Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=808689

( 808689 )
La "révolution" du cardinal Sarah par AVV-VVK (2016-07-11 23:36:48)
terminée? Voir Zenit du 11/07/2016: "Pas de changement au Missel romain"

( 808690 )
Le lien... par Père M. Mallet (2016-07-11 23:43:20)
[en réponse à 808689]

( 808692 )
Et ici par Jeanne Smits (2016-07-12 01:12:05)
[en réponse à 808689]

( 808697 )
Une fois de plus par Leopardi (2016-07-12 09:00:50)
[en réponse à 808689]
Cacophonie totale au Vatican.
Je souhaite bien du plaisir au successeur du père Lombardi.
C'est règlement de comptes à Vatican City.

( 808699 )
On n'a pas besoin d'un changement par Non volumus ignorare (2016-07-12 09:49:37)
[en réponse à 808697]
officiel du Missel pour appliquer la demande du Cardinal SARAH. Tous ceux qui ont démoli l'original du Missel dit de Paul VI n'ont pas attendu de changement écrit pour le faire. Tous ceux qui continuent à tout démolir en dépit de ce qui est ecrit n'ont pas attendu d'autorisation. Pourquoi faudrait-il que celui qui veut redresser la barre attende un remaniement qui ne viendra jamais surtout en France.
Ce serait être naïf !! Alors qu'on ne perde pas son temps à se poser de question... on met la contre offensive en marche au 1er de l'Avent
et pourquoi pas avant ??

( 808725 )
A peu près du Cardinal par Nemo (2016-07-12 13:35:24)
[en réponse à 808697]
Je ne comprends pas très bien comment le Cardinal en tant que chef de dicastère peut faire une recommandations directement contraire à ce que le missel romain réformé préconise. S'il pense que la célébration orientée est préférable à celle face au peuple, alors il doit modifier la rubrique qui dit le contraire. Et non demander aux prêtre de préférer l'in erse de ce qui est écrit. Ses adversaires ont beau jeu, il n'agit pas dans le cadre de ses fonctions, il n'est pas au dessus des textes.

( 808731 )
Vous plaisantez, j'espère ? par Candidus (2016-07-12 14:21:09)
[en réponse à 808725]
Où avez-vous vu que la forme ordinaire du missel romain préconise la messe face au peuple ? C'est tout le contraire puisque les rubriques précisent chaque fois que le prêtre doit se tourner vers les fidèles.
Le seul argument que vous pourriez éventuellement utiliser serait une mauvaise traduction de l'article 299 de l'Institutio Generalis Missalis Romani.
L'article 299 précise : “Altare maius exstruatur a pariete seiunctum, ut facile circumiri et in eo celebratio versus populum peragi possit, quod expedit ubicumque possibile sit."
"Il convient que le maître autel soit construit séparé du mur, ce qui est utile, chaque fois que cela est possible, afin que l'on puisse facilement en faire le tour et que la célébration face au peuple puisse avoir lieu".
Il n'y a ici aucune indication que la célébration face au peuple soit préférable à la célébration ad orientem, et encore moins que cette dernière soit incompatible avec la forme ordinaire du rite romain. Il y a seulement une indication d'ordre architectural.
Cela est tellement vrai que la Congregation pour le culte divin a publié cette clarification (Prot. No. 2036/00/L) concernant l'article 299 :
La Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a été interrogée sur l'article 299 de l'Institutio Generalis Missalis Romani afin de déterminer si son contenu constitue une norme selon laquelle la position du prêtre versus absidem (face à l'abside) doit être exclue. La Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements après une sérieuse réflection et à la lumière des normes liturgiques répond : NEGATIVEMENT.

( 808734 )
ah, ces plaisantins ... par Lycobates (2016-07-12 15:03:54)
[en réponse à 808731]
Votre traduction du n° 299 de l'IG est un peu particulière.
Altare maius exstruatur a pariete seiunctum, ut facile circumiri et in eo celebratio versus populum peragi possit, quod expedit ubicumque possibile sit.
Vous traduisez:
"Il convient que le maître autel soit construit séparé du mur, ce qui est utile, chaque fois que cela est possible, afin que l'on puisse facilement en faire le tour et que la célébration face au peuple puisse avoir lieu".
Or
quod expedit, est "souhaitable", plus qu'utile.
Je traduirais :
Le maître autel doit être construit séparé du mur, afin que l'on puisse facilement en faire le tour et que la célébration face au peuple puisse avoir lieu, ce qui convient, chaque fois que cela est possible.
Et de même, le site du Vatican traduit
ICI:
Il convient, partout où c'est possible, que l'autel soit érigé à une distance du mur qui permette d'en faire aisément le tour et d'y célébrer face au peuple.
Il va de soi que l'esprit du NOM est de faire du "face au peuple" la règle, cela est vrai d'abord pour la liturgie du Bavardage, pardon, de la Parole, la première partie, mais aussi, le plus souvent, pour ce qui suit. Et d'ailleurs c'est la pratique quasiment universelle et pratiquée et suggérée en "haut lieu" depuis déjà 1964/5. Ne soyons donc pas naïfs.
Si ce n'était si triste, l'on pourrait sourire des tentatives pathétiques de catholiser le NOM. Et de vouloir réformer l'irréformable.

