Le Forum Catholique
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( 770955 )
Faut-il systématiquement opposer François à Benoit XVI ? par Rodolphe (2015-02-15 14:42:33)
C’est en effet la grand mode actuelle, notamment sur le FC. Toutefois, il me semble qu’un facteur déterminant est totalement omis…
Benoit XVI est toujours vivant !
Et ceux qu’il s’en réclament contre le Pape François devraient prendre en exemple son attitude ou du moins se laisser interpeller par celle-ci.
Lors du très controversé synode sur la famille, Benoît XVI a refusé "catégoriquement" de soutenir les cardinaux conservateurs face au pape François, différents observateurs ayant noté que « lorsque Benoit XVI parle c’est toujours pour soutenir François »
ICI.
De même, la rencontre avec François a été chaleureuse lors du consistoire à l’occasion duquel ont été créés 20 cardinaux et auquel Benoit XVI a décidé d’assister,
le cautionnant ainsi de sa présence ICI.
Jamais Benoit XVI n’a cru bon de faire entendre sa différence supposée à l’égard de François et encore moins une quelconque opposition…
J’ajoute qu’il n’y a pas le moindre signe de ce que ce Pape émérite serait captif ou sous contrainte… Sa démission a été prise «librement, sans aucune contrainte », comme l’a rappelé, pour ceux qui en doutaient encore, Mgr Gänswein, le secrétaire particulier de Benoit XVI, dans un entretien donné au Corriere della sera du 12 février 2015
ICI.
Benoit XVI est donc bel et bien libre et sa volonté de suivre François correspond dès lors à un choix délibéré de sa part.
Or, si Benoit XVI pensait réellement, comme certains le prétendent, que l’Eglise est en danger et qu’il fallait se préparer à désobéir au Pape François, peut-on sincèrement croire qu’il agirait de la sorte ?
A l’évidence non!
Dès lors, il me semble que nous avons là un excellent professeur qui nous donne l’exemple à suivre dans la plus parfaite tradition de Saint Pie X, du Magistère et du droit canon : L’obéissance à l’égard du successeur de Pierre et la Foi en l’Eglise, même si on est «traditionaliste ».
«Là où est Pierre, là est l’Église. Là où est l’Église n’est pas la mort, mais la vie éternelle.» (Saint Ambroise)

( 770957 )
Pour le coup je suis de votre avis ! par Vianney (2015-02-15 15:45:30)
[en réponse à 770955]
Ça doit être la première fois depuis que je vous lis, et uniquement pour les premières lignes de votre exposé !
En réalité, de Paul VI à François, la trajectoire est bien la même, il n’y a que la vitesse de la chute qui augmente. La véritable cassure s’est faite à Vatican II, probablement même quelques années auparavant, à la mort de Pie XII.
Et puisque vous appelez saint Ambroise à la barre des témoins, permettez-moi de faire de même en rappelant que le saint évêque appelait la synagogue un “lieu d’incrédulité, demeure d’impiété, réceptable de folie, condamné par Dieu Lui-même” (ep. 74). Avec de telles convictions, il est plus que probable que, s’il vivait actuellement, il subirait le sort de Mgr Williamson !
V.

( 770958 )
Il est bien évident que Benoît XVI ne pas se permettre la moindre parole de réticence... par Sacerdos simplex (2015-02-15 15:59:07)
[en réponse à 770955]
..., même très légère, en public, pour éviter précisément que la presse n'en fasse toute une montagne.
Il sait, lui, combien il faut être prudent avec les médias omni-présents.
Par ailleurs, il est incontestable que François 1° est en rupture avec un certain nombre de choses non-négociables...
Votre "démonstration" est donc de peu d'utilité.

( 770960 )
Votre propos me semble contradictoire... par Rodolphe (2015-02-15 16:47:52)
[en réponse à 770958]
Vous me dites qu'"Il est bien évident que Benoît XVI ne peut pas se permettre la moindre parole de réticence.., même très légère, en public, pour éviter précisément que la presse n'en fasse toute une montagne. (...)
Par ailleurs, il est incontestable que François 1° est en rupture avec un certain nombre de choses non-négociables...".
Mais si vraiment il y avait une rupture "incontestable", comme vous l’affirmez, entre l'enseignement de François et "certains points non-négociables". Bref, si vraiment la maison brûlait, vous pensez sérieusement que Benoit XVI resterait là les bras croisés "pour que la presse n'en fasse pas toute une montagne".
Bien évidemment que non... De plus, il n'aurait certainement pas participé au dernier consistoire, en le cautionnant ainsi de sa présence et en échangeant des mots chaleureux avec François.
La thèse ne tient pas!
Il faut se rendre à l'évidence: aux yeux de Benoit XVI il n'y a pas de transgression mais un réflexion légitime. Le Pape émérite nous donne ainsi un parfait exemple d'obéissance à l'égard du Successeur de Pierre dont nous devrions tous nous inspirer.

