Le Forum Catholique

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images/icones/union-jack.png  ( 819534 )Malte:les évêques autorisent officiellement la communion aux divorcés remariés par Jean Kinzler (2017-01-14 09:16:55) 


The Maltese disaster
January 13, 2017
The bishops of Malta, in a document that can only be called disastrous, repeatedly invoking Pope Francis’ Amoris laetitia, have directly approved divorced and remarried Catholics taking holy Communion provided they feel “at peace with God”. Unlike, say, the Argentine document on Amoris which, one could argue, left just enough room for an orthodox reading, however widely it also left the doors open for abuse by others, the Maltese bishops in their document come straight out and say it: holy Communion is for any Catholic who feels “at peace with God” and the Church’s ministers may not say No to such requests. In my view the Maltese bishops have effectively invited the Catholics entrusted to them (lay faithful and clergy alike!) to commit a number of objectively gravely evil acts. That their document was, moreover, published in L’Osservatore Romano, exacerbates matters for it deprives Vatican representatives of the ‘plausible deniability’ that they could have claimed (and might soon enough wish they could claim), as it becomes known that the Maltese bishops went beyond what even Amoris, if interpreted narrowly, seemed to permit.

For now, I make just a few points.

1. The Maltese bishops have fallen completely for the canonically and ecclesiologically false view that an individual’s assessment of his or her own readiness to receive holy Communion (see c. 916) controls a minister’s decision to administer the sacrament (see c. 915). In Malta now, anyone who approaches for the sacraments should be recognized as being “at peace with God”. Objective evidence to the contrary is simply no longer relevant. Canon 916 is thus eviscerated, Canon 915 is effectively repudiated.

2. The Maltese bishops do not seem to know what the word “conjugal” means. They think that non-married people can practice “conjugal” virtues and that they can decide about whether to engage in “conjugal” acts. Nonsense and, coming from bishops, inexcusable nonsense at that. Non-married people can have sex, of course, but Catholic pastoral integrity does not hold such sexual acts on par with the physically identical, but truly conjugal, acts as performed by married persons.

3. The Maltese bishops, by extending their document to the sacrament of Reconciliation, have basically instructed their priests not to withhold absolution from divorced-and-remarried Catholics who refuse to repent of their “public and permanent adultery” (CCC 2384) even to the point of abstaining from sexual (nb: sexual not “conjugal”) relations. Incredibly, such a directive raises the specter of green-lighting sacrilegious confessions and the commission of solicitation in confession. No priest should want either on his conscience, let alone both.

4. The Maltese bishops even managed to take swipes at Baptism and Confirmation by opening the door to divorced-and-remarried Catholics serving as godparents contrary to the expectations of Canon 874 § 1, 3º. See CLSA New Comm (2001) 1062-1063.

There are other serious problems with the Maltese document but the above should suffice to show why it is, quite simply, a disaster.Canon Law
et
Critères pour l'application d'Amoris Laetitia:Here PDF
images/icones/nul.gif  ( 819544 )C'est ni plus ni moins par Justin Petipeu (2017-01-14 10:57:00) 
[en réponse à 819534]

la destruction du mariage chrétien. Vade Retro !
images/icones/1v.gif  ( 819545 )Sans doute par Jean-Paul PARFU (2017-01-14 11:30:02) 
[en réponse à 819544]

Mais il faut obéir car ce que dit le pape, c'est ce que dit Jésus-Christ !
images/icones/1n.gif  ( 819547 )Mais non! par Miserere (2017-01-14 11:42:14) 
[en réponse à 819545]

C'est le Saint-Esprit!

images/icones/nul.gif  ( 819546 )c'est un shisme avec des évêques apostats par jejomau (2017-01-14 11:37:06) 
[en réponse à 819534]

L'Eglise conciliaire s'effondre par pans entiers.
images/icones/1i.gif  ( 819548 )Ils sont rapides, les Maltais ! par Yves Daoudal (2017-01-14 11:48:20) 
[en réponse à 819534]

Le divorce n'est légal à Malte que depuis 2011. Et 5 ans après, il y a déjà une flopée de divorcés à la colle qui mendient leur droit à l'eucharistie à des évêques qui il y a 5 ans bataillaient contre la destruction de la famille et aujourd'hui la bénissent...
images/icones/hein.gif  ( 819549 )Merci Yves par Aigle (2017-01-14 11:59:40) 
[en réponse à 819548]

Questions

Combien y a t il d'évêques à Malté ? Un ou deux ?

