Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=836139
images/icones/nounours.gif  ( 836139 )Une image sportive pour finir par BK (2017-10-04 01:41:22) 

Accuser le pape d'hérésie, c'est comme essayer de plaquer son gardien au foot.

On s'auto-exclut, personne ne comprend, et cela ne sert que l'Adversaire.

Schlafen Sie gut, träumen Sie süss.

Scuto circumdabit, non timebis
images/icones/1v.gif  ( 836141 )hmmmmm par jejomau (2017-10-04 07:16:49) 
[en réponse à 836139]

« le pape François est une promesse » Léonardo Boff (chef de file de la théologie de la Libération sanctionné par la Congrégation de la Foi en 1985, marié en 1992 après avoir défroqué) apprenant l'arrivée au pontificat de François...
images/icones/photo.gif  ( 836143 )Autre image sportive ... par Exocet (2017-10-04 07:41:41) 
[en réponse à 836139]

Que faut-il faire lorsque le gardien de but marque contre son camp ?
images/icones/1e.gif  ( 836144 )Voilà pourquoi par Ritter (2017-10-04 08:22:03) 
[en réponse à 836139]

Le Rugby est supérieur.
images/icones/neutre.gif  ( 836145 )question de formulation par henri.p (2017-10-04 08:44:12) 
[en réponse à 836139]

oui mais: relever respectueusement des actes , ou des paroles ,ou des ambiguïtés ,ou des silences ,pouvant servir l'hérésie , ne signifie pas "accuser le pape d'hérésie "
images/icones/hum2.gif  ( 836146 )Le poids des mots... par BK (2017-10-04 09:14:20) 
[en réponse à 836145]

Le site officiel de la correctio dit que celle-ci accuse le pape d'hérésie.

S'il faut comprendre qu'en réalité on n'a voulu que lui demander de préciser un enseignement sûr car magistériel,

j'en serais heureux, mais force est de reconnaître

qu'on en vient à demander une exégèse de la correctio bien plus tarabiscotée que ce qui est refusé par la fsspx aux papes depuis Vatican II.

Et qu'on donne à penser que pour les signatures de la correctio, les mots n'ont plus aucun sens.
images/icones/1b.gif  ( 836147 )Vous avez choisi d'être sportif par Ritter (2017-10-04 09:21:00) 
[en réponse à 836146]

Au Foot on peut porter le nom d’un Saint et être soutenu par les hérétiques Cathares.

Au Rugby plaquez les tous, Dieu reconnaîtra les siens.

Bk reconnaissez que la correctio est un bel essai, mais sera-t-il transformé? Vous avez raison de remettre en cause, mais Dieu reste l'arbitre.

Bk ne plaquez pas tout, pour plaquer vos adversaires.
images/icones/1b.gif  ( 836148 )Ma spécialité par BK (2017-10-04 09:34:53) 
[en réponse à 836147]

c'est la boxe. Et je n'ai jamais attaqué l'arbitre. Et du coup, je tiens les règles du jeu et suis dans le championnat.

Et à la fin, c'est toujours l'arbitre si a raison. Et qui donc remporte la vraie victoire.
images/icones/neutre.gif  ( 836149 )revenir au document lui même par henri.p (2017-10-04 09:35:00) 
[en réponse à 836146]

Peut être le site formule les choses comme vous dîtes ...mais ce sur quoi nous devons débattre c'est le document lui même (non le "site" que les signataires n'ont pas signés )
images/icones/pelerouin1.gif  ( 836151 )Une fois encore, comme disait Saint Pie X par BK (2017-10-04 09:44:48) 
[en réponse à 836149]

Présentation officielle de la 'correctio' :

« La correctio filialis affirme que le pape, par son Exhortation apostolique Amoris laetitia ainsi que par d’autres paroles, actions et omissions en rapport avec celle-ci, a effectivement soutenu sept propositions hérétiques par rapport au mariage, à la vie morale et à la réception des sacrements, et qu’il a été à l’origine de la diffusion de ces opinions hérétiques au sein de l’Eglise catholique.

Cela n’entraîne aucun conflit avec le dogme catholique de l’infaillibilité pontificale, puisque l’Eglise enseigne qu’un pape doit satisfaire à des critères stricts pour que ses paroles puissent être considérées comme infaillibles. Le pape François n’a pas rempli ces critères. Il n’a pas déclaré que ces positions hérétiques sont des enseignements définitifs de l’Eglise, pas plus qu’il n’a déclaré que les catholiques devraient les croire avec l’assentiment de la foi. L’Eglise enseigne qu’aucun pape ne peut soutenir que Dieu lui aurait révélé quelque nouvelle vérité que les catholiques seraient obligés de croire. »

La correctio elle-même appuie sa position par une phrase de Pastor Aeternus isolée de son contexte et lue à contre-sens :
« Car le Saint Esprit n'a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu'ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu'avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c'est-à-dire le dépôt de la foi » (Pastor aeternus, cap. 4).

