Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=849742
images/icones/hein.gif  ( 849742 )Devinette liturgique estivale par Lycobates (2018-07-13 11:43:51) 

Cette photo reproduit une page d'un missel de 1847.

La question aux bibliophiles liturgiques est la suivante : n'allant pas au-delà de 1962, jusqu'à quelle date ce missel aurait-il pu être produit tel qu'il est présenté ici ?

images/icones/1e.gif  ( 849744 )Changement d'Introit par Adso (2018-07-13 12:22:54) 
[en réponse à 849742]

pour le 15 Aout, mais je n'ai plus la date...
images/icones/fleche2.gif  ( 849745 )8 décembre par Lycobates (2018-07-13 12:31:31) 
[en réponse à 849744]

Il s'agit de la fête de l'Immaculée Conception, au 8 décembre.
(c'est vrai que sur la photo "die 8 Decembris" en haut de page a dû être coupé, mais l'astuce n'est pas là).
images/icones/iphone.jpg  ( 849848 )Oui bien sûr où avais je la tête par Adso (2018-07-14 18:27:59) 
[en réponse à 849745]

Cela dit c’est aussi parce que j’ai un vieux missel pour le 15 août avec une photocopie de la « nouvelle messe » dedans ... mais puisque ce n’est pas ça le souci soulevé ici...
images/icones/1a.gif  ( 849859 )Le nouveau formulaire "Signum magnum" par Lycobates (2018-07-14 19:43:11) 
[en réponse à 849848]

pour la fête du 15 août fut introduit à l'occasion de la promulgation du dogme (1.11.1950), par décret de la Congrégation des Rites du 31.10.1950 (AAS 42/1950 793-795) et utilisé pour la première fois le 15.8.1951.

images/icones/neutre.gif  ( 849746 )Serait-ce l'intitulé ? par Turlure (2018-07-13 12:38:34) 
[en réponse à 849742]

La norme, à un moment donné n'aurait plus été d'écrire In Festo immaculatae Conceptionis mais In Conceptione immaculata ?

Quant à savoir en quelle année...
images/icones/neutre.gif  ( 849749 )Oui et non par Lycobates (2018-07-13 12:51:49) 
[en réponse à 849746]

L'intitulé existe sous diverses formes concurrentes
(aussi au nominatif : (Immaculata) Conceptio B.M.V.)

Faisons abstraction des textes de la messe (qui ont aussi pu changer).

Je parle plutôt d'un élément typographique.

images/icones/nounours.gif  ( 849747 ) Serait-ce... par Sacerdos simplex (2018-07-13 12:39:34) 
[en réponse à 849742]

...le "in festo" devenu ultérieurement "in festivitate" ?

Un simple prêtre (pas du tout spécialiste de ces questions, hélas)


images/icones/hein.gif  ( 849757 )i et j par Alexandre (2018-07-13 13:07:03) 
[en réponse à 849742]

En 1960, le Saint-Siège a prescrit de remplacer les j par des i.

Est-ce cela ?
images/icones/1b.gif  ( 849763 )i ou j, mais pas u ou v par Lycobates (2018-07-13 14:37:43) 
[en réponse à 849757]

Ah, ces presciptions du "Saint-Siège", qui sentent plus le Bea que le Bacci ...

Non, ce n'est pas cela
images/icones/hein.gif  ( 849758 )Références bibliques par Alexandre (2018-07-13 13:08:39) 
[en réponse à 849742]

Sauf erreur sur la date, à partir de l'édition typique de 1920, les références bibliques des textes sont plus précises : il y a aussi les versets.
images/icones/bravo.gif  ( 849764 )Gagné ! par Lycobates (2018-07-13 14:49:47) 
[en réponse à 849758]

Sans surprises, cher Alexandre, vous avez (encore) gagné !

Oui, à partir de l'édition typique de 1920, l'on a généralisé de donner dans tous les cas le détail complet des références bibliques (je crois savoir, et ce n'est pas non plus une surprise, n'est-ce pas, que c'est le consulteur de la maison allemande Pustet qui l'a suggéré), donc en l'occurrence Is. (ou Isai.) 61, 10 pour l'Introït, et Prov. 8, 22-35 pour l'épître, et pas seulement Is. 61 et Prov. 8.