( 770964 )
C'est qui " nous"? par Arnold (2015-02-15 17:14:36)
[en réponse à 770960]
Vous utilisez le nous de majesté maintenant?
De surcroît pourquoi faites vous ce programe de caporalisation en faveur de "l'évêque de Rome?
Il vous convient, tant mieux ou tant pis pour vous.
Merci de laisser aux autres leur esprit critique.

( 770968 )
Calmez-vous... par Rodolphe (2015-02-15 17:53:49)
[en réponse à 770964]
Le "nous" n'est pas un "nous" de majesté, mais un "nous" qui renvoie à notre qualité de fidèles. Tout simplement...
Par ailleurs, je vous laisse volontiers votre esprit critique. Laissez-moi le mien!
J'ai encore le droit d'écrire non ?
Par ailleurs, si, pour vous, vouloir être fidèle à Rome c'est être "caporalisé", c'est tout un programme...que je commence à connaître par cœur.
Je vous le laisse!
Bon Dimanche.

( 770982 )
C' est ça, bon dimanche! par Arnold (2015-02-15 19:33:17)
[en réponse à 770968]
Moi je vous laisse votre papolatrie de pacotille.
Mais enfin, qui suis- je pour juger?

( 771023 )
obéissance aveugle nous dit Rodolphe par Luc Perrin (2015-02-16 00:40:52)
[en réponse à 770960]
à la façon du Calife Al Baghdadi ?
perinde ac cadaver etc.
On connaît merci, cette ritournelle papolâtrique et papimaniaque est usante pour l'oreille à la longue.
Pour ma part, je vois que des cardinaux et non des moindres - Burke etc. - ont donné un exemple en 2014. Clair et net : pas en supputations, comme vous le faîtes, sur le marc de la tasse à café du pape émérite.
Quant à voir dans le "pape émérite" un chef de guerre contre son successeur, c'est votre hypothèse de départ Rodolphe qui est aberrante. Pas difficile de bâtir un raisonnement victorieux quand le point de départ est absurde.
De 2005 à 2013, Benoît XVI n'a eu de cesse de louvoyer, esquiver, temporiser, de reculer de deux pas après avoir fait mine de marcher d'un demi pas en avant, a réussi à laisser le NOM dans l'état pitoyable où il l'avait trouvé etc.
Alors on ne l'imagine pas à son âge et retraité tenter un coup d'état dans la Cité du Vatican ... allons, allons, un peu de bon sens.

( 771098 )
Comme d'hab' tout en nuances par Rodolphe (2015-02-16 21:56:51)
[en réponse à 771023]
Comparer le "Perinde ac cadaver" des pères du désert et de Saint Ignace au Calife Al Baghdadi?
Franchement, je n'y avais pas pensé !
Continuez vos recherches, vous tenez là un bon filon...
Pour le reste, je vous laisse à votre colère.

( 771107 )
Vous n'avez touijours pas appris à discuter ? par Ion (2015-02-17 00:00:54)
[en réponse à 771023]
Depuis le temps qu'on vous dit que caricaturer, déformer les propos de votre interlocuteur de manière outrancière afin de pouvoir les combattre est la méthode facile de ceux qui n'ont pas d'arguments sérieux, vous ne vous êtes toujours pas amendé. En réalité, votre défaut s'aggrave, et l'agressivité péremptoire de vos affirmations est inversement proportionnelle au sérieux de arguments sur lesquels ils reposent. C'est d'ailleurs compréhensible, il faut bien que vous compensiez l'absence de recul spirituel de vos thèses par quelques envolées.
Papolâtre ! Voilà, le mot est lâché ! Celui que vous accusez de papolâtrie n'a plus qu'à bien se tenir, Luc Perrin est là !
Et bien dîtes-vous que cela ne fait même plus sourire. Car ceux que vous accusez ainsi ne font que s'interdire de juger d'avance celui à qui le Saint Esprit ne refuse pas les grâces d'état (et quel état), préférant la saine prudence et la confiance aux moulins à vents à la Don Quichotte ou à la ... Luc Perrin.
Vous préférez la capa magna d'un cardinal Burke aux admonestations d'un François vers les privilégiés et les gâtés que nous sommes ? Tant pis pour vous.
Prenez exemple, comme vous le suggère Rodolphe, sur la sérénité d'un Benoît XVI, et peut-être finirez-vous alors comme le Don Quichotte ... admirable de sagesse à la fin de sa vie.
Ion

