où sa Polo ne lui suffira plus.'' Le chanoine soulignera le grand intérêt que Nicolas Baijot porte aux jeunes d'une manière générale et aux mouvements de jeunesse tout particulièrement. Le recteur dévoilera ainsi à l'assemblée, le totem de ce féru de scoutisme, ''sanglier''.
La famille a été étroitement associée à cette célébration. Ainsi c'est Emilie, une des trois sœurs de Nicolas Baijot qui a fait une lecture. Puis ce sera au tour de la maman de Noé. L'Evangile est lui proclamé par un diacre. Dimanche, le cœur d'Eric Vermeer devait battre un peu plus vite que de coutume.... lors de cette lecture. C'est Noé, son fils adoptif, qui était ordonné.

Fraternité, communion...
La liturgie d'ordination débute par le Veni Creator, un chant à l'Esprit Saint. Après son engagement, chaque ordinand se couche devant l'autel. La prostration est le signe de sa totale disponibilité à Dieu. Et pendant ce temps, la litanie des saints a fait vibrer la cathédrale et ceux qui y avaient pris place.
Après l'imposition des mains par l'évêque, les prêtres présents en feront de même. Un signe de fraternité, de communion avec leur évêque.
Il est aussi de tradition que le prêtre reçoive son étole et son aube d'un prêtre dont il est proche. L'abbé Baijot qui fait partie de la Fraternité Saint Léopold Mandic a choisi le responsable, l'abbé Stéphane Decisier. L'abbé Vermeer a lui porté son choix sur l'abbé Bastin, recteur du sanctuaire de Beauraing. L'évêque avant de leur remettre le pain et le vin, signe de l'eucharistie qu'ils seront amenés à célébrer leur a oint les mains avec le saint chrême consacré à la messe chrismale. Un rite d'ordination qui se terminera par le baiser fraternel.

Secret bien gardé
Dans son homélie, Mgr Vancottem a rendu Grâce au Seigneur d'avoir donné au diocèse deux nouveaux prêtres. Il rappellera que tout chrétien reçoit ''le souffle venu du Père pour investir sa vie en compagnonnage avec Jésus.'' Il rappellera encore une lettre de saint Paul dans laquelle il écrit qu'il n'y a pas d'envoi en mission sans souffrances apostoliques. ''Mais la souffrance ne doit pas avoir le dernier mot'' ajoutera l'évêque. ''Le Seigneur fait le don de sa présence à celui qui supporte les épreuves propres à la mission. Que la bénédiction du Seigneur vous accompagne tout au long de votre vie. Que Marie vous protège de sa maternelle protection.''
Le secret avait été très bien gardé. Si Mgr Vancottem avait reçu les ordinands pour les informer des projets qu'il avait pour eux, personne n'en avait rien su. Même les familles n'étaient pas dans la confidence. L'abbé Noé Vermeer a été nommé vicaire à Ciney. Une paroisse qu'il connaît bien pour y avoir été en insertion pastorale. Les Cinaciens nombreux, dimanche, à la cathédrale n'ont pas ménagé leurs applaudissements. L'abbé Vermeer était tout sourire. Très heureux également, l'abbé Baijot qui profitera des prochaines semaines pour parfaire son italien. Il part à Rome pour faire une licence en patrologie. Il étudiera les Pères de l'Eglise.
Pour l'un comme pour l'autre, les prochains jours seront bien remplis. Ils ont quelques heures pour se remettre de leurs émotions et puis célébrer les premières messes.
C.B.
images/icones/bulle.gif  ( 867456 )Réflexions intéressantes par Paterculus (2019-05-10 21:21:30) 
[en réponse à 867272]

Un ami m'écrit ce qui suit.


Monsieur l'Abbé,

si vous me permettez de vous dire deux ou trois éléments relatifs à ce jeune homme sans bras qui a été "ordonné prêtre" ( confer la discussion sur le FC).

Prenons un cas très tranché : le cas d'un candidat muet, absolument incapable de parler : il est donc incapable de célébrer la messe et d'absoudre. Il est donc à ce point non idoine à l'ordination, que toute tentative serait vaine : son ordination serait invalide, d'une invalidité absolue.

Dans le cas d'un homme absolument sans bras, la question à poser est : l'exercice du sacerdoce requiert-il absolument l'usage des bras ? Il me semble que oui (mais il faut vérifier) car pour absoudre il faut les paroles et le geste (signe de croix). Dans ce cas, on en revient au candidat muet : ordination invalide.