Combien y a t il de divorcés ?

images/icones/neutre.gif  ( 819550 )2 diocèses par Candidus (2017-01-14 12:03:51) 
[en réponse à 819549]

L'archidiocèse de Malte et son diocèse suffragant Gozo.
images/icones/heho.gif  ( 819555 )Situation intenable... par Rodolphe (2017-01-14 12:27:19) 
[en réponse à 819534]

...Pour le Pape François, car maintenant il n'y a plus de pastorale uniforme pour les divorcés remariés, les évêques développant des interprétations plus "particulières" les unes que les autres. Ainsi, le maltais ne disent pas la même chose que les argentins ou les polonais ou encore les nord-américains.

Je doute que le Pape ait anticipé une telle situation... A mon avis son silence sur les dubia n'est pas "tactique", mais signe de son embarras.
images/icones/1w.gif  ( 819556 )si le pape n'est pas idiot par jejomau (2017-01-14 12:29:45) 
[en réponse à 819555]

c'est qu'il a organisé lui-même cette situation, non ?

Dans quel but dès lors ?

images/icones/fleche2.gif  ( 819558 )Le Pape comptait sans doute par Rodolphe (2017-01-14 12:44:59) 
[en réponse à 819556]

...sur la pastorale "pratique" ou -si on veut être plus polémique- la "praxis", l'idée -discutable- étant sans doute que si l'Eglise universelle admet dans les faits la confession et la communion des divorcés remariés, cette possibilité finira par relever du Magistère ordinaire...infaillible.

Mais ce n'est pas du tout ce qui se passe. La résistance est forte, l'Eglise est divisée et le silence persistant du Pape dans ces circonstances... devient anormal et signe de faiblesse et d'hésitation. Et pour cause, sur le plan doctrinale, le moins qu'on puisse dire, c'est que les choses ne vont pas de soi.
images/icones/1e.gif  ( 819563 )je me demande bien ce qui va se passer par jejomau (2017-01-14 13:43:19) 
[en réponse à 819558]

avec les actuelles discussions en vue d'un Synode pour des "diaconesses" et la préparation d'un débat sur le célibat sacerdotal...

.... Surtout quand on sait que tous les papes précédents ont clôt les discussions sur ce genre de thèmes...
images/icones/barbu2.gif  ( 819559 )Mais c'est voulu ! par Yves Daoudal (2017-01-14 12:47:21) 
[en réponse à 819555]

C'est lui qui a martelé que l'Eglise où tout le monde fait la même chose, c'est fini. Qu'il faut accueillir et favoriser la plus grande diversité dans l'unité. Qu'il est tout à fait normal qu'on ne fasse pas la même chose en Afrique et en Pologne, etc., etc.

C'est un axe majeur du pontificat: tout le monde doit croire à la doctrine catholique, telle qu'elle est stipulée dans le catéchisme soigneusement rangé dans le placard, et chacun fait ce qu'il veut. Car ce qui compte c'est - comme disait le camarade Lénine - la praxis (terme ouvertement repris par François, sans doute à travers la théologie de la libération). Ce qui compte c'est être bon et gentil avec tout le monde (sauf les tradis, les mafieux et les pédophiles).
images/icones/fleche3.gif  ( 819564 )La désorganisation de l'unité au sein de l'Eglise par jejomau (2017-01-14 13:44:45) 
[en réponse à 819559]

est devenu un axe majeur de ce pontificat. ..
images/icones/neutre.gif  ( 819599 )"et les pédophiles". Vraiment ? par penfen (2017-01-15 12:55:19) 
[en réponse à 819559]

