Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=771845
images/icones/info3.gif  ( 771845 )notez sur vos agendas : le cardinal Sarah à Saint-Eugène par Abbé Claude Barthe (2015-02-26 18:49:33) 

Le P. Mallet a déjà donné sur ce Forum le programme de la visite à Paris du cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin, pour la présentation de son livre Dieu ou rien, entretiens sur la foi, écrit en collaboration avec l’écrivain Nicolas Diat (Fayard).

Il sera le lundi 2 mars à 20 h à Saint François-Xavier (7e) ; le mercredi 4 à 20h30, à la Trinité (9e) le samedi 7 à 16h30, à Saint Léon (15e), le dimanche 8, à l’issue de la messe des jeunes de 19 h, à Saint-Germain-des-Prés. Il sera en outre le mardi 10 à 20 h à la Procure (6ème); le mardi 3 (église Saint Louis, à 20h30), et à Versailles le vendredi 6 (église Saint Symphorien, 20h30).

Notez spécialement : le jeudi 5 mars à 20 h, il donnera une conférence dans l'église Saint-Eugène Sainte-Cécile (et non rue Bergère comme précédemment annoncé) sur le thème de la liturgie et la nouvelle évangélisation.
On sait que le cardinal Sarah est un partisan décidé du Motu Proprio Summorum Pontificum et de "l'enrichissement réciproque", c'est-à-dire, en ce qui concerne le rite nouveau, de ce qu'il est convenu d'appeler la "réforme de la réforme".
Aleteia
images/icones/mitre4.png  ( 771848 )Mgr Schneider doit intervenir dans l'Ain par Diafoirus (2015-02-26 19:23:59) 
[en réponse à 771845]

Quelqu'un peut-il nous rappeler la date et le lieu?
Merci.
images/icones/mitre4.png  ( 771850 )J'espère que Mgr. Schneider par Rémi (2015-02-26 19:44:19) 
[en réponse à 771848]

qui me semble-t-il voyage souvent, tout en étant très actif et efficace dans son diocèse où il a d'importantes responsabilités, ne finira pas par se faire taper sur les doigts.


Canon 410 - L'Évêque coadjuteur et l'Évêque auxiliaire, tout comme l'Évêque diocésain lui-même, sont tenus par l'obligation de résider dans le diocèse; ils ne s'en éloigneront que pour peu de temps, sauf pour une fonction à exercer hors du diocèse, ou pour le temps des vacances qui ne dépassera pas un mois.
images/icones/fleche2.gif  ( 771902 )Mgr Schneider à Villars les Dombes ( 01) le 22 mars. par Solluna (2015-02-27 19:02:50) 
[en réponse à 771848]

Voici votre réponse.

Pour le programme: paroisse de Villars les Dombes
images/icones/neutre.gif  ( 771861 )Mgr Dagens par Candidus (2015-02-26 22:24:10) 
[en réponse à 771845]

J'espère qu'une bonne âme fera un compte rendu à l'intention de tous ceux qui ne pourront pas assister à la conférence. Et si quelqu'un pouvait interroger le cardinal sur le livre Dominus est de Mgr Schneider, ce serait intéressant de connaître son opinion.

J'ai la plus haute estime pour ce cardinal mais je ne vous cache pas que ma surprise a été grande aujourd'hui en lisant un entretien de Mgr Dagens datant de la période précédant immédiatement le conclave de 2013 ; le sulfureux académicien y faisait l'éloge du Cardinal et souhaitait son élection. Je ne vous cache pas que cela a fait un peu sur moi l'effet d'une douche froide...
images/icones/idee.gif  ( 771891 )Voyons Candidus par Signo (2015-02-27 16:34:42) 
[en réponse à 771861]

Les hommes ne sont pas réductibles à des catégories étroites (conservateur, libéral) qui suffiraient à les définir entièrement.

