Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=860531
images/icones/5b.gif  ( 860531 )De la pagaille en général, et des sièges titulaires en particulier... par Sacerdos simplex (2019-01-22 15:32:44) 

J'ai beaucoup d'estime pour Jean-Pierre Vuillemin (qui n'est pour rien dans cette affaire), mais ceci me laisse perplexe.
Dans les siècles passés, on avait créé les "évêques in partibus", in partibus signifiant : "dans les parties occupées par les infidèles et hérétiques".
Sachant qu'en ce qui concerne les hérétiques, on n'a pas été méchant, puisque pour ne pas les contrister, on n'a pas voulu nommer un évêque de Londres, et qu'on l'a nommé évêque de Westminster.
Bref, il s'agissait de diocèses qui avaient disparu totalement, où il n'y avait plus aucune activité cultuelle, où tous les membres du diocèse étaient au purgatoire ou au Ciel (ou en enfer, mais dans ce dernier cas ils perdaient le statut de membres actifs...).
Souvent, on ne savait pas exactement où se trouvait géographiquement le Siège. Et quand on le savait, il était interdit à l'évêque titulaire d'y aller (je crois que Raspail avait écrit une nouvelle ou un roman au sujet d'un évêque qui avait voulu s'y rendre...).

Or la dernière mode, c'est de prendre comme sièges "in partibus" des bonnes vieilles villes françaises.
Par exemple Thérouanne, bonne ville située entre Azincourt, Saint-Omer, Boulogne, Hazebrouck et Lille.
Stupeur des habitants, et du maire, qui invite l'évêque dans "sa" ville.

http://www.lechodelalys.fr/10082/article/2019-01-21/therouanne-retrouve-un-eveque-450-ans-apres
(début de l'article, payant)


Thérouanne retrouve un évêque 450 ans après
Monseigneur Jean-Pierre Vuillemin vient d’être nommé évêque titulaire de Thérouanne. Le maire Alain Chevalier l’invite à venir découvrir la commune

On croirait presque à une boutade. Mais il n’en est rien : un nouvel évêque vient d’être nommé à Thérouanne. Il s’agit de Monseigneur Jean-Pierre Vuillemin. Mardi 8 janvier, le pape François l’a nommé évêque auxiliaire du diocèse de Metz - où il officiera aux côtés de Mgr Jean-Christophe Lagleize, évêque de Metz - et lui a attribué le siège titulaire épiscopal de Thérouanne. Le diocèse de Metz étant un diocèse concordataire, le décret de nomination est aussi signé par le Président de la République et publié au Journal officiel de ce 8 janvier 2019....

images/icones/1v.gif  ( 860538 )L'évêché de Saint Denis par Regnum Galliae (2019-01-22 16:37:26) 
[en réponse à 860531]

répond à la définition : le diocèse est peuplé d'infidèles
images/icones/1e.gif  ( 860543 )Oui, « Saint-Denis-en-France »... par Sacerdos simplex (2019-01-22 19:30:19) 
[en réponse à 860538]



Tel est le nom officiel du diocèse !

Dioecesis Sancti Dionysii in Francia, « diocèse de Saint-Denis-en-France » wikiclic !
Fondé en 1966.

Bien entendu, c'est sûrement pour éviter les confusions avec le diocèse de St Denis de la Réunion, considérablement plus ancien : préfecture apostolique en 1818, érigé en diocèse en 1850.


Mais je suis sûr que des mauvaises langues vont dire que c'est de l'intox, de l'autosuggestion pour bien se persuader qu'on est réellement en France...

Fi !...

images/icones/idee.gif  ( 860546 )La plaine de France .... par Glycéra (2019-01-22 20:12:44) 
[en réponse à 860543]



Vieux nom du domaine des Capétiens, la plaine du Nord de Paris se nomme "France". Et elle donna son nom à toutes les extensions de ce royaume.

Quelques lignes de détails sur la page "Roissy-en-France"


Le toponyme actuel date de juillet 1903, pour faire la distinction d'avec Roissy (Seine-et-Marne)18. La France figurant dans le nom de cette commune est le pays de France, région naturelle située au nord de Paris et constituant le cœur du domaine royal capétien.

