Le Forum Catholique
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( 835783 )
Juger l'arbre à ses fruits... par BK (2017-10-01 04:43:52)
On juge l'arbre à ses fruits, on ne cueille pas des raisins sur des épines, ni des figues sur des chardons : c'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez, enseigne le Christ.
Question de qualité, donc, et non de quantité.
Quelles qualités ? Avant tout la tendresse (qualité des entrailles de Dieu), la miséricorde (que Dieu préfère aux sacrifices), la douceur et l'humilité (vertus par excellence du Cœur du Christ).
Une source amère ne peut pas donner de l'eau douce, rappelle Saint Jacques...

( 835784 )
Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : par Minger (2017-10-01 06:45:37)
[en réponse à 835783]
Saint Matthieu 7:15 :
« Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces.
C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons. C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre mauvais donne des fruits détestables. Un arbre bon ne peut pas porter des fruits détestables, ni un arbre mauvais porter de beaux fruits. Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »
24 :11 « Plusieurs faux prophètes s'élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens 10Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront les uns les autres. 11Plusieurs faux prophètes s'élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens. 12Et, parce que l'iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira.…
NB: Encore faut-il rester dans les préceptes de Jésus Fils de Dieu et ne pas suivre ceux qui prétendent aujourd'hui , malgré ces avertissements , que tout le monde est beau tout le monde est gentil dans un langage de ceux que nous devrions considérer aujourd’hui , comme des vrais disciples éclairés de Jésus !

( 835786 )
Merci! par Miserere (2017-10-01 09:16:47)
[en réponse à 835783]
De nous résumer le bilan du Concile Vatican II.
Merci de votre clairvoyance.

( 835788 )
Réponse par Japhet (2017-10-01 09:46:43)
[en réponse à 835783]
Pourriez-vous répondre à mes questions du fil précédent concernant Paul IV, Saint-Athanase et Honorius 1er?

( 835789 )
Je suis également intéressé ! par Marquandier (2017-10-01 13:16:33)
[en réponse à 835788]
Comment, cher BK, conjuguez-vous votre interprétation super-infaillibiliste de Vatican I avec ces épisodes indubitables de l’histoire de l’Église ?

( 835795 )
Nul secret par BK (2017-10-01 15:29:23)
[en réponse à 835788]
mes positions sont publiques sans dissimulation aucune. D'autres avancent masqués pour semer le trouble et égarer les âmes.
Je ne répondrai pas à vos questions de détail tant que vous n'aurez pas répondu sur le fond à Pie IX, Léon XIII, Saint Pie X, Pie XI et Pie XII, et explicité si vous reconnaissez François pour Successeur de Pierre, Vicaire du Christ, Souverain Pontife.
Il est des thèses occultes qui vicient le regard, pervertissent la pensée et rendent factice le débat.

( 835797 )
Vous avez besoin d'être rassuré par Japhet (2017-10-01 16:16:19)
[en réponse à 835795]
avant de répondre à mes questions et c'est avec plaisir que je me prête à cet exercice:
-"Je ne répondrai pas à vos questions de détail" vous appelez cela du détail..... une bulle pontificale ex cathedra ce n'est pas du détail cher monsieur
- " tant que vous n'aurez pas répondu sur le fond à Pie IX, Léon XIII, Saint Pie X, Pie XI et Pie XII" je n'ai rien à répondre à ces papes, ils ne m'ont posé aucune question et j’adhère en tout point à la Parole de Dieu, au Crédo et à l' enseignement infaillible du Siège de Pierre transmis par la Tradition
-Oui je reconnais François, occupant légitime du Siège de Pierre, Vicaire du Christ et validement élu Souverain Pontife
maintenant à vous de me dire si vous reconnaissez l’enseignement de tous les successeurs légitimes de Pierre y compris Paul IV et Léon II et que vous reconnaissez que des papes hérétiques puissent exister (Paul IV), qu'ils doivent être combattu par Amour et au Nom de la Vérité (Saint-Athanse) et condamnés (Léon II)

( 835806 )
Vous n'avez pas suffisamment répondu par BK (2017-10-01 17:34:24)
[en réponse à 835797]
Je suis heureux que vous reconnaissiez celui avec qui le Christ ne forme qu'une seule Tête.
Le concile Vatican I présente un charisme de vérité indéfectible que l'Église reçoit du Christ en Pierre et ses Successeurs.
Les papes que j'ai cités enseignent tous que l'obéissance due au pape ne se restreint pas au seul magistère infaillible, au contraire.
(L'Église est sainte mais non sans pécheurs. L'enseignement du pape demeure toujours sûr, disent ces papes. On n'est donc en rien fondé à transposer le mystère de l'Église au magistère du pape, pour prétendre que seuls les enseignements infaillibles sont certains et recevables, les autres, potentiellement erronés, pouvant n'être pas magistériels)
Que leur répondez-vous ?
Je vous laisse retrouver les citations dans les précédents fils. Léon XIII et Pie XII, par exemple, l'enseignent textuellement.

( 835812 )
Chantage par Japhet (2017-10-01 18:27:36)
[en réponse à 835806]
Pourquoi ce chantage... "répondez d'abord", puis "vous ne répondez pas suffisamment" la prochaine fois ce sera quoi "soyez plus précis sinon ..."
L’enseignement de l'Eglise ne se limite pas à quelques souverains pontifes triés sur le volet pour satisfaire votre thèse. Paul IV et Léon II ne sont pas inférieur à PIE XII ou François ..... Vous devez, pour rendre plus honnête votre raisonnement les prendre en compte aussi!
Je pense, comme les papes, comme l'Eglise que Saint-Athanase mérite sa canonisation.... Pas vous?
Un pape peut se tromper, il peut propager l’hérésie, il peut être lui même hérétique, il y en a eu, il y en a peut être en ce moment, il y eu aura peut être demain, c'est l'Eglise qui le dit!!!! Le croyez-vous aussi?

( 835814 )
Ah ? par Meneau (2017-10-01 18:39:58)
[en réponse à 835812]
il peut propager l’hérésie, il peut être lui même hérétique, il y en a eu
Il y en a eu ? Qui ?
Cordialement
Meneau

( 835815 )
Honorius 1er par Japhet (2017-10-01 18:45:41)
[en réponse à 835814]
anathématisé par Léon II

( 835819 )
Vous êtes cerné, BK… par Marquandier (2017-10-01 19:02:44)
[en réponse à 835815]
Ne vous cachez plus derrière vos questions ! Vous n’êtes plus l’inquisiteur cette fois !

( 835824 )
Saint Léon II par Marquandier (2017-10-01 19:26:56)
[en réponse à 835815]
Qui plus est, si cela ne suffisait pas.
À Rome, près de saint Pierre, en 683, saint Léon II, pape. Cultivé aussi bien en grec qu’en latin, ami de la pauvreté et des pauvres, il ratifia le troisième Concile de Constantinople.
Martyrologe romain

( 835855 )
Calomnies utilisées contre Honorius Ier plus de 40 ans après sa mort par Meneau (2017-10-01 21:56:00)
[en réponse à 835815]
alors que tous ses contemporains et tous ses successeurs ont loué sa rectitude doctrinale.
Renseignez-vous, lisez par exemple "Histoire apologétique de la papauté" par Mgr Fèvre, qu'on trouve en ligne. Tome III, pp 357-498.
Il est au contraire théologiquement certain que "
le Siège de Pierre est toujours resté pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : " J'ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères "
Pastor Aeternus
Cordialement
Meneau

( 835860 )
Ce n’est pas si simple… par Marquandier (2017-10-01 22:02:13)
[en réponse à 835855]

( 835865 )
Comme vous dites, ce n'est pas si simple par Meneau (2017-10-01 22:14:29)
[en réponse à 835860]
Je connais le DTC, et j'ai lu l'Histoire apologétique de la papauté à laquelle je vous renvoyais dans un autre post.
Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'on ne peut certainement pas accuser Honorius Ier d'hérésie. Tout au plus condamner sa réponse à Sergius comme étant imprudente et n'affirmant pas assez clairement sa pensée - manifestée de nombreuses fois par ailleurs - opposée au monothélisme.
Je maintiens qu'on ne peut affirmer comme Japhet plus haut qu'il y a eu des papes hérétiques.
Cordialement
Meneau

( 835869 )
Comme je l’ai écrit dans un autre fil… par Marquandier (2017-10-01 22:24:28)
[en réponse à 835865]
…qu’Honorius ait été hérétique ou non m’importe peu : le fait est qu’il a été jugé et condamné (à tort ou non) et son anathème ratifié par le pape, que je sache.
Comment concilier cela à la thèse maximaliste « le pape ne se trompe jamais » ? Il y a eu erreur, de fait ou de droit, d’un côté ou de l’autre.

( 835873 )
Il y a un monde par Meneau (2017-10-01 22:51:53)
[en réponse à 835869]
entre "le pape ne se trompe jamais" et "le pape est hérétique".
L'assistance infaillible couvre le magistère ex cathedra. Mais il y a d'autres degrés d'autorité dans le magistère, et d'autre degrés d'assistance (prudentielle).
Le pape peut-il errer en tant que théologien privé ? C'est possible. Peut-il soutenir une hérésie de façon pertinace et se soustraire ainsi à la communion de l'Eglise - et ce tout en en restant le Pasteur universel à qui Jésus a dit "J'ai prié pour que ta Foi ne défaille pas" ? C'est une autre question.
Cordialement
Meneau

( 835875 )
Oui. par Marquandier (2017-10-01 22:57:32)
[en réponse à 835873]
Mais certaines bonnes âmes, qu’il n’est pas besoin de nommer, pensent précisément que l’enseignement de l’Église est que « le pape ne se trompe jamais, » et c’est pour ceux-là que cet exemple devrait être convaincant…
Les mêmes, parfois réfractaires à la logique, iront soutenir que la négation de « le pape est hérétique » est « le pape ne se trompe jamais. »

( 835877 )
Admettons par Meneau (2017-10-01 23:05:59)
[en réponse à 835875]
mais on parle bien au départ :
- d'une part d'une exhortation apostolique; comment le Pasteur suprême, fort de son autorité "apostolique" pourrait-il "exhorter" à suivre son avis hérétique, même de théologien privé
- d'autre part de la correctio qui accuse bel et bien d'hérésie et de pertinacité.
Cordialement
Meneau

( 835879 )
Mais le pape n’utilise pas toute son autorité apostolique par Marquandier (2017-10-01 23:19:17)
[en réponse à 835877]
Les formules de l’exhortation, qui est aussi post-synodale, sont très douces. De plus, il est probable que le pape ait voulu se faire le meilleur interprète du synode, dans un souci de collégialité, et en mettant sur la pastorale et non la doctrine. Le pape peut ne pas vouloir utiliser toute son autorité. En l’occurence, le pape n’a pas engagé son autorité apostolique extraordinaire.
AL n’est certainement pas ex cathedra, et probablement assez peu magistériel (Burke dixit.)