Le fait que Mgr Dagens ait de l'estime pour le Cal Sarah malgré leurs divergences de vues signifie simplement que ledit cardinal a des qualités telles qu'elles font à peu près l'unanimité chez ses pairs... et que Mgr Dagens lui-même ne peut nier; c'est plutôt rassurant, au contraire. Le cardinal Sarah semble être un homme mesuré qui ne se contente pas de déclarations à l'emporte pièce, ce qui ne l'empêche pas d'avoir des convictions très solides et très fermes, qu'il tire justement de sa spiritualité très profonde.
Les progressistes n'ont pas forcément de mauvaises intentions, ils ont simplement une analyse de la situation et une conception de l'Eglise qui sont fausses. On peut se tromper tout en étant honnête et de bonne foi...
images/icones/neutre.gif  ( 771920 )[réponse] par Candidus (2015-02-28 05:25:09) 
[en réponse à 771891]

Vous avez sans doute raison.
images/icones/hein.gif  ( 771877 )La réforme de la réforme ou la poubelle ? par Nemo (2015-02-27 09:03:09) 
[en réponse à 771845]

Je ne pourrai être présent à Saint-Eugène.
C'est dommage parce que j'aurais aimé y poser deux questions.

La première, comment expliquer un phénomène jamais vu dans l'Eglise, le regain d'intérêt pour un rite tel qu'il était avant sa réforme, et la coexistence officielle de deux formes ?

La deuxième, qui vraiment souhaite une réforme de la réforme ou un enrichissement mutuel, tâches annoncées et jamais commencées par le précédent pontificat, et qui clairement ne sont pas au programme de l'actuel ?

Je sais que certains croient que le nouveau rite peut être amendé. Je n'y crois pas. Etant en rupture avec la tradition il n'a pas de racines, il est une création d'experts et non une évolution organique issue du bon sens, de la pratique commune des fidèles. Le modifier ne pourra lui donner des racines. C'est une impasse comme le fut le bréviaire romain de Quignonez, il devrait subir le même sort.
images/icones/1v.gif  ( 771881 )Simple tactique de Benoît XVI par Jean-Paul PARFU (2015-02-27 11:49:26) 
[en réponse à 771877]

Les termes de rit ordinaire et de rit extraordinaire, ainsi que l'expression "réforme de la réforme" n'ont été inventés que pour faire accepter la ré-officialisation dans l'Eglise du rit ancien à des évêques plus que réticents et faire comprendre que le rit nouveau pose des problèmes !
images/icones/fleche2.gif  ( 771882 )C'est très habile de sa part par Athanase (2015-02-27 13:27:14) 
[en réponse à 771881]


Le pape Benoît XVI a parlé plus exactement de deux formes d'un même rite, non de de deux rites, ce qui est habile à plus d'un égard:

- c'est une manière de ne pas dédire ce que Rome a fait à partir de 1969: le missel romain traditionnel n'est pas interdit tout simplement parce qu'il a été obrogé par une nouvelle révision: on reste toujours dans le rite romain;

- c'est une manière de dire qu'il n'y a jamais eu interdiction: en soi, la forme extraordinaire n'est pas un rite à part, mais une forme du rite romain;

- c'est une manière de dire qu'il n'y a pas de dialectique puisque que les deux usages appartiennent au même rite romain;

- c'est une manière de ratifier le choix d'Ecône, fait en 1974, d'utiliser l'édition de 1962 du missel romain;

- c'est une manière de faire ce qu'il a voulu faire dans la révision de 2000 (édition de 2002) en intégrant le missel traditionnel dans la liturgie romaine: Benoît XVI a souhaité permettre l'usage du missel traditionnel dans le cadre de l'IGMR: il ne fut pas écouté, mais obtint gain de cause quand il fut pape;

Benoît XVI donne à la fois raison à Paul VI, à Mgr Lefebvre, aux réformateurs des années 1960 et à lui-même.
images/icones/1v.gif  ( 771885 )Je veux dire par là à Nemo par Jean-Paul PARFU (2015-02-27 14:41:57) 
[en réponse à 771882]

qu'il ne faut pas trop "se prendre la tête" et dire qu'on comprend ou qu'on ne comprend pas, ou qu'on pense possible ou non "une réforme de la réforme".

Je crois, avec Mgr Fellay, que le cardinal Ratzinger, devenu Benoît XVI, a un esprit moderne, mais un cœur traditionnel et qu'il lui tenait à cœur, justement, de rétablir dans ses droits le rit de toujours. Il y est arrivé par de petits subterfuges à propos desquels il n'est pas utile de s'interroger, Benoît XVI lui-même n'y croyant qu'à moitié, voire pas du tout ...
images/icones/1a.gif  ( 771904 )Parfois... par Nemo (2015-02-27 19:53:08) 
[en réponse à 771885]

Parfois il m'arrive d'être d'accord à 100% avec ce que dit maître Parfu. C'est le cas ici et c'est digne d'être signalé.