La correctio lit ici une restriction du pouvoir du pape.
Il s’agit en fait une confirmation du devoir de lui obéir : le « car » initial traduit « neque enim ».

1. 'Neque enim' peut se traduire 'car' ou 'en effet' : il exprime la cause, et non une restriction.
2. 'Neque enim' introduit ici une incise entre deux phrases indissociables dans l’exposé. Il donne la justification de l'attitude (1e phrase) des papes et (dernière phrase) des évêques qui les ont fidèlement écoutés.
3. En suivant de près l'ordre et la ligne de la phrase latine, on a ceci :

Les Pontifes romains […] ont défini qu'on devait tenir ce que, conforme aux saintes Lettres et aux traditions apostoliques, ils reconnaissaient avec l'aide de Dieu. En effet, le Saint Esprit n'a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu'ils fassent connaître, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu'avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c'est-à-dire le dépôt de la foi. Leur doctrine apostolique a [donc] été reçue par tous les Pères vénérés, révérée et suivie par les saints docteurs orthodoxes. Ils savaient parfaitement que ce siège de Pierre demeure pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : " J'ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères " [Lc 22, 32].

Erreurs de fond de la position de la FSSPX telle que présentée dans la ‘correctio’

- Disjoindre la personne de Pierre du Siège Apostolique (en gros : François est infaillible, mais Bergoglio est hérétique)
>>> Pastor Aeternus enseigne au contraire que le Successeur de Pierre reçoit personnellement l’assistance du Christ

- Imaginer qu’il existe un magistère qui n’est pas sûr (François dit des hérésies, mais Amoris Laetitia n'est pas infaillible).
>>> Pie IX, Léon XIII et Pie XII notamment enseignent très clairement que le magistère est toujours sûr, l’opposition infaillible/faillible est linguistique, nominaliste, et non pas fondée en théologie (l’infaillibilité commande la foi, la soumission religieuse de l’intelligence et du cœur est toujours due au Magistère)

- Prétendre que telle exhortation apostolique n’est pas un acte magistériel, alors qu’il s’agit d’un Acte du Siège Apostolique
>>> (si François n’avait pas voulu donner un enseignement à l’Eglise, il aurait publié en théologien privé)

- Rejeter l’autorité du magistère ordinaire, y compris simplement authentique, contrairement à Pastor Aeternus et Dei Filius
>>> si quelqu’un dit que le pouvoir du pape n'est pas ordinaire ni immédiat sur toutes et chacune des églises comme sur tous et chacun des pasteurs et des fidèles, qu’il soit anathème (Pastor Aeternus au chapitre 3)

Au nœud de toute cette triste affaire, une ecclésiologie condamnée :

La proposition qui établit que le Pontife Romain est chef ministériel, ainsi expliquée que le Pontife Romain reçoit non pas du Christ, en la personne du bienheureux Pierre, mais de l'Eglise, le pouvoir de ministère dont il est investi dans toute l'Eglise, comme successeur de Pierre, vrai Vicaire du Christ et Chef de toute l'Eglise : hérétique. (St Pie X, citant Pie VI, Auctorem Fidei)

Le Christ et Pierre forment l'unique Tête de l'unique Eglise.

Laquelle Tête préexiste à l'Eglise elle-même (car elle est fondement de l'Eglise, aussi bien en Jésus qu'en Pierre).

Laquelle Eglise n'existe sur terre qu'unie à son Pontife légitime.

Il est donc absurde et faux d'essayer d'invoquer la Tradition coupée du Pontife régnant contre le Pontife régnant.

Le Pontife régnant est, par l'assistance promise par Dieu, le seul garant visible de la pureté et de l'intégrité de la Foi.

L'Eglise unie à sa Tête reçoit son infaillibilité de cette unique Tête : Jésus s'unissant le Successeur de Pierre et l'assistant indéfectiblement dans sa mission.

images/icones/4a.gif  ( 836153 )Une fois encore par Jean-Paul PARFU (2017-10-04 10:05:55) 
[en réponse à 836151]

Le pape doit faire "un" avec le Christ. C'est son devoir. Mais il arrive, et c'est le cas depuis 50 ans et spécialement avec François, que ce ne soit pas le cas.

Il n'y a pas d'automaticité de cette unité et de cette fidélité. S'il y avait automaticité, le pape ne serait pas un homme, mais un simple robot.

La foi n'appartient pas au pape. Il doit être son libre et fidèle serviteur.
images/icones/fleur.gif  ( 836196 )Jean-Paul, dans l'autre sens par BK (2017-10-05 00:09:58) 
[en réponse à 836153]

Le Christ précède le pape et se l'unit indéfectiblement dans son ministère selon Sa Promesse.