( 835825 )
Plutôt que de botter en touche par BK (2017-10-01 20:03:46)
[en réponse à 835812]
en renvoyant à d'autres textes des papes, je vous propose d'examiner la collation suivante des textes que j'ai cités.
L'objet n'est certes pas la canonisation d'Athanase, mais le ministère de Pierre et de ses Successeurs, et l'obéissance au Souverain Pontife qui, pour un catholique, est un devoir.
Je vous ai proposé une vision cohérente, étayée dans les enseignements des papes de Pie IX à Pie XII.
Merci d'argumenter sur le fond, plutôt que de renvoyer à telle ou telle autre texte sans même prendre le soin de les articuler à ceux, bien plus récents et précis, que je citais.
Pie IX, Pastor Aeternus
Léon XIII, Sapientiae Christianae
Saint Pie X, Pascendi Dominici Gregis
Benoît XV, Code de droit canonique de 1917
Pie XI, Mortalium Animos
Pie XII, Humani Generis, Mystici Corporis
Le Christ a fondé son Eglise sur Pierre (Mt 16).
Nous enseignons donc et nous déclarons, suivant les témoignages de l'Évangile, que la primauté de juridiction sur toute l'Église de Dieu a été promise et donnée immédiatement et directement au bienheureux Apôtre Pierre par le Christ notre Seigneur. C'est, en effet, au seul Simon, auquel il avait déjà été dit : " Tu t'appelleras Céphas " [Jn 1,42], après que celui-ci l'avait confessé en ces termes : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ", que le Seigneur adressa ces paroles solennelles : " Bienheureux es-tu, Simon, fils de Jona, car ce n'est ni la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux ; et moi, je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. Et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel " [Mt 16, 16 sv.]. Et c'est au seul Simon Pierre que Jésus, après sa résurrection, conféra la juridiction de souverain pasteur et de chef suprême sur tout son troupeau en disant : " Pais mes agneaux, pais mes brebis " [Jn 21,15 sv.]. (Pastor Aeternus)
Le Christ a établi en sa personne le principe durable et le fondement visible de l’unité dans la foi et la communion (Pastor Aeternus).
Quiconque succède à Pierre en cette chaire reçoit, de par l'institution du Christ lui-même, la primauté de Pierre sur toute l'Église (Pastor Aeternus).
Cette primauté est conférée à Pierre et à ses Successeurs directement et immédiatement. (Pastor Aeternus)
Elle lui a été confiée personnellement, et est perpétuée dans la personne de ses Successeurs, de préférence aux autres Apôtres pris isolément ou tous ensemble. (Pastor Aeternus)
Il est faux de penser que la primauté a été conférée à l’Eglise, et par celle-ci à Pierre comme son ministre. (Pastor Aeternus)
Pierre et ses Successeurs sont la tête dans l’assemblage du corps de l’unique Eglise. (Pastor Aeternus)
En effet, le Christ et son Vicaire ne forment ensemble qu'une seule Tête. (Mystici Corporis)
Par conséquent, il faut obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)
En effet, le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre. (Mystici Corporis)
Le Saint-Siège apostolique et le Pontife romain possèdent la primauté sur toute la terre ; que ce Pontife romain est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des Apôtres et le vrai vicaire du Christ, la tête de toute l'Église, le père et le docteur de tous les chrétiens ; qu'à lui, dans la personne du bienheureux Pierre, a été confié par notre Seigneur Jésus-Christ plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner toute l'Église. (Pastor Aeternus, citant le Concile de Florence)
Dieu a accordé à Pierre et à ses successeurs un charisme de vérité et de foi à jamais indéfectible. (Pastor Aeternus)
Le Siège de Pierre demeure pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : " J'ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères ". (Pastor Aeternus)
La condition première du salut est de garder la règle de la foi orthodoxe... On ne peut, en effet, négliger la parole de notre Seigneur Jésus-Christ qui dit : 'Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église' [Mt 16, 18]. Cette affirmation se vérifie dans les faits, car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège apostolique. Désireux de ne nous séparer en rien de sa foi et de sa doctrine... nous espérons mériter de demeurer unis en cette communion que prêche le Siège apostolique, en qui réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne. (Pastor Aeternus, citant les Pères du IVe concile de Constantinople)
La sainte Église romaine possède aussi la primauté souveraine et l'autorité entière sur l'ensemble de l'Église catholique. Elle reconnaît sincèrement et humblement l'avoir reçue, avec la plénitude du pouvoir, du Seigneur lui-même, en la personne du bienheureux Pierre, chef ou tête des Apôtres, dont le Pontife romain est le successeur. Et comme elle doit, par-dessus tout, défendre la vérité de la foi, ainsi les questions qui surgiraient à propos de la foi doivent être définies par son jugement. (Pastor Aeternus, citant la Foi des Pères Grecs, appuyée sur le IIe concile de Lyon)
[On doit donc croire que : en Pierre et ses Successeurs réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne.]
Dans l'accomplissement ininterrompu de cette mission, l'Eglise pourra-t-elle manquer de force et d'efficacité, quand le Christ lui-même lui prête son assistance continuelle: " Voici que je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la consommation des siècles " (Matth. XXVIII, 20) ?
Il est, par conséquent, impossible, non seulement que l'Eglise ne subsiste aujourd'hui et toujours, mais aussi qu'elle ne subsiste pas absolument la même qu'aux temps apostoliques; - à moins que nous ne voulions dire - à Dieu ne plaise ! - ou bien que le Christ Notre Seigneur a failli à son dessein ou bien qu'il s'est trompé quand il affirma que les portes de l'enfer ne prévaudraient jamais contre elle (Matth. XVI, 18). (Mortalium animos)
[Or cette Eglise est fondée sur le Christ, Qui ne forme qu’une seule Tête avec Pierre et ses Successeurs]
De plus, la proposition qui établit que le Pontife Romain est chef ministériel, ainsi expliquée que le Pontife Romain reçoit non pas du Christ, en la personne du bienheureux Pierre, mais de l'Eglise, le pouvoir de ministère dont il est investi dans toute l'Eglise, comme successeur de Pierre, vrai Vicaire du Christ et Chef de toute l'Eglise : hérétique. (Pascendi Dominici Gregis, citant Pie VI, Auctorem Fidei)
Ceux-là se trompent dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)
Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)
La tradition chrétienne attache un tel prix à cette perfection de l'obéissance, qu'elle en a toujours fait et en fait toujours le signe caractéristique auquel on peut reconnaître les catholiques. (Sapientiae Christianae)
L'obéissance doit être parfaite, parce qu'elle appartient à l'essence de la foi, et elle a cela de commun avec la foi qu'elle ne peut pas être partagée. Bien plus, si elle n'est pas absolue et parfaite de tout point, elle peut porter encore le nom d'obéissance, mais elle n'a plus rien de commun avec elle. (Sapientiae Christianae)
Le magistère de l'Eglise - lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu'elles soient transmises facilement et sûrement à la connaissance des hommes - s'exerce chaque jour par le Pontife Romain et par les évêques en communion avec lui; mais en outre, toutes les fois qu'il s'impose de résister plus efficacement aux erreurs et aux attaques des hérétiques ou d'imprimer dans l'esprit des fidèles des vérités expliquées avec plus de clarté et de précision, ce magistère comporte le devoir de procéder opportunément à des définitions en formes et termes solennels.
Certes, cet usage extraordinaire du magistère n'introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l'Eglise; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque-là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion. (Mortalium Animos)
Quant à déterminer quelles doctrines sont renfermées dans cette révélation divine, c'est la mission de l'Eglise enseignante, à laquelle Dieu a confié la garde et l'interprétation de sa parole; dans l'Eglise, le docteur suprême est le Pontife Romain. L'union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l'Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même. (Sapientiae Christianae)
La foi chrétienne ne repose pas sur l'autorité de la raison humaine, mais sur celle de la raison divine; car, ce que Dieu nous a révélé, " nous ne le croyons pas à cause de l'évidence intrinsèque de la vérité, perçue par la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l'autorité de Dieu, qui révèle et qui ne peut ni se tromper, ni nous tromper ". Il résulte de là que, quelles que soient les choses manifestement contenues dans la révélation de Dieu, nous devons donner à chacune d'elles un égal et entier assentiment. Refuser de croire à une seule d'entre elles équivaut, en soi, à les rejeter toutes. Car ceux-là détruisent également le fondement de la foi, qui nient que Dieu ait parlé aux hommes, ou qui mettent en doute sa vérité et sa sagesse infinie. (Sapientiae Christianae)
Lorsqu'on trace les limites de l'obéissance due aux pasteurs des âmes et surtout au Pontife Romain, il ne faut pas penser qu'elles renferment seulement les dogmes auxquels l'intelligence doit adhérer et dont le rejet opiniâtre constitue le crime d'hérésie. Il ne suffirait même pas de donner un sincère et ferme assentiment aux doctrines qui, sans avoir été jamais définies par aucun jugement solennel de l'Eglise, sont cependant proposées à notre foi, par son magistère ordinaire et universel, comme étant divinement révélées, et qui, d'après le Concile du Vatican, doivent être crues de foi catholique et divine. Il faut, en outre, que les chrétiens considèrent comme un devoir de se laisser régir, gouverner et guider par l'autorité des évêques, et surtout par celle du Siège Apostolique. (Sapientiae Christianae)
Combien cela est raisonnable, il est facile de le démontrer. En effet, parmi les choses contenues dans les divins oracles, les unes se rapportent à Dieu, principe de la béatitude que nous espérons, et les autres à l'homme lui-même et aux moyens d'arriver à cette béatitude. Il appartient de droit divin à l'Eglise et, dans l'Eglise, au Pontife Romain, de déterminer dans ces deux ordres ce qu'il faut croire et ce qu'il faut faire. (Sapientiae Christianae)
Voilà pourquoi le Pontife doit pouvoir juger avec autorité de ce que renferme la parole de Dieu, décider quelles doctrines concordent avec elle et quelles doctrines y contredisent. De même, dans la sphère de la morale, c'est à lui de déterminer ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est nécessaire d'accomplir et d'éviter si l'on veut parvenir au salut éternel ; autrement, il ne pourrait être ni l'interprète infaillible de la parole de Dieu, ni le guide sûr de la vie humaine. ((Sapientiae Christianae)
Il est manifeste que celui qui adhère à la doctrine de l'Eglise comme à une règle infaillible donne son assentiment à tout ce que l'Eglise enseigne; autrement, si, parmi les choses que l'Eglise enseigne, il retient ce qui lui plaît et exclut ce qui ne lui plaît pas, il adhère à sa propre volonté et non à la doctrine de l'Eglise, en tant qu'elle est une règle infaillible. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)
L’unité de la Foi de l’Eglise ne saurait être sauvegardée qu'à la condition que les questions qui surgissent sur la foi soient résolues par celui qui préside à l'Eglise tout entière, et que sa sentence soit acceptée par elle avec fermeté. C'est pourquoi à l'autorité du Souverain Pontife seul il appartient de publier un nouveau symbole, comme de décerner toutes les autres choses qui regardent l'Eglise universelle. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)
Prop. 29 condamnée par Léon X. Bulle Exsurge Domine, 16 mai 1520: " Il Nous a été donné de pouvoir infirmer l'autorité des Conciles, de contredire librement à leurs actes, de Nous faire juge des lois qu'ils ont portées et d'affirmer avec assurance tout ce qui nous paraît vrai; que cela soit approuvé ou réprouvé par n'importe quel Concile. " (Pascendi Dominici Gregis)
Et l'on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les Papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : "Qui vous écoute, m'écoute... " (3), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens. (Humani Generis)
Le pape est l’interprète infaillible de la Parole de Dieu et le guide sûr de la vie humaine. (Sapientiae Christianae, qui applique cette phrase aux dogmes, aux enseignements du magistère ordinaire et universel, et au magistère authentique du Siège Apostolique – voir plus haut)
On doit obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)
Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)
Ceux-là se trompent donc dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)
Pour mémoire (Code de 1917)
218
p.1 Le Pontife Romain successeur de Saint Pierre dans sa primauté, a non seulement la primauté d'honneur, mais le pouvoir de juridiction suprême et entier sur l'Eglise Universelle, tant dans les matières qui concernent la foi et les moeurs, que dans celles qui se rapportent à la discipline et au gouvernement de l'Eglise répandue dans le monde entier.
p.2 Ce pouvoir est vraiment épiscopal, ordinaire et immédiat, s'exerçant tant sur toutes les églises et chacune d'entre elles que sur tous les pasteurs et tous les fidèles et chacun d'entre eux; ce pouvoir est indépendant de toute autorité humaine.
219
Le Pontife romain, légitimement élu, obtient de droit divin, immédiatement après son élection, le plein pouvoir de souveraine juridiction.
221
S'il arrive que le Pontife romain renonce à sa charge, ni l'acceptation des cardinaux, ni aucune autre acceptation n'est nécessaire à la validité de cette renonciation.
Un dernier rappel, peut-être nécessaire :
la validité d'une vérité de Foi, liée à la Révélation par nécessité historique, que l'Eglise enseigne pour définitive, qui demande un assentiment plein et irrévocable, fondé sur la foi dans l'assistance que le Saint-Esprit prête au Magistère et sur la doctrine catholique de l'infaillibilité du Magistère

( 835827 )
Il suffit d’un seul contre-exemple pour réfuter votre généralité ! par Marquandier (2017-10-01 20:14:17)
[en réponse à 835825]
Vous ne comprenez décidément rien à la logique ! Ou bien vous vous fichez du monde ! J’hallucine ! Je n’ai pas besoin de lire vos citations, toutes justes au demeurant.
Un concile œucuménique (Constantinople III) et un saint pape (Saint Léon II) ont reconnu qu’Honorius avait versé dans l’hérésie.
CQFD
Rejetez-vous Constantinople III ? Reconnaissez-vous qu’Honorius et Saint Léon II étaient des papes légitimes ?
J’ai de gros doutes sur votre bonne foi…

