Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=818809

( 818809 )
Présumés donneurs d'organes par Justin Petipeu (2017-01-02 23:00:22)
Depuis hier, il faut donc être expressément inscrit sur un site pour refuser de donner ses organes après sa mort...Puis-je avoir vos avis, chers liseurs ? Qui est inscrit sur ce site ? sachant que l'on peut "choisir" les organes que l'on veut bien donner, ou non...

( 818810 )
Don d'organe : je suis réticent... par Sacerdos simplex (2017-01-02 23:10:29)
[en réponse à 818809]
...personnellement, car j'ai bien l'impression que pour certains organes fragiles qui ont besoin d'un prélèvement très rapide, certains hôpitaux pourraient bien avoir tendance à anticiper le décès.
On peut imaginer le pire.
Bref, pour moi, je suis plutôt contre.
Même si d'un point de vue théorique et spirituelle, ce serait une très belle chose.

( 818858 )
Bien d'accord avec vous par Paterculus (2017-01-03 20:31:33)
[en réponse à 818810]
J'étais déjà de votre avis avant de vous lire, je le suis encore plus après avoir lu tout ce fil.
Votre dévoué Paterculus

( 818811 )
Pour répondre à votre demande par ami de la Miséricorde (2017-01-03 00:19:39)
[en réponse à 818809]
j'ai fait la démarche depuis longtemps, à vrai dire je ne sais même plus quand tant c'est ancien, je dois encore avoir ma carte dans un ancien portefeuille, j'avais averti mes proches de cette démarche. Je suis pour si cela peu permettre à quelqu'un de survivre si bien entendu j'ai rendu mon âme à Dieu, il va sans dire.

( 818817 )
Mi-figue mi-raisin par Eti Lène (2017-01-03 09:18:16)
[en réponse à 818809]
J'ai entendu parler d'une mère qui avait coupé quasiment les ponts avec sa fille. Or cette mère attrape une leucémie. Sa fille lui donne sa moelle osseuse, la mère guérit par ce don, ce qui fait que cette mère et sa fille s'entendent comme jamais maintenant. La moelle osseuse se reconstitue de toutes façons donc il ne s'agit pas de don d'organe. Mais quelques fois la charité par la santé est au sommet.
Mais pour ce qui concerne le don d'organe, je suis partagé à cause la Résurrection des corps. Va-t-on un jour pouvoir amputer la tête de quelqu'un pour la donner à quelqu'un qui a eu une défiguration? Avec les progrès de la médecine ce n'est pas à exclure. Jusqu'où peut-on aller?

( 818818 )
J'espère pour sainte Jeanne d'Arc par Regnum Galliae (2017-01-03 09:27:20)
[en réponse à 818817]
que la Résurrection des corps restaurera ledit corps dans son intégrité

( 818822 )
C'est une certitude par Eti Lène (2017-01-03 09:54:13)
[en réponse à 818818]
Mais à mon avis si l'Eglise insiste pour que le corps ne soit pas mutilé ni détruit après la mort, c'est qu'il y a une cause. Sans doute pour asseoir la Foi en la Résurrection. Si on peut le faire c'est mieux. Et je ne verrais pas mes proches parents amputés de quoi que ce soit après leur mort. Cela me dégoutterait et me révolterait contre ceux qui l'ont fait.

( 818823 )
Ah bon ? par Don Rodrigue (2017-01-03 10:20:31)
[en réponse à 818822]
Et que dire des reliques provenant des corps de Saints dispersées ici ou là ?

( 818860 )
Vous m'avez mal compris par Eti Lène (2017-01-03 20:56:55)
[en réponse à 818823]
J'ai voulu écrire que la certitude que sainte Jeanne d'Arc ressusciterait était absolue, pas que l'Eglise ne permettait pas les dissections ni les désossements de corps de saints.
Quoique. Je vois mal qu'on ampute le corps parfaitement intact de saint Padre Pio ou de sainte Thérès d'Avilla pour le rendre à la piété populaire du monde entier. Les fossoyeurs quand ils vont dans les cimetières ne retrouvent pas les corps de saints en un seul morceau, et ils utilisent une brosse et d'autres outils pour faire de la place. Cela pourrait prover que jamais on a disséqué ni désossé les saints pour que le peuple en profite, pardonnez moi.
Ce qui m'a fait écrire que l'Eglise ne permettait pas l'amputation, c'est parce que et c'est là qu'est mon erreur, elle ne permet pas de couper les membres des condamnés au supplice. D'où le feu d'où la roue etc au Moyen Age.

( 818853 )
Il y a la toilette mortuaire après par PEB (2017-01-03 18:28:51)
[en réponse à 818822]
Le corps du donneur est normalement traité après le don pour recouvrer un aspect présentable à la famille...

( 818861 )
C'est sur que la tête amputée par Eti Lène (2017-01-03 20:58:46)
[en réponse à 818853]
Dans les cas extrêmes et hypothétiques de ma précédente réponse, la toilette n'y ferait rien. Mais si on prélève un foie une rate un rein, c'est vrai que l'on ne va pas trop le voir. Mais même ça me rebute.

