Le Forum Catholique

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images/icones/1d.gif  ( 818100 )Luis Badilla à la rescousse du Pape François par Chicoutimi (2016-12-21 20:46:29) 

(J'ai mis en gras les passages qui mériteraient d'être commentés)

Un article de Zenit :

De la liberté de parole et de la communion cum Petro et sub Petro

Une analyse de Luis Badilla


21/12/2016

"Certaines voix, très minoritaires, s’élèvent pour critiquer le Successeur de Pierre. Nous avons interrogé un observateur chevronné à Rome, Luis Badilla, directeur de la plateforme d’information « IlSismografo » qui rappelle l’importance de la liberté d’expression dans l’Eglise mais aussi les exigences de la communion « cum Petro et sub Petro » et le serment des cardinaux. Sans langue de buis.

Zenit – Nos lecteurs sont parfois troublés par des contestations contre Amoris laetitia et le Saint-Père, mais qui a lu le texte sait qu’il est extrêmement précis dans ses indications : d’où viennent ces « doutes » ?

Luis Badilla – Dans le cadre des positions critiques vis-à-vis du pontificat du Pape François, et de certains passages de son magistère, il n’est pas facile de se faire une idée précise sur les raisons et les motivations.

On pourrait dire qu’il y a des critiques aussi différentes que le nombre des personnes qui les formulent. Chacun a un « compte à régler » et le spectre est donc très large. Il n’y a pas non plus d’homogénéité parmi ces critiques. Dans le cadre spécifique d’Amoris laetitia, les nombreuses positions se sont coagulées dans les fameux « dubbia » qui ont tous, à bien y regarder, une réponse dans le texte lui-même et puis dans d’autres interventions du pape qui ont suivi la publication de cette importante Exhortation.

A mon avis, dans certains secteurs, petits et assez circonscrits, il existe une opposition au Pape François un point c’est tout : par conséquent, toute occasion, toute parole, tout geste, alimentera toujours des critiques. On pourrait dire que c’est une opposition de principe. Ce sont des personnes qui seront de toute façon toujours contraires au Pape simplement parce qu’elles ne l’apprécient pas. Rien de nouveau. Cela s’est toujours produit aussi avec d’autres Pontifes, de Pie XII à Benoît XVI.

Pourquoi considérer que les paroles du cardinal Burke ont été récemment particulièrement graves?

Je voudrais préciser immédiatement cette pensée : à mon avis il n’y a rien d’inacceptable ou à censurer si un, deux ou quatre cardinaux ont des doutes sur ce que fait le Pape. Cela aussi est toujours arrivé avec d’autres Papes. Le désaccord, le dissentiment, la critique ou la demande d’éclaircissement, c’est normal. Les cardinaux existent non seulement pour garantir la succession de Pierre, mais aussi pour offrir au Pape des conseils, à sa demande ou spontanément.

La question est ailleurs : un cardinal de l’Eglise est une figure très spéciale et a vis-à-vis du Pape des obligations uniques et très, mais vraiment très, sérieuses et substantielles. Un cardinal n’est pas n’importe quel laïc catholique et pas non plus n’importe quel évêque. La gravité, énorme, de la conduite du cardinal Burke, et des trois autres signataires, se divise en deux aspects : le premier concerne non pas tant d’avoir écrit une lettre en demandant des éclaircissements, mais bien de l’avoir remise à des journalistes mais, des journalistes « embedded » (à la technique de « character assassination »), et de l’avoir fait publier après l’avoir auparavant adressée au Pontife (on suppose de façon privée, puisqu’il ne s’est jamais agi de ce qu’on appelle une « lettre ouverte ou publique »). Cette lettre, une fois remise au Pape, est devenue – et est encore – un document privé qui est sien. L’avoir fait publier a été un comportement insensé qui viole ouvertement la correspondance privée du Pontife. On a déjà vu des choses semblables avec le cas de Paolo Gabriele et la soustraction de documents privés du bureau du Pape (Benoît XVI, ndlr).