( 808737 )
Traduction par Candidus (2016-07-12 15:45:34)
[en réponse à 808734]
Je reconnais que ma traduction est un peu tarabiscotée mais je me suis surtout efforcé à mettre en évidence que quod ne se réfère pas nécessairement à la célébration face au peuple mais à la construction de l'autel. Vous n'avez pas fait ce choix mais je considère que ma traduction est validée par l'intervention ultérieure de la congrégation du culte divin citée dans mon message.

( 808748 )
Le "quod expedit" par Lycobates (2016-07-12 17:26:09)
[en réponse à 808737]
se réfère à tout ce qui précède, c'est bien pour cela que ce bout de phrase se trouve à la fin, et pas au milieu, comme dans votre traduction.
Comme Nemo vous l'a dit, le "hic" ici c'est "exstruatur a pariete seiunctum". Qui a comme double finalité: "ut facile circumiri possit", et surtout : "ut in eo celebratio versus populum peragi possit".
Si célébrer dans un sens ou l'autre indifférait, je cite Nemo, alors l'architecture aussi.
Or, ce n'est pas le cas : expedit, il convient.
Évidemment que votre Congrégation du culte divin (c'est joli comme nom) se voulait quelque peu rassurante. Après tout il y avait déjà eu pas mal d'autels historiques classés comme monument impunément détruits ou déformés, parce qu'ils avaient le malheur de ne pas être a pariete seiuncta.
Pour certains modernistes, mettre la table de pique-nique à l'entrée du choeur ne suffisait pas à leur zèle. Il fallait freiner leurs ardeurs un peu.

( 808750 )
Je maintiens ma traduction par Candidus (2016-07-12 19:19:04)
[en réponse à 808748]
La citation que j'ai présentée du document de la congrégation du culte divin ne se terminais pas à "Négativement", le document explicitais ensuite le sens des mots "quod expedit". Voici en quels termes :
"le mot expedit ne constitue pas une stricte obligation mais une suggestion QUI SE RÉFÈRE À LA CONSTRUCTION DE L'AUTEL a pariete sejunctum (détaché du mur)."
Je maintiens donc ma traduction, toute imparfaite qu'elle soit, sur le point suivant : l'article 299 de l'IGMR ne promeut pas la célébration face au peuple mais seulement la construction d'autels détachés du mur pour deux raisons : la possibilité de faire le tour lors des encensements et la POSSIBILITÉ (aucune obligation) de célébrer face au peuple. C'est donc la Congrégation chargée de la liturgie qui apporte cette précision sur le sens de "quod expedit" et votre traduction n'est pas celle qui doit être retenue.
Après, sur les intentions des uns et des autres, ce n'est pas l'objet de mon intervention.

( 808753 )
Le texte intégral par Yves Daoudal (2016-07-12 20:33:22)
[en réponse à 808750]

( 808751 )
Et je précise mon intention par Candidus (2016-07-12 19:48:43)
[en réponse à 808748]
Je voulais simplement répondre à Némo qui a accusé d'une manière tout à fait injuste le Cardinal Sarah d'avoir fait "une recommandations directement contraire à ce que le missel romain réformé préconise".
Je n'avais pas d'autre intention, et je pense avoir démontré que le NOM, si l'on se réfère aux normes et rubriques le régissant, ne préconise pas la célébration face au peuple mais seulement la permet.

( 808752 )
Vous avez mille fois raison par Paterculus (2016-07-12 20:00:39)
[en réponse à 808751]
Je souscris à tout ce que vous avez dit précédemment dans ce fil.
Votre dévoué Paterculus

( 808763 )
Mon avis sur cette phrase latine par Vassilissa (2016-07-13 01:20:11)
[en réponse à 808748]
est qu’elle est ambiguë (chose non rare dans ces documents conciliaires !). Si le « quod expedit » devait se rapporter à la construction de l’autel, il aurait été très facile d’insérer l’incidente au début « extruatur…, quod expedit… » . iI me semble bien malheureusement que la lecture cursive de la phrase rapporte principalement le « quod expedit » au dernier antécédent, donc à la messe face au peuple. Du bon latin aurait coupé la phrase et repris « Expedit enim… " en explicitant le sujet.
Ce n’est pas moi qui serais choquée que le cardinal Sarah néglige un texte aussi peu clair; Mais pendant qu’il y est, qu’il aille plus loin. Ce n’est pas de « réforme de la réforme « qu’on a besoin - miroir aux alouettes - mais du retour pur et simple à la messe traditionnelle : économie de temps, d’énergie, et certitude d’une messe conforme à la doctrine : tout à gagner !

