Le Forum Catholique

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images/icones/mitre4.png  ( 792212 )"j’ai décidé (...) de relever le père Hervé Benoit de ses différentes charges pastorales" par XA (2015-11-27 09:07:22) 

"Pleurez avec ceux qui pleurent"

Communiqué du cardinal Philippe Barbarin au sujet du père Hervé Benoît.

« Consolez, consolez mon peuple, parlez au cœur de Jérusalem… » (Is 40, 1)

A la suite de la publication d’une tribune signée par le père Hervé Benoît, et après avoir pris le temps de le rencontrer et de l’écouter, j’ai décidé, en accord avec son évêque Mgr Armand Maillard, de le relever de ses différentes charges pastorales dans le diocèse de Lyon. Je demande au père Benoît de se retirer immédiatement dans une abbaye pour prendre un temps de prière et de réflexion.

Dans le contexte qui est le nôtre, il n’est pas acceptable que des chrétiens, à plus forte raison des prêtres, ne s’appliquent pas toujours et le plus possible à maintenir entre les hommes la paix et la concorde fondée sur la justice.

À l’issue des obsèques de Caroline Prénat, une jeune fille lyonnaise décédée au Bataclan, j’ai dit combien le texte du père Benoît était consternant et blessant. Mgr Maillard, l’archevêque de Bourges, souligne que « le ton de cette tribune ne traduit pas l’attitude d’un pasteur qui rencontre, écoute, accompagne les personnes dans la souffrance, dans une attitude de miséricorde ».

Le pape François vient de déclarer au premier jour de son voyage en Afrique : « Il y a des situations dans la vie où on ne peut que pleurer, et regarder Jésus sur la croix ». C’est ce à quoi j’invite les catholiques, spécialement lors de l’hommage national qui est rendu ce vendredi pour toutes les victimes du terrorisme.

Oui, c’est encore le temps des larmes. Nous entrerons dimanche dans l’Avent : les chrétiens se préparent à célébrer la venue du Messie, que la Bible appelle le « Consolateur ». C’est Lui qui vient effacer nos pleurs et consoler son peuple, Lui que nous accueillerons à Noël comme le « Prince de la Paix ».

Cardinal Philippe Barbarin
27 novembre 2015
images/icones/heho.gif  ( 792213 )Le diable doit s'en frotter les mains par Ennemond (2015-11-27 09:20:11) 
[en réponse à 792212]

Ce prêtre a soulevé une question qui pose un très grave problème, celui de chansons à saveur satanique, qui même si elles sont proférées par certains de façon insouciante n'en sont pas pour autant de gentilles petites comptines pour enfants. Le drame de l'abbé a sans doute été d'en parler trop vite. Mais la rapidité de la sanction (sous pression populaire de ceux qui ont été gênés qu'on soulevât le problème de ces chansons) est inouï, surtout lorsqu'on considère le laisser-aller dans la liturgie, les sermons - beaucoup sont hétérodoxes. Un article sur un site et voilà l'abbé relégué dans une abbaye comme s'il avait gravement erré dans la foi. Celui qui se fait "embrasser" dans la chanson de ce groupe doit s'en frotter les mains
images/icones/4a.gif  ( 792219 )Dans ce type d'histoires par Jean-Paul PARFU (2015-11-27 09:44:48) 
[en réponse à 792213]

Apparaît habituellement la trilogie infernale, si je puis dire, des salauds, des idiots et des lâches.

Le prêtre a été imprudent, voire maladroit ou idiot ; vous pourrez classer les évêques en question dans les autres catégories !
images/icones/4a.gif  ( 792273 )Les salauds, les idiots et les lâches ont été précédés par Athanase (2015-11-27 17:18:49) 
[en réponse à 792219]

... par les imprudents et les négligents, qui prennent des risques inconsidérés en discréditant leur cause. Il y a les sycophantes et leurs vociférations, mais icelles ont été provoquées par une maladresse que des médias pourris ont su utiliser de manière malveillante. Ils y ont réussi: il a suffi de tourner en boucle l'article, en s'appuyant sur des phrases, pour accréditer que l'abbé Benoît approuvait les attentats. C'était imparable. La faute de l'abbé Benoît aura été tout simplement de créer les conditions de son lynchage. Ce qu'il pouvait éviter. Nous ne sommes pas responsables de tout, mais quand on peut éviter des problèmes, évitons-les.

Nous sommes suffisamment fragiles, parfaitement à la merci des histrions de la laïcité, des dénonciateurs du système qui n'auront aucune difficulté à faire l'amalagame entre un prêtre en soutane et un imam salafiste. La cause n'est pas gagnée: on l'a vu dans l'Eglise, ces deux dernières années, et elle ne l'est pas non plus dans la société.

Je n'ai nullement envie que le catholicisme dit traditionnel se fasse avoir par des imprudences et des coups foireux. La Tradition n'a pas besoin de s'affaiblir davantage.

On m'a toujours dit que les grands drames ont commencé par des bêtises.

L'abbé Benoît pouvait penser ce qu'il a écrit, mais à une semaine des attentats, les braises étaient suffisamment chaudes pour que la machine à lyncher fonctionne. Pourquoi avoir affirmé être prêt à choquer, quitte à subir des réclamations ? C'est ce qui s'est passé. Il y avait quand même une considération élémentaire: la douleur des victimes, encore fraîche. Cet élément aurait dû être pris en compte: il ne l'a pas été été. Résultat: ces mobilisations, aussi scandaleuses soient-elles, ont mis l'Eglise et le cardinal Barbarin dans l'embarras, poussant ce dernier à la sanction. Il y avait tout un dilemme: soit le cardinal ne faisait rien, et c'était le risque de l'amalgame entre l'Eglise et l'islam, un malaise de plus en plus béant, soit c'était la distance avec le prêtre, une éventuelle sanction (ce qui fut fait), et la possibilité d'échapper à un lynchage général.


images/icones/neutre.gif  ( 792316 )On n'est jamais trahi que par les siens... par le torrentiel (2015-11-27 22:38:10) 
[en réponse à 792273]

Ici, l'abbé Benoît l'est par le cardinal Barbarin, qui préfère s'associer au deuil national pour les victimes avec François Hollande que de dénoncer le satanisme rampant avec l'abbé Benoît, le satanisme actif des musiciens et le satanisme passif et bêta de ceux qui les ont écoutés.


Il y a certes eu imprudence, pire, abjection de l'abbé Benoît quand il comparait victimes et terroristes. Mais n'a-t-il pas eu raison de douter de notre résistance par ces mots très forts:

"Nous vaincrons parce que nous somes les plus morts..."?


