Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=784708
images/icones/carnet.gif  ( 784708 )Les divorcés remariés ne doivent pas être traités comme des excommuniés,selon le Pape par Jean Kinzler (2015-08-05 18:08:53) 

Les divorcés remariés «font toujours partie de l’Eglise» et ne doivent pas être traités comme des excommuniés, a affirmé mercredi le pape François, alors que le sujet s’annonce explosif au synode sur la famille en octobre.

Sans remettre en cause le dogme catholique sur le mariage religieux, qu’il appelle régulièrement à remettre à l’honneur, le pape a estimé «qu’un accueil fraternel et attentif dans l’amour et la vérité est nécessaire envers les baptisés qui ont établi une nouvelle relation après l’échec d’un mariage sacramentel».

«En effet, ces personnes ne sont pas excommuniées - elles ne sont pas excommuniées ! - et ne doivent absolument pas être traitées comme telles. Elles font toujours partie de l’Eglise», a-t-il martelé lors de son audience hebdomadaire dans la vaste salle Paul VI, provoquant des applaudissement nourris.

De plus, «il est nécessaire, par amour de la vérité, de bien discerner les situations, faisant par exemple la différence entre qui a subi la séparation et qui l’a provoquée», a insisté le pape.

Fin juin, lors de sa dernière audience générale du mercredi avant une suspension durant tout le mois de juillet, Jorge Bergoglio avait déjà fait preuve de pragmatisme en reconnaissant qu’une séparation était parfois inévitable.

«Elle peut même être moralement nécessaire, quand il s’agit de soustraire l’époux plus faible, ou les enfants en bas âge, aux blessures plus graves causées par l’intimidation et la violence, l’humiliation et l’exploitation, mais aussi l’indifférence», avait-il expliqué.

«Pas de portes fermées ! Tous peuvent participer d’une manière ou d’une autre à la vie de l’Eglise», a martelé mercredi le pontife argentin en évoquant la prière, la liturgie, l’éducation religieuse des enfants, le service des pauvres, l’engagement pour la justice... mais pas les sacrements.

Pour l’Eglise, un mariage religieux ne peut être dissous. Aussi, le droit canon, considérant les personnes remariées civilement comme infidèles à leur premier conjoint, les exclut-elle des sacrements, dont la communion.

L’excommunication est cependant une sanction plus forte, puisqu’elle implique aussi une exclusion de la communauté.

- Prier pour 'un miracle' -

La question de la place des divorcés remariés dans l’Eglise, mais aussi celle des homosexuels ou des unions civiles, divise profondément l’Eglise, entre des conservateurs, en particulier des pays du Sud, braqués contre tout changement, et une ligne plus moderne, désireuse de réelles ouvertures.

La question a fait l’objet de vifs débats lors du synode sur la famille à l’automne 2014, et devrait être encore au centre du second synode en octobre, qui doit élaborer des recommandations pour le pape.

Le document de travail de ce second synode, rendu public fin juin, a semblé présenter une synthèse entre les ouvertures prudentes de certains prélats occidentaux et la réaffirmation de la doctrine.

Il évoque ainsi la possibilité d’un «chemin de pénitence» ouvrant la voie à un retour à la communion pour des divorcés remariés, mais avec des conditions draconiennes qui pourraient aller jusqu’à l’obligation de faire chambre à part.

Un consensus plus large existe aussi en vue d’une simplification des procédures de nullité matrimoniale, visant à montrer qu’en raison d’un vice de fond ou de forme, le mariage n’était pas valide et n’a donc techniquement jamais eu lieu.

Dans une interview en mars à une télévision mexicaine, le pape avait mis en garde contre des «attentes démesurées» d’une partie des fidèles avant le synode.

Mais lors d’une messe pendant son voyage en Amérique latine en juillet, il a aussi appelé à prier pour «un miracle», afin de «trouver des solutions et des aides concrètes aux nombreuses difficultés et aux importants défis que la famille doit affronter aujourd’hui».

AFP

libe
images/icones/neutre.gif  ( 784712 )Quelle passion ! par Aigle (2015-08-05 18:19:23) 
[en réponse à 784708]

Ah la belle miséricorde ...

Bon rappelons deux choses : bien des couples essaient (et parviennent) parfois héroïquement à résister à l'usure du temps et aux tentations du monde ... Finalement comme les lapins qui font dix enfants, ne vont ils pas se sentir trahis par le Pape , perdre confiance dans l'Eglise, voire perdre la Foi ?

Voilà 50 ans, les couples remariés n'étaient pas seulement prives de la communion : ils étaient mis au ban de la société. Par exemple il était déconseillé de les inviter à partager un repas. Les enfants des écoles ne jouaient pas avec les enfant se divorcés ...toutes ces barrières étaient contraire à la miséricorde. Implicitement le pape n'enseigne t il pas que l'Eglise s'est trompée ?

Recherche de la nouveauté qui risque de produire les mêmes résultats qu'en 1960 : créer le trouble dans les esprits ...

images/icones/hein.gif  ( 784715 )"Les enfants des écoles ne jouaient pas avec les enfant de divorcés" par Nemo (2015-08-05 19:08:02) 
[en réponse à 784712]

Et vous trouvez ça bien ?
images/icones/neutre.gif  ( 784719 )Eh bien par Aigle (2015-08-05 19:46:27) 
[en réponse à 784715]

Je suis trop humble pour critiquer ce que faisaient nos parents... Mais ma mère était fille de divorcés et pas particuliement choquée ... Alors mêmes que sa mère ne s'est jamais remariée et à ainsi pu communier toute sa vie...la société laïque était plus dure que l'Eglise puisque l'exclusion sociale commençait des le divorce et sans attendre le remariage

Mon souci est que nous sommes en train de passer d'un rejet extrême , à un rejet très modéré (l'exclusion d la communion) pour arriver à une quasi tolérance ...

