Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=838688

( 838688 )
Quand un Président français demandait au Pape de bénir la France par Jean Kinzler (2017-11-18 17:25:49)
"La mission vient de m'être donnée de diriger à nouveau la France. Au moment où j'assume cette lourde responsabilité, ma pensée se porte vers Votre Sainteté. En toute piété, j'appelle son soutien spirituel sur mon action en lui demandant de bénir la France."
twitter

( 838692 )
Concours de légendes ... par Paterculus (2017-11-18 20:03:50)
[en réponse à 838688]
... pour votre photo.
Moi je propose :
Le Grand Charles et le Petit Jésus
Votre dévoué Paterculus

( 838799 )
Ceci n’est pas un communiste agent de l’étranger. par Marquandier (2017-11-20 20:47:59)
[en réponse à 838692]

( 838693 )
bénédiction ? par henri.p (2017-11-18 20:13:53)
[en réponse à 838688]
Le 28 décembre 1967 De Gaule en laissant passer la "pilule" contrecarrait la loi de Dieu et laissait s'abattre sur la France une terrible malédiction ...

( 838696 )
Précisions par Aigle (2017-11-18 20:31:47)
[en réponse à 838693]
De Gaulle était nataliste et très hostile à la contraception comme à l'avortement. Pour un homme de son âge, il n'y avait pas à hésiter.
La loi Neuwirth a autorisé la contraception à une date où tout le monde pensait (à tort) que le Saint siège allait changer d'avis sur le sujet.
Et d'ailleurs les décrets d'application n'ont été publiés qu'en 1973 signés de Pompidou et de non du général ...

( 838703 )
La foi du général par gégé81 (2017-11-18 22:10:32)
[en réponse à 838696]

( 838705 )
Sur Aleteia par gégé81 (2017-11-18 22:33:10)
[en réponse à 838703]
La foi ardente du général de Gaulle
Benjamin Fayet | 09 novembre 2017
Dans une vie dédiée au service de la France, l’homme du 18 juin est armé, certes, d’un sens politique exceptionnel, mais aussi, on l'oublie parfois, d'une foi à toute épreuve. Celle-ci remonte aux premières années de sa vie.
La mère du futur général est sa première éducatrice religieuse, animée par une piété chevillée au corps, comme il en témoignera à la fin de sa vie dans ses Mémoires de Guerre : « Ma mère portait à la patrie une passion intransigeante à l’égal de sa piété religieuse.« Chez les de Gaulle, on croit en Dieu et en la France : l’un ne va pas sans l’autre. La vie du jeune Charles, baptisé dès son premier jour, est donc placée sous le signe de la croix. Qui plus est, sa famille porte un attachement particulier pour le culte marial.
Un miracle à Lourdes ?
Lors de son enfance, sa formation scolaire est confiée aux Jésuites. C’est durant ces années, après sa communion à la chapelle de l’Immaculée Conception à Paris, qu’il est conduit à servir la messe. Il y portera l’enthousiasme du jeune catholique fervent qu’il ne cessera d’être toute sa vie. S’y ajoute une croyance dans la vie surnaturelle marquée par son pèlerinage à Lourdes, à l’âge de 17 ans, au cours duquel il assiste à un miracle selon le livre d’entretiens entre son fils, Philippe de Gaulle, et Michel Tauriac. À sa mère, il écrit que, sous ses yeux, une femme paralysée et tuberculeuse a guéri pendant la procession du Saint-Sacrement. Une scène qui l’aurait fait réfléchir au sacerdoce selon certains. Une idée balayée des années plus tard par ses proches.
Dans son cœur, l’appel des armes raisonne plus intensément. C’est vers Saint-Cyr qu’il se dirige pour entamer la carrière militaire et servir la France. Quand le sinistre mois d’août 1914 amène son effroyable guerre, c’est sûrement avec les vers de Charles Péguy — dont il admire les écrits — qu’il monte au front : « Mère, voici tes fils qui se sont tant battus… ». À son retour de captivité, après avoir été blessé et fait prisonnier à Verdun, il se marie avec Yvonne Vendroux dont le catholicisme ardent sera parfois moqué lorsqu’elle accompagnera son mari à l’Élysée.
Les grands auteurs catholiques
C’est dans l’entre-deux-guerres, alors, qu’il devient professeur à Saint-Cyr, qu’il écrit certains de ses livres de théorie militaire dans lequel il montre son esprit visionnaire, particulièrement sur l’utilisation des blindés. Ses lectures sont alors très variées, et si elle le porte vers les grands auteurs catholiques comme Bernanos, Psichari, Mauriac, ou Chateaubriand, il ne se limite pas à ceux-ci, et apprécie, également, la philosophie de Nietzche dont il aime le pessimisme philosophique.
Un pessimisme qui, heureusement, ne l’habite pas en 1940. Année où il devient, avec son appel du 18 juin, l’incarnation de l’espoir. Une espérance lumineuse, de l’autre côté de la manche, quand la nuit s’abat sur la France. On l’oublie parfois d’ailleurs, et il est nécessaire de le rappeler : ce sont pour beaucoup des catholiques qui répondirent à son appel. Un engagement précoce qui tranche avec celui des communistes qui attendent, eux, l’attaque de l’Allemagne contre l’URSS, en juin 1941, pour rejoindre la Résistance et son armée des ombres. D’autres grandes figures de la France Libre, comme le général Leclerc ou l’amiral d’Argenlieu, ancien carme, partagent d’ailleurs cette pratique religieuse loin de l’anticléricalisme des élites de la IIIe République.
Un Magnificat à Notre-Dame
En Angleterre, le Général trouve d’ailleurs le temps d’aller à la messe le dimanche malgré le poids de ses responsabilités et on le retrouve souvent à la cathédrale catholique de Westminster entre deux réunions dominicales. Après le débarquement du 6 juin, quand la libération de Paris embrase la capitale, le général de Gaulle retrouve enfin la capitale libérée. Le 26 août 1944, il descend en vainqueur les Champs-Elysées, entouré d’une foule euphorique. Les Parisiens l’accompagnent jusqu’à la Notre-Dame pour assister à un Magnificat et rendre grâce pour la victoire.
Mais, ensuite, la France retrouve ses divisions d’avant guerre. En 1946, en raison de son hostilité à la nouvelle constitution, il démissionne. Charles de Gaulle entame sa longue traversée du désert. C’est à Colombey-les-deux-Églises, chez lui, dans l’austère région du chaumontais qu’il prépare son retour et commence à écrire ses Mémoires. Au cours de ces années difficiles, il est aussi marqué par la mort de sa fille Anne, atteinte de trisomie 21, avec laquelle il sera enterré. C’est aussi à ce moment que son neveu, François de Gaulle, entre dans les ordres et devient père blanc en Afrique. Cet engagement suscite une grande émotion chez lui, comme l’entrée au Carmel de sa secrétaire, Elizabeth de Miribel, à laquelle il écrit avec son style inimitable et classique : « Vous apporterez à Dieu, en même temps que vous même, une œuvre dont vous avez pris une large et noble par et des expériences françaises qui brûleront jusque sur nos tombeaux. »
La foi comme moteur de sa vie
Durant ces années, il trouve malgré tout la force dans la religion et on le voit régulièrement se confesser dans une maison de retraite de vieux prêtres, près de Colombey. Sa piété est décrite par son fils, Philippe de Gaulle par ces mots : « Sa foi profonde était le moteur de sa vie mais il ne l’étalait jamais. C’était une affaire intérieure, si intérieure, si retenue que pour certains — dont l’extériorisation des sentiments était la règle — ont parfois douté à tort de son existence. »
En 1958, la crise algérienne ramène au pouvoir celui que l’on considère toujours comme le sauveur de la France. Le voilà, les mains libres pour instaurer la Ve République, si fidèle à ses conceptions politiques. Elle lui offre les capacités de guider le pays pendant plus de dix ans, avec d’incontestables succès diplomatiques et économiques. Au cours de cette décennie, il poursuit son devoir de chrétien et va régulièrement à la messe. Cependant, lorsqu’il y assiste en tant que chef de l’État, il se refuse à communier car il incarne alors l’État dans l’Église.
Une foi privée
En privé, il n’hésite pas, toutefois, à continuer à communier, toujours accompagné par son épouse qui ne manque jamais un office dominical. Lors d’un voyage en URSS, il n’hésite pas à demander l’ouverture de la cathédrale de Leningrad, fermée depuis près de cinquante ans, pour assister à un office et marquer son soutien à l’égard de l’Église russe brimée par le pouvoir soviétique.
Après sa démission de 1969, il voyage en Irlande et en Espagne, deux terres catholiques où il ne manque pas de visiter les lieux de culte. Il parcourt avec admiration ces terres imprégnées par la piété de ses habitants. À son retour, en 1970, il s’éteint d’une rupture d’anévrisme mais a le temps de recevoir l’extrême-onction des mains du prêtre du village. Le Général de Gaulle est enterré, après une cérémonie intime dans l’église de Colombey-les-deux-Églises et un requiem à Notre-Dame de Paris, en présence des plus grands souverains et chefs d’État étrangers. Ainsi s’achève la vie de ce grand patriote et de ce grand chrétien.
Aleteia

