Le Forum Catholique

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images/icones/union-jack.png  ( 843811 )L'accord Vatican-Chine va être bientôt signé par Jean Kinzler (2018-02-02 16:35:53) 

Exclusive: China-Vatican deal on bishops ready for signing - source
Philip Pullella

VATICAN CITY (Reuters) - A framework accord between the Vatican and China on the appointment of bishops is ready and could be signed in a few months in what would be an historic breakthrough in relations, a senior Vatican source said.


An even partial resolution of the thorny issue of who gets to appoint bishops could open the way for a resumption of diplomatic relations nearly 70 years after they were cut during the Communist takeover of China.

Full relations would give the Church a legal framework to look after all of China’s estimated 12 million Catholics and move on to focus on Catholic growth in a country where Protestant churches are already growing fast.

Catholics in China are split between those in “underground” communities that recognize the pope and those belonging to a state-controlled Catholic Patriotic Association where bishops are appointed by the government in collaboration with local Church communities.

Under the formal deal, the Vatican will have a say in negotiations for the appointment of future bishops, the source told Reuters, declining to give details.

“It is not a great agreement but we don’t know what the situation will be like in 10 or 20 years. It could even be worse,” the source said on Thursday.

“Afterwards we will still be like a bird in a cage but the cage will be bigger,” he said. “It is not easy. Suffering will continue. We will have to fight for every centimeter to increase the size of the cage,” he added.

The source rejected recent accusations by a senior cardinal that the Vatican was prepared to “sell out” the Church in China and media suggestions that Pope Francis was out of the loop on China negotiations.

He said the pope followed the China dossier very closely and had backed an offer made to two Chinese bishops loyal to the Vatican in which they would take on different positions in their dioceses in order to facilitate an overall accord with government-backed bishops.

Five out of seven very complex situations regarding “illegitimate bishops”, those with government backing, had been resolved. They have asked for a pardon from Pope Francis and to be made legitimate in the eyes of the Church.

CHINA SAYS WILLING TO FURTHER IMPROVE TIES
The Chinese Foreign Ministry said in a statement provided to Reuters on Friday that China had always been sincere in its efforts to improve China-Vatican relations.

“We are willing to, in accordance with relevant principles, continue to engage in constructive dialogue with the Vatican side and push forward the improvement of bilateral ties.”

Last December, with papal backing, a Vatican delegation went to China to make an offer relating to two Vatican-recognized bishops.

One, an 87-year-old prelate, would retire to make way for a state-backed bishop to succeed him. Under the scenario, the government would officially recognize the Vatican-backed prelate as “bishop emeritus”.

Another Vatican-recognized bishop would become an auxiliary, or assistant, to one who had been appointed by the government. Though he would effectively take on a lesser role, the government would grant him official recognition as part of the deal.

The source said both Vatican-backed prelates recognized they would be making sacrifices for the greater good of the Church.

There currently was what the source called “a gentleman’s agreement” on seven government-backed bishops who would be made legitimate after seeking a papal pardon but this still had to be formalized.

Dossiers have to be prepared for the pope in order to make the case for legitimizing them.

This week, Cardinal Joseph Zen, 86, the outspoken former bishop of Hong Kong, caused a stir with a Facebook post highly critical of the Vatican’s recent overtures to China.

Zen wrote: “So, do I think that the Vatican is selling out the Catholic Church in China? Yes, definitely, if they go in the direction which is obvious from all they are doing in recent years and months”.

In a sharply worded statement following the post, the Vatican said it was surprising and regrettable that some people in the Church were “fostering confusion and controversy”.

Zen, who has often criticized the Vatican’s attempt at rapprochement with Beijing, suggested that Vatican diplomats doing the groundwork were keeping the pontiff in the dark or even going against his wishes.

The Vatican statement said there was no “difference of thought and action” between the pope and his aides and the source said the pope had been fully briefed before the delegation left for Beijing in December and after it returned.

Reporting By Philip Pullellareuters
et
ici
images/icones/1n.gif  ( 843834 )Indifférence générale par Peregrinus (2018-02-03 13:16:57) 
[en réponse à 843811]

L'indifférence générale dans laquelle cette affaire importante est accueillie m'étonne et me consterne.

Je remercie très vivement Yves Daoudal d'avoir parlé du contraste singulier de l'attitude romaine et de celle des confesseurs de la foi.

Peregrinus
images/icones/neutre.gif  ( 843837 )[réponse] par Yves Daoudal (2018-02-03 13:38:00) 
[en réponse à 843834]

Merci. Je me permets de rappeler aussi mon article précédent, sur l'origine de l'affaire actuelle.

En Italie on en parle davantage, comme on peut le constater par les articles traduits par Benoît et moi (voir ici, et le cri de Mgr Negri).
images/icones/coeurbrise.gif  ( 843841 )Merci beaucoup par Peregrinus (2018-02-03 16:29:51) 
[en réponse à 843837]

Merci beaucoup pour votre article précédent, qui m'avait échappé.