( 771104 )
Sans blague. par XA (2015-02-16 22:58:01)
[en réponse à 770960]
Je n'y avais pas pensé : Benoit XVI aurait renoncé à sa charge pour nous enseigner la papolâtrie ? Eureka ! Enfin une explication. Merci Rodolphe.
XA

( 771110 )
Si pour vous... par azur (2015-02-17 06:50:01)
[en réponse à 771104]
L'exemple d'une nécessaire obéissance est assimilable à une dévotion aveugle, vous avez effectivement un vrai problème avec l'exercice de l'autorité... mais ce n'est pas une découverte pour moi!

( 770959 )
est-ce si noir et si blanc ? existence d'une zone grise par jejomau (2015-02-15 16:15:04)
[en réponse à 770955]
En effet, je souscris à ce que vous dites quand vous suggérez qu'il n'y a pas d'opposition en tant que telle de la part du pape émérite au Saint-Père.
Pourtant je suis souvent le premier à essayer de faire ressortir les oppositions qui se manifestent au Synode sur la famille, surtout quand elles ne vont pas dans le sens que le pape aurait suggéré (conditionnel)...
Cependant, contrairement à ce que vous dites aussi, il existe bien des prises de position de Benoît XVI qui mérite réflexion.. car elles se situent
en contradiction avec le sens général voulu dès le départ par le Saint-Père (et si ce n'est lui, par des cardinaux qui ont été soutenus par lui au départ)
Ainsi de cette prise de position de Benoit XVI juste après le Synode où il ré-affirme par écrit
l'interdiction de donner la communion aux adultères prétendant être mariés (
lien)
Un point sur votre post attire mon attention. Vous parlez des "cardinaux conservateurs" un peu comme s'il s'agissait de cardinaux "intégristes". La FSSPX apparaît souvent comme une force influente par ses positions mais qui cependant ne me parait jouer aucun rôle particulier dans le gouvernement de l'Eglise ni dans ses prises de décisions. Aucun cardinal en place, aucun évêque en place aujourd'hui ne revêt une forme d'"intégrisme" ou même n'est issu des rangs "Tradis". Même si certains d'entre eux, en très petit nombre, soutiennent de cœur la forme dite extraordinaire du rit latin, en particulier concernant les ED ... reconnus par Rome en plus.
Autrement dit, les cardinaux dits "conservateurs" auxquels vous faites allusion, sont simplement des évêques de l'Eglise Catholique. Et ce sont des évêques qui dans leur ensemble sont majoritaires au Synode puisque leurs positions l'ont emporté sur la position "officielle" qu'on avait tracée avec les homosexuels et le pseudo-mariage des divorcés.
En clair : c'est la position du pape (
si tant est que c'est sa position et non celle d'évêques modernistes à la manœuvre) qui est minoritaire puisqu'elle a été rejetée !
Benoît XVI par conséquent n'a pas eu à intervenir. Ni à s'opposer. Il intervient par petites touches de temps à autre comme on le voit dans l'exemple pré-cité. Et quand il intervient, il abonde dans le sens des évêques ..... conservateurs.

( 770963 )
Quelques précisions... par Rodolphe (2015-02-15 17:11:18)
[en réponse à 770959]
Premièrement, le terme "conservateur" n'est nullement péjoratif à mes yeux. Je le précise à toutes fins utiles. Si j'ai parlé de cardinaux conservateurs, c'est bien parce que tout en étant pas "libéraux", ils ne sont pas pour autant traditionalistes.
Sur le fond, François a enclenché un processus de consultation tous azimuts sur les questions de la famille. Les théologiens et prélats "ratzingeriens", et Benoit XVI aussi -très discrètement-, y participent...
Mais, précisément, ils y participent comme on participe à une réflexion légitime avec sa dimension contradictoire. Je n'ai pas entendu Benoit XVI contester, même poliment, le principe d'une telle réflexion, au motif que celle-ci serait de nature à remettre en cause des points "non négociables". Je ne l'ai pas non plus entendu dire ou sous-entendre que si sa ligne ne l'emportait pas in fine, il faudrait désobéir!
Ce que je constate c'est, au contraire, sa grande obéissance: François a décidé de discuter de ces questions, il l'accepte. Il s'est simplement permis de réitérer -très discrètement- sa vision des choses, mais c'est tout.
Là est pour moi l'exemple à suivre. François est le Pape. Il a initié une réflexion sur la famille. Nous devons y participer et faire valoir notre analyse traditionnelle qui, à mes yeux, est la bonne. Mais nous ne pouvons pas nous réclamer de Benoit XVI lorsque nous évoquons l'idée d'une désobéissance au Pape au cas où les choses ne tourneraient pas comme nous le souhaitons, car Benoit XVI, lui-même, n'a rien laissé entendre de tel...