( 838708 )
Ils se réclament tous de De Gaulle l’imposteur en chef ! par Luc de Montalte (2017-11-19 01:03:04)
[en réponse à 838693]
Plus le temps passe, plus le culte de de gaulle se renforce dans leur République judéo-maçonnique. Au fond, quoi de plus logique que cet imposteur en chef soit l’inspirateur et la référence des nullités et des traîtres qui nous gouvernent ? Le 9 novembre, anniversaire du 47e anniversaire de sa disparition, les différents politiciens se sont tous succédé sur la tombe du fondateur de la Ve République et du fossoyeur de l’Algérie française. Le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer, a ouvert le bal des cloportes. Puis vint Laurent Wauquiez, le principal candidat à la présidence des Républicains. Florian Philippot, qui ne cesse de se réclamer de l’homme de Colombey et qui affiche en permanence à son veston une croix de Lorraine, vint avec toute une délégation fleurir la tombe du plus grand commun diviseur des Français avant d’aller présider un déjeuner républicain avec ses Patriotes. Mais le FN mariniste tenait aussi à être là, l’eurodéputé Gilles Lebreton représentait donc Marine Le Pen et insistait devant les caméras pour expliquer qu’au FN, malgré le départ de Philippot et de ses proches, il restait encore beaucoup de gaullistes. La gauche elle-même tint à rendre hommage à l’homme qui préféra Maurice Thorez au maréchal Pétain : Anne Hidalgo, le maire de Paris, alla donc aussi à Colombey. Le gouvernement Macron n’était pas en reste, puisque “la” secrétaire des Etats auprès de “la” ministre aux Armées présida en fin de matinée une cérémonie d’hommage à De Gaulle.
Lorsque des politiciens se réclament de ce général de brigade à titre temporaire cela ne présage rien de bon. Tous ceux en effet qui se sont inscrits dans son sillage, ont revendiqué son héritage, de Chirac à Sarkozy, de Balladur à Juppé, ont œuvré à la destruction de la France, de son indépendance, de sa souveraineté, de ses libertés, de son intégrité territoriale. C’est d’ailleurs toute l’imposture du gaullisme de se prétendre l’incarnation la plus achevée et la plus intransigeante du patriotisme, de l’attachement charnel à la nation alors même que De Gaulle rendit la France plus petite qu’il ne l’avait trouvée en liquidant son immense et puissant empire colonial d’où par contrecoup une immigration massive, une forme de colonisation à rebours. Chaque fois qu’il parvint ou revint au pouvoir, c’était pour ramener avec lui les pires des républicains, des communistes, des francs-maçons. N’oublions pas qu’il fit d’un petit-fils de rabbin, Michel Debré, un Premier ministre, que René Cassin, juif de père et mère, écrivit à la demande de De Gaulle les statuts de la France libre, qu’il fit de l’israélite Lucien Neuwirth l’un de ses intimes. C’est d’ailleurs sous sa longue présidence que fut légalisée la pilule contraceptive dont les conséquences furent dévastatrices quant à la fécondité, à la stabilité et à la solidité des familles.
Mais plus que tout, c’est sans doute le mensonge que De Gaulle a érigé en art de gouvernement. A maintes reprises il avait promis solennellement de conserver l’Algérie française, l’armée, la nation, les Français d’Algérie et les harkis pour la plupart d’entre eux avaient cru à sa parole alors qu’il avait déjà décidé de trahir sa parole, qu’il leur mentait effrontément. Le livre de Peyrefitte ne laisse aucun doute sur la question. Si depuis le mensonge a à ce point empuanti la vie publique, le corps social tout entier, le gaullisme y est pour beaucoup. Autrefois on accordait beaucoup d’importance à la parole donnée, à l’honneur, au respect des engagements. Donner un tel contre-exemple, un tel contre-témoignage au sommet de l’Etat a eu des effets absolument catastrophiques. Car, on le sait, le poisson pourrit toujours par la tête.
Par ailleurs, et sa responsabilité est là aussi très grave, le fondateur de la Ve République a laissé l’école et la culture à la gauche marxiste. Ses principaux ministres de l’Education nationale, Christian Fouchet et Edgar Faure, contribuèrent au démantèlement de l’enseignement, et singulièrement de l’enseignement supérieur, par des réformes détestables. La ruine de l’université porte un nom : Charles De Gaulle. La réforme conduite par Edgar Faure marque également une rupture dans l’enseignement français en intégrant des revendications de mai 68 et notamment la participation à la gestion des établissements de tous les acteurs de l’enseignement, y compris les élèves mineurs (c’est la création démagogique des délégués de classe) et la facilitation de l’interdisciplinarité tandis que l’étude de la langue latine est reportée de la sixième à la quatrième. Quant à André Malraux, il fit de ses maisons de la culture un nid de gauchistes.
On comprend donc mal que des hommes de droite, ou prétendus tels, se disent gaullistes. L’expérience prouve en tout cas qu’on ne peut nullement faire confiance à des politiciens se réclamant de l’homme de la BBC. Avec un tel parrainage leur trahison, leur forfaiture est acquise d’avance. Il n’est pas étonnant qu’à notre époque où ne triomphent que les menteurs et les vendus toute la classe politico-médiatique se réclame de l’un des plus grands imposteurs du XXe siècle. On ne construira rien sur les mythes gaullistes. Plus que jamais, et même s’il est isolé, RIVAROL a été, est et restera ardemment anti-gaulliste.
Autre endroit de défilé solennel le lundi 13 novembre, le Bataclan et les divers lieux qui ont été le théâtre des attentats de 2015. Emmanuel Macron a payé de sa personne en apparaissant au bord des larmes alors qu’il saluait un proche d’une victime. Une longue minute embarrassante durant laquelle il est allé jusqu’à prendre dans ses bras et embrasser son interlocuteur. Puis, accompagné de son épouse, de François Hollande, d’Anne Hidalgo et de Bernard Cazeneuve, il a assisté à un lâcher de ballons multicolores tandis que deux membres du groupe qui jouait au Bataclan le soir des attentats, les Eagles of Death Metal, distribuaient des roses blanches. Des cérémonies pour « ne pas oublier ». La Mémoire — sélective — est, on le sait, la clé de voûte de leur République. Mais ce n’est pas avec des ballons et des concerts que l’on vaincra le terrorisme.
À lire dans le dernier Rivarol.

