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images/icones/livre.gif  ( 777168 )Discernement psychologique : la constitution psychasthénique par Chicoutimi (2015-04-28 04:58:29) 

Dernièrement, nous avons vu en quoi consistait la constitution paranoïaque à partir du Guide Médical des Vocations Sacerdotales et Religieuses (1947). Un liseur du Forum a fait une juste remarque sur le langage utilisé dans cet ouvrage. Ceci m'amène à faire une précision importante: le langage - dans le domaine de la psychologie - a évolué depuis les années 40'. Il est vrai, par exemple, que le terme de "paranoïaque" est utilisé aujourd'hui dans un sens qui n'est pas le même.

Par contre, je le redis, si j'ai fait le choix de m'intéresser à un ouvrage de 1947, c'est parce qu'il est écrit par des médecins catholiques, qu'il est muni du Nihil Obstat et de l'Imprimatur, et qu'il traite spécifiquement du discernement des vocations sacerdotales et religieuses : 3 critères qui sont plutôt rares dans la littérature médicale postérieure à 1950 !

Mais au-delà du langage, je crois que les constitutions, telles que décrites dans l'ouvrage que je cite, nous aident à saisir les différents plis de l'esprit humain. Voici donc la constitution psychasthénique pour ceux que cela intéresse :

2. Constitution psychasthénique et hypocondriaque

a) Aspect psychiatrique : Si nous groupons ensemble ces deux constitutions, malgré leurs caractères assez distincts, c’est que le psychasthénique et l’hypocondriaque, contrairement au paranoïaque qui s’écoute mais ne se regarde pas, se livrent à une continuelle introspection, analysent à l’infini la moindre émotion ou sensation, ruminent irrésistiblement leurs obsessions ou leurs misères. Ils sont l’un et l’autre incapables de vouloir et d’agir, uniquement préoccupés des troubles qu’ils ressentent et qui ont à leurs yeux plus d’importance que tout ce qui se passe dans le reste de l’univers. Dégoûtés de la vie dont ils ne savent pas apprécier la saveur et ennuyés de tout, ils sont en même temps épouvantés par la maladie et par la mort ou obsédés par le péché et l’enfer.

L’hypocondriaque est constamment inquiet du fonctionnement de son propre corps. […] Le psychasthénique ne souffre pas dans sa chair; il souffre moralement. Il a l’impression que son activité mentale ne se déroule pas comme il le faudrait. Il éprouve un curieux sentiment d’incomplétude, d’inachèvement : car il ne se sent pas le maître de sa propre pensée; il est dirigé par elle plutôt qu’il ne la dirige. Il est dominé par la foule des pensées involontaires, des images, des associations d’idées, des imaginations, par toute la poussée du subconscient dans le champ de la conscience. Il n’a pas assez de force pour s’en dégager.

Aussi éprouve-t-il un profond sentiment d’impuissance devant la vie; de même qu’il se sent impuissant à diriger sa propre réflexion, il n’est pas capable de se conduire suivant une ligne immuable; mais au contraire, il se laisse balloter au gré des circonstances, des événements bons ou mauvais, influencer par les gens qui l’entourent, aussi bien par les colères, les scènes, les caprices de ceux-ci, que par une volonté forte.

Devant tant de choses diverses dont chacune prend pour le psychasthénique les proportions d’un obstacle considérable à vaincre, sa maladie est celle de l’incertitude, du doute. Submergé par le flot des raisons contradictoires, il ne peut jamais prendre une décision ferme et définitive. Lorsque enfin il se résout à agir, c’est sous le coup d’une impulsion irraisonnée, avec la même brutalité parfois que certains timides, et sans pour cela réduire le doute qui l’obsédait et qui, au lieu d’empoisonner l’action à faire, se porte maintenant sur l’action faite et sa légitimité, et ses modalités et ses conséquences.