( 835832 )
Donc... par BK (2017-10-01 20:22:03)
[en réponse à 835827]
pour vous, c'est Vatican I, Pie IX, Léon XIII, Saint Pie X, Benoît XV, Pie XI, Pie XII qui se trompent ?
Un exemple controversé (voyez les archives par exemple) ne démontre rien.
Pour ma part, je fais toute confiance aux jugements définitifs des Pères du Concile Vatican I et des papes de Pie IX à Pie XII sur le Siège pur de toute erreur, assumé personnellement par l'interprète infaillible de la Parole de Dieu et le guide sûr de la vie humaine.
Je vous évite un clic en vous remettant les textes dont vous avez à exposer et argumenter une lecture si personnelle.
Pie IX, Pastor Aeternus
Léon XIII, Sapientiae Christianae
Saint Pie X, Pascendi Dominici Gregis
Benoît XV, Code de droit canonique de 1917
Pie XI, Mortalium Animos
Pie XII, Humani Generis, Mystici Corporis
Le Christ a fondé son Eglise sur Pierre (Mt 16).
Nous enseignons donc et nous déclarons, suivant les témoignages de l'Évangile, que la primauté de juridiction sur toute l'Église de Dieu a été promise et donnée immédiatement et directement au bienheureux Apôtre Pierre par le Christ notre Seigneur. C'est, en effet, au seul Simon, auquel il avait déjà été dit : " Tu t'appelleras Céphas " [Jn 1,42], après que celui-ci l'avait confessé en ces termes : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ", que le Seigneur adressa ces paroles solennelles : " Bienheureux es-tu, Simon, fils de Jona, car ce n'est ni la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux ; et moi, je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. Et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel " [Mt 16, 16 sv.]. Et c'est au seul Simon Pierre que Jésus, après sa résurrection, conféra la juridiction de souverain pasteur et de chef suprême sur tout son troupeau en disant : " Pais mes agneaux, pais mes brebis " [Jn 21,15 sv.]. (Pastor Aeternus)
Le Christ a établi en sa personne le principe durable et le fondement visible de l’unité dans la foi et la communion (Pastor Aeternus).
Quiconque succède à Pierre en cette chaire reçoit, de par l'institution du Christ lui-même, la primauté de Pierre sur toute l'Église (Pastor Aeternus).
Cette primauté est conférée à Pierre et à ses Successeurs directement et immédiatement. (Pastor Aeternus)
Elle lui a été confiée personnellement, et est perpétuée dans la personne de ses Successeurs, de préférence aux autres Apôtres pris isolément ou tous ensemble. (Pastor Aeternus)
Il est faux de penser que la primauté a été conférée à l’Eglise, et par celle-ci à Pierre comme son ministre. (Pastor Aeternus)
Pierre et ses Successeurs sont la tête dans l’assemblage du corps de l’unique Eglise. (Pastor Aeternus)
En effet, le Christ et son Vicaire ne forment ensemble qu'une seule Tête. (Mystici Corporis)
Par conséquent, il faut obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)
En effet, le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre. (Mystici Corporis)
Le Saint-Siège apostolique et le Pontife romain possèdent la primauté sur toute la terre ; que ce Pontife romain est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des Apôtres et le vrai vicaire du Christ, la tête de toute l'Église, le père et le docteur de tous les chrétiens ; qu'à lui, dans la personne du bienheureux Pierre, a été confié par notre Seigneur Jésus-Christ plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner toute l'Église. (Pastor Aeternus, citant le Concile de Florence)
Dieu a accordé à Pierre et à ses successeurs un charisme de vérité et de foi à jamais indéfectible. (Pastor Aeternus)
Le Siège de Pierre demeure pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : " J'ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères ". (Pastor Aeternus)
La condition première du salut est de garder la règle de la foi orthodoxe... On ne peut, en effet, négliger la parole de notre Seigneur Jésus-Christ qui dit : 'Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église' [Mt 16, 18]. Cette affirmation se vérifie dans les faits, car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège apostolique. Désireux de ne nous séparer en rien de sa foi et de sa doctrine... nous espérons mériter de demeurer unis en cette communion que prêche le Siège apostolique, en qui réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne. (Pastor Aeternus, citant les Pères du IVe concile de Constantinople)
La sainte Église romaine possède aussi la primauté souveraine et l'autorité entière sur l'ensemble de l'Église catholique. Elle reconnaît sincèrement et humblement l'avoir reçue, avec la plénitude du pouvoir, du Seigneur lui-même, en la personne du bienheureux Pierre, chef ou tête des Apôtres, dont le Pontife romain est le successeur. Et comme elle doit, par-dessus tout, défendre la vérité de la foi, ainsi les questions qui surgiraient à propos de la foi doivent être définies par son jugement. (Pastor Aeternus, citant la Foi des Pères Grecs, appuyée sur le IIe concile de Lyon)
[On doit donc croire que : en Pierre et ses Successeurs réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne.]
Dans l'accomplissement ininterrompu de cette mission, l'Eglise pourra-t-elle manquer de force et d'efficacité, quand le Christ lui-même lui prête son assistance continuelle: " Voici que je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la consommation des siècles " (Matth. XXVIII, 20) ?
Il est, par conséquent, impossible, non seulement que l'Eglise ne subsiste aujourd'hui et toujours, mais aussi qu'elle ne subsiste pas absolument la même qu'aux temps apostoliques; - à moins que nous ne voulions dire - à Dieu ne plaise ! - ou bien que le Christ Notre Seigneur a failli à son dessein ou bien qu'il s'est trompé quand il affirma que les portes de l'enfer ne prévaudraient jamais contre elle (Matth. XVI, 18). (Mortalium animos)
[Or cette Eglise est fondée sur le Christ, Qui ne forme qu’une seule Tête avec Pierre et ses Successeurs]
De plus, la proposition qui établit que le Pontife Romain est chef ministériel, ainsi expliquée que le Pontife Romain reçoit non pas du Christ, en la personne du bienheureux Pierre, mais de l'Eglise, le pouvoir de ministère dont il est investi dans toute l'Eglise, comme successeur de Pierre, vrai Vicaire du Christ et Chef de toute l'Eglise : hérétique. (Pascendi Dominici Gregis, citant Pie VI, Auctorem Fidei)
Ceux-là se trompent dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)
Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)
La tradition chrétienne attache un tel prix à cette perfection de l'obéissance, qu'elle en a toujours fait et en fait toujours le signe caractéristique auquel on peut reconnaître les catholiques. (Sapientiae Christianae)
L'obéissance doit être parfaite, parce qu'elle appartient à l'essence de la foi, et elle a cela de commun avec la foi qu'elle ne peut pas être partagée. Bien plus, si elle n'est pas absolue et parfaite de tout point, elle peut porter encore le nom d'obéissance, mais elle n'a plus rien de commun avec elle. (Sapientiae Christianae)
Le magistère de l'Eglise - lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu'elles soient transmises facilement et sûrement à la connaissance des hommes - s'exerce chaque jour par le Pontife Romain et par les évêques en communion avec lui; mais en outre, toutes les fois qu'il s'impose de résister plus efficacement aux erreurs et aux attaques des hérétiques ou d'imprimer dans l'esprit des fidèles des vérités expliquées avec plus de clarté et de précision, ce magistère comporte le devoir de procéder opportunément à des définitions en formes et termes solennels.
Certes, cet usage extraordinaire du magistère n'introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l'Eglise; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque-là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion. (Mortalium Animos)
Quant à déterminer quelles doctrines sont renfermées dans cette révélation divine, c'est la mission de l'Eglise enseignante, à laquelle Dieu a confié la garde et l'interprétation de sa parole; dans l'Eglise, le docteur suprême est le Pontife Romain. L'union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l'Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même. (Sapientiae Christianae)
La foi chrétienne ne repose pas sur l'autorité de la raison humaine, mais sur celle de la raison divine; car, ce que Dieu nous a révélé, " nous ne le croyons pas à cause de l'évidence intrinsèque de la vérité, perçue par la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l'autorité de Dieu, qui révèle et qui ne peut ni se tromper, ni nous tromper ". Il résulte de là que, quelles que soient les choses manifestement contenues dans la révélation de Dieu, nous devons donner à chacune d'elles un égal et entier assentiment. Refuser de croire à une seule d'entre elles équivaut, en soi, à les rejeter toutes. Car ceux-là détruisent également le fondement de la foi, qui nient que Dieu ait parlé aux hommes, ou qui mettent en doute sa vérité et sa sagesse infinie. (Sapientiae Christianae)
Lorsqu'on trace les limites de l'obéissance due aux pasteurs des âmes et surtout au Pontife Romain, il ne faut pas penser qu'elles renferment seulement les dogmes auxquels l'intelligence doit adhérer et dont le rejet opiniâtre constitue le crime d'hérésie. Il ne suffirait même pas de donner un sincère et ferme assentiment aux doctrines qui, sans avoir été jamais définies par aucun jugement solennel de l'Eglise, sont cependant proposées à notre foi, par son magistère ordinaire et universel, comme étant divinement révélées, et qui, d'après le Concile du Vatican, doivent être crues de foi catholique et divine. Il faut, en outre, que les chrétiens considèrent comme un devoir de se laisser régir, gouverner et guider par l'autorité des évêques, et surtout par celle du Siège Apostolique. (Sapientiae Christianae)
Combien cela est raisonnable, il est facile de le démontrer. En effet, parmi les choses contenues dans les divins oracles, les unes se rapportent à Dieu, principe de la béatitude que nous espérons, et les autres à l'homme lui-même et aux moyens d'arriver à cette béatitude. Il appartient de droit divin à l'Eglise et, dans l'Eglise, au Pontife Romain, de déterminer dans ces deux ordres ce qu'il faut croire et ce qu'il faut faire. (Sapientiae Christianae)
Voilà pourquoi le Pontife doit pouvoir juger avec autorité de ce que renferme la parole de Dieu, décider quelles doctrines concordent avec elle et quelles doctrines y contredisent. De même, dans la sphère de la morale, c'est à lui de déterminer ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est nécessaire d'accomplir et d'éviter si l'on veut parvenir au salut éternel ; autrement, il ne pourrait être ni l'interprète infaillible de la parole de Dieu, ni le guide sûr de la vie humaine. ((Sapientiae Christianae)
Il est manifeste que celui qui adhère à la doctrine de l'Eglise comme à une règle infaillible donne son assentiment à tout ce que l'Eglise enseigne; autrement, si, parmi les choses que l'Eglise enseigne, il retient ce qui lui plaît et exclut ce qui ne lui plaît pas, il adhère à sa propre volonté et non à la doctrine de l'Eglise, en tant qu'elle est une règle infaillible. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)
L’unité de la Foi de l’Eglise ne saurait être sauvegardée qu'à la condition que les questions qui surgissent sur la foi soient résolues par celui qui préside à l'Eglise tout entière, et que sa sentence soit acceptée par elle avec fermeté. C'est pourquoi à l'autorité du Souverain Pontife seul il appartient de publier un nouveau symbole, comme de décerner toutes les autres choses qui regardent l'Eglise universelle. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)
Prop. 29 condamnée par Léon X. Bulle Exsurge Domine, 16 mai 1520: " Il Nous a été donné de pouvoir infirmer l'autorité des Conciles, de contredire librement à leurs actes, de Nous faire juge des lois qu'ils ont portées et d'affirmer avec assurance tout ce qui nous paraît vrai; que cela soit approuvé ou réprouvé par n'importe quel Concile. " (Pascendi Dominici Gregis)
Et l'on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les Papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : "Qui vous écoute, m'écoute... " (3), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens. (Humani Generis)
Le pape est l’interprète infaillible de la Parole de Dieu et le guide sûr de la vie humaine. (Sapientiae Christianae, qui applique cette phrase aux dogmes, aux enseignements du magistère ordinaire et universel, et au magistère authentique du Siège Apostolique – voir plus haut)
On doit obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)
Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)
Ceux-là se trompent donc dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)
218
p.1 Le Pontife Romain successeur de Saint Pierre dans sa primauté, a non seulement la primauté d'honneur, mais le pouvoir de juridiction suprême et entier sur l'Eglise Universelle, tant dans les matières qui concernent la foi et les moeurs, que dans celles qui se rapportent à la discipline et au gouvernement de l'Eglise répandue dans le monde entier.
p.2 Ce pouvoir est vraiment épiscopal, ordinaire et immédiat, s'exerçant tant sur toutes les églises et chacune d'entre elles que sur tous les pasteurs et tous les fidèles et chacun d'entre eux; ce pouvoir est indépendant de toute autorité humaine.
219
Le Pontife romain, légitimement élu, obtient de droit divin, immédiatement après son élection, le plein pouvoir de souveraine juridiction.
221
S'il arrive que le Pontife romain renonce à sa charge, ni l'acceptation des cardinaux, ni aucune autre acceptation n'est nécessaire à la validité de cette renonciation.

( 835834 )
Ce qui est controversé n’est plus pontifical ? Ben voyons ! par Marquandier (2017-10-01 20:26:05)
[en réponse à 835832]
Ou voyez-vous des contradictions entre Léon II et Vatican I ?
AL est une exhortation très controversée, elle n’est donc plus couverte par l’assistance divine, selon votre logique ? Merci de cet argument.

( 835837 )
Une dernière fois... par BK (2017-10-01 20:30:17)
[en réponse à 835834]
comment comprenez-vous les textes suivants, où les Pères du IVe Concile de Constantinople et les Papes de Pie IX à Pie XII invalident votre vision ?
Pie IX, Pastor Aeternus
Léon XIII, Sapientiae Christianae
Saint Pie X, Pascendi Dominici Gregis
Benoît XV, Code de droit canonique de 1917
Pie XI, Mortalium Animos
Pie XII, Humani Generis, Mystici Corporis
Le Christ a fondé son Eglise sur Pierre (Mt 16).
Nous enseignons donc et nous déclarons, suivant les témoignages de l'Évangile, que la primauté de juridiction sur toute l'Église de Dieu a été promise et donnée immédiatement et directement au bienheureux Apôtre Pierre par le Christ notre Seigneur. C'est, en effet, au seul Simon, auquel il avait déjà été dit : " Tu t'appelleras Céphas " [Jn 1,42], après que celui-ci l'avait confessé en ces termes : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ", que le Seigneur adressa ces paroles solennelles : " Bienheureux es-tu, Simon, fils de Jona, car ce n'est ni la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux ; et moi, je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. Et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel " [Mt 16, 16 sv.]. Et c'est au seul Simon Pierre que Jésus, après sa résurrection, conféra la juridiction de souverain pasteur et de chef suprême sur tout son troupeau en disant : " Pais mes agneaux, pais mes brebis " [Jn 21,15 sv.]. (Pastor Aeternus)
Le Christ a établi en sa personne le principe durable et le fondement visible de l’unité dans la foi et la communion (Pastor Aeternus).
Quiconque succède à Pierre en cette chaire reçoit, de par l'institution du Christ lui-même, la primauté de Pierre sur toute l'Église (Pastor Aeternus).
Cette primauté est conférée à Pierre et à ses Successeurs directement et immédiatement. (Pastor Aeternus)
Elle lui a été confiée personnellement, et est perpétuée dans la personne de ses Successeurs, de préférence aux autres Apôtres pris isolément ou tous ensemble. (Pastor Aeternus)
Il est faux de penser que la primauté a été conférée à l’Eglise, et par celle-ci à Pierre comme son ministre. (Pastor Aeternus)
Pierre et ses Successeurs sont la tête dans l’assemblage du corps de l’unique Eglise. (Pastor Aeternus)
En effet, le Christ et son Vicaire ne forment ensemble qu'une seule Tête. (Mystici Corporis)
Par conséquent, il faut obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)
En effet, le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre. (Mystici Corporis)
Le Saint-Siège apostolique et le Pontife romain possèdent la primauté sur toute la terre ; que ce Pontife romain est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des Apôtres et le vrai vicaire du Christ, la tête de toute l'Église, le père et le docteur de tous les chrétiens ; qu'à lui, dans la personne du bienheureux Pierre, a été confié par notre Seigneur Jésus-Christ plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner toute l'Église. (Pastor Aeternus, citant le Concile de Florence)
Dieu a accordé à Pierre et à ses successeurs un charisme de vérité et de foi à jamais indéfectible. (Pastor Aeternus)
Le Siège de Pierre demeure pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : " J'ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères ". (Pastor Aeternus)
La condition première du salut est de garder la règle de la foi orthodoxe... On ne peut, en effet, négliger la parole de notre Seigneur Jésus-Christ qui dit : 'Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église' [Mt 16, 18]. Cette affirmation se vérifie dans les faits, car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège apostolique. Désireux de ne nous séparer en rien de sa foi et de sa doctrine... nous espérons mériter de demeurer unis en cette communion que prêche le Siège apostolique, en qui réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne. (Pastor Aeternus, citant les Pères du IVe concile de Constantinople)
La sainte Église romaine possède aussi la primauté souveraine et l'autorité entière sur l'ensemble de l'Église catholique. Elle reconnaît sincèrement et humblement l'avoir reçue, avec la plénitude du pouvoir, du Seigneur lui-même, en la personne du bienheureux Pierre, chef ou tête des Apôtres, dont le Pontife romain est le successeur. Et comme elle doit, par-dessus tout, défendre la vérité de la foi, ainsi les questions qui surgiraient à propos de la foi doivent être définies par son jugement. (Pastor Aeternus, citant la Foi des Pères Grecs, appuyée sur le IIe concile de Lyon)
[On doit donc croire que : en Pierre et ses Successeurs réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne.]
Dans l'accomplissement ininterrompu de cette mission, l'Eglise pourra-t-elle manquer de force et d'efficacité, quand le Christ lui-même lui prête son assistance continuelle: " Voici que je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la consommation des siècles " (Matth. XXVIII, 20) ?
Il est, par conséquent, impossible, non seulement que l'Eglise ne subsiste aujourd'hui et toujours, mais aussi qu'elle ne subsiste pas absolument la même qu'aux temps apostoliques; - à moins que nous ne voulions dire - à Dieu ne plaise ! - ou bien que le Christ Notre Seigneur a failli à son dessein ou bien qu'il s'est trompé quand il affirma que les portes de l'enfer ne prévaudraient jamais contre elle (Matth. XVI, 18). (Mortalium animos)
[Or cette Eglise est fondée sur le Christ, Qui ne forme qu’une seule Tête avec Pierre et ses Successeurs]
De plus, la proposition qui établit que le Pontife Romain est chef ministériel, ainsi expliquée que le Pontife Romain reçoit non pas du Christ, en la personne du bienheureux Pierre, mais de l'Eglise, le pouvoir de ministère dont il est investi dans toute l'Eglise, comme successeur de Pierre, vrai Vicaire du Christ et Chef de toute l'Eglise : hérétique. (Pascendi Dominici Gregis, citant Pie VI, Auctorem Fidei)
Ceux-là se trompent dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)
Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)
La tradition chrétienne attache un tel prix à cette perfection de l'obéissance, qu'elle en a toujours fait et en fait toujours le signe caractéristique auquel on peut reconnaître les catholiques. (Sapientiae Christianae)
L'obéissance doit être parfaite, parce qu'elle appartient à l'essence de la foi, et elle a cela de commun avec la foi qu'elle ne peut pas être partagée. Bien plus, si elle n'est pas absolue et parfaite de tout point, elle peut porter encore le nom d'obéissance, mais elle n'a plus rien de commun avec elle. (Sapientiae Christianae)
Le magistère de l'Eglise - lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu'elles soient transmises facilement et sûrement à la connaissance des hommes - s'exerce chaque jour par le Pontife Romain et par les évêques en communion avec lui; mais en outre, toutes les fois qu'il s'impose de résister plus efficacement aux erreurs et aux attaques des hérétiques ou d'imprimer dans l'esprit des fidèles des vérités expliquées avec plus de clarté et de précision, ce magistère comporte le devoir de procéder opportunément à des définitions en formes et termes solennels.
Certes, cet usage extraordinaire du magistère n'introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l'Eglise; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque-là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion. (Mortalium Animos)
Quant à déterminer quelles doctrines sont renfermées dans cette révélation divine, c'est la mission de l'Eglise enseignante, à laquelle Dieu a confié la garde et l'interprétation de sa parole; dans l'Eglise, le docteur suprême est le Pontife Romain. L'union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l'Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même. (Sapientiae Christianae)
La foi chrétienne ne repose pas sur l'autorité de la raison humaine, mais sur celle de la raison divine; car, ce que Dieu nous a révélé, " nous ne le croyons pas à cause de l'évidence intrinsèque de la vérité, perçue par la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l'autorité de Dieu, qui révèle et qui ne peut ni se tromper, ni nous tromper ". Il résulte de là que, quelles que soient les choses manifestement contenues dans la révélation de Dieu, nous devons donner à chacune d'elles un égal et entier assentiment. Refuser de croire à une seule d'entre elles équivaut, en soi, à les rejeter toutes. Car ceux-là détruisent également le fondement de la foi, qui nient que Dieu ait parlé aux hommes, ou qui mettent en doute sa vérité et sa sagesse infinie. (Sapientiae Christianae)
Lorsqu'on trace les limites de l'obéissance due aux pasteurs des âmes et surtout au Pontife Romain, il ne faut pas penser qu'elles renferment seulement les dogmes auxquels l'intelligence doit adhérer et dont le rejet opiniâtre constitue le crime d'hérésie. Il ne suffirait même pas de donner un sincère et ferme assentiment aux doctrines qui, sans avoir été jamais définies par aucun jugement solennel de l'Eglise, sont cependant proposées à notre foi, par son magistère ordinaire et universel, comme étant divinement révélées, et qui, d'après le Concile du Vatican, doivent être crues de foi catholique et divine. Il faut, en outre, que les chrétiens considèrent comme un devoir de se laisser régir, gouverner et guider par l'autorité des évêques, et surtout par celle du Siège Apostolique. (Sapientiae Christianae)
Combien cela est raisonnable, il est facile de le démontrer. En effet, parmi les choses contenues dans les divins oracles, les unes se rapportent à Dieu, principe de la béatitude que nous espérons, et les autres à l'homme lui-même et aux moyens d'arriver à cette béatitude. Il appartient de droit divin à l'Eglise et, dans l'Eglise, au Pontife Romain, de déterminer dans ces deux ordres ce qu'il faut croire et ce qu'il faut faire. (Sapientiae Christianae)
Voilà pourquoi le Pontife doit pouvoir juger avec autorité de ce que renferme la parole de Dieu, décider quelles doctrines concordent avec elle et quelles doctrines y contredisent. De même, dans la sphère de la morale, c'est à lui de déterminer ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est nécessaire d'accomplir et d'éviter si l'on veut parvenir au salut éternel ; autrement, il ne pourrait être ni l'interprète infaillible de la parole de Dieu, ni le guide sûr de la vie humaine. ((Sapientiae Christianae)
Il est manifeste que celui qui adhère à la doctrine de l'Eglise comme à une règle infaillible donne son assentiment à tout ce que l'Eglise enseigne; autrement, si, parmi les choses que l'Eglise enseigne, il retient ce qui lui plaît et exclut ce qui ne lui plaît pas, il adhère à sa propre volonté et non à la doctrine de l'Eglise, en tant qu'elle est une règle infaillible. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)
L’unité de la Foi de l’Eglise ne saurait être sauvegardée qu'à la condition que les questions qui surgissent sur la foi soient résolues par celui qui préside à l'Eglise tout entière, et que sa sentence soit acceptée par elle avec fermeté. C'est pourquoi à l'autorité du Souverain Pontife seul il appartient de publier un nouveau symbole, comme de décerner toutes les autres choses qui regardent l'Eglise universelle. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)
Prop. 29 condamnée par Léon X. Bulle Exsurge Domine, 16 mai 1520: " Il Nous a été donné de pouvoir infirmer l'autorité des Conciles, de contredire librement à leurs actes, de Nous faire juge des lois qu'ils ont portées et d'affirmer avec assurance tout ce qui nous paraît vrai; que cela soit approuvé ou réprouvé par n'importe quel Concile. " (Pascendi Dominici Gregis)
Et l'on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les Papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : "Qui vous écoute, m'écoute... " (3), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens. (Humani Generis)
Le pape est l’interprète infaillible de la Parole de Dieu et le guide sûr de la vie humaine. (Sapientiae Christianae, qui applique cette phrase aux dogmes, aux enseignements du magistère ordinaire et universel, et au magistère authentique du Siège Apostolique – voir plus haut)
On doit obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)
Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)
Ceux-là se trompent donc dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)
218
p.1 Le Pontife Romain successeur de Saint Pierre dans sa primauté, a non seulement la primauté d'honneur, mais le pouvoir de juridiction suprême et entier sur l'Eglise Universelle, tant dans les matières qui concernent la foi et les moeurs, que dans celles qui se rapportent à la discipline et au gouvernement de l'Eglise répandue dans le monde entier.
p.2 Ce pouvoir est vraiment épiscopal, ordinaire et immédiat, s'exerçant tant sur toutes les églises et chacune d'entre elles que sur tous les pasteurs et tous les fidèles et chacun d'entre eux; ce pouvoir est indépendant de toute autorité humaine.
219
Le Pontife romain, légitimement élu, obtient de droit divin, immédiatement après son élection, le plein pouvoir de souveraine juridiction.
221
S'il arrive que le Pontife romain renonce à sa charge, ni l'acceptation des cardinaux, ni aucune autre acceptation n'est nécessaire à la validité de cette renonciation.