( 838752 )
Une manifestation pure... par Signo (2017-11-19 22:09:07)
[en réponse à 838708]
...de mauvaise foi. Voilà ce qu'est cet article.
Entre les laudateurs impénitents et ceux qui lui vouent une haine aussi farouche qu'irrationnelle, il est difficile de démêler le vrai du faut, et de faire un portrait exact et dépassionné de l'homme du 18 juin.
Cet article est un condensé de sottises. Evidemment, le ballet des hypocrites qui a lieu chaque année sur la tombe du général est scandaleux. Mais il est justement scandaleux parce que toute cette pseudo-élite trahi frontalement, non pas quelques unes, mais la totalité des grandes orientations de ce qui fut le gaullisme.
De Gaulle ne fut ni un saint, ni un homme politique irréprochable, ni la crapule parjure que ces ennemis décrivent. De Gaulle fut un homme d'Etat hors du commun, qui a consacré sa vie au service de son pays, qui a réalisé de grandes et belles actions, et qui a commis également de grandes erreurs et, parfois même, des crimes. Bref, comme tous les grands personnages de notre histoire, dont aucun ne fut parfait, et qui tous eurent leurs part d'ombre et de lumière.
De Gaulle était un homme à la fois hautain, très orgueilleux, souvent cassant, dur et injuste avec son entourage; en même temps, c'était un homme animé d'une foi et de convictions profondes, sachant se reconnaître humble devant Dieu, et proche des faibles et des pauvres. Il était tout cela à la fois.
Il s'est inlassablement battu pour l'indépendance, la liberté et la dignité de son peuple. L'accusation d'avoir bradé le territoire national par la décolonisation est grotesque: toutes les puissances colonisatrices ont dû abandonner leurs colonies; par ailleurs l'Empire colonial n'était pas la France.
L'affirmation "l'Algérie c'est la France" reposait sur un mensonge fondé lui même sur une conception faussement universaliste de la francité née dans le cerveau des idéologues républicains francs-maçons. Non, l'Algérie n'a jamais été française, les algériens n'ont jamais été français et n'ont d'ailleurs jamais été considérés comme tels. La population pied-noire était certes objectivement chez elle (ces gens étaient nés, avaient grandi sur cette terre, l'avaient cultivé et mise en valeur), mais elle était, ne l'oublions pas, largement minoritaire.
Le crime de De Gaulle dans cette affaire n'est pas d'avoir donné son indépendance à l'Algérie, ce qui serait arrivé de toute façon, mais d'en avoir donné les rênes aux criminels du FLN pour se débarrasser de cette affaire au plus vite au lieu de chercher une solution politique permettant le maintien des populations pied-noires sur le sol qui les a vu naître (pour sa défense, on peut rétorquer que cette solution politique n'était qu'une utopie, et que par ailleurs l'attitude de certains pieds-noirs eux-mêmes a peut-être empêché une telle solution d'émerger). Surtout, le crime de De Gaulle est d'avoir abandonné à leur triste sort pieds-noirs et surtout, bien évidemment, les harkis.
Il y a eu là, il faut l'avouer, un cynisme indéniable chez le général, mais beaucoup d'autres chefs d'Etat de notre histoire ont fait preuve d'une attitude comparable.
Les allusions antisémites de Rivarol prouvent que ce torchon est animé par un paganisme antichrétien. En quoi le fait d'être juif et petit-fils de rabbin devrait être un empêchement pour participer au gouvernement de la France? A cela je répondrait avec cette phrase de Pie XI, un pape d'avant Vatican II et par ailleurs peu suspect de modernisme: "nous autres catholiques sommes spirituellement des sémites".
Malhonnête l'argument de la pilule contraceptive de Neuwirth: ce fut une erreur certes, mais qui s'explique par le contexte de l'époque rappelé dans le fil; par ailleurs chacun sait que le général avait des opinions plus que conservatrices sur ces questions, et que le projet de loi avait provoqué chez lui de fortes réticences, qui n'avaient été vaincues qu'en raison de la croyance courante à l'époque en une possible et imminente évolution de l'enseignement de l'Eglise sur ces questions, croyance contredite par la suite seulement par Humanae vitae.
Malhonnête l'accusation selon laquelle la politique gaullienne aurait frayé le chemin au gauchisme: tout le monde sait quelle était l'opinion du général sur cette idéologie. Affirmation gratuite assénée sans le moindre exemple ni preuve, donc sans valeur. Si effectivement certains aspects de cette politique avaient préparé le chemin au modernisme techniciste, cela est dû d'avantage à l'esprit du temps qu'à la personne même du général, qui, quoique'on en dise, était un homme certes ouvert à une légitime nouveauté, mais avant tout profondément traditionnel.
De Gaulle parlait de la République, mais pour lui il s'agissait simplement du régime politique qui convenait à la France dans les circonstances de l'époque; pour lui ce mot ne recouvrait pas l'idéologie ultra-laiciste, droit-de-l'hommiste et maçonnique d'un Peillon ou d'une Najat. Il ne parlait jamais de "valeurs républicaines". De Gaulle était un républicain de raison, qui avait fait sienne cette maxime de Péguy: "la République, c'est notre Royaume de France". De fait, la Ve dans sa version de 1958 est une monarchie républicaine. A Rome, il s'agenouillait devant le Pape et demandait sa bénédiction sur la France. Si, allergique à toute tartufferie, il communiait rarement en public, tous les grands événements de la vie nationale (libération de Paris, réconciliation franco-allemande...) se devaient pour lui d'être célébrés par une cérémonie religieuse, comme sous l'Ancien Régime. On est très loin des élites actuelles, qui refusèrent le deuil national lors du décès de Jean-Paul II, contrairement à Cuba...

( 838793 )
Une liste de faits… par Luc de Montalte (2017-11-20 17:55:14)
[en réponse à 838752]
… accablants pour le général de brigade à titre temporaire peut-être, mais des sottises, je ne trouve pas.
L’article ne prétend pas que l’Algérie était la France, mais brocarde plutôt le mensonge de celui qui avait promis – je cite l’éditorial – de « conserver l’Algérie française, l’armée, la nation, les Français d’Algérie ». Le livre de Peyrefitte le prouve bien comme le note l’éditorialiste.
Le fait est que De Gaulle n’est aujourd’hui guère défendable : sa France, c’étaient les déserteurs portés au pouvoir tandis que ses défenseurs étaient menés à l’échafaud ; c’était encore l’éducation de ses enfants confiés aux communistes. C’était enfin l’empire colonial ignominieusement liquidé pour un résultat dramatique : Colombey-les-deux-Mosquées est aujourd’hui à portée de vue.

( 838797 )
Halte au délire! par Signo (2017-11-20 20:20:30)
[en réponse à 838793]
Personne n'est obligé d'apprécier le général de Gaulle, mais il ne faudrait pas raconter n'importe quoi non plus:
-de Gaulle a commis une faute morale avec l'Algérie, soit; ceci dit vous ne pouvez pas réduire la totalité de la vie et de l'oeuvre de cette homme à cette question! Comme s'il n'avait pas été un penseur militaire visionnaire dans les années 1930, prédisant sur certains points ce qui allait se passer avec une précision à peine croyable, comme s'il n'avait pas, quasiment seul contre tous et avec des chances de succès proches de zéro, appelé à un mouvement de Résistance contre l'occupant en luttant contre le défaitisme français, contre la malveillance des anglo-saxons et de la gauche qui voyaient en lui un factieux parce qu'il était fervent catholique et de droite, contre Vichy, etc... comme si on ne lui devait pas le fait de pouvoir siéger parmi les Grands en 1945 malgré le désastre de 1940, malgré la honteuse collaboration; comme si il n'avait pas lutté contre le régime des partis qui effectivement mène la France à la division et donc à la ruine, comme s'il n'avait pas mené une politique d'indépendance nationale, comme s'il n'avait pas rendu fierté et liberté à notre peuple, enfin comme s'il on ne lui devait pas un régime -la Ve- qui reste le moins mauvais régime (au moins en théorie) que la France ait eût depuis la Révolution...
Enfin votre dernière phrase est un sommet d'absurdité: une succession d'affirmation parfaitement gratuites que ne vient étayer aucun argument solide. Si les hommes de la France Libre étaient des déserteurs, j'aurais été fier de compter parmi leurs rangs. Et libre à vous de considérer ceux qui ont tendu -en pleine guerre- la main à l'ennemi, qui plus est un ennemi animé d'une idéologie païenne et violemment anti-chrétienne, ceux qui ont activement collaboré avec cet ennemi, quitte à se ranger à ses côtés pour assassiner leurs propres compatriotes (Tom Morel, et tant de héros chrétiens de la Résistance), ceux qui ont livré à cet ennemi des milliers familles françaises promises à la mort, ceux qui ont déshonoré notre drapeau par une collaboration honteuse etc etc... comme des "défenseurs de la France!"
Et le fait qu'il y avait énormément de crapules et de communistes dans la Résistance et qu'il y ait effectivement une "légende dorée" du gaullisme ne change rien à l'affaire. Ce sont bien les hommes de Vichy -du moins ceux qui ont persisté jusqu'au bout dans la collaboration- qui sont parfaitement indéfendables.
Je en suis pas manichéiste: Vichy pouvait à la rigueur avoir une certaine légitimité jusqu'en 1942... mais après l'invasion de la zone libre, qui pourrait les défendre? On ne peut certes pas juger ces hommes, qui se sont sans doute pour la plupart sincèrement trompés; l'histoire n'est jamais ou toute blanche ou entièrement noire; il reste que certains d'entre-eux ont commis des actes qui furent objectivement des actes de haute-trahison.
L'éducation des enfants confiée aux communistes? Intéressant; vous pouvez argumenter? Evidemment non, puisque c'est une sottise.
C'est bizarre: ni la Grande Bretagne, ni la Belgique, ni la Hollande, ni le Portugal n'ont été dirigés par de Gaulle; et pourtant tous ces pays ont dû abandonner leur empire colonial...
Qu'est-ce que vous allez bien pouvoir répondre à ça? Rien, car il n'y a rien à répondre: tout le monde sait que la décolonisation a été un mouvement bien plus large que le monde franco-français, et que par conséquent de Gaulle ou pas de Gaulle la décolonisation aurait eu lieu de toute façon. Evidemment, on peut toujours critiquer la manière dont cette décolonisation s'est opérée, en disant vautrés dans notre canapé cinquante après: "il fallait faire comme ça, il n'y avait qu'à faire cela..." Oui, c'est assez facile.

( 838798 )
Je vous cite des faits… par Luc de Montalte (2017-11-20 20:36:20)
[en réponse à 838797]
… vous répondez par des incantations.
La génuflexion ne fait pas le moine.

