Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=855172
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 855172 )Saint Paul VI par PEB (2018-10-14 10:42:56) 

priez pour nous!
Saint Ocsar Romero, priez pour nous!
Saint Francsco Pinelli, priez pour nous!
Saint Vincente Romano, priez pour nous!
Sainte Katharina Kasper, priez pour nous!
Sainte Nazaria Ignacia March Mesa, priez pour nous!
Saint Nunzio Sulprizio, priez pour nous!

Jubilate Deo!
Pax hominibus bonae voluntatis!
images/icones/4b.gif  ( 855173 )Cessez vos provocations infantiles ! par Jean-Paul PARFU (2018-10-14 11:06:46) 
[en réponse à 855172]

Paul VI fut un destructeur de toute la tradition liturgique et un persécuteur ! Sous le pontificat de Paul VI au moins 80 000 prêtres ont en outre été réduits à leur demande à l'état laïc. Ce pontificat fut un désastre.

Il a fallu le combat héroïque de milliers de catholiques pour sauver le sacerdoce et la Tradition, jusqu'à la reconnaissance par le Motu proprio en 2007 !
images/icones/1n.gif  ( 855191 )Comparaison Paul VI pour l'Eglise, Louis XVI pour la France par Aétilius (2018-10-14 18:46:19) 
[en réponse à 855173]

Là aussi, je pars du principe que Paul VI était sincère, mais qu'il a contribué à dynamiter l'Eglise, qui n'est plus qu'un champ de ruine, pour qui accepte de se déciller du mantra "Vatican II, printemps de l'Eglise".

Il est intéressant de noter que, dans les deux cas, au niveau politique pour l'un, au niveau religieux pour l'autre, on a droit à deux souverains mous et naïfs, infestés des idées modernes qui allaient les détruire, déplorant les conséquences dont ils chérissaient les causes.

Au moins Louis XVI a-t-il eu une mort digne, et manifestement sainte, quand bien même il n'a jamais été canonisé, ce qui serait un casus belli avec la sacro-sainte République, qui l'a immolé dans une cérémonie toute maçonne, véritable anti-sacrifice, où la victime n'est plus le Fils, mais la figure du Père...
images/icones/fleche2.gif  ( 855195 )Le problème de la canonisation de Louis XVI par Peregrinus (2018-10-14 19:31:09) 
[en réponse à 855191]

Le problème de la canonisation de Louis XVI est bien antérieur à celui des efforts faits par la hiérarchie ecclésiastique pour ménager le régime républicain.

Certes, en 1793, dans une allocution devant le consistoire, Pie VI s'y montrait plutôt favorable, assimilant le roi à un martyr. Mais Rome a par la suite très rapidement enterré la cause et s'est montrée très réticente.

L'une des raisons principales, outre l'attitude peu heureuse du roi dans l'affaire de la Constitution civile du clergé, me semble la volonté de dissocier politique et religion.

Le journal de Picot, L'Ami de la Religion et du Roi, peu suspect d'hostilité à la monarchie, en témoigne me semble-t-il du côté français, notamment dans l'article (il faudrait que je retrouve la référence) de recension du Martyrologe de l'abbé Guillon de Monléon.

Cela ne plaira peut-être pas aux adeptes d'une certaine mythologie royaliste, mais Louis XVI n'a pas été exécuté en haine de la religion catholique, mais en haine de la monarchie (ce qui ne l'a pas empêché, bien évidemment, de mourir en chrétien exemplaire). Un parfait impie comme Brissot a pu voter le sursis à la mort du roi : tout cela relève de la politique. La protection donnée par le roi au clergé réfractaire a certes été l'une des causes de friction avec les patriotes. Mais c'est sur le fondement de ses liens avec les puissances étrangères et les émigrés que Louis XVI a été accusé de trahison, les raisons religieuses étant ici très secondaires.

Plus profondément, c'est surtout parce qu'il était roi et avait été vaincu par les nouveaux hommes au pouvoir qu'il a été envoyé à la mort.

Il faut garder à l'esprit que ce n'est que plusieurs mois plus tard, en octobre-novembre 1793, que se produit le virage ouvertement antireligieux de la Révolution, mouvement que la Convention, tribunal de Louis XVI (entre-temps épurée par le coup d'Etat du 31 mai-2 juin), a bien plus suivi, sans grand enthousiasme d'ailleurs, qu'initié : en janvier 1793, la déchristianisation agressive n'est pas encore à l'ordre du jour.