Ce n'est que sous Charles VII que vint l'appellation d'Île-de-France qui marquait bien encore l'exiguïté de cette « Petite France » dont le géographe Damien de Templeux disait en 1616, qu'elle comprenait les villes de Saint-Denis, Bonneuil, Roissy, Gonesse, Chenevières, Belloy, Cercelles (Sarcelles), Cevran (Sevran), Jaigny, Thieux, Le Tillay, Mitry, Fontenay et autres villagesa 2.



Donc St-Denis a gardé ce vieux nom des origines du Royaume.

images/icones/bravo.gif  ( 860548 )Liddle Franke par Jean-Paul PARFU (2019-01-22 20:40:49) 
[en réponse à 860546]

Oui Glycéra !

"La région Île-de-France est née du domaine royal constitué depuis le xe siècle par les rois Capétiens. Étant située en pleine terre, le nom d'« île » de France peut paraître étrange, mais il semble que ce nom désigne la langue de terre délimitée par l’Oise, la Marne et la Seine. Une explication plus historique voit en « Île-de-France » une altération de Liddle Franke, c'est-à-dire « Petite France » en langue franque. Cette région est en effet une des terres d'enracinement du peuple des Francs, depuis leur pénétration en Gaule, lors des grandes invasions. Selon Marc Bloch, le nom apparaît pour la première fois en 1387, dans les Chroniques de Froissart, en lieu et place de « Pays de France". (Wikipédia)

De la plaine de France à l'Île de France et de l'île de France à la France.

images/icones/ancre2.gif  ( 860549 )Interdit ? Et pourquoi une rue de Babylone à Paris ? par Paterculus (2019-01-22 20:47:27) 
[en réponse à 860531]

Cher Confrère,

Je suis surpris d'apprendre qu'il y a eu une interdiction aux évêques in partibus de se rendre "sur le lieu de leur siège". (Excusez cette expression !) Avez-vous d'autres renseignements à ce sujet ?

Je me rappelle en tout cas avoir lu au début de mon séminaire un livre sur les Missions Etrangères de Paris, qui si mes souvenirs sont bons doivent leur existence au fait qu'un évêque in partibus de Babylone a pris son titre au sérieux et envisagé de rechristianiser la région.

Pour cela il a créé une institution qui a donné son nom à la rue où elle se trouvait, et c'est notre actuelle rue de Babylone.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/fleur.gif  ( 860558 )Je dois avouer que vous me posez une colle... par Sacerdos simplex (2019-01-22 21:51:00) 
[en réponse à 860549]

Wikipedia en français ne donne pas beaucoup d'indications ;
en italien et en espagnol (l'un a copié sur l'autre), on a :
Mentre per le sedi latine, in regioni conquistate a partire del XII secolo dall'Impero turco, la Santa Sede continuava per qualche tempo a nominare vescovi che non potevano recarsi alle diocesi assegnate loro e governarle
...obispos que no podían ingresar a esas diócesis para gobernarlas : qui ne pouvaient pas s'y rendre pour les gouverner.

avec une note : "Titular see" in New Catholic Encyclopedia, edizione 2003. (je n'ai pas pu y accéder pour cause d'incompatibilité logicielle)

Wiki en anglais : ...they are seen as bishops of those dioceses, who could give rise, even after long interruption (exile and/or vacancy), to a 'restored' line of apostolic succession on each see.

"Ne pouvaient pas s'y rendre" : impossibilité physique, ou bien juridique ?

Le Manuel de Droit canonique de Letourneau, page 204, renvoie à son article "Diocèses in partibus" dans le Dictionnaire historique de la Papauté, et donne quelques autres références...

Il s'agissait dans mon propos (dont je reconnais l'absence de références et de preuves) de "se rendre sur l'emplacement du diocèse pour le gouverner" : il n'est pas interdit à l'évêque de Nysse de visiter les ruines au cours d'un pèlerinage !


Rappelons pour finir que l'expression "in partibus" a été supprimée par Léon XIII en 1882 !...

Désolé pour mon manque de références !


images/icones/1e.gif  ( 860562 )Et la note 1 de la page à laquelle vous renvoyez dit... par Sacerdos simplex (2019-01-22 22:07:38) 
[en réponse à 860549]

...justement :



Le siège de Babylone n'était pas un siège in partibus infidelium, mais un véritable diocèse. Voir Odon Jean Marie Delarc (abbé), L'Église de Paris pendant la Révolution franc̜aise, 1789-1801, Desclée de Brouwer, tome 1er, p. 413-414. Voir aussi « Patriarchate of Babylon » [archive], www.catholic-hierachy.org.