Une tolérance zéro à géométrie variable. Cf le cas du Padre Mauro Inzoli, pédophile notoire condamné par la justice italienne réduit à l'état laïc par Benoît XVI, et... réintégré dans le sacerdoce par le Pape régnant. Simplement, le padre doit "se tenir écarté des jeunes"...
images/icones/neutre.gif  ( 819740 )question technique par Regnum Galliae (2017-01-17 17:31:41) 
[en réponse à 819599]

doit-il être réordonné ? Il me semble que non, mais on ne sait jamais. Je crois même qu'un prêtre réduit à l'état laïc peut confesser validement in articulo mortis...
images/icones/neutre.gif  ( 819781 )Non par Meneau (2017-01-17 23:13:09) 
[en réponse à 819740]

Nous en parlions déjà il y a quelques jours, l'Ordre est l'un des 3 sacrements qui impriment un caractère dans l'âme. Ce caractère est indélébile, et en conséquence le sacrement ne peut pas être réitéré.

Cordialement
Meneau
images/icones/hein.gif  ( 819743 )Réduit à l'état laïc par Benoit XVI ? par Regnum Galliae (2017-01-17 17:41:29) 
[en réponse à 819599]

Êtes-vous certain de cela ? Cet article (scabreux) n'en parle pas...

En passant, il s'agit apparemment d'un ponte de Communion et libération.
images/icones/1f.gif  ( 819560 )Sont-ils néanmoins autorisés dans le novus ordo par AVV-VVK (2017-01-14 13:23:08) 
[en réponse à 819534]

à: 1) (étant laics) distribuer la sainte communion; 2) donner des cours de catéchèse; 3) de prononcer l' homélie (en principe interdit aux fidèles laics , mais en réalité...) ?
images/icones/fleche2.gif  ( 819567 )En français, ici ! par Jeanne Smits (2017-01-14 15:11:05) 
[en réponse à 819534]

ici

Amitiés
Jeanne Smits
images/icones/hein.gif  ( 819570 )Le pape est-il dans l'hérésie ? par jejomau (2017-01-14 17:01:15) 
[en réponse à 819567]

Je lis:

ils ont reçu l’approbation implicite du Vatican par le biais de la publication de leur texte, sans réserves, par l’Osservatore Romano.



il leur serait possible d’accéder à la communion s’ils se sentent « en paix avec Dieu ».



ces personnes à qui la communion ne peut pas être refusée dans ces conditions doivent pouvoir être parrains ou marraines et participer à la vie « liturgique, pastorale, éducative et institutionnelle de l’Eglise ».


images/icones/vatican.gif  ( 819831 )Comme disait le pape par BK (2017-01-18 19:26:05) 
[en réponse à 819570]

"Bien entendu, si quelqu’un fait ostentation d’un péché objectif comme si ce péché faisait partie de l’idéal chrétien, ou veut imposer une chose différente de ce qu’enseigne l’Église, il ne peut prétendre donner des cours de catéchèse ou prêcher, et dans ce sens il y a quelque chose qui le sépare de la communauté (cf. Mt 18, 17)."
images/icones/fleche3.gif  ( 819833 )réponse par jejomau (2017-01-18 20:07:20) 
[en réponse à 819831]

extrait de la directive des évêques de Malte se fondant sur AL "pondu" par le pape:

« Si, à l’issue du processus de discernement entrepris dans des conditions d’“humilité, de discrétion, d’amour de l’Église et de son enseignement, dans la recherche sincère de la volonté de Dieu et avec le désir de parvenir à y répondre de façon plus parfaite” (AL 300) une personne séparée ou divorcée qui vit désormais au sein d’une nouvelle relation réussit, à l’aide d’une conscience informée et éclairée, à reconnaître et à croire qu’elle est en paix avec Dieu, elle ne peut être empêchée de participer aux sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie (voir AL, notes 336 et 351).


- N'êtes vous pas d'accord pour constater que AL induit en erreur des évêques ?
- le fait de se fonder sur sa conscience plutôt que sur l'objectivité d'un mal n'est-il pas une grave erreur doctrinale ?
- Enfin, si cette deuxième union permet le retour à l'Eucharistie : alors quid du sacrement de mariage indissoluble ?