L'abbé benoît ne se faisait pas d'illusions en se collant à la dénonciation du satanisme passif qu'il n'aurait peut-être pas dû amalgamer avec le terrorisme actif. Il savait que, soulevant ce lièvre, il pouvait lui en cuire. Il lui en a cui en effet, c'est-à-dire que l'Eglise, à la différence de l'Inquisition d'un torquemada et pour mieux s'en démarquer, préfère se rapprocher du satanisme pratique que de dire avec l'abbé benoît que toucher aux idoles véhicule le sacré. Le cardinal Barbarin participe de la désacralisation d'une Eglise dont on sait depuis longtemps qu'elle ne croit plus au miracle, mais dont on va se demander si elle croit encore en dieu ou en diable.


Le cardinal barbarin que je ne sais plus quel journal avait appelé naguère "le Sarko de Lyon" et qu'on m'avait assuré avoir été formé à l'école du P. Gitton, est plus imprudent que le Père Benoît de choisir le siècle avec le parti pris de se poser en lanterne verte de l'Eglise de charlie, qui préfère être martyre du droit au blasphème que délatrice de Satan, à la manière de mon Eglise d'Alsace qui, pour sauver le concordat, demandait après Charlie aux autorités de l'Etat qu'on supprime le délit de blasphème, ce en quoi elle devançait J.L. Mélanchon.


La sanction disciplinaire que le cardinal inflige au Père Benoît paraît tirée du XVIIème siècle où l'on envoyait les maîtresses du roi se repentir au couvent de leur vie déréglée. Cette collusion avec le siècle est bien triste. A combien de reniements l'Eglise acceptera-t-elle de s'exposer au nom de la mondanité spirituelle pourtant vilipendée par un pape provocateur, mais toujours provocateur dans le sens du siècle lui aussi? Car enfin, on ne voit pas que ses provocations engagent à grand-chose, sinon à faire la guerre à Daech en ouvrant les frontières aux réfugiés de daech, ou encore à souhaiter le succès de la COP 21 dans une Afrique qui aurait plutôt besoin qu'on sauve les hommes que la planète. L'Afrique a déjà subi le réchauffement climatique...
images/icones/1b.gif  ( 792352 )pour une fois par jejomau (2015-11-28 11:27:50) 
[en réponse à 792316]

que je vous rejoins entièrement (dans votre tire en tout cas!)
images/icones/3c.gif  ( 792215 )Matthieu, ch 18 .... et Mgr va relever Jésus de ses fonctions aussi ? par Glycéra (2015-11-27 09:37:21) 
[en réponse à 792212]


""
6 Mais, si quelqu'un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu'on le jetât au fond de la mer.""

Jésus n'a-t-il pas pointé la les chefs de son époque ?

Va-t-il être renvoyé en cellule parce qu'il ne s'est (apparemment) pas contenté de guérir et de pardonner ?



Glycéra
en colère
c'est rare, mais là c'est.














images/icones/1n.gif  ( 792216 )Qui est le "patron" de l'abbé ? par Glycéra (2015-11-27 09:40:09) 
[en réponse à 792212]



Mgr de Bourges, où il semble rattaché ?
Mgr de Lyon, où il avait des charges ?

Et pourquoi Mgr de Lyon lui "demande"-t-il de se retirer en cellule ?

Moi pas comprendre le relation hiérarchique réelle.
images/icones/ancre2.gif  ( 792293 )Simple par Paterculus (2015-11-27 18:55:13) 
[en réponse à 792216]

L'Abbé Hervé Benoît est prêtre du diocèse de Bourges.
Il exerçait son ministère dans le diocèse de Lyon.
Une telle situation doit normalement être formalisée dans un accord écrit signé par les trois parties (les deux évêques et le prêtre).
C'est sans doute sur la base de cet accord que l'abbé va donner à ces décisions la suite canonique qui s'impose.
Car là, on atteint sa réputation, alors qu'il n'a rien fait qui mérite une pareille sanction.
VdP
images/icones/hum2.gif  ( 792222 )Pas de charité pour les ennemis de la charité... par Gaspard (2015-11-27 10:20:18) 
[en réponse à 792212]

Le texte du prêtre n'est à l'évidence pas charitable et écrit beaucoup trop vite, moult fautes d'orthographes faisant foi.

De là à ce que la sanction soit aussi forte, retrait de toutes ses fonctions et expédié au fond d'une abbaye, cela paraît complètement disproportionné.

Le prêtre n'a pas réellement pensé aux victimes en écrivant son texte, mais l'on peut penser que le primat des Gaules a eu la même réaction en ne pensant pas réellement au prêtre en prenant sa sanction...
images/icones/neutre.gif  ( 792284 )Cela vous sert à quoi d enfoncer le clou par Ritter (2015-11-27 18:09:31) 
[en réponse à 792222]

Prouvez le manque de charité s'il vous plait
images/icones/hum2.gif  ( 792226 )La part de vérité... par Vianney (2015-11-27 10:53:14) 
[en réponse à 792212]

 
...que l’on trouve dans la réaction à chaud du père Hervé Benoît, ses supérieurs n’y font pas la moindre allusion dans leur condamnation : c’est à croire que ce qu’on lui reproche surtout, c’est d’avoir rappelé l’existence du diable ! Quand on songe à la langue de bois dont eux et leurs confrères postconciliaires font habituellement preuve, une sévérité aussi unilatérale apparaît encore moins conforme à la justice et à la miséricorde dont ils se réclament à tout propos.

Toute ma sympathie à leur(s) victime(s) !

V.
 
images/icones/neutre.gif  ( 792239 )Ils sont plus pressés de chercher la "part de vérité" par Donapaleu (2015-11-27 12:34:53) 
[en réponse à 792226]

de l'islam, du judaïsme...
images/icones/fleche2.gif  ( 792281 )vous avez mis le doigt par Philippilus (2015-11-27 17:51:48) 
[en réponse à 792226]

sur l'endroit ou se situe le problème:

Réaction "à chaud".

Désolé, mais le "à chaud" est la dernière chose que l'on attend d'un religieux.

Le cardinal Barbarin a fait ce qui s'imposait: mettre ce prêtre à l'écart, là ou il pourra réfléchir et réagir à froid.

Des propos similaires, à froid, dans quelques mois, quelques semaines, ou quelques années, pourquoi pas? Notez par exemple que s'il disait aujourd'hui la même chose de Sharon Tate, ce n'en serait pas moins vrai, et ne causerait aucun scandale.

les victimes et leurs proches n'ont pas besoin de cela maintenant.

Quel bien ont fait ces propos? aucun
Quel mal ont-ils fait? Un scandale objectif, et un bel argument pour tous les ennemis de l'Eglise.

Philippilus



images/icones/neutre.gif  ( 792318 )Si je vous comprends bien, par le torrentiel (2015-11-27 22:45:57) 
[en réponse à 792281]

vous voulez que les prêtres ne soient que des pisse-froid qui ne vous servent que du réchauffé. Pardon, mais très peu pour moi!
images/icones/1g.gif  ( 792229 )Pas d'accord par Leopardi (2015-11-27 11:12:51) 
[en réponse à 792212]

Je vais essayer de faire simple.