Maintenant, dans le cas concret de ce jeune homme : il a un "bout" de bras ... Mais plus que le bras stricto sensu, c'est la main qui absout. Donc, on en revient au cas d'un homme sans aucun bout de bras.

Je penche donc pour l'invalidité absolue.

Or, je n'ai rien trouvé, dans la jurisprudence canonique ancienne ou médiévale, sur ce sujet. C'est donc que le cas n'est jamais passé par l'esprit, pourtant fécond, des canonistes ! Et donc, cela penche dans le sens de l'évidence même de l'invalidité absolue.

Enfin, pour comparer les sacrements, il faut voir que, dans le cadre du mariage, celui-ci est nul si le mari (ou la femme) est sujet à une impuissance complète,antécédente et perpétuelle. Là, nous sommes dans un cas analogique : ce jeune homme est impuissant à exercer le sacerdoce (dans sa dimension "manuelle"), d'une impuissance complète, antécédente et perpétuelle. Donc.

Le parallélisme avec le mariage est instructif : car il invalide le "raisonnement romantique" du genre "le Christ peut faire de tel homme son prêtre, même sans bras, car Il l'aime". En effet, dans le mariage, l'amour, la volonté, la sincérité, voire l'acceptation de la situation par le conjoint, tout ceci ne peut rendre valide un mariage invalide par le seul fait de l'impuissance à accomplir l'acte propre du mariage. Il y a un réalisme du sacrement. Qui ne peut coïter ne peut se marier. Qui ne peut absoudre par mutisme ou privation de bras, ne peut être prêtre.

Voilà !

Que Dieu vous garde.



VdP
images/icones/1n.gif  ( 867463 )La main n'absout rien du tout. par Rémi (2019-05-10 23:06:05) 
[en réponse à 867456]


Quelle est la forme du sacrement de Pénitence ?

La forme du sacrement de Pénitence est celle-ci : " Je t’absous de tes péchés ".




Catéchisme (mal) connu.
images/icones/fleche2.gif  ( 867465 )Au reste par Rémi (2019-05-10 23:12:20) 
[en réponse à 867463]

tous les prêtres ne sont pas ministres de ce sacrement (quand bien même ils devraient tous l'être en puissance, certes) "parce que, pour administrer validement ce sacrement, il ne suffit pas d’avoir le pouvoir d’ordre, mais il est nécessaire d’avoir aussi le pouvoir de juridiction, c’est-à-dire la puissance de juger, qui doit être donnée par l’Evêque. " , même source.
images/icones/1n.gif  ( 867466 )Mais qui donc vous a dit... par Paterculus (2019-05-10 23:30:22) 
[en réponse à 867463]

... que la main absolvait ?

Relisez ceci, que Louisneuf nous a indiqué.

Maintenant voyez cela, où l'Eglise dit que l'imposition des mains fait partie de l'essentiel du rite de l'ordination.

Mon correspondant n'est-il pas fondé à penser que l'imposition de la main, prévue dans le rituel, fait partie de l'essentiel du rite de la réconciliation ?

Il est en tout cas patent que ce jeune homme est dans l'incapacité absolue de faire un certain nombre d'acte propres au sacerdoce.

VdP
images/icones/1d.gif  ( 867469 )Qui donc ? par Rémi (2019-05-10 23:42:25) 
[en réponse à 867466]

Votre correspondant. L'avez-vous vraiment lu ?


Mais plus que le bras stricto sensu, c'est la main qui absout.





images/icones/5a.gif  ( 867476 )En effet ! par Paterculus (2019-05-11 01:50:19) 
[en réponse à 867469]

Sur ce point vous avez parfaitement raison.

Mais on ne répond pas à la question : peut-on validement ordonner un homme qui est incapable de faire un certain nombre de gestes requis du prêtre ?

J'attends une réponse de l'Eglise, et personne dans ce fil n'a été capable de la donner.