Je reste très critique sur l'apostolat de Benoît qui m'a beacoup déçu.
A part une levée d'excommunication et "d'interdiction pratique" de la messe traditionnelle, ces deux mesures étant plus des grâces que des actions positives, il n'a pas fait avancer beaucoup les choses.

Des nominations catastrophiques, des renouvellements d'Assise, aucune réforme liturgique, juste de la poudre aux yeux en ressortant des vieilles chasubles retournées à nouveau au placard, une annonce de réforme de la réforme qui ne fut que du vent, des négociations avec la FSSPX qui n'ont débouché sur rien...

Ce pape restera sans doute un intellectuel qui a fait de beaux discours, mais sous son pontificat, aucune évolution liturgique, autant de pagaille doctrinale, une curie tout aussi corrompue, des affaires de moeurs qui éclatent. Le pape actuel ne fait pas mieux mais ça se voit davantage.
images/icones/fleche2.gif  ( 771908 )Je ne serais pas aussi dur par Jean-Paul PARFU (2015-02-27 20:16:48) 
[en réponse à 771904]

Ce que je voulais dire, c'est que Benoît XVI a ré-autorisé le rit de toujours qui avait été interdit de fait et qu'on doit lui en savoir gré, son successeur tentant d'ailleurs déjà de grignoter le Motu Proprio de 2007.

Ce que je dis, c'est que pour y arriver, Benoît XVI a dû louvoyer en quelque sorte et qu'il n'est donc pas utile, selon moi, de trop s'interroger sur le pourquoi ou le comment ou la signification de ces louvoiements.
images/icones/1a.gif  ( 771905 )Parfois... par Nemo (2015-02-27 19:55:03) 
[en réponse à 771885]

Parfois il m'arrive d'être d'accord à 100% avec ce que dit maître Parfu. C'est le cas ici et c'est digne d'être signalé.

Je reste très critique sur l'apostolat de Benoît qui m'a beacoup déçu.
A part une levée d'excommunication et "d'interdiction pratique" de la messe traditionnelle, ces deux mesures étant plus des grâces que des actions positives, il n'a pas fait avancer beaucoup les choses.

Des nominations catastrophiques, des renouvellements d'Assise, aucune réforme liturgique, juste de la poudre aux yeux en ressortant des vieilles chasubles retournées à nouveau au placard, une annonce de réforme de la réforme qui ne fut que du vent, des négociations avec la FSSPX qui n'ont débouché sur rien...

Ce pape restera sans doute un intellectuel qui a fait de beaux discours, mais sous son pontificat, aucune évolution liturgique, autant de pagaille doctrinale, une curie tout aussi corrompue, des affaires de moeurs qui éclatent. Le pape actuel ne fait pas mieux mais ça se voit davantage.
images/icones/1e.gif  ( 771883 )qui a dit par jejomau (2015-02-27 14:11:37) 
[en réponse à 771881]

"Le 6 juin 1965, un père conciliaire affirmera même: « faire en sorte que le prêtre s’approche des fidèles, communique avec eux, prie et chante avec eux, se tienne donc à l’ambon, dise en leur langue la prière de l’oraison, les lectures de l’Épître et de l’Évangile ; que le prêtre chante dans les divines mélodies traditionnelles le Kyrie, le Gloria et le Credo avec les fidèles. Autant d’heureuses réformes qui font retrouver à cette partie de la messe son véritable but. »

lien
images/icones/1b.gif  ( 771894 )Mgr Lefebvre ! par Athanase (2015-02-27 17:20:50) 
[en réponse à 771883]

Tout est dans le titre !
images/icones/neutre.gif  ( 771903 )N'aurait-il pas aussi signé les textes du concile ? par Nemo (2015-02-27 19:30:56) 
[en réponse à 771894]

Et il disait aussi qu'il ne connaissait pas grand chose en liturgie, enfin c'est ce qu'il m'avait dit avant une cérémonie.

Comme quoi tout le monde peut se tromper...
images/icones/fleche2.gif  ( 771892 )Il faudra quand même le modifier, pour le rapprocher de l'ancien, non ? par Athanase (2015-02-27 17:11:04) 
[en réponse à 771877]

La question n'est pas de savoir si le nouveau rite peu être amendé: il le doit tout simplement. Parce que le remplacement du nouveau par l'ancien est illusoire, du moins dans un premier temps...