( 838807 )
Cher ami... par Signo (2017-11-20 23:43:57)
[en réponse à 838798]
...je suis désolé, mais c'est très précisément l'inverse. Quiconque compare nos interventions se rendra compte que je m'efforce au mieux de donner une image la plus nuancée possible, en citant des faits, des réalités historiques, tandis que vous vous contentez d'asséner des affirmations gratuites sans JAMAIS donner aucun exemple précis, ni aucun argument quelque peu solide.
Vous dites : "De Gaulle a confié l'éducation de la jeunesse aux communistes", mais vous ne démontrez pas cette affirmation.
Vous dites "De Gaulle a bradé l'Empire" comme si il était encore possible, en ce début de XXIe siècle, d'avoir conservé un empire colonial...
Et ainsi de suite...
En fait toutes vos affirmations visent à avancer cette idée péremptoire et simpliste:
"DE GAULLE EST MECHANT"
Tandis qu'au contraire je m'efforce de montrer que De Gaulle est avant tout un homme aux multiples facettes, une personnalité complexe que l'on ne peut réduire à aucune caricature.

( 838809 )
Soit, voici une réponse plus détaillée. par Luc de Montalte (2017-11-21 00:13:22)
[en réponse à 838807]
Puisque vous le souhaitez, voici donc une réponse point à point à
votre message.
1/ Sur l’Algérie.
L’article de
Rivarol brocardait les mensonges de De Gaulle, et son double langage. Vous n’avez pas répondu (il n’y a d’ailleurs rien à répondre puisque c’est un fait).
Parler de faute morale est d’ailleurs un doux euphémisme.
2/ Sur les déserteurs portés au pinacle.
Le nom de Thorez ne vous dit-il donc rien ? Non content de l’amnistier, de lui rendre sa nationalité, il lui a même donné un poste de ministre !
Je ne faisais évidemment pas référence aux résistants sur le terrain, tels par exemple le colonel Rémy, dont je ne peux naturellement qu’admirer le courage.
Quant à la « honteuse collaboration », celle avec l’idéologie aux cent millions de morts n’est elle pas tout autant condamnable, et bien moins justifiable ?
3/ Sur la Ve.
Le « moins mauvais régime que la France ait eût depuis la Révolution » ? Vraiment ? On juge l’arbre à ses fruits… or ils sont pourris.
4/ Sur l’éducation confiée aux communistes.
Vous n’avez donc jamais entendu parler du plan Langevin-Wallon ? Vous m’étonnez !
5/ Qu'est-ce que vous allez bien pouvoir répondre à ça ?.
Cf. ci-dessus. Le pragmatisme ne justifie pas le cynisme.

( 838828 )
Un peu court! par Signo (2017-11-21 19:34:30)
[en réponse à 838809]
1/ J'ai reconnu à plusieurs reprises que l'attitude de de Gaulle concernant l'Algérie était entachée par une faute morale, ce qui n'a rien d'un euphémisme. Et je n'ai jamais considéré de Gaulle comme un homme d'Etat parfait et irréprochable.
2/ "LES déserteurs"? En fait il n'y avait que la crapule Thorez... que de Gaulle n'a en aucune façon "porté au pinacle" comme vous dites, qu'il méprisait, et qu'il n'a toléré comme il a toléré (très temporairement d'ailleurs) au sein du gouvernement d'autres ministres communistes que parce qu'il y était obligé, le PCF étant à l'époque rien de moins que la première force politique de France, auréolée par la gloire d'être le parti des "75 000 fusillés" (chiffre pourtant archi-faux). J'ajouterai que si le Maréchal Pétain avait repris la lutte pour incarner la Résistance nationale (une résistance conservatrice et chrétienne) au lieu de baisser son pantalon lorsque les allemands envahirent la zone libre, peut-être qu'il n'aurait pas laissé un gigantesque boulevard aux communistes, leur permettant ainsi d'incarner une énorme partie de la résistance face à l'occupant. J'ajouterai également que sans de Gaulle, qui a ouvert, seul, une solution politique résistante non-communiste, les "rouges" auraient eu le monopole de la résistance. De Gaulle a donc bien été le rempart, et même le seul rempart face au PCF, qui rappelons-le n'a ainsi jamais pu s'emparer du pouvoir en France malgré son importance numérique et son influence sur la société. Les quelques accommodements que le général a dû faire provisoirement avec eux ne changent rien à cette indéniable réalité.
Ensuite il y a une différence qu'il faut marteler sans cesse aux vichystes de tous poils: entre 1940 et 1944, ce sont les allemands et non les soviétiques qui occupaient notre sol et martyrisaient notre peuple; collaborer avec les nazis sous prétexte de lutter contre le communisme est donc un choix d'une rare sottise et qui témoigne d'un bien étrange aveuglement! Par ailleurs je n'ai jamais dit que le communisme n'était pas une idéologie criminelle, au contraire; mais cela n'empêche pas d'avoir le sens des priorités!
3/ Un peu rapide votre affirmation sur la Ve: à la veille de la Révolution, l'Ancien Régime lui aussi était pourri: une Cour royale décadente, une noblesse immorale, un clergé aux mœurs dissolues, un amas de privilèges nobiliaires que plus rien ne justifiaient puisque la noblesse ne se consacrait plus entièrement au métier des armes, etc... Est-ce pour autant que le principe de royauté sacrée hérité du "pacte de Reims" était mauvais? Non, bien sûr: c'est simplement que dans l'intervalle il y avait eu une profonde décadence...
4/ je ne connaissais pas ce plan, et à la découverte de ses principes je le trouve fort détestable; ceci dit affirmer que d'une part ce plan est l'oeuvre de de Gaulle (ce qui est faux) et d'autre part qu'il consiste à confier l'éducation de la jeunesse aux communistes est quand même oser un raccourci particulièrement simpliste. Ce programme est plus progressiste (ce qui est déjà mauvais en soi, certes) que véritablement marxiste.

( 838831 )
Nouvelle réponse par Luc de Montalte (2017-11-21 20:28:39)
[en réponse à 838828]
1/ Plus qu’une faute, un crime ! Nous parlons tout de même d’un homme qui laissa tuer des milliers de Français par (mauvais) calcul. Pétain lui a toujours eu à cœur de ne jamais sacrifier inutilement des Français. Dès 1940, De Gaulle quant à lui justifiait l’ignoble trahison des Anglais massacrant l’armée française à Mers-El-Kébir.
2/ Thorez n’est pas le seul communiste à avoir déserté !
Pour le reste, vous me faites doucement rire : vous accordez au colonel De Gaulle le droit de s’allier aux communistes, mais Pétain lui aurait dû rester intransigeant. L’hôpital se moque de la charité !
Citons le Maréchal Pétain lui-même : « Mon honneur à moi est de rester à ce poste, face au danger, sans armée, sans flotte, au milieu d’une population malheureuse. »
Quant aux Français qui s’engagèrent dans la LVF – puisque vous en parlez –, il ne faut pas oublier qu’ils permirent de ralentir l’invasion de l’Europe par les communistes. Leur choix n’était donc pas si sot.
3/ Sauf que la Ve est décadente dès le début.
4/ Dont acte.

( 838879 )
Réponse point par point par Signo (2017-11-22 22:45:48)
[en réponse à 838831]
1/ J'ai employé le mot de "crime", relisez moi. Pour ce qui est de Pétain qui "n'aurait jamais voulu sacrifier inutilement des Français", j'espère que vous plaisantez: entre les milliers familles françaises livrées aux allemands parce que juives (et ce en devançant très souvent les exigences allemandes), et les milliers de citoyens français assassinés par la Milice, cela fait tout de même beaucoup de monde. Et même si Pétain n'a pas ordonné lui-même ou même voulu toutes les atrocités des forces collaborationnistes, il les a couvert de son autorité et ne les a jamais dénoncé.
2/ Votre citation de Pétain prouve la partialité de votre jugement: un chef, un vrai chef d'Etat n'est pas celui qui va rester passif à cautionner la soumission de son peuple à une puissance étrangère, un vrai chef est celui qui se bat, qui prend les armes et la tête d'armées de compatriotes pour chasser l'ennemi. C'est cela que l'on attend d'un chef! Un chef n'est pas là d'abord "pour économiser des vies" en sacrifiant au passage notre honneur national. Que diriez-vous si aujourd'hui Macron face au danger terroriste déclarait que son honneur est de "rester sans armée, sans flotte, au milieu d'une population malheureuse?". Vous le brocarderiez avec raison. Si le seul objectif d'un gouvernement est d'économiser des vies à tout prix, alors nos dirigeants devraient s'empresser d'appeler la population à se convertir massivement à l'Islam pour éviter le conflit avec celui-ci... la politique qui consiste à baisser son pantalon face au danger pour obtenir quelques avantages immédiats est toujours contre-productive. Churchill, lui, l'avait bien compris en promettant à son peuple "de la sueur, du sang et des larmes".
3/Quand à vos propos sidérants sur la LVF qui soit disant aurait permis de "ralentir la progression du communisme", ils sont tellement stupides que je ne sais même pas quoi répondre, si ce n'est vous renvoyer à ce que j'ai déjà écrit sur l'étrange déficience du plus élémentaire sens des priorités qui semble vous atteindre...

