Le Forum Catholique

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images/icones/marie.gif  ( 794626 )Epiphanie du Seigneur (6 janvier) par ami de la Miséricorde (2016-01-06 08:19:48) 



ÉPIPHANIE DU SEIGNEUR

images/icones/neutre.gif  ( 794628 )Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde (2016-01-06 08:22:56) 
[en réponse à 794626]

III. La patience

1091. c) Et ceci nous mène au troisième degré, le désir et l’amour de la souffrance, pour Dieu qu’on veut ainsi glorifier, et pour les âmes à la sanctification desquelles on veut travailler. C'est ce qui convient aux parfaits et surtout aux âmes apostoliques, aux religieux, aux prêtres et aux âmes d'élite. C'est cette disposition qu'avait Notre Seigneur en s'offrant à son Père comme victime dès son entrée dans le monde et qu'il exprimait en proclamant son désir d'être baptisé du baptême douloureux de sa passion (Luc, XII, 50). Par amour pour lui, et afin de lui mieux ressembler, les âmes parfaites entrent dans les mêmes sentiments : car, nous dit S. Ignace, comme les gens du monde, qui sont attachés aux choses de la terre, aiment et cherchent avec beaucoup d'empressement les honneurs, la réputation et l'éclat parmi les hommes... de même ceux qui s'avancent dans la voie de l'esprit et qui suivent sérieusement Jésus-Christ, aiment et désirent avec ardeur tout ce qui est contraire à l’esprit du monde... de sorte que, si cela pouvait se faire sans aucune offense de Dieu et sans scandale du prochain, ils voudraient souffrir des affronts, des faux témoignages et des injures, être regardés et traités comme des insensés, sans toutefois en avoir donné le sujet, tant ils ont de désir de se rendre semblables en quelque manière à Notre Seigneur Jésus-Christ... afin qu'avec le secours de sa grâce nous tâchions de l'imiter autant qu'il sera possible, et de le suivre en toutes choses, puisqu'il est la voie véritable qui conduit les hommes à la vie. Il n'y a évidemment que l'amour de Dieu et du divin crucifié qui puisse faire aimer de la sorte les croix et les humiliations.

1092. Faut-il aller plus loin, s'offrir à Dieu comme victime et demander positivement à Dieu des souffrances exceptionnelles, soit pour réparer la gloire de Dieu, soit pour obtenir quelque insigne faveur ? Assurément il y a eu des Saints qui l'ont fait, et aujourd'hui encore il y a des âmes généreuses qui sont portées à le faire. Mais d'une façon générale on ne peut prudemment conseiller ces demandes : elles prêtent trop à l'illusion et sont souvent inspirées par une générosité irréfléchie qui vient de la présomption. On les fait, dit le P. de Smedt, en des moments de ferveur sensible, et, le temps de cette ferveur une fois passé, on se sent trop faible pour exécuter les actes héroïques de soumission et d'acceptation qu'on avait faits si énergiques en imagination. De là des tentations très rudes de découragement ou même des murmures contre la divine Providence... c'est là une source de beaucoup d'ennuis et, d'embarras pour les directeurs de ces âmes. Il ne faut donc pas demander de soi-même des souffrances ou épreuves spéciales ; si on s'y sent porté, on consultera un directeur sage, et on ne fera rien sans son approbation.

IV. La constance

1093. La constance dans l'effort consiste à lutter et à souffrir jusqu'au bout, sans succomber à la lassitude, au découragement ou à la mollesse. 1° L'expérience montre en effet, qu'après des efforts réitérés, on se fatigue de faire le bien, on s'ennuie d'avoir toujours à tendre sa volonté. (...)

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/bible.gif  ( 794640 )L'Epiphanie était la 3ème plus grande fête chrétienne par Jean-Paul PARFU (2016-01-06 11:01:29) 
[en réponse à 794628]

Avant les réformes de Jean XXIII en 1960 (dans les missels en 1962). Elle est aussi la véritable fête du Christ-Roi ici
images/icones/neutre.gif  ( 794663 )Représentation des rois mages par Diafoirus (2016-01-06 18:00:52) 
[en réponse à 794640]

Les rois mages de Fra Angelico
Fra Angelico

images/icones/1y2.gif  ( 794701 )Euh... par Jipé (2016-01-07 09:17:00) 
[en réponse à 794663]

Comment fait-on si on n'a pas de compte à dropbox ?
images/icones/neutre.gif  ( 794724 )Voire lorsqu'on en possède par Castille (2016-01-07 12:47:37) 
[en réponse à 794663]

