Le Forum Catholique

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images/icones/1f.gif  ( 774764 )A propos de la récente loi sur le don d'organes... par Fennec (2015-03-27 11:51:05) 

Je sollicite vos avis éclairés sur le sujet lui-même (pas sur la loi, dont on imagine déjà les abus et les dérives...).

Don d'organes : arguments pour, arguments contre, références (sérieuses, s'entend).

En vous remerciant par avance.


images/icones/neutre.gif  ( 774797 )Si j'étais en France... par Meneau (2015-03-27 18:55:19) 
[en réponse à 774764]

je m'inscrirais aussi vite que possible sur la liste de ceux qui refusent ces dons.

Le don d'organe en soi n'est pas problématique. Ce qui l'est en revanche, c'est les conditions dans lesquelles on décide qui est mort ou qui ne l'est pas... En l'état actuel de la définition de la "mort cérébrale", rien ne garantit que vous ne serez pas prélevé de vos organes avant d'être mort.

Cordialement
Meneau
images/icones/bravo.gif  ( 774799 )Un tel registre existe-t-il ? par Rémi (2015-03-27 19:02:31) 
[en réponse à 774797]

Pour ce motif les patients en état de mort cérébrale sont tous sous médicaments destinés à atténuer la douleur durant le prélèvement d'organes. Malgré cela ils sont déclarés morts.
images/icones/hum2.gif  ( 774804 )En effet, par Fennec (2015-03-27 19:27:58) 
[en réponse à 774799]

C'est bien l'horreur à laquelle on s'attend, et qui ne sera que renforcée par la nouvelle loi par laquelle, rappelons-le, il ne sera plus possible de s'opposer au prélèvement d'organes, même d'un proche parent...
Le vote de cette loi, en catimini, 2 jours après la loi sur l'euthanasie à peine déguisée, montre bien où l'on va.

Mais ce qui m'intéresse plus particulièrement n'est pas d'ordre juridique.

J'ai retrouvé des fils de discussion anciens où l'on parlait un peu du problème, mais je m'interroge quand-même...

En très résumé :

1. je comprends qu'il soit possible de considérer le don d'organe comme un acte de charité, dans la mesure où cet organe est donné à une personne qui en a véritablement besoin (mais comment le savoir ?)

2. mais comment concevez-vous l'idée de voir un être décédé, qui a été proche, voire très proche de vous (parent, frère, soeur, enfant...), "amputé" d'un de ses organes une fois mort ? !!!
Il est vrai qu'aujourd'hui, les organes prélevés sont principalement internes (coeur, foie, reins...) et donc invisibles, mais on peut très bien imaginer que dans un futur pas très lointain, on puisse procéder à des greffes d'oeil, de visage... bref !
Imaginez la veillée funèbre ou la mise en bierre, devant le cadavre d'un être cher décapité !!!

J'exagère ici à dessein, et fait porter mon raisonnement sur l'affectif et l'émotionnel, mais il n'empêche qu'il y a quand-même quelque chose qui me révulse à l'idée de savoir un être cher privé d'un de ses organes...

Je dois être trop sensible... Faut être dur dans le monde d'aujourd'hui !

Je précise que j'en arrive à ces questions du fait qu'il me semble avoir compris que la religion catholique n'interdit pas ni ne déconseille moralement le don d'organes. Vous confirmez ?


images/icones/neutre.gif  ( 774805 )Je confirme. par Rémi (2015-03-27 19:37:09) 
[en réponse à 774804]

Catéchisme de l'Eglise catholique:

2296 La transplantation d’organes est conforme à la loi morale si les dangers et les risques physiques et psychiques encourus par le donneur sont proportionnés au bien recherché chez le destinataire.

La donation d’organes après la mort est un acte noble et méritoire et doit être encouragée comme une manifestation de généreuse solidarité. Il n’est pas moralement acceptable si le donneur ou ses proches ayants droits n’y ont pas donné leur consentement explicite. De plus, il est moralement inadmissible de provoquer directement la mutilation invalidante ou la mort d’un être humain, fût-ce pour retarder le décès d’autres personnes.
images/icones/neutre.gif  ( 774811 )Le seul problème c'est que l'on ne peut par Ritter (2015-03-27 20:24:17) 
[en réponse à 774805]

prélever sur un mort, d'ou la déclaration de mort cérébrale...Blablablalblalbla
images/icones/neutre.gif  ( 774807 )Les veillées funèbres par Meneau (2015-03-27 19:58:07) 
[en réponse à 774804]

se font rarement à cercueil ouvert, qui plus est s'il y a eu amputation visible !