En 1960 tout le monde comprenait que le divorce était un açte très lourd de conséquences et donc que le mariage ne devait pas se décider à la légère...

Je crains que le discours de la miséricorde ne rende difficile d'expliquer que la polygamie, l'inceste ou je ne sais qu'elle aberration sont interdites ...
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 784723 )??????????? par MG (2015-08-05 22:13:15) 
[en réponse à 784719]


à un rejet très modéré (l'exclusion d la communion)




C'est très modéré être exclu de la communion : c'est tout de même une peine énorme par rapport aux invitations à des dîners !


C'est un manque de charité que de ne pas ouvrir sa porte et sa table aux divorcés : il y a des péchés plus graves bien enfouis sous des aspects polissés et bien comme il faut : se méfier des apparences... est une prudence !
images/icones/neutre.gif  ( 784729 )Modernisme !!! par Aigle (2015-08-05 22:50:55) 
[en réponse à 784723]

Cher MG vous semblez ignorer les raisonnements d'hier. Le principe était que le remariage est un pêché public ( un scandale disait on techniquement). Inviter à dîner un pêcheur public revenait à accepter son pêché, comme si on avait inviter une débauchée et son amant.
images/icones/neutre.gif  ( 784740 )Personne n'a de droit de regard par Vincent F (2015-08-05 23:57:00) 
[en réponse à 784729]

sur qui j'invite ou non en privé.
images/icones/neutre.gif  ( 784748 )Tante Yvonne donne l'exemple par Aigle (2015-08-06 08:38:20) 
[en réponse à 784740]

"Quand le général de Gaulle devient président de la République, en 1958, son épouse veut rompre avec le train de vie que les précédentes dames de France ont instauré au Château. Elle souhaite veiller aux dépenses, ne pas dilapider comme autrefois l'argent public quitte à se montrer pingre. Il en est de même avec les moeurs : elle refuse de recevoir à la table présidentielle les divorcés ou les libertins.

Catholique pratiquante jusqu'à la fin de sa vie, après la mort de son mari en 1970, « Tante Yvonne » entre dans la maison de retraite des soeurs de l'Immaculée Conception à Paris. Elle décède le 8 novembre 1979, à l'âge de 79 ans."

Source : http://www.politique.net/2009042903-portrait-yvonne-de-gaulle.htm

images/icones/neutre.gif  ( 784749 )Tante Yvonne donne l'exemple par Aigle (2015-08-06 08:42:17) 
[en réponse à 784740]

"Quand le général de Gaulle devient président de la République, en 1958, son épouse veut rompre avec le train de vie que les précédentes dames de France ont instauré au Château. Elle souhaite veiller aux dépenses, ne pas dilapider comme autrefois l'argent public quitte à se montrer pingre. Il en est de même avec les moeurs : elle refuse de recevoir à la table présidentielle les divorcés ou les libertins.

Catholique pratiquante jusqu'à la fin de sa vie, après la mort de son mari en 1970, « Tante Yvonne » entre dans la maison de retraite des soeurs de l'Immaculée Conception à Paris. Elle décède le 8 novembre 1979, à l'âge de 79 ans."

Source : http://www.politique.net/2009042903-portrait-yvonne-de-gaulle.htm

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 784755 )Bel exemple ! par MG (2015-08-06 10:07:18) 
[en réponse à 784749]

Elle a pourtant reçu des divorcés et des libertins notoires : le couple Kennedy, qui n'est pas un exemple de fidélité.


Mais à quoi bon discuter avec un esprit aussi fermé ?

Cela ressemble aux certificats de catholicité que certains demandent pour assister à la messe : il faudra un certificat de bonnes moeurs pour aller dîner chez des amis. Sectaire c'est le qualificatif qui vous convient le mieux.
images/icones/neutre.gif  ( 784787 )Quel esprit ? par Aigle (2015-08-06 15:03:38) 
[en réponse à 784755]

Je ne sais pas si l'esprit de Tante Yvonne était fermé mais en 1936 le Roi d'Angleterre a abdiqué pour pouvoir épouser une divorcée ! Et il n'était pas catholique. L'horreur du divorce était donc une banalité internationale et non le propre des Catholiques pratiquants ...
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 784811 )Désespérant par MG (2015-08-06 21:05:18) 
[en réponse à 784787]

Nous sommes en 2015 petit Monsieur ! et nous côtoyons des divorcés à chaque instant. Donc il est indispensable de trouver les bons moyens pour les aider à aller vers le Bien mais cela vous dépasse certainement.


Votre gendre vous a demandez votre fille en mariage avec des gants beurre-frais ?
images/icones/neutre.gif  ( 784812 )Je ne comprends pas par Aigle (2015-08-06 21:29:36) 
[en réponse à 784811]

Ai je approuvé ces pratiques traditionnelles que vous semblez vivement dénoncer ? Je ne les approuve ni les désapprouve , je m'etonne surtout que nous les ayons oubliées, même sur ce forum, ce qui est un comble !