Mais l’autre aspect ne concerne que le cardinal Burke. Depuis des semaines, par des rafales d’interviews, en particulier pour des sites de catholiques traditionnalistes, surtout aux Etats-Unis, tous liés politiquement à des milieux de droite et d’extrême-droite de ce pays (les mêmes qui ne cachent pas leur désaccord constant vis-à-vis du premier Pape latino-américain et jésuite), continue à menacer d’une « correction formelle » le magistère du Pape parce qu’il n’a pas reçu de réponse.

En vérité, le cardinal Burke a reçu une réponse à différentes reprises, avant tout de deux Synodes, mais lui ne semble pas accepter cette vérité. Et puis il n’est pas vrai que la fameuse « correction formelle » soit une institution canonique ou doctrinale prévue par le règlement de l’Eglise. C’est une invention arbitraire et tout à fait personnelle. Enfin, comme le prélat l’a fait ces dernières heures, annoncer à l’avance la fameuse correction pour après Noël apparaît encore plus insensé et déplacé. On espère qu’il revienne dessus.

Est-ce qu’il n’y a pas un risque de division dans l’Eglise? Comment sauver à la fois la liberté de parole et la communion, la synodalité, si chère au Pape François ?

Non, il n’y a aucune division dans l’Eglise et il n’y en aura pas non plus. La liberté et le pluralisme d’opinions ne sont pas non plus en danger. Il y a peu de moment au cours des siècles, dans l’Eglise, où il y a eu autant de liberté : circulation d’idées, accords, désaccords, échanges d’analyses et considérations. On l’a vu partout : dans les Synodes, dans les Conférences épiscopales, dans les paroisses, au Siège apostolique même… C’est le Pape qui le premier a parlé de « parrhesia » (audace, en grec, notamment chez saint Paul, ndlr) et qui a invité tout le monde à la suivre en exhortant à la franchise.

Mais maintenant, on peut souligner deux questions inhérentes à ce thème : la première concerne la communion et la synodalité, routes incontournables pour tout membre de l’Eglise, et qu’elles se réalisent pleinement seulement « cum Petro et sub Petro ». Le Pape François comme il l’a dit lui-même, est en cela une garantie et il l’a entre autres démontré à plusieurs reprises pendant plus de trois ans de pontificat.

L’autre considération est la suivante : ce que nous sommes en train d’analyser à propos de ce qu’on appelle la « lettre des 4 cardinaux » a provoqué un grave malaise à l’esprit et au sentiment d’unité présent dans la très grande majorité des catholiques, et c’est très grave. En particulier lorsque, comme le cardinal Burke l’a fait, on menace par un document qui, selon ce qu’il prétend, devrait corriger le magistère. Le cardinal des Etats-Unis oublie que le 13 mars 2013, le conclave a élu Pape Jorge Mario Bergoglio et non pas Raymond Leo Burke . C’est un détail qui n’est pas insignifiant."

Source
images/icones/neutre.gif  ( 818106 )C'est grotesque par Aliocha (2016-12-21 21:26:58) 
[en réponse à 818100]

"L’avoir fait publier a été un comportement insensé qui viole ouvertement la correspondance privée du Pontife. On a déjà vu des choses semblables avec le cas de Paolo Gabriele et la soustraction de documents privés du bureau du Pape (Benoît XVI, ndlr)".

1°/ Un dubium présenté au Pape ou à une Congrégation est par définition une question qui intéresse l'Eglise entière, et dont les réponses sont publiées (y compris par le Saint-Siège).C'est évidemment toute l'Eglise qui doit savoir s'il y a ou non contradiction entre Amoris laetitia et la morale traditionnelle.

2°/ Ici, les cardinaux ont en outre expliqué qu'ils ont publié leur question parce que le Pape avait fait savoir qu'il ne répondrait pas. En somme, ils ont publié la réponse = silence.

Le dubium est une question virtuellement publique, dont la réponse est destinée à être publique. Comparer la publication de questions posées au pape avec le vol de lettres sur le bureau du pape pour les publier dépasse les limites du grotesque et de la mauvaise foi. Il est clair que les amis de François sont aux abois.
images/icones/musique.gif  ( 818112 )A chacun son Ion, son Rodolphe, son BK par Justin Petipeu (2016-12-21 22:38:23) 
[en réponse à 818100]

Pour défendre l'enseignement de l'Eglise et le magistère de Jean-Paul II, le cardinal Burke est donc "ultra-minoritaire", "d'extrême-droite" et "c'est extrêmement grave". C'est beau comme du Libé...
images/icones/1d.gif  ( 818172 )Vous, Justin ??? par BK (2016-12-22 12:41:25) 
[en réponse à 818112]

C'est vous qui défendez le magistère de Saint Jean-Paul II ? Voilà qui est nouveau.