Je n'ai pas le temps de creuser ce point.



images/icones/ancre2.gif  ( 860563 )Véritable diocèse ? par Paterculus (2019-01-22 22:24:41) 
[en réponse à 860562]

Au Xème siècle - après JC - Babylone n'est plus qu'un petit village. Après ? Plus rien.
Alors un véritable diocèse, cela appelle des explications...
VdP
images/icones/1v.gif  ( 860565 )Bah oui, mais... par Sacerdos simplex (2019-01-22 22:38:03) 
[en réponse à 860563]




...c'est votre référence à vous, moi je n'y suis pour rien...


images/icones/neutre.gif  ( 860572 )Il y a deux Babylone par Candidus (2019-01-23 05:35:43) 
[en réponse à 860563]

Une en Irak, qui est le siège du Patriarchatus Babylonensis, de rite chaldéen, occupé par le patriarche cardinal Louis Raphael Ier, et une autre en Egypte, Babilonensis, siège titulaire actuellement vacant.
images/icones/neutre.gif  ( 860578 )Le patriarche de Babylone... par Paterculus (2019-01-23 08:00:43) 
[en réponse à 860572]

... habite à Bagdad.
VdP
images/icones/bravo.gif  ( 860596 )Exact par Peregrinus (2019-01-23 13:00:44) 
[en réponse à 860562]

Le siège de Babylone, systématiquement attribué à un prélat français, n'était pas in partibus. La confusion s'est installée parce que certains évêques de Babylone étaient peu pressés de se rendre auprès de leur troupeau : Mgr Dubourg-Miroudot, qui occupait le siège à la fin de l'Ancien Régime, a tout fait pour demeurer en France tout en touchant les revenus de son évêché. Il a été par la suite l'un des consécrateurs des premiers évêques constitutionnels Expilly et Marolles au côté de Talleyrand.

Peregrinus
images/icones/barbu2.gif  ( 860589 )[réponse] par Yves Daoudal (2019-01-23 11:50:09) 
[en réponse à 860549]

Je prends le train en marche, mais je trouve terriblement significatif de l'orgueil latin cet évêque qui ne sait pas et ne veut pas savoir qu'il y a depuis 1555 un patriarche catholique de Babylone, et qui entend rechristianiser un pays où vivent des chrétiens héroïques... mais qui ont le tort de ne pas être latins et donc de ne pas exister.

Ça me fait penser à un message solennel de George Bush aux Irakiens où il évoquait les diverses minorités, sauf les chrétiens.
images/icones/info2.gif  ( 860605 )Il s'agit par Yves Daoudal (2019-01-23 15:34:31) 
[en réponse à 860549]

de Mgr Jean Duval. Il n'était pas évêque in partibus de Babylone, mais évêque latin de Bagdad.

Il apparaît que plusieurs évêques latins de Bagdad ont mondainement usurpé le titre de Babylone, qui n'est donné qu'au patriarche chaldéen.
images/icones/fleche2.gif  ( 860554 )Anormal en effet par Rothomagus (2019-01-22 21:17:14) 
[en réponse à 860531]

Au passage, il serait bon de distinguer les besoins réels d'évêques auxiliaires plutôt que de vicaires généraux, puisque c'est à cela que ça revient pour un certain nombre d'entre eux.
Sinon vous avez raison, donner un siège titulaire en nommant un évêque in partibus en France, ne fait pas partie des usages. Surtout si l'on oublie le dernier mot : in partibus infidelium !

Quelques suppositions :
- les évêques sont (trop ?) nombreux et vivent plus vieux : peut-être existe-t-il une pénurie de sièges in partibus ?
- en France, certains (tous ?) des diocèses anciens existants encore à la Révolution et disposant de leur cathédrale, mais sans évêque, ont vu leurs noms accolés à un diocèse subsistant (par exemple : Bayeux et Lisieux). Or, la ville de Thérouanne a été rasée il y a des siècles, et ne dispose plus de cathédrale.
Mais de là à en faire un pays infidèle...
images/icones/1e.gif  ( 860611 )pénurie ? par Lycobates (2019-01-23 16:08:38) 
[en réponse à 860554]

Une pénurie de sièges titulaires ?

Sûrement pas, regardez ICI !

