Le Forum Catholique
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( 811062 )
Louis de Bourbon, duc d'Anjou : la laïcité républicaine est un leurre par Ennemond (2016-08-25 11:14:12)

( 811066 )
Très belle déclaration du Prince... par Bruno d Epenoux (2016-08-25 14:59:25)
[en réponse à 811062]
... à laquelle il n'y a rien à ôter ni ajouter ! Tout y est.

( 811073 )
Superbe ! par Vassilissa (2016-08-25 22:08:04)
[en réponse à 811066]
en effet.
Quand enfin ?

( 811105 )
Je ne suis pas royaliste... par Signo (2016-08-27 08:18:14)
[en réponse à 811062]
... mais je commence de plus en plus à penser que l'alternative royale pourrait être pertinente dans la situation actuelle.
J'ai longtemps été républicain, non pas au sens de la République des principes révolutionnaires, de la Franc-maçonnerie et des "Lumières", mais au sens de la signification classique de la res publica, c'est à dire l'organisation de l'Etat en vue du Bien commun.
C'était la conception du général de Gaulle: celui-ci répétait souvent le mot "République" mais ne parlait jamais des "valeurs républicaines", ni de la République comme d'une idéologie comme c'est le cas actuellement, surtout par la gauche au pouvoir.
Le problème, c'est qu'en France, il est très difficile d'avoir une République qui soit débarrassé de tout ce fratras idéologique nauséabond qui l'accompagne depuis 1792, avec toutes les conséquences désastreuses pour le pays (laïcité de déracinement, égalitarisme obsessionnel...).
Même la République fondée par de Gaulle finit aujourd'hui par retomber dans cette dérive qui consiste à faire de la République, non pas simplement un régime parmi d'autres possibles, mais un absolu quasi religieux qui résumerait à lui tout seul la France. Et pourtant, j'ai longtemps cru en la Ve République, comme un régime stable, fondé à la fois sur l'autorité et sur l'adhésion du peuple, assumant la totalité de notre histoire nationale.
Je suis obligé de constaté que cet idéal a vécu. La Vème a été détricotée et dénaturée par les réformes successives, en particulier le quinquennat. Le régime actuellement nie que la France ait pu avoir une histoire avant 1789: ce sont les trois quarts de notre histoire qui sont purement et simplement gommés.
Une restauration de la monarchie ne suffirait pas à elle seule à sortir de la crise profonde dans laquelle nous sommes plongés: mais elle pourrait constituer le volet politique d'une solution totale à une crise totale (puisque politique, mais aussi économique, culturelle, identitaire, spirituelle, bref, civilisationnelle).
A condition, évidemment, qu'elle soit autre chose qu'un pouvoir dénué de pouvoirs dans la vie politique nationale, comme en Grande-Bretagne: rappelons que dans ce pays, comme dans d'autres monarchies européennes (Belgique, Espagne, Pays-Bas...), le régime monarchique n'a empêché ni la dérive ultra-libérale de la société, avec son cortège d'abominations (avortement, mariage homosexuel, euthanasie...), ni la crise de civilisation qui touche, à des degrés divers certes, tout l'Europe occidentale. Par ailleurs, les régimes qui respectent le plus la loi naturelle sont républicains, par exemple la Pologne. La monarchie n'est donc pas une garantie dans l'absolu.
Mais dans le cas français, ce pourrait être une alternative potentiellement crédible. Je dis potentiellement, car pour l'heure il est évident qu'il serait difficile de faire accepter à une grosse partie de nos concitoyens de mettre fin à la laïcité, tant est efficace la propagande républicaine matraquée dès le plus jeune âge à l'école et dans les médias.

( 811107 )
Il y a une question de légitimité. par Paul Reveriche (2016-08-27 09:33:02)
[en réponse à 811105]
Le Roi ne choisit pas de le devenir, tandis que la République porte au pouvoir les ambitieux.
La démocratie à ce niveau, n'est-ce pas dangereux ?

( 811196 )
Comment peut-on être chrétien sans être royaliste ? par Regnum Galliae (2016-08-29 09:44:25)
[en réponse à 811105]
La République (vous employez la majuscule, vous parlez donc du régime qui est celui de la France et non pas du concept romain de république) est foncièrement antichrétienne et tous ceux qui ont tenté d'en changer la nature s'y sont cassé les dents, de la république bourgeoise de Thiers à la révolution nationale de Pétain, du ralliement de Léon XIII au Je vous ai compris de l'ex-maurassien De Gaulle.
Je conçois que l'on s'accomode du régime en place si l'on pense que l'essentiel n'est pas là, mais il est impossible d'être chrétien et activement républicain. Ou alors on n'a rien compris.
Vous me direz que la République française doit beaucoup au protestantisme. Mais les protestants sont-ils des Chrétiens ? C'est un autre sujet.