Mais l'enrichissement des deux rites se fera surtout en un sens: c'est au nouveau rite de reprendre des usages de l'ancien (la formule de Benoît XVI qui parle d'enrichissement mutuel est plutôt une formule diplomatique, mais les remarques les plus fines sont les plus cruelles...). D'ailleurs, cela se fait un peu. Timidement. Je retiens un exemple: le pape actuel a beau ne pas aimer l'ancien rite, il célèbre de manière moins catastrophique que Jean-Paul II dans ses déplacements officiels (il y a quand même un acquis "bénédictin"). Il y a quand même plus de latin dans les céremonies (Jean-Paul II disait le canon en vernaculaire, alors que ses deux sucesseurs me paraissent moins vernacularisants). Autre exemple: les nouvelles traductions qui s'imposent, comme c'est le cas au Royaume-Uni, et où on prend le soin de le souligner. Je sais que la pratique actuelle est dispersive, qu'il y a beaucoup de zones d'ombre et que la France ne connaît pas de sitôt de meilleurs tradictions. Oui, le NOM disparaîtra, mais il y a plusieurs manières de disparaître, et le développement du VOM (qui ne s'est pas encore étendu de manière maximale) jouera certainement un rôle. Que signifie aller à la poubelle pour un rite ? Si c'est un produit profane ou un objet, on sait ce que cela signifie, mais comment disparaît un rite plus pauvre ? A la fois par absorption par l'ancien, par faible usage du nouveau, etc. A mon avis, un aspect jouera un rôle: la faible insistance de l'autorité à imposer le nouveau rite, car la propagation du nouveau rite a beaucoup reposé sur l'autoritarisme.

Il n'y a pas besoin d'enrichir l'ancien rite, car, en un sens, cela est déjà fait. Personnellement, je pense que l'ancien rite subit déjà l'influence du nouveau, du moins de la nouvelle manière de célèbrer dans certains aspects: aujourd'hui, le célébrant prend le temps de suivre les rubriques, sans bâcler le latin. Nous n'avons plus les messes où le prêtre accélère, du moins, celles auxquelles j'assiste démontre que le prêtre prend son temps. Et c'est tant mieux. Sauf grand-messe, les lectures sont dites en vernaculaire : voilà l'exemple d'une réforme acceptable et que le monde traditionnel a intégré. Il y a aussi un autre exemple d'influence: le prêtre qui garde ses habits liturgiques après la messe ou même l'évêque (vu à la FSSPX).

Même si la Providence fait des miracles, elle ne s'affranchit pas du temps et de l'espace. Mais le tout peut se faire sur fond de propagation de l'ancien rite qui, malgré le faible intérêt du pape actuel (qui doit être aussi calé en liturgie que nous en plomberie), continue à attirer du monde. Et c'est tant mieux ! Je le vois d'autant plus que le mouvement traditionnel continue de s'accroître. Des amis qui vont à l'étranger me parlent notamment de la Fraternité Saint-Pierre ou même du rôle croissant des prêtres diocésains. Ce qui porte ses fruits, c'est bien le développement des instituts Ecclesia Dei, au point même que la majorité des messes tridentines n'est plus dite plus par des prêtres proches ou appartenant à la FSSPX, qui, à mon avis, a cru en l'écroulement des instituts ED au début des années 1990... Le temps joue toujours pour ceux qui savent être patients.
images/icones/hein.gif  ( 771906 )A quoi bon le modifier ? par Nemo (2015-02-27 20:03:48) 
[en réponse à 771892]

Ceux qui l'utilisent se répartissent en plusieurs groupes :

1) Ceux qui s'en foutent et vont à la messe parce qu'on y rencontre des copains et qu'on a l'habitude. Peu importe ce qu'on croit et ce qu'on dit. C'est les pratiquants type du nouveau rite que je vois à la campagne. Il y a parfois des catholiques chez ces pratiquants mais je suis tenté de les appeler pratiquants non catholiques.

2) Ceux qui veulent faire évoluer le rite mais vers plus de souplesse, plus d'accueil des divorcés, des diversités, des protestants etc. Ils n'ont pas envie, mais alors pas du tout, de se rapprocher de l'ancien rite.

3) Ceux qui voudraient un retour à la tradition, on en trouve dans le clergé. Ceux-là sont très contents de temps en temps d'aller à une vraie messe traditionnelle, voire de la célébrer.

Donc je ne vois quasiment pas de demande de réforme de la réforme dans le sens d'un enrichissement mutuel, je ne sais pas de qui on parle.