Si votre enfant faisait partie des victimes, auriez-vous accepté un tel texte de la part de votre voisin, d'un ami? non!

Encore moins de la part d'un prêtre qui est censé être le visage de l'Amour, c'est à dire de Dieu.

Avant de faire une froide analyse des causes, il y a un temps de silence que la décence commande. Un minimum de délicatesse qui, dans le savoir-vivre du monde païen, est un pâle reflet de l'Amour du Christ.

Je ne trouve pas la sanction trop lourde car elle est à la mesure du scandale et de l'effet néfaste qu'un tel texte peut produire auprès des fidèles.

J'ai envie de dire, si c'est ça le prêtre idéal, je préfère encore être athée.

images/icones/fleche3.gif  ( 792232 )A la fois tripes et manichéisme... dans votre réaction. par Glycéra (2015-11-27 11:28:23) 
[en réponse à 792229]


Justement, si un des nôtres avant été tué, je ferais tout pour que ceux des autres ne le soient pas, surtout maintenant que l'évidence a crié !


Le prêtre aime aussi pour protéger les suivants dans la vie !

Il enterre, c'est miséricorde, et il baptise, c'est essentiel !
Il fustige ceux qui s'en prennent aux plus faibles, les comptant pour paille... surtout pour se faire du blé !



Le silence au sein des familles, oui.
Les cris avec les justes guerriers, oui.
Ce n'est pas OU OU ... c'est ET.
C'est chacun à son poste.
Le père Benoît est-il conseiller, consolateur, et rien d'autre.


Quand est-ce qu'on entendra la voix forte des évêques contre les profanateurs ? S'ils étaient audibles là, on les croirait quand ils demandent de parler bas pour quelques temps.


Que les lignes d'un prêtre ne soient pas votre style arracherait-il votre Foi ? Alors, il est temps que vous y travaillez pour tenir le coup mieux que cela. Sous les Borgia, vous auriez abjuré ?


Dans les coups durs, il n'est pas nécessaire d'être mou comme un édredon.

Dieu est un rocher, pas un coussin ni un mouchoir.
Son Esprit console, et fortifie. Il est Vérité.
Pas de démission, sinon, pas de Croix.


Dieu ?
C'est de l'inconnu, (Père)
de l'invisible (Esprit)
et de l'inutile (Fils)

Nous sommes prévenus !
Et avec cela, on marche... car Jésus est la Voie.

images/icones/neutre.gif  ( 792242 )Charité véritable par jean-marie dobrée (2015-11-27 12:42:36) 
[en réponse à 792229]

"Toute vérité qui n'est pas charitable procède d'une charité qui n'est pas véritable" (Saint François de Sales, cité par Camus)
Le cardinal Philippe Barbarin fait un beau cadeau à l'abbé Hervé Benoît en l'envoyant dans une abbaye, c'est à dire face au Dieu Charité qui, seul, lui permettra, le moment venu, d'être son témoin véritable.
images/icones/1f.gif  ( 792256 )Tout à fait d'accord par Nemo (2015-11-27 14:57:39) 
[en réponse à 792229]

Le texte de l'abbé est indécent vis à vis de gens qui ont payé de leur vie et les comparer à leurs persécuteurs est aussi grotesque que scandaleux.

Il condamne des gens qu'il n'a pas même écouté. Il fait un procès d'intention. Il ne manifeste aucune miséricorde, aucun amour.

Il prend les paroles de la chanson au premier degré. D'autres le font peut-être, qui le sait, mais certainement pas la majorité des auditeurs.

Et en effet si la religion catholique était représentée par ce prêtre, je prendrais le large. Du reste je ne vois pas beaucoup de prêtres prendre sa défense, on ne peut que le plaindre.

Si se retirer dans une abbaye est une sanction, alors c'est une sanction que je me suis appliquée bien souvent. Pas de quoi fouetter un chat.

Quant à la forme elle est indigne d'un prêtre, crétin n'est pas une façon de qualifier son prochain.

images/icones/neutre.gif  ( 792300 )AH bon??? par Jacques (2015-11-27 19:59:42) 
[en réponse à 792256]

Parce qu'en fait il suffit simplement de ne pas prendre au premier degré les paroles de ces chansons?? N'est-ce pas un peu facile comme raisonnement? Même au second degré, rire avec le diable ne peut jamais rien laisser sortir de bon! Après-tout au HELFEST ce ne sont que de joyeux lurons qui se griment en lucifer pour rire...
images/icones/neutre.gif  ( 792305 )Sans vouloir développer le phénomène par AVV-VVK (2015-11-27 20:32:35) 
[en réponse à 792300]

je pense aux réactions repoussantes (au début) quand les Beatles arrivèrent aux USA.
images/icones/neutre.gif  ( 792322 )Mais ce texte ne s'adresse pas aux fidèles ni aux victimes, il s'adresse à la société... par le torrentiel (2015-11-27 23:02:51) 
[en réponse à 792229]

Je vais aller dans votre sens sur un point:


Imaginez que la famille d'une victime s'adresse au P. benoît et lui dise:

"Votre texte m'a blessée."

Le devoir du P. benoît serait de la réconforter en lui expliquant qu'il ne s'adresse pas à elle ad hominem, mais qu'il est un "lanceur d'alerte".


Je suis d'autant mieux placé pour vous conforter sur ce point que j'ai, tout enfant, reçu la confidence de quelqu'un qui avait perdu la foi après qu'ayant perdu son fils, un prêtre lui eut asséné les paroles que Job init par déduire de lui-même comme sens de son épreuve:

"Dieu a donné, Dieu a repris, béni soit son saint Nom!"


Le P. benoît exagère en insistant trop sur la situation des victimes. Il fait bien en revanche d'établir un parallèle entre les terroristes et les profiteurs de cet attentat, que serait le groupe qui s'est produit en concert et qui veut faire du marketing.


Mais avant tout, il avertit la société que le diable n'est pas un détail. Et il le rappelle aussi à l'Eglise.


Pour la petite ou la grande histoire, une de nos idoles, Serge Gainsbourg, qui est allé presque mourir près de la basilique de Vézelay sans jamais y mettre les pieds, disait qu'il ne croyait pas en Dieu, mais au diable. Quel horrible athéisme inversé!

dans le même ordre d'idées, la femme de notre ex-président avait écrit une chanson où tantôt, elle demandait: "Que dieu me pardonne", et tantôt: "que le diable me pardonne!" Or les invocations au pardon du diable étaient, de mémoire, plus nombreuses que les invocations au pardon de Dieu, si toutefois elles pouvaient être mises en balance.