( 811198 )
Je ne crois pas par Quaerere Deum (2016-08-29 09:51:27)
[en réponse à 811196]
que la mission du chrétien n'ait de rapport avec tel ou tel régime politique.
Dire qu'on est forcément royaliste quand on est chrétien n'a pas de sens.
Si le coeur de ceux qui gouvernent est corrompu, on pourra toujours avoir une monarchie, ça ne marchera pas mieux.
D'ailleurs, les monarchies européennent ne donnent pas vraiment envie.

( 811200 )
Les royalistes seraient donc tous chrétiens ? par Stephdi (2016-08-29 10:19:35)
[en réponse à 811198]
à défaut d'être catholiques ?
Cet axiome serait universel ou strictement réservé au royaume de France ?
Le Christ Roi me suffit largement.
cordialement
Stéphane

( 811208 )
Vaste débat, pourtant tranché par l'histoire par Regnum Galliae (2016-08-29 11:18:09)
[en réponse à 811198]
Depuis le dernier Concile, il est en effet acquis que le régime est neutre et que le chrétien doit christianiser la société à son niveau, quel que soit le régime en place. Cette dernière affirmation est vraie mais elle est insuffisante.
En effet, et c'est la doctrine traditionnelle, tout régime doit in fine contribuer au salut de ses administrés. Non par la contrainte ou en exhibant les chefs de gouvernement dans les processions de la Fête-Dieu, mais 1. en reconnaissant qu'il y a une source transcendante du bien commun et, par conséquent, 2. en promouvant une législation conforme à ce bien commun.
Cela n'empêche pas, bien au contraire, la sanctification par le bas, par chacun, mais cette dernière ne saurait suffir. Il n'y a qu'à voir la déchristianisation des sociétés européennes depuis que les principes des "Lumières" se sont imposés dans les gouvernements.
En effet, ces derniers stipulent que la "source de toute souveraineté réside dans la nation". C'est donc la majorité des hommes qui décide de ce qui est bien ou mal (et encore, ce serait plutîot une minorité agissante et influente sous l'apparence du suffrage universel). Conséquence : toute loi votée par la représentation nationale est bonne en soi, dans les limites qu'on voudra bien lui donner.
Ensuite, vous avez raison en ce sens que vous avez de bonnes républiques et de mauvaises royautés. Pour autant, appliqué à la France, il se trouve que la République est intrinsèquement perverse pour les raisons évoquées ci-dessus. Au contraire, notre Monarchie de droit divin trouve la source de la légitimité en Dieu et dans les Evangiles. Il y a certes eu des injustices ou des iniquités, mais celle-ci ont été commises en contradiction avec la source spirituelle du régime alors que dans la République, c'est en son nom qu'elles l'ont été.

( 811209 )
L'Esprit des lois de Montesquieu condamnée par l'Evangile par Regnum Galliae (2016-08-29 11:22:23)
[en réponse à 811208]
Il est de bon ton de défendre la division des pouvoirs entre exécutif, législatif et judiciaire, chère à Montesquieu. Un régime moderne et démocratique se doit d'en faire état.
Or "tout royaume divisé contre lui-même court à sa perte". Notre-Seigneur a donc par avance condamné l'Esprit des lois de Montesquieu. Condamnation confirmée par les faits : il n'y a qu'à voir en France la manière anarchique dont s'articulent ces trois pouvoirs pour en être convaincu. Ce ne sont que luttes de pouvoir et rapports de force, rarement bien commun et intérêt du pays.

( 811280 )
Articulation subversive en effet: par le torrentiel (2016-08-30 05:18:00)
[en réponse à 811209]
le pouvoir exécutif devrait être chargé de l'exécution des lois, c'est lui qui en est à l'origine.
La révolution a commencé un siècle plus tôt par la révolte des parlements, qui ne voulaient plus être de simples chambres d'enregistrement, mais juger de la légalité de la loi. Notre parlement moderne, qui a une emprise très faible sur le pouvoir législatif, n'est plus qu'une chambre d'enregistrement qui assure le spectacle.
Quant au pouvoir judiciaire, il n'est pas indépendant, et son indépendance serait un mal. Il devrait appliquer la loi, mais il interprète l'opportunité d'appliquer la loi.
Je ne suis pas favorable à l'extension de la responsabilité des magistrats aux conséquences de leurs décisions exécutives. Mais la responsabilité d'un magistrat devrait être engagée par le fait qu'il n'applique pas la loi.

( 811312 )
Les hautes cours internationales par PEB (2016-08-30 13:56:55)
[en réponse à 811280]
Les hautes cours internationales et autres chambres constitutionnelles ont remplacé les Parlements d'Ancien Régime.
Ces juridictions suprêmes produisent en creux de la législation à coup de jurisprudence. Cet état de droit s'oppose donc à l'état légal en ce que le législateur naturel, représentant la souverainement populaire, est désormais incapable d'agir selon son bon plaisir mais voit son action borné par certains principes intangibles du droit.
Sinon, oui il faut une distinction des pouvoirs qui différencie la puissance politique, dont le champ d'action s'inscrit dans l'actualité, et l'autorité administrative, dont le rôle est d'administrer la vie de nos concitoyens dans le strict cadre de la loi. Selon Machiavel, ce principe permit au roi de France de conserver la Couronne au cours des siècles. Sur les dossiers personnels, il ne se réservait, en effet, que les grâces: manière de contrôler de loin les pouvoirs publics tout en se gardant le beau rôle de médiateur suprême.