( 838881 )
ah ah ah par Marquandier (2017-11-22 23:12:30)
[en réponse à 838879]
un chef, un vrai chef d'Etat n'est pas celui qui va rester passif à cautionner la soumission de son peuple à une puissance étrangère, un vrai chef est celui qui se bat, qui prend les armes et la tête d'armées de compatriotes pour chasser l'ennemi
Parlez-vous du planqué de la BBC ? C’est vrai qu’il en faut du courage pour parler à la radio !
Avec des cireurs de pompe comme cela, de Gaulle n’a pas besoin d’ennemis…

( 838884 )
« Moi vivant, jamais le drapeau du FLN ne flottera sur l'Algérie » par Marquandier (2017-11-22 23:22:28)
[en réponse à 838881]
Un chef, un vrai, qui ne baisse jamais les armes (ô ironie) et tient ses promesses, à la tête de son armée, bien viril, avec l’uniforme et la moustache !
C’est fou tout ce qu’avec un peu de comm’ on arrive à faire avaler…

( 838885 )
« 26 mars: à Alger, les troupes *françaises* ouvrent le feu… » par Marquandier (2017-11-22 23:28:00)
[en réponse à 838884]
« …sur une foule d'Européens qui manifestent contre les accords d'Evian et font 46 morts et 200 blessés. »
L’Express

( 838886 )
Poncifs ridicules par Luc de Montalte (2017-11-22 23:28:29)
[en réponse à 838879]
On a bien compris votre admiration pour De Gaulle, le fort, le grand, le juste, qui n’hésite pas à sacrifier les Français, qui donne son aval aux trahisons des Anglais, et j’en passe et des meilleures – la liste est déjà dressée plus haut –, pourquoi ? Pour l’
honneur national ! L’honneur national qui consiste à laisser massacrer les soldats Français par leurs propres alliés ? à laisser massacrer les Français d’Algérie et les supplétifs de l’armée française ? à tirer sur une foule de Français ? L’honneur national de s’allier avec les pires ordures communistes ?
Une autre pointure que ce crétin de Pétain qui ne voulait pas sacrifier inutilement les vies de ses compatriotes, c’est certain !
Non mais je me gausse !
Quant à la LVF, lisez Mabire.

( 838887 )
Vous êtes indécrottable par Signo (2017-11-23 00:08:39)
[en réponse à 838886]
Quand à votre bouquin sur la Charlemagne, non merci je m'en épargnerai la lecture: cela m'évitera d’attraper la nausée en apprenant comment des français ont pu être frappés d'un aveuglement et -disons le franchement- d'une sottise suffisante pour passer plusieurs années sous l'uniforme d'une armée qui, non seulement occupait et martyrisait leur propre peuple, mais en plus servait une une idéologie violemment païenne et antichrétienne qui dans ce domaine comme dans celui de la férocité n'avait pas grand chose à envier au communisme.
Tant que des imbéciles de ce genre existeront, tous les ennemis de l'Eglise et de la Chrétienté auront de beaux jours devant eux; ils n'auront même pas besoin de combattre, il leur suffira de contempler les nôtres se tirer tous seuls une balle dans le pied.
Je suis persuadé que les Maximilien Kolbe, les prêtres de Dachau, les Karl Leisner, les Delestraint, les Tom Morel, et tous les catholiques, fidèles, prêtres ou religieux, qui furent assassinés par les collègues de vos amis de la Charlemagne apprécieront.
Le fait que vous ne voyiez pas là qu'il s'agisse d'une énormité de toute première grandeur me permet de m'interroger légitimement sur la structure et l'équilibre même de votre pensée.

( 838888 )
Psychiatrisation de l’adversaire par Luc de Montalte (2017-11-23 00:12:08)
[en réponse à 838887]
Vous virez staliniste

!
Je vois que vous ne répondez plus à rien et retournez à
vos incantations.

( 838939 )
Pas du tout! par Signo (2017-11-23 21:23:14)
[en réponse à 838888]
Et je vais vous expliquer pourquoi:
Contrairement aux stalinistes, je ne vous reproche pas d'être d'un avis différent du mien, je vous reproche d'être incohérent. je dis que l'on ne peut être catholique (ni Français d'ailleurs) et servir le national-socialisme. C'est absolument incompatible. Et je pourrai en dire tout autant pour le communisme.
Je précise que je ne juge pas les hommes qui se sont engagés au service du nazisme: ils avaient certainement leurs raisons et peut-être que dans le contexte de l'époque aurais-je fait le même choix qu'eux. Mais en aucun cas on ne peut justifier (et encore moins glorifier) un tel engagement qui est objectivement condamnable, surtout avec le recul que nous avons 70 ans après.

( 838943 )
[réponse] par Turlure (2017-11-23 23:08:01)
[en réponse à 838939]
Je précise que je ne juge pas les hommes qui se sont engagés au service du nazisme: ils avaient certainement leurs raisons et peut-être que dans le contexte de l'époque aurais-je fait le même choix qu'eux.
Vous avez dit plus haut qu'ils étaient d'un aveuglement et d'une sottise ahurissants. Je salue le fait que vous preniez un peu de recul là-dessus.

( 838947 )
Ah bon ? par Luc de Montalte (2017-11-24 00:50:02)
[en réponse à 838939]
Contrairement aux stalinistes, je ne vous reproche pas d'être d'un avis différent du mien, je vous reproche d'être incohérent.
«
Le fait que vous ne voyiez pas là qu'il s'agisse d'une énormité de toute première grandeur me permet de m'interroger légitimement sur la structure et l'équilibre même de votre pensée. » Assumez vos propos au moins.
Pour ma part, j’assume tout à fait les miens et me fiche de vos jugements pseudo-moraux. Et pour le reste, Turlure vous a assez bien répondu.

( 838951 )
c'est évident par Regnum Galliae (2017-11-24 11:44:22)
[en réponse à 838939]
mais Pétain n'était pas national-socialiste

( 838899 )
Il me semble par Turlure (2017-11-23 11:03:14)
[en réponse à 838887]
Que vous avez tout-de-même une certaine facilité à juger a posteriori les choix politiques et militaires des acteurs de l'époque. Aujourd'hui, comme nous connaissons l'histoire postérieure, nous sommes tentés de plaquer nos certitudes sur la vision de choses que pouvaient avoir les contemporains de tous ces événements.
Pour beaucoup, avant 1938, le grand adversaire, qui effrayait, c'était bien Moscou. Et les milieux conservateurs et d'affaires de France, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis avaient parfois tendance à plutôt voir en Hitler un frein contre le communisme qu'un ennemi mortel, alors qu'il n'était pas question à ce moment d'une guerre à l'ouest.
Que beaucoup aient pu redouter une occupation de la France par l'Armée rouge pire que celle de la Wehrmacht, je le comprends pour ma part aisément.
Du reste, il n'aurait pas été faux de dire que si les Ricains n'étaient pas là, nous serions tous en Ruthénie (pour paraphraser un "artiste de variété"), tant il a fini par apparaître clairement l'incapacité structurel du Grossraum allemand à résister au rouleau compresseur soviétique une fois celui-ci mis en ordre de bataille à partir de l'hiver 1941-1942.
Quant à l'armistice de 1940, je vois mal comment j'aurais pu vivre l'affolante période de la débâcle française sans penser une seconde que le choix de Pétain était le seul judicieux dans la situation. L'Allemagne apparaissait désormais comme un mastodonte invincible (même si on sait aujourd'hui que le Führer fut soulagé que la France accepte les conditions de l'armistice. et la France était déjà vaincue.
Vous l'auriez prise, vous, la décision de transférer votre gouvernement à Alger et de laisser la France et ses quarante millions d'habitants administrés à la manière de la Pologne qui était le seul exemple de pays occupé à ce moment là ? D'attendre que plusieurs viles soient réduites en cendres pour rendre les armes alors que vous savez que la bataille est perdue ?
Le cas de De Gaulle (que je ne considère pas pour ma part comme un personnage immonde et indéfendable) est bien différent. C'était un bilieux, convaincu que la France ne devait pas cesser de combattre et qui avait sa famille avec lui en Angleterre. Son image d'irréductible gaulois est sympathique pour l'historiographie mais son cas n'est pas généralisable.