( 770973 )
Stratégie à haut risque par Meneau (2015-02-15 18:30:09)
[en réponse à 770963]
Sur le fond, François a enclenché un processus de consultation tous azimuts sur les questions de la famille.
Peut-être s'agit-il d'une stratégie visant à s'assurer que lorsque la vraie doctrine catholique sera réaffirmée, aucun évêque ou membre de la Curie ne pourra s'y opposer, car tous auront eu voix au chapître ? On se souvient en effet de l'opposition qu'avait rencontré par exemple
Humanae Vitae au sein de bon nombre d'épiscopats. Ici, ce ne sera pas une "décision" personnelle du Pape, mais une prise de position de l'Eglise dans son ensemble. François pourra alors dire : il y a eu un temps pour la discussion, le "brainstorming", maintenant la décision a été prise et c'est le temps de la mise en oeuvre.
C'est cependant une stratégie à double tranchant : que se passera-t-il si le Saint Père est obligé de rappeler la doctrine à l'encontre d'une majorité de pères synodaux ? Sera-t-il alors contraint lui aussi à démissionner ? Ou bien, à Dieu ne plaise, n'osera-t-il pas le faire ?
Qu'on y croie ou pas (pour ma part j'y crois moyennement, étant plutôt d'avis que l'Eglise n'a rien à gagner à cette forme de démocratisation du dogme), le fait est que la seule ligne de conduite que peut tenir Benoît XVI en l'état actuel des choses, c'est de ne surtout pas se prononcer publiquement.
Mais "au cas où les choses ne tourneraient pas comme nous le souhaitons", pour reprendre vos termes, je gage qu'il s'opposerait publiquement, même si avec assez peu de légitimité comme je l'écrivais par ailleurs. Simplement, pour l'instant, il n'a nul intérêt à le faire savoir. Ni pour lui ni pour l'Eglise.
Cordialement
Meneau

( 770979 )
d'accord dans l'ensemble avec vous mais... par jejomau (2015-02-15 18:59:17)
[en réponse à 770963]
Quant à se faire entendre, ca relève quand même du tour de force puisque nous sommes si peu - chez les "conservateurs" ou chez les "tradis" - à participer à ce Synode que l'on peut se poser des questions bien légitimes...
Voilà le questionnaire
en question d'ailleurs au sujet duquel il a été demandé que les fidèles répondent. Mais apparemment, seuls certains sont habilités à y répondre justement...
Vous remarquerez qu'il est curieusement orienté. Et là encore, nous serions en droit de nous poser des questions ,
ne serait-ce que par la formulation des question Ainsi,
1°)Le questionnaire part d'emblée du principe qu'il faut pouvoir faciliter les cas de nullité :
37. Comment rendre plus accessibles et souples, si possible gratuites, les procédures de reconnaissance des cas de nullité ? (n° 48).
2°)Il insiste aussi sur l'orientation doctrinale à donner concernant les adultérins pour qu'ils puissent éventuellement recevoir l'Eucharistie:
38. La pastorale sacramentelle à l’égard des divorcés remariés a besoin d’un approfondissement ultérieur, en évaluant la pratique orthodoxe et en tenant compte de « la distinction entre situation objective de péché et circonstances atténuantes » (n° 52). Quelles sont les perspectives au sein desquelles se situer ? Quelles avancées sont possibles ? Quelles suggestions pour remédier à des formes d’empêchement non dues ou non nécessaires ?
Sur ce point, on semble faire l'impasse sur le fait qu'il n'existe pas en réalité (
contrairement à ce qui est affirmé par les modernistes) de "re-mariage" possible chez les Orthodoxes.
3°)Par ailleurs, le texte semble entériner avec une certaine facilité la reconnaissance d'un droit positif nouveau sur une catégorie de personnes... Un certain malaise autour de cette formulation... :
L’attention pastorale envers les personnes ayant une tendance homosexuelle (nos 55-56)
L’attention pastorale envers les personnes ayant une tendance homosexuelle pose aujourd’hui de nouveaux défis, dus notamment à la manière avec laquelle leurs droits sont proposés au niveau social.
40. Comment la communauté chrétienne accorde-t-elle son attention pastorale aux familles dont certaines personnes en leur sein ont une tendance homosexuelle ? En évitant toute discrimination injuste, de quelle façon est-il possible de s’occuper des personnes dans ces situations à la lumière de l’Évangile ? Comment leur proposer les exigences de la volonté de Dieu sur leur situation ?