VdP
images/icones/1v.gif  ( 867481 )S'il vous est difficile de comprendre votre correspondant par BK (2019-05-11 02:21:42) 
[en réponse à 867476]

pas étonnant que vous ayez du mal avec le pape...
images/icones/livre.gif  ( 867483 )La réponse à votre question Monsieur l'abbé par Chicoutimi (2019-05-11 03:08:27) 
[en réponse à 867476]

se trouve dans la littérature antérieure au code de droit canonique de 1983. Dans son Traité théorique et pratique de droit canonique, Anselme Tilloy (1895) explique qu'il faut distinguer entre ce qui peut rendre une ordination invalide (le non-baptême, le sexe féminin et le non-consentement) et ce qui la rend illicite (les irrégularités encourues par un délit ou encore par un défaut, ce qui comprend les défauts corporels qui sont, précisons-le, des irrégularités qui n'existent plus dans le nouveau code de 1983). Il est intéressant de noter que les irrégularités (y compris les défauts corporels) ne rendent pas invalide l'ordination sacrée. Voici les parties qui vont vous intéresser:


Parmi les conditions requises pour être admis aux ordres, il en est dont le défaut rend l'ordination invalide ; il en est d'autres dont le défaut la rend seulement illicite.

- DES CONDITIONS DONT LE DÉFAUT REND L'ORDINATION INVALIDE:

I. L'ordination conférant un pouvoir divin, elle suppose dans celui qui doit en recevoir le caractère sacré des qualités et des garanties correspondantes à la fin sublime du sacerdoce. C'est donc un devoir sacré pour tout évêque de n'admettre aux saints ordres que des hommes aptes et capables d'en remplir dignement les fonctions ". Deux sortes de conditions sont requises de la part du sujet pour être promu aux ordres : d'abord certaines qualités exigées par les canons, et le titre de l'ordination, titulus oralinationis. Parmi les qualités requises, il en est dont le défaut invalide de droit divin l'ordination ; il en est d'autres qui la rendent seulement illicite. Ceux qui sont atteints d'un défaut qui rend l'ordination nulle sont dits incapables ; ceux qui sont atteints d'un défaut qui rend l'ordination seulement illicite sont dits irréguliers.

II. Sont considérés comme incapables de droit divin :

1. les non baptisés, car le baptême est absolument nécessaire pour la réception des autres sacrements ;
2. les femmes, même baptisées, sont exclues des ordres. L'ordination confère une prééminence qui ne saurait appartenir aux femmes à raison de la dépendance où elles sont vis-à-vis de l'homme;
3. sont incapables aussi de droit divin les hommes adultes ordonnés malgré eux ou sans leur consentement ; la raison en est que les sacrements ne peuvent produire leur effet lorsqu'ils sont reçus contre la volonté formelle du sujet.

II. DES CONDITIONS DONT LE DÉFAUT REND L'ORDINATION ILLICITE.

Les qualités dont le défaut rend l'ordination illicite sont déterminées par le droit. Dès son origine, l'Eglise a édicté des lois pour faire connaître les qualités qu'elle exige de ceux qu'elle admet aux ordres, et les défauts ou les délits qui en excluent. Il importe au bien de l'Eglise et à l'édification des fidèles que ceux qui, pour une raison ou une autre, sont indignes de remplir les fonctions du ministère sacré ou sont inaptes à les remplir, en soient exclus, car le prêtre est prêtre non pour lui mais pour les autres. Or le ministère sacerdotal peut être compromis par deux causes, soit par l'incapacité du sujet à en remplir les fonctions, soit à raison de défauts naturels ou d'une conduite coupable. De là deux sortes d'irrégularités : l'irrégularité ex defectu, provenant d'un défaut de l'esprit ou du corps ; l'irrégularité ex delicto, qui provient d'un délit ou d'une faute.

(…)

Défauts corporels. Sont irréguliers ceux qui ne pourraient exercer les fonctions sacrées convenablement à cause de leurs infirmités, sans scandale ou même sans une notable inconvenance qui retomberait sur le saint ministère par suite de quelque difformité . A plus forte raison sont exclus ceux qui seraient dans l'impossibilité d'exercer les fonctions sacrées. Ainsi la privation ou l'extrême faiblesse de la vue, de l'ouïe, de la parole, d'un bras, d'une main, des jambes ; la lèpre, et, en général, les difformités considérables ou les monstruosités. Les aveugles déjà ordonnés peuvent obtenir dispense du Pape, pourvu qu'ils puissent célébrer sans se tromper, mais ils doivent ordinairement se faire assister. La privation d'un œil est considérée comme celle d'un membre. La privation de l'ouïe n'empêche pas de célébrer lorsqu'elle est survenue après la réception des ordres. La privation de la parole, et même l'extrême difficulté de se faire entendre, comme le bégaiement, rendent irrégulier. Il en est de même de la privation d'une main, de la perte de plusieurs doigts, de la perte du pouce et de l'index, qui sont nécessaires pour tenir la sainte hostie, et des derniers doigts pour soutenir le calice ; de la privation de l'usage des jambes, d'un membre, du nez, et d'autres cas particuliers qui se résolvent d'après le principe général du scandale ou d'une notable inconvenance.