Quand à abroger un rite romain, ça s'est déjà fait. Le bréviaire romain de Quignonez, ou du cardinal de Sainte-Croix, qui n'était même pas hérétique, fut abrogé par Saint Pie V. N'oublions pas non plus les rite néo-gallicans abrogés pour un retour au rite romain traditionnel, rites néo-gallicans infiniment plus catholiques et érudits que le missel réformé de Paul VI.
images/icones/1n.gif  ( 771909 )Némo où je me situe ? par Deo gratias (2015-02-27 20:37:07) 
[en réponse à 771906]

Je "pratique" le novus ordo depuis 1994, après un long chemin au sein de du mouvement traditionnel que j'ai connu dans toutes ses chapelles ou presque.

Au début, c'était parce qu'il ne se trouvait pas d'usus antiquior près de chez moi et puis les abus que j'avais connus dans les années 70/80 me semblaient diminuer.
Depuis, de jeunes prêtres célèbrent le rite de Paul VI avec un grand sens du sacré et j'avoue qu'il me l'ont fait apprécié.
J'ai eu l'occasion d'assister de nouveau au rite tridentin et j'avoue que je m'y sens perdu. Au début de la messe, le prêtre récite les prières au bas de l'autel alors que la choral chante l'introït. Les fidèles se partagent en deux groupes, ceux qui suivent le prêtre et ceux qui chantent avec la chorale. C'est assez confus.
Je crois comme le pape Benoît XVI, qu'il fallait une réforme, plus de simplicité, les lectures en langues vernaculaires et un plus riche lectionnaire. Je suis heureux de lire beaucoup de textes de l'AT.
J'aime la simplicité monastique du rite de Paul VI quand il est célébré selon les rubriques. Mais comme tous rites, ce dernier est perfectible. D'ailleurs, je vois mal l'ensemble des catholiques, je ne parle que des "classiques", accepter tel quel l'usus antiquior.
images/icones/fleche2.gif  ( 771911 )Voilà ce que j'écrivais Deo gratias par Jean-Paul PARFU (2015-02-27 21:04:05) 
[en réponse à 771909]

Il y a quelques temps déjà, bien que ne partageant pas votre enthousiasme sur le nouveau rit bien dit clic
images/icones/neutre.gif  ( 771913 )[réponse] par Deo gratias (2015-02-27 21:23:19) 
[en réponse à 771911]

C'est au niveau du calendrier que j'aimerais qu'il y ait apport de l'ancien vers le nouveau.
Plus que l'octave de l’Épiphanie que vous aimeriez revoir restauré, c'est celui de la Pentecôte que pour ma part, j'aimerais revoir.
De même, au lieu d'avoir le temps ordinaire juste après la fête du baptême de Notre-Seigneur, il faudrait retrouver les dimanches de septuagésime, sexagésime, quinquagésime avant le premier dimanche de carême.
Par contre je n'ai jamais compris l'hostilité de Némo par rapport à la réforme de la Semaine Sainte qu'elle soit de 1955 ou de 1969.Je suis très heureux au contraire, qu'elle soit célébrée le soir avec toute cette symbolique. Je me souviens de ma mère qui se rappelle avoir assisté à la veillée pascale...Le matin.

En ce qui concerne le rite tridentin, je suis heureux qu'on ait supprimé le dernier évangile qui le dimanche se chevauche avec le chant final de la chorale. Les gens font une génuflexion tout en chantant ou pas d'ailleurs. Je crois que la on frise le ritualisme.
images/icones/iphone.jpg  ( 771916 )Semaine sainte par Nemo (2015-02-27 22:41:55) 
[en réponse à 771913]

Je ne suis pas surpris que vous ne compreniez pas mon hostilité totale vis à vis de la semaine sainte de Pie XII : c'est parce que c'est déjà le nouveau rite et comme vous êtes à l'aise dans le nouveau rite...
Je n'ai jamais été hostile à la restauration des horaires anciens donc vous vous méprennez sur ce que je n'aime pas.

En ce qui concerne votre parcours j'ai, comme beaucoup, eu le cheminement inverse. Ayant perdu la foi dans un collège bourgeois et progressiste, je l'ai retrouvée à Solesmes, avec une grande implication à la communauté Saint-Martin et au chapitre de Notre-Dame de Paris. Je suis donc parti d'un Paul VI parfaitement célébré. L'étude de la liturgie m'a fait découvrir l'appauvrissement terrible de la liturgie et sa falsification. Du reste tous les lieux de culte parisiens où l'on chantait la messe en grégorien ont abandonné Paul VI pour St Pie V.