(et j'en rajouterais tous les autres sauf Apollonis et Prusias, tous deux en Asie mineure )


L'explication, ce me semble, est plutôt que depuis les années 60/70 (ne me demandez pas ici pourquoi ....) les détenteurs de fait du pouvoir de nommer des titulaires ont judicieusement évité de nommer des candidats aux sièges situés dans l'orbite (on ne peut pas parler de juridiction) des communautés schismatiques, pour ne pas les froisser et Dieu sait qu'ils sont froissables. (Je dirais même qu'ils raffolent d'être froissés.)
Car ces communautés "nomment" aussi des évêques, résidentiels ou titulaires, à ces sièges.

Ainsi vous chercherez en vain un archevêque de Sardes, depuis le décès de Mgr Sensi, ou un évêque de Paphos, depuis le décès de Mgr Minihan, ou un évêque de Sinope, depuis le décès de Mgr Reuss, etc.

Il est intéressant de parcourir la liste.
Ce n'est que les sièges en Afrique latine (comme Byzacène, Proconsulaire) qui ont encore un peu cours.

Ainsi, pour pourvoir à leurs besoins, les détenteurs de fait du pouvoir de nommer des titulaires se sont rabattus sur des sièges latins disparus en Europe, ce qui ne se faisait pas avant.
Aberrant mais explicable.

C'est aussi simple que ça.

images/icones/neutre.gif  ( 860620 )[réponse] par Yves Daoudal (2019-01-23 17:46:26) 
[en réponse à 860611]

Impressionnant en effet.

Même si certains, sans doute très peu sur le total, sont dans l’attente d’un nouveau titulaire. Ainsi je clique sur Byblos, parce que je connais un peu et que ce lieu est chargé d’histoire, et parce que ça m’intrigue. Le siège est vacant depuis 2016.

Mais est-il judicieux de garder un siège titulaire là où il y a une éparchie maronite, en un lieu où la population est incontestablement maronite, donc catholique ?

Quand on disait encore "in partibus infidelium", on considérait donc les maronites de Byblos comme des infidèles ?
images/icones/neutre.gif  ( 860654 )"in partibus infidelium" par Lycobates (2019-01-24 12:29:36) 
[en réponse à 860620]


Ainsi je clique sur Byblos, parce que je connais un peu et que ce lieu est chargé d’histoire, et parce que ça m’intrigue. Le siège est vacant depuis 2016.



Byblos est une petite ville très charmante, entièrement chrétienne en effet, la dernière fois que j'y étais fut je crois en 1995, plutôt épargnée par la guerre, et je ne sais pas quelle en est la situation actuelle, j'espère pas trop mauvaise. Un peu avant j'avais parcouru, épouvanté, un Beyrouth en ruines, et je me suis recueilli devant la cathédrale Saint Georges sans toit, je ne vous dis pas quels furent mes sentiments et impressions.

Vous remarquerez que le titulaire de Byblos décédé en 2016 était Maronite.


Mais est-il judicieux de garder un siège titulaire là où il y a une éparchie maronite, en un lieu où la population est incontestablement maronite, donc catholique ? Quand on disait encore "in partibus infidelium", on considérait donc les maronites de Byblos comme des infidèles ?



Je comprends en principe votre énervement mais je crois en l'occurrence qu'il n'est pas justifié et qu'il y a plutôt un malentendu.

Le terme "in partibus infidelium" - "dans le territoire des infidèles", désigne a priori l'Empire ottoman, et la Perse, donc deux empires musulmans, où il y a bien sûr des chrétiens, latins ou autres, mais qui politiquement sont gouvernés et contrôlés par des infidèles. Le terme i.p.i. n'est pas utilisé pour le domaine slave, qui est entièrement chrétien, aussi de gouvernement, et d'ailleurs il n'y a pas (sauf exception rarissime, il faudrait vérifier) des sièges titulaires dans le domaine russe (au sens large, l'Empire russe d'avant 1917).

L'Empire ottoman lui, je ne vous apprends rien, englobait à son apogée une bonne partie des Balkans, la Grèce, tout le Moyen Orient et l'Afrique du Nord. Lorsque au XIXe siècle cet empire s'effritait, et des royaumes indépendants lui ont succédé sur certaines parties de son territoire, la Grèce à partir de 1821, la Bulgarie en 1878, la Roumanie en 1881, etc., ces royaumes furent chrétiens et changeaient complètement la carte politique de la région.
Ainsi s'explique la lettre circulaire de la Congrégation de la Propagande du 3 mars 1882 supprimant la désignation "in partibus infidelium", pour la remplacer par "titulaire", pas seulement pour les sièges dans les Balkans, mais aussi pour les autres parties encore sous le gouvernement ottoman ou perse.

