Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 799259 )La dévotion du premier vendredi par AVV-VVK (2016-03-02 22:26:38) 

a été rappelée par le pape. Je la croyais oubliée, supprimée dans la liturgie postconciliaire. Donc à tort.
images/icones/fleche2.gif  ( 799268 )Le Père La Colombière par Jean Ferrand (2016-03-03 08:20:44) 
[en réponse à 799259]

Le Père La Colombière, directeur de sainte Marguerite-Marie, était un jésuite. La dévotion au Sacré-cœur fut une dévotion éminemment promue par les jésuites. Et les papes, au cours des siècles qui ont suivi, ont souvent rappelé aux jésuites le devoir de la répandre. Surtout Pie XI. Pas étonnant que le pape actuel, qui est jésuite, y fasse référence. ICI.
images/icones/1b.gif  ( 799280 )Elle n'avait pas besoin d'être "supprimée" (ou non) par Yves Daoudal (2016-03-03 11:21:48) 
[en réponse à 799259]

puisqu'elle n'a jamais fait partie de la liturgie. C'est une dévotion privée. Avec tous les défauts des dévotions privées. Il y a des gens qui ne rateront pas la messe du premier vendredi du mois pour être sûrs d'être sauvés... mais qui n'iront jamais à la messe un jour de fête (non férié) en semaine... Ainsi la dévotion non liturgique devient-elle anti-liturgique...
images/icones/fleche2.gif  ( 799285 )La dévotion privée par Jean Ferrand (2016-03-03 12:03:10) 
[en réponse à 799280]

La dévotion privée, qui se fait surtout à la maison, n'empêche pas la dévotion liturgique, qui se pratique surtout à l'église. Les deux se complètent admirablement. En tout cas l’Église, avec un grand É, recommande fermement la dévotion au Cœur-Sacré de Jésus, et au Cœur immaculé de Marie. Le pape actuel montre beaucoup d'affection pour la dévotion dite populaire. Il embrasse volontiers les statues des saints. Et il a raison.
images/icones/heho.gif  ( 799286 )Attention au pied fourchu janséniste par Lycobates (2016-03-03 12:06:42) 
[en réponse à 799280]

Vous vous répétez, mais ici ce n'est pas vraiment à votre honneur.

Car la dévotion des premiers vendredis est aussi, depuis 1889, une dévotion liturgique.
On en avait parlé ICI.

Tout comme d'ailleurs la dévotion, devenue liturgique elle aussi par la volonté des Papes, des premiers jeudis, depuis 1935, et des premiers samedis, depuis 1942.
images/icones/neutre.gif  ( 799289 )[réponse] par Yves Daoudal (2016-03-03 12:22:06) 
[en réponse à 799286]

J'avais pris le mot "dévotion du premier vendredi" au sens strict, et je pensais à des personnes que je vois assister à la messe le premier vendredi du mois.

En effet, la "permission" de la messe votive du Sacré Coeur le premier vendredi du mois est une décision liturgique. Mais les messes auxquelles je pensais ne sont pas des messes votives du Sacré Coeur, c'est la messe du jour.

Quant à votre accusation de jansénisme, elle m'est incompréhensible. Le jansénisme m'est totalement étranger.
images/icones/heho.gif  ( 799296 )Surprise par Mauwgan (2016-03-03 16:14:52) 
[en réponse à 799259]

Meme dans les paroisses les plus liberales du coin aux Sud des USA, la messe du premier vendredi avec exposition du St. Sacrement est observée. Dans certaines paroisses, celle du premier samedi consacree a la Vierge Marie est aussi observée.

Les jours obligatoires restent obligatoires et sont rapellés. Ils ne prennent pas la place des devotions privees.
En plus du premier vendredi, nous avons aussi le chemin de croix, precede du repas soupe de lentilles pendant le careme, avec ensuite adoration du St. Sacrement.

C'est vrai que lorsque j'y pense, en Bretagne, nous n'avions que le dimanche, je n'ai jamais entendu parle du chemin de croix, ou de la devotion du premier vendredi.
Je ne me rapelle que du 15 aout! ( C'est une fete obligatoire en France??? chez nous ici,ca l'est.
tout comme le 8 decembre, et le 1er Janvier)

AU fait quelles sont les fetes obligatoires en France???
images/icones/fleur.gif  ( 799305 )Chère Mauwgan, les liseurs vous laissent tomber ! par megnace (2016-03-03 19:40:47) 
[en réponse à 799296]

Fêtes d'obligation : Noël, l'Ascension, l'Assomption et la Toussaint.