Le simple fait qu'une telle chanson ait pu être écrite et chantée à ce niveau de l'Etat en dit long sur la sujétion de nos puissants du jour au prince de ce monde.
images/icones/coeurbrise.gif  ( 792404 )Si un de mes 10 enfants faisait partie des victimes par Balbula (2015-11-28 22:18:34) 
[en réponse à 792229]

je serais, hélas!, extrêmement inquiète pour son salut ! D'une mort subite et imprévue, délivrez-nous Seigneur ! Je prie tous les jours pour que mes enfants ne meurent pas dans de pareilles circonstances. La mort subite et imprévue a toujours été considérée dans les siècles passés comme une punition divine.
Je préférerais de beaucoup entendre un prêtre défendre l'honneur de Dieu et remettre Satan à sa place que de voir les ultra sensibles mondains aduler hypocritement mon enfant en martyr de la liberté de faire n'importe quoi, et même d'embrasser le diable.
Pour travailler et vivre dans le milieu de la musique, je vous assure que les paroles de bien des chansons sont loin d'être innocentes. On ne les compose ni ne les chante, ni ne les écoute impunément.
Je soutiens de tout mon cœur le Père Benoît qui a eu le courage de dire ce que des saints ou Notre-Seigneur auraient dit en mots sans doute encore bien plus tranchants.
Entre les mots de la chanson des Eagles et ceux du Père Benoît, j'ai vite fait de choisir mon camp.
Dame Glycéra, je comprends tout à fait votre colère et vous remercie de votre saine réaction.
Union de prières,
Balbula
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 792448 )"Les femmes en tête" a dit Moïse... par Glycéra (2015-11-29 20:01:28) 
[en réponse à 792404]



Pour faire sortir les Hébreux d'Egypte...

Cela signifie que la colère peut nous prendre plus aux tripes ?
Ou bien que Dieu sait de quoi la partie féminine des chaque âme est capable ?

Ou bien les deux !

Salutations Dame Balbula.
Soyons dignes de la mère des Macchabées...

qui n'a pas téléphoné à ses amis influents, ni fait des charmes aux juges iniques, ni pleurniché ses enfants injustement traités.

Préfigure Marie,
qui n'a ni crié, ni tapé, mais n'a jamais failli à soutenir les forces d'âme de son fils, "Stabat Mater".

Tout faire pour que cela n'arrive pas.
Tout ? ce qui est divin, pas le reste !
Donner toute notre force aux enfants qui souffrent, pour les attirer à Dieu. Quelqu'ils soient, même nuls ou abêtis par d'autres !




images/icones/barbu2.gif  ( 792455 )Vous me faites penser à cette histoire horrible... par Sacerdos simplex (2015-11-29 21:06:27) 
[en réponse à 792448]

...d'autant plus horrible qu'elle pourrait bien vraie, hélas...

(âmes sensibles s'abstenir !...)

Elle est vraiment horrible...



Un intello va faire une période d'aide humanitaire dans un pays un peu exotique.
Il est choqué de voir, conformément aux habitudes du pays, un homme marcher, suivi par sa femme qui le suit 4 pas derrière lui.
En bon intello, il lui fait part de sa surprise et de sa désapprobation de voir une telle discrimination, et hop un petit sermon.
Un grognement fut sans doute la seule réponse qu'il reçut.
Fier du devoir accompli, il revient en France, et retourne là-bas un an après.
Il voit le même homme qui marche ; mais cette fois il suit sa femme, qui est 4 pas devant.
- "Ah, je suis agréablement surpris !... Vous avez...
- Ben non, c'est à cause des mines anti-personnel..."



images/icones/nul.gif  ( 792461 )Vielle histoire connue et méprisante... par Glycéra (2015-11-29 21:37:54) 
[en réponse à 792455]




Je n'ai pas aimé que ce soit vous qui l'écriviez ici.

Mais ce n'est que mon avis.

Je préfère les femmes des Hébreux qui chantent à L'Eternel quand tout le monde est sorti de l'esclavage !
images/icones/neutre.gif  ( 792465 )Votre histoire n'est pas plus horrible par le torrentiel (2015-11-29 22:51:18) 
[en réponse à 792455]

que celle qui clôt le livre des juges, où un homme qui vient de récupérer sa femme retournée vivre chez son père arrive dans une ville de la tribu de Benjamin, trouve l'hospitalité dans une maison dont des vauriens font le siège de la porte. L'hôte se porte garant de la sécurité de l'homme qui présente sa femme aux brigands. Ils la laissent pour morte, elle vient finir ses jours à l'aube, devant la porte de la maison de l'hôte. Le mari rentre chez lui, découpe sa femme en morceaux qu'il envoie à toutes les tribus d'Israël pour qu'elles combattent celle de benjamin d'où sont issus les bandits qui avaient abusé de sa femme, mais aussi l'hôte qui s'était porté garant de ce mari qui ne s'était pas porté garant de sa femme, mais qui, tel Adam, l'avait envoyée au casse-pipe, devant le serpent comme plus tard devant Dieu:

"Ce n'est pas moi, c'est elle..."


Vous ne trouvez pas que Nicolas Sarkozy, cet homme politique qui a acquis de l'intériorité et plus seulement de l'ambition lorsqu'il est devenu ministre des cultes,a quelque chose d'Adam? Ca m'est apparu quand il a envoyé Cécilia, la femme dont il était en train de divorcer, libérer les infirmières bulgares de l'emprise du violeur Khadafi sous la protection du voleur Guéant, disent les mauvaises langues? Etait-ce pour que Khadafi la viole et pour pouvoir la découper en morceaux afin de pouvoir faire la guerre en Lybie d-s 2008 sans rembourser la Libye ni payer les frais de divorce? C'est à mon tour, je le crains, d'être mauvaise langue. Pourtant nos dirigeants n'ont rien à envier aux antiques juges ou aux moeurs atroces des princes exotiques. A moins que j'extrapole?
images/icones/nul.gif  ( 792244 )Sanction totalement disproportionnée ! par Rodolphe (2015-11-27 13:19:48) 
[en réponse à 792212]

J'entends bien que le texte litigieux était excessif et pouvait choquer. Mais ce bannissement ("je demande au père Benoît de se retirer immédiatement dans une abbaye pour prendre un temps de prière et de réflexion") constitue une sanction "hystérique". Si seulement c'était par courage... Mais c'est par peur !

Que ne ferait pas Mgr Barbarin pour être bien vu...

On l'avait connu approuvant la merde envoyée sur le visage du Christ par Castellucci. Le voilà maintenant prêt à envoyer un prêtre à l'abattoir pour satisfaire ceux qui ne trouvent rien à redire à "Kiss the devil". Veut-il, lui aussi, lui "rouler une pelle" ?

Toujours est-il que contrairement à ce qu'on a prétendu, les attentats n'étaient pas "aveugles". Ils ont visé ce qui constituait des lieux de soûlographie inacceptable, aux yeux des musulmans, ainsi qu'une salle de spectacle où le Diable était "invoqué"...
images/icones/bravo.gif  ( 792245 )bien d'accord par Adso (2015-11-27 13:40:00) 
[en réponse à 792244]

tout est dans le titre...