Ceci dit, vous me citez des propos du pape dans votre post. Quelle est la référence s'il vous plaît ?
images/icones/1b.gif  ( 819836 )[réponse] par BK (2017-01-18 20:14:29) 
[en réponse à 819833]

Des évêques ont été induits en erreur ou se sont eux-mêmes fourvoyés à l'issue de leur plein gré, allez savoir.

Le Siège de Pierre demeure pur de toute erreur.

Si donc on se souvient de l'enseignement constant de l'Eglise tel que le concile Vatican I l'a résumé (phrase immédiatement ci-dessus), il n'y a pas de contre-vérité dans Amoris Laetitia.

Cela n'empêche qu'il serait plus simple pour évêques et fidèles que le pape en donne le sens authentique.


Quant à la référence : au n°297 ici.
images/icones/fleche3.gif  ( 819866 )l'enseignement de l'Eglise sur le sujet par jejomau (2017-01-18 22:43:39) 
[en réponse à 819836]

depuis que le Christ s'est prononcé sur le mariage dans les Evangiles, voici, ce qui a toujours été enseigné depuis 2000 ans avec une parfaite clarté de telle sorte que tout évêque pouvait parfaitement comprendre les choses (y compris le Concile de Trente):

CLIQUER

François fait fort dans son genre....
images/icones/1n.gif  ( 819568 )Le Pape ouvert la porte! par Miserere (2017-01-14 16:52:04) 
[en réponse à 819534]


Les libéraux en profitent!
images/icones/neutre.gif  ( 819589 )L'Osservatore Romano par Meneau (2017-01-14 21:18:05) 
[en réponse à 819534]

n'a aucune valeur magistérielle. Je ne vois pas en quoi la publication de ce texte dans ledit journal peut tenir lieu d'"approbation implicite du Vatican"... Certes la Secrétairerie d'Etat a un certain contrôle sur les textes publiés, mais les écrits publiés n'engagent que leurs auteurs.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 819591 )effectivement par Bertrand (2017-01-14 23:15:22) 
[en réponse à 819589]

Ce n'est pas implicite c'est carrément explicite...

L'Osservatore a toujours été la voix du pape!
images/icones/neutre.gif  ( 819592 )Ben non justement par Meneau (2017-01-14 23:37:34) 
[en réponse à 819591]

On trouve dans l'histoire de l'Osservatore Romano nombre de déclarations ou articles qui ont ensuite été démentis par le Saint Siège. Un exemple parmi d'autres ICI.

Cette dénomination du "journal du pape" est dûe à deux choses :
- la rubrique "Nos informations" qui est rédigée par la Secrétairerie d'Etat et qui annonce les nominations et autres mouvements
- le fait que l'OR publie intégralement tous les textes du pape.

A part cela, c'est un journal comme les autres, avec des journalistes, et une ligne éditoriale. L'édition argentine est dirigée par un protestant (certes placé là par François, mais il n'en reste pas moins protestant).


Cordialement
Meneau
images/icones/1j.gif  ( 819598 )Aprés le Cardinal Burke et l'ordre de Malte, Le pape, les évêques et les désordres de Malte par Ritter (2017-01-15 12:10:14) 
[en réponse à 819534]

Que dire de plus?
Il s'étonneront à Malte particulièrement quand ils courront pour fuir les Daesh, qui sont juste à quelques kilomètres en Lybie.
images/icones/fsspx.gif  ( 819736 ) Les évêques maltais autorisent l'accession à la communion des divorcés-remariés par La Porte Latine (2017-01-17 16:09:41) 
[en réponse à 819598]

Les évêques maltais autorisent l'accession à la communion des divorcés-remariés



Nos confrères de Lifesitenews.com nous informent que les évêques maltais ont publié une lettre détaillant leurs critères d'application du chapitre VIII d'Amoris laetitia ouvrant la porte à la communion des divorcés « remariés » dont le premier mariage n'a pas été déclaré nul.