Vous vous situez dans une catégorie de fidèles peu représentés je crois. Du moins on n'entend guère parler de fidèles du nouveau rite voulant revoir la Septuagésime ! Mais après tout, si je ne vois aucun avenir dans ce choix de restaurations à la carte, j'aurais bien mauvaise grâce à vous dissuader de faire école !
images/icones/heho.gif  ( 771931 )Honnêtement, on se fout aussi de ce que pensent les gens qui suivent le NOM par Athanase (2015-02-28 09:41:10) 
[en réponse à 771906]

je me fous un peu de ce qu'ils pensent : il y a des gens qui vont à la messe, parce que c'est une "corvée" familiale, comme on en voit aussi dans le VOM. C'est très subjectif, en soi. L'avenir d'un rite ne dépend pas de l'état mental des pratiquants, mais de ce que l'Église en fera. Je me fous aussi de ce que pense le pape sur la question, ce qui m'indiffère autant que sa brosse à dents... C'est un peu comme si je calquais la christologie sur les dévotions individuelles: je n'aurais qu'une vue partielle, partiale et subjective de la question...

L'abrogation ne se calque pas sur ce que l'on voit dans la vie civile. Si vous demandez le remplacement du NOM par l'ancien en 48 h, je pense qu'il faut un peu plus de souplesse... Que signifie abroger ? Il peut y avoir des abrogations par traditionalisation du nouveau, par diffusion constante du VOM... Tous ces éléments imposeront forcement, mais à terme, une solution.

Là où je vous rejoins, c'est que je ne crois pas à la creation d'une sorte de troisième rite qui ferait fuir tout le monde : la solution "bénédictine" de coexistence de deux formes du rite me paraît sage. De toutes façons, ces deux mondes ne feront qu'un: je ne crois pas à l'îlot traditionaliste. La sagesse serait de voir une solution ecclésiale et surnaturelle du problème. Je pense que cette controverse sera un jour dépassée. Une vue trop humaine n'y aide pas.

Les rites neo-gallicans abrogés ? Disons remplacés, et meme s'il a pu y avoir des réticences, la tendance à la romanisation etait porteuse, et ces rites ne comportaient pas de grosses différences avec le missel romain : canon romain identique, meme offertoire, prieres au bas de l'autel... C'est pour cette raison que l'on parle de rites neo-gallicans, pas de rites gallicans. Le NOM est substantiellement différent du VOM ce qui constitue un vrai casse-tête. L'abbé Barthe a trouvé de bonnes propositions, comme le développement de certains usages ou meme l'utilisation de l'offertoire traditionnel.

Le vrai problème c'est la sécularisation des esprits, la perte de certaines notions (péché, etc.): il faudra un vrai redressement des esprits. Pardon: une conversion...

images/icones/1a.gif  ( 771936 )L'ancien offertoire par Nemo (2015-02-28 10:38:40) 
[en réponse à 771931]

Je crois vraiment que dans les plupart des paroisses on est totalement indifférent au problème de l'offertoire et beaucoup plus motivé par les bisous et balades de paix.

Le besoin d'un métissage liturgique ne se fait pas vraiment sentir.

Ca me fait penser aux efforts d'Una Voce France qui inlassablement veut chanter des propres en plain-chant dans des messes réformées.
images/icones/1b.gif  ( 771942 )Nemo vous êtes dur par Deo gratias (2015-02-28 11:18:04) 
[en réponse à 771936]

Vous êtes dur mon cher Nemo. A moins que je sois le seul de la forme ordinaire ici à m'intéresser à la liturgie et aussi à celle dite de St Pie V ?

Je déteste particulièrement le baiser de paix. Il faut dire que là où je suis il est peu à peu délaissé.
En ce qui concerne l'offertoire, j'aime beaucoup les paroles de celui du rite ordinaire et elles ne font pas doublon avec la prière eucharistique qui est et doit être la prière du Christ à son père.
images/icones/heho.gif  ( 771950 )Encore une fois... par Signo (2015-02-28 13:02:15) 
[en réponse à 771936]

...je ne comprends pas ce que vous appelez "métissage liturgique".