Je n'ai pas trouvé ce texte dans les volumes des Acta Sanctae Sedis, mais le changement se reflète très clairement dans les actes consistoriaux.
Ainsi, si vous comparez, dans le volume 14 de 1881, p.ex. aux pages 55-57, les évêques titulaires sont désignés par leurs sièges "in partibus infidelium", alors que l'année après, dans le volume 15 de 1882, p.ex. aux pages 3-7, ses sièges sont appelés "titulaires".
(les pdf ICI).

Byblos a fait partie de l'Empire ottoman jusqu'en 1920 (au moins nominalement), et faisait donc politiquement partie du territoire des infidèles, dans l'acception du terme décrit plus haut.
Mais personne n'a maintenu que les Maronites du Mont Liban étaient, eux, des infidèles, bien entendu !
images/icones/1a.gif  ( 860657 )Merci par Yves Daoudal (2019-01-24 13:10:16) 
[en réponse à 860654]

pour cette explication.

En effet Byblos est un port charmant.

J'ai eu la surprise d'y voir dans un bistro une photo de Jean-Marie Le Pen bien en vue. Le patron en était très fier : Le Pen était venu là en voilier.
images/icones/bravo.gif  ( 860661 )a voté! par Regnum Galliae (2019-01-24 14:47:15) 
[en réponse à 860654]

5 fleurs de lys mais dommage que cette fonction de notation des posts ne serve à rien. Votre exposé ci-dessus méritrait pourtant d'être mis en avant.
Merci pour ces explications
images/icones/1b.gif  ( 860626 )Les liseurs aimeront aller voir à Synnada en Phrygie par Paterculus (2019-01-23 19:55:32) 
[en réponse à 860611]

C'est par .
VdP
images/icones/1i.gif  ( 860638 )Je me demande... par Sursum corda (2019-01-23 23:04:19) 
[en réponse à 860626]

S'il y est allé ?

SC (très surprise)
images/icones/1b.gif  ( 860650 )En effet ! par Lycobates (2019-01-24 11:01:49) 
[en réponse à 860626]

C'est là, Şuhut en turc :



avec une population, on nous l'apprend, de 13.200 âmes infidèles.
images/icones/neutre.gif  ( 860652 )Il est intéressant de remarquer par Turlure (2019-01-24 11:54:10) 
[en réponse à 860626]

Qu'un même ecclésiastique soit successivement évêque titulaire de deux sièges différents. Pour Mgr Lefebvre : Arcadiapolis d'Europe (ville de Thrace qui fut le lieu d'une bataille au Xe siècle) en 1948-1955 et Synnada de Phrygie en 1962-1970, puisque le siège d'Arcadiapolis a été réattribué après son départ.

Est-ce une situation fréquente ou est-ce assez exceptionnel ? Par ailleurs, pourquoi a-t-il quitté le siège de Synnada en 1970, alors qu'il n'était frappé d'aucune peine canonique ?
images/icones/mitre4.png  ( 860653 )N'est-ce pas une nouveauté par Regnum Galliae (2019-01-24 11:58:51) 
[en réponse à 860652]

que de mentionner les quatre évêques de 1988 sur ce site ? (certes entre crochets mais je suis certain qu'ils n'y étaient pas il y a encore quelques mois)
images/icones/1b.gif  ( 860655 )En effet ! par Lycobates (2019-01-24 12:59:16) 
[en réponse à 860653]

Mais ce site n'est pas officiel, c'est l'entreprise d'un laïc américain.

Il y a encore "mieux" :
ICI

où Mgr de Castro Mayer est désigné comme "Latin (or Roman) bishop" ce qui est n'importe quoi, puisque le caractère latin de l'écrasante majorité des évêques n'est pas indiqué ailleurs (pas non plus pour Mgr Lefebvre), en plus l'évêque brésilien est désigné comme "Society of St. Pius X - Not in Union with the Holy See", ce qui n'est pas correct à plus d'un titre, alors que cette même mention manque chez Mgr Lefebvre.
L'évêque brésilien a droit à des crochets [ ], qui manquent aussi chez Mgr Lefebvre, alors que selon notre Américain, tous les deux "left the Church", comme ce pauvre Monsieur aussi (ICI), qui lui, n'a pas de crochets, alors que peut-être il devrait y avoir dans son cas.