( 835839 )
Je vous l’ai dit et redit… et vous ? par Marquandier (2017-10-01 20:39:33)
[en réponse à 835837]
Le pape est infaillible ex cathedra (magistère extraordinaire), et a une charge d’enseigner tous les fidèles etc. Le magistère ordinaire (non universel) est à respecter a priori, jouit de l’assistance divine, mais n’est pas infaillible.
Dites-moi précisément comment ces textes nient le concile de Constantinople III ratifié par Saint Léon II, pape valide, et la condamnation d’Honorius par Saint Léon II infaillible ex cathedra d’après Vatican I !
Je ne vois pas en quoi vous réfutez quoi que ce soit !

( 835841 )
Vous dites plus juste, mais sans être complet par BK (2017-10-01 20:42:29)
[en réponse à 835839]
Où, dans les textes cités, les papes ouvrent-ils la voie à une possibilité de contre-vérité dans les enseignements magistériels (ce qui est votre thèse) ?
Léon XIII dit explicitement le contraire. Si si, relisez bien.
Pie IX, Pastor Aeternus
Léon XIII, Sapientiae Christianae
Saint Pie X, Pascendi Dominici Gregis
Benoît XV, Code de droit canonique de 1917
Pie XI, Mortalium Animos
Pie XII, Humani Generis, Mystici Corporis
Le Christ a fondé son Eglise sur Pierre (Mt 16).
Nous enseignons donc et nous déclarons, suivant les témoignages de l'Évangile, que la primauté de juridiction sur toute l'Église de Dieu a été promise et donnée immédiatement et directement au bienheureux Apôtre Pierre par le Christ notre Seigneur. C'est, en effet, au seul Simon, auquel il avait déjà été dit : " Tu t'appelleras Céphas " [Jn 1,42], après que celui-ci l'avait confessé en ces termes : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ", que le Seigneur adressa ces paroles solennelles : " Bienheureux es-tu, Simon, fils de Jona, car ce n'est ni la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux ; et moi, je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. Et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel " [Mt 16, 16 sv.]. Et c'est au seul Simon Pierre que Jésus, après sa résurrection, conféra la juridiction de souverain pasteur et de chef suprême sur tout son troupeau en disant : " Pais mes agneaux, pais mes brebis " [Jn 21,15 sv.]. (Pastor Aeternus)
Le Christ a établi en sa personne le principe durable et le fondement visible de l’unité dans la foi et la communion (Pastor Aeternus).
Quiconque succède à Pierre en cette chaire reçoit, de par l'institution du Christ lui-même, la primauté de Pierre sur toute l'Église (Pastor Aeternus).
Cette primauté est conférée à Pierre et à ses Successeurs directement et immédiatement. (Pastor Aeternus)
Elle lui a été confiée personnellement, et est perpétuée dans la personne de ses Successeurs, de préférence aux autres Apôtres pris isolément ou tous ensemble. (Pastor Aeternus)
Il est faux de penser que la primauté a été conférée à l’Eglise, et par celle-ci à Pierre comme son ministre. (Pastor Aeternus)
Pierre et ses Successeurs sont la tête dans l’assemblage du corps de l’unique Eglise. (Pastor Aeternus)
En effet, le Christ et son Vicaire ne forment ensemble qu'une seule Tête. (Mystici Corporis)
Par conséquent, il faut obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)
En effet, le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre. (Mystici Corporis)
Le Saint-Siège apostolique et le Pontife romain possèdent la primauté sur toute la terre ; que ce Pontife romain est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des Apôtres et le vrai vicaire du Christ, la tête de toute l'Église, le père et le docteur de tous les chrétiens ; qu'à lui, dans la personne du bienheureux Pierre, a été confié par notre Seigneur Jésus-Christ plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner toute l'Église. (Pastor Aeternus, citant le Concile de Florence)
Dieu a accordé à Pierre et à ses successeurs un charisme de vérité et de foi à jamais indéfectible. (Pastor Aeternus)
Le Siège de Pierre demeure pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : " J'ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères ". (Pastor Aeternus)
La condition première du salut est de garder la règle de la foi orthodoxe... On ne peut, en effet, négliger la parole de notre Seigneur Jésus-Christ qui dit : 'Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église' [Mt 16, 18]. Cette affirmation se vérifie dans les faits, car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège apostolique. Désireux de ne nous séparer en rien de sa foi et de sa doctrine... nous espérons mériter de demeurer unis en cette communion que prêche le Siège apostolique, en qui réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne. (Pastor Aeternus, citant les Pères du IVe concile de Constantinople)
La sainte Église romaine possède aussi la primauté souveraine et l'autorité entière sur l'ensemble de l'Église catholique. Elle reconnaît sincèrement et humblement l'avoir reçue, avec la plénitude du pouvoir, du Seigneur lui-même, en la personne du bienheureux Pierre, chef ou tête des Apôtres, dont le Pontife romain est le successeur. Et comme elle doit, par-dessus tout, défendre la vérité de la foi, ainsi les questions qui surgiraient à propos de la foi doivent être définies par son jugement. (Pastor Aeternus, citant la Foi des Pères Grecs, appuyée sur le IIe concile de Lyon)
[On doit donc croire que : en Pierre et ses Successeurs réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne.]
Dans l'accomplissement ininterrompu de cette mission, l'Eglise pourra-t-elle manquer de force et d'efficacité, quand le Christ lui-même lui prête son assistance continuelle: " Voici que je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la consommation des siècles " (Matth. XXVIII, 20) ?
Il est, par conséquent, impossible, non seulement que l'Eglise ne subsiste aujourd'hui et toujours, mais aussi qu'elle ne subsiste pas absolument la même qu'aux temps apostoliques; - à moins que nous ne voulions dire - à Dieu ne plaise ! - ou bien que le Christ Notre Seigneur a failli à son dessein ou bien qu'il s'est trompé quand il affirma que les portes de l'enfer ne prévaudraient jamais contre elle (Matth. XVI, 18). (Mortalium animos)
[Or cette Eglise est fondée sur le Christ, Qui ne forme qu’une seule Tête avec Pierre et ses Successeurs]
De plus, la proposition qui établit que le Pontife Romain est chef ministériel, ainsi expliquée que le Pontife Romain reçoit non pas du Christ, en la personne du bienheureux Pierre, mais de l'Eglise, le pouvoir de ministère dont il est investi dans toute l'Eglise, comme successeur de Pierre, vrai Vicaire du Christ et Chef de toute l'Eglise : hérétique. (Pascendi Dominici Gregis, citant Pie VI, Auctorem Fidei)
Ceux-là se trompent dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)
Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)
La tradition chrétienne attache un tel prix à cette perfection de l'obéissance, qu'elle en a toujours fait et en fait toujours le signe caractéristique auquel on peut reconnaître les catholiques. (Sapientiae Christianae)
L'obéissance doit être parfaite, parce qu'elle appartient à l'essence de la foi, et elle a cela de commun avec la foi qu'elle ne peut pas être partagée. Bien plus, si elle n'est pas absolue et parfaite de tout point, elle peut porter encore le nom d'obéissance, mais elle n'a plus rien de commun avec elle. (Sapientiae Christianae)
Le magistère de l'Eglise - lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu'elles soient transmises facilement et sûrement à la connaissance des hommes - s'exerce chaque jour par le Pontife Romain et par les évêques en communion avec lui; mais en outre, toutes les fois qu'il s'impose de résister plus efficacement aux erreurs et aux attaques des hérétiques ou d'imprimer dans l'esprit des fidèles des vérités expliquées avec plus de clarté et de précision, ce magistère comporte le devoir de procéder opportunément à des définitions en formes et termes solennels.
Certes, cet usage extraordinaire du magistère n'introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l'Eglise; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque-là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion. (Mortalium Animos)
Quant à déterminer quelles doctrines sont renfermées dans cette révélation divine, c'est la mission de l'Eglise enseignante, à laquelle Dieu a confié la garde et l'interprétation de sa parole; dans l'Eglise, le docteur suprême est le Pontife Romain. L'union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l'Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même. (Sapientiae Christianae)
La foi chrétienne ne repose pas sur l'autorité de la raison humaine, mais sur celle de la raison divine; car, ce que Dieu nous a révélé, " nous ne le croyons pas à cause de l'évidence intrinsèque de la vérité, perçue par la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l'autorité de Dieu, qui révèle et qui ne peut ni se tromper, ni nous tromper ". Il résulte de là que, quelles que soient les choses manifestement contenues dans la révélation de Dieu, nous devons donner à chacune d'elles un égal et entier assentiment. Refuser de croire à une seule d'entre elles équivaut, en soi, à les rejeter toutes. Car ceux-là détruisent également le fondement de la foi, qui nient que Dieu ait parlé aux hommes, ou qui mettent en doute sa vérité et sa sagesse infinie. (Sapientiae Christianae)
Lorsqu'on trace les limites de l'obéissance due aux pasteurs des âmes et surtout au Pontife Romain, il ne faut pas penser qu'elles renferment seulement les dogmes auxquels l'intelligence doit adhérer et dont le rejet opiniâtre constitue le crime d'hérésie. Il ne suffirait même pas de donner un sincère et ferme assentiment aux doctrines qui, sans avoir été jamais définies par aucun jugement solennel de l'Eglise, sont cependant proposées à notre foi, par son magistère ordinaire et universel, comme étant divinement révélées, et qui, d'après le Concile du Vatican, doivent être crues de foi catholique et divine. Il faut, en outre, que les chrétiens considèrent comme un devoir de se laisser régir, gouverner et guider par l'autorité des évêques, et surtout par celle du Siège Apostolique. (Sapientiae Christianae)
Combien cela est raisonnable, il est facile de le démontrer. En effet, parmi les choses contenues dans les divins oracles, les unes se rapportent à Dieu, principe de la béatitude que nous espérons, et les autres à l'homme lui-même et aux moyens d'arriver à cette béatitude. Il appartient de droit divin à l'Eglise et, dans l'Eglise, au Pontife Romain, de déterminer dans ces deux ordres ce qu'il faut croire et ce qu'il faut faire. (Sapientiae Christianae)
Voilà pourquoi le Pontife doit pouvoir juger avec autorité de ce que renferme la parole de Dieu, décider quelles doctrines concordent avec elle et quelles doctrines y contredisent. De même, dans la sphère de la morale, c'est à lui de déterminer ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est nécessaire d'accomplir et d'éviter si l'on veut parvenir au salut éternel ; autrement, il ne pourrait être ni l'interprète infaillible de la parole de Dieu, ni le guide sûr de la vie humaine. ((Sapientiae Christianae)
Il est manifeste que celui qui adhère à la doctrine de l'Eglise comme à une règle infaillible donne son assentiment à tout ce que l'Eglise enseigne; autrement, si, parmi les choses que l'Eglise enseigne, il retient ce qui lui plaît et exclut ce qui ne lui plaît pas, il adhère à sa propre volonté et non à la doctrine de l'Eglise, en tant qu'elle est une règle infaillible. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)
L’unité de la Foi de l’Eglise ne saurait être sauvegardée qu'à la condition que les questions qui surgissent sur la foi soient résolues par celui qui préside à l'Eglise tout entière, et que sa sentence soit acceptée par elle avec fermeté. C'est pourquoi à l'autorité du Souverain Pontife seul il appartient de publier un nouveau symbole, comme de décerner toutes les autres choses qui regardent l'Eglise universelle. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)
Prop. 29 condamnée par Léon X. Bulle Exsurge Domine, 16 mai 1520: " Il Nous a été donné de pouvoir infirmer l'autorité des Conciles, de contredire librement à leurs actes, de Nous faire juge des lois qu'ils ont portées et d'affirmer avec assurance tout ce qui nous paraît vrai; que cela soit approuvé ou réprouvé par n'importe quel Concile. " (Pascendi Dominici Gregis)
Et l'on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les Papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : "Qui vous écoute, m'écoute... " (3), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens. (Humani Generis)
Le pape est l’interprète infaillible de la Parole de Dieu et le guide sûr de la vie humaine. (Sapientiae Christianae, qui applique cette phrase aux dogmes, aux enseignements du magistère ordinaire et universel, et au magistère authentique du Siège Apostolique – voir plus haut)
On doit obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)
Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)
Ceux-là se trompent donc dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)
218
p.1 Le Pontife Romain successeur de Saint Pierre dans sa primauté, a non seulement la primauté d'honneur, mais le pouvoir de juridiction suprême et entier sur l'Eglise Universelle, tant dans les matières qui concernent la foi et les moeurs, que dans celles qui se rapportent à la discipline et au gouvernement de l'Eglise répandue dans le monde entier.
p.2 Ce pouvoir est vraiment épiscopal, ordinaire et immédiat, s'exerçant tant sur toutes les églises et chacune d'entre elles que sur tous les pasteurs et tous les fidèles et chacun d'entre eux; ce pouvoir est indépendant de toute autorité humaine.
219
Le Pontife romain, légitimement élu, obtient de droit divin, immédiatement après son élection, le plein pouvoir de souveraine juridiction.
221
S'il arrive que le Pontife romain renonce à sa charge, ni l'acceptation des cardinaux, ni aucune autre acceptation n'est nécessaire à la validité de cette renonciation.