Dans le doute si tel défaut corporel entraîne l'irrégularité, l'évêque peut prononcer et même dispenser d'après l'usage si le défaut paraît léger, mais si le défaut est une occasion de scandale pour les fidèles ou d'une gravité notable, c'est au Pape seul qu'est réservée la dispense de cet empêchement, lorsqu'il a été constaté par l'évêque . Si, après les ordres reçus, un défaut corporel survient sans qu'il y ait culpabilité de la part du sujet, ce défaut n'empêche pas d'exercer les fonctions dont on peut s'acquitter décemment. Celui qui se soumet à la castration est irrégulier et exclu de l'ordination, mais celui qui est eunuque de naissance, ou qui a été rendu tel dans son enfance, ou qui a été forcé de subir une opération chirurgicale équivalant à la castration, n'est pas irrégulier.''



Source
images/icones/radioactif.gif  ( 867484 )Il serait bien après cela que MM. les Abbés par BK (2019-05-11 03:20:13) 
[en réponse à 867483]

prennent le soin de présenter ce qui leur paraît les autoriser à douter et faire douter.

Inutile de demander une amende honorable, n'est-ce pas ?
images/icones/neutre.gif  ( 867520 )Oui / Naz ? par Meneau (2019-05-11 11:34:00) 
[en réponse à 867483]

Merci Chicoutimi. C'est bien pour cela que l'Evêque peut dispenser de la deuxième catégorie, alors qu'il ne pourrait pas pour la première.

Et Naz en parle, me semble-t-il, à peu près dans les mêmes termes. Si quelqu'un l'a sous la main...

Cordialement
Meneau
images/icones/abbe1.gif  ( 867541 )Doublement merci par Paterculus (2019-05-11 15:40:59) 
[en réponse à 867483]

D'abord quelques remarques, parce que ce débat a été pollué.
- Les sentiments qu'on peut éprouver légitimement envers ce malheureux jeune homme n'ont rien à voir avec la question de la validité ou de la licéité de son ordination ; il doivent être totalement déconnectés de la discussion.
- Le fait qu'on pense avoir la vocation ne signifie pas nécessairement qu'on est réellement appelé (au sacerdoce ou à la vie religieuse). (Il y a beaucoup de femmes, de nos jours, qui pensent avoir la vocation au sacerdoce...)
- Le sacerdoce n'est pas un droit, car il n'est pas nécessaire au salut, il est orienté au ministère.
- On devrait pouvoir, dans ce genre de débats, avoir des idées différentes sans s'insulter ni dénigrer le point de vue adverse et ceux qui le tiennent.

Donc merci de nous avoir enfin donné le point de vue de l'Eglise, c'est ce que je demandais depuis le début, suspendant mon jugement sur la validité de cette ordination au jugement de l'Eglise. Et votre texte me paraît bien documenté et refléter fidèlement le point de vue traditionnel de l'Eglise.

Mais on ne devrait pas ostraciser ceux qui se posent des questions à ce sujet.
Reprenons l'exemple d'un muet : d'après votre source, il pourrait être validement ordonné. Mais son ordination serait vaine, sans objet, puisqu'il ne pourrait pas donner les sacrements : on peut donc être légitimement surpris que l'Eglise considère valide une telle ordination sans objet, du moment que cette "surprise" ne conduit pas à rejeter le point de vue de l'Eglise.
Le cas qui nous occupe est différent. L'ordonné peut donner validement les sacrements, mais ne peut pas faire certains gestes inhérents aux sacrements, spécialement ceux qui manifestent l'intervention du Saint Esprit, notamment :
- l'imposition des mains pendant l'absolution, quand le prêtre dit "Et il a envoyé l'Esprit Saint pour la rémission des péchés" ;
- l'imposition des mains sur les oblats avant la consécration ;
- l'imposition des mains en même temps que l'évêque lors des confirmations ou des ordinations ;
- et aussi l'élévation de l'hostie après la consécration.
Alors n'en déplaise à certains intervenants, je ne pense pas qu'il soit idiot, ou méchant, de poser la question de la validité de cette ordination - à condition de suspendre son jugement au jugement de l'Eglise : encore une fois merci de nous l'avoir indiqué.
Il est parfaitement normal que des clercs s'inquiètent de la validité des ordinations, c'est le contraire qui serait anormal : car nous avons le devoir d'orienter les fidèles vers des prêtres qui peuvent leur donner validement les sacrements.