Je souligne pour ma part que nous sommes passés en un siècle d'une position très dure (exclusion de la vie sociale respectable des divorcés remariés tant par le clergé que par les usages mondains) à une position très prudente (sanction sacramentelle sans portée sociale concrète ) et que nous risquons d'aller vers une quasi acceptation sacramentelle...aux antipodes de ce qui se faisait en 1900 ou 1950...

D'ailleurs l'évolution des idées semble générale puisque même vous MG semblez défendre une ligne qui en 1930 aurait été ultra progressiste....

DAilleurs l'Eglise est elle vraiment en cause ? On voit bien qu Édouard VIII a du abdiquer pour divorcer ... Et il n'était pas catholique....

Pourquoi vous énerver chère MG ?

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 784820 )Je distingue par MG (2015-08-06 22:26:47) 
[en réponse à 784812]

la vie sociale, qui n'a en soi qu'une importance relative, de la vie sacramentelle !

Les divorcés-remariés ont une âme à sauver, que je sache ! Alors invitez les à dîner et montrez leur le chemin du Salut avec la délicatesse que pouvait avoir un Saint François de Sales.

Votre conception de la vie "mondaine" me semble bien protestante ; je vous recommande la lecture de "Trente ans de dîners en ville" de Gabriel-Louisl Pringué : vous serez surpris de ce que raconte ce breton de Dinan ayant fréquenté la meilleure société aristocratique de la première moitié du siècle dernier. (l'auteur : 1885-1965).


Quant au risque d'une acceptation sacramentelle : vous lisez trop la Croix ! Nous ne risquons rien.
images/icones/1d.gif  ( 784983 )Ce n'était pas tante Yvonne par PEB (2015-08-10 19:32:18) 
[en réponse à 784755]

mais la République qui invitait le chef d'un Etat souverain.
Ne nous trompons pas de maîtresse de maison.

Madame de Gaulle n'était compétente que sur les invitations à caractère non politique: le monde de la culture ou du sport par exemple. La raison d'Etat prime sur le reste.
images/icones/iphone.jpg  ( 784759 )Raison de plus par Vincent F (2015-08-06 11:16:45) 
[en réponse à 784749]

pour ne pas agir de la sorte.
images/icones/neutre.gif  ( 784776 )Certes, mais par Meneau (2015-08-06 13:07:08) 
[en réponse à 784740]

Effectivement, vous êtes a priori libre d'inviter chez vous qui vous voulez, surtout dans une perspective d'évangélisation.

Néanmoins vous n'êtes pas complètement libre par rapport au scandale qui cela peut générer. Je pense en particulier à vos enfants en bas âge si vous en avez.

Pour caricaturer, je n'inviterai pas une prostituée, présentée "es qualité" à mes enfants sans autre explication, à venir manger chez moi en tenue de travail pour lui enseigner l'Evangile. De même je n'offrirai pas l'hospitalité pour la nuit à une paire homosexuelle en les faisant faire ouvertement lit commun.

Tout dépend donc de l'âge des enfants, de leur degré de discernement (et du vôtre) et de votre capacité à fournir les bonnes explications. Il peut devenir difficile d'enseigner à vos enfants qu'on ne couche pas ensemble sans être marié (à l'Eglise comme il se doit), et parallèlement de fournir à d'autres, chez vous, les occasions de contrevenir à cette doctrine.

Enfin, et je l'ai vécu personnellement, des enfants mis au fait d'une situation particulière peuvent être amenés à poser des questions ingénues qui se révèlent gênantes en société, y compris pour vos invités.

Cordialement
Meneau
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 784742 )Pauvre Sainte Marie Madeleine par MG (2015-08-06 01:58:26) 
[en réponse à 784729]

Et Zachée qui ont été reçu par Notre Seigneur !
images/icones/1b.gif  ( 784780 )Zachée ? par Meneau (2015-08-06 13:42:16) 
[en réponse à 784742]

Reçu par Notre-Seigneur ? Vous êtes sûr que c'est pas l'inverse ?

Quant à Ste Marie Madeleine, elle a probablement effectivement reçu NSJC, mais après sa conversion. Avant, c'était là aussi l'inverse.

Cordialement
Meneau
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 784782 )Notre Seigneur par MG (2015-08-06 14:19:47) 
[en réponse à 784780]

étant partout chez Lui : c'est donc lui qui reçoit !
images/icones/iphone.jpg  ( 784756 )Eh bien vous allez faire des économie ! par Nemo (2015-08-06 10:28:52) 
[en réponse à 784729]

Et vous allez souvent dîner seul !
Plus sérieusement je trouve ignoble d'isoler et couvrir d'opprobre des enfants dont la seule faute aura été de ne pouvoir choisir leurs parents.
Et si l'on ne reçoit à sa table que des purs (ce qui donne déja une idée de la haute opinion qu'on a de sa personne) comment peut-on espérer obtenir des conversions ?
images/icones/neutre.gif  ( 784779 )Ils n'ont pas choisi leurs parents,... mais il les ont par Meneau (2015-08-06 13:33:57) 
[en réponse à 784756]

En complément de ce que j'écrivais ici, il ne s'agit bien entendu pas de jeter l'opprobre sur ces enfants qui n'y sont pour rien.

Mais un parent d'ami est toujours a priori revêtu de l'autorité d'adulte et à ce titre un exemple, bon ou mauvais, pour un enfant. Donc il y aura nécessairement des amitiés de cour d'école que vous encouragerez chez vos enfants, et d'autres que vous déconseillerez.

J'imagine très bien aussi certains cas où j'inviterais volontiers chez moi un enfant pour qu'il joue avec les miens, mais où je rechignerais à envoyer les miens chez lui.