( 835846 )
Votre herméneutique de Léon XIII… par Marquandier (2017-10-01 21:01:53)
[en réponse à 835841]
…c’est votre problème, pas le mien ! Elle vous gêne peut-être, que puis-je y faire ?
Citez-moi plutôt une phrase (pas 100, pas 10, une, à la limite 2) qui contredise ! Et non pas mille qui se contentent de ne pas affirmer !
Pourquoi devrait-il d’abord y avoir une ouverture explicite à une « voie à une possibilité de contre-vérité dans les enseignements magistériels » dans les textes que vous me citez ?
Un ensemble très grand d’exemples ne prouve pas une règle générale.
Un seul contre-exemple suffit à réfuter une règle générale.
À quoi bon allonger une liste de textes pour me dire qu’on y lit pas telle chose ? Vous ne prouvez rien…

( 835849 )
Prouvez votre thèse, vous faites une grave erreur de logique par BK (2017-10-01 21:10:50)
[en réponse à 835846]
que l'infaillibilité du magistère extraordinaire et du magistère ordinaire et universel ait été définie
n'entraîne pas
que le magistère authentique peut contenir des contre-vérités (quelque chose d'absolument contraire au dépôt de la Foi).
Techniquement, l'infaillibilité entraîne qu'un acte de foi divine et catholique est dû.
Mais la soumission religieuse de l'intelligence et du cœur est toujours vue.
L'infaillibilité commande la nature de l'acte d'adhésion, non la nécessité de l'adhésion en soi.
Par exemple Pie XII :
Et l'on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les Papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : "Qui vous écoute, m'écoute... " (3), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens.
Et Léon XIII (Sapientiae Christianae) enseigne qu'il est du devoir strict des fidèles de se laisser régir, gouverner, guider par le pape, qui juge en interprète infaillible de la Parole de Dieu et en guide sûr de la vie humaine de ce qu'il faut croire et de ce qu'il faut faire, y compris pour les enseignements simplement authentiques.
Allez, je vous évite de répondre, vous avez déjà récusé la capacité des papes à enseigner avec autorité sur leur ministère et l'obéissance qui leur est due.
On ne peut pas se fonder sur l’autorité des papes pour défendre l’autorité des papes. On ne peut rendre témoignage à soi-même. Seule la parole de Dieu (Écriture et Tradition), les Pères, les Docteurs, les Conciles peuvent rendre témoignage de l’autorité du pape.
Dormez bien, que Dieu vous garde et vous éclaire

( 835851 )
Et ? par Marquandier (2017-10-01 21:21:28)
[en réponse à 835849]
Parce que vos textes ne prouvent pas ma thèse, ma thèse serait fausse ?
Vous êtes amusant.

( 835852 )
Votre thèse par BK (2017-10-01 21:26:27)
[en réponse à 835851]
ne repose sur aucun appui magistériel, mais sur une opposition naïve d'infaillible à faillible, méconnaissant le sens technique du mot, et refusant de se confronter à la Parole des Vicaires du Christ.
En ce qui concerne votre opposition à ma propre thèse, largement étayée par les enseignements des papes de Pie IX à Pie XII, vous n'avez produit qu'une pétition de principe. Mais aucun argument fondé sur les textes des papes.
Fermez le ban, fin de l'exercice, peut-être le don d'intelligence vous sera-t-il accordé quelque jour ("quiconque n'adhère pas, comme à une règle infaillible et divine, à la doctrine de l'Eglise, qui procède de la vérité première manifestée dans les Saintes Ecritures, n'a pas la foi habituelle, mais possède autrement que par la foi les choses qui sont de son domaine").
En union de prière à nos intentions réciproques

( 835858 )
Apparemment... par Luc de Montalte (2017-10-01 21:59:41)
[en réponse à 835852]
...le don d'intelligence ne vous a pas enseigné les règles de base de la logique. Comme Marquandier vous l'a expliqué. votre répertoire de citations ne prouve en rien vos thèses étranges (et franchement intenables depuis au moins 50 ans... voire bien plus).
Quoi qu'il en soit nous attendons toujours votre réponse à l'objection soulevée par Japhet.

( 835898 )
Révélateur par BK (2017-10-02 11:51:15)
[en réponse à 835858]
"intenable depuis au moins 50 ans".
D'autres ont soutenu que ceci était vrai avant Vatican II.
Au fond, vous rejetez la foi de Vatican I.
Quand à ne rien démontrez, daignez énoncer votre propre vision, et démontrer qu'elle est compatible avec la Foi des papes de Pie IX à Pie XII (et à François).
Il est discourtois de dire "vous vous trompez" à qui expose ses thèses et de ne pas exposer et argumenter les siennes.

( 835905 )
Cher BK… par Luc de Montalte (2017-10-02 12:37:00)
[en réponse à 835898]
…je vous « exposerai mes thèses » (qui n’ont vraiment rien de révolutionnaire !) quand vous aurez répondu à la question de Japhet.

( 835975 )
Vous travestissez Vatican I… par Marquandier (2017-10-02 23:20:42)
[en réponse à 835898]
…et rejetez Constantinople III…
On peut faire monter les enchères…

( 835982 )
Pauvre Marquandier... par BK (2017-10-03 00:29:26)
[en réponse à 835975]
il n'est guère aimable, ni courtois, ni même droit de m'accuser de "travestir Vatican I" en refusant de détailler (pour cause, j'ai posté un long catalogue de
citations brutes...), ou de "rejeter Constantinople III" (ou ailleurs Léon II) dont je n'ai rien écrit.
D'autant que vous-même ne craignez pas d'écrire
n'importe quoi, sans jamais vous amender.
Redresser l'erreur est une œuvre de miséricorde spirituelle. Mais nul n'est tenu de s'acharner à essayer de donner de l'eau à un bourri vicieux.
Allons, un effort de plus... pour la rémission de mes nombreux péchés.
Constantinople IV, repris par Vatican I dans sa première constitution dogmatique, proclame deux cents ans après Léon II que le Siège de Pierre demeure pur de toute erreur.
Vous venez 1300 ans plus tard.
Vous êtes certainement bien moins bien informé que les Pères de Vatican I.
Vous êtes de façon absolument certaine moins sûr que le premier Concile œcuménique du Vatican.
Je ne vois pour ma part aucune difficulté à envisager, vu les textes dont nous disposons en latin et en grec :
- que Honorius n'a pas erré,
- que Léon II n'a pas réprouvé une erreur de sa part, mais une imprudence.
Et ce, malgré la pression de l'empereur qui, on comprend tout à fait son intérêt politique, a poussé très fortement pour une condamnation totale d'Honorius.
La proclamation solennelle de Constantinople IV, reprise par Vatican I, vaut tant pour Honorius que pour Léon II.
Que cherchez-vous ?
Un contre-exemple pour invalider le sens évident des enseignements des papes de Pie IX à Pie XII ?
Cela ne fait que tristement confirmer que vous voulez rejeter la foi du premier Concile du Vatican. Ou pour être plus tristement exact, que vous l'avez
déjà rejetée.
Il n'est pire aveugle que celui qui se bouche les yeux pour ne pas voir.
Vous êtes, hélas j'en ai bien peur, dans ce très triste et très sale état.
Je vous remercie bien sûr pour vos prières, en particulier l'intercession de Léon II, que je prie de vous rendre grâce pour grâce.

( 835983 )
[réponse] par Meneau (2017-10-03 00:43:45)
[en réponse à 835982]
Ayant examiné les prétendues lettres dogmatiques de Sergius de Constantinople à Cyrus, et les réponses d'Honorius à Sergius, et les trouvant éloignées de la doctrine des Apôtres, des décrets, des conciles et des sentiments de tous les Pères ; au contraire, conformes à la fausse doctrine des hérétiques, nous les rejetons entièrement et les détestons comme propres à corrompre les âmes. En rejetant leurs dogmes impies, nous croyons aussi que leurs noms doivent être bannis de l'Église ; savoir, de Sergius jadis évêque de cette ville de Constantinople, de Théodore évêque de Pharan; de tous lesquels le pape Agathon a fait mention dans sa lettre à l'empereur, et les a rejetés. Nous les déclarons tous frappés d'anathème. Avec eux nous croyons devoir chasser de l'Église et anathématiser Honorius jadis pape de l'ancienne Rome; parce que nous avons trouvé dans sa lettre à Sergius, qu'il suit en tout son erreur, et autorise sa doctrine impie.
XIIIè session du concile, 28 mars 681

( 835985 )
Etes-vous certain par BK (2017-10-03 00:47:11)
[en réponse à 835983]
que c'est le texte original ? que la copie est bonne ? que la traduction est correcte ? Il existe des différences significatives entre les textes latins et grecs de Léon II.
Vous pensez que Constantinople IV ou Vatican I s'est trompé ?

( 835992 )
Non par Meneau (2017-10-03 01:30:59)
[en réponse à 835985]
Etes-vous certain que c'est le texte original ? que la copie est bonne ? que la traduction est correcte ?
Non.
Et je pense qu'Honorius n'a pas erré, que le concile de Constantinople a avant tout voulu condamner l'hérésie monothéliste, hérésie qu'Honorius a plusieurs fois explicitement rejetée par ailleurs. Et quant à Léon II il n'aurait accusé Honorius que d'imprudence lorsqu'il a confirmé la condamnation du Concile. On peut par exemple se référer à la page wikipédia anglaise :
ICI
Et comme un concile n'est éventuellement infaillible que sous l'égide du pape...
Bref, l'affaire est loin d'être simple, mais je redis ce que j'ai déjà écrit dans l'autre fil : on ne peut à mon avis pas accuser Honorius d'hérésie formelle.
Cordialement
Meneau

( 835993 )
Merci pour ces précisions par BK (2017-10-03 01:40:10)
[en réponse à 835992]
et d'avoir donné votre position sur ces questions.
Bonne nuit

( 835986 )
Très honnêtement par BK (2017-10-03 01:07:08)
[en réponse à 835983]
- ce genre de recherche a été menée (au prix de nombreuses injures et calomnies) ici même à Noël dernier pour Jean XXII, administrant contre l'opinion professée par l'immense majorité des liseurs la preuve de l'orthodoxie du pape (accueillie après toutes ces invectives dans le plus grand silence),
- je doute que l'on puisse mener ici une enquête aussi minutieuse et certaine sur des évènements
1. remontant à plus de 13 siècles,
2. dont le contexte est complexe (pressions de l'empereur et tensions dans l'Eglise)
3. dont la plupart des sources primaires sont hors de portée.
L'énorme coup de chance pour la réputation ici de Jean XXII ayant été non pas tant de pouvoir étudier son ultime profession de foi, à la veille de sa mort (rappelez-vous : la plupart des liseurs ont refusé d'accorder crédit à ses propres mots, dans l'espoir de sauver leur thèse sur l'hérésie d'un pape) que le fait qu'un liseur trouve le cartulaire dans un fonds d'archives d'histoire. Et là, un grand silence courageux a entrepris d'étouffer l'affaire.
- je ne vois aucune raison de douter du jugement du Siège Apostolique sur "le Siège pur de toute erreur", jugement prononcé dans les formes les plus officielles dans la première constitution dogmatique du premier Concile du Vatican, et appuyé sur une promesse du Christ. D'autant que le jugement du Siège apostolique, auquel aucune autorité n'est supérieure, ne doit être remis en question par personne, et personne n'a le droit de juger ses décisions.
Je comprends que ce genre de position "dogmatique" hérisse ceux qui font profession de libre examen éclairé. Pour ma part, avec la grâce de Dieu, je tiens la Foi de Vatican I.