Car l’incertitude où vit le psychasthénique est une obsession véritable qui envahit sa conscience et qui détermine des conflits pénibles. S’il veut lui résister, en effet, il se produit le plus souvent des angoisses à retentissement physique (étouffements, sensation à contrition précordiale, palpitations douloureuses) […].
Cette obsession d’incertitude, cette « folie du doute » […] résume l’essentiel et le trouble profond de cette maladie. Mais suivant les malades elle peut se colorer de manières différentes et affecter tel ou tel domaine.

Chez certains, les phobies dominent le tableau : la terreur de traverser une rue ou une place […], etc. D’autres, seront obsédés de scrupules : soit de n’avoir pas accompli tel ou tel acte prescrit (ainsi ces malades qui iront se laver vingt fois les mains ou retourneront à plusieurs reprises vérifier s’ils ont bien fermé la porte), soit d’avoir fait le mal et de ne pas s’en être accusé suffisamment (ainsi ces scrupuleux bien connus des directeurs de conscience qui, ayant à peine terminé leur confession, reviennent pour ajouter encore quelque chose).

D’autres encore seront obsédés par l’idée qu’ils vont accomplir des actes défendus et dont ils ont horreur et ne pensent plus qu’à cette idée parasite; dans les cas les plus graves il s’agira de véritables hallucinations, ou d’idées complètement délirantes, souvent centrées sur des choses religieuses (images ou paroles obscènes s’interposant dans la conscience devant les actes rituels…)

Enfin c’est parmi les psychasthéniques qu’il faut placer la plupart des obsédés sexuels; soit qu’il s’agisse d’obsessions purement mentales […]; soit qu’il s’agisse d’habitudes solitaires invétérées dont le patient ne réussit pas à se débarrasser. Il va sans dire que là encore, comme pour le paranoïaque, un psychasthénique caractérisé devra être écarté à tout prix du sacerdoce.

b) Aspect psychologique : On retrouve chez un certain nombre de gens normaux cette tendance constitutionnelle psychasthénique et hypocondriaque. Le premier signe en est l’égocentrisme exagéré; non seulement le sujet rapporte tout à lui, se considère comme le centre d’intérêt d’un univers, mais encore il passe son temps à se regarder vivre, à analyser se sensations, ses impressions, ses états d’âme. Il y a chez lui une complaisance étonnante pour l’analyse de soi, pour le petit fait banal, pour la douleur épisodique, le symptôme passager, qui prennent à ses yeux une importance considérable, pour la pensée saugrenue qu’il va ruminer à n’en plus finir et transformer en obsession.

Un autre signe important de cette structure psychologique, c’est la dépendance vis-à-vis d’autrui, consciente ou inconsciente. Le « petit » hypocondriaque est à la recherche du médecin qui le guérira et jusqu’à ce que son médecin l’ait déçu il le harcèle, il ne le quitte pas, autant afin de se faire écouter qu’afin de se faire soigner. Quant au sujet de tendance psychasthénique, il ne peut vivre tranquille s’il ne sent auprès de lui une volonté plus forte que la sienne et à laquelle il pourra demander de prendre les décisions qu’il n’ose pas prendre lui-même.

Il y a là, semble-t-il, comme chez le paranoïaque, mais plus accentué encore, un état de régression vers un stade infantile de la mentalité. Le psychasthénique, et dans une certaine mesure l’hypocondriaque, se conduit dans la vie comme un enfant qui n’a pas encore conquis son indépendance affective. Tant qu’il est entouré, guidé, conseillé, il se comporte à peu près normalement. S’il se sent livré à lui-même au contraire, le voici perdu, incapable de juger clairement les choses, de se déterminer par soi-même pour une décision ou une autre.