Aussi, mais c'est encore plus tard, et je crois que cela dépend plus des éditeurs, on précise toujours le rang liturgique de la fête après l'intitulé, donc pour le 8 décembre Duplex I classis cum Octava communi dans la plupart des éditions après 1920.
images/icones/1b.gif  ( 849766 )Sed contra: par Yves Daoudal (2018-07-13 14:59:16) 
[en réponse à 849764]



La seule "précision" est le c de Prov. 8.

(Ça m'étonnerait que ce missel soit d'avant 1920.)
images/icones/fleche2.gif  ( 849770 )Je ne crois pas par Lycobates (2018-07-13 15:25:40) 
[en réponse à 849766]

Votre exemple doit dater des années 1890.
Il a les rubriques de l'édition typique du pape Léon XIII de 1884.
images/icones/neutre.gif  ( 849780 )Vous avez certainement raison. par Yves Daoudal (2018-07-13 16:23:50) 
[en réponse à 849770]

Je ne suis pas assez au fait des rubriques de Léon XIII. L'état du livre me faisait penser qu'il était plus récent.

Et en effet dans mon missel de voyage de 1920 il y a les références précises.
images/icones/hein.gif  ( 849759 )æ accentué (?) par Alexandre (2018-07-13 13:10:07) 
[en réponse à 849742]

Tout est dans le titre.
images/icones/hein.gif  ( 849765 )question technique? par Lycobates (2018-07-13 14:53:23) 
[en réponse à 849759]

C'est peut-être une question technique de mettre ou de ne pas mettre l'aigu sur la ligature æ (ae) ?
images/icones/1i.gif  ( 849839 )Pas possible par Alexandre (2018-07-14 12:47:06) 
[en réponse à 849742]

Missel de 1847 (mil huit cent quarante-sept), vous êtes sûr ?

La messe Gaudens Gaudébo n'a été introduite dans le Missel Romain qu'en 1863, si je ne m'abuse, en tous cas après la définition du dogme (1854).
Auparavant, c'était la messe du 8 septembre en remplaçant natívitas par concéptio.

Sans doute le missel date-t-il de 1847, mais la page que vous nous donnez a été insérée plus tard...
images/icones/1b.gif  ( 849861 )Je me suis posé la même question par Lycobates (2018-07-14 20:10:49) 
[en réponse à 849839]

Et je savais, cher Monsieur, que vous alliez la soulever !

Oui, ce Missel est de 1847 et oui, la Messe Gaudens gaudebo fut introduite dans le Missel romain universel par le pape Pie IX, bien après la promulgation du dogme (pour certains probablement une "aberration romaine parmi d'autres, et qu'on est donc censé approuver"), le 25 septembre 1863, avec effet, hors Rome, à partir de 1864. (Decr. auth. 3119)

Il s'agit donc impérativement d'une feuille ajoutée, comme vous le soupçonniez.
Mais je n'en ai pas vraiment de preuve, car je n'ai pas le missel devant moi, et je ne connais que cette reproduction.

Je regrette un peu, après coup, de ne pas avoir trouvé la photo d'une messe plus "anodyne" (dont le formulaire n'avait jamais changé depuis 1570, et même au-delà), plutôt que celle du 8 décembre, pour illustrer le petit détail typographique que j'avais en tête.
Cela aurait moins détourné l'attention.
Enfin, bref.

En tout cas, vous avez gagné !
images/icones/1d.gif  ( 849868 )Il suffisait de demander par Alexandre (2018-07-14 22:30:04) 
[en réponse à 849861]


images/icones/fleur.gif  ( 849870 )J'y songerai la prochaine fois ! par Lycobates (2018-07-14 22:50:50) 
[en réponse à 849868]

Mendicare non erubesco !

Magnifique exemplaire que celui-ci de ma maison favorite, sans être chauvin, Pustet de Ratisbonne
(et parfaitement illustrative de mon propos ; les lettres b, c, d, et peut-être e doivent indiquer la place relative de la péricope dans le chapitre, le début du chapitre n'est pas indiqué par a).

De belles gravures, une belle lettre très claire et incisive, pas trop petite, une impression intelligente qui évite de devoir tourner les pages au mauvais moment, une composition commode répétitive qui évite d'aller chercher des portions de messes prises du commun, ou des mémoires, etc.
Bref, un joyau.

Merci !
images/icones/5b.gif  ( 849906 )Là vous me cherchez... par Yves Daoudal (2018-07-15 17:24:13) 
[en réponse à 849861]

Hélas je dois comprendre que nous ne pouvons vraiment pas être d'accord.