Faut-il que je remette les textes que vous avez interprétés à rebours ?
images/icones/neutre.gif  ( 836155 )précision par henri.p (2017-10-04 10:28:32) 
[en réponse à 836151]

Parlez vous de la correction filiale elle-même (celle qui engage les signataires ) en citant " la présentation officielle de la "correctio" ?
images/icones/fleur.gif  ( 836198 )Remarques par BK (2017-10-05 00:26:23) 
[en réponse à 836155]

1. La correctio repose sur un contresens de Vatican 1.

2. La mise en perspective ici-même par 'la Fraternité Saint-Pie X' reprenait la même fausse compréhension de Vatican I.

3. La présentation qui en est faite sur le site officiel de la correctio propage la même erreur.


>>>En d'autres termes l'idiot utile du Siège Apostolique et de la Foi de l'Église (et non du modernisme) vous rend service en faisant remarquer une énorme balourdise.

>>>En relevant les erreurs de fond qui sous-tendent cette lecture, sont pointées du doigt des positions hérétiques et conduisant au schisme professées ici comme ailleurs.




Pour ce qui est de la correctio elle-même, et non du cadre dans lequel on a voulu la placer sans oser signer ce cadre,

(mais tout de même avec le contresens ci-dessus dans le corps de la correctio, puisque ça n'a pas le sens commun de poser à l'argument en citant isolément une incise)

si vous insistez, je vous proposerai mon analyse dans les prochains jours.

images/icones/marie.gif  ( 836200 )Allez, une autre débilité de la correctio par BK (2017-10-05 01:21:51) 
[en réponse à 836155]


Très Saint-Père, le ministère pétrinien n’a pas été confié à Votre Sainteté afin de lui permettre d’imposer des doctrines personnelles aux fidèles





1. Une exhortation apostolique est un enseignement magistériel donné par le Pontife Romain à l'Eglise universelle.

(voir titre et signature d'Amoris Laetitia)



2. Une exhortation apostolique est un Acte du Siège de Pierre, donc du ministère de Pierre dont le Christ a promis qu'il ne défaudrait pas.

(cf. à nouveau Pastor Aeternus, cette fois-ci en insistant sur le fait que la Parole du Christ est citée totalement, tout en affirmant que le Siège Apostolique reste pur de toute erreur, et qu'il est donc exclu explicitement par Vatican I que Pierre puisse défaillir après être revenu de son reniement, aux termes de la Promesse du Christ (et nier cela, c'est rejeter la Parole de Dieu, et donc Dieu Lui-même) :


Leur doctrine apostolique a été reçue par tous les Pères vénérés, révérée et suivie par les saints docteurs orthodoxes. Ils savaient parfaitement que ce siège de Pierre demeurait pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : " J'ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères " [Lc 22, 32].

)

Cela ne signifie toutefois bien sûr pas, à l'instar de la Parole du Christ "le Père est plus grand que Moi", que tout texte magistériel soit immédiatement compréhensible et dépourvu de toute ambiguïté.

Mais le magistère est toujours profondément vrai et sûr, en dépit de l'intégration possible d'éléments contingents, ou d'une perspective parfois étriquée - mais au vrai, cela reste assez naturel : quand on cite "Dieu est Amour" on ne dit pas "Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m'as-Tu abandonné", et si on explique le premier, on dit vrai, sans expliquer et forcément tenir compte explicitement du second)



>>> Amoris Laetitia n'est donc pas une "doctrine personnelle" au sens d'un opinion du pape, mais un enseignement magistériel par lequel le Christ Lui-même, qui ne fait qu'une Tête avec Pierre, s'adresse à nous et veut nous conduire à Lui - selon la Parole du Christ "qui vous écoute M'écoute", valable au plus haut point pour le Siège Apostolique.



3. Si maintenant par "doctrine personnelle", on veut dire "nouveauté", force est de reconnaître qu'on n'a pas retenu les bons passages d'Humani Generis (j'ai connu un Recteur de l'Institut qui n'avait jamais remarqué ce passage, si ma vie vous intéresse) :


Et l'on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les Papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : "Qui vous écoute, m'écoute... ", et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique.



(je préviens...

- a. une objection déjà rejetée plusieurs fois ici ces dernières années : dans la phrase suivante, Pie XII étend solennellement son propos aux Actes des Souverains Pontifes, dont bien évidemment les Exhortations Apostoliques. Le propos n'est donc pas à restreindre d'autorité librexaminique aux seules Encycliques)

- b. un contresens facile (pour éviter aux signataires de la correctio de se ridiculiser en accusant Pie XII d'hérésie) : "appartient depuis longtemps à la doctrine catholique" signifie "appartient depuis longtemps à la doctrine catholique telle qu'elle a été élucidée", et il reste vrai que ce que dit le pape dans ses Actes appartient depuis toujours au dépôt de la Foi.



Tout ceci signifie que le pape peut dans son enseignement introduire

- non de nouvelles vérités (le Dépôt de la Foi - c'est-à-dire ultimement le Christ, Vérité du Père - ne saurait être augmenté - ni Pierre dans son ministère déformer les appels et enseignements du Christ)

- mais de nouvelles précisions (exemple caractéristique la proclamation par un Acte ordinaire qu'une doctrine est à tenir pour définitive)

- ou de nouvelles perspectives.