Je rejette votre affirmation que nous n'aurions pas présenté d'arguments - et je vous retourne le reproche.
Nous avons cité des articles du droit canon (1983) qui parlent des qualités nécessaires à l'ordination, et il nous semblait que ces qualités faisaient défaut dans le cas qui nous occupe. Mais de votre côté, à part le point de vue de l'Eglise que vous venez de nous donner, quels arguments nous ont été opposés jusqu'ici, autres que les opinions personnelles et bien souvent sentimentales de nos contradicteurs, qui n'ont jamais répondu aux inconvénients liés à cette ordination, sur l'imposition des mains notamment ?

Donc merci encore, car votre texte me pousse à une conclusion opposée à la vôtre sur la licéité de cette ordination.
Vous écrivez à tort que le code de 1983 est muet sur les cas d'irrégularité dont parle votre source. Je ne peux pas vous suivre, puisqu'il parle de qualités nécessaires ; et s'il ne les énumère pas, c'est que la tradition de l'Eglise les indique - et la simple logique devrait y suffire d'ailleurs. Et cette tradition de l'Eglise, votre texte s'en fait l'écho : la privation d'un bras y figure en bonne place, alors que dire de la privation des deux bras ?
Vous avez parfaitement le droit de penser que la privation des deux bras n'est pas quelque chose d'important pour l'exercice du sacerdoce, mais je pense que vous avez tort, car cela conduirait les fidèles à penser que les gestes que ce jeune homme ne peut pas faire sont de peu d'importance dans les rites, et ce n'est pas ce que dit l'Eglise.
Bref, tout en reconnaissant la validité de cette ordination, puisque l'Eglise la reconnaît, je réprouve cette ordination.

VdP
images/icones/fleche2.gif  ( 867464 )Et depuis quand le signe de croix est-il nécessaire à la validité de l'absolution? par Chicoutimi (2019-05-10 23:09:25) 
[en réponse à 867456]

Je pense que la réflexion que vous nous partagez ne fait pas de saine distinction entre ce qui est essentiel et ce qui ne l'est pas pour la validité d'un sacrement, en l'occurence le sacrement de pénitence.

Le décret pour les Arméniens dit ceci à propos de la pénitence:


''La forme de ce sacrement est constituée par les paroles de l'absolution que le prêtre prononce quand il dit: ''Je t'absous, etc.''



Et le Concile de Trente affirme affirme ceci:


''Le saint Concile enseigne encore que la forme du sacrement de pénitence, où réside principalement sa vertu, est dans les paroles du ministre: ''Je t'absous, etc...'', paroles auxquelles la coutume de la sainte Église a ajouté de louable manière quelques prières, qui n'appartiennent nullement cependant à l'essence de cette forme et qui ne sont pas nécessaires pour que le sacrement soit administré.''



Donc, c'est très bien que le prêtre fasse le signe de croix au moment de l'absolution, mais s'il ne le fait pas il faut admettre que les paroles suffisent puisque ce sont elles qui constituent la forme de ce sacrement.

On peut ainsi comparer le signe de croix que le prêtre fait au moment de l'absolution aux signes de croix que le prêtre fait sur l'hostie et le calice, lesquels ne sont pas absolument nécessaires à la validité de la consécration qui est réalisée par la seule prononciation des paroles consécratoires. certes, les signes de croix ont leur importance, ce sont des signes ajoutés légitimement par l'Église, mais ils ne font pas parties des éléments essentiels à la réalisation du sacrement en ce qui concerne l'Eucharistie et la pénitence.
images/icones/fleche2.gif  ( 867468 )L'essence, et l'intégrité des sacrements... par Sacerdos simplex (2019-05-10 23:35:11) 
[en réponse à 867456]

1) Effectivement, bon nombre de signes de croix ne font pas partie de l'essence des sacrements qu'un prêtre confère : leur absence ne rendrait pas invalides un certain nombre d'entre eux.