( 811279 )
IL me semble, par le torrentiel (2016-08-30 05:09:10)
[en réponse à 811208]
moi qui (j'ouvre le parapluie) ne suis pas royaliste, ne suis pas républicain, mais profondément démocrate, que, pour quiconque croit au péché originel, la République est en effet un régime intrinsèquement pervers, parce qu'elle a imposé la Terreur et ne l'a jamais reniée. "La révolution est un bloc", déclarait Clémenceau, sans s'embarrasser des questions que se posait Hugo dans 93.
La République n'a pas été la dernière à se radicaliser, dans le vaste mouvement, consécutif à la mondialisation, de radicalisation de toutes les communautés, entités et identités dans le monde. Depuis vingt ans, sans pouvoir exciper son pacte comme l'a bien montré Frédéric Rouvilloy, la République s'est replongée dans ses racines révolutionnaires et dans son irréligion laïque déliante, à la base de la sécularisation, mais aussi de la déréalisation sociale, qui a détruit la volonté politique dans ce corps qu'est notre nation.

( 811121 )
Tiens par Quaerere Deum (2016-08-27 12:06:07)
[en réponse à 811062]
il commence par «Mes chers compatriotes».
Je croyais qu'il était espagnol...

( 811153 )
Tenez ... par Lycobates (2016-08-27 21:53:08)
[en réponse à 811121]
il commence par «Mes chers compatriotes». Je croyais qu'il était espagnol...
Il est d'abord Bourbon.
Et il a deux passeports, le français et l'espagnol.
Est-ce que cela importe ?

( 811155 )
Pour certains par Quaerere Deum (2016-08-27 22:00:53)
[en réponse à 811153]
cela a une importance, les orléanistes.
Le « compatriote » est celui qui appartient à la même patrie. Je pense que ma question était légitime (sans faire de jeu de mot)

( 811158 )
Je suis loin par Lycobates (2016-08-27 22:58:24)
[en réponse à 811155]
Je suis loin de vouloir me mêler d'une question interne française, même si je peux avoir une idée bien arrêtée à ce sujet.
Il me semble que la question est viciée, et il me semble que c'est le cas surtout en France, et chez eux, hélas nombreux, qui se sont mal inspirés d'elle, par une vision romantique, issue de la Révolution et des "Lumières", et déjà à ce seul titre à mon avis foncièrement fausse, de ce qui est ou doit être la patrie et la nation.
Une idée qui considère que régnants et sujets (mais ils disent "citoyens") partagent et doivent partager une loyauté commune envers une entité abstraite, nommée patrie, alors que l'idée chrétienne est celle d'une loyauté concrète, du sujet envers le souverain, quel qu'il soit, étranger ou pas, qui oeuvre pour le bien commun et dirige les destins de tous ses sujets, quels qu'ils soient.
C'est l'idée de base de la prière pour l'Empereur romain, maintenue depuis 1806 même de façon anonyme, dans l'édition typique du Missel romain jusqu'en 1920, et valable pour tous les pays, et pour tous les peuples, et seulement remplacée en 1955 par une prière dite
pro res publicas moderantibus, très mal inspirée, et rabaissant la catholicité d'antan à une prière provincialiste. Une terrible aberration.
Tout autre chose, chose autrement juste et autrement chrétienne, l'appel de l'Empereur François Joseph en 1914, au début de la Grande Guerre, et qu'il intitule "À Mes Peuples", An Meine Völker, au pluriel, et dans les langues de l'Empire.
Et c'est très bien comme-ça.
ICI
Ainsi, sous d'autres cieux, votre prince de Bourbon aurait peut-être dû se diriger plutôt "à Ses Peuples", et faire traduire son manifeste, écrit d'abord en français, aussi en néerlandais ou flamand, en breton, en allemand ou diverses variétés possibles, en occitan, en catalan, en basque, en italien et/ou corse, et peut-être en grec pour Cargese, et en espagnol ou navarrais. Et j'en oublie peut-être.

( 811161 )
Vous savez par Quaerere Deum (2016-08-27 23:20:12)
[en réponse à 811158]
moi, je le trouve bien sympathique, ce prince.
Mais on est quand même dans le rêve.

( 811162 )
Nous parlions par Lycobates (2016-08-27 23:33:48)
[en réponse à 811161]
Nous parlions en effet de principes, pas de rêves, mais pas de réalités concrètes non plus.
Le maintien de la prière pro Imperatore Romano relève du principe, pas du rêve, et pas de la réalité concrète.
Pour les réalités concrètes en Europe, dans mon pays comme dans le vôtre, je considère qu'il n'y a qu'un principe viable, actuellement, le non expedit, le né elettori né eletti.
C'est mon idée personnelle, je précise.
Au demeurant, Don Luis Alfonso est un garçon bien sympathique, vous avez bien raison.