( 835994 )
Puisque vous reparlez du Chartularium par Meneau (2017-10-03 02:03:30)
[en réponse à 835986]
je ferai remarquer qu'on peut conclure, concernant Honorius, de façon similaire à Jean XXII : de même qu'à l'époque de Jean XXII la vision béatifique n'était pas encore complètement définie dogmatiquement, à l'époque d'Honorius, l'hérésie monothéliste n'était pas non plus définie et condamnée. De sorte que dans les deux cas on ne peut pas à proprement parler accuser ces papes d'hérésie formelle.
Cependant il faut rappeler que la définition de Vatican I de l'infaillibilité ne se réfère qu'à la fonction d'enseignement de l'Eglise. C'est la seule partie définie dogmatiquement : lorsque le pape définit, avec la volonté d'enseigner à toute l'Eglise. De sorte qu'à mon avis l'interprétation restrictive de Marquandrier n'est pas elle-même une hérésie. Et qu'une correspondance privée d'Honorius avec Sergius ne suffit pas à démontrer une hérésie.
Comprenez-moi bien : je ne suis pas de ceux qui restreigne l'assistance divine promise à Pierre au seul cas du pape parlant ex cathedra (et pire, selon certains, uniquement lorsqu'il enseigne ce qui a toujours été cru partout). Les degrés d'autorité du Magistère sont divers, de même que les degrés d'assistance associés, et ne se restreignent pas aux cas d'infaillibilité absolue. Mais j'admets la restriction aux seuls cas où le pape a la volonté d'enseigner tous les fidèles (objet du Magistère). De sorte qu'un pape pourrait éventuellement errer en tant que théologien privé (même si cela ne s'est pas encore produit - tout au moins, le contraire reste à démontrer) sans que cela remette en cause le fait que "le Siège de Pierre est demeuré pur de toute erreur".
Cordialement
Meneau

( 835995 )
Bis repetita non placent par Luc de Montalte (2017-10-03 02:03:43)
[en réponse à 835986]
Il n’y a rien d’autre à ajouter à ce que Jean-Yves Daoudal avait fort bien expliqué. Vos messages logorrhéiques n’y changeront rien.
Messages
ici,
là ou encore
en suivant ce lien. Vous vous êtes bien gardé de mettre le lien vers la conversation étonnamment :D
PS : Amusant de parler de courtoisie pour traiter ses contradicteurs de vicieux deux lignes après.
Il n'est pire aveugle que celui qui se bouche les yeux pour ne pas voir.
Vous ne pouviez pas mieux dire. Reste à s’occuper de cette vilaine poutre…

( 836014 )
Allez au bout de la discusion par BK (2017-10-03 10:39:51)
[en réponse à 835995]

( 836032 )
Donc Jean XXII… par Luc de Montalte (2017-10-03 12:23:44)
[en réponse à 836014]
… lui-même admet qu’il peut se tromper : « si par là je me trompe, celui qui sait mieux, qu’il me corrige ». Merci de reconnaître (enfin) votre erreur et de faire enfin les distinctions bien établies dans
Pastor Æternus et rappellées par exemple dans ce
document déjà cité par Jean-Paul Parfu.
Ou bien relisez votre catéchisme.
Catéchisme de Saint Pie X :
Quand est-ce que le Pape est infaillible ?
Le Pape est infaillible seulement lorsque, en sa qualité de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il définit, pour être tenue par toute l’Eglise, une doctrine concernant la foi et les mœurs.
Voilà. Heureux de voir que vous avez repris vos esprits.
Errare humanum est perseverare diabolicum est.

( 836046 )
Merci ! Victoire complète. par Marquandier (2017-10-03 14:33:44)
[en réponse à 836032]
Le seulement du catéchisme invalide toute la ligne de défense (déjà trouée) de BK…

( 836052 )
C'est d'ailleurs ce que dit la CDF par Regnum Galliae (2017-10-03 16:10:17)
[en réponse à 836046]

( 836050 )
Votre manque de logique est votre excuse... par BK (2017-10-03 16:08:49)
[en réponse à 836032]
56 Chartularium, 2, p. 433, n. 982 : « Par quoi nous vous supplions avec toute notre humilité et nos sentiments les plus respectueux, afin que votre Sainteté juge digne de mettre fin à la question susdite (par rapport à laquelle votre Sainteté a déclaré de sa part [pro una parte] et de façon admirable et très subtile en apportant un bon nombre d’autorités ; car bien au contraire, nous n’avons jamais constaté [non recordamur] qu’un docteur ait apporté autant d’autorités en faveur d’un argument, bien que vous l’aviez toujours fait en rapportant et
non pas en déterminant ou en affirmant mais plutôt en déclarant votre propos comme une opinion, selon ce que nous avons entendu, nous vous supplions donc de mettre fin à cette partie de la question (partem illam) qui a nourri la dévotion de l’ensemble de la Chrétienté, et qui a été confiée à votre meilleure tutelle. Que la détermination apostolique soit confirmée dans la vérité. »
Quant à votre choix de ne retenir que le magistère extraordinaire, voyez
ici.
Oremus pro invicem

( 836062 )
Tout le magistère n’est pas ordinaire et universel. par Marquandier (2017-10-03 17:34:45)
[en réponse à 836050]
En l’occurence, AL n’est peut-être même pas du magistère. À bon entendeur.
Et c’est l’Église qui est infaillible dans son magistère ordinaire et universel.
Mais vous n’avez pas eu le cran de contredire frontalement Saint Pie X…

( 836063 )
Il suffit… par Luc de Montalte (2017-10-03 17:38:42)
[en réponse à 836050]
Tolle lege.
Catéchisme de Saint Pie X :
Quand est-ce que le Pape est infaillible ?
Le Pape est infaillible seulement lorsque, en sa qualité de Pasteur et de Docteur de tous les chrétiens, en vertu de sa suprême autorité apostolique, il définit, pour être tenue par toute l’Eglise, une doctrine concernant la foi et les mœurs.
Ne vous attardez pas à des questions plus compliquées, et commencez par méditer cette phrase. Quant à la logique, j’éviterai de prendre des leçons de vous, vu les échantillons que nous avons pu lire ces derniers jours sur ce forum…

( 835856 )
Malheureusement pour vous par Meneau (2017-10-01 21:57:05)
[en réponse à 835827]
Un concile œucuménique (Constantinople III) et un saint pape (Saint Léon II) ont reconnu qu’Honorius avait versé dans l’hérésie.
Malheureusement pour vous, ce n'est pas aussi évident. Voir plus haut.
Cordialement
Meneau

( 835859 )
Même l'article de Wikipedia par Meneau (2017-10-01 21:59:55)
[en réponse à 835856]

( 836128 )
L'argument n'est guère convaincant par Philippilus (2017-10-03 22:41:44)
[en réponse à 835859]
Quand wikipedia me déplait, je change wikipedia: il y a pour cela un bouton "modifier"
Philippilus

( 835798 )
Moi j’accepte tout ! par Marquandier (2017-10-01 16:18:06)
[en réponse à 835795]
Y compris bien sûr Paul IV, Constantinople III, Vatican I et S.S. le pape François.
Comment ? En lisant correctement Vatican I.
Mais vous, comment faites-vous ?

( 835808 )
Mensonge ou inconscience ? par BK (2017-10-01 17:36:48)
[en réponse à 835798]

( 835818 )
Vous êtes obsédé… par Marquandier (2017-10-01 18:58:40)
[en réponse à 835808]
J’accepte le magistère faillible de François comme magistère faillible du pape, où est le problème ?
Et ses simples sermons, ses simples exhortations post-synodales pour ce qu’elles sont : du magistère ordinaire tout au plus. Et le cardinal Burke, qui a du droit et des lettres, pense que ce n’est même pas magistériel.
Vous être vraiment obsédé par le sédévacantisme, c’est bizarre…

( 835821 )
Oui. par Luc de Montalte (2017-10-01 19:07:55)
[en réponse à 835818]
Parce que si BK était conséquent dans son ultra-infaillibilisme exacerbé il serait sédévacantiste. Tant mieux qu’il ne soit pas conséquent finalement. Ou alors, dommage qu’il persiste dans sa position ultramontaine intenable.

( 835843 )
Mais non.... vous êtes inconséquent par BK (2017-10-01 20:48:32)
[en réponse à 835821]
je n'ai aucune raison de douter de la validité de l'élection du pape François au Souverain Pontificat.
Aux termes de la Foi de l'Eglise telle que les papes de Pie IX à Pie XII l'ont exposée avec force, il ne peut y avoir de contre-vérité dans les actes des papes, car dans leur magistère y compris simplement authentique, c'est toujours le Christ qui s'adresse à nous.
Ceci vaut pour François comme pour Benoît XVI, Jean-Paul II, Jean-Paul Ier, Paul VI, Jean XXIII, et tous ceux qui les ont précédé.
Qu'un texte soit difficile à comprendre ne signifie pour autant pas qu'il est contraire à la Foi.
Un exemple lourd de sens : la Parole du Christ "le Père est plus grand que Moi".

( 835862 )
Difficile à comprendre... par Luc de Montalte (2017-10-01 22:05:16)
[en réponse à 835843]
...au point de vouloir dire le contraire de ce qu'il dit et de ce que les interprétations agréées par le Saint-Père lui-même disent !
Et si c'est compliqué, pourquoi le pape se refuse à éclaircir AL en répondant aux dubiae (doit-on mettre le pluriel ? :) ) ?

( 835828 )
Non non, vous vous êtes mal relu par BK (2017-10-01 20:14:57)
[en réponse à 835818]
vous avez écrit "On ne peut pas se fonder sur l’autorité des papes pour défendre l’autorité des papes. On ne peut rendre témoignage à soi-même. Seule la parole de Dieu (Écriture et Tradition), les Pères, les Docteurs, les Conciles peuvent rendre témoignage de l’autorité du pape."
Ce qui est un sophisme inepte pour éviter de faire face aux enseignements consistants des papes de Pie IX à Pie XII que je vous ai cités.
Sophisme, car le dépôt de la Foi a été intégralement confié à Pierre et à ses Successeurs.
Sophisme, car les papes ont eux-mêmes cité l'Evangile et la Foi des Pères.
Sophisme enfin, car un Concile doit être authentifié par le Pontife régnant.
222
p.1 Il ne peut y avoir de Concile Oecuménique qui ne soit pas convoqué par le Pontife romain.
p.2 Il appartient au Pontife romain de présider le concile oecuménique par lui-même ou par d'autres, d'établir ou de déterminer les matières à traiter et l'ordre à suivre, de transférer le concile, de le suspendre, de le dissoudre et d'en confirmer les décrets.
A vous lire,... mais c'est absurde, on ne pourrait en fait rien dire de certain sur les papes.

( 835830 )
Et vous avez du mal à lire ce qui vous dérange par Marquandier (2017-10-01 20:20:13)
[en réponse à 835828]
Saint Léon II s’est donc trompé en ratifiant Constantinople III ? Votre Siège n’est plus pur de toute erreur !
CQFD

( 835833 )
Le Siège de Saint Léon II est-il pur de toute erreur ? par Marquandier (2017-10-01 20:22:32)
[en réponse à 835830]
Vous me mettez l’eau à la bouche… Et rejeter un concile œcuménique, voilà qui n’est pas très catholique ! D’après certains vieux codes, je ne devrais même plus vous adresser la parole !

( 835835 )
Bof par BK (2017-10-01 20:28:14)
[en réponse à 835833]
Vous renvoyez à des textes controversés, notamment ceux du IIIe Concile de Constantinople.
Mais Les Pères du IVe concile de Constantinople, suivant les traces de leurs ancêtres, émirent cette solennelle profession de foi : " La condition première du salut est de garder la règle de la foi orthodoxe... On ne peut, en effet, négliger la parole de notre Seigneur Jésus-Christ qui dit : 'Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église' [Mt 16, 18]. Cette affirmation se vérifie dans les faits, car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège apostolique. Désireux de ne nous séparer en rien de sa foi et de sa doctrine... nous espérons mériter de demeurer unis en cette communion que prêche le Siège apostolique, en qui réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne ".
Et ce jugement a été repris et authentifié par le Premier Concile du Vatican.
Au nom de quoi rejetez-vous les enseignements des papes de Pie IX à Pie XII ?
Comment comprenez-vous les textes que j'ai cités ?
Daignez argumenter... vos messages brefs, confus et contradictoires ne servent guère votre crédibilité.
Sur ce...

( 835838 )
Bof… par Marquandier (2017-10-01 20:33:54)
[en réponse à 835835]
…Amoris Laetitia est controversé, alors, vous savez, mon bon monsieur…

( 835840 )
Et il n’y a rien de controversé chez Saint Léon II par Marquandier (2017-10-01 20:42:24)
[en réponse à 835838]
…c’est vous qui jetez le doute, c’est tellement pratique de réécrire l’histoire…

( 835842 )
Peut-être… par Marquandier (2017-10-01 20:45:22)
[en réponse à 835840]
…allez-vous nous demander de vous offrir le voyage à Rome pour vérifier dans les archives ? Peut-être que AL est un faux, les informaticiens ont diffusé une mauvaise version, y avez-vous pensé ?

( 835809 )
Et reconnaissez-vous que François est pape ? par BK (2017-10-01 17:43:46)
[en réponse à 835798]
Question sans réponse ?