( 818825 )
Cela ne pose pas de problème théologique par Sacerdos simplex (2017-01-03 10:29:39)
[en réponse à 818817]
J'ai dis que j'étais réticent - à titre personnel, à cause des risques de dérives (risques de "faire partir" prématurément une personne dans une situation délicate).
Mais sur le plan théologique, ça ne pose aucun problème, même pour la résurrection.
Dieu et ses anges sauront bien retrouver nos atomes où qu'ils soient.
Pensez à St Ignace d'Antioche qui se félicitait de ce que les lions ne laisseraient rien de son corps, en sorte que le soin de son corps ne serait à charge de personne. Et tant d'autres milliers de martyrs qui ont subi le même sort !

( 818837 )
Mais un (très gros) problème humain. par Yves Daoudal (2017-01-03 12:31:44)
[en réponse à 818825]
Car il y a des gens déclarés en état de mort cérébrale qui ne sont pas morts, et surtout on va désormais prendre systématiquement les organes à "coeur arrêté", c'est-à-dire sur des gens qui ne sont morts ni réellement ni légalement.
Voir par exemple
ici.
Et pour une réflexion plus étendue
ici.

( 818839 )
Quel indicateur faut-il attendre ? par Regnum Galliae (2017-01-03 13:43:04)
[en réponse à 818837]
Il est vrai que des coeurs repartent. Des gens en état de mort cérébrale se réveillent (le guitariste Keith Richards l'a été pendant une demi-heure il me semble dans les années 60). Cela dit, tous les morts ont un coeur qui s'arrête et c'est à ce moment que l'on a toujours daté le décès des gens (sauf en cas de réveil bien sûr).
Donc à quelle condition le don d'organe deviendrait-il acceptable ? Comment établir que quelqu'un est bien mort ?

( 818840 )
certitude par Adso (2017-01-03 13:46:37)
[en réponse à 818839]
"Comment établir que quelqu'un est bien mort ?"
Excusez moi d'être 'trash' : si la tête est à côté du corps ...

( 818843 )
Pas seulement par Vincent F (2017-01-03 14:26:49)
[en réponse à 818840]
Un secouriste (donc non medecin) peut déterminer la mort dans 3 cas :
1/ Tête séparée du tronc
2/ Rigidité cadavérique
3/ Décomposition

( 818848 )
pas toujours par Regnum Galliae (2017-01-03 17:00:49)
[en réponse à 818840]

( 818851 )
oui mais par Adso (2017-01-03 17:49:51)
[en réponse à 818848]
par la grace de Dieu, il fit une courte distance, et s'effondra...MORT

( 818852 )
Ou encore par Rémi (2017-01-03 17:57:51)
[en réponse à 818837]
ici en deuxième partie.
En résumé, les personnes "mortes" sur lesquelles on prélève des organes à cœur arrêté sont placées ... sous sédatif. Je crois qu'il est inutile d'en dire plus ...

( 818863 )
Je n'en disconviens pas par Eti Lène (2017-01-03 21:09:17)
[en réponse à 818825]
Cher Padre. Dieu est tout-puissant et nous ressuscitera tous avec sans doute un corps différent de celui du nôtre.

( 818850 )
Présumés donneurs par Jeanne Smits (2017-01-03 17:22:36)
[en réponse à 818809]
… Nous l'étions depuis longtemps. 1976 pour être précise. En pratique les médecins interrogeaient les proches.
La loi de modernisation du système de santé de 2015, entrée en vigueur en janvier 2016, prévoyait la possibilité de refus, par lettre au registre national du refus. En l'absence d'inscription les médecins devaient interroger les proches.
On a estimé que le pourcentage de refus des proches (40 %) ne correspondant pas au pourcentage de refus des donneurs potentiels (20 %) il fallait encourager ceux-ci à faire connaître leur volonté pour pouvoir l'opposer à la famille.
Les nouvelles dispositions facilitent en réalité l'expression du refus (on peut désormais le faire en ligne,
ici, ou par écrit en confiant sa lettre à un proche), mais font en pratique peser un poids plus lourd sur les proches.
En l'absence de refus exprimé par écrit par le donneur potentiel, on interrogera désormais les proches qui devront signer un document attestant du fait qu'ils ont entendu le donneur potentiel exprimer oralement son refus.
Le don d'organes vitaux se fait par prélèvement en état de "mort cérébrale" (les critères varient énormément d'un pays à l'autre), c'est-à-dire à cœur battant et le sang étant oxygéné, donc sur un corps chaud et par définition… vivant.
Sauf à considérer que la vie est synonyme de conscience et que la conscience est directement conditionnée par l'état du cerveau (et quid de l'âme, alors ???) je ne vois pas comment on peut admettre le prélèvement d'organes vitaux puisque celui-ci sera la cause de la mort et de l'arrêt de toutes les fonctions vitales.
Relire l'article d'Yves Daoudal mis en lien plus haut : il dit tout de manière lumineuse.
Amitiés
Jeanne Smits

( 818862 )
The Island par Eti Lène (2017-01-03 21:02:09)
[en réponse à 818809]
The Island film sorti en 2004, s'intéresse à la question. Ce film est à voir car de moins en moins de science fiction.