( 838898 )
Réponse point par point par Regnum Galliae (2017-11-23 10:44:43)
[en réponse à 838879]
1/ Sur les crimes, De Gaulle n'a rien à envier (Oran, les Harkis, Brasillac qu'il aurait pu gracier...). Je vous paraphrase : "Et même si De Gaulle n'a pas ordonné lui-même ou même voulu toutes les atrocités du FLN ou des communistes, il les a couvertes de son autorité et ne les a jamais dénoncées".
2/ Vous oubliez un détail : l'armée française s'est fait balayer sans ménagement par la Wehrmacht. Il n'y avait pas débat. Sans l'armistice, les Allemands étaient à Toulon à l'automne ! Qu'a fait Pétain ? Il a été pragmatique en faisant avec les moyens du bord. Il a fait ce que l'on a fait dans tous les conflits jusqu'alors : on demande l'armistice pour fixer la ligne de front et arrêter au plus vite l'hémorragie. La capitulation sans conditions à l'américaine n'était pas encore à la mode. Or en fixant la ligne de front là où elle était, Pétain gênait atrocement les Allemands qui ont vite regretté une erreur qui leur interdisait notamment de passer en Afrique du Nord via l'Espagne ! En bon chef militaire, Pétain voulait gêner l'Allemagne autant qu'il le pouvait et il l'a fait !
3/ En effet, bilan contre le communisme est nul, mais l'intention y était. Certes leur référentiel n'était pas chrétien, il était païen, mais il avait au moins le mérite de s'inscrire dans l'histoire et la civilisation européenne, ce que le communisme ne fait pas en voulant faire table rase.

( 838901 )
Précision par Regnum Galliae (2017-11-23 11:30:40)
[en réponse à 838879]
L'un des objectifs de Pétain était de sauver les Français et notamment les Français juifs. Pour cela, il a accepté de livrer des juifs non français. On peut le lui reprocher, certes, mais il est faux de parler des "milliers familles françaises livrées aux allemands parce que juives (et ce en devançant très souvent les exigences allemandes)".

( 838897 )
De Gaulle est indéfendable par Regnum Galliae (2017-11-23 10:34:10)
[en réponse à 838828]
sauf peut-être la période 1962-1967 de sa présidence avec la dissuasion nucléaire, la sortie de l’Otan, sa politique d’indépendance par rapport aux Américains, etc. Pour le reste, il n’y a honnêtement pas de quoi pavoiser.
Sur le fait d’être dans le camp des vainqueurs, il y avait d’autres possibilités (Giraud, Weygand, Darlan, Pétain lui-même s’il avait su prendre le coche en 1944 et aller au-devant des Américains), sauf que De Gaulle les a tous écarté voire éliminés. Avec Giraud ou Darlan, pas de communistes.
Quant à la guerre d’Algérie, on peut arguer qu’il n’y avait plus rien à faire, mais il reste trois objections au « génie » de De Gaulle :
- Perdre politiquement une guerre que l’on a gagnée militairement révèle-t-il un grand politique ?
- Pourquoi, mais pourquoi donc donner l’Algérie (affublée du Sahara qui plus est) au désastreux FLN alors que des alternatives plus fréquentables existaient ?
- Surtout, le fait d’avoir cautionné des massacres (5 juillet à Oran, plus globalement, tous es pauvres Harkis impitoyablement laissés sur place)
Votre De Gaulle n’a pas arrêté de faire dans la compromission, avec les communistes, les franc-maçons qu'il a restaurés en 1944. Cet homme a beaucoup de sang sur la conscience pour un résultat minable : nous ne sommes pas loin de Colombey les deux mosquées et le monde hédoniste d’aujourd’hui procède de deux événements fondateurs majeurs hérités de la France de De Gaulle : mai 68 et la pilule.

( 838931 )
C’est aussi mon sentiment… par Luc de Montalte (2017-11-23 17:58:58)
[en réponse à 838897]
Comme vous le dites bien, et vu la situation actuelle, il me semble pouvoir dire que l’histoire l’a jugé.

( 838940 )
Réponse globale par Signo (2017-11-23 21:56:45)
[en réponse à 838897]
Il me semble que beaucoup d'intervenants ne comprennent pas ma pensée:
- pour ce qui est de l'armistice, il est probable qu'il était à peu près inévitable en 1940 du fait de la situation militaire. J'ai d'ailleurs dit (de grâce relisez-moi) que Vichy pouvait à la rigueur se comprendre jusqu'en 1942. Mais le problème de Vichy, c'est qu'il ne s'est pas contenté d'une collaboration minimaliste: les hommes de Vichy devancèrent sur bien des points (notamment sur la question juive, en particulier l'étoile jaune) les exigences allemandes, allant ainsi plus loin que ce que les allemands exigeaient eux-mêmes. Par ailleurs il est faux de prétendre que Vichy voulait sauver les juifs français en livrant les juifs étrangers... puisque les juifs français eux-aussi finirent par être livrés! Je rappelle que la rafle du Vel d'Hiv concernait des juifs français. Je ne parle même pas des expositions antisémites parfaitement ignobles et de la propagande qui en servait de cadre...
Pour ce qui est de la question de la trahison, il va falloir que l'on m'explique l'intérêt pour la France de voir son chef de l'Etat (le maréchal en l'occurence) réduit à l'impuissance en captivité à Sigmaringen... alors qu'au moment de l'invasion de la zone libre il aurait théoriquement put s'enfuir en Afrique du Nord: s'il l'avait fait, probablement il aurait fait oublier de Gaulle et serait devenu l'incarnation de la Résistance nationale, ce que le peuple attendait de lui d'ailleurs. Il ne l'a pas fait (sans doute avait-il de bonnes raisons... ou pas), tant pis pour lui. Ce sera De Gaulle!
-Par ailleurs, vous mettez sur le dos de De Gaulle des évolutions qui ne sont absolument pas de son fait: tous les pays occidentaux on connu les grandes évolutions que vous dénoncez à juste titre (libéralisme moral, pilule, avortement, décomposition de la famille et donc de la société etc), et pourtant tous ces pays n'ont pas été gouvernés par de Gaulle. Certes, nombre de décisions prises sous son autorité avalisaient plus ou moins ces évolutions; mais bizarrement vous ne portez pas la même haine à la reine d'Angleterre, au roi d'Espagne, aux autres gouvernements... on voit bien toute la malhonnêteté de votre démarche, qui consiste à rendre de Gaulle responsable de tous les maux de la terre simplement parce que vous ne l'aimez pas. Or une simple analyse objective et honnête des faits suffit à voir s'écrouler l'essentiel de votre argumentation.
-Enfin, j'espère que vous ne m'opposerez plus vos glorifications de tous les SS et miliciens du monde: personne n'a répondu à ce que j'ai dit à propos des martyrs chrétiens du nazisme, qui furent innombrables et dont la seule évocation suffit à condamner vos tentatives lamentables de légitimer les Degrelle et autres individus du même type. La seule présence de ce type de tentative sur ce forum est un scandale, et constitue pour moi la preuve qu'au nom de l'idéologie, l'intelligence d'un être humain peut s'éteindre complètement, jusqu'à en perdre le plus élémentaire bon sens. Vous donnez évidemment des arguments en or à tous les ennemis de la Chrétienté qui passent leur temps à amalgamer fascisme et catholicisme pour décrédibiliser aux yeux de l'opinion la foi chrétienne.
Et pour clouer le bec une fois pour toutes aux nostalgiques de la Waffen, je rappellerai qu'un certain René Lefebvre, père d'un célèbre archevêque très populaire sur ce forum, fut assassiné au camp de concentration NAZI (et non communiste) de Flossenburg par les collègues de vos "héros" de la Charlemagne. Je considère que le torchon de Mabire cité par Luc de Montalte est une insulte à sa mémoire.
Fin du débat.

( 838942 )
Je suis par Turlure (2017-11-23 22:56:25)
[en réponse à 838940]
en grande partie d'accord avec vous sur votre premier paragraphe. Absolument sur la même longueur d'onde quant au second.
En revanche, excusez-moi, rappeler l'horreur nazie ne suffit pas à dénier toute raison aux français qui s'ont aller se battre à l'est contre Staline, même si l'histoire leur a grandement donné tort.
La boucherie qui sévissait de Leningrad au Caucase opposait deux puissances totalitaires, l'une comme l'autre meurtrières de masses et anti-chrétiennes.
Les choix de ceux qui se dont engagés volontairement ont des raisons diverses. Certains ont pu voir dans les bolcheviques l'ennemi mortel alors que l'Allemagne n'était que l'adversaire qui avait triomphé. D'autres sont partis par soif d'aventure. D'autres encore pouvaient être intégralement hitlériens.
A vue humaine, il n'était pas nécessairement plus moral de se battre dans un camp ou dans l'autre.

( 838829 )
Vous me faites bien rire par Turlure (2017-11-21 20:26:50)
[en réponse à 838798]
Je viens de lire le commentaire de Signo auquel vous répondez et le votre qui le précède. Les incantations que vous décriez me paraissent quand même légèrement plus construites et mesurées que votre énoncé de faits.