( 808768 )
Un steak à un nourrisson par Candidus (2016-07-13 10:10:11)
[en réponse à 808763]
Je ne sais pas si vous imaginez l'effet qu'aurait une telle décision (substitution du jour au lendemain du NOM par le VOM). Ce serait comme si vous donniez un steak à un bébé.
Il faut être réaliste, des centaines de millions de fidèles n'ont jamais été exposés au VOM et seraient incapables, dans l'état de déformation spirituelle où ils se trouvent, avec toutes les mauvaises habitudes qu'ils ont acquises, d'en retirer des fruits spirituels.
Ce n'est que très progressivement que la situation liturgique pourra être redressée, ainsi que Benoît XVI l'avait très bien perçu. Cela a donné Summorum Pontificum et l'invitation à un enrichissement mutuel des deux formes. C'est dans cette perspective de réforme progressive que l'initiative du cardinal Sarah est pertinente et tout à fait ratzingerienne.

( 808771 )
On est passé du Vom au Nom par Jean-Paul PARFU (2016-07-13 10:52:16)
[en réponse à 808768]
brutalement, sans se poser de questions et alors qu'il s'agissait d'une invention et d'une destruction, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas passer rapidement du Nom au Vom, ce qui serait un retour à l'esprit de la liturgie de l'Eglise !

( 808772 )
Oui, mais la situation n'est pas du tout comparable par Sacerdos simplex (2016-07-13 11:13:17)
[en réponse à 808771]
Dans les années 1963-69, il y avait un battage médiatique inimaginable, sur le thème du progrès - tout changement est un progrès ! -, d'un renouvellement, d'une nouvelle naissance de l'Eglise.
Chaque dimanche le prêtre se devait d'instaurer un nouveau changement.
Aujourd'hui, le battage médiatique va toujours dans ce même sens, et le prêtre qui voudrait reprendre un tout petit bout du terrain perdu alors, se verrait accusé de vouloir revenir en arrière, revenir au Moyen-âge.
Il aurait contre lui la quasi-totalité des forces vives de la paroisse (comprenez : les mamies avec la force de frappe de leurs paroles acerbes et abondantes).
Imaginez un prêtre nommé dans une paroisse où il serait attendu de pied ferme par un groupe de paroissiens prévenus contre lui, prêts à sonner le tocsin (au figuré - voire au propre !...) au moindre signe de retour en arrière...
Que pourrait-il faire ?...
Je ne vois guère que reconquérir le terrain millimètre par millimètre, en utilisant notamment les messes de semaine.
Favoriser la dévotion eucharistique et la dévotion mariale (ce sont les deux pôles que Mgr Bataille a indiqué comme programme lors de son récent sacre).

( 808779 )
il faudra passer par un missel 1965 par Regnum Galliae (2016-07-13 12:35:04)
[en réponse à 808772]
étape à l'aller, étape au retour...
Après tout, 1965 est la vraie application des demandes du concile en matière de liturgie.

( 808793 )
Je n'y crois pas par Nemo (2016-07-13 19:19:12)
[en réponse à 808779]
L'assistance dans la majorité des églises de France est agée.
Ces gens ont fait beaucoup d'efforts pour passer de la vraie messe à des parodies ridicules, tout en critiquant et expulsant avec un manque de charité terrible les "intégristes".
Ces gens sont trop vieux, et surtout dans leur tête, pour voir revenir ce qu'ils ont abandonné ou détruit.
Je l'ai encore vu la semaine dernière où une vieille dame m'a dit que célébrer dos au peuple et chanter du chant grégorien risquait de faire fuir les jeunes. Je lui ai demandé s'il y en avait encore et elle a soudain réalisé que non. Mais elle ne veut plus du dos au peuple.
Après avoir eu beaucoup de catholiques non pratiquants, nous avons maintenant beaucoup de pratiquants non catholiques. J'ai aussi vu la semaine dernière des dames qui ont voulu organiser un parcours pour Marie en nous donnant des bougies chauffe-plat à la suite d'un concert : mes amis et moi, pratiquant ou pas, nous sommes tous enfuis !
Je ne vois pas qui suivra les soixante-cinq-arts (quels choeurs et servants voudront s'investir dans de l'à peu près ?). Je pense qu'il sera plus facile de "dédramatiser" la messe traditionnelle, comme ça se passe parfois lorsque ces gens assistent par hasard à un mariage ou enterrement traditionnel "réussi" et se débloquent. D'autant plus qu'ils n'auront plus de prêtres modernistes à la fin.

( 808790 )
millimètre par millimètre par F. de T. (2016-07-13 19:05:27)
[en réponse à 808772]
c'est exactement ce que je remarque dans ma paroisse : la vierge sans personnalité des années 70 a été remplacée par la vierge de Pélevoisin avec un entourage "baroque" qui tranche avec la nudité de l'église "hangar". la grande croix du fond de l'église a retrouvé son Christ. les autels ont un petit crucifix ancien au centre même en dehors de la messe. Le tabernacle est à nouveau centré. Le chemin de croix du Vendredi saint double tous les ans et de petits pélerinages sont organisés dont celui des familles jusqu'à la cathédrale pour l'année de la miséricorde. Les divorcés remariés ont été écartés de l'enseignement du catéchisme. Insistance sur la confession, l'adoration eucharistique. une couverture de la brochure paroissiale montrant le prêtre montant à l'autel dans le bon sens. Et ceci dans une bonne paroisse bourgeoise du 78. Le jeune curé m'a avoué de grosses résistance évidemment mais il persévère et tout ce qui peut le conforter dans ce sens est une bonne chose.