( 770965 )
Systématiquement ? par Paterculus (2015-02-15 17:16:50)
[en réponse à 770955]
Il n'y a pas lieu de faire un système de cette opposition.
Mais elle existe.
Mettez-vous à la place d'un petit prêtre qui voulait respecter la discipline de l'Eglise, dans les années 1980. On lui répondait, par exemple au sujet du Per Ipsum, que même si alors il était interdit de le faire dire par les laIcs, on l'autoriserait bientôt et que par conséquent ce n'était pas le peine de s'y opposer.
Mettez-vous à la place de ce même petit prêtre qui, aujourd'hui, voudrait éviter que ses paroissiens en état d'adultère public ne fassent des communions sacrilèges et scandaleuses. On lui répond que de toute façon, même si ce n'est pas autorisé aujourd'hui ce sera autorisé bientôt.
Alors voyez-vous, on ne trouve rien dans le magistère et le gouvernement de Benoît XVI qui aurait permis de croire qu'il allait bientôt autoriser les pécheurs publics à communier.
Il y a bien sur ce point opposition.
Et plus généralement il y a opposition entre le souci de Benoît XVI de faire cadrer la pratique de l'Eglise avec sa doctrine immuable, et le prurit de changement dont semble atteint le Souverain Pontife régnant.
Que Benoît XVI ne réagisse pas est conforme à la promesse qu'il s'est faite en renonçant à sa charge, de ne pas intervenir dans le gouvernement de l'Eglise.
Qu'il se montre dans des occasions solennelles va dans ce sens : ne pas s'y montrer serait déjà une prise de position.
Mais le jour où viendrait une décision contraire à la doctrine de l'Eglise, ce jour-là, croyez-vous qu'il se tairait ?
Vous nous dites habituellement que le Souverain Pontife ne peut pas prendre une telle décision. Je voudrais vous croire, et l'espérer avec vous. Mais nous sommes dans une période apocalyptique qui ne ressemble à rien de ce qu'on connaît dans les vingt siècles d'histoire de l'Eglise.
Il faut donc attendre.
Mais dans cette attente, la prudence est de mise. Elle exclut l'esprit de système que vous dénoncez à juste titre.
Mais je crois équitable de rejeter l'esprit de système des deux côtés : du côté de la non opposition autant que du côté de l'opposition.
Votre dévoué Paterculus

( 770970 )
Pardonnez-moi... par Rodolphe (2015-02-15 18:04:51)
[en réponse à 770965]
Mais dire que "nous sommes dans une période apocalyptique qui ne ressemble à rien de ce qu'on connaît dans les vingt siècles d'histoire de l'Eglise"...ne me semble pas exact quand je réfléchis aux vicissitudes de l'histoire de l'Eglise.
Sur le fond, vous me posez la question suivante: "le jour où viendrait une décision contraire à la doctrine de l'Eglise, ce jour-là, croyez-vous qu'il [Benoit XVI] se tairait ?".
Je pense que nous serons du même avis quant à la réponse à y donner: non.
Mais justement, pour l'instant, il n'a rien fait de tel et je pense que ce point important est souvent négligé, voire délibérément escamoté afin de "construire" une opposition qui serait supposément irréconciliable entre Benoit XVI et François.
Ce n'est tout simplement pas le cas.