( 838832 )
Je veux bien… par Luc de Montalte (2017-11-21 20:31:59)
[en réponse à 838829]
… reconnaître des qualités au « général » De Gaulle. Pourquoi pas souscrire à la théorie des deux cordes par exemple*. Mais il est salutaire de détruire le mythe De Gaulle.
*À laquelle souscrivait d’ailleurs De Gaulle lui-même d’après le témoignage du colonel Rémy. Mais cela ne l’a pas empêché de faire condamner et emprisonner ignominieusement le Maréchal Pétain. Le double langage encore une fois.

( 838834 )
Riez, riez. par Marquandier (2017-11-21 20:54:49)
[en réponse à 838829]
Oser lever le voile sur des heures sombres et documentées de la vie publique de l’homme politique de Gaulle, c’est forcément être extrémiste, vichyste, voire collabo. En revanche, chanter—en chœur—et sans originalité ses louanges et vendre ses hagiographies, c’est une œuvre modérée et prudente de personnes sages.
L’amour rend aveugle… La séduction de l’uniforme sans doute. L’histoire de France vaut mieux que ça. La France a bien d’autres héros nationaux de meilleure facture, le mythe de Gaulle est très dispensable, en plus d’être déjà ringardisé : le pauvre, il était raciste, la France serait de race blanche…
Le dernier gaulliste sera un curé breton communiste…

( 838835 )
A côté de la plaque... par Turlure (2017-11-21 21:19:27)
[en réponse à 838834]
Je n'ai pas lu Signo "chanter les louanges" du général de Gaulle, il a justement renvoyé dos à dos "les laudateurs impénitents et ceux qui lui vouent une haine aussi farouche qu'irrationnelle".
Une chose est de "lever le voile sur des heures sombres et documentées de la vie publique de l’homme politique de Gaulle", une autre est de ne pouvoir s'empêcher de parler de ce personnage mort il y a près de cinquante ans autrement qu'en hurlant au déserteur criminel fourbe et lâche.
Un peu de mesure ne nuit pas.

( 838837 )
Amen. par Marquandier (2017-11-21 21:28:48)
[en réponse à 838835]
Mais je ne vois personne qui voue à de Gaulle une haine aussi farouche qu’irrationnelle. Homme de paille pitoyable. En revanche, des laudateurs, pénitents ou non, il y en a (et c’est bien leur droit).
En revanche, ce qui est odieux, c’est quand ces laudateurs qui se drapent de « mesure » et de probité candide l’appliquent à deux vitesses. Nihil novi sub sole.

( 838859 )
PS : pour en finir avec les sophismes des censeurs. par Marquandier (2017-11-22 14:38:11)
[en réponse à 838837]
Je relève cet aveu de complicité dans l’erreur :
Je n'ai pas lu Signo "chanter les louanges" du général de Gaulle, il a justement renvoyé dos à dos "les laudateurs impénitents et ceux qui lui vouent une haine aussi farouche qu'irrationnelle".
C’est précisément se moquer du monde ou révéler involontairement ses préjugés que d’accuser d’« haine […] irrationnelle » des personnes qui écrivent noir sur blanc des raisons, bonnes ou mauvaises (à chacun de juger) de mépriser l’œuvre politique du Président. C’est non seulement un homme de paille absurde, mais une attaque ad hominem peu honorable. Faut-il traiter médicalement ces psychopathes atteints de gaullophobie comme on peut l’être d’arachnophobie ou de claustrophobie ? Cela me rappelle des méthodes soviétiques, ou celles de groupes de pression LGBT. Et cela, juste avant de se contredire et attaquant les raisons de la prétendue haine supposée irrationnelle ! Tu parles d’irrationnel !
Et qu’on puisse tant manquer d’imagination ou de psychologie au point d’être incapable d’admettre qu’un homme puisse avoir un grief rationnel contre ce président (qui a tout de même causé plus ou moins directement la mort de pas mal de monde, en plus d’autres décisions politiques qu’on peut ne pas aimer) me sidère.
Oui, il y a des mauvaises raisons de condamner feu le Président, et non, c’est un sophisme grossier de prétendre, en exhibant une ou deux mauvaises raisons, que M. Bourbon n’en a aucune de bonne, tant le bilan politique du militaire est riche.
Enfin, et cela aurait dû être mon introduction, gloser sur les sentiments d’untel ne permet pas de conclure à la fausseté des faits ou du raisonnement, ça va sans dire mais ça va mieux en le disant.

( 838861 )
Vous vous énervez beaucoup par Turlure (2017-11-22 14:59:34)
[en réponse à 838859]
Tout est dans le titre.

( 838889 )
Vous devriez aussi dire cela… par Marquandier (2017-11-23 00:15:35)
[en réponse à 838861]
…à mon camarade Signo, qui monte sur ses grands chevaux quand la grandeur du général est remise en cause.

( 838864 )
Moins mauvais régime par Peregrinus (2017-11-22 16:39:39)
[en réponse à 838797]
La monarchie restaurée de 1814 à 1830 (donc après la Révolution), malgré ses imperfections (aussi bien théoriques que pratiques), ne vous semble-t-elle pas préférable, en théorie (le dernier régime à avoir avoué la religion catholique comme religion de l'Etat) comme en pratique, à notre actuelle République ?
On sait que la Restauration est mal aimée (et aussi mal connue), qu'elle s'est accompagnée de maladresses et d'erreurs politiques (assez compréhensibles pour la plupart, du reste), mais de là à la considérer comme théoriquement pire que la Ve République, il me semble qu'il y a un pas que pour ma part je ne franchirai jamais.
L’on a beau jeu ensuite pour accuser ce régime, le plus chrétien que nous ayons eu au XIXe siècle, le seul pendant lequel la religion catholique fut religion d’Etat, de n’avoir pas su empêcher la déchristianisation de la France ; heureux encore si on ne lui impute pas d’y avoir contribué directement par l’union du trône et de l’autel, et en faisant de la religion un instrument de règne ! … La Restauration trouva une France qui avait cessé d’être vraiment chrétienne. Et si on peut lui adresser un reproche, ce n’est pas de l’avoir laissée se déchristianiser, mais plutôt de n’avoir pas réussi à la christianiser de nouveau.
Chanoine Ernest Sevrin, Les Missions religieuses en France sous la Restauration, t. II, p. 14-15.
Peregrinus

( 838866 )
Rechristianisation par Luc de Montalte (2017-11-22 17:09:00)
[en réponse à 838864]
Est-il véritablement exact de dire comme le fait le chanoine Ernest Sevrin dans votre extrait que la Restauration n’a pas rechristianisé le pays ? Le XIXe vit tout de même la reconstruction et l’édification d’un nombre considérable de nouvelles églises : je trouve dans
cet article les nombres de 300 pour le diocèse de Strasbourg, de 168 pour celui de Rennes, etc.
Il ne me semble pas absurde – et l’auteur de l’article semble l’admettre – que la Restauration n’est pas étrangère à l’initiation de ce mouvement, qui s’étend il est vrai plutôt sur la seconde moitié du XIXe.

( 838869 )
Tout à fait par Peregrinus (2017-11-22 17:48:02)
[en réponse à 838866]
Le chanoine Sevrin est en fait tout à fait d'accord avec ce que vous écrivez, puisque l'ouvrage cité sur les missions vise à montrer qu'elles ont eu un effet positif, contrairement à ce qui s'est souvent dit parmi les historiens. Sevrin estime en fait que la Restauration n'a réussi que partiellement à rechristianiser la France.
Dans son
article sur les offices au diocèse de Chartres sous l'épiscopat de Mgr Clausel de Montals, le chanoine Sevrin défend la thèse que c'est sous la monarchie de Juillet qu'on a vu l'assistance aux offices décroître fortement. Cette thèse a été contestée peu de temps après par Christiane Marcilhacy dans sa thèse sur le diocèse d'Orléans, mais les objections ne me paraissent pas absolument convaincantes.
Peregrinus

( 838930 )
Merci ! par Luc de Montalte (2017-11-23 17:56:22)
[en réponse à 838869]
Intéressant article qui confirme en effet mon intuition.

( 838868 )
Ce n'est pas le moins mauvais par Regnum Galliae (2017-11-22 17:24:29)
[en réponse à 838864]
la Restauration, le Second Empire et même la Monarchie de juillet ou la deuxième république lui étaient meilleurs. Je n'ose citer l'Etat français compte tenu des circonstances très particulières qui ont malheureusement encadré son avènement, mais ce régime sans occupation ennemie serait assurément la meilleure chose qui pourrait nous arriver....
Restent donc les III et IVè républiques. Là oui, la Vè est peut-être le moins mauvais des trois.