( 808781 )
Oublieriez-vous... par Candidus (2016-07-13 13:08:42)
[en réponse à 808771]
...qu'une pente est plus facile à descendre qu'une côte à monter ?
"Tout est permis" est plus facile à vivre, dans un premier temps, que l'ancien ordre patriarchal prônant le respect et la soumission à un ordre et à des valeurs que l'on ne choisit pas.
Puis vient la désillusion. La spiritualité, comme l'amour et l'art, vit de contrainte et meurt de liberté.

( 808770 )
D'un participant à la conférence de Londres par Guillaume Ferluc (2016-07-13 10:39:16)
[en réponse à 808763]

( 808739 )
Je vous laisse déterminer l'esprit du NOM par Candidus (2016-07-12 16:06:21)
[en réponse à 808734]
Quant à moi, je me penche sur la lettre, et c'est un fait que les rubriques précisent les moments où le prêtre doit se tourner vers l'assemblée. Le reste du temps, le prêtre est donc censé faire face à l'abside.

( 808742 )
C'est également l'un des arguments par Rémi (2016-07-12 16:31:52)
[en réponse à 808739]

( 808745 )
L'esprit du NOM ... par Lycobates (2016-07-12 16:51:21)
[en réponse à 808739]
cher Candidus, et loin de moi de vouloir me moquer de votre zèle que je crois honnête, ... se détermine par sa mise en pratique par ses inventeurs, promulgateurs, ordonnateurs ... et celle des partisans dans leur obédience qui le suivent.
Cela saute aux yeux, depuis bientôt 50 ans.
Quant aux contradictions dans l'IG, qui sont légion, comme dans SC, la charte fondatrice de l'église conciliaire, on en a parlé : c'est du papier.
C'est un procédé typiquement moderniste, bien calculé, pour brouiller les traces : rassurer les conservateurs, donner des ailes aux progressistes. Tout à la fois.
Dans les paroisses lambda, la majorité écrasante (si non par le poids des fidèles assistant aux services dominicaux), ces textes n'ont aucune importance, aucune valeur probante, on ne les connaît même pas. Quant au clergé conciliaire, sa majorité écrasante encore une fois : il n'a aucune pensée pour les rubriques. Ce clergé vous dira que la lettre tue, et que l'esprit de la nouvelle pentecôte vivifie. Cet esprit, c'est eux et ce qu'ils font.
Encore une fois: cela saute aux yeux, c'est la pratique universelle qui le démontre.
Et cette interprétation, cette pratique est bien la pratique authentique, ne vous méprenez pas, puisque autorisée et sanctionnée (je ne dirai pas consacrée, ce serait malsonnant dans ce contexte) par l'exemple donné en haut-lieu, encore une fois, depuis des décennies.
Il ne faut donc pas rêver, c'est d'ailleurs un cauchemar.
Il vous faut sortir de ce goulet d'étranglement, et respirer l'air catholique, une fois pour toutes.
Le frère Bergoglio fait tout pour le faciliter. Reconnaissons-lui au moins ce mérite. Il faut être aveugle pour ne pas voir.
Et il faut ne pas rater le coche. Dieu sait ce qui viendra après.
Bon courage !

( 808747 )
Mais c'est absurde ! par Nemo (2016-07-12 17:23:57)
[en réponse à 808739]
Que vous vous aveugliez à tout prix pour vous rassurer, soit.
Mais ne nous faites pas avaler des couleuvres.
Vu le nombre important d'autels accolés à un mur ou à un retable, vu qu'il n'est pas interdit de continuer à les utiliser faute de mieux, on précise à quel moment on doit se retourner si l'on est dans ce cas particulier.
Déjà vous avez essayé de nous induire en erreur en déformant la traduction d'un texte latin simple. Maintenant essayeriez-vous de nous manipuler avec un raisonnement qui trahit la plus simple logique ?
Quel est votre but ?