( 811172 )
De l'existence ou non d'un vice de pérégrinité par Rodolphe (2016-08-28 13:36:11)
[en réponse à 811158]
comme loi fondamentale et dynastique en France et de la portée incertaine de l'arrêt Lemaistre de 1593:
"La cour, sur la remontrance ci-devant faite à la Cour par le procureur général du roi et la matière mise en délibération , ladite cour, toutes les chambres assemblées, n'ayant, comme elle n'a jamais eu, autre intention que de maintenir la religion catholique, apostolique et romaine et l'état et couronne de France, sous la protection d'un bon roi très chrestien, catholique et françois,
A ordonné et ordonne que remontrances seront faites cette après-dînée par maistre Jean Lemaistre président, assisté d'un bon nombre de conseillers en ladite cour, à M. le duc de Mayenne, lieutenant général de l'estat et couronne de France, en la présence des princes et officiers de la couronne, estant à présent en ceste ville, à ce que aucun traité ne se fasse pour transférer la couronne en la main de prince ou princesse estrangers;
Que les lois fondamentales de ce royaume soient gardées et les arrêts donnés par ladite cour pour la déclaration d'un roi Catholique et français exécutés; et qu'il y ait à employer l'autorité qui lui a été commise pour empescher que sous prétexte de la religion, ne soit transférée en main étrangère contre les lois du royaume ; et pourvoir le plus le plus promptement que faire se pourra au repos on soulagement du peuple, pour l'extrême nécessité en laquelle il est réduit; et néanmoins dés, à présent ladite cour déclare tous traités faits et à faire ci-après pour l'établissement de prince ou princesse étrangers nuls et de mil effet et valeur, comme faits au préjudice de la loi salique et autres lois fondamentales de l'état".

( 811197 )
Henri IV n'était pas "françois" par Regnum Galliae (2016-08-29 09:46:19)
[en réponse à 811172]
il était roi de Navarre, Etat indépendant à l'époque.

( 811213 )
Discutable par Aigle (2016-08-29 12:40:13)
[en réponse à 811197]
On devrait plutôt dire qu'il était un François roi (nominal) d'un royaume étranger.
En pratique il était uniquement comte du Béarn et autres lieux dispersés dans le sud ouest ne conservant que quelques vallées de basse Navarre. Il était d'ailleurs membre de la cour des Rois Valois sans que personne ne le voient comme un étranger de passage.
Il avait l'accent béarnais ...pas espagnol !

( 811215 )
Et Henri III... par Fennec (2016-08-29 12:50:16)
[en réponse à 811197]
était roi de Pologne du temps du règne de ses frères, et il a bien succédé à ceux-ci au trône de France au décès de Charles IX !

( 811216 )
Oui mais précisément ! par Rodolphe (2016-08-29 13:09:17)
[en réponse à 811215]
Henri Duc d'Anjou pris soin, avant d'aller régner en Pologne, d'obtenir de Charles IX une lettre patente enregistrée au parlement de Paris lui reconnaissant le maintien des ses "droits de naturalité" (nationalité) afin de pouvoir succéder au Roi de France. Charles IX avait très peur en effet qu'en devenant roi de Pologne, il soit considéré comme étranger !

( 811342 )
Ni Clovis... par Eucher (2016-08-30 17:19:57)
[en réponse à 811197]
C'est le sang qui compte, non ?

( 811222 )
En l'occurrence par Vincent F (2016-08-29 13:46:47)
[en réponse à 811172]
comme depuis Philippe V c'est un prince français qui est roi d'Espagne, la question ne se pose pas.

( 811225 )
Alors revendiquons la couronne d'Espagne ! par Rodolphe (2016-08-29 13:53:24)
[en réponse à 811222]
Plus sérieusement, il se pourrait bien que cette descendance soit devenue "étrangère" à la Couronne de France, nonobstant la nationalité français de l'actuel prétendant légitimiste.

( 811229 )
Mais sur quel critère par Vincent F (2016-08-29 14:50:05)
[en réponse à 811225]
affirmer que cette descendance est devenue étrangère ?

( 811237 )
Je n'est pas de position arrêtée. par Rodolphe (2016-08-29 16:28:38)
[en réponse à 811229]
Mais pour vous répondre, tout tourne autour de la portée de l'arrêt Lemaîstre, de la validité et de l'effectivité du Traité d'Utrecht ainsi que de l'existence ou non d'un vice de pérégrinité qui soit applicable.

( 811265 )
Utrecht ? par Edouard R (2016-08-29 23:11:24)
[en réponse à 811237]
Allons, vous n'allez pas revendiquer le traité d'Utrecht, imposé par les Anglais... qui n'a aucune valeur sur les règles de succession au trône...