( 838928 )
La Restauration, aussi, accompagnée d’une occupation… par Marquandier (2017-11-23 17:12:02)
[en réponse à 838864]
…par des armées étrangères et de pertes territoriales.
Beaucoup moins douloureuse que celle de la France par l’Allemagne ou celle de l’Allemagne par les alliés, mais la comparaison est remarquable.
Traité de paix signé « au nom de la très-sainte et indivisible Trinité. »
Y avait-il un catholique bonapartiste pour appeler à ne pas cesser le combat ? On se souvient bien sûr de Napoléon lui-même pendant les Cent-jours, mais c’était précisément avant ce second traité de Paris, et la cause de ce dernier. Et personnellement à la tête de ses armées, l’Empereur avait une gloire bien supérieure à celle d’un orateur radiophonique, mais ça, ce n’est que mon opinion.

( 838936 )
Un évêque bonapartiste par Peregrinus (2017-11-23 20:18:57)
[en réponse à 838928]
Le chanoine Le Sage raconte dans ses Mémoires (Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2012, p. 126-127) qu'à la veille de la chute de l'Empire, Mgr Caffarelli, évêque de Saint-Brieuc, qui a pourtant tenu tête assez courageusement à l'empereur lors du concile national de 1811, déclarait encore que c'était "bêtise pure de croire à la possibilité du retour des Bourbons" ; alors que sa ville épiscopale est pleine de cocardes blanches, le prélat fait encore chanter dans son église cathédrale la prière pour l'empereur. "C'était, disait-il, le dernier élan de reconnaissance. Voilà de ces choses que l'on ne croit pas, commente le chanoine, mais toute une ville l'a vu et entendu."
Peregrinus

( 838804 )
Sainteté par Mingdi (2017-11-20 23:02:50)
[en réponse à 838708]
Jusqu'ici il y avait saint Charles Borromée. Signo et vous, les jeunes, amenez la discussion sur le terrain politique. C'est glissant. Ce sont des questions qu'il vaut mieux avoir vécues. Evidemment, si le grand homme est inscrit au sanctoral, il devient digne d'un fil sur le FC. Cqfd.

( 838806 )
Sainteté (bis) par Luc de Montalte (2017-11-20 23:11:36)
[en réponse à 838804]
Jusqu'ici il y avait saint Adolphe de Cambrai. Mingdi et vous, les vieux, amenez la discussion sur le terrain politique. C'est glissant. Ce sont des questions qu'il vaut mieux avoir vécues. Evidemment, si le grand homme est inscrit au sanctoral, il devient digne d'un fil sur le FC. Cqfd.

( 838836 )
Vous souhaitez sans doute par Turlure (2017-11-21 21:26:22)
[en réponse à 838806]
faire dévier le sujet vers le président Thiers ou vers un roman de Benjamin Constant ?

( 838819 )
Les canonisations étant infaillible par Vincent F (2017-11-21 10:48:43)
[en réponse à 838804]
Si le grand homme est inscrit au sanctoral, je me poserai de sérieuses questions sur la légitimité du Pape qui en sera responsable.

( 838821 )
Ca me rappelle..... par Fennec (2017-11-21 11:43:41)
[en réponse à 838819]
au lycée, un de mes camarades avec qui je parlais de scoutisme...
Il me dit qu'il faisait partie des scouts "Saint Charles", parce qu'ils suivaient Charles de Gaulle !
Je lui ai répondu : De Gaulle a été canonisé ? Et on s'étonne que l'Eglise se casse la g.... !

( 838876 )
Les canonisations ne sont pas infaillibles par Pétrarque (2017-11-22 20:45:43)
[en réponse à 838819]
C'est une question disputée.
La majorité des théologiens pense qu'elles le sont en effet, mais d'autres soutiennent le contraire.
Question ouverte, donc...
J'allais même dire plus ouverte que jamais lorsqu'on considère les dernières canonisations.

( 838841 )
Saint Jean XXIII - sur le grand Charles par gégé81 (2017-11-21 22:40:52)
[en réponse à 838708]
DISCOURS DU PAPE JEAN XXIII AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, LE GÉNÉRAL CHARLES DE GAULLE
Samedi 27 juin 1959
Monsieur le Général, Monsieur le Président,
Tout ce qui est « la France » fait vibrer Notre cœur d’une manière très spéciale et caractéristique. Aussi les simples mots sont-ils incapables d’exprimer les sentiments profonds de respect, de reconnaissance, d’affection que votre visite de ce matin fait monter en Notre âme.
C’est que la France et les Français sont bien familiers à Notre pensée. Dès Notre jeunesse, en effet, ce Nous fut une joie d’apprécier les qualités naturelles, intellectuelles et artistiques de la «douce France » – selon le mot d’un poète de la basse Latinité, dulcis Francia, – non moins que ses valeurs morales ancestrales. Par la suite, au cours de Nos missions et voyage, Nous pûmes constater le rayonnement de la culture française dans le monde et l’admirable travail accompli par les religieux et les religieuses de votre pays, particulièrement grands prélats missionnaires, consacrés auprès des populations qu’ils servent aux belles tâches éducatives, sociales ou charitable. Mais surtout, Nous avons eu le privilège de vivre sur le sol de France d’inoubliables années, alors que, sous votre impulsion, ce grand peuple renaissait à la vie et à l’espérance après de lourdes et cruelles épreuves.
Votre venue aujourd’hui, Monsieur le Président, évoque tout naturellement à Notre esprit ce séjour à Paris, et notamment la première visite que Nous vous faisions au matin du 1er janvier 1945. En qualité de nonce apostolique de Notre immortel Prédécesseur Pie XII, Nous avions ce jour-là l’honneur de vous présenter, au nom du Corps diplomatique accrédité auprès du gouvernement provisoire de la République française, les premiers vœux qu’offrait à Votre Excellence les représentants de nations amies, heureuses de saluer le renouveau français. «
Grâce à votre clairvoyance politique et à votre énergie, vous disions-Nous alors,
ce cher pays a retrouvé sa liberté et sa foi dans ses destinées ! ».
Et voici que la Providence, qui Nous a appelé depuis aux responsabilités du suprême Pontificat, permet aujourd’hui cette nouvelle et si agréable rencontre. Ce n’est pas la première fois d’ailleurs que Votre Excellence est reçue en cette demeure. En juin 1944, tandis que Rome venait de voir s’éloigner de ses murs le spectre de la guerre et qu’on entrevoyait déjà à l’horizon la fin tant espérée du terrible conflit, Notre Prédécesseur Pie XII était heureux de vous accueillir et de s’entretenir avec vous au cours d’une cordiale audience. Vous vous plaisiez alors à admirer la clarté de vues et la sérénité de jugement de ce grand Pontife, la force et l’inaltérable confiance de ce héraut de la vraie paix, dont les enseignements continuent encore de tracer la voie à tous les hommes de bonne volonté.
Cette œuvre de paix et de prospérité, vous désirez, Monsieur le Président, la réaliser en votre propre pays et dans le vaste cadre de la Communauté, mais vous avez également conscience de devoir la poursuivre plus largement encore au bénéfice de l’homme dans le monde. Appelé pour la seconde fois à présider aux destinées de votre patrie, à la suite d’un concours de circonstances où la France manifesta une fois de plus ses étonnantes capacités de redressement devant le péril, vous la voulez digne dans sa conduite de son passé prestigieux. Et c’est pourquoi, en travaillant au bonheur de vos concitoyens, vous souhaitez aussi avec noblesse que les ressources du pays, comme celles d’autres nations favorisées par la nature, puissent servir avec désintéressement au mieux-être de peuples économiquement moins développés.
Est-il une perspective d’action plus conforme à l’idéal de justice et de charité fraternelle, dont le christianisme a pour toujours jeté le ferment dans la société humaine, et qui n’a cessé au cours des siècles de susciter les entreprises les plus généreuses et les plus fécondes pour le bien de l’humanité?
Laissez-Nous formuler des vœux sincères pour votre chère patrie. Reprenant volontiers ici les paroles qu’adressait il y a deux ans Notre Prédécesseur au président René Coty, « c’est tout ce peuple généreux de France, avec son glorieux héritage et ses dons remarquables, que Nous saluons en vous, Monsieur le Président, et auquel Nous exprimons Notre paternelle affection » !.
Ces vœux et ces prières, Nous les adressons à Dieu par l’intercession de Notre-Dame de Lourdes et de cette admirable lignée de saints issus de votre sol, qui constituent l’une des gloires les plus pures de votre patrie, et Nous appelons de grand cœur sur Votre Excellence et sur les hautes personnalités qui l’accompagnent une large effusion des divines bénédictions.
*AAS 51 (1959), p.474-476.
L’Osservatore Romano 28.6.1959, p.1.
Discorsi, Messaggi, Colloqui del Santo Padre Giovanni XXIII, I, p.392-394.
La Documentation catholique, n°1308, col.929-931.
L'Osservatore Romano. Edition hebdomadaire en langue française, n°27, p.1