Pour ma part, j'ai toujours défendu tous les enseignements de tous les papes.
images/icones/neutre.gif  ( 818222 )Mais oui par Justin Petipeu (2016-12-22 20:49:11) 
[en réponse à 818172]

Et je l'ai toujours fait sur ces sujets qui nous occupent.
Ce n'est pas votre cas hélas. ...
images/icones/1d.gif  ( 818228 )Incroyable par BK (2016-12-22 21:19:32) 
[en réponse à 818222]

nous n'avons pas le même souvenir, ni le même vécu d'ailleurs.
images/icones/neutre.gif  ( 818332 )Je ne parle pas de souvenirs par Justin Petipeu (2016-12-23 20:34:40) 
[en réponse à 818228]

Mais de présent. C'est bien vous qui êtes en train d'abandonner l'enseignement de Jean-Paul II en rase campagne en ce moment...
images/icones/neutre.gif  ( 818346 )A votre place, je serais moins affirmatif par BK (2016-12-23 22:45:12) 
[en réponse à 818332]

mais il est vrai que vous avez l'habitude de juger de l'orthodoxie des papes, et moi non.

A mes yeux, et ce n'est pas une nouveauté sur ce forum, la contradiction est apparente.
images/icones/ancre2.gif  ( 818391 )Bravo ! par Paterculus (2016-12-24 21:39:42) 
[en réponse à 818332]

Et merci.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/3c.gif  ( 818197 )Vous êtes énervant ! ! Ce n'est pas position. par Rodolphe (2016-12-22 15:48:00) 
[en réponse à 818112]

Ici
images/icones/fleche2.gif  ( 818114 )N'avoir rien contre le Pape, mais tout contre un état d'esprit. par Scrutator Sapientiæ (2016-12-21 23:30:50) 
[en réponse à 818100]

Bonsoir Chicoutimi,

1. Je crois qu'il devient vraiment urgent de dire, si nécessaire, "à qui de droit", que les catholiques réfractaires à "l'inclusivisme péripériste"

- n'ont "rien" contre le Pape François (en tout cas je n'ai rien contre lui), contre sa fonction, contre sa personne, contre sa doctrine et sa pastorale, dès lors que l'une et l'autre sont en globalement "en ligne" ou "en phase" avec l'Ecriture, la Tradition, le Magistère antérieur,

mais

- ont tout contre un état d'esprit, qui n'a d'ailleurs certes pas attendu l'élection du prédécesseur du prédécesseur du Pape François pour commencer à sévir, au sein de l'Eglise catholique, puisque l'inclusivisme périphériste a sévi au moins à partir des années 1970.

2. Il y a une manière de refuser toute opinion dissidente, toute expression dissonante, qui consiste à recourir au procédé suivant : "si vous n'approuvez pas telle prise de parole, de décision, de position, c'est que vous détestez ou méprisez la personne qui est l'auteur de cette prise de parole, de décision ou de position", mais ce procédé ne constitue pas un argument sur le fond.

3. L'inclusivisme périphériste est le courant de pensée et d'action, rupturiste, selon lequel l'Eglise catholique peut et doit s'adapter, évoluer, innover, s'ouvrir, au sens de : RENIER une partie de ses caractères fondamentaux, dogmatiques, liturgiques, doctrinaux, pastoraux, pour pouvoir attirer vers elle et inclure en elle ceux qui sont situés à sa périphérie.

4. Il est tout à fait possible que "l'inclusivisme périphériste" soit à la fois très intelligent et bien intentionné,

- mais s'il est aussi intelligent que cela, pourquoi est-il aussi dysfonctionnel, au sein de l'Eglise catholique, dans le monde européen et/ou occidental, depuis la fin des années 1960,

et

- s'il aussi bien intentionné que cela, pourquoi rend-il aussi peu charitable, aussi peu compréhensif, à l'égard des catholiques conservateurs, ou vis-à-vis des catholiques traditionnels ?