Par exemple, pour le premier pape jésuite, reprendre dans la perspective des Exercices Spirituels et de la droite tradition ignatienne, une partie de la doctrine morale de l'Eglise.

C'est un changement important de perspective, mais complémentaire des précédentes.

Il est donc normal d'être de prime abord interloqué par Amoris Laetitia.

(comme beaucoup l'ont été quand Paul VI a prophétiquement publié Humanae Vitae)

L'enseignement du pape François est d'autant plus difficile à accueillir que le pape François ne semble pas souvent ménager ses brebis.

Mais nous savons bien que l'histoire de l'Eglise est remplie d'exemples de papes au comportement critiquable, dont la doctrine est demeurée intégralement saine, selon la Promesse du Christ.






Pour mémoire : la FSSPX a des difficultés non avec Amoris Laetitia seulement, mais avec la totalité du magistère depuis Vatican II, comme en témoigne nettement son rejet du Catéchisme de l'Eglise catholique, du dernier concile, et des Encycliques des derniers papes.

Cette dernière précision redémontre, au vu de la citation de Pie XII ci-dessus, qu'en refusant la soumission religieuse de l'intelligence et du cœur toujours due au magistère, la FSSPX rejette l'enseignement explicite des papes de Pie IX à Pie XII (cf. les 4 pages que j'ai données par exemple ici)
images/icones/1n.gif  ( 836160 )Ce serait donc l’Église qui aurait marqué contre son camp par Vianney (2017-10-04 13:25:53) 
[en réponse à 836139]

 
...le jour où elle a proclamé Docteur l’un des partisans (non repenti) de la thèse “Papa hæreticus depositus est”.

Et non seulement elle le proclame Docteur de l’Église, mais la sainte liturgie nous assure que c’est Dieu lui-même qui l’a choisi “pour repousser les attaques de l’hérésie et défendre les droits du Saint-Siège” (Collecte de la messe du 13 mai pour la fête de saint Robert Bellarmin).

Désolé, mais j’accorde plus de confiance en l’Église qu’en BK...

V.
 

images/icones/coeurbrise.gif  ( 836194 )Saint Thomas d'Aquin o.p. rejetait l'idée d'Immaculée Conception par BK (2017-10-05 00:02:39) 
[en réponse à 836160]

Je vous renvoie à quatre pages des derniers papes que vous reconnaissez, votre réponse ne prouve que votre impossibilité d'articuler votre pétition de principe à la foi de l'Église.

Vous seriez protestant qu'en un sens votre position serait moins grave.
images/icones/hein.gif  ( 836199 )Quels papes ? Quelles pages ? par Vianney (2017-10-05 00:57:50) 
[en réponse à 836194]

 
Quelle pétition de principe ? Soyez plus précis. Moi, je peux vous citer au moins trois papes (Pie VI, Grégoire XVI et Léon XIII) qui nient que l’Église puisse promulguer des lois universelles qui contredisent la foi. Ce serait pourtant le cas, s’il fallait vous suivre, de la législation Cum ex Apostolatus de Paul IV confirmée par saint Pie V.

Pour ce qui est de l’Immaculée Conception, je pense que vous confondez la position (dubitative) de saint Thomas avec celle (négative) de saint Bernard. Mais, de toute façon, personne ne prétend que les docteurs de l’Église sont individuellement infaillibles sur des doctrines non encore définies.

Le problème avec saint Robert, c’est que l’Église l’a félicité (relisez les termes de la Collecte citée plus haut) précisément là où il aurait selon vous contredit la foi, à savoir la défense du Saint-Siège et la lutte contre le libre-examen protestant... et elle l’a fait après Vatican I !

V.
 
images/icones/5b.gif  ( 836201 )Merci pour la correction sur St Bernard par BK (2017-10-05 01:33:48) 
[en réponse à 836199]

Moi : Je vous renvoie à quatre pages des derniers papes que vous reconnaissez, votre réponse ne prouve que votre impossibilité d'articuler votre pétition de principe à la foi de l'Église.

Vous : Quels papes ? Quelles pages ?

