Le Forum Catholique

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images/icones/1i.gif  ( 820475 )Le Grand maître de l'Ordre de Malte cède au pape et démissionne par PEB (2017-01-25 10:53:37) 

25-01-2017 10:01:44
Pays : ITA
GLGL

FRS0509 0412 /AFP-DU91

ROME, 25 jan 2017 (AFP)

Après un mois d'un bras de fer inédit entre l'Ordre souverain de Malte et le Saint-Siège, le Grand maître de l'Ordre Matthew Festing a accepté de démissionner à la demande du pape François, a-t-on appris mercredi auprès de l'organisation.

"Mardi après-midi, le Grand maître a été reçu par le pape François qui lui a demandé de démissionner. Le Grand maître a accepté", a précisé une porte-parole.

L'Ordre de Malte, l'une des plus anciennes institutions chrétiennes, un Etat sans territoire, avait refusé catégoriquement au nom de sa souveraineté une enquête interne ordonnée par le pape François. Le Grand maître était même allé jusqu'à remettre en cause le choix des enquêteurs, obligeant le Vatican à réagir.

Le bras de fer est apparu après le départ forcé, le 6 décembre 2016, du numéro trois de l'Ordre, Albrecht von Boeselager, un Allemand en poste depuis 2014.

Selon des sources proches du dossier, l'affaire tourne grandement autour d'une bataille politique. Elle a également éclaté au moment où le frère d'Albrecht von Boeslager a été nommé au sein du conseil d'administration de la Banque du Vatican (IOR), en plein assainissement après avoir été éclaboussée par des scandales ces dernières années. "Le timing est très significatif", avance une source.

Le 21 décembre, le pape avait nommé une commission d'enquête de cinq membres chargés d'y voir plus clair.

Le renvoi du responsable allemand avait été notifié en présence du cardinal américain Raymond Burke, représentant du pape à la tête de l'Ordre.

Or cet ultra-conservateur, placé à ce poste honorifique pour être écarté du gouvernement du Vatican, défie ouvertement le pape sur un texte important sur les divorcés.

La distribution de préservatifs par des employés d'un dispensaire de l'Ordre de Malte en Birmanie, à destination de populations à risque comme les prostituées, a aussi été avancée par des médias catholiques pour expliquer le départ forcé d'Albrecht von Boeslager. Mais ce dernier aurait immédiatement arrêté la distribution de préservatifs en l'apprenant. L'utilisation de préservatifs est un sujet encore largement tabou au sein de l'Eglise catholique.

L'Ordre de Malte, dont les origines remontent aux croisades, a été fondé à Jérusalem en 1048 comme une communauté d'hospitaliers chargés de soigner les malades, avant d'être reconnu par le pape en 1113. Aujourd'hui actif dans 120 pays, il gère des hôpitaux et dispensaires, avec 13.500 membres et 100.000 employés ou bénévoles.

Le Britannique Matthew Festing, qui était en principe nommé à vie, doit encore réunir son Conseil souverain pour que la démission soit formellement entérinée.

cm/fcc/lch



AFP 251001 JAN 17

images/icones/neutre.gif  ( 820478 )un commentaire serait bienvenu par Limousin (2017-01-25 11:03:03) 
[en réponse à 820475]

Je serais curieux, comme d'autres lecteurs, d'avoir un commentaire circonstancié de cet événement, qui vise plus directement le mode de gouvernement de l'Eglise catholique en ce moment.

Je ne suis pas spécialiste : quel participant du forum, ici, pourrait répondre pour nous informer judicieusement ?

Qu'il en soit remercié par avance.
images/icones/neutre.gif  ( 820486 )Problème évoqué par Donapaleu (2017-01-25 11:21:27) 
[en réponse à 820478]

ici. Mais j'avoue que je n'ai pas tout compris.
images/icones/1y2.gif  ( 820492 )Le seul commentaire qui me vient... par Etienne (2017-01-25 12:28:02) 
[en réponse à 820478]

...est que François a trouvé un nouveau jouet à casser, et qu'il ne va pas se gêner.

Cette démission, s'il elle aboutit sur une prise de contrôle de l'Ordre par les autorités ecclésiales, est aussi historique que tragique.

Que n'avons-nous pas fait pour mériter un tel pape...
images/icones/1y.gif  ( 820499 )Mmoui... par Lycobates (2017-01-25 12:56:06) 
[en réponse à 820492]


...est que François a trouvé un nouveau jouet à casser, et qu'il ne va pas se gêner.
Cette démission, s'il elle aboutit sur une prise de contrôle de l'Ordre par les autorités ecclésiales, est aussi historique que tragique.



Vous avez probablement raison.
Ce qui est clair est que l'Ordre de Malte représente, dans ses formes, dans ses manières d'agir et dans ses principes, tout ce que doit abhorrer le squatteur actuel de sainte Marthe qui travaille tant les esprits.