( 770976 )
Comparaison pontificat / pontificat par Meneau (2015-02-15 18:43:50)
[en réponse à 770970]
Il n'y a pas de réelle opposition entre Benoît XVI et François, mais il me semble nécessaire de "constuire" une opposition à la ligne de pensée qu'à tort ou à raison la presse, l'opinion publique, et même certains évêques et cardinaux nous présentent comme "la voie révolutionnaire sur laquelle s'engage l'Eglise de François".
Si pour cela il faut se servir de Benoît XVI, pourquoi pas. Pas de Benoît XVI en tant que Pape émérite, mais de Benoît XVI quand il était Pape régnant.
Vous insistez sur la non-opposition entre Benoît XVI Pape émérite et François Pape régnant. Ce n'est pas cette opposition qui est mise en avant, entre autres sur le FC, mais bien une comparaison de pontificat à pontificat.
Cordialement
Meneau

( 770987 )
"Apocalyptique" ou non ? par Steve (2015-02-15 20:35:32)
[en réponse à 770970]
Deux exemples récents.
- Un samedi soir de l'automne dernier, à l'étranger, petite discussion lors d'un repas entre sociétaires, où il apparaît que trois des présents réputés catholiques sont résolument favorables à l'avortement. Et ce, au nom du droit de la femme à disposer de son corps.
Le lendemain math ces gens-là sont à la même messe et les trois en question montent dans les premiers pour recevoir l'eucharistie.
- Pas plus tard qu'avant-hier, en réunion pour préparer une commémoration patriotique, l'officiant pressenti, un modèle - semble-t-il - des curés dans son diocèse... Il fait savoir que, lors d'une messe, une belle et grande cérémonie, on a lu un passage du Coran dans son église. Et qu'il a fait se lever l'assistance pour cette lecture... Comme si c'était le Credo ou l'Evangile.
Il ajoute que les Musulmans s'en sont trouvés honorés.
Alors, apocalyptique ou non ? Le mot est savant. J'utiliserais volontiers d'autres mots, plus grossiers.

( 770991 )
Bien dit ! par Paterculus (2015-02-15 20:42:14)
[en réponse à 770987]
Et vous avez bien fait de pas employer d'autres termes qui auraient peut-être été adéquats mais...
VdP

( 770992 )
Merci Padre. par Steve (2015-02-15 20:49:09)
[en réponse à 770991]
Je n'ai pas oublié votre conseil (relativement impératif) de l'autre jour.
Avant la dernière réunion, je suis parti en me disant : peut-être, avec celui-là. Ben, non... Je n'ai rien à lui dire. J'aurai déjà beaucoup de mérites à endurer sa présence.
Soyez certain cependant que votre consigne n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd.

( 771004 )
disposer de son corps la femme attention cependant par Ritter (2015-02-15 21:42:26)
[en réponse à 770987]
Car celui de l'être humain en elle n'est pas le sien.
C'est une tromperie de faire croire qu'une femme en avortant dispose de son corps quand elle détruit celui d'un autre être humain.

( 771008 )
Nul ne devrait en douter. par Steve (2015-02-15 22:11:24)
[en réponse à 771004]
Il n'était question que des propos d'un (soi-disant) catho. de mon diocèse, bien connu dans les médias locaux.
On est bien d'accord avec ce que vous écrivez.
Mon intention était d'illustrer la perception de Paterculus selon laquelle la situation de l'Eglise était apocalyptique. Perception contestée par le "manche-à-balle" de Rodolphe.
Merci de ne pas venir chercher des poux sur ma tête : j'ai de moins en moins de cheveux.

( 771013 )
Veuillez respecter vos interlocuteurs ! par Rodolphe (2015-02-15 22:49:18)
[en réponse à 771008]
"Manche à balle": belgicisme pas très agréable.
Vous vous étiez permis de me faire la leçon il y a quelques temps sur ce qu'il convenait de na pas dire sur ce forum. Veuillez appliquer ces bons conseils à vous-même. N'aboyez pas comme un "zinneke".
Non seulement, ils vous manque des cheveux sur la tête, mais vous avez également des trous de mémoire...
Laissez-moi tranquille!

( 771094 )
De fait, c'est vous. par Steve (2015-02-16 21:32:10)
[en réponse à 771013]
Par rapport à votre harcèlement de naguère contre un tiers. Vous aviez réussi à écoeurer cette personne.
C'est bien à cela que vous comparez ma dernière intervention ?
Vous ayant reconnu, et comme vous ne me semblez pas avoir évolué, je vous confirme volontiers mes appréciations.

( 771106 )
Merci par XA (2015-02-16 23:36:43)
[en réponse à 771094]
de vous fier à ce que je vous écrivais
ici.
XA

( 771126 )
Bien volontiers. par Steve (2015-02-17 16:23:13)
[en réponse à 771106]
Paterculus a demandé qu'on prie pour lui aujourd'hui.