Pie IX, Pastor Aeternus (Premier Concile du Vatican)
Pie IX, Dei Filius (Premier Concile du Vatican)
Léon XIII, Sapientiae Christianae
Saint Pie X, Pascendi Dominici Gregis
Benoît XV, Code de droit canonique de 1917
Pie XI, Mortalium Animos
Pie XII, Humani Generis, Mystici Corporis

Nous enseignons donc et nous déclarons, suivant les témoignages de l'Évangile, que la primauté de juridiction sur toute l'Église de Dieu a été promise et donnée immédiatement et directement au bienheureux Apôtre Pierre par le Christ notre Seigneur. C'est, en effet, au seul Simon, auquel il avait déjà été dit : " Tu t'appelleras Céphas " [Jn 1,42], après que celui-ci l'avait confessé en ces termes : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ", que le Seigneur adressa ces paroles solennelles : " Bienheureux es-tu, Simon, fils de Jona, car ce n'est ni la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux ; et moi, je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. Et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel " [Mt 16, 16 sv.]. Et c'est au seul Simon Pierre que Jésus, après sa résurrection, conféra la juridiction de souverain pasteur et de chef suprême sur tout son troupeau en disant : " Pais mes agneaux, pais mes brebis " [Jn 21,15 sv.]. (Pastor Aeternus)

On doit croire d'une foi divine et catholique tout ce qui est contenu dans les saintes Écritures et dans la tradition, et tout ce qui est proposé par l'Église comme vérité divinement révélée, soit par un jugement solennel, soit par son magistère ordinaire et universel. (Dei Filius)

Le Christ a établi en sa personne le principe durable et le fondement visible de l’unité dans la foi et la communion (Pastor Aeternus).
Quiconque succède à Pierre en cette chaire reçoit, de par l'institution du Christ lui-même, la primauté de Pierre sur toute l'Église (Pastor Aeternus).
Cette primauté est conférée à Pierre et à ses Successeurs directement et immédiatement. (Pastor Aeternus)
Elle lui a été confiée personnellement, et est perpétuée dans la personne de ses Successeurs, de préférence aux autres Apôtres pris isolément ou tous ensemble. (Pastor Aeternus)

Il est faux de penser que la primauté a été conférée à l’Eglise, et par celle-ci à Pierre comme son ministre. (Pastor Aeternus)

Pierre et ses Successeurs sont la tête dans l’assemblage du corps de l’unique Eglise. (Pastor Aeternus)
En effet, le Christ et son Vicaire ne forment ensemble qu'une seule Tête. (Mystici Corporis)
Par conséquent, il faut obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)
En effet, le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre. (Mystici Corporis)

Le Saint-Siège apostolique et le Pontife romain possèdent la primauté sur toute la terre ; le Pontife romain est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des Apôtres et le vrai vicaire du Christ, la tête de toute l'Église, le père et le docteur de tous les chrétiens ; à lui, dans la personne du bienheureux Pierre, a été confié par notre Seigneur Jésus-Christ plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner toute l'Église. (Pastor Aeternus, citant le Concile de Florence)

Dieu a accordé à Pierre et à ses successeurs un charisme de vérité et de foi à jamais indéfectible. (Pastor Aeternus)
Le Siège de Pierre demeure pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : " J'ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères ". (Pastor Aeternus)

La condition première du salut est de garder la règle de la foi orthodoxe... On ne peut, en effet, négliger la parole de notre Seigneur Jésus-Christ qui dit : 'Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église' [Mt 16, 18]. Cette affirmation se vérifie dans les faits, car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège apostolique. Désireux de ne nous séparer en rien de sa foi et de sa doctrine... nous espérons mériter de demeurer unis en cette communion que prêche le Siège apostolique, en qui réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne. (Pastor Aeternus, citant les Pères du IVe concile de Constantinople)


La sainte Église romaine possède aussi la primauté souveraine et l'autorité entière sur l'ensemble de l'Église catholique. Elle reconnaît sincèrement et humblement l'avoir reçue, avec la plénitude du pouvoir, du Seigneur lui-même, en la personne du bienheureux Pierre, chef ou tête des Apôtres, dont le Pontife romain est le successeur. Et comme elle doit, par-dessus tout, défendre la vérité de la foi, ainsi les questions qui surgiraient à propos de la foi doivent être définies par son jugement. (Pastor Aeternus, citant la Foi des Pères Grecs, appuyée sur le IIe concile de Lyon)

[On doit donc croire que : en Pierre et ses Successeurs réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne.]

Dans l'accomplissement ininterrompu de cette mission, l'Eglise pourra-t-elle manquer de force et d'efficacité, quand le Christ lui-même lui prête son assistance continuelle: " Voici que je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la consommation des siècles " (Matth. XXVIII, 20) ?
Il est, par conséquent, impossible, non seulement que l'Eglise ne subsiste aujourd'hui et toujours, mais aussi qu'elle ne subsiste pas absolument la même qu'aux temps apostoliques; - à moins que nous ne voulions dire - à Dieu ne plaise ! - ou bien que le Christ Notre Seigneur a failli à son dessein ou bien qu'il s'est trompé quand il affirma que les portes de l'enfer ne prévaudraient jamais contre elle (Matth. XVI, 18). (Mortalium animos)

[Or cette Eglise est fondée sur le Christ, Qui ne forme qu’une seule Tête avec Pierre et ses Successeurs]