Peregrinus
images/icones/2a.gif  ( 855225 )Luther lui aussi était sincère !... par vistemboir2 (2018-10-15 12:30:55) 
[en réponse à 855191]

Ça veut dire quoi : "Paul VI était sincère" ? La sincérité est aussi le fait des révolutionnaires les plus sanguinaires : Robespierre pensait sincèrement que le bien de la France passait par la guillotine...
Arrêtons d'excuser la forfaiture avec d'aussi piètres arguments !
images/icones/5b.gif  ( 855234 )Désolé cher Maître par PEB (2018-10-15 15:24:39) 
[en réponse à 855173]

Mais, il me semblait qu'il fallait marquer le coup dans le processus historique et se réjouir en direct avec toute l'assemblée des fidèles sur la place.

Que l'on soit d'accord ou non: c'est la réaction des bêtes gens comme moi: le Pape il a dit, le Pape il a fait donc c'est fait et c'est vrai. Le pauvre publicain ne rentre pas dans les querelles de procédure. Il reçoit humblement ce que le premier des disciples veut bien lui dire du haut de son autorité apostolique.

Et si, avec grande cérémonie, on lui raconte que Paul VI fut un saint pape et qu'on peut licitement invoquer sa puissante intercession, alors il veut bien le croire ou du moins y adhérer de bonne foi.

On n'y peut rien... C'est tout!
images/icones/1b.gif  ( 855236 )D'autant... par Etienne (2018-10-15 15:38:11) 
[en réponse à 855234]

...que si on considère que le nouveau saint n'est pas de sa paroisse, pour paraphraser Mauriac, rien ne nous empêche de ne pas invoquer sa puissante intercession. Même si ce serait peut-être se priver d'un bienfait quasi certain.
images/icones/4a.gif  ( 855239 )Vous n'êtes pas ici par Jean-Paul PARFU (2018-10-15 17:03:55) 
[en réponse à 855234]

sur le site de La Croix, de la Vie, du Pèlerin, voire de Famille chrétienne.

Vous êtes sur un site qui défend la liturgie traditionnelle, liturgie abolie, interdite, et dont les défenseurs ont été persécutés et sanctionnés, par Paul VI.

Comprenez-vous l'inanité de vos propos et la provocation qu'ils représentent ?

Sortez un peu de votre milieu protégé catho-bourgeois toujours d'accord avec les autorités en place, quoiqu'elles disent ou fassent, le principal étant d'être toujours tranquille, en sécurité et au-dessus de la mêlée !
images/icones/1e.gif  ( 855243 )Décidemment, le second degré par PEB (2018-10-15 23:56:41) 
[en réponse à 855239]

n'est pas votre fort, cher Maître. Evidemment que je suis dans une certaine provocation. Mais une parole de l'Eglise venait d'être posé sur un pape qui marqua profondément l'Histoire.

J'ai initié ce fil précisément quelques secondes à peine après le decernimus qui clôt la formule exécutoire de canonisation. Il fallait marquer le coup. Une étape venait d'être franchie. Et déjà la chorale entonnait l'hymne des cieux.

Et d'une certaine manière, sans saint Paul VI et ses ruptures mais aussi ses fidélités doctrinales sinon morales, il n'y aurait pas eu ce beau mouvement traditionnel. Car, Mgr Lefebvre est, paradoxalement, un fruit étonnant du Concile. En acculant les irrédentistes au pied du mur, ce Grand Pontife poussa bien des fidèles à poser un acte de liberté qui était aussi un acte d'amour envers l'Epouse immaculée du Christ, du même zèle jaloux qui dévora Elie.
images/icones/fleche3.gif  ( 855253 )Lisez l'évangile par Eti Lène (2018-10-16 08:21:06) 
[en réponse à 855234]


Le pauvre publicain ne rentre pas dans les querelles de procédure. Il reçoit humblement ce que le premier des disciples veut bien lui dire du haut de son autorité apostolique



Le reproche qu'adresse Notre Seigneur aux prêtres de l'ancien Testament ne pourrait-il pas valoir un jour pour les prêtres du nouveau?

"Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous courez la mer et la terre pour faire un prosélyte; et, quand il l'est devenu, vous en faites un fils de la géhenne deux fois plus que vous." St Matthieu XXIII 15

Paul VI a fait beaucoup de mal à l Eglise.
images/icones/croix.gif  ( 855175 )Plus on niera le réel par Eti Lène (2018-10-14 11:36:04) 
[en réponse à 855172]

Plus celui-ci va s’immiscer dans la vie de l'Eglise. Je rejoins Jean Paul Parfu : Cette canonisation est une vraie farce, et une mauvaise farce. Or si la canonisation a été de tous temps infaillible, et que celle-ci est vraiment douteuse, c'est que les règles et critères de canonisation ont changé, car il n'est plus question d'héroïcité des vertus mais d'un humanitarisme qui a valeur de démocratie participative dans le bien du Royaume de Dieu qui se trouve selon des idées fausses, ici. Le but d'un saint est de faire du bien à l'humanité pour elle-même, en regardant le royaume de Dieu comme accompli ici. L'athéisme sera finalement le résultat de tout cela, comme nous a prévenu St Pie X. Je peux me tromper, mais au regard des événements récents, cette accélération de l'aveuglement et de la fuite en avant provoque une destruction plus rapide que prévue. Car Paul VI a été un pompier pyromane, allumant l'incendie d'un côté et l'éteignant quand ça allait trop loin. Et les pontificats qui se sont succédé depuis ont été dans cette sauvegarde de cette ligne médiane de destruction "partielle". Mais là aucun pompier dans le pape François.

Voir cet extrait de l'interview de Mgr Nicolas Bux:


Réponse : Pour en revenir à la question initiale, il faudrait une profession de foi semblable à celle de Paul VI, en 1968, pour réaffirmer ce qui est catholique, face aux erreurs et aux hérésies qui se sont répandues immédiatement après le Concile Vatican II, surtout à cause de la publication du Catéchisme néerlandais. En l’occurrence, il s’agirait de réaffirmer certaines vérités sur les sacrements, la morale et la doctrine sociale de l’Église, et de rejeter également tout doute ou erreur qui aurait pu se répandre, même involontairement, sur ces questions.

Question : Quelqu’un a fait remarquer que l’initiative de la Correctio, aussi sensationnelle fut-elle, n’est pas nouvelle, car déjà à l’époque de Jean-Paul II et de Benoît XVI, et même sous le pontificat de Paul VI, il y avait déjà eu des manifestes et des pétitions de théologiens, clercs et laïcs, à titre individuel ou en groupe. Ces personnes considéraient que le Concile Vatican II, par anti dogmatisme, avait introduit une rupture avec l’Église précédente ; ils accusaient donc les Pontifes romains de centralisme et de fermeture aux exigences de la modernité. Peut-on y voir une analogie avec ce qui se passe aujourd’hui ?

Réponse : Non, parce que c’était une attaque anticatholique contre le Magistère catholique. D’autres théologiens et laïcs, hostiles au Concile, ont exprimé leur opposition à toute saine innovation. Dans les deux cas, il s’agissait de protestations et non de corrections. Actuellement, ceux qui sont placés aux postes clés de l’establishment ecclésiastique, se taisent ou se contentent d’une défense officielle de l’institution, sans jamais entrer dans l’étude des hérésies qui font l’objet de demandes de corrections, en particulier, en ce qui concerne l’exhortation apostolique Amoris laetitia. Il faut rappeler de cet avertissement de saint Pie X, dans l’encyclique Pascendi : le fait de ne jamais confesser clairement sa propre hérésie est le comportement typique des modernistes, parce que c’est de cette façon qu’ils peuvent se cacher dans l’Église.

images/icones/bravo.gif  ( 855185 )Je vous rejoins totalement par Vianney (2018-10-14 16:35:17) 
[en réponse à 855175]

 
...ainsi que J.P. Parfu : les critères de canonisation ont indubitablement changé, et c’est Paul VI lui-même qui l’a suggéré à mots couverts au cours de l’audience générale du 3 juillet 1974, quand il a parlé d’un “climat spirituel différent” de celui qui animait les saints.

Le seul service qu’on puisse encore rendre à Paul VI, c’est de prier ces saints pour le salut de son âme. Si par malheur ces prières ne pouvaient plus lui profiter personnellement, au moins certaines de ses innombrables victimes pourraient-elles en bénéficier, en contribuant à leur rendre la messe catholique, le catéchisme catholique, l’Écriture sainte catholique dont ce pontife les a privés.