Et pour avoir jeté un coup d’œil aux commentaires qui suivent, en tant que chercheur sur la Révolution et le Concordat, je dois vous donner raison contre ceux qui disent que François ne fait que ce qu'a fait Pie VII en 1801-1802. Rome a certes donné l'institution canonique à d'anciens jureurs intrus non rétractés, mais c'est en réalité le résultat d'une manœuvre de Bernier, qui a fait croire au cardinal Caprara qu'ils avaient consenti une formule orale de rétractation. Dans l'affaire, Rome croyait donc ces ecclésiastiques dans une situation régulière, mais a été trompée, puis mise devant le fait accompli (l'affaire n'en a pas moins coûté à Bernier son chapeau de cardinal).
Certains anciens constitutionnels étaient par ailleurs à cette date déjà parfaitement rétractés, notamment le très digne Charrier de La Roche.

Et surtout, en aucun cas, Pie VII n'a substitué aux évêques légitimes les faux évêques intrus qui avaient envahi leurs sièges.

On est donc très loin de l'actuel et effarant coup de force romain contre ces Eglises persécutées.

Peregrinus
images/icones/fleche3.gif  ( 843839 )non, c'est triste ... par jejomau (2018-02-03 15:47:50) 
[en réponse à 843834]

Mais comme c'est toute une partie de l'Eglise au pouvoir qui a décidé de tout "bazarder", que faire ? QUE DIRE ?

Tenez, la CEF vient de rencontrer le MRJC et ses excommuniés du fait de leur position en faveur des avortements (sans compter leur prise de position POUR le Genre) . Conclusion ? Circulez, il n'y a rien à voir : tout va très bien dans le meilleur des mondes! c'est ce que dit leur communiqué :

première partie et rappel de la CEF :

Un communiqué publié le vendredi 20 janvier par le Conseil d’administration du Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC) a suscité de nombreuses réactions par voie de presse et de réseaux sociaux, dont celle de la Conférence des évêques de France le samedi 21 janvier lui demandant modification des propos.
Réunis ordinairement ces 29 et 30 janvier 2018, le Conseil des évêques pour les mouvements et associations de fidèles souhaite apporter les éclairages nécessaires, espérant ainsi sortir de la confusion générée cette semaine.
Lorsqu’elle est canoniquement reconnue comme mouvement d’Église, une association de fidèles a véritablement la confiance de l’Église catholique pour porter et diffuser une parole conforme au magistère et fidèle à l’Évangile. Elle peut même être soutenue au travers de la nomination d’une aumônerie pour l’accompagner dans sa mission, parfois aussi par la mise à disposition de locaux et de moyens logistiques, selon les capacités des diocèses.
Sur la base de cette confiance, la liberté de parole est légitime dans la mesure où elle sert la vocation de tout baptisé à transformer le monde à la lumière de l’Évangile. Il est normal d’avoir une diversité d’approches. Si les situations sont éclairées par un même enseignement à portée universelle, les implications concrètes et singulières peuvent être, quant à elles, diverses.
Le MRJC génère en bien des espaces ruraux des initiatives originales pour retisser et servir les liens des personnes habitant un même territoire. Par son engagement auprès des jeunes, et du travail réalisé avec les collectivités publiques et associations, il est souvent force de proposition là où des progrès sont réalisables pour un développement humain intégral.
Ce développement s’enracine cependant dans une culture de la vie. C’est pourquoi la Conférence des Évêques a interpellé le MRJC. Car si l’Église entend la souffrance des personnes qui affrontent la perspective d’une naissance difficile, elle ne peut considérer l’avortement comme une réponse appropriée.
Ce qui est attendu d’un mouvement d’Église sur une question aussi grave est de pouvoir accompagner les personnes tout en envisageant pour notre société de réelles perspectives qui intègrent le principe intangible de la dignité de la personne humaine. Dans la tradition de l’Église catholique, ce principe est à comprendre non seulement entre la naissance et la mort, mais depuis sa conception jusqu’à la mort naturelle.


deuxième partie sur les propos du MRJCF :

Une rencontre suscitée ce jour avec les responsables du MRJC et leur aumônier a permis de clarifier ce sur quoi il y avait eu interpellation, et de nous remettre d’accord sur le pacte de confiance qui oblige un mouvement d’Église.

LIEN



Voyez : tout va bien ... !


images/icones/hein.gif  ( 843851 )Parallèle possible entre Pie VII/Napoléon et François/Xi Jinping ? par Candidus (2018-02-03 20:01:10) 
[en réponse à 843834]

Ce qui semble être demandé aux évêques chinois légitimes, vivant dans la clandestinité, ne pourrait-il pas être comparé au sacrifice demandé puis exigé des évêques d'Ancien Régime par Pie VII ?

Dans les deux cas cela a abouti à ce que des évêques méritants qui avaient défendu les droits du St Siège au péril de leur vie, renoncent à leur siège épiscopal au profit d'apostats ayant accepté de se soumettre à un pouvoir séculier anti-chrétien.