Cordialement
Meneau
images/icones/hein.gif  ( 784725 )Je ne comprends pas ... par Ewondo (2015-08-05 22:14:10) 
[en réponse à 784712]

Ma mère était divorcée remariée (elle avait été trompée outrageusement par son premier mari bien avant son premier mariage).

Jusqu'à l'âge de quinze ans, je ne l'ai pas su ... et nous avions presque tout le temps des abbés en soutane (blanche, on était en Afrique équatoriale) à la maison, voire Mgr. l'archevêque du lieu, qui quand je faisais la génuflexion pour baiser son anneau, me relevait et me faisait deux grosse bises sur les joues !

Mes parents ne communiaient pas sous l'espèce de l'hostie de Notre Seigneur, mais ont sans doute fait beaucoup plus pour l'Eglise que bien d'autres pratiquants ... et je ne les ai jamais entendus se plaindre ...

Jamais je n'ai été exclu au collège fondé par mère Lefebvre (la soeur de ...) où j'ai suivi le catéchisme pour la confession, la première communion, la confirmation et la communion solennelle. Je jouais avec tous les enfants, tout à fait normalement, et je n'ai jamais entendu une seule réflexion désagréable.

J'espère ne pas faire polémique.

Pierre.
images/icones/neutre.gif  ( 784730 )Situations variées par Aigle (2015-08-05 22:53:24) 
[en réponse à 784725]

Je pense que toutes les situations n'etaient pas identiques.

Et de plus le rejet des divorcées était au moins aussi fort (voir plus) dans la société "civile" que dans l'Eglise.

De même le concubinage était il absolument rejeté avant 1970 - même par des athées.

De même l'avortement.

images/icones/1a.gif  ( 784797 )Je comprends votre position Aigle, mais... par Balbula (2015-08-06 16:44:55) 
[en réponse à 784712]

En effet, il y a quelque 35 ans, je la partageais tout à fait et je me souviens que, quand ma soeur s'est mariée, cela a été un casse-tête de faire les invitations, car elle ne voulait pas inviter comme tels des concubins. Elle invitait donc Mlles X ou Y qui choisissaient de venir accompagnées ou non, mais qui, en fait n'avaient pas voulu venir, n'ayant pas été invitées comme couples.
Les circonstances de la vie actuelle font que tout est confus maintenant.

Je suis bien plus réticente à inviter les enfants de telle femme séparée et catholique pratiquante, parce que je sais qu'elle fricote avec un autre homme que son mari et qu'elle se donne de faux arguments "pieux" pour justifier sa conduite devant ses enfants et les miens (c'est un cas qui m'est arrivé). Je trouve cela bien plus dangereux que de recevoir à l'occasion ou par affaire un couple non pratiquant dont je ne demanderai pas le certificat de mariage avant de les recevoir avec leurs enfants.

À l'université, non seulement je mange bien souvent avec des concubins, des divorcés-remariés, des gais ou des lesbiennes sans leur poser de questions, mais il est même arrivé que je sois témoin impuissant, comme organiste au NOM, de voir aller communier des musiciens non-pratiquants habituels et dont le statut matrimonial n'était certainement pas ce qu'il y avait de mieux (gais notoires par exemple).

Par ailleurs, les jeunes d'aujourd'hui sont différents de ceux des années 1970. Un jeune d'une vingtaine d'années m'a confié dernièrement vivre et dormir avec sa copine depuis quelques mois sans qu'il ne se passe rien, car ils attendent d'être mariés, même s'ils ne pratiquent pas souvent. Il trouvait que cette période de vie commune sans consommer lui permettait de mieux connaître sa future et d'éviter certaines mauvaises surprises par rapport à la vie quotidienne. Pour lui, il ne voyait cela ni comme de l'héroïsme, ni comme un péché, mais il a convenu avec moi que plusieurs ne croyaient pas à leur continence et que cette situation pouvait porter à scandale.

Une telle confusion est déroutante, je vous le concède. Il est difficile et illogique, comme le dit Meneau, d'expliquer à nos enfants la valeur du mariage si, en pratique, nous ne faisons aucune différence entre les gens mariés et les autres. C'est plutôt une éducation au bon sens qu'il faut faire, en les amenant à distinguer ce qui est une invitation de convenance ou d'affaire et ce qui en est une d'amitié. Ils en ont bien besoin dès qu'ils mettent le pied sur le marché du travail et ici, au Québec, c'est bien souvent dès 13 ou 14 ans.

Union de prières
Balbula
images/icones/neutre.gif  ( 784802 )Merci chère Balbula par Aigle (2015-08-06 18:21:19) 
[en réponse à 784797]

Mais je n'ai pas d position sur ce sujet !

Je me contente de noter que nous sommes passés d'une position très dure (exclusion de la vie sociale respectable des divorcés remariés tant par le clergé que par les usages mondains) à une position très prudente (sanction sacramentelle sans portée sociale concrète ) et que nous risquons d'aller vers une quasi acceptation sacramentelle...aux antipodes de ce qui se faisait en 1950...

images/icones/iphone.jpg  ( 784722 )S'il est vrai que le remariage n'est pas une cause d'excommunication par Ubique Fidelis (2015-08-05 21:27:17) 
[en réponse à 784708]

prévue par le CIC, celui-ci place les personnes concernées en état de péché mortel notoire et les exclut ipso facto de l'accès à la sainte communion.