( 811123 )
Qui a ecrit ce texte par Aigle (2016-08-27 12:24:36)
[en réponse à 811062]
Je doute que le prétendant parle assez bien français pour écrire lui même un tel texte
Je veux bien être contredit mais quand je vous cela j'ai un doute
https://m.youtube.com/watch?v=tl2kU2opYqU

( 811125 )
[réponse] par Yves Daoudal (2016-08-27 12:42:15)
[en réponse à 811123]
Aucun responsable politique n'écrit ses discours. Pourquoi celui-ci ferait-il autrement?
La question est qu'une fois que le discours est prononcé ou le texte signé il est effectivement de celui qui l'a prononcé ou signé. Donc il s'agit bien d'un texte de Louis de Bourbon.
Ou alors vous devez remettre en cause la quasi totalité des discours, textes, communiqués, des personnalités politiques. Ce qui n'est pas sérieux. Et rendrait impossible tout débat...

( 811127 )
Oui cher Yves par Aigle (2016-08-27 15:05:05)
[en réponse à 811125]
Mais alors il ne faut pas s'extasier devant une "très belle déclaration du Prince"

( 811132 )
Il a au moins le mérite de la signer par Jean-Paul PARFU (2016-08-27 17:04:24)
[en réponse à 811127]
Il est clair, par ailleurs, que cette déclaration de bonne volonté est quand même relativement convenue et qu'elle porte des traces d'idéologie monarchique gallicane et d'Action Française : La France comme Etat s'étant bâti contre une féodalité diabolisée et comme un Etat à part, entourée d'ennemis et ayant une mission particulière.

( 811134 )
Certes par Aigle (2016-08-27 17:29:17)
[en réponse à 811132]
Mais l'AF cher maître soutenait les Orleans et ignorait tout des prétendants espagnols ...

( 811142 )
Certes par Jean-Paul PARFU (2016-08-27 18:45:49)
[en réponse à 811134]
Mais les deux branches véhiculent quand même une sorte d'idéologie commune gallicano-monarchique, l'une plus conservatrice que l'autre, l'autre plus libérale que la première.
Je ne sais pas ce que penseraient les anciens chefs de l'AF s'agissant des prétendants actuels et de la querelle dynastique dans les circonstances actuelles.

( 811143 )
Re certes par Aigle (2016-08-27 19:57:17)
[en réponse à 811142]
Sans être un expert je crois qu'a la mort du comte de Chambord ("Henri V") aucun Français n'a contesté la légitimité des Orleans. Maurras n'a pas eu à faire un choix entre deux branches tant il paraissait clair que le branche espagnole était exclue de la succession royale.
Les esprits me semblent avoir évolué très tardivement. Probablement dans les années 1980 quand le comte de Paris s'est rapproché de Mitterrand ...
Les royalistes et les tradis découvrent la démocratie : ils veulent des chefs qui leurs plaisent et qu'ils choisissent ...

( 811145 )
Aucun Français n'a contesté la légitimité des Orléans ? par Bruno d Epenoux (2016-08-27 20:24:43)
[en réponse à 811143]
Si, même s'ils furent peu nombreux, à commencer par le général de Cathelineau.

( 811147 )
Le problème a commencé à se poser en 1715 par Jean-Paul PARFU (2016-08-27 20:42:30)
[en réponse à 811143]
Et Louis XIV lui-même a considéré que si le futur petit Louis XV, alors Dauphin et duc de Bretagne, décédait, ce serait son neveu, qui devait obtenir la Régence, qui lui succéderait et non son petit-fils pour qui il avait conquis la succession d'Espagne, le roi Philippe V d'Espagne, ex-duc d'Anjou, au grand mécontentement d'ailleurs de ce dernier. Philippe V était en effet plus proche de la couronne que le duc d'Orléans, étant l'oncle paternel du futur Louis XV.
Depuis, il y a eu les prises de positions politiques des Orléans et le fait que l'aîné des Bourbons légitimes est sans couronne, puisque c'est son cousin issu de germain, et qui est de la branche cadette qui est le roi d'Espagne.

( 811150 )
National par Aigle (2016-08-27 21:00:24)
[en réponse à 811147]
Je vous rappelle les fondé lents de la loi salique : exclure les femmes de la succession pour empêcher un prince étranger de monter sur le trône
"Édouard III pourrait être candidat, mais c’est Philippe VI de Valois qui est choisi[6]. Il est le fils de Charles de Valois, frère cadet de Philippe le Bel et descend donc par les mâles de la lignée capétienne. Il s’agit d’un choix géopolitique et une claire expression d'une conscience nationale naissante : le refus de voir un éventuel étranger épouser la reine et diriger le pays[7]. Les pairs de France refusent de donner la couronne à un roi étranger, suivant la même logique de politique nationale que dix ans auparavant[8]. La nouvelle ne surprend pas en Angleterre, seule Isabelle de France qui est fille de Philippe le Bel proteste de cette décision qui prive son fils de la couronne. Elle envoie deux évêques à Paris pour réclamer l'héritage de son fils, mais ceux-ci ne sont même pas reçus[9]. En outre, le parlement anglais réuni en 1329, déclare qu'Édouard n'a pas de droit à la couronne et doit prêter l'hommage pour l'Aquitaine"
Wikipedia reprend ici Jean Favier