Ce document, scandaleux en lui-même, a été en quelque sorte "officialisé" par le Vatican à travers sa reprise in extenso et sans réserve par l'Osservatore Romano.

Dans les cas où il serait « humainement impossible » aux divorcés remariés de suivre l'enseignement de l'Eglise exigeant qu'ils vivent dans la continence, « comme frère et sœur », lorsqu'ils ne peuvent se séparer, l'archevêque de Malte et l'évêque de Gozo, Mgr Carlo Scicluna et Mgr Mario Grech, déclarent qu'il leur serait possible d'accéder à la communion s'ils se sentent « en paix avec Dieu » et de justifier ainsi l'accès aux sacrements des divorcés vivant « une deuxième union » par cette loufoque analogie :

« Comme les Mages qui, après avoir trouvé Jésus, retournèrent en leur pays par un autre chemin, ainsi il advient » pour les « personnes séparés ou divorcés qui sont en train de vivre une nouvelle relation » que « parfois après un long et tortueux voyage ils rencontrent le Christ qui leur donne un avenir même quand il apparaît impossible de retourner par le même chemin qu’avant. »

Ces directives ne contredisent pas le texte du pape François, elles se contentent de les développer en toute logique et de manière plus explicite :

« Si, à l'issue du processus de discernement entrepris dans des conditions d'"humilité, de discrétion, d'amour de l'Église et de son enseignement, dans la recherche sincère de la volonté de Dieu et avec le désir de parvenir à y répondre de façon plus parfaite" (AL 300) une personne séparée ou divorcée qui vit désormais au sein d'une nouvelle relation réussit, à l'aide d'une conscience informée et éclairée, à reconnaître et à croire qu'elle est en paix avec Dieu, elle ne peut être empêchée de participer aux sacrements de la Réconciliation et de l'Eucharistie (AL, notes 336 et 351).

Les évêques maltais avaient été précédés par leurs homologues argentins qui avaient été félicités par le Souverain Pontife pour leur projet de texte d'accompagnement du chapitre 8 d'Amoris laetitia. Le Pape François avait salué le document des évêques de la province de Buenos Aires en ces termes : «Un vrai exemple d'accompagnement pour les prêtres». Or, dans ce document les Ordinaires sud-américains écrivaient :

«Si l'on en vient à reconnaître que, dans un cas concret, il y a des limitations qui atténuent la responsabilité et la culpabilité, particulièrement quand une personne considère qu'elle tomberait dans un manquement ultérieur en provoquant un dommage pour les enfants de la nouvelle union, Amoris Laetitia ouvre à la possibilité de l'accès aux sacrements de la réconciliation et de l'eucharistie.»

Le canoniste américain Edward Peters qualifie le texte des évêques de Malte de« désastreux », allant plus loin encore que celui des évêques argentins en affirmant que les prêtres ne peuvent refuser des demandes de catholiques qui s'estiment « en paix avec Dieu ».

« A mon sens les évêques maltais ont effectivement invité les catholiques qui leur ont été confiés – aussi bien les fidèles que le clergé – à commettre nombre d'actes objectivement et gravement mauvais. »

Il relève que de telles directives rendent caducs les canons relatifs à la décision d'un ministre d'administrer un sacrement en faisant primer l'avis de la personne qui veut le recevoir.

« Le canon 916 est ainsi éviscéré, le canon 915 est effectivement répudié.»

Ed Peters observe que les évêques semblent ignorer le sens du mot « conjugal », puisqu'ils parlent des « vertus conjugales » exercées par des personnes non mariées qui pourraient décider de se livrer à la pratique « d'actes « conjugaux ».

« C'est un non-sens, et venant de la part d'évêques, c'est même un non-sens inexcusable. Les gens non mariés peuvent avoir des relations sexuelles, évidemment, mais l'intégrité de la pastorale catholique ne permet pas de considérer de tels actes au même plan que ceux, physiquement identiques, qui sont réellement conjugaux, entre personnes mariées. »

Fondamentalement, observe-t-il, cela consiste à obliger les prêtres à accorder des absolutions sacrilèges à des personnes refusant de se repentir de leur « adultère public et permanent ».