Bref ...
Un excès de zèle à mon avis d'un adepte trop ardent de l'Église Affligée
images/icones/fleche2.gif  ( 860659 )Pourquoi ... par Lycobates (2019-01-24 14:02:02) 
[en réponse à 860652]


Par ailleurs, pourquoi a-t-il quitté le siège de Synnada en 1970, alors qu'il n'était frappé d'aucune peine canonique ?



Ce n'est pas seulement le cas de Mgr Lefebvre, mais de tous les titulaires qui étaient émérites d'un siège résidentiel à ce moment-là.
On les a priès de libérer leurs sièges (pour des raisons expliquées entre autres, ICI, sièges devenus "politiquement incorrects" le plus souvent).

Avant, si un résidentiel quittait son siège, pour ne plus être affecté ailleurs, fait rarissime, il devenait toujours titulaire. Un évêque sans titre est une anomalie.

Fait rarissime, dis-je, car avant l'introduction (abusive) d'une limite d'âge dans l'église conciliaire, un tel transfert d'un siège résidentiel à un siège titulaire était envisageable seulement comme punition (comme p.ex. Mgr Gagliardi, le persécuteur entre autres du père Pio, transféré en 1929 de Manfredonia à Lemnos, et "domiciliato in patria" selon l'Annuaire, formulation pudique pour dire qu'il était dans une prison ecclésiastique) ou dans des cas extrêmes de décrépitude (comme pour Mgr Kerkhofs, transféré en 1961 de Liège à Lemnos, c'est très exceptionnel, mais nous sommes déjà en 1961, dans des cas plus normaux, un ordinaire, même accablé par l'âge, restait jusqu'à sa mort, avec un évêque plus jeune, titulaire lui, comme coadjuteur avec droit immédiat de succession).

Maintenant, dans la praxis de l'église conciliaire, les émérites, beaucoup plus nombreux après l'introduction de la limite d'âge, gardent leurs titres résidentiels (avec l'ajout "émérite"), ce qui est, pour moi, une absurdité.
Ainsi, pour rester à Liège, vous verrez deux émérites et un vrai (enfin, façon de parler ...), ICI.

images/icones/neutre.gif  ( 860668 )correction par Lycobates (2019-01-24 16:32:44) 
[en réponse à 860659]


Mgr Kerkhofs, transféré en 1961 de Liège à Lemnos



pas Lemnos, mais un autre siège en Grèce du Nord : Serrae.
images/icones/fleche2.gif  ( 860666 )successions par Lycobates (2019-01-24 16:00:54) 
[en réponse à 860652]


successivement évêque titulaire de deux sièges différents. Pour Mgr Lefebvre : Arcadiapolis d'Europe (ville de Thrace qui fut le lieu d'une bataille au Xe siècle) en 1948-1955 et Synnada de Phrygie en 1962-1970, puisque le siège d'Arcadiapolis a été réattribué après son départ.



Avant il avait été évêque titulaire d'Anthédon (en Palestine), du 12 juin 1947 au 22 septembre 1948.
Promu archevêque titulaire à ce moment parce que les délégués apostoliques sont toujours archevêques, et Anthédon n'est qu'évêché, dépendant de Césarée en Palestine (ce siège étant occupé par Mgr Traglia).
Entre ses deux mandats d'archevêque titulaire il était archevêque de Dakar à partir du 14 septembre 1955, titre résidentiel.
images/icones/bravo.gif  ( 860667 )Oh ! par Turlure (2019-01-24 16:20:45) 
[en réponse à 860666]

C'était sous mes yeux et je ne l'ai pas vu !