Dans les deux cas aussi la résipiscence des évêques consacrés illégitimement était loin d'être évidente.

Qu'en pensez-vous ?
images/icones/1b.gif  ( 843854 )La réponse par Yves Daoudal (2018-02-03 20:20:59) 
[en réponse à 843851]

est juste au-dessus.
images/icones/heho.gif  ( 843865 )Non par Aigle (2018-02-04 08:29:02) 
[en réponse à 843851]

Car le premier consul était catholique et le catholicisme était déclaré religion de la majorité du peuple français.

XI n est pas catholique
images/icones/fleche2.gif  ( 843867 )Pas de parallèle possible par Peregrinus (2018-02-04 11:13:00) 
[en réponse à 843851]

Il me semble qu'il n'est pas possible de tirer un tel parallèle.

L'affaire des évêques anciens constitutionnels non rétractés est maintenant assez bien connue, elle a été exposée aussi bien par André Latreille dans son ouvrage sur le cardinal Fesch que par Bernard Plongeron.

En voici les principaux traits.

La convention du 26 messidor an XI, ou Concordat du 15 juillet 1801, ne dit pas un mot du clergé jureur. En revanche, il prévoit une nouvelle circonscription ecclésiastique, ce qui implique largement un remaniement de la hiérarchie.

Bonaparte annonce alors au Saint-Siège qu'il a l'intention de nommer plusieurs anciens jureurs aux nouveaux évêchés concordataires. Pie VII fait part de sa répugnance et charge son légat le cardinal Caprara d'écarter ces ecclésiastiques.

Lorsque Caprara s'aperçoit qu'il ne fléchira pas Bonaparte, il s'emploie à éviter le pire en écartant du moins les chefs du parti constitutionnel, notamment Grégoire, et rappelle qu'il faut que tous les ecclésiastiques nommés aux évêchés adhèrent aux jugements du Saint-Siège sur les affaires de France.

Le 30 mars 1802, Bonaparte annonce la nomination de quarante-cinq évêques, dont douze anciens jureurs. Il faut noter aussitôt qu'aucun de ces douze évêques n'est nommé au siège qu'il avait envahi pendant la Révolution. Caprara, auquel le temps manque, finit par accepter un moyen terme : il se contentera d'une rétractation verbale des intéressés en présence de deux témoins.

L'abbé Bernier, ancien aumônier des armées vendéennes, nommé évêque d'Orléans, certifie alors à Caprara qu'il a obtenu cette rétractation verbale.

Ce n'est qu'après que l'institution canonique a été donnée aux évêques que la supercherie a été découverte, lorsque certains de ces évêques, notamment Dominique Lacombe, ancien intrus de Bordeaux, nommé à Angoulême, ont nié avoir consenti à quelque rétractation que ce soit.

Rome a donc été mise devant le fait accompli ; Pie VII a été proprement consterné, mais il était trop tard. Le pape n'en a pas moins refusé de donner le moindre signe de communion à ces prélats jusqu'à décembre 1804-janvier 1805, lorsqu'au terme de discussions mouvementées, les anciens constitutionnels qui de leur propre mouvement n'avaient fait aucune rétractation (entre-temps, Mgr Primat, archevêque de Toulouse, et Mgr Leblanc de Beaulieu, évêque de Soissons, avaient exprimé leur repentir) ont accepté de signer une formule par laquelle ils se soumettaient aux jugements du Saint-Siège et de l'Eglise.

Il reste bien sûr qu'à bien des égards le Concordat était un coup de force sans précédent dans l'histoire de l'Eglise. Mais jamais Pie VII n'aurait accepté la substitution d'intrus non rétractés à des évêques fidèles.

Peregrinus
images/icones/hum2.gif  ( 843855 )Indifférence générale par AVV-VVK (2018-02-03 20:33:35) 
[en réponse à 843834]

aussi à l 'égard de l 'influence grandissante, angoissante des Chinois communistes dans les relations internationales, financières et économiques. Il n'y a pas uniquement l' islamisation qui nous menace.
images/icones/1v.gif  ( 843848 )Malheureux ! par Jean-Paul PARFU (2018-02-03 19:43:39) 
[en réponse à 843811]

A travers le pape infaillible, c'est Jésus-Christ qui agit !

Attention au libre examen et de ne pas devenir des Protestants !

Le pape sait ce qu'il fait, même si nous, nous ne comprenons d'abord pas toujours. Nous comprendrons un jour qu'il avait raison !

Il faut donc approuver et obéir !
images/icones/1y.gif  ( 843856 ) La mafia de St-Gall par Steve (2018-02-03 20:55:26) 
[en réponse à 843811]

Grâce à ceux qu'elle a mis en place, par la bande ; la mafia de St-Gall va encore frapper.
Encore heureux pour elle que le Bon Dieu soit miséricordieux.

De là à ce qu'Il soit aveugle, ça, c'était pas écrit dans le caté.