La tendance à la rumination mentale est un symptôme habituel de ce pli psychologique, soit qu’elle porte sur ses misères physiologiques chez l’hypocondriaque, soit qu’elle ait une couleur obsédante ou scrupuleuse chez le psychasthénique.

c) Conduite à tenir : Là encore il existe des moyens négatifs pour aplanir ce pli mental : ne pas laisser de tels sujets sans secours. Que l’hypocondriaque sente qu’on ne rit pas de ses malaises mais qu’au contraire on cherche vraiment à les guérir. Que le psychasthénique sache qu’il n’est pas isolé mais que s’il survient des doutes, des idées obsédantes, il pourra les soumettre à son directeur et recevoir de lui une certitude.

D’autre part, il faut à ces sujets une direction très ferme qui les habitue à se désoccuper de soi, d’abord en refusant d’écouter les détails des obsessions ou des malaises […] Quant à la lutte directe contre les obsessions et les scrupules elle doit se faire à bon escient : On ne peut, dit le Père Lindworski, refouler directement une pensée. Un « non », un « je ne veux pas, va-t’en », même accompagnés d’un geste répulsif, ne font qu’aggraver la tentation. La pensée, loin d’être ainsi chassée, est au contraire engagée dans un complexe plus profond et plus riche qui facilitera sa réapparition…
On ne chasse une pensée qu’en lui en substituant une autre. […] Dans cette lutte contre les pensées, ce dont il faut se garder surtout, c’est du trouble, de l’inquiétude et de l’excitation qui agissent comme les gestes répulsifs dont nous avons parlé. […]

Si on ne peut empêcher une idée, obsédante ou non, de venir à la conscience, on peut veiller toutefois à ce que cette idée ne soit pas suivie de l’acte qu’elle tente parfois d’imposer. Il faut donc faire porter l’effort du psychasthénique sur le contrôle de ses gestes, de ses attitudes et lui faire accomplir le plus possible d’actes conscients et volontaires. »

Source : Docteur R. Biot et Docteur P. Galimard, Guide Médical des Vocations Sacerdotales et Religieuses, Paris, Éditions Spes, 1947, avec nihil obstat et imprimatur, 319 pages.
images/icones/fleche2.gif  ( 777169 )Et la constitution hystérique par Chicoutimi (2015-04-28 05:06:34) 
[en réponse à 777168]

Après avoir vu la constitution paranoïaque et la constitution psychasthénique, voici maintenant, pour ceux que cela intéresse, la constitution hystérique.

3. La constitution hystérique

[…] L’hystérie est une constitution mentale qui a été longtemps considérée comme d’essence féminine (…). Il ne faudrait pourtant pas croire qu’on ne rencontre jamais d’hommes qui présentent cette constitution. Mais il existe chez ceux-ci une diminution telle des qualités proprement viriles (et non pas forcément génitales) qu’ils ont la mentalité et les réactions, ne disons pas féminines, mais de ce qu’il y a de plus mauvais dans la féminité. […]

a) Les accidents hystériques : Les accidents hystériques sont les phénomènes qui frappent le plus l’entourage, car ils se présentent presque toujours sous l’apparence de maladies nerveuses organiques : épilepsie, paralysie, syncopes, anesthésie, crises douloureuses osseuses ou abdominales, dont ils rappellent plus ou moins grossièrement les symptômes; parfois, il s’agit de manifestations à allure mystique, extases, hallucinations visuelles ou auditives, dont il n’est pas toujours facile de discerner en premier examen l’origine pathologique ou véritablement surnaturelle.