Pour une fois qu'on est d'accord...
images/icones/1y.gif  ( 792257 )Plan de Dieu ? ... Bénédiction que d'être moine et c'est... ridicule que de dire "sanction" par Glycéra (2015-11-27 15:20:02) 
[en réponse à 792244]


C'est sanct(ificat)ion qu'on pourrait lire. Car le monastère est la vie parfaite ...

Sinon, c'est à peu près :
"va au coin, va dans ta chambre réfléchir un peu ;
je t'appelerai plus tard, à mon moment."

Ce n'est pas le choix d'envoyer en abbaye qui est choquant.
C'est de dire que c'est une sanction, après audience.
C'est même injurieux pour les moines que de laisser présenter cela comme une punition.

D'ailleurs sanction ne veut pas dire punition ! Réviser son français... Un 10/10 est une juste sanction d'un travail bien fait.

Ce qui est grave, pour tout supérieur, est de disproportionner, de mélanger, de se venger...
Puisque tu as chatouillé ton voisin, je te mets 0/10 à tes exercices, pourtant tout à fait réussis... C'est du même ordre de désordre.
La justesse est 10/10 à l'exercice, et avertissement en conduite.



Discuter ceci est se mêler d'une affaire interne.
Se renseigner est précision pour comprendre ce qui est réel.
Je ne m'interroge que sur les faits, et je ne réagis que sur le texte, pas sur ce que les gens y imaginent de la tête et encore moins de l'âme de son rédacteur ! Ou imaginent y lire selon leurs lunettes.
S'en tenir au texte, et aux dits de ce texte.




Penser aux spectateurs victimes :

Mourir là, ou y recevoir des blessures dont on ne se remet jamais de sa vie terrestre, à quoi cela sert pour faire grandir son âme ?

- Ou bien à une prise de conscience des paroles sataniques, et une demande de pardon au moment de la mort.
- Ou bien une ignorance invincible, et une mort "imméritée" comme tant d'autres.
- Ou bien une occasion de repenser à ce qu'on avait jamais compris de notre monde perverti dans son fond même, et de s'en rendre tellement compte qu'on aura le courage de le dire aux plus jeunes.

Je n'arrive pas à lire que l'abbé B dise que les tués sont les fautifs... Mais j'ai peut-être une autre vision de la Réalité.




Et Marie, qu'y a-t-elle vu, elle ?

De ses enfants ? De ses enfants qui désiraient à chaque instant être tout à Dieu ? Suivre partout l'Agneau son Fils ? Rester dans l'Esprit de celui qui a engendré en elle ? Qui engendre en nous ?



C'est cela qui compte.
Et Heureux ceux qui sont calomniés par action pour Dieu, à cause de leur action pour Lui.

Je ne comprend pas la position de Mgr de Lyon.
Mais qui suis-je dans ces rouages ? Qui comprend tout ici ?


Pleurer des faux jugements, pleurer de la peine, pleurer avec le coeur de Marie qui voit tout ce gâchis, et en souffre tant plus que nous.




Glycéra
abasourdie des lignes de ces jours-ci...
Mais pas si étonnée que cela...
C'était prévisible !











images/icones/hein.gif  ( 792258 )Où avez-vous lu le mot sanction? par Leopardi (2015-11-27 15:23:48) 
[en réponse à 792257]

tout est dans le titre
images/icones/fleche2.gif  ( 792262 )J'ai résumé... c'est vrai. Le "après avoir écouté, j'ai décidé..." par Glycéra (2015-11-27 16:01:57) 
[en réponse à 792258]


...
J'ai lu,
J'ai vu,
J'ai convoqué,
J'ai écouté,
Je lui reproche ici, en public...
"il n’est pas acceptable que ...des prêtres, ne s’appliquent pas ... à maintenir entre les hommes la paix "

J'ai décidé.... de le relever de ses fonctions .
Je lui ai demandé de se retirer au loin...


J'ai résumé ces 7 lignes avec le mot : "sanction"
(rappelant ses deux sens en français, le positif et le négatif)
Et je viens de voir que la première occurrence littérale est le titre du message de Sieur Rodolphe.


Mais qui n'a pas perçu les faits comme une prise de sanction ?
S'il en est, que celui-là explique ce qui s'est passé, et trouve un autre mot pour résumer...



Merci de la précision de votre remarque.
Glycéra
images/icones/1f.gif  ( 792266 )C'est simple par Leopardi (2015-11-27 16:54:09) 
[en réponse à 792262]

l'évêque considère les propos de son clerc inappropriés et, afin à la fois d'éviter le scandale et que celui-ci fasse une prise de conscience, il l'envoie méditer dans une abbaye.

Comme il n'est plus temporairement disponible, il faut bien le relever de ses fonctions.

Après, il est probable que son intervention demeurera dans les mémoires et il vaudra mieux qu'il aille se refaire une virginité ailleurs...
images/icones/interdit.gif  ( 792312 )C'est une "sanction déguisée" ! par Rodolphe (2015-11-27 21:54:37) 
[en réponse à 792266]

C'est le terme utilisé en droit pour désigner une mesure à forte "coloration" punitive prise par une autorité qui n'a pas la compétence disciplinaire et/ou qui n'a pas respecté les droits de la défense (procédure disciplinaire)...

C'est une sanction malgré tout -le terme est approprié-, mais elle est clairement illégale!

images/icones/1n.gif  ( 792290 )Qui nous parle souvent de nos "frères en humanité" ? par Glycéra (2015-11-27 18:36:52) 
[en réponse à 792244]

N'est-ce pas une parole appréciée, redite, admirée, généreuse, ouverte, un modèle de compréhension de nos amis, ou ennemis aussi ? Voici ce qu'il faut faire ... avec nos "frères de couleur", nos "frères défavorisés", "nos frères ..." ci ou ça, selon les lieux et les associations de grande humanité qui parlent pour nous émouvoir, nous faire agir vers les autres.

Nos "frères en humanité", nos semblables, puisque l'âme n'a pas de couleur ; et que leur déveine, ou leur origine géographique est juste une histoire de loterie incompréhensible, assortie d'un "ouf, c'est pas moi"... et sans plus méditer ce que Dieu dit dans son plan sur chacun.

Nous l'entendons applaudir dans les congrès, nous méditons, l'air sérieux, concentré, l'expression "frère en humanité" dans les sessions de travail, de progrès spirituel, etc.



Mais quand un prêtre dit "frère siamois", c'est une injure à un homme tué par une autre homme ? Et cela mérite une mise de côté ?


Il doit y avoir une chose qui m'échappe...
images/icones/barbu2.gif  ( 792260 )Ces lignes de la fin du communiqué... par Glycéra (2015-11-27 15:49:20) 
[en réponse à 792212]


"
Oui, c’est encore le temps des larmes. Nous entrerons dimanche dans l’Avent : les chrétiens se préparent à célébrer la venue du Messie, que la Bible appelle le « Consolateur ». C’est Lui qui vient effacer nos pleurs et consoler son peuple, Lui que nous accueillerons à Noël comme le « Prince de la Paix ».