Voici donc une carte pour résumer les sièges épiscopaux ou archiépiscopaux que le prélat a occupés.

images/icones/livre.gif  ( 860573 )Raspail ... par le paca (2019-01-23 06:18:03) 
[en réponse à 860531]

... a écrit une courte nouvelle (moins de dix pages) que l'on trouve dans le livre "Les hussards".
Un évêque auxiliaire décide, peu avant d'être mis à la retraite, de se rendre contre vents et marées (les administrations, en l'occurrence) dans le diocèse dont il est titulaire.
La suite ? Raspail la raconte mieux que moi.
images/icones/mitre4.png  ( 860598 )L'anneau du Pêcheur ? par ptk (2019-01-23 13:42:26) 
[en réponse à 860573]

N'y a t il pas aussi un tel évêque dans l'anneau du pêcheur ?
images/icones/vatican.gif  ( 860602 )Pas tout à fait par Regnum Galliae (2019-01-23 14:51:27) 
[en réponse à 860598]

c'est plutôt l'histoire du dernier "decendant" épiscopal de Benoît XIII, premier antipape d'Avignon au XIVè siècle alors que la papauté authentique venait de regagner Rome. En gros, ce serait le seul et unique vrai Pape mais caché de tous comme ses prédecesseurs depuis 600 ans.
Un très beau roman, une énième variation autour du thème "dernier des Mohicans à perpétuer les valeurs chevaleresques dans cet affreux monde monde moderne".
A toutes fins utiles, rappelons que sainte Jeanne d'Arc, bien renseignée, a clairement reconnu le pape "qui est à Rome". Ce n'est donc qu'une belle fiction.
images/icones/fleur.gif  ( 860606 )Il me semblait ... par ptk (2019-01-23 15:44:49) 
[en réponse à 860602]

mais je n'ai pas le livre à portée, que l'évêque qui, notamment, est envoyé par le pape qui est à Rome à la rencontre de Benoît est évêque in partibus et qu'il a célébré une messe dans sa cathédrale ruinée.

Ma mémoire n'est plus ce qu'elle était....
images/icones/neutre.gif  ( 860609 )peut-être par Regnum Galliae (2019-01-23 15:57:09) 
[en réponse à 860606]

mais ce n'est pas le coeur du roman en tout état de cause.
images/icones/nounours.gif  ( 860607 )Ah ?... "a clairement reconnu..." ?... par Sacerdos simplex (2019-01-23 15:52:19) 
[en réponse à 860602]


Je croyais me rappeler que lorsque les théologiens, en vue de la coincer, lui ont posé la question : "quel est le vrai pape ?...", elle avait répondu : "Ah, parce qu'il y en a plusieurs ? Je suppose que c'est celui qui est à Rome".

"bien renseignée" : si ses voix ne lui en ont pas parlé, et je suppose que c'est le cas, elle n'était pas particulièrement renseignée.

Par ailleurs, je crois que des saints ont soutenu les papes d'Avignon.


Un simple prêtre ("pas particulièrement renseigné")




images/icones/neutre.gif  ( 860612 )ça semble plus affirmatif par Regnum Galliae (2019-01-23 16:15:01) 
[en réponse à 860607]

« Menez-moi au Pape, et je lui répondrai, car je tiens et je crois que nous devons obéir à notre Saint-Père le Pape qui est à Rome ».

DEs saints peuvent se tromper et chaque côté avait de solides soutiens : Sainte Catherine de Sienne pour Rome et saint Vincent Ferrier pour Avignon (mais il a fini par rejoindre Rome à la fin).

Jeanne d'Arc avait des voix, ce qui laisse moins de place à l'erreur mais rien ne dit que ce sujet ait effectivement été abordé dans ce cadre-là.
images/icones/neutre.gif  ( 860617 )Apocryphe ? par Turlure (2019-01-23 17:10:51) 
[en réponse à 860607]

Petit rappel chronologique : le Grand Schisme d'Occident s'achève avec le concile de Constance (aux dates faciles à retenir : 14-18) au cours duquel Jean XXIII (antipape de Pise) fut déposé et Grégoire XII (pape de Rome abdiqua).

Martin V fut élu en 1417 dans une situation de consensus presque général et Benoît XIII (antipape d'Avignon) n'est alors plus reconnu que par le roi d'Aragon. La question de l'identité du pape ne se pose alors plus en France et il n'y a plus de pape à Avignon. Jeanne d'Arc a alors... cinq ans.

Si jamais cette question a été réellement posée à Jeanne (à Chinon lors de sa rencontre avec le roi ou à Rouen lors du procès ?), c'était alors pour se moquer d'elle et non pour la mettre à l'épreuve.
images/icones/fleur.gif  ( 860645 )Un grand merci pour ce fil ! par Ewondo (2019-01-24 09:25:08) 
[en réponse à 860531]

Un sujet sur lequel je me posais bien des questions auxquelles beaucoup ont été répondues.

Pierre.