Ces prises de parole sont fatiguantes et surtout risquées lorsqu'on connaît l'état de connaissance des notions y compris de certains prêtres. Certains en déduiront sans doute qu'il est, à présent, possible d'admettre au "banc de communion" les personnes divorcées remariées.
images/icones/nul.gif  ( 784727 )Depuis quand "Libé" est une source fiable en ce domaine ?!! par Rodolphe (2015-08-05 22:29:10) 
[en réponse à 784708]

...Alors qu'il suffit d'aller sur le site du Vatican ICI !

"AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 5 août 2015

Frères et sœurs, avec cette catéchèse nous reprenons notre réflexion sur la famille. Aujourd’hui je voudrais m’arrêter aux personnes qui, à la suite de l’échec irréversible de leurs liens matrimoniaux, ont entrepris une nouvelle union. L’Église sait bien qu’une telle situation contredit le Sacrement chrétien. Mais son regard part toujours de son cœur de mère ; un cœur qui cherche toujours le bien et le salut des personnes. Il est nécessaire, par amour de la vérité, de bien discerner les situations, faisant par exemple la différence entre qui a subi la séparation et qui l’a provoquée. La conscience de la nécessité d’un accueil fraternel, dans l’amour et la vérité, a beaucoup grandi envers les baptisés qui ont établi une nouvelle vie commune après l’échec de leur mariage sacramentel. Ces personnes ne sont nullement excommuniées, et elles ne doivent pas être traitées comme telles : elles font toujours partie de l’Église. Aussi doit-on les encourager à vivre leur appartenance au Christ et à l’Église par la prière, l’écoute de la Parole de Dieu, la fréquentation de la liturgie, l’éducation chrétienne des enfants, la charité, le service des pauvres et l’engagement pour la justice et la paix. Que les familles chrétiennes collaborent avec le Christ Bon Pasteur, en prenant soin des familles blessées et en les accompagnant dans la vie de foi de la communauté !".

Aucune référence à la communion des divorcés remariés donc ! Qu'on se le dise. Il est on ne peut plus clair maintenant que cette option n'est pas à l'ordre du jour du Pape François. Le reste est "enrobage" et un rappel toujours utile des exigences de la charité.

Ainsi, non, on ne doit pas interdire à ses enfants de jouer avec ceux des divorcés remariés car leurs enfants sont innocents, eux...
images/icones/1p.gif  ( 784728 )Aucune référence à la communion des divorcés remariés donc ! par Miserere (2015-08-05 22:50:51) 
[en réponse à 784727]

"Frères et sœurs, avec cette catéchèse nous reprenons notre réflexion sur la famille. Aujourd’hui je voudrais m’arrêter aux personnes qui, à la suite de l’échec irréversible de leurs liens matrimoniaux, ont entrepris une nouvelle union. L’Église sait bien qu’une telle situation contredit le Sacrement chrétien"

Mais alors de quoi parle le Pape?

Des Martiens?

La continuation de son encyclique sur l’environnement?
images/icones/1e.gif  ( 784731 )Relisez. Aucune référence à la COMMUNION en effet... par Rodolphe (2015-08-05 22:53:32) 
[en réponse à 784728]

Tout est dans le titre !!
images/icones/iphone.jpg  ( 784746 )Justement, une référence claire à l'impossibilité pour par Ubique Fidelis (2015-08-06 07:19:04) 
[en réponse à 784731]

les divorcés-remariés de recevoir la sainte Communion eut-elle été nécessaire.

Si pour des catholiques formés à la doctrine sociale et l'enseignement de l'Eglise ainsi qu'à la discipline des Sacrements, il ne saurait y avoir d'ambiguïté, je doute qu'il en aille de même pour tout le monde et surtout pour les tenants des hérésies qui ont vu le jour, pendant le synode, dans la bouche ou sous la plume de hauts prélats et qui trouveraient là un propos à dénaturer ou extrapoler. Les mots sont des armes puissantes dans notre monde dominé par la communication, fori et autres media.

Voilà où le bât blesse.
images/icones/heho.gif  ( 784757 )Inexact ! par Rodolphe (2015-08-06 10:48:19) 
[en réponse à 784746]

Toute la presse a noté que la communion des divorcés remariés n'avait pas été envisagée... même "Libération" !

Par ailleurs, le Pape ne pouvait pas être plus explicite puisque le synode sur la famille doit aborder cette question. S'il avait pris ouvertement position sur ce sujet on l'aurait accusé de s'immiscer dans les travaux à venir dudit synode ou encore d'exercer une forme de censure a priori.

En réalité, tout cela est de très bonne augure. Le Pape laisse le synode libre...lequel n'a de toutes les façons qu'une autorité consultative. Mais d'emblée nous savons quelle sera la "ligne rouge" qui ne sera pas franchie lorsque le Saint Père décidera.
images/icones/iphone.jpg  ( 784767 )Plaise à Dieu que vous disiez juste! par Ubique Fidelis (2015-08-06 12:27:35) 
[en réponse à 784757]

En revanche, le Saint-Père n'a strictement aucune obligation de ne pas s'exprimer sur cette question dans l'attente du synode, lequel n'a d'autre autorité que celle que le Siège apostolique veut bien lui accorder.
images/icones/neutre.gif  ( 784778 )D'accord avec vous, sauf... par Meneau (2015-08-06 13:11:30) 
[en réponse à 784757]


Par ailleurs, le Pape ne pouvait pas être plus explicite puisque le synode sur la famille doit aborder cette question. S'il avait pris ouvertement position sur ce sujet on l'aurait accusé de s'immiscer dans les travaux à venir dudit synode ou encore d'exercer une forme de censure a priori.