2) Mais ils font partie de l'intégrité de ces sacrements : leur absence constitue un manque, au point qu'un prêtre non-handicapé commettrait une faute grave en les supprimant de sa propre initiative.
Par exemple, le signe de croix que le prêtre doit faire lorsqu'il donne l'absolution : "Ego te absolvo in Nomine Patris et Filii...". (La forme n'est pas seulement "Ego te absolvo.") Ce geste n'est pas absolument nécessaire pour la validité.

3) Pour d'autres sacrements, certains gestes de la main ont une importance encore plus grande. Par exemple :
- pour l'onction des malades, le rituel (inspiré par la lettre de St Jacques) prescrit d'imposer les mains pour prier sur le malade ;
- pour célébrer la messe, le prêtre doit refaire les gestes du Christ, prendre l'hostie dans ses mains, et ensuite la rompre : "la fraction du pain".

4) Par conséquent ordonner prêtre quelqu'un qui sera incapable de célébrer la Messe et les sacrements en observant les rites prescrits, c'est à mon avis un grave désordre, capable de "susciter l'étonnement des fidèles" selon l'expression pudique traditionnelle, c'est-à-dire de les perturber, les scandaliser.
Et si un certain nombre de prêtres en viennent à penser que cette ordination est invalide,
ou même simplement douteuse,
c'est vraiment un désordre très grave.
Il est absolument inacceptable qu'il y ait des prêtre "douteusement ordonnés".
Vous iriez vous confesser à un prêtre douteusement prêtre ?

images/icones/hein.gif  ( 867470 )Pour l'instant, ça provoque le scandale des clercs par BK (2019-05-10 23:46:34) 
[en réponse à 867468]

qui essaient de pousser les fidèles à douter de la validité de cette ordination... ?
images/icones/hum2.gif  ( 867471 )Forme. par Rémi (2019-05-10 23:54:20) 
[en réponse à 867468]

Deux catéchismes regrettablement imprécis, donc.

Saint Pie X déjà cité ...

Voire erroné, Trente que voici :


Les Pasteurs ne doivent pas négliger non plus d’instruire les Fidèles de la forme de ce Sacrement. Cela ne peut qu’exciter davantage leur ferveur quand ils voudront le recevoir, et leur inspirer plus de respect et de vénération pour s’en approcher. Or voici cette forme: Je vous absous. On pourrait déjà la tirer de ces paroles du Sauveur : « Tout ce que vous délierez sur la terre, sera délié dans le ciel. » Mais les Apôtres nous l’ont transmise comme l’ayant reçue de NotreSeigneur Jésus-Christ Lui-même. D’ailleurs puisque les Sacrements signifient ce qu’ils produisent, ces paroles: Je vous absous, montrent très bien que la rémission des péchés s’opère par l’administration de ce Sacrement ; par conséquent il est clair qu’elles en sont la forme complète.




Certes, on entend presque le manque de la formule trinitaire.
images/icones/pelerouin1.gif  ( 867472 )Ce qui est fabuleux dans ce fil par BK (2019-05-11 00:13:58) 
[en réponse à 867471]

c'est que des prêtres aient et sèment des doutes avec des arguments consternants, malgré leur formation et leur sacerdoce... et que de simples fidèles rétablissent la vérité.

Trente serait donc le nouveau concile-imprécis-suspect-erroné-à-rejeter...

Restons à l'écoute, cela devient intéressant.
images/icones/fleche2.gif  ( 867474 )Il n'y a pas de doute sur la validité de cette ordination... par Chicoutimi (2019-05-11 01:11:37) 
[en réponse à 867468]

juste parce que certains liseurs sur ce FC prétendent qu'il y a un problème à ce niveau.

Jusqu'à maintenant, il n'y a eu encore aucun élément convaincant allant dans le sens d'une invalidité.

Est-ce que j'irais me confesser à ce prêtre? Oui, sans aucune hésitation.