De plus, la proposition qui établit que le Pontife Romain est chef ministériel, ainsi expliquée que le Pontife Romain reçoit non pas du Christ, en la personne du bienheureux Pierre, mais de l'Eglise, le pouvoir de ministère dont il est investi dans toute l'Eglise, comme successeur de Pierre, vrai Vicaire du Christ et Chef de toute l'Eglise : hérétique. (Pascendi Dominici Gregis, citant Pie VI, Auctorem Fidei)

Ceux-là se trompent dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)

Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)
Qu'on ne pense pas que la direction du Christ se limite à un mode invisible ou extraordinaire ; bien au contraire, le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre. (Mystici Corporis)

La tradition chrétienne attache un tel prix à cette perfection de l'obéissance, qu'elle en a toujours fait et en fait toujours le signe caractéristique auquel on peut reconnaître les catholiques. (Sapientiae Christianae)

L'obéissance doit être parfaite, parce qu'elle appartient à l'essence de la foi, et elle a cela de commun avec la foi qu'elle ne peut pas être partagée. Bien plus, si elle n'est pas absolue et parfaite de tout point, elle peut porter encore le nom d'obéissance, mais elle n'a plus rien de commun avec elle. (Sapientiae Christianae)

Le magistère de l'Eglise - lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu'elles soient transmises facilement et sûrement à la connaissance des hommes - s'exerce chaque jour par le Pontife Romain et par les évêques en communion avec lui; mais en outre, toutes les fois qu'il s'impose de résister plus efficacement aux erreurs et aux attaques des hérétiques ou d'imprimer dans l'esprit des fidèles des vérités expliquées avec plus de clarté et de précision, ce magistère comporte le devoir de procéder opportunément à des définitions en formes et termes solennels.
Certes, cet usage extraordinaire du magistère n'introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l'Eglise; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque-là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion. (Mortalium Animos)


Quant à déterminer quelles doctrines sont renfermées dans cette révélation divine, c'est la mission de l'Eglise enseignante, à laquelle Dieu a confié la garde et l'interprétation de sa parole; dans l'Eglise, le docteur suprême est le Pontife Romain. L'union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l'Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même. (Sapientiae Christianae)

La foi chrétienne ne repose pas sur l'autorité de la raison humaine, mais sur celle de la raison divine; car, ce que Dieu nous a révélé, " nous ne le croyons pas à cause de l'évidence intrinsèque de la vérité, perçue par la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l'autorité de Dieu, qui révèle et qui ne peut ni se tromper, ni nous tromper ". Il résulte de là que, quelles que soient les choses manifestement contenues dans la révélation de Dieu, nous devons donner à chacune d'elles un égal et entier assentiment. Refuser de croire à une seule d'entre elles équivaut, en soi, à les rejeter toutes. Car ceux-là détruisent également le fondement de la foi, qui nient que Dieu ait parlé aux hommes, ou qui mettent en doute sa vérité et sa sagesse infinie. (Sapientiae Christianae)

Lorsqu'on trace les limites de l'obéissance due aux pasteurs des âmes et surtout au Pontife Romain, il ne faut pas penser qu'elles renferment seulement les dogmes auxquels l'intelligence doit adhérer et dont le rejet opiniâtre constitue le crime d'hérésie. Il ne suffirait même pas de donner un sincère et ferme assentiment aux doctrines qui, sans avoir été jamais définies par aucun jugement solennel de l'Eglise, sont cependant proposées à notre foi, par son magistère ordinaire et universel, comme étant divinement révélées, et qui, d'après le Concile du Vatican, doivent être crues de foi catholique et divine. Il faut, en outre, que les chrétiens considèrent comme un devoir de se laisser régir, gouverner et guider par l'autorité des évêques, et surtout par celle du Siège Apostolique. (Sapientiae Christianae)

Combien cela est raisonnable, il est facile de le démontrer. En effet, parmi les choses contenues dans les divins oracles, les unes se rapportent à Dieu, principe de la béatitude que nous espérons, et les autres à l'homme lui-même et aux moyens d'arriver à cette béatitude. Il appartient de droit divin à l'Eglise et, dans l'Eglise, au Pontife Romain, de déterminer dans ces deux ordres ce qu'il faut croire et ce qu'il faut faire. (Sapientiae Christianae)

Voilà pourquoi le Pontife doit pouvoir juger avec autorité de ce que renferme la parole de Dieu, décider quelles doctrines concordent avec elle et quelles doctrines y contredisent. De même, dans la sphère de la morale, c'est à lui de déterminer ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est nécessaire d'accomplir et d'éviter si l'on veut parvenir au salut éternel ; autrement, il ne pourrait être ni l'interprète infaillible de la parole de Dieu, ni le guide sûr de la vie humaine. ((Sapientiae Christianae)

Il est manifeste que celui qui adhère à la doctrine de l'Eglise comme à une règle infaillible donne son assentiment à tout ce que l'Eglise enseigne; autrement, si, parmi les choses que l'Eglise enseigne, il retient ce qui lui plaît et exclut ce qui ne lui plaît pas, il adhère à sa propre volonté et non à la doctrine de l'Eglise, en tant qu'elle est une règle infaillible. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)