( 771019 )
Oui par XA (2015-02-15 23:20:25)
[en réponse à 771008]
Je n'avais pas lu votre message.
Un minimum de respect s'impose entre liseurs et donc entre catholiques.
Les victimes des fanatiques musulmans ne sont pas tous des catholiques attachés à la messe traditionnelle, et nous prions bien pour eux. Faut-il que nous connaissions le mêmes horreur pour aimer nos frères en Jésus-Christ en France ? L'épître de ce jour est on ne peut plus claire sur ce point.
XA

( 771032 )
que rodolphe et vous me pardonniez par Ritter (2015-02-16 11:02:00)
[en réponse à 771008]
Vous n'etiez pas visé par ma remarque,mais l'expression disposée de son corps. elle vous a agacé et vous a fait manquer de patience et Rodolphe en fut égratigné.
J'espère qu'il vous reste plus de cheveux que vous n'avez de poux

( 771093 )
Pour les poux... par Steve (2015-02-16 21:16:51)
[en réponse à 771032]
C'est tellement rigolo...

( 770988 )
Le confusionnisme du Souverain Pontife par Paterculus (2015-02-15 20:37:27)
[en réponse à 770970]
Mon cher Rodolphe,
La ligne suivie par le Souverain Pontife régnant s'est manifestée par un certain nombre d'actes déplorables, auquels je ne puis adhérer.
Par exemple il a demandé la bénédiction du Primat des anglicans qui n'est qu'un laïc même pas confirmé.
Ou encore il a accueilli et fait concélébrer avec lui un prêtre italien qui milite pour les prétendus "droits" des homosexuels, l'ordination des femmes et j'en passe.
Plus récemment il a embrassé un transsexuel venu avec sa "fiancée".
Ou encore il a encouragé le cardinal Kaspers a semer le doute au sujet de la communion des divorcés-remariés.
En tout cela il a conforté les gens dans des erreurs qui les éloignent du Christ.
A chaque fois il eût fallu dire "va et désormais ne péche plus" : la même phrase qui manquait au discours de Mgr Gaillot.
Alors je ne suis pas pour la systématisation de l'opposition. Je reconnais volontiers que le Saint Père a dit d'excellentes choses sur la confession par exemple. Mais de quoi doit-on se confesser si l'on peut être en communion avec le Saint Père tout en étant pécheur public ?
Mais je suis pour une attention critique - de discernement.
Car voyez-vous il y a eu des périodes difficiles dans l'histoire de l'Eglise, mais cette fois la crise est mondiale et touche aux choses les plus sacrées sans que les autorités répondent par des mesures appropriées. Au contraire elles laissent ceux qui veulent vivre selon les lois de l'Eglise se faire persécuter par des évêques qui refusent ces lois. Dois-je vous rappeler le diagnostic posé par le bienheureux Paul VI au sujet des fumées de Satan dans l'Eglise ? La fissure s'est très nettement élargie...
VdP

( 770993 )
Manifestement Benoit XVI n'a pas toutes ces hésitations... par Rodolphe (2015-02-15 20:50:33)
[en réponse à 770988]
...C'est un fait:
"le Pape émérite a également insisté sur les «
relations excellentes » qu’il a avec son successeur, «
le vrai Pape ». À ceux qui pensent qu’il a voulu interférer dans les débats synodaux, en publiant, revu et corrigé, l’essai qu’il avait écrit, en 1972, sur la communion aux divorcés remariés (Aleteia), il répond : «
C’est d’une totale absurdité », la révision de cette publication avait d’ailleurs été prévue bien avant le synode. «
J’essaie d’être le plus silencieux possible », a-t-il conclu"
ICI.
Il a l'air apaisé, confiant et obéissant à son successeur.
Là est l'enseignement...