( 808769 )
Instruction Générale et orientation du célébrant par John DALY (2016-07-13 10:21:00)
[en réponse à 808739]
Cher Candidus,
En faveur de votre thèse on trouve les textes suivants :
IGMR § 86 (au début) : "Deinde ad populum conversus et manus extendens, sacerdos eum salutat ..."
Ibid. § 107 (Orate fratres): "ad medium altaris deinde reversus, stans ad populum conversus, extendens ..."
Ibid. § 115-6 (Domine non sum dignus et communion (?) du prêtre (?)): "Versus ad populum ... ad altare conversus."
Voilà ce qui est clair: le célébrant se tourne vers le peuple ("conversus") au besoin, car telle n'est pas sa position habituelle. Le peuple se trouve dans un sens et l'autel dans l'autre. C'est ainsi que concevait les choses le rédacteur de la première version de l'IGMR en 1969 - car c'est de cette version que je cite ces textes. Fussions-nous encore en 1969 je vous donnerais donc raison - l'IGMR présume que le célébrant n'est pas habituellement versus populum - curieuse absurdité car dans les paroisses en 1969 la position versus populum était déjà en vigueur presque partout avant l'arrivée du NOM et personne n'a jamais imaginé que le NOM entendait faire marche arrière sur la question.
Malheureusement pour votre argument, tout cela ne relève plus que de l'intérêt historique, car aujourd'hui nous en sommes à la troisième édition (2002) de l'IGMR (à moins qu'une quatrième n'ait échappé à mon attention) et dans cette édition on a fait exprès de corriger les oublis ou les anachronismes de 1969.
§ 86 devient § 124 : "Deinde versus ad populum et manus extendens, sacerdos eum salutat..."
§ 107 devient § 146 : "Ad medium altaris deinde reversus, stans versus populum, extendens..."
Bien que l'on ait oublié de modifier § 115-6 (désormais § 157-8 mais le texte est inchangé) il est clair que l'IGMR fut délibérément épurée en 2002, sous la surveillance de Saint™ Jean-Paul II, des quelques traces suggérant que la célébration ad orientem soit normale. Mais vous avez incontestablement raison sur le plan historique que ces traces s'y trouvaient dans la première édition.

( 808735 )
Et votre interprétation par Nemo (2016-07-12 15:09:52)
[en réponse à 808731]
Votre traduction du 299 est fantaisiste. Aucune hésitation sur la recommandation. Expedit, il est avantageux ou à propos. Et il s'agit bien de l'orientation. Si célébrer dans un sens ou l'autre indifférait, alors l'architecture aussi.

( 808767 )
le missel Paul VI c'est par Regnum Galliae (2016-07-13 10:09:20)
[en réponse à 808731]
- messe en langue vernaculaire face au peuple
- communion debout dans la main
Vous pouvez tourner les textes dans tous les sens, c'est ainsi que les messes sont célébrées désormais quasiment partout. Et lorsqu'elles ne le sont pas, c'est du fait de la bonne volonté du prêtre. Donc le missel induit bien que la célébration est comme ça. Ce sont les faits. On juge un arbre à ses fruits. Dire que les rubriques sont mal appliquées me fait penser à ceux qui disent que les dictateurs communistes avaient trahi Marx, lequel n'aurait jamais voulu Staline ou Mao.

( 808789 )
Inter oecumenici 26 septembre 1964 par Nemo (2016-07-13 19:04:41)
[en réponse à 808731]
On peut aussi se référer à Inter oecumenici qui dit au numéro 91 :
Praestat ut altare maius exstruatur a pariete seiunctun, ut facile circumiri et in eo celebratio versus populum peragi possit; in sacra autem aede eum occupet locum, ut revera centrum sit quo totius congregationis fidelium attentio sponte convertatur.
On voit une partie du phrasé repris dans le missel réformé. On comprend bien que l'ajout concerne la célébration face au peuple.
Mais le titre est encore plus éloquent :
Caput V - De ecclesiis et altaribus debite exstruendis ad fidelium actuosam participationem facilius obtinendam.
On voit que la fameuse participation active, objectif prioritaire de ce nouveau missel implique la célébration face au peuple.
De plus si on se réfère à l'enchiridion documentorum instaurationis liturgicae (1963-1973) que je viens d'extraire de l'enfer de ma bibliothèque, en page 75, on a les commentaires (les dubia) qui expliquent les conditions pour ajouter un autel mobile devant un autel portatif. On voit donc bien que déjà en 1964 l'Eglise considère que la célébration par défaut est face au peuple. Inutile de dire qu'en France on n'avait pas attendu, ça faisait déjà au moins 20 ans qu'on avait les indults romains.

( 808792 )
Mais pourquoi ces indults par Rémi (2016-07-13 19:19:02)
[en réponse à 808789]
de Pie XII, de sa curie ? Voilà ce que je ne m'explique pas.

( 808733 )
Non je ne plaisante pas par Nemo (2016-07-12 14:51:02)
[en réponse à 808725]
Vous pouvez essayer de vous convaincre, si ça peut vous rassurer, que le missel réformé favorise la célébration orientée.
C'est déjà une lecture orientée du texte qui, envisageant un autel réalisé avant les réformes et donc adossé à un mur ou retable, explique comment s'en sortir pour les encensements et dialogues avec les fidèles.
C'est aussi ne pas avoir la moindre idée de ce que pensaient et voulaient les réformateurs.
Bref votre message est touchant de naïveté mais déclenche quand même mon hilarité. Sûrement aussi celle des progressistes qui passeraient sur ce forum.
En revanche la rumeur dit que le cardinal, lui, est conscient des faiblesses du nouveau missel, qui voudrait re réformer l'offertoire etc.

( 808757 )
On pourrait dire... par Steve (2016-07-12 21:48:15)
[en réponse à 808697]
Règlement de comptes à catho. corral.
Ce qui peut aussi évoquer la Pampa.