Cardinal Philippe Barbarin
27 novembre 2015
"



1 -
Combien de temps faut-il pleurer ?
Sans rien faire ou dire d'autre ?
Jusque Noël, et les jours d'après ? Combien de jours : 40 jours ?

Et les organisations terroristes respecteront ce temps ?
Fâcheux souvenir de l'attaque des civils au Nouvel-An, exprès, en Indochine... Parce que c'était jour de fête. Donc de moindre veille.

2 -
Le Consolateur, celui là est Esprit de Vérité.
Cela se dit paraclet en grec.
Il ne se tait pas. Il ne se cache pas. Il donne ses sept dons : la crainte d'offenser Dieu, et la force en font partie. La prudence n'est pas d'attendre sans rien voir, ni prévoir.
Faire prier pour que l'Esprit donne aux gouvernants la force de voir clair... est-ce idiot ? J'aurais aimer le lire dans ce communiqué.


3 -
Jésus est-il ou non le Roi du monde ?
Ici, c'est de la mémoire courte : nous sommes dans le temps du Christ-Roi, non ? C'est plus qu'Isaïe qui annonçait sa venue, c'est Révélation par le Seigneur venu.
Jésus ne donne pas Sa "paix comme le monde la donne" !...
Ou alors, serait-on à l'heure de la Passion : Pierre, remets l'épée au fourreau ? Aller prier, veiller... Et ils dormirent.




Voilà trois points qui me choquent dans les lignes d'un Mgr.
J'aurais vraiment du mal à ne pas mépriser son interprétation.
Heureusement que je ne lui ai pas, un jour, voué allégeance...

Glycéra

PS
Où est le vrai respect ? respecter les gens, (actuelles et futures) victimes des tireurs aveugles ; prier aussi pour les brutes, pour leur âme, qu'elle voit la réalité au lieu de gober, elles aussi, les dires des diables. Aimer son ennemi n'est pas lui laisser la place de continuer à détruire chez les nôtres.




images/icones/fleche2.gif  ( 792283 )réaction de M. l'abbé BENOIT après ce tollé médiatico-ecclésial par Attente ac devote (2015-11-27 18:09:06) 
[en réponse à 792260]

C'est à lireici.
Je le trouve très digne.
images/icones/bible.gif  ( 792265 )Spectacle : Citation du droit canon... Qui a le courage de l'appliquer parmi nos pasteurs ? par Glycéra (2015-11-27 16:43:06) 
[en réponse à 792212]


"Can. 1369 - Qui, dans un spectacle ou une assemblée publique, ou dans un écrit répandu dans le public, ou en utilisant d'autres moyens de communication sociale, profère un blasphème ou blesse gravement les bonnes moeurs, ou bien dit des injures ou excite à la haine ou au mépris contre la religion ou l'Église, sera puni d'une juste peine."


Qui a proféré des blasphèmes en acclamant, aimant Satan au Bataclan ? Ou ailleurs.

Qui a signé le contrat dans la salle du Bataclan avec un groupe connu, typé ? Pour servir l'Esprit de Dieu ou bien pour son profit ?

Qui a payé sa place pour applaudir et se réjouir d'une bonne soirée ? Ceux qui déjà achètent les disques.

Qui n'a rien dit de ces participations si prisées ? Il n'y a pas que des chrétiens pour y aller, mais qui a averti les catholiques de ce canon § 1369 ? Leurs pasteurs catholiques et courageux ? Soucieux des âmes de leur troupeau ?



Dois-je ajouter : "j'dis ça, j'dis rien." ?

Lire la déclaration vengeresse d'une dame de
""
La Conférence catholique des baptisé-e-s francophones (CCBF), présidée par Anne Soupa, bibliste spécialisée dans la vulgarisation de la Bible, a publié une lettre ouverte sur le site du Huffington Post . Adressée au cardinal de Lyon, elle réclame des sanctions...
"

Des pressions ? Y céder ? Euh ...



images/icones/1p.gif  ( 792267 )Dites donc? par Leopardi (2015-11-27 16:56:25) 
[en réponse à 792265]

Je vous ai connue plus modérée. Apparemment il y a quelque-chose de personnel dans vos réactions...
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 792274 )C'est dire que vous ne me connaissez pas... par Glycéra (2015-11-27 17:33:38) 
[en réponse à 792267]





Rien de personnel.
Cherchez ailleurs si vous voulez trouver.

Ma combativité, toute de défense pour quelqu'un, vient d'avoir déjà vu de près l'injustice et des condamnations injustes.

Je pars en colère au mensonge s'il "tue" ou blesse trop quelqu'un. *

Je déteste la mollesse, et la lâcheté.
Celle des clercs qui se taisent au blasphème en est un exemple !
Se tromper de cible, en est un autre.
Se contenter d'entendre ses propres tripes et juger de tout sur leur douleur aussi.

Maintenant, est-ce plus parlant ?
"Sans force, nulle douceur n'existe !"
cf mon chéri Mgr François de Sales.

Se serait-il tu, lui ?


Glycéra
qui a déjà été modérée par la modération... ;-)

Et qui aussi que Pilate était "un modéré" dans son genre !
* Mensonge sur moi ? S'il fait mal, c'est que je manque de foi, de centre, d'assise, ou que j'ai lâché la main maternelle de mon Dieu de Père...
images/icones/1d.gif  ( 792287 )[réponse] par Le Senne (2015-11-27 18:15:50) 
[en réponse à 792274]

Le Diable entend les intentions vraies, pas les mots. Il faut relire Roscelin de Compiègne sur ce point. Pauvres victimes, pauvres familles. Je reviens ici pour voir ce qui se dit, en souriant, au sujet de cet immonde "abbé". J'espère que, au placard, il aura le temps de prier Saint Mathurin...

images/icones/1a.gif  ( 792289 )Savez-vous mettre un titre ? par Glycéra (2015-11-27 18:25:40) 
[en réponse à 792287]



Sieur Le Senne,

Vous n'en aurez pas mis beaucoup depuis que vous venez parfois écrire.

Pourquoi envoyer lire Roscelin ? Pourriez-vous expliquer ?
N'a-t-il pas proféré des hérésies condamnables ?

Glycéra

qui ne comprend pas non plus le rapport avec son message, répondiez-vous à quelqu'un d'autre, ou à la cantonade ?


images/icones/neutre.gif  ( 792291 )[réponse] par Le Senne (2015-11-27 18:45:21) 
[en réponse à 792289]

Oh comme cela, à la cantonade ! Oui, condamné pour hérésie, comme son adversaire l'illustre Abélard, au sujet de la Trinité (mais quel débat passionnant pour l'Eglise !). On devrait lui faire un procès à ce talentueux hérétique, on en parle plus depuis le XIème siècle... Cela le remettrait dans l'actualité.