Sur une question aussi grave que celle de la validité d'une ordination sacerdotale, je ne pense pas que celle-ci soit laissée au libre-examen des fidèles ou des clercs. C'est à l'Église de juger si une ordination est valide ou invalide, tout comme c'est à l'Église - via ses tribunaux - de juger de la validité des mariages. Et avant que l'Église ne se prononce, nous devons présumer de la validité des sacrements.

On sait d'ailleurs où ça mène que de douter de la validité de certaines ordinations.

images/icones/1a.gif  ( 867475 )Une vision romantique des mains du prêtre par Chicoutimi (2019-05-11 01:34:05) 
[en réponse à 867456]

Votre correspond, qui semble vouloir s'opposer à une forme de ''raisonnement romantique'' tombe lui-même dans ce genre de raisonnement romantique que l'on retrouve chez certaines personnes pieuses lorsqu'elles mettent l'accent sur les mains du prêtre comme étant celles qui versent l'eau du baptême au début de notre vie, celles qui tiennent le corps et le sang du Christ pendant cette vie, celles qui donnent l'absolution lorsque nous chutons, celles qui unissent les mains de l'homme et de la femme lorsque nous nous marions, celles qui donnent la dernière bénédiction à la fin de notre vie, etc. (un bel exemple à ce sujet est le poème anglais ''The beautiful hands of the priest'' ICI).

C'est très beau et c'est très pieux, et même romantique. Mais sur le plan théologique, ce ne sont pas les mains qui agissent. Celles-ci peuvent certes un rôle important, d'autant plus qu'elles sont normalement bénites lors de l'ordination (avec l'huile des catéchumènes dans l'ancien rite, et avec le Saint-Chrême dans le nouveau rite). Mais encore une fois, ce n'est pas le fait d'avoir des mains ou pas, des mains bénites ou pas, qui fait que l'ordination sera valide ou pas. C'est l'imposition des mains sur un homme baptisé, avec une formule approuvée, qui réalise validement l'ordination.
images/icones/neutre.gif  ( 867501 )Mais l'ordination, c'est l'onction des mains! par Eudoxie (2019-05-11 09:07:33) 
[en réponse à 867475]

A-t-on donc oint uniquement sa main valide? Si oui le sacrement est-il valide? C'est peut-être ça, la question!!! Si une seule main a été ointe, cela est-il suffisant pour accomplir le rit de l'ordination? Si certains abbés m'écoutent...
images/icones/mitre4.png  ( 867502 )Pie XII a pourtant clarifié la matière et la forme de ce sacrement... par Chicoutimi (2019-05-11 09:22:17) 
[en réponse à 867501]


''C’est pourquoi, après avoir invoqué la lumière divine, en vertu de notre suprême autorité apostolique, et en pleine connaissance de cause, Nous déclarons, et autant qu’il en est besoin Nous décidons et décrétons : Dans l’ordination presbytérale, la matière est la première imposition des mains de l’évêque qui se fait en silence, mais non la continuation de cette imposition par l’extension de la main droite, ni non plus la dernière accompagnée de ces paroles “Reçois l’Esprit-Saint”… La forme est constituée par les paroles de la Préface dont les suivantes sont essentielles et donc nécessaires pour la validité : “Donne, nous Vous en prions, Père tout-puissant, à votre serviteur ici présent la dignité du presbytérat ; renouvelez en son cœur l’Esprit de sainteté afin qu’il garde le ministère du second ordre reçu de Vous, et que par l’exemple de sa conduite il favorise les bonnes mœurs'' (Constitution apostolique Sacramentum ordinis, 30 novembre 1947).



Source
images/icones/5b.gif  ( 867516 )Merci, j'avais un doute... par Eudoxie (2019-05-11 11:08:24) 
[en réponse à 867502]

Avouons quand même qu'un prêtre qui n'est oint qu'à demi, c'est troublant pour les fidèles. L'ordination n'est un dû pour personne. Merci pour votre contribution.
images/icones/1b.gif  ( 867522 )Dans le doute, on par Rémi (2019-05-11 12:02:59) 
[en réponse à 867516]

vérifie dans le catéchisme.


Par ailleurs je ne pense pas que la personne mutilée, amputée ou handicapée de naissance ne reçoive que la moitié des grâces de l'Onction des malades, que l'on ne pourra pas faire sur sa ou ses mains manquantes, que seule une moitié de ses péchés lui soit remise, ou qu'à cause de son infirmité elle ne guérisse qu'à moitié si la guérison lui est accordée.