Je n'ai toujours pas compris : qu'est-ce qui l'empêche en tant que Pasteur de l'Eglise universelle et ayant juridiction immédiate sur tous les fidèles, d'être plus explicite sur la doctrine de l'Eglise ?

A vrai dire je ne comprends même pas qu'on laisse s'exprimer les f(r)anges réformatrices pour ce qui est du coeur de la doctrine. Le synode n'en serait que plus serein s'il était débarrassé a priori des positions franchement hérétiques.

Cordialement
Meneau
images/icones/iphone.jpg  ( 784781 )Je suis d'accord avec vous par Ubique Fidelis (2015-08-06 13:45:31) 
[en réponse à 784778]

Son pouvoir pétrinien lui donne toute latitude pour.

Quel intérêt y-a-t-il à laisser pareilles hérésies se répandre même à l'initiative d'un théologien à genoux?!
images/icones/fleche2.gif  ( 784783 )Question de cohérence... par Rodolphe (2015-08-06 14:20:28) 
[en réponse à 784781]

Pourquoi convoquer un synode pour évoquer la question, si vous la tranchez d'emblée définitivement ?

L'autorité pétrinienne n'est pas en cause ici. C'est simplement une question de cohérence politique !

Si le Pape organise une consultation, il est logique qu'il attende le résultat avant de se prononcer, même si sa religion est faite.

Au demeurant, par ces messages, compris par toute la presse, il s'exprime déjà en des termes à peine voilés...
images/icones/neutre.gif  ( 784801 )Mais justement par Meneau (2015-08-06 17:44:20) 
[en réponse à 784783]


Pourquoi convoquer un synode pour évoquer la question, si vous la tranchez d'emblée définitivement ?



Certaines questions doctrinales sont DEJA tranchées par l'Eglise. Le synode n'est donc pas supposé s'y pencher ! C'est toute l'ambiguïté sur laquelle s'engouffrent les franges progressistes ou révolutionnaires et les mass media.

A moins que vous souteniez que le pape a convoqué un synode pour remettre en cause des dogmes déjà établis ? J'espère bien que non. Pour moi ce synode est censé s'intéresser aux problèmes de la famille dans le monde moderne, notamment en termes de pastorale, d'accompagnement, d'évangélisation, etc. Et il se déroulerait de façon plus sereine à mon avis, si on faisait taire a priori ceux qui veulent remettre en cause la doctrine, et qu'on ne perdait pas de temps à explorer des voies clairement hérétiques. Donc pour moi le pape aurait intérêt à s'exprimer avec fermeté en tant que Pasteur suprême EN AMONT du synode sur certains points. Ca ne laisserait que plus de place à un vrai débat sur les sujets où la discussion est encore libre.


Cordialement
Meneau
images/icones/iphone.jpg  ( 784807 )Absolument, sur les questions controversées, ce synode ne sert à rien par Ubique Fidelis (2015-08-06 20:01:29) 
[en réponse à 784801]

Et ne revêt ni n'a aucune autorité pour remettre en cause des points établis et réaffirmés par l'Eglise en s'appuyant sur les paroles de Notre Seigneur.

Je le maintiens, malheureusement, quelles que soient les conclusions de ce synode, le mal a été fait en octobre dernier en laissant s'épancher les pires hérésies qui ont troublé les âmes et commencé de modifier, dans certaines paroisses, on le sait, les comportements et les attitudes.

C'est là le plus grand drame de cette affaire!
images/icones/1n.gif  ( 784810 )Si justement! par Miserere (2015-08-06 21:02:07) 
[en réponse à 784807]

C'est le souhait et la tactique du Pape pour que les divorcés remaries puissent communier.

2 pas en avant et un en arrière, finalement cela devient de la politique, il faut juger l'opinion publique.
images/icones/heho.gif  ( 784819 )Le Pape n'a pas convoqué le synode pour remettre en cause les dogmes par Rodolphe (2015-08-06 22:19:47) 
[en réponse à 784801]

Le synode est là pour crever l'abcès avec la frange progressiste. Car l'abcès existait bien. Des divorcés remariés communiaient déjà avant le synode. J'en ai connus personnellement. Chaque curé faisait à sa sauce. C'est vrai !

En convoquant un synode, le Pape organise en quelque sorte un "débat contradictoire" permettant à tous de s'exprimer, y compris, il est vrai, ceux dont il y a tout lieu de croire que leurs positions sont hérétiques. Mais ce débat a, je crois, vocation à assainir les choses en purgeant le contentieux sans donner l'impression de museler les progressistes charitables. La décision que prendra le Pape sera alors réputée "éclairée", tous ayant été soigneusement écoutés, mais, selon toutes vraisemblances et au vu des dernières prises de position papales, cette décision ne fera que de confirmer l'indissolubilité du mariage et ses conséquences s'agissant de l'accès à la communion des divorcés remariés.
images/icones/1n.gif  ( 784824 )Si vous le dites! par Miserere (2015-08-07 00:25:34) 
[en réponse à 784819]

Ce synode ne sert qu'a mettre la confusion chez les catholiques.

C'est au Pape de rappeler la doctrine aux catholiques et

publiquement.