( 811151 )
Même sans loi salique Edouard III n'aurait pas été l'héritier par Jean-Paul PARFU (2016-08-27 21:09:41)
[en réponse à 811150]
Si la loi, dite salique, ne s'était pas appliquée, ce n'est pas le fils de la fille de Philippe le Bel qui aurait dû monter sur le trône, Edouard III par ailleurs roi d'Angleterre, mais le fils de la fille de Louis X le Hutin, Charles le Mauvais, roi de Navarre
ici
Quoiqu'il en soit, cette loi, dite salique, était au moins implicite et avait, il me semble, toujours été appliquée en France.

( 811159 )
Grognards ? par Aigle (2016-08-27 23:01:06)
[en réponse à 811151]
En plus Son altesse Royale rend hommage aux grognards de la Grande Armée !! Est ce en hommage au siège de Saragosse ?

( 811166 )
il se veut réconciliateur et englobant par Jean-Paul PARFU (2016-08-28 07:57:14)
[en réponse à 811159]
A la manière de la Restauration de Louis XVIII. Il assume toute l'histoire !

( 811199 )
Henri d'Orléans n'est que le 82è sur la liste de succession par Regnum Galliae (2016-08-29 09:53:52)
[en réponse à 811143]
Succession légitimiste - Wikipédia
Pourquoi exclure les Bourbons ? Ne pas y mettre de sentiment : on reproche aux Bourbons d'Espagne leur hispanité, aux Orléans leurs vices, mais tout cela ne joue pas. Il y a un ordre de succession qui n'est pas dérogeable.

( 811214 )
Qu'en dit le pape ? par Aigle (2016-08-29 12:41:59)
[en réponse à 811199]
Depuis le 2 décembre 1804 il n'y a plus qu'une succession légitime en France : la dynastie choisie par le successeur de saint Pierre

( 811217 )
82ème selon l'ordre de succession "légitimiste"... par Rodolphe (2016-08-29 13:12:50)
[en réponse à 811199]
auquel vous vous référez. Mais il y a également l'ordre de succession "orléaniste"
ICI...

( 811231 )
Et selon l'ordre de succession rodolphiste ? par Regnum Galliae (2016-08-29 15:28:37)
[en réponse à 811217]
Pourquoi ne pas créer votre dynastie, comme Bonaparte et Orléans ?
Entendons-nous bien. S'il s'agit de la succession des capétiens, eux-mêmes légitimes successeurs des carolingiens et des mérovingiens, alors le prétendant est Louis de Bourbon, duc d'Anjou. Nul ne peut disposer de la couronne de France ni pour soi, ni a fortiori pour sa descendance. Le traité d'Utrecht ne vaut rien en la matière et deux qui l'on signé ont outrepassé leurs droits. Sinon, pourquoi ne pas revenir au traité de Troyes, par lequel Charles VI déshéritait son fils, le futur Charles VII ?
Les Orléans n'ont aucun droit au trône de France. Être 82è ou 25988è ne change rien en la matière. Et ce ne sont pas les vices de Monsieur, frère de Louis XIV, le laxisme moral du Régent, le régicide d'Egalité, grand Maître du GODF, ou l'usurpation de Louis-Philippe qui motivent ce fait. Ces taches familiales ne sauraient empêcher Henri d'Orléans de devenir prétendant le jour où les 81 qui le précèdent auront disparu.

( 811242 )
Hélas c'est plus compliqué... par Rodolphe (2016-08-29 18:07:33)
[en réponse à 811231]
Il est un principe du droit international qui veut que nulle partie à un traité régulièrement ratifié ne peut se prévaloir de son ordre interne ou de celui de l'autre état partie pour tenter de nier l'effectivité dudit traité. Autrement dit, même si le Traité d'Utrecht contredisait les lois fondamentales du Royaume, il a été régulièrement ratifié par les deux parties et s'impose donc à celles-ci au titre du droit international. On peut donc penser que la partie espagnole ne saurait invoquer le droit français pour tenter de se libérer de l'engagement international qu'elle a pris.
Reste à savoir si le Traité d'Utrecht s'applique toujours.
Je précise que j'étais légitimiste, mais que je commence à m'interroger depuis que mon prétendant a épousé une latino pour vivre au Venezuela ou à New York. Ce triste constat m'amène à m’intéresser à la thèse du vice de pérégrinité...