L’intensité des phénomènes, leur fréquence, leurs caractères mêmes peuvent être modifiés dans des proportions considérables par les réactions de l’entourage. Celui-ci forme, en effet, pour l’hystérique un témoin indispensable qui peut, par ses gestes, son attitude, ses paroles et le plus souvent sans même s’en rendre compte, provoquer, modifier ou supprimer les manifestations extérieures de l’hystérie. Il faut bien savoir, car c’est là une notion essentielle et dont il existe des exemples historiques célèbres, que l’hystérie peut être «cultivée» par le milieu, que celui-ci soit profane, médical ou religieux, ou bien au contraire s’apaiser et disparaître sous une direction ferme, intelligente et avertie. […]

b) Le fond mental hystérique : Ce qui caractérise l’hystérie, dans son substratum constitutionnel, c’est la diminution du champ de la conscience, la prépondérance habituelle de l’inconscient et du subconscient sur la volonté claire et réfléchie. Nulle part ailleurs autant que dans l’hystérie, le sujet, au lieu de raisonner logiquement et d’agir selon des déterminations précises, se laisse conduire au contraire par les poussées de l’inconscient, par ses passions les plus inférieures et les plus puériles. Nous comparions plus haut le psychasthénique à un enfant encore jeune. C’est du petit enfant, presque du bébé, qu’il faut rapprocher l’hystérique. Il en est au stade du caprice et rien ne ressemble plus à la crise de nerfs de celui-ci que la colère du petit enfant. Rien n’y manque, en effet, ni la contrariété première, ni la soudaineté de la crise survenant après un temps de mûrissement, ni l’absence de contrôle dans celle-ci, ni sa disparition spontanée si l’entourage est impassible ou s’il n’y a pas de public.

Nous retrouvons là les éléments essentiels du fond mental de l’hystérique. Des passions souvent puériles, des désirs, des envies plus ou moins avouées ou avouables constituent les mobiles profonds du comportement de l’hystérique. Un égocentrisme fondamental, comme est celui de l’enfant, rend compte de la plupart de ces pulsions instinctives. L’hystérique se fait remarquer par son cabotinage inconscient. Il a besoin d’attirer l’attention pour se faire admirer si c’est possible, ou pour se faire plaindre ou même pour se faire gronder. L’important est d’abord qu’on s’occupe de lui. Ce n’est pas qu’il semble toujours faire bon accueil aux compliments et qu’il se pavane; au contraire, il semble qu’il soit gêné par ceux-ci, il rougit, il se cache, mais il y a alors chez lui, comme dans tout le reste de son comportement, un manque de naturel, une absence de spontanéité, un maniérisme (…)

Ces sujets ne sont pas, bien entendu, à l’abri de tendances instinctives comme la gourmandise, les poussées d’érotisme, la paresse; et bien au contraire celles-ci constituent souvent les mobiles primordiaux de leurs actes; mais nous ne craignons pas d’y insister, ce cabotinage, ce besoin d’occuper l’esprit des autres, est beaucoup plus important et plus profond. […]

C’est ce cabotinage qui rend souvent ces malades envieux et méchants. Ils sont facilement jaloux d’un compagnon plus favorisé, plus intelligent, plus entouré. Ils sont alors capables d’actions mauvaises, de médisances, de calomnies, pour essayer de diminuer le prestige du rival et pour que celui-ci ne soit plus le centre des pensées et des conversations. […]

Il ne faut pas craindre de dire, au risque de choquer certaines âmes timorées, que si l’hystérie de « culture » médicale a pratiquement disparu, on a pu voir apparaître ces dernières années une hystérie de « culture » religieuse. […]

c) Responsabilité des hystériques : (…)

1. Manifestations hystériques même extraordinaires, ou mythomanie (manie du mensonge) ne sont pas synonymes de simulation consciente (celle-ci est au contraire très exceptionnelle), mais sont l'effet de l’imitation inconsciente d’un état violemment désiré. Ainsi peut se créer en quelque sorte un mimétisme de la sainteté, l’hystérique étant le premier à se duper à son propre jeu. […]

2. La constatation de l’hystérie chez un individu ne porte aucune atteinte à son moral, à sa dignité personnelle, à sa sincérité, à sa piété, ni même à la possibilité de véritable sainteté; elle n’ôte rien aux mérites de ses pieuses intentions ni à ceux de sa vie vertueuse.