Ce qui m'étonne le plus dans cette histoire est qu'apparemment, dans un espace de quelques semaines, il réussit là où, il y a soixante ans, il fallait un bras de fer de dix ans après le décès du prince Chigi pour finalement peu changer.

Nous verrons bien.
Si l'Ordre de Malte sombre si tard que ça, et on dirait que son moment est venu, c'est probablement dû au fait qu'il est principalement laïc et souverain.
Mais en fin de compte ce n'est qu'un ordre de plus dans la liste des liquidations du Vatican d'eux. Ils y passeront tous.

Tout cela est bien triste.
images/icones/1q.gif  ( 820513 )Vous trouverez un début de réponse... par Bruno d Epenoux (2017-01-25 14:43:56) 
[en réponse à 820478]

... dans la Charte constitutionnelle de l'Ordre .

Vous y verrez que le Prince et Grand Maître n'est pas nommé mais élu et que son élection est simplement communiquée au pape sans qu'elle requiert formellement son accord. Sa renonciation - et non sa démission - doit être acceptée par le Souverain Conseil.

Pour le reste et en pensant au travail formidable des bénévoles de l'Ordre et de ses associations nationales au service de Nos Seigneurs les Malades, j'ajouterais simplement... LIBERA NOS DOMINE ! Les majuscules sont volontaires s'agissant d'une supplique adressée à pleins poumons à Notre Seigneur.
images/icones/mitre4.png  ( 820496 )Miséricorde quand tu nous tiens par Mandrier (2017-01-25 12:43:53) 
[en réponse à 820475]

Pas de miséricorde pour les ennemis de la miséricorde ?
Vivre dans l'ombre et la crainte d'un pape autoritaire incite bien peu à profiter de "la joie de l'amour"
images/icones/fleche2.gif  ( 820540 )Malte : voir aussi ce fil du FC par Sacerdos simplex (2017-01-25 17:46:42) 
[en réponse à 820475]

au sujet de l'Ordre de Malte et des FM (voir la totalité du fil) :

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=819418
images/icones/iphone.jpg  ( 820546 )Selon Alain de Tonquédec: par Ubique Fidelis (2017-01-25 18:25:46) 
[en réponse à 820540]

L'Ordre serait une victime collatérale du conflit entre le Saint-Père et le cardinal Patronus de l'Ordre qui n'est que S.Ém. R. Leo Raymond, cardinal Burkr.

Prions pour l'unité de l'Ordre. Nous sommes beaucoup à être très choqués par cette décision inouïe mais gardons l'Espérance et l'amour de l'Eglise.
images/icones/iphone.jpg  ( 820547 )Erratum par Ubique Fidelis (2017-01-25 18:30:04) 
[en réponse à 820546]

L'Ordre serait une victime collatérale du conflit entre le Saint-Père et le cardinal Patronus de l'Ordre qui n'est autre que S.Ém. R. Leo Raymond, cardinal Burke
images/icones/1h.gif  ( 820548 )Le Grand maître de l'Ordre de Malte cède au pape et démissionne (PAPIER GENERAL) Par Catherine MARCIANO par PEB (2017-01-25 18:38:42) 
[en réponse à 820475]

25-01-2017 12:24:57
Pays : ITA
GLGL

FRS0839 0670 /AFP-DY21




ROME, 25 jan 2017 (AFP) - Le Grand maître de l'Ordre de Malte, Matthew Festing, a démissionné à la demande du pape François, après un mois de bras de fer inédit sur fond de lutte de pouvoir au Vatican et d'une polémique sur des distributions de préservatifs.

"Mardi après-midi, le Grand maître a été reçu par le pape François qui lui a demandé de démissionner. Le Grand maître a accepté", a expliqué mercredi une porte-parole de l'Ordre.

L'Ordre de Malte -- l'une des plus anciennes institutions chrétiennes devenue un Etat sans territoire -- a finalement fait montre d'obéissance au pape.

Il évite ainsi une rupture avec le Saint-Siège, après plus de 900 ans d'une solide entente, et une trop forte atteinte à son image de marque.

Actif dans 120 pays, l'Ordre de Malte gère des hôpitaux et dispensaires, avec 13.500 membres et 100.000 employés ou bénévoles.

A travers le monde, ses antennes locales commençaient à s'inquiéter d'une baisse des dons du fait de la polémique, en particulier dans la perspective de la Journée mondiale des lépreux, le 29 janvier, qui est d'ordinaire l'occasion d'engranger des fonds importants, note une source en interne.

L'affaire a commencé avec le départ forcé, le 6 décembre 2016, du numéro trois de l'Ordre, Albrecht von Boeselager, un Allemand très respecté en poste depuis 2014.

Il semble que la distribution de préservatifs dans un dispensaire en Birmanie a été un élément déclencheur, même si l'Ordre de Malte ne l'a jamais évoqué ouvertement.