Pour sa part, notre consoeur de MPI, Francesca de Villasmundo, résume ainsi cette nouvelle déchirure dans le magistère :

" En s'appuyant sur le concept fallacieux qu'il faut venir en aide aux divorcés-remariés n'ayant pas obtenu de nullité de mariage qui, en étant exclus objectivement par les lois de l'Église des sacrements, se « sentent » alors exclus subjectivement de l'Église, les deux évêques maltais se croient autorisés, grâce à l'Exhortation bergoglienne qui ouvre par compassion mal placée grandement cette voie, à faire fi de la discipline sacramentelle de l'Église et à permettre officiellement dans leur diocèse l'accès aux sacrements aux personnes vivant « une deuxième union irrégulière » :

« Notre devoir n'est pas seulement celui de donner une permission pour accéder aux sacrements ou d'offrir des « simples recettes » ou de remplacer la conscience de ces personnes, mais celui de les aider avec patience à la former et à l'illuminer pour que ce soit eux qui arrivent à prendre une décision sincère devant Dieu et faire le plus de bien possible.»

Les évêques, en citant un long passage d'Amoris laetitia, mettent l'accent sur un discernement pastoral qui cautionne indubitablement des actes mauvais, formellement en opposition à la loi et à la révélation divines :

« nous devons évaluer la responsabilité morale dans les situations particulières, en considérant les conditionnements et les circonstances atténuantes. » A cause « de ces conditionnements et circonstances, le pape enseigne qu'il n'est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une quelconque situation dite « irrégulière » vivent en état de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante.»

Cette proposition est théologiquement fausse et induit les catholiques en erreur. Elle s'oppose formellement à l'enseignement constant de l'Église qui définit que toute personne qui vit en état d'adultère est en état de péché mortel, quelles que soient les circonstances et les conditionnements."

Tous ces faits rendent plus urgente la réponse du pape aux cinq Dubia soulevées par les quatre cardinaux Burke, Brandmüller, Caffarra et Meisner.

A moins que la publication intégrale du texte des évêques de Malte ne fasse partie de la réponse « déjà donnée » par le pape François qui régulièrement, continue de condamner le rigorisme des docteurs de la loi et qui n'agit pas contre des interprétations évidemment hétérodoxes d'Amoris laetitia.

Devant cette situation confuse où le Magistère est mis à mal par les plus hautes autorités de l'Eglise, nous ne pouvons que nous rappeler ce que Mgr Bernard Fellay déclarait le 28 juin 2016 à l'issue de la réunion des supérieurs majeurs, à Anzère (Valais) :

"Aujourd’hui le monde tourne autour de cet axe, selon lui, définitivement établi : la dignité de l’homme, sa conscience et sa liberté. L’homme moderne existe pour lui-même. L’homme est le roi de l’univers. Il a détrôné le Christ. Il exalte sa conscience autonome et indépendante jusqu’à dissoudre même les fondements de la famille et du mariage.

La Fraternité Saint-Pie X s’oppose depuis toujours à cette entreprise de déconstruction de l’univers – tant de la société politique que de l’Eglise.

Pour remédier à ce désordre universel, le Bon Dieu a suscité un homme, un chrétien, un prêtre, un évêque. Qu'a-t-il fait ? Il a fondé une société – société hiérarchique – dont le principe et la fin sont précisément l'antidote au désordre universel : le sacrement de l'Ordre.

Le but de la Fraternité Saint-Pie X continue d'être non seulement le remède actuel à la crise, mais aussi par là-même le salut de tous ceux qui y coopèrent. Elle veut absolument garder la rectitude doctrinale, théologale et sociale fondée sur la Croix de Jésus-Christ, sur sa Royauté, sur son sacrifice, son sacerdoce, principe de tout ordre et de toute grâce. Mgr Marcel Lefebvre a combattu toute sa vie pour faire triompher ces vérités fondamentales. Il nous incombe à l'heure présente de redoubler d'efforts, en intensifiant le même combat sur les mêmes principes."

La Porte Latine