5. De mon point de vue, mais je me trompe peut-être, c'est cela, le point central : comment se fait-il que la vigilance et la résistance catholiques orthodoxes, face à un courant de pensée et d'action parfaitement identifié, et qui est vraiment bien plus "post-soixante-huitard" que "post-conciliaire", au sens strict du terme, soient interprétéees, d'une manière fallacieusement et tendancieusement disqualifiante, comme une insubordination méprisante, à l'égard d'un Souverain pontife ?

6. A la limite, cette interprétation ne laisse-t-elle pas entendre que le Souverain pontife dont il est question ici est un partisan ou, en tout cas, n'est pas un opposant, à l'égard de ce courant de pensée et d'action, plus "émancipateur" qu'édificateur, et vis-à-vis de cet état d'esprit, plus fragilisateur que consolidateur de l'Eglise et de la foi catholiques, comme les prédécesseurs du même Souverain pontife ont eu à le constater et à le déplorer, entre 1969 et 2012 ?

Bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/bravo.gif  ( 818123 )cher Scrutator par Aigle (2016-12-22 08:32:48) 
[en réponse à 818114]

vous dites
. Il est tout à fait possible que "l'inclusivisme périphériste" soit à la fois très intelligent et bien intentionné,
- mais s'il est aussi intelligent que cela, pourquoi est-il aussi dysfonctionnel, au sein de l'Eglise catholique, dans le monde européen et/ou occidental, depuis la fin des années 1960,
et
- s'il aussi bien intentionné que cela, pourquoi rend-il aussi peu charitable, aussi peu compréhensif, à l'égard des catholiques conservateurs, ou vis-à-vis des catholiques traditionnels ?

sur le second point il y a deux ou trois réponses possibles

Primo parce que le courant majoritaire voit dans le traditionalisme une fausse conception de la Foi : une pratique purement extérieure, une esthétique archaïque, une doctrine politique, .... sans lien sincère avec l'Evangile. Ces gens nous prennent en fait pour des faux chrétiens, pour des faux catholiques, pour de vrais hypocrites ...

Secundo, le jésuistims est fondé depuis des siècles sur l'idée qu'on n'attire pas les mouches avec du vinaigre. Au monde il faut présenter un visage attractif et peu contraignant. Aux fidèles il faut imposer un strict respect d'une doctrine qu'on n'étale pas trop en public.

Tertio il y a peut-etre tout betement l'idée que faire l'amour n'a jamais fait de mal...et que la séxualité est un danger moins bien grave que la guerre ou le chômage pour la vie de nos contemporains ...
images/icones/neutre.gif  ( 818169 )Deux petites choses par BK (2016-12-22 12:35:04) 
[en réponse à 818114]

Le premier tiret de votre point 1. me laisse rêveur :

- on y retrouve davantage le germe du libre examen (je juge - constate, si vous voulez - si l'enseignement du pape est conforme à la tradition), que la soumission religieuse de l'intelligence et du cœur, toujours commandée envers l'interprète authentique du dépôt de la Foi.

- à lire diverses épithètes malsonnantes voire invectives ou injures contre le pape, je ne crois pas que votre "n'ont rien" soit tellement vérifié ici.
images/icones/fleche2.gif  ( 818281 )En ce qui me concerne... par Scrutator Sapientiæ (2016-12-23 11:33:45) 
[en réponse à 818169]

Bonjour et merci, BK.

Je peux vous assurer qu'en ce qui me concerne j'essaie de faire le maximum pour prendre appui sur l'Ecriture, sur la Tradition, sur le Magistère, en amont de quelque analyse ou de quelque appréciation que ce soit sur le degré d'inspiration ou le niveau d'orientation de l'enseignement ou de la pastorale de tel Pape par l'Ecriture, par la Tradition, et par le Magistère.

Je ne vois donc pas en quoi cette approche participe d'une forme ou d'un germe de libre examen, d'autant plus qu'elle est avant tout "analytique" et non avant tout "appréciative", et que ma conception de la Tradition ne la limite à aucune de ses composantes, en particulier (je pense ici à la composante "patristique", à la composante "monastique", à la composante "scolastique" et à la composante "tridentine" de la Tradition).