Personne n'ignore qu'après avoir rejeté le divin magistère de l'Église, les choses de la religion sont laissées ainsi au jugement privé de chacun. (Dei Filius)

Quiconque n'adhère pas, comme à une règle infaillible et divine, à la doctrine de l'Eglise, qui procède de la vérité première manifestée dans les Saintes Ecritures, n'a pas la foi habituelle, mais possède autrement que par la foi les choses qui sont de son domaine... (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)

L’unité de la Foi de l’Eglise ne saurait être sauvegardée qu'à la condition que les questions qui surgissent sur la foi soient résolues par celui qui préside à l'Eglise tout entière, et que sa sentence soit acceptée par elle avec fermeté. C'est pourquoi à l'autorité du Souverain Pontife seul il appartient de publier un nouveau symbole, comme de décerner toutes les autres choses qui regardent l'Eglise universelle. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)

Prop. 29 condamnée par Léon X. Bulle Exsurge Domine, 16 mai 1520: " Il Nous a été donné de pouvoir infirmer l'autorité des Conciles, de contredire librement à leurs actes, de Nous faire juge des lois qu'ils ont portées et d'affirmer avec assurance tout ce qui nous paraît vrai; que cela soit approuvé ou réprouvé par n'importe quel Concile. " (Pascendi Dominici Gregis)




Et l'on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les Papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : "Qui vous écoute, m'écoute... " (3), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens. (Humani Generis)

Qu'on ne pense pas que la direction du Christ se limite à un mode invisible ou extraordinaire ; bien au contraire, le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre. (Mystici Corporis)

Le pape est l’interprète infaillible de la Parole de Dieu et le guide sûr de la vie humaine. (Sapientiae Christianae, qui applique cette phrase aux dogmes, aux enseignements du magistère ordinaire et universel, et au magistère authentique du Siège Apostolique – voir plus haut)

On doit obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)

Le jugement du Siège apostolique, auquel aucune autorité n'est supérieure, ne doit être remis en question par personne, et personne n'a le droit de juger ses décisions. (Pastor Aeternus)

Si quelqu’un dit que le pouvoir du pape n'est pas ordinaire ni immédiat sur toutes et chacune des églises comme sur tous et chacun des pasteurs et des fidèles, qu'il soit anathème. (Pastor Aeternus)

Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)

Ceux-là se trompent donc dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)

Pour mémoire (Code de 1917)

218
p.1 Le Pontife Romain successeur de Saint Pierre dans sa primauté, a non seulement la primauté d'honneur, mais le pouvoir de juridiction suprême et entier sur l'Eglise Universelle, tant dans les matières qui concernent la foi et les mœurs, que dans celles qui se rapportent à la discipline et au gouvernement de l'Eglise répandue dans le monde entier.
p.2 Ce pouvoir est vraiment épiscopal, ordinaire et immédiat, s'exerçant tant sur toutes les églises et chacune d'entre elles que sur tous les pasteurs et tous les fidèles et chacun d'entre eux; ce pouvoir est indépendant de toute autorité humaine.
219
Le Pontife romain, légitimement élu, obtient de droit divin, immédiatement après son élection, le plein pouvoir de souveraine juridiction.
221
S'il arrive que le Pontife romain renonce à sa charge, ni l'acceptation des cardinaux, ni aucune autre acceptation n'est nécessaire à la validité de cette renonciation.


Un dernier rappel, peut-être nécessaire :
la validité de l’élection du Souverain Pontife est une vérité de Foi, liée à la Révélation par nécessité historique, que l'Eglise enseigne pour définitive, qui demande un assentiment plein et irrévocable, fondé sur la foi dans l'assistance que le Saint-Esprit prête au Magistère et sur la doctrine catholique de l'infaillibilité du Magistère






images/icones/fleche2.gif  ( 836243 )J’aurais dû préciser ma question par Vianney (2017-10-05 10:04:51) 
[en réponse à 836201]

 
Ce je n’aperçois toujours pas, c’est en quoi les enseignements de l’Église, que vous rappelez à juste titre, obligent les catholiques à croire que celui que les cardinaux ont désigné pape soit incapable de dévier de la foi.

D’abord, parce que cette conviction apparaît directement contraire à celle qu’exprimaient les papes Paul IV et saint Pie V (Cum Ex Apostolatus) :

§ 6.– Nous ajoutons que si jamais il advient (…) qu’un cardinal de l’Église romaine, un Légat ou même un Souverain Pontife, avant sa promotion ou élévation au cardinalat ou au Souverain Pontificat, a dévié de la foi catholique ou est tombé dans quelque hérésie, sa promotion ou élévation – même si cette dernière a eu lieu dans la concorde et avec l’assentiment unanime de tous les Cardinaux – est nulle, non avenue, sans valeur aucune.