V.

images/icones/bravo.gif  ( 855201 )Très moderniste par Eti Lène (2018-10-14 20:56:39) 
[en réponse à 855185]

De séparer le spirituel et le temporel dans la vie de l'âme (et pas dans la vie publique où cette séparation est voulue par Dieu en ce qu'elle sépare les dirigeants de l'Eglise des dirigeants de l'Etat).

Paul VI, le 3 juillet 1974: (je reprends votre citation)


« Nous avons certainement entendu parler de la sévérité des saints pour les maux du monde. Beaucoup sont encore familiarisés avec les livres d’ascèse qui portent un jugement globalement négatif sur la corruption terrestre. Mais il est aussi certain que nous vivons dans un climat spirituel différent, étant invités, spécialement par le récent concile, à porter un regard optimiste sur le monde moderne, ses valeurs, ses conquêtes. Nous pouvons regarder avec amour et sympathie l’humanité qui étudie, qui travaille, qui souffre, qui progresse. Plus encore, nous sommes nous-mêmes invités à favoriser le développement civil de notre temps, en tant que citoyens désireux de s’associer à l’effort commun en vue d’assurer à tous un bien-être plus grand et plus large. La célèbre constitution « Gaudium et Spes » est tout entière un encouragement à cette attitude spirituelle nouvelle (si l’on peut dire). Mais ceci à deux conditions que nous rappellerons en les simplifiant. « Première condition : il faut maintenir une ligne de démarcation entre la vie chrétienne et la vie profane. Entre le spirituel et le temporel ne peut exister cette communion — ou plutôt cette confusion — d’intérêts et de manières de vivre que l’ancienne conception unitaire du christianisme rendait plus facile et plus habituelle. Plus le chrétien saura etc.



Cela découle simplement de ce en quoi ils croient:

41. (...) Car ils distinguent soigneusement cette double histoire ; et ce qui est à noter, c'est que l'histoire de la foi, ils l'opposent à l'histoire réelle, précisément en tant que réelle: d'où il suit que des deux Christs que Nous avons mentionnés, l'un est réel; l'autre, celui de la foi, n'a jamais existé dans la réalité; l'un a vécu en un point du temps et de l'espace, l'autre n'a jamais vécu ailleurs que dans les pieuses méditations du croyant. Tel, par exemple, le Christ que nous offre l'Evangile de saint Jean: cet Evangile n'est, d'un bout à l'autre, qu'une pure contemplation.

Source :Pascendi

Vous allez voir qu'à ce rythme, François va s'autocanoniser après avoir institué le mariage homo dans les églises, car avec de tels principes, il pourra se voir décerner la sainteté de lui-même avec ces nouveaux critères, ayant fait avancer la cause de la démocratie et du bien-être des gens dans l'Eglise. Car pour citer de nouveau Paul VI : "Plus encore, nous sommes nous-mêmes invités à favoriser le développement civil de notre temps, en tant que citoyens désireux de s’associer à l’effort commun en vue d’assurer à tous un bien-être plus grand et plus large."
images/icones/1g.gif  ( 855240 )Je remprendrais donc une citation par Adso (2018-10-15 17:16:24) 
[en réponse à 855172]

célèbre : "ce saint là n'est pas de ma paroisse"

Après tout, il y a tellement de saints que nous ne sommes pas obligés de prendre les "gudules" modernes...
images/icones/fsspx.gif  ( 855250 )Qu' est-ce que vous en pensez par Alanian (2018-10-16 03:25:50) 
[en réponse à 855172]

du communiqué de la FSSPX?
Bien que je ne suis pas récalcitrant, je trouve le communiqué un peu flou...
Voyez cette opinion (en anglais, ICI)
images/icones/fleche2.gif  ( 855251 )Et si vous jetiez un coup d'œil... par Sursum corda (2018-10-16 04:18:25) 
[en réponse à 855250]

Ici ?


SC
images/icones/bravo.gif  ( 855315 )L'abbé Paul Aulagnier par Anne Charlotte Lundi (2018-10-17 09:39:50) 
[en réponse à 855172]

Communiqué de la Fraternité Saint-Pie X à propos la canonisation ce dimanche 14 octobre du Pape Paul VI.

Je suis totalement en accord avec ce communiqué. Paul Aulagnier

Source Revue Item