- L'ombre du cardinal Burke -

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Selon une source interne, Albrecht von Boeslager aurait d'ailleurs arrêté la distribution dès qu'il en a eu connaissance.

Le préservatif reste largement tabou au sein de l'Eglise catholique, qui rejette toute forme de contraception même si le pape François lui-même a appelé en novembre à un "comportement responsable" face au sida.

L'Allemand aurait-il des positions trop libérales au sein du vieil ordre né durant les croisades ?

Après un mois de d'escalade de la tension, à coup de communiqués acerbes, entre l'Ordre de Malte et le Saint-Siège, la question semble en tout cas dépassée.

Selon des sources au sein de l'Ordre, l'affaire tourne surtout autour de la bataille rangée d'une frange conservatrice de l'Eglise contre le pape François.

En effet, le représentant du pape à la tête de l'Ordre n'est autre que le cardinal américain Raymond Burke, un ultra-conservateur placé à ce poste honorifique pour être écarté du gouvernement du Vatican.

Farouche défenseur d'une doctrine pure et dure, Mgr Burke défie ouvertement le pape sur un important texte ouvrant aux évêques la possibilité d'autoriser dans certains cas des divorcés remariés à communier.

Dans plusieurs interviews à la presse catholique, le cardinal frondeur a même sommé le pape de rectifier ce qu'il considère comme une erreur remettant en cause le dogme de l'indissolubilité du mariage catholique.



- Un mois de joute -

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La bataille a également éclaté au moment où le frère d'Albrecht von Boeslager a été nommé au conseil d'administration de la Banque du Vatican (IOR), en plein assainissement après avoir été éclaboussée par une série de scandales. "Le timing est très significatif", avance une source.

Le Grand maître de l'Ordre de Malte, Matthew Festing, à qui l'ont prête une forte personnalité, a-t-il agi sous l'influence de l'agressif cardinal Burke ou a-t-il simplement défendu sa souveraineté?

Le 21 décembre, le pape avait nommé une commission d'enquête de cinq membres chargés d'y voir plus clair dans la démission du responsable allemand.

Mais le Grand maître avait catégoriquement refusé cette enquête, assurant qu'il s'agissait d'affaires internes et allant ensuite jusqu'à remettre en cause la probité de certains membres de la commission. Dernier épisode de la joute: le Saint-Siège avait même dû émettre un communiqué apportant son plein soutien à sa commission...

Le Britannique Matthew Festing, qui était en principe nommé à vie, réunira samedi son Conseil souverain pour entériner formellement sa démission.

L'Ordre de Malte, dont les origines remontent aux croisades, a été fondé à Jérusalem en 1048 comme une communauté d'hospitaliers chargés de soigner les malades, avant d'être reconnu par le pape en 1113.

cm/fcc/lch

AFP 251224 JAN 17

images/icones/1x.gif  ( 820549 )Bref, encore un coup foireux... par Justin Petipeu (2017-01-25 18:52:24) 
[en réponse à 820548]

François fait du billard à trois bandes...Il écarte le cal Burke dans une œuvre qui tient encore à peu près debout et il déstabilise celle-ci pour finir d'humilier celui-là.

Et après, il va faire le beau devant les caméras pour dire qu'il préfère les opposants qui ne se cachent pas et qui n'avancent pas masqués. Ben voyons...pour mieux les écraser, sans doute.
images/icones/iphone.jpg  ( 820550 )Le Prince Grand-Maître a réuni le Souverain Conseil pour officialiser sa renonciation. par Ubique Fidelis (2017-01-25 19:09:14) 
[en réponse à 820549]

Il se tiendra le 28 janvier.

L'intérim sera assuré par Fra’ Ludwig Hoffmann von Rumerstein, actuel Grand Commandeur.
images/icones/hein.gif  ( 820552 )En quoi par Rémi (2017-01-25 19:10:27) 
[en réponse à 820549]

la démission du Grand-Maître atteint-elle le cardinal ?
images/icones/neutre.gif  ( 820615 )Démission à l’Ordre de Malte, le pape François face à ses adversaires par PEB (2017-01-26 07:44:21) 
[en réponse à 820548]

Selon la Croix

Nicolas Senèze (à Rome), le 25/01/2017 à 17h07

Le pape a accepté mercredi 25 janvier la démission du grand maître de l’Ordre de Malte avec lequel il était en conflit depuis plus d’un mois. C’est un nouvel épisode de la guerre larvée qui oppose François à certains courants, peu nombreux mais bien organisés.

En obtenant, le 25 janvier, du grand maître de l’Ordre souverain de Malte qu’il démissionne de sa charge, le pape François a marqué un point important contre ceux qui le mettent en cause depuis qu’il a engagé de profondes réformes au Vatican et dans l’Église.

Non que Fra’ Matthew Festing soit un ennemi personnel du pape, mais le conflit qui oppose François à l’Ordre de Malte résume à lui seul toutes les oppositions auxquelles il se heurte dans sa volonté de réforme.