On le voit, par cette constitution le Magistère a officiellement reconnu possible l’adhésion de tous les cardinaux à un faux pape, sans que cette adhésion ne confère une quelconque valeur à son élection. Et si l’élection est viciée à la base, il n’est bien évidemment plus question d’infaillibilité... Voilà par conséquent déjà au moins un cas où on ne peut pas écarter l’hypothèse du papa hæreticus envisagée par saint Robert Bellarmin et d’autres théologiens de grande valeur.

Si le tort de beaucoup de ceux que vous réfutez est d’avoir oublié leur catéchisme, votre tort, à mon avis, est de prendre trop à la lettre certains textes du Magistère. Pour prendre un autre exemple, quand ces textes enseignent que la succession de Pierre est perpétuelle, ils n’excluent pas pour autant la possibilité de périodes plus ou moins longues – je rappelle que le grand schisme d’Occident a duré près de 50 ans – où la dite succession peut être réellement douteuse. Mais c’est bien entendu à l’Église, une fois la période de crise terminée, de trancher en dernier ressort.

V.
 

images/icones/fleur.gif  ( 836258 )Voyez par exemple par BK (2017-10-05 12:42:32) 
[en réponse à 836243]

Ici
images/icones/hein.gif  ( 836267 )Désolé mais... par Vianney (2017-10-05 13:30:45) 
[en réponse à 836258]

 
...je ne vois pas le rapport entre la valeur de l’enseignement ordinaire de l’Église, justement rappelée par Pie XII, et la possibilité que les fidèles soient privés momentanément d’un pape digne de ce nom.

Il est exact que les papes, sans être nécessairement édifiants ou perspicaces dans leur gouvernement, n’en ont pas moins défendu la saine doctrine.

Cela peut d’ailleurs constituer un bon moyen pour distinguer les vrais des faux. Mais ce critère n’est pas toujours suffisant, comme l’illustre le cas du grand schisme d’Occident ou celui de l’époque de saint Bernard, durant lesquels aucun des (prétendus) papes en présence n’ont dévié de la foi.

V.
 
images/icones/vatican.gif  ( 836271 )La Promesse du Christ par BK (2017-10-05 13:58:16) 
[en réponse à 836267]

telle que Vatican I la rappelle.
images/icones/vatican.gif  ( 836285 )Saint Pie V aurait-il oublié cette promesse ? par Vianney (2017-10-05 15:02:45) 
[en réponse à 836271]

 
Un peu gros d’en arriver là sous prétexte de défendre l’autorité pontificale, non ?

V.
 
images/icones/fleche2.gif  ( 836289 )Voyez les fils afférents par BK (2017-10-05 15:19:36) 
[en réponse à 836285]

Si vous n'avez que ça pour essayer d'invalider la Parole du Christ...
images/icones/fleche3.gif  ( 836299 )Avouez plutôt qu’il est significatif... par Vianney (2017-10-05 16:06:18) 
[en réponse à 836289]

 
...que vous vous sentiez forcé d’en appeler à votre libre examen des promesses du Christ afin de prétendre vous opposer à la foi des papes Paul IV, saint Pie V et de leurs successeurs qui ont d’abord maintenu leur législation en vigueur, puis l’ont rangée parmi les fondements (“fontes”) du droit canon de 1917 !

V.
 
images/icones/1f.gif  ( 836302 )Vous êtes librexaminable par BK (2017-10-05 16:33:50) 
[en réponse à 836299]

Je vous renvoie à la Promesse du Christ d'assistance indéfectible de la foi de Pierre après la Résurrection, telle que Vatican I l'a solennellement proclamée, et vous osez parler de libre examen ?
images/icones/hein.gif  ( 836307 )Vous voyez une contradiction... par Vianney (2017-10-05 16:55:23) 
[en réponse à 836302]

 
...là où saint Pie V n’en voit aucune : est-ce de ma faute ?

Je ne peux que vous répéter que je veux adhérer pleinement à l’enseignement de Vatican I et à la foi de saint Pie V.

V.
 
images/icones/nounours.gif  ( 836162 )Autre domaine où se trompe le pape par Regnum Galliae (2017-10-04 14:25:17) 
[en réponse à 836139]

c'est le choix de faire construire sa papamobile chez Mercedes alors que BMW est nettement mieux.
images/icones/1e.gif  ( 836173 ) Ils sont aussi par Steve (2017-10-04 19:27:00) 
[en réponse à 836162]

excellents chez Citroën
images/icones/nounours.gif  ( 836206 )Êtes-vous bien sûr que l'erreur n'est pas plutôt par BK (2017-10-05 02:15:13) 
[en réponse à 836162]

d'employer une papamobile au lieu de la sedia gestatoria ?
images/icones/1v.gif  ( 836185 )Votre meilleur sport! par Miserere (2017-10-04 21:47:07) 
[en réponse à 836139]


C'est d’être l'idiot utile des modernistes.