Ca paraît bien peu..................
images/icones/fleur.gif  ( 799576 )Merci par Mauwgan (2016-03-07 15:17:17) 
[en réponse à 799305]

Heureusement que vous êtes là.

Je redoutais de lire votre message, de peur d'une passe de savon.
Je suis agréablement surprise.
images/icones/info2.gif  ( 799588 )Une liste des fêtes religieuses par Glycéra (2016-03-07 16:53:01) 
[en réponse à 799296]


Dame Mawgan

Avant la révolution fraçaise, de nombreuses fêtes, diverses.
Pendant plus rien.
Ensuite, Napoléon transige en 1806 (de mémoire), et le Concordat en donne 4, une par saison.

Les autres pays européens sont diversement dotés.


Citation du journal
La Croix

Les fêtes religieuses sont apparues progressivement dans l’histoire du christianisme : d’abord Pâques (dès le IIe siècle), puis l’ensemble du cycle pascal depuis le Carême (IIIe siècle) jusqu’à la Pentecôte (IVe siècle), Noël (IVe siècle), les fêtes mariales et celles des grands saints (IVe-Ve siècles).

Si certaines de ces fêtes sont le résultat de la christianisation de dévotions païennes plus anciennes, il s’agissait avant tout pour les chrétiens de s’insérer dans le rythme social de leur époque, tout en lui donnant un sens chrétien : toutes les fêtes, mêmes celles de Marie ou des saints, sont avant tout des fêtes du Christ manifestant aujourd’hui Jésus mort et ressuscité et annonçant son retour dans la gloire.

C’est dans ce sens qu’il faut également lire les fêtes apparues après le Moyen Âge et liées à des dévotions particulières comme la Fête-Dieu (XIIIe siècle), ou le Sacré-Cœur (XVIIIe siècle). L’inflation des fêtes est telle que le concile de Trente (XVIe siècle) n’hésitera pas à en supprimer, tout comme plus tard le concile Vatican II.

Aujourd’hui, l’Église reconnaît dix « fêtes d’obligation » : Noël, l’Épiphanie, l’Ascension, la Fête-Dieu, la Sainte-Marie (1er janvier), l’Immaculée Conception, l’Assomption, la Saint-Joseph, la Saints-Pierre-et-Paul et la Toussaint (canon 1246). Ces jours-là, « les fidèles sont tenus par l’obligation de participer à la messe » et de s’abstenir « de ces travaux et de ces affaires qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au jour du Seigneur ou la détente convenable de l’esprit et du corps ».
Quels sont les jours fériés religieux en France ?

À la veille de la Révolution française, on compte entre 40 et 50 jours fériés religieux en France (en plus des dimanches). Dans un souci de rationalisation et d’efficacité, les révolutionnaires vont supprimer fêtes mobiles et dimanches et restreindre le nombre de jours chômés. Mais la France paysanne refuse d’abandonner le dimanche ou des traditions aussi enracinées que les feux de la Saint-Jean.

En 1802, Napoléon transige avec l’Église catholique sur le nombre de fêtes chômées : seules quatre subsistent, une par saison (la Toussaint à l’automne, Noël en hiver, l’Ascension au printemps et l’Assomption en été) ; les autres fêtes d’obligation sont renvoyées au dimanche le plus proche.

Mais difficile de revenir sur des rythmes ancestraux : en 1886, constatant un fait établi, la IIIe République doit rétablir les lundis de Pâques et de Pentecôte comme jours fériés légaux. Et la tentative de suppression, en 2003, du lundi de Pentecôte (alors même qu’il n’a plus de signification religieuse particulière, l’octave de la Pentecôte ayant été supprimée) a montré combien il était difficile de revenir sur ce qui est devenu un acquis social.

Il faut enfin noter que, en Alsace-Moselle, le Vendredi saint et la Saint-Étienne (le lendemain de Noël) sont également fériés.

http://img.aws.la-croix.com/2012/06/01/813358/L-histoire-jours-feries-religieux_0_730_493.jpg