Un grand chancelier accusé

La chronologie des faits (lire plus loin) ne laisse pas en effet de rendre perplexe. Début décembre, le grand maître de l’Ordre exige la démission de son grand chancelier, Albrecht von Boeselager, accusé d’être « un catholique libéral, infidèle aux enseignements de l’Église ».

Présent à cette discussion, le cardinal Raymond Burke, représentant du pape auprès de l’Ordre et, surtout, l’un des principaux opposants à François, menant une guérilla publique contre l’exhortation Amoris laetitia, notamment sur le possible accès aux sacrements de divorcés remariés. Avec trois cardinaux à la retraite, il a ainsi demandé au pape d’éclaircir certains points, manière de le forcer à revenir sur le texte – ce qu’aucun pape n’a fait depuis au moins deux siècles – et d’en amoindrir la portée magistérielle.

Au sein de l’Ordre de Malte, c’est d’ailleurs sur des questions morales que portent les attaques contre Albrecht von Boeselager, accusé notamment d’avoir permis, en 2005, la distribution de préservatifs par l’Ordre en Birmanie.

Une mise en cause des réformes au Vatican

Face au grand maître, l’Allemand explique que l’affaire avait alors été promptement réglée et refuse de démissionner. Soutenu, au moins en silence, par le cardinal Burke, Matthew Festing insiste, soulignant que c’est « la volonté du Saint-Siège ».

Dix jours plus tard, le propre frère d’Albrecht von Boeselager, Georg, est nommé au conseil de surintendance de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR), la « banque du Vatican ». Avec deux autres banquiers, il remplace des responsables de l’IOR qui, défendant l’idée de créer un fonds d’investissement du Vatican au Luxembourg auquel s’opposait le pape, avaient dû démissionner en mai 2016.
Les attaques contre Albrecht von Boeselager apparaissent ainsi de plus en plus comme une mise en cause de la réforme des finances du Vatican et ceux qui la mettent en œuvre.

Des obstructions déjà sous Benoît XVI

Déjà, sous Benoît XVI, c’est sur les finances que le Vatican avait été le plus violemment attaqué. L’affaire des « Vatileaks », les fuites de documents depuis le bureau même du pape, démarre ainsi peu après que le pape allemand a engagé un vaste nettoyage des finances du Vatican, et notamment de l’IOR où les scandales se multiplient.
Si l’IOR n’a pas été une structure discutable en tant que telle, des entreprises louches se sont clairement servi de liens personnels avec tel ou tel prélat un peu naïf pour cacher de sales affaires sous le sceau du secret bancaire du Vatican. Prévenu, Benoît XVI a courageusement tenté de mettre fin à ces pratiques mais, au fur et à mesure qu’il progressait, les obstacles se sont multipliés.

Pourtant, plus que les mafias, c’est le système financier lui-même que les papes ont trouvé sur leur chemin. Dès 2009, et son encyclique Caritas in veritate, où il entreprend déjà une mise en cause du système capitaliste, Benoît XVI est soumis à la critique des conservateurs américains.

Des réactions aux prises de position du pape

Mais le discours du pape allemand va être notablement développé et amplifié par son successeur. Dans son exhortation Evangelii gaudium, François s’oppose directement à la « théorie du ruissellement », un des dogmes du libéralisme aux États-Unis. Et dans nombre de ses discours, il n’a de cesse de s’attaquer aux méfaits d’un capitalisme échevelé, au « dieu-argent » qui « corrompt », à l’économie « qui tue ».

Aux États-Unis, un tel discours, remettant en cause les fondements de la libre entreprise américaine, passe mal. François y est décrit comme un pape « marxiste ». Son encyclique Laudato si’ s’y heurte ensuite aux climato-sceptiques poussés par les géants du pétrole.

Les conservateurs américains à l’offensive

Or c’est bien des États-Unis que viennent aujourd’hui les attaques les plus rudes contre le pape. À l’Ordre de Malte, l’affaire des préservatifs birmans a ainsi été mise en avant par l’« Institut Lépante pour la restauration de toutes choses dans le Christ », une officine ultra-conservatrice, spécialisée dans la dénonciation de l’« entrisme gay » dans l’Église et les attaques contre les principales associations de promotion du développement qui interrogent un libéralisme économique sans limite.

Un de ses responsables est le président du Parti républicain en Virginie ; un autre, activiste bien connu des milieux conservateurs américains, dirige aussi l’Alliance pour le Bien commun, présidée par Keith Fournier, diacre du diocèse de Richmond et membre du groupe de soutien catholique constitué par Donald Trump pendant sa campagne.

Le cardinal Burke derrière ces manœuvres

Très influent dans la campagne présidentielle par la manière dont il a diffusé nombre de rumeurs, le site américain Breitbart, fondé par Steve Bannon, aujourd’hui conseiller stratégique de Donald Trump, ne cache pas non plus son hostilité au pape à coups de titres spectaculaires. Dans un entretien au New York Times, son correspondant à Rome expliquait récemment que, ses responsables l’invitaient fortement à écrire sur les opposants au pape, notamment le cardinal Burke, « un ami de M. Bannon » qui lui-même « se méfie » de François.