3. Un haut degré de spiritualité et même la sainteté véritable peuvent s’accompagner de manifestations de la série hystérique, mais celles-ci (convulsions, cris, certaines extases par exemple), bien loin d’être, comme le croit en général le monde, le décor obligé de l’union mystique, ne sont au contraire que les témoins de l’imperfection de notre nature humaine et doivent disparaître au fur et à mesure de l’ascension spirituelle. […]

d) Aspect psychologique : (…) Et même chez les personnes dont l’état mental est habituellement parfaitement sain, il peut arriver que sous l’influence d’une émotion violente, d’un traumatisme, d’un choc psychologique quelconque apparaissent des manifestations que nous avons décrites comme faisant partie de la série hystérique : crises de nerfs, pamoison par exemple. […] Si elles ne se produisent qu’isolément, à de rares intervalles, parmi les signes d’un caractère par ailleurs bien équilibré, il n’y a absolument pas lieu de parler alors de constitution hystérique.

Il y a des cas plus difficiles où ces symptômes isolés apparaissent chez des personnes, des femmes jeunes en général, qui ont une certaine tendance à l’exaltation, à la sentimentalité, et qui souffrent visiblement lorsqu’elles sont privées d’affection sensible. Certains de ces sujets ne pourront d’ailleurs jamais s’habituer à la vie communautaire; mais il en est d’autres dont la vocation religieuse semble incontestable. Si chez ces derniers le fond mental apparaît bon dans l’ensemble et que, surtout, on ne constate aucun maniérisme, aucune tendance à la mythomanie, il nous semble qu’avec certaines précautions d’hygiène mentale il n’y ait aucun inconvénient d’ordre médical à conserver ces sujets dans la vie religieuse.

e) Conduite à tenir : (…) L’hystérie est sans doute la constitution la moins difficile à amender. Il existe un traitement prophylactique et curatif des accidents, qui consiste à éloigner du malade les sujets naïfs ou exaltés (…) et de l’entourer de personnes de parfait équilibre qui n’attacheront aucune importance aux singularités des phénomènes et qui ne feront pas « galerie » autour de lui.

Il faut faire vivre l’hystérique dans une atmosphère calme, lui fixer un programme régulier et précis, l’occuper le plus possible à des travaux concrets, qui lui demandent un effort de persévérance et le forcent à des responsabilités. […]

Enfin, il y a de la part des directeurs ou des supérieurs un devoir d’éclairement, une psychothérapie qui doit se faire seul à seul et non en public, qui doit montrer au sujet qui l’ignore la nature de ses troubles. S’il s’agit de sujets de bonne volonté, c’est la meilleure rééducation. »

Source : Docteur R. Biot et Docteur P. Galimard, Guide Médical des Vocations Sacerdotales et Religieuses, Paris, Éditions Spes, 1947, avec nihil obstat et imprimatur, 319 pages.
images/icones/1b.gif  ( 777170 )vous allez trop vite! par jejomau (2015-04-28 06:35:15) 
[en réponse à 777169]

un cas pas jour suffit ! C'est vraiment intéressant. Il me vient d'ailleurs une question sur les cas que vous nous présentez.

On utilise ici le mot de "maladie" pour parler de ces cas. Cela signifie pour moi qu'un traitement médical leur permet d'être soulagé ou guéri. Or je vois que , curieusement, (par exemple) dans le cas de la psychasthénie, il est recommandé de faire l'effort "sur le contrôle de ses gestes, de ses attitudes et lui faire accomplir le plus possible d’actes conscients et volontaires. ». Le "malade" doit faire des efforts sur lesquels sa volonté et son intelligence entre en ligne de compte.