Combien de fois devrais-je rappeler que le grégorien n'est pas propre au VOM, mais bien aux deux formes du rite? Combien de fois devrais-je rappeler que, conformément aux textes officiels et à l'exemple romain le chant grégorien a la première place dans la célébration du NOM, et que si ce n'est pas le cas dans la plupart des paroisses en France, c'est tout simplement parce que ces paroisses ne respectent pas le Missel de Paul VI?
Chanter le NOM en latin, en grégorien et face à l'Orient ce n'est pas faire du "métissage", c'est tout simplement respecter le Missel à la lettre...

Enfin il ne s'agit pas de créer un "troisième rite" mais bien de faire en sorte que les deux rites convergent l'un vers l'autre, pour finalement fusionner, ce qui ne devrait pas arriver avant un voire peut-être plusieurs siècles. Sachant que le rite final devrait peut-être ressembler à celui de 1965 avec peut-être un peu plus de souplesse... de toute façon ce travail ne sera pas du ressort des fidèles, mais bien de liturgistes ayant compris la nature de la Tradition vivante de l'Eglise.
images/icones/croix_byzantine.png  ( 771915 )Ne mélangeons pas tout! par Signo (2015-02-27 22:41:07) 
[en réponse à 771892]

PRIMO: Des pratiques telles que la communion à genoux sur la bouche, la célébration vers l'Orient, l'usage du latin, l'emploi du grégorien ne sont pas propres au VOM, mais à la liturgie romaine qui inclut aussi le NOM. Elles sont d'ailleurs toujours mentionnées dans les textes officiels (conciliaires, Missel Paul VI, IGMR...), voire même privilégiées par rapport aux nouveautés autorisées. Il n'y a qu'à voir ce qui se passe à Rome, à Solesmes, à Kergonan et en de nombreux autres endroits. Ce n'est pas parce qu'une génération d'ignorants fait n'importe quoi en liturgie depuis quarante ans qu'il faut considérer comme un fait acquis leurs malheureuses initiatives.

SECUNDO: Il faudrait savoir ce dont l'on parle lorsque l'on parle de VOM. Le rite de 1962, soit. Cela inclut-il celui de 1965?
Nemo ne cesse de répéter à qui veut l'entendre que personne ne veut de la "réforme de la réforme". Vous avez oublié quelqu'un qui y a grand intérêt: l'Eglise. Cette réforme de la réforme aura lieu inéluctablement, tout simplement parce que c'est la seule issue à la question liturgique actuelle; cette seule raison suffit. Mais en plus, vous avez tort: une partie grandissante des jeunes prêtres la veulent, cette idée est répandue, avec des variantes certes, chez les cardinaux qui s'intéressent à la question. La quasi totalité des fidèles tradis y ont intérêt (sans forcément le savoir), et une partie de plus en plus importante des fidèles pratiquants sérieux, surtout chez les jeunes, la réclament. Je vais vous dire une chose: il n'y a que ceux qui ne s'intéressent pas à la liturgie qui ne souhaitent pas emprunter cette voie, voilà la vérité.

TERTIO: Que l'on ne vienne pas imaginer des débats pour discuter si le rite de 1962 doit être ou non réformé; c'est une évidence qu'il doit l'être. Pendant et après le Concile, personne ne le contestait, pas même Mgr Lefebvre qui sans être liturgiste était bien plus intelligent et ouvert que beaucoup de ses admirateurs. C'est un fait aujourd'hui que par exemple aucun des grands monastères bénédictins traditionnels (Fontgombault, Le Barroux et leurs abbayes filles) n'utilise le Missel de 1962 pour la grand-messe chantée quotidienne. La fixation sur le Missel de 1962 de certaines communauté est dûe à un raidissement provoqué par l'horreur face aux abus et affadissements liturgiques qui de toute façon disparaîtront avec la génération qui les commet. D'ailleurs, vu l'état actuel des communautés, séminaires, diocèses de France dans lesquels la liturgie romaine est saccagée (en terme d'attrait des fidèles, de vocations etc), dans moins de quarante ans l'Eglise de France telle que nous la connaissons ce sera complètement éteinte. Ce qui restera sera traditionnel, au sens large (VOM et NOM bien célébré).

