RÉCHAUFFEMENT ET EFFET DE SERRE (23)
Il existe un consensus scientifique très solide qui indique que nous sommes en présence d’un réchauffement préoccupant du système climatique. Au cours des dernières décennies, ce réchauffement a été accompagné de l’élévation constante du niveau de la mer, et il est en outre difficile de ne pas le mettre en relation avec l’augmentation d’événements météorologiques extrêmes, indépendamment du fait qu’on ne peut pas attribuer une cause scientifiquement déterminable à chaque phénomène particulier… Il y a, certes, d’autres facteurs (comme le volcanisme, les variations de l’orbite et de l’axe de la terre, le cycle solaire), mais de nombreuses études scientifiques signalent que la plus grande partie du réchauffement global des dernières décennies est due à la grande concentration de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, oxyde de nitrogène et autres) émis surtout à cause de l’activité humaine
Based on well-established evidence, about 97 percent of climate scientists have concluded that human-caused climate change is happening."
This agreement, the report continued, is documented not just by a single study, but by a converging stream of evidence over the past two decades from surveys of scientists, content analyses of peer-reviewed studies, and public statements issued by virtually every membership organization of experts in this field.
"We are at risk of pushing our climate system toward abrupt, unpredictable, and potentially irreversible changes with highly damaging impacts," the association concluded. "Disturbingly, scientists do not know how much warming is required to trigger such changes to the climate system."
18-06-2015 16:05:37
Pays : KEN
AEAE
FRS1969 0219 /AFP-BJ16
NAIROBI, 18 juin 2015 (AFP)
Le Programme de l'ONU pour l'environnement (PNUE) a salué jeudi l'encyclique du pape François, y voyant un "appel à l'action sans ambiguïté" pour sauver la planète.
Dans une encyclique sur l'environnement en forme de manifeste contre l'égoïsme des plus riches, le souverain pontife a pris jeudi la défense de la planète, menacée de destruction par le réchauffement et le consumérisme, et des plus pauvres, qu'il cite à 51 reprises.
"Cette encyclique tire une sonnette d'alarme qui ne résonne pas seulement auprès des catholiques, mais aussi des autres habitants de la planète. La science et la religion s'entendent sur un point: +il faut agir maintenant+", a affirmé le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner.
"Comme le pape, nous pensons que notre réponse à la dégradation de l'environnement et au changement climatique ne peut pas être uniquement scientifique, technologique ou économique, mais qu'elle doit se soumettre à un impératif moral", a poursuivi M. Steiner dans un communiqué.
Selon le PNUE, un monde "meilleur et plus équitable" est possible. "Nous ne devons pas négliger le fait que les plus pauvres et les plus vulnérables souffrent le plus des changements actuels".
L'encyclique du pape, très attendue, intervient à quelques mois de la conférence de Paris en décembre (COP 21), censée déboucher sur le tout premier accord universel contre le réchauffement climatique.
pjm/txw/mda/aud/tmo
AFP 181605 JUN 15
18-06-2015 15:12:10
Pays : FRA
FRFR
FRS1778 0204 /AFP-BF28
PARIS, 18 juin 2015 (AFP) - L'ancien ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a qualifié jeudi "d'événement considérable et décisif" l'encyclique du pape François consacrée au réchauffement climatique.
"L'encyclique de Sa Sainteté le pape est un évènement considérable et décisif. Elle développe une vue globale des enjeux et souligne l'urgence absolue à soutenir financièrement les pays d'ores et déjà victimes du dérèglement climatique", a salué l'ancien ministre dans une déclaration à l'AFP.
Retiré de la vie politique, M. Borloo emploie depuis plusieurs mois son temps à une fondation pour l'électricité en Afrique.
Le pape François a exhorté jeudi les dirigeants mondiaux à agir vite pour sauver la planète, menacée de destruction par le réchauffement climatique et le consumérisme, dans une encyclique sur l'environnement en forme de manifeste contre l'égoïsme des plus riches.
"Il faut que les pays émetteurs de CO2 mettent en place dès maintenant les subventions nécessaires de 10 milliards de dollars par an au profit des pays vulnérables et victimes d'ores et déjà du dérèglement climatique notamment l'Afrique et les petites îles afin de sortir de la spirale vicieuse de la pauvreté en finançant l'accès à l'énergie qui conditionne l'accès à l'eau, à l'agriculture, à l'éducation, à la santé, à l'emploi et à la sécurité", a plaidé l'ancien ministre.
dec/mat/fm
AFP 181512 JUN 15
18-06-2015 13:44:57
Pays : FRA
FRFR
FRS1471 0401 /AFP-AY67
PARIS, 18 juin 2015 (AFP) - François "ne se contente pas de mettre une petite touche verte" à l'enseignement de l'Église catholique avec son encyclique sur l'écologie, a estimé jeudi l'évêque français en charge de ces questions, qui salue "une parole forte adressée à l'humanité".