L’un des enjeux de la bataille médiatique qui s’annonce est de convaincre la très papiste classe moyenne catholique américaine (le pape y rencontre 87% d’opinions favorables, selon une étude publiée la semaine dernière par le Pew American Research Center) que François, déjà ennemi des fondements de la puissance économique américaine, veut s’attaquer à sa valeur la plus sacrée, la famille.

Le cardinal Parolin fidèle soutien du pape

D’où le virulent discours visant à discréditer Amoris laetitia. Ce qui explique sans doute pourquoi Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie et une des cibles favorites des ultra-conservateurs, vient justement d’être dépêché par le pape pour une longue mission aux États-Unis.

Cependant, même s’ils bénéficient de puissants soutiens, les opposants au pape sont peu nombreux à Rome. Ses proches assurent que François n’est d’ailleurs pas inquiet de leurs menées. Il faut dire qu’il en a vu d’autres quand il était archevêque de Buenos Aires et qu’il bénéficie du soutien efficace de son secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin qui, discrètement et courageusement, a essuyé nombre d’attaques à la place du pape.

La maestria dont François a fait preuve pour gérer la crise avec l’Ordre de Malte, qui sera désormais géré par un délégué pontifical isolant un peu plus le cardinal Burke, montre en tout cas la grande sérénité avec laquelle il aborde les événements.

La crise à l’Ordre de Malte
6 décembre 2016. Le grand maître de l’Ordre de Malte exige la démission de son grand chancelier, soulignant que cette demande est « la volonté du Saint-Siège ».
21 décembre. Le pape « n’a jamais parlé de renvoyer quelqu’un », écrit le cardinal Parolin au grand maître.
22 décembre. Le pape nomme une commission chargée d’informer le Saint-Siège
sur la crise.
23 décembre. Jugeant que le départ du grand chancelier est « un acte de gouvernement interne », le grand maître juge « inacceptable » la nomination de la commission et interdit aux membres de l’Ordre de collaborer.
14 janvier. Le grand maître met en cause l’intégrité de membres de la commission, évoquant des « conflits d’intérêts ».
17 janvier. Le Vatican rejette « toute tentative de discrédit » sur la commission.
25 janvier. Le pape accepte la démission du grand maître, qu’il a rencontré la veille, et annonce la nomination d’un délégué pontifical.

Nicolas Senèze (à Rome)

images/icones/hein.gif  ( 820553 )Pourquoi par Rémi (2017-01-25 19:12:08) 
[en réponse à 820475]

le Grand maître de l'Ordre a-t-il accepté de démissionner à la demande du pape François ?
images/icones/iphone.jpg  ( 820557 )Oui. par Ubique Fidelis (2017-01-25 19:26:36) 
[en réponse à 820553]

Sa renonciation atteint le cardinal pour plusieurs raisons. La première c'est que l'ordre de Malte est souverain et que le cardinalis patronus, donc le cardinal Burke, fait le relais avec Rome, laquelle n'a pas d'emprise sur le fonctionnement, je dirais même le gouvernement, de l'Ordre conformément à la charte constitutionnelle. Or, le cardinal était présent lors de la réunion au cours de laquelle le Prince Grand–Maître a démis le Grand Chancelier de ses fonctions. Je vous laisse donc imaginer les conséquences.

Une autre raison, peut-être plus discutable, tiendrait dans ce que le Pape serait indirectement l'ordonnateur de la sanction. Selon le cardinal, le Saint-Père lui aurait demandé de faire le ménage dans l'Ordre.

C'est une affaire complexe et aux conséquences désastreuses.

images/icones/fleur.gif  ( 820561 )Ne me laissez pas imaginer par Rémi (2017-01-25 19:46:05) 
[en réponse à 820557]

et soyez explicite s'il-vous plaît, quelles sont justement les conséquences de la démission du Grand-Maître pour le cardinal, conséquences qui sont précisément l'objet de ma (mon autre) question ?

Au reste ne réponde-vous pas à celle qui était ici "Pourquoi le Grand maître de l'Ordre a-t-il accepté de démissionner à la demande du pape François ? " , tandis que "oui" ne saurait être une réponse adéquate à des questions commençant par "pourquoi" ou "en quoi" .