Certes, je n'apprécie guère la promulgation du dogme de l'Immaculée Conception (auquel je crois bien évidemment et je donnerais même ma vie plus facilement pour celui-là que pour d'autres), mais ce n'est pas du tout du même niveau que prétendre qu'un successeur des apôtres soit sous l'autorité d'un simple prêtre. (On ne m'a d'ailleurs donné aucune réponse pertinente, hormis in fine celle des statuts des pères blancs, qui sont donc, si c'est vrai, et je le répète, une aberration ecclésiologique.)
images/icones/fleche2.gif  ( 849926 )Tentative de réponse par Peregrinus (2018-07-16 09:44:40) 
[en réponse à 849906]

En ce qui concerne l'exemple que j'avais pris du vicaire général élu sede vacante par un chapitre métropolitain et exerçant sur les évêques suffragants la juridiction métropolitaine, il me semble qu'il est fondé tout simplement sur la distinction des pouvoirs d'ordre et de juridiction. Le fonds de ce dernier pouvoir appartient à l'unité, qui le partage entre les différents ministres.

Cet exemple ne porte pas atteinte à la juridiction des évêques pour deux raisons.

1° Comme l'explique bien Journet (L'Eglise du Verbe incarné, vol. 1, Editions Saint-Augustin, 1998, p. 70), la juridiction peut exister chez ceux qui sont privés du pouvoir d'ordre épiscopal, mais trouve alors en d'autres son sujet ultime et définitif. C'est ainsi que de simples prêtres peuvent avoir autorité sur des évêques.

2° Des canonistes de tendances très diverses, aussi bien le cardinal de Luca, conseiller d'Innocent XI, que le canoniste de Louvain Van Espen, très peu suspect d'ultramontanisme débridé, ont expliqué que la juridiction épiscopale retourne sede vacante au chapitre par droit de non-décroissement : le chapitre étant comme presbytère de l'évêque reconnu par les conciles un seul corps avec lui, il possède solidairement avec le prélat la juridiction, quoique celle-ci soit exercée par l'évêque seul du vivant de celui-ci.
La juridiction du métropolitain peut donc retourner à son chapitre en attendant qu'un successeur lui ait été donné.

En ce qui concerne la FSSPX, qui est à l'origine de cette discussion, il me semble précisément que ses évêques étant sans mission, ils ne succèdent à personne et peuvent donc, dans cette zone grise canonique où malheureusement ils se trouvent encore, être soumis à des prêtres du second ordre en attendant qu'il soit mis bon ordre à la situation canonique de la Fraternité.

Peregrinus
images/icones/1a.gif  ( 849933 )Autre tentative de réponse par Alexandre (2018-07-16 12:09:48) 
[en réponse à 849926]

Dans ce post.
images/icones/fleche2.gif  ( 849934 )Vicaire « général » par Alexandre (2018-07-16 12:14:05) 
[en réponse à 849926]

Je pense que vous vouliez écrire « capitulaire »...

Quoi qu'il en soit, un vicaire capitulaire (aujourd'hui administrateur diocésain, élu par le collège des consulteurs) n'a pas les mêmes pouvoirs que l'évêque diocésain. Il faudrait se plonger dans les Codes (1917 et 1983) pour préciser les choses. Malheureusement, je n'en ai pas le temps, maintenant. Le canon 705 me paraît déjà bien clair, néanmoins.
images/icones/fleche2.gif  ( 849935 )Le vicaire capitulaire par Peregrinus (2018-07-16 12:48:09) 
[en réponse à 849934]

Le vicaire capitulaire, ou les vicaires capitulaires dans l'usage français tant de l'Ancien Régime que de l'époque concordataire, ne doivent rien innover pendant le temps de leur administration.

Il me semble que le vicaire capitulaire peut être dit vicaire général dans la mesure où il n'est pas vicaire du chapitre, mais bien vicaire de l'évêque (Bouix, De Capitulis, pars V, sect. II, cap. III) quoiqu'il soit élu par le chapitre, qui ne peut cependant pas le révoquer.

Peregrinus
images/icones/hein.gif  ( 849936 )Vicaire « de l’évêque » par Alexandre (2018-07-16 13:00:08) 
[en réponse à 849935]

Quel évêque ?

Le vicaire capitulaire avait précisément pour fonction de suppléer l’absence d'évêque !