"Le texte porte plus loin qu'une simple exhortation confessionnelle, il se veut une parole forte adressée à l'humanité tout autant qu'à l'Église", a déclaré devant la presse à Paris Mgr Jean-Luc Brunin, président du conseil famille et société à la Conférence des évêques de France (CEF).
Sur le plan ecclésial, "on sent que dans cette encyclique le pape ne se contente pas de mettre une petite touche verte à l'enseignement magistériel (de Rome), il invite les chrétiens à avoir une conception holistique", globale et pas seulement environnementale, de l'écologie, a ajouté l'évêque du Havre.
Mgr Brunin a estimé que "la tonalité de l'encyclique n'est certainement pas au désenchantement, mais à l'espérance que l'humanité a en elle les ressources pour gérer ces situations nouvelles".
Même sentiment chez Nicolas Hulot, l'envoyé spécial du président François Hollande pour la protection de la planète, invité par la CEF à poser son "regard de laïque" sur l'encyclique.
"Ce n'est pas un texte qui amène à la culpabilité, c'est un texte qui amène à la responsabilité", a affirmé le militant écologiste, qui y lit la confirmation que "l'enjeu climatique est la pierre angulaire de la justice sociale et de la dignité humaine".
"Nous avons là un texte puissant, éclairant, et un renfort inespéré pour une mobilisation exigeante et positive pour mettre l'humanité, fin 2015, au pied d'une nouvelle ère", s'est enthousiasmé Nicolas Hulot, en allusion à la conférence cruciale sur le climat (COP21) que Paris accueillera dans quelques mois.
"Ce texte a une première vertu: il sacralise l'enjeu écologique, donne à l'écologie ses lettres de noblesse", a enchaîné l'envoyé spécial du président Hollande. "Il place définitivement l'enjeu écologique comme un enjeu majeur qui conditionne tous les enjeux de solidarité. On avait besoin de rappeler que la préoccupation commune à ceux qui oeuvrent de longue date pour l'écologie, c'est bien l'avenir de l'homme", a-t-il insisté.
Chargée de mission au mouvement d'Église Justice et Paix, Elena Lasida a entendu "trois cris" dans "Laudato si'": des "appels très forts" à "construire notre maison commune", à la "conversion écologique" et à la "révolution culturelle" sur l'écologie.
Le pape François "parle de la sobriété comme d'une expérience libératrice", s'est réjouie cette économiste.
bfa/sj/fm
AFP 181345 JUN 15
18-06-2015 12:01:37
Pays : FRA
FRFR
FRS1069 0674 /AFP-AQ22
PARIS, 18 juin 2015 (AFP) - Pas de rupture doctrinale, mais une "bonne nouvelle" qui "fera date": les catholiques engagés sur le terrain de l'écologie accueillent avec ferveur l'encyclique "Laudato si'" et y voient un encouragement à un combat souvent mené dans l'ombre au sein de l'Eglise.
"Loué sois-tu", la deuxième encyclique du pape François, publiée jeudi, ne tombe pas comme un ovni sur une terre vierge de toute initiative ecclésiale dans le champ environnemental.
"Depuis Paul VI, je vois une courbe exponentielle dans les prises de parole successives des papes", explique à l'AFP Fabien Revol, théologien et philosophe. Ce responsable de l'association Oeko-Logia lit dans l'"écologie intégrale" théorisée par François "la volonté de ne pas opposer écologie humaine", qui a trait aux questions de bioéthique, et "écologie environnementale".
"Des points de ce texte vont satisfaire beaucoup d'attentes", prédit ce spécialiste. Certes, "les catholiques qui rejettent l'anthropocentrisme seront déçus: François, à la suite de ses prédécesseurs, consacre la place particulière de l'être humain dans la création", analyse Fabien Revol. "Mais dans un chapitre sur la biodiversité, le pape célèbre directement la dignité des autres espèces. C'est nouveau et cela va réjouir les chrétiens engagés dans la protection des animaux", poursuit l'universitaire. "Il ne cache pas son inspiration franciscaine avec une triple attention aux pauvres, à la paix et aux autres créatures de la création".
Le président de l'ONG CCFD-Terre solidaire, Guy Aurenche, se réjouit de la conjonction historique "entre la parole de l'Eglise catholique et des attentes énormes". "J'ai le sentiment que, la plupart du temps, nos textes ecclésiaux répondent à des questions que la société ne se pose plus". Ce n'est pas le cas de "Laudato si'" qui, à ses yeux, fera date comme l'encyclique "Rerum novarum" de Léon XIII en 1891 sur le monde ouvrier.