Je peux aussi vous assurer que je suis de ceux qui n'ont rien de "systématique" contre le Pape François en particulier. J'ai d'ailleurs déjà fait remarquer, sur le FC, qu'il n'est ni le premier ni le seul qui, en tant qu'évêque, a épousé, et a voulu faire épouser, le positionnement qui semble vraiment le caractériser, même s'il est probablement le premier qui, en tant qu'évêque...de Rome, veut faire en sorte que l'ensemble de l'Eglise catholique épouse le même positionnement, que j'ai déjà rencontré dans les années...1970.

Mon regret majeur est le suivant : à mon avis, le Pape François SAIT que l'inclusivisme périphériste ne donne pas que de bons fruits, et que le recentrage qui a été effectué par et sous Jean-Paul II et Benoît XVI a donné davantage de bons fruits, et en a donné davantage dans la durée et en profondeur.

Or, d'une part, il veut renouer ou, en tout cas, donne vraiment souvent l'impression qu'il veut renouer, avec un positionnement qui a fait énormément de dégâts, dans les années 1960 et 1970, ce qui ne signifie d'ailleurs pas qu'il n'a pas continué à en faire, par la suite, puisque ce positionnement a amplement nuit à la réception "en plénitude", du Magistère de Jean-Paul II, dans les années 1980 et 1990. Et, d'autre part, il veut le faire, de surcroît, d'une manière autoritaire, dès que le bien-fondé ou le contenu de son revival néo-septantiste est contesté en interne...

Cela étant écrit, je demeure convaincu par ceci : ce qu'il y a de plus grave, aujourd'hui, est, en un sens, moins grave ou, en tout cas, est situé en aval et en dessous de ce qu'il y a eu de plus grave, hier, et qui n'a pas encore donné lieu à remédiation doctrinale et pastorale.

Ce qu'il y a eu de plus grave, hier, tient en ceci : sous l'impulsion de Jean-Paul II, on a fait croire ou laisser entendre aux catholiques

- qu'il n'existe pas ou plus d'idées intrinsèquement fausses, en matière religieuse,

mais

- qu'il existe toujours des actes intrinsèquement mauvais, en matière morale.

Or, (j'allais écrire à nouveau : "à mon avis, mais je me trompe peut-être", et je pourrais le faire à juste titre au début de chaque phrase, mais vous comprendrez que je ne vous impose pas cette "lourdeur"), de deux choses l'une :

- ou bien il existe, d'une part, des idées intrinsèquement fausses, en matière religieuse, ET, d'autre part, des actes intrinsèquement mauvais, en matière morale, et il faut contribuer à la mise en vigilance à l'égard des uns ET vis-à-vis des autres,

- ou bien l'absence ou le déficit "d'identification" des idées intrinsèquement fausses, en matière religieuse, constitue l'antichambre implicite ou le préalable indirect à l'absence ou au déficit ultérieur(e) de prise en compte intra-ecclésiale de "l'identification" des actes intrinsèquement mauvais, en matière morale.

Si l'on commence à laisser entendre que la conscience humaine est presque inerrante, ou que la personne humaine est quasiment infaillible, "dès lors qu'elle est sincère", en matière religieuse, ou sur le plan théologal, on est mûr, quelques années ou décennies plus tard, pour laisser entendre que la conscience humaine est tout aussi inerrante, ou que la personne humaine est tout aussi infaillible, "dès lors qu'elle est sincère", en matière morale, ou sur le plan sacramentel, pour ainsi dire.

J'espère que vous comprenez ce que j'essaie de faire : je n'essaie pas d'incriminer des personnes, j'essaie d'analyser des logiques.

Merci beaucoup pour votre message et bonne journée.

Scrutator.
images/icones/1i.gif  ( 818189 )L'Eglise catholique a commencé en 1950 ? par Aétilius (2016-12-22 14:21:56) 
[en réponse à 818100]

C'est l'impression que donne la phrase :

Cela s’est toujours produit aussi avec d’autres Pontifes, de Pie XII à Benoît XVI.

Si oui, cela donne bien l'impression qu'il y a un avant Pie XII (le temps des Ténèbres), et un après (le souffle de l'Esprit).