Comment peut-on dire que ces gens ne sont pas possédés ou atteints d'attaques diaboliques à tout le moins ? Même les signes cliniques qui portent sur un moi sur-dimensonné interpellent en ce sens (orgueil et égoïsme)

images/icones/tao.gif  ( 777307 )Vous avez raison Jejomau (réf : maladies et attaques diaboliques) par Chicoutimi (2015-04-29 17:34:42) 
[en réponse à 777170]

Il n'est pas toujours facile de faire la distinction entre les maladies psychologiques et les attaques diaboliques.

Dans son livre "Exorcismes et pouvoirs des laïcs", le père Ovila Melançon affirme : "À l'égard des personnes obsédées, le prêtre doit être bon et prudent. Il ne faut pas croire trop vite à une véritable obsession [diabolique]; il ne doit pas tout attribuer au démon et, au besoin, il devra consulter des médecins." (p. 54)

Par contre, il ne faut pas non plus exclure la possibilité d'une attaque du malin. Le même auteur l'affirme : "À ce sujet, on peut se référer encore au témoignage de jean Lhermitte, qui fut un psychiatre éminent : "Encore que l'esprit critique et scientifique ait dissipé bien des nuées et ruiné de nombreux mythes, il n'en demeure pas moins que dans notre monde moderne, le nombre de possédés démoniaques est considérable." (p. 78)

Il affirme même que, malheureusement, aujourd'hui "on ignore qu'il y a des névroses-maladies et des névroses-démoniaques. On attribuera parfois à un dédoublement de la personnalité ce qui ne sera, en fait, que l'intervention d'un esprit déchu. Il faut savoir aussi qu'une vraie possession diabolique est accompagnée presque toujours de troubles mentaux et nerveux, qui sont produits et amplifiés par le démon et dont les manifestations et symptômes sont médicalement identiques à ceux que produisent les névroses." (p. 63-64)

C'est pourquoi ce même auteur préconise de ne pas hésiter à utiliser l'exorcisme même s'il n'y a pas certitude de la présence du malin. Il donne en exemple ce que faisait le bienheureux Francesco Paulo : "le père Franscesco Paulo, béatifié par le pape Jean-Paul II le 25 avril 1988, avait bien raison d'accueillir les malades mentaux et de les exorciser tous, alors "ceux qui étaient possédés guérissaient; ceux qui étaient malades restaient malades", comme l'indiquait le père Gabriel Amorth dans son volume intitulé "Un exorciste raconte". (p. 64)

Donc, et cela sera un élément de réponse à la question de Steve, s'il y a une personne à qui nous devrions parler de nos inquiétudes et de ce qui va plus ou moins chez soi, c'est bien le prêtre ! La meilleure thérapie, et aussi le meilleur "exorcisme" qui soit, est la confession ! D'ailleurs, toute démarche entreprise sans la confession risque de s'avérer stérile car c'est par la confession que nous retrouvons l'état de grâce qui nous remet en amitié avec le Seigneur qui est le médecin des corps et des âmes. Évidemment, pour les cas plus lourds, rien n'empêche d'aller voir aussi un psychiatre.

Enfin - et cela sera un élément de réponse pour Jean Ferrand et Steve - pour ce qui est de se reconnaître dans les descriptions des différentes constitutions mentales, je dirais que cela est normal. Cependant, il y a un équilibre à maintenir en évitant deux excès : le premier est de croire que nous souffrons de tout ce qui est décrit, et le second est de croire que ces descriptions ne nous concernent pas, et donc que nous sommes parfaitement équilibré.
images/icones/fleche2.gif  ( 777171 )J'ai toutes par Jean Ferrand (2015-04-28 06:35:46) 
[en réponse à 777169]

J'ai toutes ces maladies à la fois. Mais je me guéris de l'une par l'autre. Tout au moins j'essaie...
images/icones/5b.gif  ( 777176 ) Si ça peut vous consoler. par Steve (2015-04-28 09:31:22) 
[en réponse à 777171]

Moi aussi, j'ai l'impression d'être plus ou moins atteint.

Une question se pose. Faut-il s'adresser à un psy. ou à un confesseur ?