"Nous nous félicitons de la critique par le pape François du modèle économique actuel, qui donne la priorité au marché, au profit et à la consommation débridée, et considère la terre comme une ressource à exploiter", écrit de son côté la Soeur Pat McDermott, présidente des Soeurs de la miséricorde des Amériques.
- "Joie de la nature" -
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Le fond de l'encyclique plaît, la forme aussi. "François dit des choses désagréables et fortes sans chercher l'affrontement: il fallait être Sud-Américain pour réussir cela!", s'enthousiasme le Père Dominique Lang, prêtre assomptionniste et responsable du blog "Eglises et Ecologies". Même admiration chez Guy Aurenche: "Le style est vivant, tout empli de la joie de la nature".
Ce militant du développement solidaire aurait préféré, à l'expression "écologie intégrale" - "un mot qui me fait un peu peur, pas loin de totalitaire" - celle d'écologie "fondamentale" ou "globale". Il y verrait une volonté intacte de promouvoir une écologie abordant la question dans "toutes ses dimensions", "de la destruction de la nature à la modification de la cellule humaine".
A contrario, le Père Lang trouve la formule "assez habile". "Elle évite les durcissements, alors que certains catholiques veulent récupérer l'écologie pour ne parler que de bioéthique", dit-il.
Les catholiques engagés dans le champ de l'écologie entrevoient déjà les effets bénéfiques de l'encyclique sur leur combat. "Nous étions un peu isolés au sein de notre Eglise, considérés comme des utopistes ou des poètes. Des démarches ponctuelles existaient, mais pas avec le poids du magistère pontifical. Maintenant nous pouvons dire que tout ce travail mené année après année est reconnu comme action d'Eglise", se félicite Jean-Pierre Raffin, ancien député européen Vert, membre du mouvement Pax Christi.
Au-delà, cette "bonne nouvelle" était "attendue depuis dix ans par les mouvements écologistes non chrétiens, mis à part ceux qui sont dans des postures", assure cet ancien responsable de France Nature Environnement.
"Cela va nous redonner du souffle", abonde le Père Lang. Guy Aurenche, lui, veut croire que cette encyclique "qui ne part pas en croisade" va "aider au dialogue entre les communautés chrétiennes et des associations qui n'ont pas ces références", sur le "très beau terrain d'une laïcité positive, à partir du constat partagé d'une urgence écologique".
"Le pape a fait son boulot, à nous de faire le nôtre", dit-il.
bfa/at/jag
AFP 181201 JUN 15
version 2.1 © MEFI - MBCPFPRE
Urgent
18-06-2015 16:47:02
Pays : FRA
FRFR
FRS2136 0074 /AFP-BM38
PARIS, 18 juin 2015 (AFP) - François Hollande a "formé le voeu" jeudi que la "voix particulière" du pape François, qui a publié une encyclique appelant à lutter contre le réchauffement climatique, soit "entendue sur tous les continents, au-delà des seuls croyants".
"A l'heure où la France se prépare à accueillir les négociations climatiques, je tiens à saluer cet appel à l'opinion publique mondiale comme à ses gouvernants", ajoute le chef de l'État dans un message transmis par l'Élysée.
mat/frd/er
AFP 181647 JUN 15
120. Puisque tout est lié, la défense de la nature n’est pas compatible non plus avec la justification de l’avortement.
136. En général, on justifie le dépassement de toutes les limites quand on fait des expérimentations sur les embryons humains vivants. On oublie que la valeur inaliénable de l’être humain va bien au-delà de son degré de développement.
155. Par conséquent, l’attitude qui prétend « effacer la différence sexuelle parce qu’elle ne sait plus s’y confronter »[121], n’est pas saine.
117. Quand on ne reconnaît pas, dans la réalité même, la valeur d’un pauvre, d’un embryon humain, d’une personne vivant une situation de handicap – pour prendre seulement quelques exemples – on écoutera difficilement les cris de la nature elle-même.
«La bataille finale entre le Seigneur et le règne de Satan portera sur le mariage et la famille »
Lc 21, 5-11
Certains disciples de Jésus parlaient du Temple, admirant la beauté des pierres et les dons des fidèles. Jésus leur dit : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit. » Ils lui demandèrent : « Maître, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe que cela va se réaliser ? »
Jésus répondit : « Prenez garde de ne pas vous laisser égarer, car beaucoup viendront sous mon nom en disant : ’C’est moi’, ou encore : ’Le moment est tout proche.’ Ne marchez pas derrière eux ! Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas : il faut que cela arrive d’abord, mais ce ne sera pas tout de suite la fin. »
Alors Jésus ajouta : « On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume. Il y aura de grands tremblements de terre, et çà et là des épidémies de peste et des famines ; des faits terrifiants surviendront, et de grands signes dans le ciel. »