Bon vent (et coucou à l'abbé Benoit !)


images/icones/ancre2.gif  ( 792268 )Mon soutien confraternel... par Paterculus (2015-11-27 16:56:40) 
[en réponse à 792212]

... à ce prêtre qui, si peut-être il a choqué au mauvais moment, a quand même dit des choses vraies.
Et que ses supérieurs le frappent ainsi fait qu'on peut leur reprocher de ne pas frapper également ceux qui trompent les fidèles.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/bravo.gif  ( 792296 )Merci, de ne pas huler avec les loups par Semetipsum (2015-11-27 19:48:45) 
[en réponse à 792268]

Merci M. l'abbé de ne pas hurler avec les loups!
"Libération" avait commencé à le dézinguer et une pétition avait été lancée.
La référence à Ph Murray

Écoutez le sage : « Chers djihadistes, chevauchant vos éléphants de fer et de feu, vous êtes entrés avec fureur dans notre magasin de porcelaine. Mais c’est un magasin de porcelaine dont les propriétaires de longue date ont entrepris de réduire en miettes tout ce qui s’y trouvait entassé. […] Vous êtes les premiers démolisseurs à s’attaquer à des destructeurs. Les premiers incendiaires en concurrence avec des pyromanes. Nous triompherons de vous. Nous vaincrons parce que nous sommes les plus morts » (Philippe Muray).


était pourtant excellente.
On a toujours tort d'avoir raison trop tôt!
(Merci Marguerite)
images/icones/iphone.jpg  ( 792309 )Pour ma part. par XA (2015-11-27 21:27:53) 
[en réponse à 792268]

Personnellement, j'étais sur la même ligne que l'abbé Benoit sur le fond. Moins sur la forme.

Je pense qu'il aurait pu attendre attendre un peu avant de publier cette tribune. Je crains qu'il n'ait été victime d'un réseau qui a prouvé (qu'on y pense) qu'il n'a pas les moyens de le défendre, au-delà d'un appel auX donS pour payer des frais d'avocat...

Je pense pour ma part que le catholicisme traditionnel mérite mieux que ce lobbying de pacotille.

Je m'unis aux prières des liseurs qui confient l'abbé Benoit à Notre-Dame.

XA
images/icones/fleche2.gif  ( 792314 )Ne semblons pas renvoyer dos-à-dos les coupables et les victimes. par Scrutator Sapientiæ (2015-11-27 22:11:42) 
[en réponse à 792212]

Bonsoir XA,

1. D'une manière générale, je ne pense pas qu'il soit très chrétien, ou même très humain, d'argumenter au point de donner fortement l'impression que l'on est vraiment en train de placer sur le même plan, ou de renvoyer dos-à-dos, les coupables et les victimes. Je ne dis pas que je pense que c'est ce que le Père Hervé Benoît a fait, mais je dis qu'il ne faut pas donner l'impression que l'on est en train de le faire.

2. Il me semble qu'il existe au moins deux "cultures de l'excuse" :

- celle qui excuse le violeur parce qu'il a grandi, vécu, dans un milieu non favorisé, dans le domaine économique et en matière éducative, ou parce que lui-même a été, dans son enfance, témoin ou victime,

et

- celle qui excuse le violeur parce que sa victime se promenait en mini-jupe, et s'est donc comportée, aux yeux de certains, comme si elle l'avait "bien cherché", ou comme si elle l'avait "mérité", car "provoqué".

C'est en tout cas ce que je crois, mais je me trompe peut-être, en écrivant ce qui précède.

3. De toute façon, si "culpabilité culturelle" il y a,

- d'une part, ses origines sont situées en amont et en surplomb, par rapport au concert qui a eu lieu au Bataclan, le vendredi 13 novembre 2015, et c'est toute une pédagogie, toute une mise en vigilance, qu'il faudrait pouvoir faire, que nous devrions pouvoir faire, en ce qui concerne ces origines (la survalorisation de la prise de plaisir, au moyen de la transgression symbolique, dans la culture actuelle),

- d'autre part, cette "culpabilité culturelle" ne pèse évidemment pas du tout du même poids, face à la "culpabilité criminelle" des djihadistes qui ont sévi ce soir-là, et qui ne s'en sont d'ailleurs pas pris uniquement aux personnes qui assistaient à ce concert.

Merci pour votre compréhension, au contact de ces quelques lignes, car je n'ai pas la prétention de connaître en profondeur toute cette affaire, et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 792317 )Cher Scrutator par Ritter (2015-11-27 22:45:10) 
[en réponse à 792314]

La culpabilité culturelle, mais n'est il pas écrit qu'il faut craindre ce qui ruine l'âme...
La culpabilité culturelle c'est aussi l'avortement, la distribution à des mineurs de produits contraceptifs qui à terme donneront avc ou cancer..
Ce prêtre serait-il coupable d'avoir oser envisager la jeunesse éloigné du Christ d'un coté et de l'autre de la barrière comme victime, car ce n'est que cela son papier....

images/icones/fleche2.gif  ( 792370 )"Apostasie" culturelle et catholicisme "lévinassien". par Scrutator Sapientiæ (2015-11-28 14:51:41) 
[en réponse à 792317]

Bonjour et merci, Ritter.

Quelques remarques très rapides.

J'écris ce qui suit en pensant avant tout au contexte français.

1. D'une part, nous sommes en présence d'une "apostasie" culturelle intra-mondaine, d'inspiration post-moderne, au moins depuis le début des années 1970, MAIS quand bien même les victimes du Bataclan seraient des victimes consentantes de cette "apostasie" culturelle (évidemment à cause de leur orientation culturelle, et non à cause à cause de l'attentat du 13 novembre 2015) je persiste à ne pas écrire, par exemple, ce que l'on trouve, de "Je vais aller plus loin" à "Où est l'horreur, la vraie ?" :

Ici.

2. D'autre part, nous sommes en présence d'un catholicisme "lévinassien", beaucoup moins intégraliste et beaucoup plus personnaliste que le catholicisme "maritainien", au moins depuis le début des années 1990, et ce catholicisme "lévinassien" (mais je suis preneur de toute formulation plus appropriée)

a) se prête mal à des prises de position attentives, courageuses, énergiques, face à cette même apostasie culturelle,

b) se prête bien à des surréactions disciplinaires ou hiérarchiques, "parfois" précisément contre ceux là mêmes qui s'en prennent à ce qui se produit au sein ou autour de cette apostasie culturelle.

3. Il me semble vraiment qu'il y a quelque risque de contradiction, à parler de "frères siamois",

- d'une part à propos de porteurs de "valeurs chrétiennes" (c'est quoi ?) "devenues folles" (ce à quoi je réponds souvent que ce ne sont pas des vertus, que certaines d'entre elles n'ont jamais été chrétiennes, et que d'autres ou les mêmes ont toujours été folles),

- d'autre part à propos de porteurs de "valeurs musulmanes devenues encore plus folles au contact de la modernité" (elles l'étaient donc moins avant ? Il faudrait pouvoir s'en assurer, le vérifier).