( 811244 )
L'aîné des Bourbons par Jean-Paul PARFU (2016-08-29 18:26:58)
[en réponse à 811242]

( 811283 )
Croyez-vous par le torrentiel (2016-08-30 05:47:25)
[en réponse à 811242]
que l'Espagne prendrait l'initiative d'une guerre de succession de France si le traité d'Utrecht était abrogé au nom des lois fondamentales du royaume, en vigueur lorsqu'il fut signé, , dans le cas très improbable d'un retour à la monarchie?

( 811318 )
Pas compliqué ! par Goupillon (2016-08-30 14:46:37)
[en réponse à 811242]
Ce n'est pas compliqué. Les subtilités du droit international ne changent rien à l'affaire : depuis quand un droit étranger, celui des Anglais (car droit international ici est inexact : le traité d'Utrecht fut imposé par les vainqueurs anglais aux vaincus français), s'impose-t-il à un droit national ?
Et là nous aboutissons à une belle contradiction : les orléanistes qui invoquent une fantasmatique « loi de nationalité » (qui n'a jamais existé que dans leur esprit) se réclament du traité d'Utrecht qui prétend imposer un droit étranger au droit français !
Par ailleurs, que penser de la valeur d'un traité imposé par la force à la partie adverse, et qui plus est continûment récusé par elle ? Louis XIV comme Philippe V et les parlements français ont toujours dénoncé ces renonciations invalides par nature. L'Assemblée constituante devait le rappeler.
Quant aux renonciations, rappelons que Philippe Égalité, qui disait être le fils d'un cocher, a renoncé à plusieurs reprises au trône, en son nom et au nom de ses descendants. Et là aucune puissance étrangère ne l'a forcé.

( 811266 )
[réponse] par Edouard R (2016-08-29 23:20:59)
[en réponse à 811231]
Après, il y a aussi les doutes sur la légitimité du Duc d'Anjou, vu le comportement de la reine Isabelle II d'Espagne, qui a épousé son cousin Bourbon qui était homo... et peut-être faussement Bourbon car petit-fils naturel de Godoy, 1er ministre du Roi d'Espagne qu'il cocufiait...
Bref du côté des Bourbons-siciles (dont l'ainé a pour mère une Orléans) et Bourbons-Parme, il y a là des princes plus légitimes et plus français, et plus catholiques de surcroît...

( 811282 )
C'est la première fois que je comprends un argument légitimiste par le torrentiel (2016-08-30 05:35:50)
[en réponse à 811231]
et le trouve parfaitement convaincant: votre comparaison du traité d'Utrecht avec le traité de troyes, jointe au "péché originel" de l'orléanisme, qui le disqualifie a priori, mais pas s'il devait succéder dans son ordre.

( 811232 )
Ca promet par Leopardi (2016-08-29 15:29:42)
[en réponse à 811217]
Quand on voit leurs histoires de famille, ça risque d'être règlement de comptes à OK Corral lors de la prise de pouvoir.
Au moins, Louis XX n'est pas contesté par sa famille.

( 811220 )
Impressionnant par Quaerere Deum (2016-08-29 13:41:36)
[en réponse à 811199]
je ne me doutais pas qu'il y avait autant de potentiel !
S'ils sont à la 82è place, les Orléans ne devraient même pas avoir leur chance.

( 811241 )
Certes, mais non... par Pétrarque (2016-08-29 17:57:18)
[en réponse à 811143]
Sans être non plus un expert, je puis vous affirmer que certains Français, il est vrai très minoritaires parmi les royalistes d'alors, refusèrent catégoriquement de reconnaître le comte de Paris comme le successeur du comte de Chambord.
Citons rapidement, pour nous en tenir à l'entourage du Prince, le Père Bole s.j. et l'abbé Amédée Curé, confesseurs dudit comte de Chambord, ou encore Joseph du Bourg et Maurice d'Andigné, deux de ses gentilshommes d'honneur.
Il n'y a pas de "branche espagnole". Il y a une branche aînée de la Maison de Bourbon, qui se trouve être, depuis 1589, la Maison de France.
En termes politiques, il est évident que l'immense majorité des royalistes a reconnu le comte de Paris comme successeur en 1883. En termes juridiques, l'immense majorité des juristes experts reconnaît la branche aînée comme dépositaire du droit royal historique.
A mon humble avis, tout est là.
Les travaux les plus érudits sont le fait, depuis la fin du XIXème siècle, de légitimistes, et non d'orléanistes. Citons rapidement Kirkpatrick de Closeburn, Paul Watrin, Sixte de Bourbon-Parme, et plus récemment Guy Augé et, au-dessus de tous, le baron Pinoteau qui a, me semble-t-il, produit des textes absolument définitifs, n'en déplaisent aux orléanistes.
De ce dernier côté, seuls les travaux de Coutant de Saisseval méritent qu'on s'y arrête, encore ne résistent-ils pas au crible de la critique, que ce soit au sujet des renonciations complètement invalides d'Utrecht ou du soi-disant vice de pérégrinité. Sur ce sujet, il est d'ailleurs amusant de questionner les orléanistes sur les droits de la maison d'Orléans-Bragance à la couronne de France, aux termes du "pacte de famille" de la branche d'Orléans, en 1909... La pérégrinité semble en effet fonctionner à géométrie variable.
Quant à Maurras, écrivain, journaliste, poète, critique aussi brillant que prolifique, il n'en fut néanmoins jamais ni historien ni juriste, et sa position sur la question dynastique est parfaitement discutable.