( 808701 )
L'esprit de Vatican II contre-attaque par Chicoutimi (2016-07-12 10:18:53)
[en réponse à 808689]
Ma traduction d'un article de
Liturgy Guy :
L'esprit de Vatican II contre-attaque
"Eh bien cela n'a pas pris longtemps.
Comme cet officier impérial imprudent de remettre en cause la confiance de Darth Vader dans la Force, le Cardinal Robert Sarah, qui a osé aborder un principe central de l'esprit erroné de Vatican II, pour son «manque de foi» dans une innovation liturgique post-conciliaire, a rapidement reçu le traitement donné par Vader ... et dans l'année de la Miséricorde, rien de moins!
Quelle a été la grande infraction commise par ce préfet, humble et doux, de la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements? Ce qui a été dit en réalité invite une clarification du Vatican? ... Oui, vous avez bien lu correctement, une clarification... une réelle, bonne et honnête clarification de Rome!
Le Cardinal Sarah a eu l'audace, la témérité absolue, de suggérer que ses frères évêques envisagent de revenir à la célébration de la messe
ad orientem à partir du prochain Avent. À leur discrétion. Seulement suivant la catéchèse appropriée. Et dans la continuité de la tradition liturgique de l'Église catholique, à l'est et à l'ouest, pour 1.900 ans.
Ce ne fut pas comme si le cardinal avait préconisé de donner la sainte communion à ceux qui vivent dans des relations adultères, où un mariage sacramentel valide terminé par un divorce (pas d'annulation) cède la place à un second mariage... civil.
Ce n'est pas comme si le Cardinal Sarah avait rédigé une exhortation volontairement ambigüe qui a donné lieu à des interprétations contradictoires d'un document magistériel de la part de conférences entières d'évêques... quand la charité et la justice semblent exiger une clarification immédiate de Sainte Mère Eglise.
Non, tout ce que le cardinal Sarah suggérait pour tous, le prêtre et les fidèles ensemble, c'est qu'ils se tournent vers le Seigneur,
ad orientem, dans des moments appropriés de la liturgie.
Maintenant, dans l'esprit d'un autre blogueur catholique, voici dix choses à savoir et partager à propos de Cardinal Sarah (...) :
1. Il a prononcé son discours il y a une semaine à
Sacra Liturgia UK.
2. L'Internet catholique a explosé sur sa suggestion d'offrir des messes
ad orientem à partir du premier dimanche de l'Avent.
3. Hippies vieillissants, jésuites et modernistes (souvent une seule et même chose) paniquent à l'idée que la messe n'est pas pour eux.
4. Le Cardinal Sarah a rencontré le cardinal Vincent Nichols de Westminster (...). Nichols a rapidement envoyé une lettre à ses prêtres les informant qu'ils ne devraient certainement pas se tourner vers le Seigneur à l'Avent, comme il semble croire que le culte de Dieu ne peut être maintenu à moins que le prêtre et les fidèles se regardent sans cesse à la messe.
5. Le Cardinal Sarah revint à Rome le samedi et, paraît-il, a été convoqué pour rencontrer le Pape. On ne peut que deviner comment cela allait. Nous pouvons espérer que ce fut l'occasion pour l'accompagnement ... par opposition à une sorte de formation de sensibilité ... mandaté (sans doute) pour ceux qui sont encore accrochés à cette affaire de "réforme de la réforme" que Benoît aimait tant.
6. Le lundi, 11 Juillet deux autres jésuites "attaquaient" Sarah. Tout d' abord, le Père Antonio Spadaro, conseiller du Pape et rédacteur en chef de la revue jésuite influente
La Civiltà Cattolica, a tweeté une série d'extraits de l'Instruction Générale du Missel Romain, cherchant apparemment à discréditer le Cardinal Sarah. Sans succès. Ensuite, le porte-parole du Vatican sortant, le P. Federico Lombardi SJ, qui interprète mal également ladite Instruction dans un communiqué publié lundi, affirme à tort (comme le Cardinal Nichols) qu'une recommandation d'un autel permanent libre signifie que
versus populum est la norme liturgique pour la forme ordinaire. Cette lecture erronée a déjà été réfutée.
7. (...)
Je n'ai pas vraiment une liste 8, 9 ou 10. D'ailleurs, pourquoi un «dix choses à savoir et partager"? Cela me paraît être un légalisme rigide.
Qu'est-ce qui se passe ensuite? Qui sait. Est-ce que le Cardinal Sarah va finir sur une Malte métaphorique; banni au goulag Trad par défaut d'embrasser la rupture liturgique sur la continuité? Nous prions pour que ce ne soit pas le cas.
Ce qui a été fait est très clair (encore une fois) pour ceux qui sont encore dans le déni à ce sujet: l'esprit de Vatican II est bien vivant. La réforme de la réforme, tout comme une partie de la papauté du Pape Benoît XVI, est simplement optionnelle alors que la forme ordinaire de la messe est elle-même l'option.
Revenez en arrière et lisez les 5 premiers points du discours du Cardinal Sarah. Il n'y a rien dans son discours qui est bouleversant, révolutionnaire, ou incompatible avec la tradition du rite romain. Que lui et sa suggestion aient provoqués une telle réaction ne parle que de la gravité de la rupture qui est vraiment là.
Seigneur ayez pitié"
Source

( 808709 )
Le goulag vaticanesque par Leopardi (2016-07-12 11:32:54)
[en réponse à 808701]
En cette année de la miséricorde, au rythme où cela va et compte tenu du nombre croissant d'autorités ecclésiastiques qui contestent les positions du pape ou qui reviennent à des discours simplement traditionnels, ils ont intérêt à prévoir un goulag de grande taille, car il risque d'être bientôt surpeuplé.
Mgr Rey devrait également suivre...