Enfin vous écrivez "une autre raison etc. " . Une autre raison à quoi ?!
images/icones/hum2.gif  ( 820564 )J'ajoute par Rémi (2017-01-25 19:50:01) 
[en réponse à 820561]

que c'est justement d'imaginer dont nous devrions nous garder ...
images/icones/neutre.gif  ( 820574 )Renoncer ou abandonner par Aigle (2017-01-25 20:48:00) 
[en réponse à 820564]

Rien n'obligeait le grand maître à renoncer. Je ne puis m'empêcher de dresser un parallèle avec Benoit XVI qui lui aussi a laissé tomber sa charge et son troupeau.
images/icones/1f.gif  ( 820576 )D'où par Rémi (2017-01-25 20:49:47) 
[en réponse à 820574]

ma question ...
images/icones/iphone.jpg  ( 820588 )Rome avait des moyens de pression diplomatiques, juridiques et ecclésiaux tout de même par Ubique Fidelis (2017-01-25 22:09:49) 
[en réponse à 820574]

J'ignore si elle les a utilisés.

Je rappelle également que le Prince et Grand-Maître est Chevalier de Justice et comme tel prête les trois voeux. La vie religieuse des Chevaliers de Justice, qui doivent être considérés comme «des religieux à tous les effets» (art.9 paragraphe 1, Charte Constitutionnelle), ressortit donc au Saint-Siège.

Vous suivez mon regard...

A la différence de Boeselager qui, quant à lui, appartient à la deuxième classe de l'Ordre, qui est un laïc et non un religieux. Il ne relève pas de la compétence du Saint-Siège.

L'Eglise gardant bien évidemment la haute-main sur les problèmes touchant à la foi et la morale.
images/icones/iphone.jpg  ( 820592 )haute main pardon par Ubique Fidelis (2017-01-25 22:22:56) 
[en réponse à 820588]

Tout est dans le titre
images/icones/iphone.jpg  ( 820584 )Je comprends votre réponse par Ubique Fidelis (2017-01-25 21:53:46) 
[en réponse à 820564]

Les conséquences sont que le cardinal Burke, qui je le rappelle était présent lors de la réunion de décembre et qui de ce fait a approuvé la sanction, se retrouve ainsi désavoué et même humilié par le Pape qui, rappelons-le, l'avait nommé à cette fonction pour l'éloigner du gouvernement de l'Église. En forçant Fra' Matthew Festing à renoncer à ses fonction de Grand-Maître, il envoie indirectement au patronus un message clair me semble-t-il.

Attendons la décision du Souverain Conseil qui refusera peut-être (même si cela m'étonnerait beaucoup) d'entériner la renonciation du Prince Grand-Maître.

images/icones/hum2.gif  ( 820589 )Moui ... par Rémi (2017-01-25 22:16:03) 
[en réponse à 820584]

Enfin en attendant le cardinal reste ne fonction, lui, et l'on ne voit pas bien de grandes conséquences en ce qui le concerne ...

Si on avait voulu humilier et désavouer le cardinal, plutôt que d'ouvrir une crise majeure avec un Ordre souverain, excusez du peu, jusqu'à demander et obtenir la démission de son Prince (ma question demeure, pourquoi le Grand-Maître a-t-il accepté ? ), il eût été plus simple il me semble de le démettre de cette fonction récente, pourtant déjà plutôt honorifique, et ne pas lui en confier d'autres, ce qui est tout à fait dans les pouvoirs du Pape.

On ne frappe pas le roi pour atteindre son chapelain, et je ne pense pas réflexion faite que le bon cardinal ait beaucoup de choses à voir avec les événements d'aujourd'hui.


Vous écriviez également "Une autre raison, peut-être plus discutable, tiendrait dans ce que le Pape serait indirectement l'ordonnateur de la sanction. Selon le cardinal, le Saint-Père lui aurait demandé de faire le ménage dans l'Ordre. " A quoi cela serait-il une autre raison, si c'était avéré, car on est encore dans la supposition ?

images/icones/iphone.jpg  ( 820599 )Wait and see comme disent les britanniques! par Ubique Fidelis (2017-01-25 22:46:53) 
[en réponse à 820589]

Mais, je crains que mon analyse ne se révèle juste dans les prochains mois.

C'est l'avis de nombreux membres laïcs et religieux!
images/icones/fleche2.gif  ( 820578 )Pour Roberto de Mattei par CMdelaRocca (2017-01-25 21:29:52) 
[en réponse à 820553]

SUR Corrispondenza romana aujourd'hui.... en italien, soit en substance:

...l'intervention du pape a pour but de "punir" le courant qui, dans l'Ordre, est le plus fidèle au Magistère immuable de l 'Eglise, et pour soutenir l'aile séculariste qui voudrait transformer l'Ordre en ONG humanitaire.
La prochaine victime désignée apparaît être le cardinal Raymond Leo Burke, qui est doublement coupable d'avoir défendu l'orthodoxie catholique à l'intérieur de l'Ordre et d'être un des quatre cardinaux ayant critiqué les erreurs théologiques et morales de  Amoris laetitia.
Lors de sa rencontre avec le Grand Maître, le pape lui a annoncé son intention de "réformer" l'Ordre. Il s'agit d'un projet de destruction de l'Ordre, qui ne pourra advenir que grâce à la reddition des chevaliers, lesquels semblent avoir perdu l'esprit qui les distinguait sur les champs de bataille des Croisades. Cependant, en agissant ainsi, le pape perd de sa crédibilité aux yeux des chevaliers, mais aussi aux yeux d'un nombre croissant de fidèles qui relève la contradiction qu'il y a entre ses paroles doucereuses et ses façons d'agir, intolérantes et menaçantes.
Qui aujourd'hui est orthodoxe et qui est hérétique, c'est le grand débat qui pointe à l'horizon , un schisme de fait ou une "guerre civile" dans l'Eglise, de laquelle la guerre interne à l'Ordre de Malte est une pale préfiguration.
images/icones/1i.gif  ( 820580 )Faut-il être bête... par BK (2017-01-25 21:38:04) 
[en réponse à 820578]