( 835817 )
Oui, et vous avez l’esprit mal tourné. par Marquandier (2017-10-01 18:55:53)
[en réponse à 835809]
Reconnaissez-vous par cela inconsciemment que votre position ultra-infaillibiliste conduise au sédévacantisme ?
Oui, « S.S. le pape François » est… pape, comme je l’ai écrit.
Et faillible quand il ne s’exprime pas ex cathedra, comme ne le défend pas de croire l’Église, et comme le montre le concile de Constantinople III.
Peut-être rejetez-vous le troisième concile de Constantinople ? Pas très cohérent de rejeter un concile pour défendre à tout prix une exhortation post-synodale probablement non contraignante…

( 835820 )
Et vous, le reconnaissez-vous comme pape ? par Marquandier (2017-10-01 19:04:40)
[en réponse à 835817]
Je commence à vous soupçonner d’être un agent sédévacantiste infiltré…

( 835826 )
Argumentez, plutôt que de plaquer des thèses par BK (2017-10-01 20:06:06)
[en réponse à 835817]
Je vous en prie, daignez m'éclairer en articulant les textes qui vous tiennent à cœur à ceux que je vous ai cités.
Pie IX, Pastor Aeternus
Léon XIII, Sapientiae Christianae
Saint Pie X, Pascendi Dominici Gregis
Benoît XV, Code de droit canonique de 1917
Pie XI, Mortalium Animos
Pie XII, Humani Generis, Mystici Corporis
Le Christ a fondé son Eglise sur Pierre (Mt 16).
Nous enseignons donc et nous déclarons, suivant les témoignages de l'Évangile, que la primauté de juridiction sur toute l'Église de Dieu a été promise et donnée immédiatement et directement au bienheureux Apôtre Pierre par le Christ notre Seigneur. C'est, en effet, au seul Simon, auquel il avait déjà été dit : " Tu t'appelleras Céphas " [Jn 1,42], après que celui-ci l'avait confessé en ces termes : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ", que le Seigneur adressa ces paroles solennelles : " Bienheureux es-tu, Simon, fils de Jona, car ce n'est ni la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux ; et moi, je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. Et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel " [Mt 16, 16 sv.]. Et c'est au seul Simon Pierre que Jésus, après sa résurrection, conféra la juridiction de souverain pasteur et de chef suprême sur tout son troupeau en disant : " Pais mes agneaux, pais mes brebis " [Jn 21,15 sv.]. (Pastor Aeternus)
Le Christ a établi en sa personne le principe durable et le fondement visible de l’unité dans la foi et la communion (Pastor Aeternus).
Quiconque succède à Pierre en cette chaire reçoit, de par l'institution du Christ lui-même, la primauté de Pierre sur toute l'Église (Pastor Aeternus).
Cette primauté est conférée à Pierre et à ses Successeurs directement et immédiatement. (Pastor Aeternus)
Elle lui a été confiée personnellement, et est perpétuée dans la personne de ses Successeurs, de préférence aux autres Apôtres pris isolément ou tous ensemble. (Pastor Aeternus)
Il est faux de penser que la primauté a été conférée à l’Eglise, et par celle-ci à Pierre comme son ministre. (Pastor Aeternus)
Pierre et ses Successeurs sont la tête dans l’assemblage du corps de l’unique Eglise. (Pastor Aeternus)
En effet, le Christ et son Vicaire ne forment ensemble qu'une seule Tête. (Mystici Corporis)
Par conséquent, il faut obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)
En effet, le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre. (Mystici Corporis)
Le Saint-Siège apostolique et le Pontife romain possèdent la primauté sur toute la terre ; que ce Pontife romain est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des Apôtres et le vrai vicaire du Christ, la tête de toute l'Église, le père et le docteur de tous les chrétiens ; qu'à lui, dans la personne du bienheureux Pierre, a été confié par notre Seigneur Jésus-Christ plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner toute l'Église. (Pastor Aeternus, citant le Concile de Florence)
Dieu a accordé à Pierre et à ses successeurs un charisme de vérité et de foi à jamais indéfectible. (Pastor Aeternus)
Le Siège de Pierre demeure pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : " J'ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères ". (Pastor Aeternus)
La condition première du salut est de garder la règle de la foi orthodoxe... On ne peut, en effet, négliger la parole de notre Seigneur Jésus-Christ qui dit : 'Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église' [Mt 16, 18]. Cette affirmation se vérifie dans les faits, car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège apostolique. Désireux de ne nous séparer en rien de sa foi et de sa doctrine... nous espérons mériter de demeurer unis en cette communion que prêche le Siège apostolique, en qui réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne. (Pastor Aeternus, citant les Pères du IVe concile de Constantinople)
La sainte Église romaine possède aussi la primauté souveraine et l'autorité entière sur l'ensemble de l'Église catholique. Elle reconnaît sincèrement et humblement l'avoir reçue, avec la plénitude du pouvoir, du Seigneur lui-même, en la personne du bienheureux Pierre, chef ou tête des Apôtres, dont le Pontife romain est le successeur. Et comme elle doit, par-dessus tout, défendre la vérité de la foi, ainsi les questions qui surgiraient à propos de la foi doivent être définies par son jugement. (Pastor Aeternus, citant la Foi des Pères Grecs, appuyée sur le IIe concile de Lyon)
[On doit donc croire que : en Pierre et ses Successeurs réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne.]
Dans l'accomplissement ininterrompu de cette mission, l'Eglise pourra-t-elle manquer de force et d'efficacité, quand le Christ lui-même lui prête son assistance continuelle: " Voici que je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la consommation des siècles " (Matth. XXVIII, 20) ?
Il est, par conséquent, impossible, non seulement que l'Eglise ne subsiste aujourd'hui et toujours, mais aussi qu'elle ne subsiste pas absolument la même qu'aux temps apostoliques; - à moins que nous ne voulions dire - à Dieu ne plaise ! - ou bien que le Christ Notre Seigneur a failli à son dessein ou bien qu'il s'est trompé quand il affirma que les portes de l'enfer ne prévaudraient jamais contre elle (Matth. XVI, 18). (Mortalium animos)
[Or cette Eglise est fondée sur le Christ, Qui ne forme qu’une seule Tête avec Pierre et ses Successeurs]
De plus, la proposition qui établit que le Pontife Romain est chef ministériel, ainsi expliquée que le Pontife Romain reçoit non pas du Christ, en la personne du bienheureux Pierre, mais de l'Eglise, le pouvoir de ministère dont il est investi dans toute l'Eglise, comme successeur de Pierre, vrai Vicaire du Christ et Chef de toute l'Eglise : hérétique. (Pascendi Dominici Gregis, citant Pie VI, Auctorem Fidei)
Ceux-là se trompent dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)
Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)
La tradition chrétienne attache un tel prix à cette perfection de l'obéissance, qu'elle en a toujours fait et en fait toujours le signe caractéristique auquel on peut reconnaître les catholiques. (Sapientiae Christianae)
L'obéissance doit être parfaite, parce qu'elle appartient à l'essence de la foi, et elle a cela de commun avec la foi qu'elle ne peut pas être partagée. Bien plus, si elle n'est pas absolue et parfaite de tout point, elle peut porter encore le nom d'obéissance, mais elle n'a plus rien de commun avec elle. (Sapientiae Christianae)
Le magistère de l'Eglise - lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu'elles soient transmises facilement et sûrement à la connaissance des hommes - s'exerce chaque jour par le Pontife Romain et par les évêques en communion avec lui; mais en outre, toutes les fois qu'il s'impose de résister plus efficacement aux erreurs et aux attaques des hérétiques ou d'imprimer dans l'esprit des fidèles des vérités expliquées avec plus de clarté et de précision, ce magistère comporte le devoir de procéder opportunément à des définitions en formes et termes solennels.
Certes, cet usage extraordinaire du magistère n'introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l'Eglise; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque-là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion. (Mortalium Animos)
Quant à déterminer quelles doctrines sont renfermées dans cette révélation divine, c'est la mission de l'Eglise enseignante, à laquelle Dieu a confié la garde et l'interprétation de sa parole; dans l'Eglise, le docteur suprême est le Pontife Romain. L'union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l'Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même. (Sapientiae Christianae)
La foi chrétienne ne repose pas sur l'autorité de la raison humaine, mais sur celle de la raison divine; car, ce que Dieu nous a révélé, " nous ne le croyons pas à cause de l'évidence intrinsèque de la vérité, perçue par la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l'autorité de Dieu, qui révèle et qui ne peut ni se tromper, ni nous tromper ". Il résulte de là que, quelles que soient les choses manifestement contenues dans la révélation de Dieu, nous devons donner à chacune d'elles un égal et entier assentiment. Refuser de croire à une seule d'entre elles équivaut, en soi, à les rejeter toutes. Car ceux-là détruisent également le fondement de la foi, qui nient que Dieu ait parlé aux hommes, ou qui mettent en doute sa vérité et sa sagesse infinie. (Sapientiae Christianae)
Lorsqu'on trace les limites de l'obéissance due aux pasteurs des âmes et surtout au Pontife Romain, il ne faut pas penser qu'elles renferment seulement les dogmes auxquels l'intelligence doit adhérer et dont le rejet opiniâtre constitue le crime d'hérésie. Il ne suffirait même pas de donner un sincère et ferme assentiment aux doctrines qui, sans avoir été jamais définies par aucun jugement solennel de l'Eglise, sont cependant proposées à notre foi, par son magistère ordinaire et universel, comme étant divinement révélées, et qui, d'après le Concile du Vatican, doivent être crues de foi catholique et divine. Il faut, en outre, que les chrétiens considèrent comme un devoir de se laisser régir, gouverner et guider par l'autorité des évêques, et surtout par celle du Siège Apostolique. (Sapientiae Christianae)
Combien cela est raisonnable, il est facile de le démontrer. En effet, parmi les choses contenues dans les divins oracles, les unes se rapportent à Dieu, principe de la béatitude que nous espérons, et les autres à l'homme lui-même et aux moyens d'arriver à cette béatitude. Il appartient de droit divin à l'Eglise et, dans l'Eglise, au Pontife Romain, de déterminer dans ces deux ordres ce qu'il faut croire et ce qu'il faut faire. (Sapientiae Christianae)
Voilà pourquoi le Pontife doit pouvoir juger avec autorité de ce que renferme la parole de Dieu, décider quelles doctrines concordent avec elle et quelles doctrines y contredisent. De même, dans la sphère de la morale, c'est à lui de déterminer ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est nécessaire d'accomplir et d'éviter si l'on veut parvenir au salut éternel ; autrement, il ne pourrait être ni l'interprète infaillible de la parole de Dieu, ni le guide sûr de la vie humaine. ((Sapientiae Christianae)
Il est manifeste que celui qui adhère à la doctrine de l'Eglise comme à une règle infaillible donne son assentiment à tout ce que l'Eglise enseigne; autrement, si, parmi les choses que l'Eglise enseigne, il retient ce qui lui plaît et exclut ce qui ne lui plaît pas, il adhère à sa propre volonté et non à la doctrine de l'Eglise, en tant qu'elle est une règle infaillible. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)
L’unité de la Foi de l’Eglise ne saurait être sauvegardée qu'à la condition que les questions qui surgissent sur la foi soient résolues par celui qui préside à l'Eglise tout entière, et que sa sentence soit acceptée par elle avec fermeté. C'est pourquoi à l'autorité du Souverain Pontife seul il appartient de publier un nouveau symbole, comme de décerner toutes les autres choses qui regardent l'Eglise universelle. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)
Prop. 29 condamnée par Léon X. Bulle Exsurge Domine, 16 mai 1520: " Il Nous a été donné de pouvoir infirmer l'autorité des Conciles, de contredire librement à leurs actes, de Nous faire juge des lois qu'ils ont portées et d'affirmer avec assurance tout ce qui nous paraît vrai; que cela soit approuvé ou réprouvé par n'importe quel Concile. " (Pascendi Dominici Gregis)
Et l'on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les Papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : "Qui vous écoute, m'écoute... " (3), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens. (Humani Generis)
Le pape est l’interprète infaillible de la Parole de Dieu et le guide sûr de la vie humaine. (Sapientiae Christianae, qui applique cette phrase aux dogmes, aux enseignements du magistère ordinaire et universel, et au magistère authentique du Siège Apostolique – voir plus haut)
On doit obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)
Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)
Ceux-là se trompent donc dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)
218
p.1 Le Pontife Romain successeur de Saint Pierre dans sa primauté, a non seulement la primauté d'honneur, mais le pouvoir de juridiction suprême et entier sur l'Eglise Universelle, tant dans les matières qui concernent la foi et les moeurs, que dans celles qui se rapportent à la discipline et au gouvernement de l'Eglise répandue dans le monde entier.
p.2 Ce pouvoir est vraiment épiscopal, ordinaire et immédiat, s'exerçant tant sur toutes les églises et chacune d'entre elles que sur tous les pasteurs et tous les fidèles et chacun d'entre eux; ce pouvoir est indépendant de toute autorité humaine.
219
Le Pontife romain, légitimement élu, obtient de droit divin, immédiatement après son élection, le plein pouvoir de souveraine juridiction.
221
S'il arrive que le Pontife romain renonce à sa charge, ni l'acceptation des cardinaux, ni aucune autre acceptation n'est nécessaire à la validité de cette renonciation.

( 835829 )
Des thèses ? Parlez pour vous ! par Marquandier (2017-10-01 20:16:46)
[en réponse à 835826]
On vous a cité des FAITS ! Et ? Silence radio… Ou plutôt, rabâchage de ce que nous savions déjà.
Saint Léon II, priez pour nous !