Je ne vois pas votre image Monsieur.
images/icones/1y.gif  ( 794725 )Ben! disons c'est un essai par Diafoirus (2016-01-07 12:50:35) 
[en réponse à 794724]

je vais prendre des cours pour mettre une image dans le fil, car cela ne marche pas.
images/icones/fleche2.gif  ( 794745 )par exemple pour mettre une image par Paxtecum (2016-01-07 16:53:24) 
[en réponse à 794725]

aller par exemple là http://www.hostingpics.net/

s'inscrire gratuitement, télécharger les images en cochant si trop grandes le redimensionnement 640x480

copier le lien avec les crochets [ ] qui vous sera indiqué sous l'image intitulé "lien forum" et coller le directement dans le post, si c'est bon vous verrez dans l'aperçu du post votre image.
images/icones/1a.gif  ( 794813 )Difficile à soutenir par Turlure (2016-01-08 15:56:46) 
[en réponse à 794640]

Cher maître, vous êtes attaché à l'idée que l'Epiphanie est une fête plus importante que Noël mais c'est loin d'être exact dans la tradition occidentale !

C'est un lieu commun de mentionner pour cela le fait que l'octave supprimée en 1955 de l'Epiphanie est privilégiée de 2e ordre alors que celle de Noël n'est que de 3e ordre, ce qui serait dans notre liturgie la trace d'un prééminence historique de la première fête sur la seconde.
Mais, si on veut établir un comparatif liturgique des deux fêtes avant 1955, on a :
- Pour Noël un temps de pénitence de préparation de quatre semaines - l'Avent - et une vigile pénitentielle de rite double, qui l'emporte sur le dimanche. Pour l'Epiphanie, on a une "vigile" un peu particulière, qui est plutôt une fête, célébrée en blanc avec Gloria et Credo, mais qui n'est que de rite semi-double et cède le pas à la fête (assez récente il est vrai) du Saint Nom de Jésus en cas de concurrence.
- Pour Noël, des premières et deuxièmes vêpres avec chacune leurs antiennes, leur capitule et leur verset (seul l'hymne et l'oraison sont communes). Les vêpres de l'Epiphanie sont comme pour la plupart des fêtes, identiques à l'exception de l'antienne du Magnificat.
- Naturellement, les trois messes de Noël sont la marque très singulière de ce jour. Pour l'Epiphanie, je n'ai pas connaissance qu'il y jamais ait eu plusieurs messes, même avant saint Grégoire (mais je me trompe peut-être).
- Effectivement, une octave de plus grande préséance pour l'Epiphanie.
- Un jour-octave de la Circoncision de rite double de deuxième classe alors que le Baptême du Seigneur n'est qu'un double majeur.

Ainsi, il me paraît aller de soi que, dans la liturgie latine, Noël est une des fêtes majeure de l'année liturgique, avec Pâques et la Pentecôte tandis que l'Epiphanie est, bien entendu, une grande fête, mais dans la dépendance de Noël.
La distinction des divers degrés d'octave n'est pas très ancienne (Lycobates pourrait sans doute nous abreuver de science liturgique sur ce point !) et je pense qu'on a donné un faible degré à celle de Noël (inférieur à celui de l'Epiphanie et de la Fête-Dieu, égal à l'Ascension et au Sacré-Coeur), essentiellement pour justifier la célébration des fêtes de Saint-Thomas Becket et de Saint-Sylvestre qui se faisait depuis longtemps.

Si nous jetons un œil à une édition plus ancienne du missel (1624), il n'y a qu'un seul type d'octaves (ainsi, par exemple, le 29 décembre et le 31 décembre, on fait mémoire, de Noël, de saint Etienne, de saint Jean et des saints Innocents). La vigile de Noël est bien de rite double mais il n'est pas indiqué que celle de l'Epiphanie est de rite semi-double etc.

Et puis, si on a là indiscutablement deux grandes fêtes populaires dans l'occident chrétien, qui restent bien connues de notre monde sécularisé, vous avouerez que treize desserts, c'est plus puissant qu'un galette !
images/icones/fleche2.gif  ( 794817 )Merci Turlure pour vos informtions par Jean-Paul PARFU (2016-01-08 16:52:31) 
[en réponse à 794813]

L’origine de l’Épiphanie est très ancienne, plus ancienne que Noël. On trouve trace de cette fête célébrée dès les années 150 en Orient.

On célèbre ce jour-là la "manifestation du Christ" dans le monde. Ce sont à la fois sa naissance, son baptême à l’âge adulte, et son premier miracle aux noces de Cana qui sont alors fêtés.

L’introduction de la fête de Noël en Occident au IVe siècle, vers 336, va changer quelque peu la donne. Avec Noël, c’est la naissance du Christ que les Chrétiens d’Occident se mettent à célébrer les 25 décembre. L’Épiphanie devient pour eux une fête de l’adoration des mages.

Voir aussi ici