...l'intervention du pape a pour but de "punir" le courant qui, dans l'Ordre, est le plus fidèle au Magistère immuable de l 'Eglise, et pour soutenir l'aile séculariste qui voudrait transformer l'Ordre en ONG humanitaire.



Burlesque, sinon bouffon, pour qui a (un peu) de mémoire.


Nous pouvons marcher comme nous voulons, nous pouvons édifier de nombreuses choses, mais si nous ne confessons pas Jésus Christ, cela ne va pas. Nous deviendrons une ONG humanitaire, mais non l’Église, Épouse du Seigneur. Quand on ne marche pas, on s’arrête. Quand on n’édifie pas sur les pierres qu’est ce qui arrive ? Il arrive ce qui arrive aux enfants sur la plage quand ils font des châteaux de sable, tout s’écroule, c’est sans consistance. Quand on ne confesse pas Jésus Christ, me vient la phrase de Léon Bloy : « Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable ». Quand on ne confesse pas Jésus Christ, on confesse la mondanité du diable, la mondanité du démon.

images/icones/1n.gif  ( 820581 )Et donc ... par Rémi (2017-01-25 21:41:48) 
[en réponse à 820578]

... demeure ma question ...


Quant à la rencontre avec le cardinal, on se rappelle ce qu'en écrit Edward Pentin . J'aimerais bien connaître les sources de l'un comme de l'autre (Pentin/Mattei) ...

images/icones/1d.gif  ( 820582 )C'est aussi un joyeux galimatias par BK (2017-01-25 21:46:28) 
[en réponse à 820578]

que de donner à penser que les chevaliers de Malte, sur les champs de bataille, combattaient contre le pape.


... reddition des chevaliers, lesquels semblent avoir perdu l'esprit qui les distinguait sur les champs de bataille des Croisades

images/icones/5b.gif  ( 820583 )Les deux posts précédents pour faire plaisir à Limousin par BK (2017-01-25 21:48:45) 
[en réponse à 820578]

qui demande qu'on s'attache à critiquer les articles et/ou les journalistes, surtout "catholiques".
images/icones/neutre.gif  ( 820609 )Arrêtez. par Steve (2017-01-25 23:45:46) 
[en réponse à 820583]

Vous polluez volontairement la discussion.
images/icones/fleche2.gif  ( 820586 )Selon Vatican Insider, Reuters, etc. par CMdelaRocca (2017-01-25 22:00:18) 
[en réponse à 820553]

Le Grand Maître a renoncé à sa charge sur requête du pape François. Un porte parole de l'Ordre l'a également annoncé ainsi :«Il Papa gli ha chiesto di rinunciare e lui ha accettato» soit en bon français , le pape lui demandé de renoncer et lui a accepté.
D'autres sources émanant du Saint Siège cette fois l'ont confirmé à Vatican Insider, cette nouvelle de la "démission" sur requête.

Le gouvernement de l'Ordre sera assuré par interim par le Grand Commandeur jusqu'à ce que soit nommé le Délégué Pontifical, a précisé le Saint Siège.

.
images/icones/hein.gif  ( 820590 )Quelles seront les fonctions du "délégué pontifical" ? par CMdelaRocca (2017-01-25 22:19:49) 
[en réponse à 820586]

Le communiqué du Saint Siège fait penser à une sorte de "commissaire externe " imposé à l'Ordre par le Saint Siège, mais on ne comprend pas sur qui ou à la place de qui ce commissaire agirait dans la mesure où un nouveau Grand Maître serait normalement élu, et où le cardinal patronus resterait en place ?


images/icones/iphone.jpg  ( 820602 )Oui, cher la Rocca par Ubique Fidelis (2017-01-25 22:51:43) 
[en réponse à 820590]

C'est la question que nous nous posons tous!

La difficulté de cette situation est qu'elle est inédite depuis la reconnaissance de l'Ordre par la bulle Pie Postulatio Voluntatis de Pascal II, donc complexe à appréhender.
images/icones/1e.gif  ( 820591 )Oui, j'entends bien. par Rémi (2017-01-25 22:19:55) 
[en réponse à 820586]

Mais ma question est pourquoi le Grand maître de l'Ordre a-t-il accepté de démissionner à la demande du Pape François ?