( 835836 )
Pitoyable par BK (2017-10-01 20:29:12)
[en réponse à 835829]
Voici des faits plus consistants que votre renvoi à des textes que vous ne prenez même pas la peine de citer.
Pie IX, Pastor Aeternus
Léon XIII, Sapientiae Christianae
Saint Pie X, Pascendi Dominici Gregis
Benoît XV, Code de droit canonique de 1917
Pie XI, Mortalium Animos
Pie XII, Humani Generis, Mystici Corporis
Le Christ a fondé son Eglise sur Pierre (Mt 16).
Nous enseignons donc et nous déclarons, suivant les témoignages de l'Évangile, que la primauté de juridiction sur toute l'Église de Dieu a été promise et donnée immédiatement et directement au bienheureux Apôtre Pierre par le Christ notre Seigneur. C'est, en effet, au seul Simon, auquel il avait déjà été dit : " Tu t'appelleras Céphas " [Jn 1,42], après que celui-ci l'avait confessé en ces termes : " Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ", que le Seigneur adressa ces paroles solennelles : " Bienheureux es-tu, Simon, fils de Jona, car ce n'est ni la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux ; et moi, je te dis que tu es Pierre et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. Et tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel " [Mt 16, 16 sv.]. Et c'est au seul Simon Pierre que Jésus, après sa résurrection, conféra la juridiction de souverain pasteur et de chef suprême sur tout son troupeau en disant : " Pais mes agneaux, pais mes brebis " [Jn 21,15 sv.]. (Pastor Aeternus)
Le Christ a établi en sa personne le principe durable et le fondement visible de l’unité dans la foi et la communion (Pastor Aeternus).
Quiconque succède à Pierre en cette chaire reçoit, de par l'institution du Christ lui-même, la primauté de Pierre sur toute l'Église (Pastor Aeternus).
Cette primauté est conférée à Pierre et à ses Successeurs directement et immédiatement. (Pastor Aeternus)
Elle lui a été confiée personnellement, et est perpétuée dans la personne de ses Successeurs, de préférence aux autres Apôtres pris isolément ou tous ensemble. (Pastor Aeternus)
Il est faux de penser que la primauté a été conférée à l’Eglise, et par celle-ci à Pierre comme son ministre. (Pastor Aeternus)
Pierre et ses Successeurs sont la tête dans l’assemblage du corps de l’unique Eglise. (Pastor Aeternus)
En effet, le Christ et son Vicaire ne forment ensemble qu'une seule Tête. (Mystici Corporis)
Par conséquent, il faut obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)
En effet, le divin Rédempteur gouverne son Corps mystique visiblement et ordinairement par son Vicaire sur la terre. (Mystici Corporis)
Le Saint-Siège apostolique et le Pontife romain possèdent la primauté sur toute la terre ; que ce Pontife romain est le successeur du bienheureux Pierre, le chef des Apôtres et le vrai vicaire du Christ, la tête de toute l'Église, le père et le docteur de tous les chrétiens ; qu'à lui, dans la personne du bienheureux Pierre, a été confié par notre Seigneur Jésus-Christ plein pouvoir de paître, de régir et de gouverner toute l'Église. (Pastor Aeternus, citant le Concile de Florence)
Dieu a accordé à Pierre et à ses successeurs un charisme de vérité et de foi à jamais indéfectible. (Pastor Aeternus)
Le Siège de Pierre demeure pur de toute erreur, aux termes de la promesse divine de notre Seigneur et Sauveur au chef de ses disciples : " J'ai prié pour toi, pour que ta foi ne défaille pas ; et quand tu seras revenu, affermis tes frères ". (Pastor Aeternus)
La condition première du salut est de garder la règle de la foi orthodoxe... On ne peut, en effet, négliger la parole de notre Seigneur Jésus-Christ qui dit : 'Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église' [Mt 16, 18]. Cette affirmation se vérifie dans les faits, car la religion catholique a toujours été gardée sans tache dans le Siège apostolique. Désireux de ne nous séparer en rien de sa foi et de sa doctrine... nous espérons mériter de demeurer unis en cette communion que prêche le Siège apostolique, en qui réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne. (Pastor Aeternus, citant les Pères du IVe concile de Constantinople)
La sainte Église romaine possède aussi la primauté souveraine et l'autorité entière sur l'ensemble de l'Église catholique. Elle reconnaît sincèrement et humblement l'avoir reçue, avec la plénitude du pouvoir, du Seigneur lui-même, en la personne du bienheureux Pierre, chef ou tête des Apôtres, dont le Pontife romain est le successeur. Et comme elle doit, par-dessus tout, défendre la vérité de la foi, ainsi les questions qui surgiraient à propos de la foi doivent être définies par son jugement. (Pastor Aeternus, citant la Foi des Pères Grecs, appuyée sur le IIe concile de Lyon)
[On doit donc croire que : en Pierre et ses Successeurs réside, entière et vraie, la solidité de la religion chrétienne.]
Dans l'accomplissement ininterrompu de cette mission, l'Eglise pourra-t-elle manquer de force et d'efficacité, quand le Christ lui-même lui prête son assistance continuelle: " Voici que je suis avec vous, tous les jours, jusqu'à la consommation des siècles " (Matth. XXVIII, 20) ?
Il est, par conséquent, impossible, non seulement que l'Eglise ne subsiste aujourd'hui et toujours, mais aussi qu'elle ne subsiste pas absolument la même qu'aux temps apostoliques; - à moins que nous ne voulions dire - à Dieu ne plaise ! - ou bien que le Christ Notre Seigneur a failli à son dessein ou bien qu'il s'est trompé quand il affirma que les portes de l'enfer ne prévaudraient jamais contre elle (Matth. XVI, 18). (Mortalium animos)
[Or cette Eglise est fondée sur le Christ, Qui ne forme qu’une seule Tête avec Pierre et ses Successeurs]
De plus, la proposition qui établit que le Pontife Romain est chef ministériel, ainsi expliquée que le Pontife Romain reçoit non pas du Christ, en la personne du bienheureux Pierre, mais de l'Eglise, le pouvoir de ministère dont il est investi dans toute l'Eglise, comme successeur de Pierre, vrai Vicaire du Christ et Chef de toute l'Eglise : hérétique. (Pascendi Dominici Gregis, citant Pie VI, Auctorem Fidei)
Ceux-là se trompent dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)
Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)
La tradition chrétienne attache un tel prix à cette perfection de l'obéissance, qu'elle en a toujours fait et en fait toujours le signe caractéristique auquel on peut reconnaître les catholiques. (Sapientiae Christianae)
L'obéissance doit être parfaite, parce qu'elle appartient à l'essence de la foi, et elle a cela de commun avec la foi qu'elle ne peut pas être partagée. Bien plus, si elle n'est pas absolue et parfaite de tout point, elle peut porter encore le nom d'obéissance, mais elle n'a plus rien de commun avec elle. (Sapientiae Christianae)
Le magistère de l'Eglise - lequel, suivant le plan divin, a été établi ici-bas pour que les vérités révélées subsistent perpétuellement intactes et qu'elles soient transmises facilement et sûrement à la connaissance des hommes - s'exerce chaque jour par le Pontife Romain et par les évêques en communion avec lui; mais en outre, toutes les fois qu'il s'impose de résister plus efficacement aux erreurs et aux attaques des hérétiques ou d'imprimer dans l'esprit des fidèles des vérités expliquées avec plus de clarté et de précision, ce magistère comporte le devoir de procéder opportunément à des définitions en formes et termes solennels.
Certes, cet usage extraordinaire du magistère n'introduit aucune nouveauté à la somme des vérités qui sont contenues, au moins implicitement, dans le dépôt de la Révélation confié par Dieu à l'Eglise; mais ou bien il rend manifeste ce qui jusque-là pouvait peut-être paraître obscur à plusieurs, ou bien il prescrit de regarder comme de foi ce que, auparavant, certains mettaient en discussion. (Mortalium Animos)
Quant à déterminer quelles doctrines sont renfermées dans cette révélation divine, c'est la mission de l'Eglise enseignante, à laquelle Dieu a confié la garde et l'interprétation de sa parole; dans l'Eglise, le docteur suprême est le Pontife Romain. L'union des esprits réclame donc, avec un parfait accord dans la même foi, une parfaite soumission et obéissance des volontés à l'Eglise et au pontife Romain, comme à Dieu lui-même. (Sapientiae Christianae)
La foi chrétienne ne repose pas sur l'autorité de la raison humaine, mais sur celle de la raison divine; car, ce que Dieu nous a révélé, " nous ne le croyons pas à cause de l'évidence intrinsèque de la vérité, perçue par la lumière naturelle de notre raison, mais à cause de l'autorité de Dieu, qui révèle et qui ne peut ni se tromper, ni nous tromper ". Il résulte de là que, quelles que soient les choses manifestement contenues dans la révélation de Dieu, nous devons donner à chacune d'elles un égal et entier assentiment. Refuser de croire à une seule d'entre elles équivaut, en soi, à les rejeter toutes. Car ceux-là détruisent également le fondement de la foi, qui nient que Dieu ait parlé aux hommes, ou qui mettent en doute sa vérité et sa sagesse infinie. (Sapientiae Christianae)
Lorsqu'on trace les limites de l'obéissance due aux pasteurs des âmes et surtout au Pontife Romain, il ne faut pas penser qu'elles renferment seulement les dogmes auxquels l'intelligence doit adhérer et dont le rejet opiniâtre constitue le crime d'hérésie. Il ne suffirait même pas de donner un sincère et ferme assentiment aux doctrines qui, sans avoir été jamais définies par aucun jugement solennel de l'Eglise, sont cependant proposées à notre foi, par son magistère ordinaire et universel, comme étant divinement révélées, et qui, d'après le Concile du Vatican, doivent être crues de foi catholique et divine. Il faut, en outre, que les chrétiens considèrent comme un devoir de se laisser régir, gouverner et guider par l'autorité des évêques, et surtout par celle du Siège Apostolique. (Sapientiae Christianae)
Combien cela est raisonnable, il est facile de le démontrer. En effet, parmi les choses contenues dans les divins oracles, les unes se rapportent à Dieu, principe de la béatitude que nous espérons, et les autres à l'homme lui-même et aux moyens d'arriver à cette béatitude. Il appartient de droit divin à l'Eglise et, dans l'Eglise, au Pontife Romain, de déterminer dans ces deux ordres ce qu'il faut croire et ce qu'il faut faire. (Sapientiae Christianae)
Voilà pourquoi le Pontife doit pouvoir juger avec autorité de ce que renferme la parole de Dieu, décider quelles doctrines concordent avec elle et quelles doctrines y contredisent. De même, dans la sphère de la morale, c'est à lui de déterminer ce qui est bien, ce qui est mal, ce qui est nécessaire d'accomplir et d'éviter si l'on veut parvenir au salut éternel ; autrement, il ne pourrait être ni l'interprète infaillible de la parole de Dieu, ni le guide sûr de la vie humaine. ((Sapientiae Christianae)
Il est manifeste que celui qui adhère à la doctrine de l'Eglise comme à une règle infaillible donne son assentiment à tout ce que l'Eglise enseigne; autrement, si, parmi les choses que l'Eglise enseigne, il retient ce qui lui plaît et exclut ce qui ne lui plaît pas, il adhère à sa propre volonté et non à la doctrine de l'Eglise, en tant qu'elle est une règle infaillible. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)
L’unité de la Foi de l’Eglise ne saurait être sauvegardée qu'à la condition que les questions qui surgissent sur la foi soient résolues par celui qui préside à l'Eglise tout entière, et que sa sentence soit acceptée par elle avec fermeté. C'est pourquoi à l'autorité du Souverain Pontife seul il appartient de publier un nouveau symbole, comme de décerner toutes les autres choses qui regardent l'Eglise universelle. (Sapientiae Christianae, citant Saint Thomas d’Aquin o.p.)
Prop. 29 condamnée par Léon X. Bulle Exsurge Domine, 16 mai 1520: " Il Nous a été donné de pouvoir infirmer l'autorité des Conciles, de contredire librement à leurs actes, de Nous faire juge des lois qu'ils ont portées et d'affirmer avec assurance tout ce qui nous paraît vrai; que cela soit approuvé ou réprouvé par n'importe quel Concile. " (Pascendi Dominici Gregis)
Et l'on ne doit pas penser que ce qui est proposé dans les lettres Encycliques n'exige pas de soi l'assentiment, sous le prétexte que les Papes n'y exerceraient pas le pouvoir suprême de leur magistère. C'est bien, en effet, du magistère ordinaire que relève cet enseignement et pour ce magistère vaut aussi la parole : "Qui vous écoute, m'écoute... " (3), et le plus souvent ce qui est proposé et imposé dans les Encycliques appartient depuis longtemps d'ailleurs à la doctrine catholique. Que si dans leurs Actes, les Souverains Pontifes portent à dessein un jugement sur une question jusqu'alors disputée, il apparaît donc à tous que, conformément à l'esprit et à la volonté de ces mêmes Pontifes, cette question ne peut plus être tenue pour une question libre entre théologiens. (Humani Generis)
Le pape est l’interprète infaillible de la Parole de Dieu et le guide sûr de la vie humaine. (Sapientiae Christianae, qui applique cette phrase aux dogmes, aux enseignements du magistère ordinaire et universel, et au magistère authentique du Siège Apostolique – voir plus haut)
On doit obéir au pape comme à Dieu Lui-même. (Sapientiae Christianae)
Dans cette unique Eglise du Christ, personne ne se trouve, personne ne demeure, si, par son obéissance, il ne reconnaît et n'accepte l'autorité et le pouvoir de Pierre et de ses légitimes successeurs. (Mortalium animos)
Ceux-là se trompent donc dangereusement qui croient pouvoir s'attacher au Christ Tête de l'Eglise sans adhérer fidèlement à son Vicaire sur la terre. Car en supprimant ce Chef visible et en brisant les liens lumineux de l'unité, ils obscurcissent et déforment le Corps mystique du Rédempteur au point qu'il ne puisse plus être reconnu ni trouvé par les hommes en quête du port du salut éternel. (Mystici Corporis)
218
p.1 Le Pontife Romain successeur de Saint Pierre dans sa primauté, a non seulement la primauté d'honneur, mais le pouvoir de juridiction suprême et entier sur l'Eglise Universelle, tant dans les matières qui concernent la foi et les moeurs, que dans celles qui se rapportent à la discipline et au gouvernement de l'Eglise répandue dans le monde entier.
p.2 Ce pouvoir est vraiment épiscopal, ordinaire et immédiat, s'exerçant tant sur toutes les églises et chacune d'entre elles que sur tous les pasteurs et tous les fidèles et chacun d'entre eux; ce pouvoir est indépendant de toute autorité humaine.
219
Le Pontife romain, légitimement élu, obtient de droit divin, immédiatement après son élection, le plein pouvoir de souveraine juridiction.
221
S'il arrive que le Pontife romain renonce à sa charge, ni l'acceptation des cardinaux, ni aucune autre acceptation n'est nécessaire à la validité de cette renonciation.

( 835847 )
Pirouette cacahuettes par Japhet (2017-10-01 21:06:26)
[en réponse à 835836]
Vous êtes certes très fort en "copier coller" mais assez minable il faut le dire pour l'exercice de la controverse, de la disputatio...
Vos pirouettes et esquives diverses abreuvées de citations fleuves témoignent de votre incapacité à débattre ou plus simplement à répondre à des questions sans aucune complexité.

( 835850 )
C'est celui qui le dit qui l'est, mon pauvre par BK (2017-10-01 21:15:58)
[en réponse à 835847]
que vous vous refusiez à articuler votre propre thèse aux textes que je cite est tristement révélateur de votre état d'esprit.
Vous pouvez me reprocher de ne pas répondre à vos questions. Mais vous ne répondez pas aux miennes :
- pourquoi les pères du IVe Concile de Constantinople, postérieurs à Honorius, ont-ils proclamé que la Foi de l'Eglise repose sur le Siège pur de toute erreur ?
- comment comprenez-vous les textes des papes de Pie IX à Pie XII ? ou voyez-vous qu'ils laissent la possibilité que le pape avec qui dans son ministère le Christ ne fait qu'une seule Tête propose à l'Eglise un enseignement contraire à la Foi de l'Eglise, ne serait-ce que dans son magistère simplement authentique ?
Bonne nuit, que Dieu vous garde et vous éclaire

( 835866 )
Bien sûr… par Marquandier (2017-10-01 22:19:00)
[en réponse à 835850]
…c’est toujours à nous de s’adapter à votre matière de ne (pas) débattre… Alors que vous refusez de répondre à des questions simples et claires… en nous demandant de disserter sur des textes de milliers de mots…
Pourquoi citer des tonnes quand une seule phrase suffit ? Je me le demande…
Je comprends ce que tout le monde comprend, y compris le dictionnaire de théologie catholique : il est impossible que le pape ex cathedra enseigne l’hérésie. Étant saufs également le respect et l’obéissance ordinaires dus au magistère ordinaire.

( 835822 )
Je crois… par Luc de Montalte (2017-10-01 19:12:36)
[en réponse à 835788]
…que la réponse n’arrivera jamais. Ou alors préparez vos certificats de baptême, de confirmation, de confession (de moins d’une semaine), vos formulaires divers et variés contresignés par le Saint-Père, etc. etc.

( 835823 )
Et le plus important… par Marquandier (2017-10-01 19:14:02)
[en réponse à 835822]
…le billet de confession et le formulaire signé purement et simplement !

( 835790 )
Juger quel arbre ? par Marquandier (2017-10-01 13:49:07)
[en réponse à 835783]
Mais a-t-on le droit de juger le Souverain Pontife ?