( 808744 )
la Force est avec le Cardinl Sarah qui en remet une couche ! par jejomau (2016-07-12 16:44:28)
[en réponse à 808701]
à découvrir
ICI.
chers frères dans le sacerdoce, je vous demande humblement et fraternellement de mettre en œuvre cette pratique partout où cela sera possible, avec la prudence et la pédagogie nécessaire, mais aussi avec l’assurance, en tant que prêtres, que c’est une bonne chose pour l’Eglise et pour les fidèles.

( 808746 )
Mais il n'en "remet pas une couche" par Rémi (2016-07-12 16:57:29)
[en réponse à 808744]
Il s'agit là précisément de l'appel en cause.
En revanche ses interventions à venir seront à suivre avec intérêt, de même que l'attitude de Mgr. Rey (et de son clergé ... ) .

( 808702 )
un parallèle à faire avec Amoris Laetitia par jejomau (2016-07-12 10:19:02)
[en réponse à 808689]
Dans le cadre de Amoris Laetitia, Rome semble désormais se décharge de l'enseignement traditionnel de l'Eglise sur les épaules des prêtres sur le plan local. A eux de faire appliquer les aspects doctrinaux comme ils l'entendent.
D'un autre côté, quand il s'agit de la Liturgie, il n'est pas question de laisser les prêtres faire ce qu'ils leur semble bon dans leurs églises : ils doivent se conformer à ce que Rome édicte pour eux.
Résumons : quand il s'agit de la Doctrine, faites ce que bon vous semble... quand il s'agit de Liturgie, obéissez à ce qu'on vous dit !

( 808704 )
Vous avez raison jejomau... par Chicoutimi (2016-07-12 10:26:12)
[en réponse à 808702]
C'est pourquoi je disais
ICI qu'
Amoris Laetitia était l'antithèse de
Summorum Pontificum.

( 808708 )
La flèche du Parthe-parole ? par Glycéra (2016-07-12 11:25:32)
[en réponse à 808689]
Dernier essai avant la sortie d'un subalterne ?
Entre lui et le préfet de la congrégation pour le culte divin et pour la discipline des sacrements, je sais qui est chargé de la mission de la liturgie.
Une question : le missel romain, qui indique les moments où le prêtre se retourne vers les fidèles n'a-t-il pas dans son écriture que le "ad orientem" est aussi ... subsistit in ?
Selon les explications précieusement mises en ligne par notre cher Paterculus, il y a peu.
Prions, prions...
Que Dieu trie les siens...
et que les propos tordus de Lombards ne gagnent pas dans son Eglise.
Il y a besoin de prier.
Nous le savons.

( 808718 )
Le Père Lombardi énonce des faits: par Rémi (2016-07-12 12:15:18)
[en réponse à 808689]
- les paroles, l'appel utile et pressant du cardinal à célébrer ad orientem à partir de l'Avent , n'ont aucune valeur normative, et Son Eminence ne laissait en aucun cas présager d'un prochain document de son dicastère en ce sens.
- "c’est au pape qu’il revient de décider des normes liturgiques." Evidemment. Si un jour la Congrégation pour le Culte divin promulgue l'obligation de célébrer "face à Dieu" , le document aura auparavant été approuvé par le Saint-Père in forma specifica, rien que de très normal.
- Dès lors, si des personnes ont cru à l'annonce d'un tel document normatif pour l'Avent, ou que l'appel du cardinal avait cette valeur, elles ont sur-interprété son intervention, qui est seulement une invite pressante et juste ô combien, mais une invite seulement personnelle.
J'ajoute pour ma part que ces faits ne contredisent ni n'annulent l'appel du cardinal: célébrer ad orientem n'est non seulement pas interdit (le Pape l'a fait) mais est largement suggéré par la PGMR. Les prêtres sont donc libres, et il l'étaient déjà avant, de suivre le cardinal sur ce point. Je ne crois pas que Mgr. Rey fera machine arrière. Puisse son exemple faire tache d'huile.
Mais croyez-en mon augure, peu de prêtres se lanceront s'ils ne sont pas a minima encouragés par leurs évêques, lesquels peuvent ignorer purement et simplement l'appel du cardinal Sarah et ne s'en priveront pas pour la plupart, tandis que l'intervention du Père Lombardi, c'est à dire du Saint-Siège, constitue indéniablement une douche froide.
L'appel du cardinal a eu le mérite de secouer un peu les choses, de remettre la question sur le tapis et de montrer à quel point elle est importante et sensible, mais en agissant en free-lance et sans filet, il s'exposait à ce que son intervention soit ramenée à sa proportion réelle, à la dimension d'une simple proposition. Le cardinal lui-même n'a jamais dit autre chose, si l'on veut bien se référer aux propos qu'il a tenus.
Rémi
- reconnaissant de voir tradiland se pencher passionnément au chevet du NOM ...