Pas besoin de ce synode, le Pape rappelle les règles un point c'est

tout et les catholiques lui feront confiance sauf moi bien-sur.
images/icones/neutre.gif  ( 784835 )J'espère que vous avez raison par Meneau (2015-08-07 10:33:17) 
[en réponse à 784819]

Nous sommes d'accord, l'abcès est bien là. Mais je m'interroge sur la meilleure façon de le crever.

La stratégie que vous dites est une stratégie à haut risque. Je l'avais déjà envisagée il y a 6 mois ici

En même temps, là où vous avez raison, c'est que la doctrine a déjà été réaffirmée unilatéralement à plusieurs reprises par le Magistère récent... sans effet. Peut-être que si ça sort d'un synode ça sera mieux accepté... mais je ne me fais pas trop d'illusions : la frange révolutionnaire acceptera-t-elle vraiment de se soumettre ?

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 784973 )Dans ce cas. par Steve (2015-08-10 16:08:41) 
[en réponse à 784819]

L'utilité de réunir le synode n'est donc que médiatique, "pastorale" si on veut.

C'est avec ces jeux-là qu'après le concile on a écoeuré des quantités de fidèles catholiques, pratiquement sans compenser les départs par des conversions nouvelles.
Ce procédé, a démontré sa nocivité.
images/icones/fleche2.gif  ( 784747 )Le pape par Jean Ferrand (2015-08-06 08:23:11) 
[en réponse à 784708]

Le pape ne fait que répéter ce qui est écrit dans le Catéchisme et ce qui est la situation actuelle des divorcés-remariés dans l’Église. Il n'y a rien de nouveau. Ils ne sont pas canoniquement excommuniés, mais ils sont interdits des sacrements et de certaines responsabilités ecclésiales. Ils participent par ailleurs à la vie de l’Église.

"A l'égard des chrétiens qui vivent en cette situation et qui souvent gardent la foi et désirent élever chrétiennement leurs enfants, les prêtres et toute la communauté doivent faire preuve d'une sollicitude attentive, afin qu'ils ne se considèrent pas comme séparés de l’Église, à laquelle ils peuvent et doivent participer en tant que baptisés." Numéro 1651.


Le pape ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes.
images/icones/info2.gif  ( 784765 )Le pape a autorisé des divorcés remariés à communier par Jean Kinzler (2015-08-06 12:07:50) 
[en réponse à 784747]

Le pape a autorisé des divorcés remariés à communier, comme le rapportent ces deux liens: ICI
et
images/icones/neutre.gif  ( 784768 )Ca y est par Castille (2015-08-06 12:28:12) 
[en réponse à 784765]

Encore des confidences a de vieux amis, dont les révélations seront probablement suivi d'un démenti.

Ou peut-être pas?

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the first non-European pope for 1,700 years -



Pourquoi ce journaliste prend-il la peine de rappeler cela? "Que veut dire l'auteur?"


"O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours a Vous"
images/icones/fleche2.gif  ( 784770 )Je parlais par Jean Ferrand (2015-08-06 12:33:31) 
[en réponse à 784765]

Je parlais de l'exhortation de mercredi, référencée dans le post en question. Je ne crois pas à vos autres bobards, comme d'habitude.
images/icones/neutre.gif  ( 784775 )Non, personne n'en sait rien par Meneau (2015-08-06 12:54:26) 
[en réponse à 784765]

L'affaire n'est pas nouvelle, et a déjà été commentée en son temps sur le FC.

- il est impossible de confirmer que cet appel a vraiment eu lieu, certains le tiennent toujours pour un canular
- personne ne sait exactement ce qu'a dit le pape à cette dame
- celle-ci n'est d'ailleurs pas divorcée elle-même, mais seulement mariée civilement à un divorcé (ce qui ne change pas grand-chose, je vous l'accorde, à l'état objectif de péché interdisant normalement la communion - néanmoins il ne s'agit pas du même péché)
- l'affaire a été rapportée en des termes différents par le mari et par la femme. L'un disant que le pape aurait dit que ça ne posait pas de problème qu'un divorcé-remarié accède à la communion, elle disant que le pape lui aurait conseillé à elle d'aller communier dans une autre paroisse (sa version a d'ailleurs elle aussi évolué avec le temps)
- l'affaire n'a été rapportée QUE par ces deux personnes
- le Père Lombardi s'est refusé à tout commentaire, ne confirmant ni n'infirmant, se contentant de rappeler que les coups de fil du pape sont du ressort de sa pastorale privée et ne permettent de tirer aucune conclusion quant à la doctrine de l'Eglise.

Bref, on peut peut-être parler d'imprudence du pape dans ce genre de "pastorale téléphonique", mais rien ne prouve que les allégations de ces deux personnes soient vraies. Et même s'il avait effectivement dit à cette femme d'aller communier, rien ne prouve non plus que les protagonistes aient présenté objectivement et sans mentir leur situation au pape.

Cordialement
Meneau
images/icones/vatican.gif  ( 784837 )le texte original prononcé par le pape par Chouette (2015-08-07 11:18:29) 
[en réponse à 784775]

Sauf erreur de ma part, je ne vois personne citer ici le texte original du Pape.

Aucun d'entre nous ne nous fions à des propos de journalistes de médias nationaux, religieux ou autres, nous savons trop comment ils travestissent et traffiquent les textes :

Voici le texte trouvé sur le site du Vatican http://www.news.va/fr/news/audience-generale-du-5-aout-2015

Audience du pape François du 5 août 2015

Chers frères et sœurs, bonjour

Avec cette catéchèse, nous reprenons notre réflexion sur la famille. Après avoir parlé, la dernière fois, des familles blessées à cause des incompréhensions des conjoints, je voudrais aujourd’hui porter notre attention sur une autre réalité: comment prendre soin de ceux qui, suite à l’échec irréversible de leur lien matrimonial, ont entrepris une nouvelle union.