Attention à la pensée magique ou bizarrement comptable en matière de sacrements.
images/icones/neutre.gif  ( 867542 )Sans vouloir fragmenter les sacrement et calculer... par Eudoxie (2019-05-11 15:54:30) 
[en réponse à 867522]

Il n'y a point de pensée magique chez moi; cependant, je trouve peu normal qu'un mutilé soit présenté à l'ordination, car comme cela a été dit moult fois, ce n'est pas le candidat idoine. Il est incongru qu'un prêtre ne puisse se servir de ses deux mains, qui ont un rôle sinon essentiel, du moins très important dans la liturgie. J'avoue que l'image d'un prêtre oint sur une seule main m'a parue injustifiable. Et dans le cas où l'onction eût été la matière du sacrement, l'ordination était non pas à moitié faite (impensable, évidemment!), mais tout simplement invalide. D'ailleurs, au XIXème, et eu début XXème, ou même sous Pie XII, cela n'aurait jamais été imaginable. La mutilation de la main, ou de l'index et/ou du pouce étaient déjà considérées comme des obstacles à l'ordination.
Je n'ai pas le CEC à disposition en ce moment.
A-t-on demandé l'avis du Cardinal Sarah sur ce cas épineux? Cela m'étonnerait...
images/icones/fleche2.gif  ( 867551 )Sur le problème par Rémi (2019-05-11 16:39:37) 
[en réponse à 867542]

de la licéité ou de la simple opportunité dans le cas qui nous occupe je crois que tout le monde est d'accord pour dire qu'il soulève au moins des interrogations sérieuses, et je serais moins étonné que vous si Rome avait été consultée.

Demeure que l'onction des mains n'est pas matière du sacrement de l'Ordre et qu'à ma connaissance les personnes mutilées ne sont pas empêchées de recevoir le Sacrement des malades et des mourants, et ne le reçoivent pas imparfaitement ou au rabais, qui implique pourtant une onction des mains en plus de l'onction sur le front.


Enfin pour moins de subjectivité, voire d'inventivité pour ce qui concerne la forme de tel ou tel sacrement, vous trouverez le CEC en ligne ainsi que ceux de saint Pie X et de Trente.
images/icones/neutre.gif  ( 867607 )Le sacrement de l'Ordre est à distinguer de tous les autres en ce qui concerne la constitution physique par Eudoxie (2019-05-12 16:00:57) 
[en réponse à 867551]

Je suis d'accord avec vous et avec tous ceux qui ont réagi à cette nouvelle, cette ordination est un vrai problème. Je n'ai pas supposé que ce prêtre aurait reçue cette ordination au rabais, ou à moitié, je n'y ai même pas pensé! J'ai quand même suffisamment été formée pour ne pas m'imaginer des choses aussi absurdes! j'avais certes oublié la matière exacte du sacrement de l'Ordre. Merci pour vos liens. Je trouvais seulement problématique que l'intégralité du rit de l'ordination ne puisse être réalisée: certes l'onction n'est pas absolument nécessaire, mais tout de même, le fait qu'on ne puisse la recevoir complètement tel que cela est prescrit dans les rubriques m'interroge sur l'opportunité de recevoir un tel candidat aux ordres sacrés. Un prêtre doit être physiquement intègre, enfin telle était la règle dans l'Ancien Testament, qui prévoit que les prêtres soient physiquement sans défauts, tout comme les victimes offertes pour les sacrifices.
images/icones/1v.gif  ( 867612 )L'onction est faite pour les mains, et non pas les mains pour l'onction... par Sacerdos simplex (2019-05-12 17:08:45) 
[en réponse à 867607]


Je pense que vous donnez trop d'importance à cette question.
L'absence de mains est une difficulté autrement plus problématique que l'absence d'onction sur celles-ci !


images/icones/neutre.gif  ( 867623 )Je m'incline! par Eudoxie (2019-05-12 18:45:04) 
[en réponse à 867612]

Vous ne manquez pas d'humour, Monsieur l'Abbé. Mais la présentation d'un candidat sans défaut n'est-elle pas, de la part de l'Eglise, un acte de culte? On va me dire que l'intérieur compte plus que l'extérieur, mais tout de même...encore une fois, tout cela est hérité de l'Ancien Testament, il me semble. L'Agneau qui doit être offert à Dieu à Pâques doit être sans défauts.