Et en toute théorie, sous réserve qu'il soit bien mort lorsqu'on lui prélève ses organes, à quoi servirait-il au défunt de conserver son foie ou son rein ?
"Mieux vaut entrer borgne dans la vie éternelle, que..."

En plus, rien n'est impossible à Dieu. L'amputation après la mort ne présume en rien du corps que nous aurons à la résurrection des corps.


Cordialement
Meneau
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 774813 )Les veillées funèbres par MG (2015-03-27 20:39:10) 
[en réponse à 774807]

se font toujours autour du lit de mort et très rarement cercueil fermé ! C'est du moins l'usage en Bretagne. Si possible à la maison.
images/icones/1f.gif  ( 774816 )Veillées avec défunt visible ! par Fennec (2015-03-27 20:59:20) 
[en réponse à 774807]

Comme MG vous l'a dit.

Quant à

L'amputation après la mort ne présume en rien du corps que nous aurons à la résurrection des corps.

, en effet, ce n'est pas çà qui pose problème, le Bon Dieu saura sans peine "recoller les morceaux".

C'est plus psychologiquement que je suis gêné...

L'idée que le corps de la personne connue et aimée n'est plus intact me choque...


images/icones/neutre.gif  ( 774814 )Voilà une adresse ou le formulaire peut-être renvoyé par Ritter (2015-03-27 20:42:49) 
[en réponse à 774799]

Formulaire que l'on trouve facilement en ligne.

Agence de la biomédecine
Registre national des refus
1 avenue du Stade de France
93212 SAINT-DENIS LA PLAINE CEDEX
images/icones/bravo.gif  ( 774817 )Merci, et formulaire par Rémi (2015-03-27 21:15:29) 
[en réponse à 774814]

ici.


Et effectivement, tout le problème réside dans le "après ma mort".

Personnellement je donnerais volontiers, si j'étais assuré que ce soit bel et bien après ma mort. Sans cette certitude il est bien plus sage je crois de renoncer.


Il est par ailleurs scandaleux que l'accord soit présumé et que ce soit aux réfractaires, qui seront fichés, d'indiquer leur refus. Ce devrait être l'inverse, et aux donneurs potentiels de se faire connaitre et ficher !
images/icones/neutre.gif  ( 774820 )Et puis ne pas donner c'est être mis en accusation par Ritter (2015-03-27 21:47:18) 
[en réponse à 774817]

Ne pas vouloir sauver quelqu'un
Ne pas vouloir participer à la recherche scientifique.
C'est proprement scandaleux.

Car combien donneraient s'ils pouvaient avoir confiance dans les politiques, et les médecins.

Vous pardonnerez mais un médecin qui avorte, favorable à l'euthanasie, qui soigne avec des génériques et signent des accords avec la sécu.
comment lui faire confiance.

Je me souviens d'un médecin qui a envoyé paître la sécu qui voulait lui faire signer un accord en lui disant que cet accord était contraire à son serment d’Hippocrate.

J'ai laissé 23 euros et son ordonnance à une jeune femme qui m'a dit vous ne croyez pas que je vais payer une amende pour mes clients.

Je crois qu'une péripatéticienne m'aurait mieux considéré.
images/icones/3f.gif  ( 774806 )Mort , vous donnerez la vie par Anne Charlotte Lundi (2015-03-27 19:40:34) 
[en réponse à 774797]

c'est l'euthanasie directe via la culpabilisation ...

" Vous êtes vieux, vous souffrez, vous ne servez plus à rien..
et si vous partez dans la dignité, votre mort servira à la vie ... sauvera une autre vie, un jeune, un enfant..."

images/icones/1e.gif  ( 774810 )Que craignez vous Meneau? Quelle erreur par Ritter (2015-03-27 20:22:25) 
[en réponse à 774797]

Si l'on venait à greffer votre cerveau, à Vals ou Sarkozy, cela serait pas si mal.
Pourquoi voulez vous les en priver.