L’Eglise sait bien qu’une telle situation contredit le Sacrement chrétien. Toutefois, son regard de maîtresse puise toujours à un cœur de mère; un cœur qui, animé par l’Esprit Saint, cherche toujours le bien et le salut des personnes. Voilà pourquoi elle sent le devoir, «par amour de la vérité», de «bien discerner les diverses situations». C’est ainsi que s’exprimait saint Jean-Paul II, en donnant comme exemple la différence entre ceux qui ont subi la séparation par rapport à ceux qui l’ont provoquée. Il faut faire ce discernement.

De plus, si nous considérons également ces nouveaux liens avec les yeux des plus petits — et les enfants regardent — avec les yeux des enfants, nous constatons encore plus l’urgence de développer dans nos communautés un accueil réel à l’égard des personnes qui vivent dans ces situations. C’est pour cela qu’il est important que le style de la communauté, son langage, ses attitudes, soient toujours attentifs aux personnes, à partir des petits. Ce sont eux qui souffrent le plus, dans ces situations. Du reste, comment pourrions-nous recommander à ces parents de faire tout leur possible pour éduquer leurs enfants à la vie chrétienne, en leur donnant l’exemple d’une foi convaincue et pratiquée, si nous les tenions à distance de la vie de la communauté, comme s’ils étaient excommuniés? Il faut faire en sorte de ne pas ajouter d’autres poids à ceux que les enfants, dans ces situations, doivent déjà porter! Malheureusement, le nombre de ces enfants et de ces jeunes est véritablement élevé. Il est important qu’ils sentent l’Eglise comme une mère attentive à tous, toujours disposée à l’écoute et à la rencontre.

En vérité, au cours des dernières décennies, l’Eglise n’a été ni insensible, ni inactive. Grâce à l’approfondissement accompli par les pasteurs, guidé et confirmé par mes prédécesseurs, s’est beaucoup accrue la conscience de la nécessité d’un accueil fraternel et attentif, dans l’amour et la vérité, à l’égard des baptisés qui ont établi une nouvelle vie commune après l’échec du mariage sacramentel; en effet, ces personnes ne sont nullement excommuniées: ne les excommuniez pas! Et il ne faut absolument pas les traiter comme telles: elles font toujours partie de l’Eglise.

Le Pape Benoît XVI est intervenu sur cette question, en sollicitant un discernement attentif et un accompagnement pastoral sage, en sachant qu’il n’existe pas de «simples recettes» (Discours à la VIIe rencontre mondiale des familles, Milan, 2 juin 2012, réponse n. 5).

D’où l’invitation répétée des pasteurs à manifester ouvertement et avec cohérence la disponibilité de la communauté à les accueillir et à les encourager, afin qu’ils vivent et développent toujours plus leur appartenance au Christ et à l’Eglise à travers la prière, l’écoute de la Parole de Dieu, la participation fréquente à la liturgie, l’éducation chrétienne des enfants, la charité et le service aux pauvres, l’engagement en vue de la justice et de la paix.

L’icône biblique du Bon Pasteur (Jn 10, 11-18) résume la mission que Jésus a reçue du Père: celle de donner sa vie pour ses brebis. Cette attitude est un modèle également pour l’Eglise, qui accueille ses enfants comme une mère qui donne sa vie pour eux. «L’Eglise est appelée à être toujours la maison ouverte du Père [...] — Ne fermez pas les portes! Ne fermez pas les portes! — «Tous peuvent participer de quelque manière à la vie ecclésiale, tous peuvent faire partie de la communauté. L’Eglise [...] est la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile» (Exhort. apost. Evangelii gaudium, n. 47).

De la même façon, tous les chrétiens sont appelés à imiter le Bon Pasteur. Les familles chrétiennes en particulier peuvent collaborer avec Lui, en prenant soin des familles blessées, en les accompagnant dans la vie de foi de la communauté. Que chacun accomplisse son rôle en adoptant l’attitude du Bon Pasteur, qui connaît chacune de ses brebis et qui n’exclut personne de son amour infini!

Je salue cordialement les pèlerins de langue française. Que votre visite aux tombeaux des Apôtres Pierre et Paul soit l’occasion de laisser grandir en vous l’attention envers les personnes et les familles blessées dans leur amour. Que Dieu vous bénisse !
images/icones/neutre.gif  ( 784838 )Et la remarquable analyse par Yves Daoudal (2015-08-07 11:36:39) 
[en réponse à 784837]

de José Durand Mendioroz, résumée par Sandro Magister, dans la traduction de Benoît et moi.

François a répété quasiment mot pour mot un paragraphe de Jean-Paul II. Et il a complètement omis ce qui suivait, à savoir le rappel, sur trois paragraphes, que les divorcés remariés ne peuvent pas recevoir l'absolution et la communion.

Et cela après avoir changé un mot du texte de Jean-Paul II: il a dit "pas excommuniés" au lieu de "pas séparés", pour laisser planer un doute subliminal sur la "communion".

J'ajoute qu'il ose ensuite citer Benoît XVI comme si le pape émérite avait parlé comme lui, alors que dans le texte en question (qui est un rapide propos oral en réponse à une question), Benoit XVI rappelle lui aussi l'impossibilité de l'absolution et donc de la communion.