4. Et il me semble également qu'il y a quelque risque de disproportion, à écrire ce qui suit :

"Les uns portent le maillot du PSG – « Fly Emirates » en effaçant le berceau de Louis XIV, et les autres profitent du même argent pour se faire offrir un costume en bombes."

En quelques mots, non polémiques, je viens d'écrire ce que je crois.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 792411 )Les victimes culturelles... Non au consumérisme sans personnalité! par le torrentiel (2015-11-29 00:58:35) 
[en réponse à 792370]

Bonsoir, Scrutator,

J'écris ces lignes en tremblant, et votre message me donne matière à clarifier ma position.


Constatons d'abord que le billet du P. Benoît fait parler et suscite un malaise, parce qu'il met sur le même plan les victimes passives de modes culturelles décadenteset des crimes qui les ont occises d'une part, et de l'autre côté les criminels qui ont fomenté et provoqué directement leur mort, et ceux qui les ont abreuvées d'un satanisme auquel elles étaient plus ou moins consciemment consentantes.


Le malaise que suscite le billet du P. benoît vient donc de ce que, non content de ne pas sacrifier à la rhétorique émotionnelle et compassionnelle sous prétexte que prêtre, il a rendu ses devoirs aux morts en célébrant pour eux des messes, il met sur le même plan les actifs et les passifs. Les actifs, ce sont les terroristes et les satanistes. Les passifs, ce sont (ou ce seraient) les spectateurs, consommateurs des productions des satanistes et victimes des crimes des terroristes.


Vous avez distingué la culpabilité criminelle et la culpabilité culturelle, qui ne sont pas équivalentes sur une échelle de gravité. Soit. Le langage de la société a quant à lui organisé la déconscientisation des masses en mettant en avant le vocable de "consumérisme". Les consommateurs deviendraient, sous l'effet du consumérisme, des êtres sidérés, inconscients, victimes, non de ce qu'ils ont renoncé à produire, non de ce qu'ils ont renoncé à faire jouer la loi de l'offre et de la demande en commençant par demander, mais de ce qu'ils seraient incapables de sentir et de vouloir.


Ce consumérisme ne pourrait être autre chose que victimaire, et cela tombe bien, puisque plus personne ne veut être aux prises avec le sentiment de culpabilité, plus personne ne veut faire son examen de conscience. On préfère l'inconscient à l'examen de conscience, celui-là même qui discerne la culpabilité réelle de la culpabilité imaginaire. Le consumérisme est victimaire, et le consommateur est bien content de ne pouvoir être, par position, du côté des bourreaux, comme ce serait le privilège de l'écrivain, a prétendu Gilles deleuze, de "sortir du rang des criminels".


La victimisation du consommateur au moyen du consumérisme affleure au moment épistémique où la civilisation n'accepte plus que son corollaire soit la responsabilité.La crise de la responsabilité est devenue sensible dans la crise de la civilisation à travers le "moment Charlie". Les assassinés de "Charlie" n'étaient certes pas des consommateurs, mais des créatifs et des producteurs. Mais à aucun moment ceux qui les ont pleurés n'auraient pu envisager que, s'ils étaient des martyrs de la liberté d'expression, voire de provocation, c'était qu'ils étaient responsables. Ils étaient martyrs dans la mesure où ils acceptaient d'être responsables. Mais comme ils ne voulaient ni être responsables, ni être martyrs, on les a fait passer pour des victimes innocentes. On les a intégrés à la folle grille de lecture girardienne où la victime est toujours innocente et où le violent est toujours le salaud intégral, dont la monstruosité vient de ce qu'il reste rivé à sa vengeance et à son désir mimétique. Le terroriste est un monstre, car nous lui refusons le droit de se venger de nous, qui refusons d'être responsables.


La figure la moins responsable et la plus victimaire est celle du consommateur, présentée comme la double victime de la culpabilité culturelle et de la culpabilité criminelle. Eh bien, si nous en faisions, avec le P. Benoît, non pas une double victime, mais une simple victime! Le consommateur resterait victime de la folie criminelle, mais il participerait à la culpabilité culturelle en tant qu'il aurait choisi, non pas de mourir, mais de courir le risque de mourir tandis que serait invoqué le nom du diable en sa présence et sous ses applaudissements. Le consommateur aurait couru ce risque pour se divertir au moyen du prestige du sacré.


Je compatis de tout coeur au statu de victime de la culpabilité criminelle de ces citoyens de mon pays que j'aimerais voir encore à nos côtés, et qui avaient plus d'intérêt que moi à continuer de voir la lumière du jour, j'écris cela sans pathos ni humour noir. Mais je ne compatis pas du tout à la part d'activité criminelle que les victimes culturelles, ou que les idiots utiles du satanisme ordinaire avaient en leur qualité (ou leur défaut) de consommateurs débilités par le consumérisme.


Et je regrette enfin, sur un plan plus métapolitique et moins grave, que le consumérisme aboutisse à ce que le pouvoir s'exerce sur ce qu'Emmanuel Todd appellerait des zombies. Je le déplore, car il n'est pas dans la nature du pouvoir de ne pas rencontrer de résistance. Or le consumérisme fait précisément croire aux consommateurs, ses victimes, qu'ils résistent. Leur seule force de résistance dans cette épreuve et leur seul patriotisme est de défendre la "franch way of life" et de rétorquer, comme George Bush en son temps, que le mode de vie français, "festif, ouvert et cosmopolite", n'est pas négociable. Leur seul patriotisme possible est la boboïtude où le drapeau devient "tendance". Cette incapacité à résister est d'autant plus anachronique et terrifiante que François Hollande, dont on a compris depuis longtemps qu'il est une graine de George Bush, en profite pour faire la simili-politique du Front national à l'intérieur, et pour semer la terreur à l'international en impliquant notre pays dans nombre de guerres où il n'a que faire. Nos concitoyens consommateurs sans couleur avalent cette ultime couleuvre et prennent pour argent comptant cette politique odieuse.
images/icones/idee.gif  ( 792421 )L'envahisseur est là pour nous aider... Dieu n'est pas fou ! par Glycéra (2015-11-29 10:16:46) 
[en réponse à 792411]



J'ai répondu un message mixte...

Il est placé dans ce fil qui commence

sur les prophéties de Luisa P.

images/icones/radioactif.gif  ( 792325 )Bernanos par Vincent F (2015-11-27 23:56:34) 
[en réponse à 792212]

en son temps avait sur l'incendie du bazar de la charité des propos autrement plus infâmes que ceux de l'abbé Benoît.
Il semble qu'il y ait plus de peureuses aujourd'hui.
images/icones/iphone.jpg  ( 792337 )Non pas Bernanos. par Bertrand Decaillet (2015-11-28 08:24:29) 
[en réponse à 792325]

Non pas Bernanos (nous sommes en 1897), mais Leon Bloy.