( 811304 )
Merci Pétrarque ! par Fennec (2016-08-30 11:06:06)
[en réponse à 811241]
Vous avez très bien résumé la situation et cité les bonnes personnes !
J'ai eu la chance d'assez bien connaître Guy Augé qui était mon chargé de TD en fac de droit (début des années 80) ; un homme absolument charmant, d'une gentillesse absolue, prodiguant des cours de haut vol - malheureusement un peu en décalage avec l'attendu de la majorité des étudiants...
Disparu bien trop tôt, il avait encore beaucoup de choses à nous apprendre...

( 811323 )
Guy Augé par Goupillon (2016-08-30 15:03:52)
[en réponse à 811241]
C'est surtout l'universitaire Guy Augé qui a produit une somme historique et juridique solide en établissant avec clarté et rigueur la lettre et l'esprit du droit successoral français traditionnel. J'ai notamment dans ma bibliothèque Succession de France et règle de nationalité, ouvrage indispensable pour tout homme de bonne volonté qui s'intéresse à la question.

( 811313 )
C'est inexact... par Goupillon (2016-08-30 14:11:19)
[en réponse à 811143]
À la mort du comte de Chambord, de nombreux royalistes ont refusé de rejoindre la faction orléaniste.
Certains ont tout quitté pour se rallier carrément à la République (le comte de Chambord lui-même ne disait-il pas à ses proches : « Mieux vaut la République que les d'Orléans » ?), et trouveront une confirmation de leur choix dans la politique de Léon XIII.
D'autres maintiendront la tradition dynastique française en reconnaissant le successeur légitime, Jean de Bourbon (1822-1887). Tels les d'Andigné, les Cathelineau, les Du Bourg, etc. C'est le cas notamment de l'épouse du comte de Chambord, Marie-Thérèse de Modène, qui a financé avant et après la mort d'Henri V la publication d'études favorables à la légitimité, et qui a refusé la première place que les Orléans, avec leur culot légendaire, prétendaient exiger aux obsèques du défunt roi.
Le légitimisme a vivoté jusque dans les années cinquante du dernier siècle. La faillite intellectuelle de l'Action française et du maurassisime, les errements naturels de la famille d'Orléans, ont relancé la question de la succession dynastique (longtemps étouffée et manipulée par les orléanistes) et redonné du souffle au mouvement royaliste. Une revue universitaire de grande qualité, dirigée par les professeurs Augé et Néry, a notamment offert une documentation précieuse dans les années soixante-dix et quatre-vingt.

( 811357 )
Relisez ce vieux fil par Romanus (2016-08-30 22:40:08)
[en réponse à 811143]
Le comte de Chambord n'avait pas à donner son avis sur sa succession. Il existe des lois très précise pour cela. Il suffisait de les appliquer.
Lors de son enterrement, la famille de Bourbon Espagne était en tête du cortège et Jean III présida les obsèques. C'est cette famille qui a reçu les attributs royaux et qui, entre autres, est depuis titulaire de l'ordre royal du Saint esprit. En effet, si le comte de Chambord a transmis ses biens privés à ses neveux directs, les Bourbon Parme, il a transmis les attributs publics (archives et ordres royaux) à Jean III de Bourbon, bien que ce dernier fut espagnol.
Si le Prince ne s'est pas exprimé, il reste possible de savoir ce qu'il croyait à travers plusieurs témoignages:
"Je suis aujord'hui pleinement convaincu des droits des Bourbons d'Espagne, et je dois cette croyance au roi qui a heureusement combattu mes erreurs et éclairé ma foi" (RP BOLE S.J., aumonier du Prince).
Mgr Curé, autre aumônier du Prince: " A ses yeux, le véritable héritier des droits à la couronne devait être cherché dans la branche Anjou..."
De nombreuses autres citations viennent éclairer ces faits. Par ailleurs et à l'inverse, le comte de Chambord a vigoureusement protesté par écrit ou verbalement contre tous les actes faisant du comte de Paris son dauphin.
Pour finir, si vous êtes si soucieux de voir le traité d'Utrecht appliqué, je vous invite à écrire aux autorités pour qu'elles comblent enfin le port de Dunkerque, ce que prévoyait le dit traité...En outre, un traité ne peut annuler une loi fondamentale. Les exemples historiques sont nombreux.
Ayant vous même choisi le pseudo d'un usurpateur corse, vous devez évidemment avoir quelques difficutés avec les lois fondamentales, qui par définition sont imprescriptibles et sont faites pour qu'il n'y ait pas de question à se poser.
C'était
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