QUARTO: Dire que le NOM doit être jeté à la poubelle car il n'existe pas ou n'est respecté nulle part démontre une incompréhension fondamentale de la manière dont s'effectuent depuis toujours les évolutions au sein de l'Eglise. Cinquante ans, cela peut paraître long, mais c'est très court à l'échelle de l'histoire de l'Eglise. Le Concile de Trente a mis plusieurs siècles avant d'être mis en oeuvre correctement. Il est vain d'espérer avoir des résultats immédiats, surtout dans le domaine si sensible qu'est la liturgie. C'est d'ailleurs l'erreur qu'ont commise les responsables de la réforme de 1969, en voulant imposer brutalement des changements importants, alors que l'on n'avait jamais fonctionné ainsi, et qu'il n'y avait pas eu de bouleversement majeur dans la liturgie depuis cinq siècles.
images/icones/neutre.gif  ( 771918 )Tout à fait d'accord par Deo gratias (2015-02-27 23:08:22) 
[en réponse à 771915]

Je ne peux que souscrire à ce que vous dites.
La liturgie de Kergonan, Solesmes, St wandrille, respecte le missel de 1969.
C'est comme cela qu'il devrait être célébré d'ailleurs, mais il y a un effort de plus en plus grand pour faire disparaître les abus que j'ai connu dans mon adolescence dans les paroisses. Même si tout n'est pas parfait j'en conviens.
J'ai effectué un séjour à Pellevoisin cet été. Ce sanctuaire est tenu par des "petits gris" et la messe célébrée tous les jours est celle du NOM ad orientem avec ordinaire en latin et grégorien. Messe recueillie au demeurant.
images/icones/hum2.gif  ( 771985 )Abbaye versus paroisse? par AVV-VVK (2015-02-28 17:52:50) 
[en réponse à 771915]

Autrement dit: le NOM en latin, etc. est le domaine préféré des abbayes (évidemment la réalité est moins idyllique) et le NOM "à la carte" est propre aux paroisses ayant beau jeu. C'est une conception généralisée, un préjugé funeste.
images/icones/hein.gif  ( 771878 )La réforme de la réforme ou la poubelle ? par Nemo (2015-02-27 09:16:59) 
[en réponse à 771845]

Je ne pourrai être présent à Saint-Eugène.
C'est dommage parce que j'aurais aimé y poser deux questions.

La première, comment expliquer un phénomène jamais vu dans l'Eglise, le regain d'intérêt pour un rite tel qu'il était avant sa réforme, et la coexistence officielle de deux formes ?

La deuxième, qui vraiment souhaite une réforme de la réforme ou un enrichissement mutuel, tâches annoncées et jamais commencées par le précédent pontificat, et qui clairement ne sont pas au programme de l'actuel ?

Je sais que certains croient que le nouveau rite peut être amendé. Je n'y crois pas. Etant en rupture avec la tradition il n'a pas de racines, il est une création d'experts et non une évolution organique issue du bon sens, de la pratique commune des fidèles. Le modifier ne pourra lui donner des racines. C'est une impasse comme le fut le bréviaire romain de Quignonez, il devrait subir le même sort.
images/icones/neutre.gif  ( 771879 )NOM inamendable ? Raison de plus ! par Abbé Claude Barthe (2015-02-27 11:13:59) 
[en réponse à 771878]

Un auteur que je connais écrivait : « La forme extraordinaire, si on la laissait se développer et véritablement "enrichir" la forme ordinaire, pourrait revitaliser le culte paroissial. Certes, on pourrait aussi se demander à terme, dans cette hypothèse, ce qui restera d’"ordinaire" à la liturgie ainsi qualifiée ? »
images/icones/neutre.gif  ( 771880 )NOM inamendable ? Raison de plus ! par Abbé Claude Barthe (2015-02-27 11:19:31) 
[en réponse à 771878]

Un auteur que je connais écrivait : « La forme extraordinaire, si on la laissait se développer et véritablement "enrichir" la forme ordinaire, pourrait revitaliser le culte paroissial. Certes, on pourrait aussi se demander à terme, dans cette hypothèse, ce qui restera d’"ordinaire" à la liturgie ainsi qualifiée ? »
images/icones/fleche2.gif  ( 771899 )La réforme de la réforme par Jean Ferrand (2015-02-27 18:28:54) 
[en réponse à 771880]

La réforme de la réforme, je n'y ai jamais cru. C'est obsolète. Le pape François lui-même, je me suis laissé dire, n'y croit plus, préconisée qu'elle est "par des évêques (sic) de bonne foi mais qui se trompent."

Je préférerais que les deux rites se développassent indépendamment l'un de l'autre. Je souhaiterais qu'il y eût à Rome deux congrégations pour la liturgie, l'une pour gouverner le rite tridentin et l'autre pour administrer le rite issu de Vatican II.