Les mots importants sont pourquoi, et accepter.
images/icones/neutre.gif  ( 820593 )Ce que l'on peut supposer raisonnablement par CMdelaRocca (2017-01-25 22:28:33) 
[en réponse à 820591]

Roberto de Mattei avance une hypothèse, la pression de la plus haute autorité morale:

"Il Papa sapeva di non avere nessun titolo giuridico per intervenire nella vita interna di un Ordine sovrano e tanto meno di esigere le dimissioni del suo Gran Maestro. Sapeva anche che lo stesso Gran Maestro non avrebbe potuto resistere alla pressione morale di una richiesta di dimissioni, per quanto illegittima."

Le pape savait n'avoir aucun titre juridique pour intervenir dans la vie interne d'un Ordre Souverain ni pour pouvoir exiger la démission de son Grand Maître. Il savait aussi que le dit Grand Maître n'aurait pas pu résister à la pression morale d'une requête de démission, quand bien même illégitime.
images/icones/iphone.jpg  ( 820594 )Oui et non car Fra' Matthew Festing par Ubique Fidelis (2017-01-25 22:32:09) 
[en réponse à 820593]

est Chevalier de Justice dont religieux... et la charte constitutionnelle est claire sur les effets qu'emportent les troix voeux monastiques par lui formés.
images/icones/neutre.gif  ( 820595 )Etonnant. par Rémi (2017-01-25 22:34:59) 
[en réponse à 820593]

le Grand-Maître résiste plusieurs mois même à l'établissement d'une commission et à toute ingérence, et il démissionne tout simplement à la première demande.


J'ai du mal à me l'expliquer, mais enfin le fait est là.
images/icones/iphone.jpg  ( 820598 )En attendant, il s'agit clairement d'une mise sous tutelle! par Ubique Fidelis (2017-01-25 22:44:34) 
[en réponse à 820595]

Avec François, c'est à chacun son "Volpi".
images/icones/1a.gif  ( 820603 )Pourquoi ? par Lycobates (2017-01-25 23:02:31) 
[en réponse à 820591]

Ce n'est pas si difficile à comprendre.

Le Grand Maître a accepté de démissionner parce qu'il considère J. M. Bergoglio comme le pape légitime de l'Église catholique à laquelle son Ordre est depuis toujours attaché.

Quand le pape - le Pape - demande une démission, on démissionne. Point barre.

Comme Billot en 1927, comme Ricci, et tous les préposés jésuites dans le monde entier avec lui en 1773.
Il ne reste, pour un ecclésiastique, aucune autre possibilité vis-à-vis d'une telle requête du pape légitime, ou perçu comme tel, requête disciplinaire, jurisdictionnelle, issue du pouvoir des clefs.

Même en dessous de la Croix.
Même si la requête est manifestement imprudente ou injuste.

Sinon, c'est la derive schismatique.

Ceci dit, nous sommes bien dans un autre cas de figure ici. Encore faut-il en être conscient.
images/icones/1b.gif  ( 820604 )Je n'ai pas de difficultés par Rémi (2017-01-25 23:07:47) 
[en réponse à 820603]

particulières à comprendre, encore faut-il qu'on m'explique. Je vous remercie donc ainsi que M. de la Rocca.

Toutefois, si l'on démissionne lorsque le Pape l'exige, à plus forte raison accepte-t-on la commission qu'il nomme. A quoi bon résister sur ce point si c'est pour abandonner bien plus ensuite ...
images/icones/neutre.gif  ( 820605 )Pas forcément par Lycobates (2017-01-25 23:19:32) 
[en réponse à 820604]


Toutefois, si l'on démissionne lorsque le Pape l'exige, à plus forte raison accepte-t-on la commission qu'il nomme. A quoi bon résister sur ce point si c'est pour abandonner bien plus ensuite ...



La commission est censée être une entrave de la souveraineté de l'Ordre et pouvait être refusée selon les règles (en tout cas tant que la charte constitutionnelle régissant - de fait - l'Ordre reste intacte).
La démission est une injonction personnelle à un religieux lié avec des voeux, pour la refuser il faut s'opposer à l'autorité reconnue.
images/icones/iphone.jpg  ( 820610 )Je fais la même analyse que vous Lycobates par Ubique Fidelis (2017-01-25 23:59:49) 
[en réponse à 820605]

Entre la création d'une commission et l'injonction faite à Fra' Matthew Festing de renoncer à sa charge, il n'y a pas une différence de degré mais bien une différence de nature.

Le Pape a une la juridiction sur les religieux alors qu'il n'en a pas sur le gouvernement de l'Ordre. Enfin, cela c'était avant, lorsque les Souverains Pontifes respectaient la souveraineté d'un Ordre qui est aussi, du point de vue du droit international public, un État avec toutes les prérogatives que cette qualification juridique suppose.