( 808720 )
Des faits? par Leopardi (2016-07-12 12:21:34)
[en réponse à 808718]
Si les deux autres faits sont également réels (la lettre de Mgr Nichols à ses prêtres, suite à cette intervention, leur recommandant de ne pas célébrer as orientem et le remontage de bretelles du pape au card. Sarah), le commentaire de Lombardi prend une dimension autre qu'un simple rappel des faits...

( 808721 )
Je veux bien examiner par Rémi (2016-07-12 12:27:44)
[en réponse à 808720]
avec vous ce qui ne serait pas factuel dans ses propos. Un exemple ?

( 808722 )
En anglais et italien par Rémi (2016-07-12 12:33:35)
[en réponse à 808721]

( 808727 )
Je note tout de même par Leopardi (2016-07-12 13:44:59)
[en réponse à 808722]
que le card. Sarah a été amené à parler de cela avec le pape. Cela m'étonnerait que ce soit pour le féliciter.

( 808732 )
Sûr. par Rémi (2016-07-12 14:34:56)
[en réponse à 808727]
C'est le problème quand un subordonné prend des initiatives "sensibles" sans concertation préalable.

( 808723 )
Un point cependant relève de l'opinion par Rémi (2016-07-12 12:38:35)
[en réponse à 808721]
me semble-t-il: "it is better to avoid using the expression “reform of the reform” with reference to the liturgy, given that it may at times give rise to error."

( 808758 )
Quelques remarques... par Signo (2016-07-12 22:04:50)
[en réponse à 808689]
... quant-à cette question de l'orientation:
-Le NOM part du principe que la forme normale de célébration de la messe est la version versus Deum, et admet la possibilité de célébrer face au peuple (ce qui à mon sens est une grave erreur, bien sûr). Il n'y a strictement aucune obligation. Il s'agit de la même interprétation que celle relative à d'autres thèmes liturgiques, comme l'usage du vernaculaire, les ministres systématiquement "exceptionnels" de la Communion, etc: une possibilité admise par les textes transformée dans les faits et sous la pression de la base en pratique universelle et systématique;
-la question n'est pas de savoir si tel ou tel rite prescrit ou proscrit l'orientation de la célébration; la question est de comprendre l'esprit de al liturgie et d'employer les formes les plus conformes à cet esprit. La célébration "vers le peuple" est une forme anti-liturgique, alors que la célébration ad orientem est profondément liturgique, puisque permettant mieux la prière et la concentration sur l'Essentiel;
-la célébration "face au peuple" est l'aboutissement ultime d'une dégénérescence progressive de la liturgie occidentale depuis la fin de la Renaissance; le fait qu'elle touche l'ensemble des célébrants et ce jusqu'aux Papes eux-mêmes en montre la gravité et la profondeur. Revenir à l'orientation comme le propose Mgr Sarah reviendrait à provoquer une véritable révolution copernicienne dans l'Eglise, révolution qui serait en fait un puissant facteur de rétablissement de l'esprit liturgique traditionnel.
-C'est ce qui explique les réactions violentes que ne manque pas de provoquer cette question dans les rangs progressistes: ces derniers sentent bien que le rétablissement de l'orientation sonnerait la fin de la conception moderne -et fausse- de la liturgie.

( 808762 )
Vous pouvez tous discuter à l'infini... par Bertrand TRIBOUT (2016-07-12 23:50:35)
[en réponse à 808758]
Mais quoi que disent les textes ou quoi qu'on veuille leur faire dire, il est impossible de ne pas souligner que l'exemple pratique vient d'en haut, c'est à dire du Saint Siège.
Et qu'a fait Paul VI le 7 mars 1965, à la paroisse romaine "Ognissanti" ?
Il est bien allé "montrer l'exemple", montrer ce qu'il convenait de faire, c'est à dire célébrer versus populum et en vernaculaire.
Et c'est bien à partir de ce dimanche-là, qu'a été mise en application dans le monde catholique, l'instruction "Inter Oecumenici" du 26 septembre 1964.
Prions pour le Cardinal Sarah...
Saint Médard, priez pour nous !
Bertrand TRIBOUT

( 808795 )
l 'exemple pratique? par AVV-VVK (2016-07-13 20:12:02)
[en réponse à 808762]
A l 'inverse quand Benoît XVI a célébré ét François célèbre "ad orientem" (quoique rarement), l 'effet est inexistant. Rien ne bouge.

( 808796 )
Parce qu'ils n'ont pas voulu par Rémi (2016-07-13 20:24:30)
[en réponse à 808795]
en faire un modèle à suivre. Enfin, le Pape Benoît probablement, mais il ne l'a pas dit, et n'a célébré ainsi en public qu'assez rarement de toutes façons.
En revanche Mgr. Rey a non seulement annoncé qu'il célèbrerait ad orientem dès l'Avent prochain en sa cathédrale, mais qu'il entend que sa pratique devienne un exemple à suivre pour tout son clergé.
A suivre, donc ...