( 770997 )
C'est peut-être qu'il n'a plus charge d'âme autrement que par la prière. par Paterculus (2015-02-15 21:02:38)
[en réponse à 770993]
Benoît XVI n'a plus charge d'âme autrement que par la prière.
Son silence sur les actes de son successeur ne prouve rien, puisque c'est une ligne de conduite qu'il s'est fixée avant l'élection de celui-ci.
Que par ailleurs il s'entende bien avec lui n'est pas une preuve d'adhésion à cette ligne de confusion.
Et quand bien même Benoît XVI approuverait cette omission du "Va et désormais ne pèche plus", personne ne serait obligé de le suivre. On aurait même plutôt le devoir de ne pas le suivre.
Pour en revenir à votre point de départ, il est évident que le pontificat de Benoît XVI ne comportait pas de tels événements.
Et je constate que vous ne répondez pas à la problématique des fumées de Satan.
VdP

( 771007 )
J'ai bien compris votre analyse par Rodolphe (2015-02-15 21:59:54)
[en réponse à 770997]
J'essaie de me fixer comme principe de ne pas entrer dans des discussions sans fin.
Je comprends votre position. Elle a sa cohérence.
Vous m'avez posé une question. C'est pourquoi je reprends ma plume.
Les "fumées de Satan". Assurément, je ne vais pas les nier...
C'est pourquoi, précisément,je regarde vers Benoit XVI, qui y croit certainement aussi, pour voir quelle est son attitude. C'est l'unique objet de ma démarche.
Par ailleurs, si les fumées de Satan ont pénétré l'Eglise, je ne peux croire qu'elles arriveront à corrompre sa tête (le Pape). En cela, je me rallie bien volontiers à la position du Cardinal Burke: "le Seigneur nous a assuré, comme il l’a assuré à saint Pierre dans l’Evangile, que les forces du mal ne vaincront pas", ce Cardinal étant, je le rappelle, "résistant", mais, jusqu'à nouvel ordre, nullement "désobéissant".
Vous n'y verrez peut-être qu'une question de Foi, mais qu'y puis-je...

( 770969 )
Calotte blanche, blanche calotte ? par Meneau (2015-02-15 18:03:38)
[en réponse à 770955]
Benoît XVI est parfaitement conscient qu'il a créé par sa démission une situation sans précédent dans l'Eglise. En conséquence, et c'est tout à son honneur, il se garde bien de toute action publique qui pourrait affaiblir (encore) le pouvoir de la papauté en laissant croire à un gouvernement bicéphale.
Benoît XVI, tout comme François, reste pourtant promoteur des idées de Vatican II. Néannmoins il est parfaitement légitime d'opposer Benoît XVI à François sur la manière de faire, qui, il faut bien le reconnaître, est complètement différente. Entre le "coup de poing", le "qui suis-je pour juger" et les lapins d'une part, et le discours de Ratisbonne d'autre part, il est clair qu'ils ont une manière bien différente de créer le scoop et de marquer les esprits. Si dans les deux cas, le P.Lombardi a dû (ou cru bon de) publier des mises au point, il est clair qu'avec François il a beaucoup plus à faire.
Donc une différence, il y en a bien une. Au moins quant à la prudence par rapport aux médias, si ce n'est comme le dit Vianney quant à la vitesse de la chute.
Enfin, nous ne savons pas ce qui se dit entre le pape émérite et le pape régnant lors de leurs rencontres privées qui sont fréquentes. Si Benoît XVI devait s'opposer à François, ce serait le moment privilégié pour ce faire, en dehors de l'influence des médias et sans diviser l'Eglise. Et s'il s'exprimait publiquement contre François, quelle légitimité aurait-il ? A quoi cela pourrait-il bien mener l'Eglise ? Je pense que Benoît XVI est trop intelligent pour ne pas y réfléchir à deux fois.
Cordialement
Meneau

( 770972 )
Oui mais non... par Rodolphe (2015-02-15 18:18:10)
[en réponse à 770969]
La différence de style est évidente... Mais pour le reste, la thèse de l'"opposition" entre l'ancien et le nouveau Pape me semble contredite par les faits...puisque les proches de Benoit XVI rapportent eux-mêmes que lorsqu'il prend la parole, c'est pour soutenir François. Par ailleurs, il était présent au dernier consistoire, ce qui n'était pas obligatoire et traduit une évidente volonté de communion avec le Successeur de Pierre...
Je le répète, il n'agirait pas de la sorte s'il pensait que les positions de François étaient inacceptables, hérétiques ou autres!
Vous évoquez la possibilité qu'ils se parlent en privé. Mais je ne crois pas que Benoit XVI se contenterait de cela s'il pensait que l'Eglise était réellement menacée d'hérésie, comme certains l'affirment.

( 770974 )
Opposition publique par Meneau (2015-02-15 18:34:48)
[en réponse à 770972]
D'une part Benoît XVI ne peut y voir aucun intérêt pour l'Eglise,
comme je l'écris plus haut, au moins pour l'instant, et d'autre part il n'a aucune légitimité pour le faire, presqu'encore moins qu'un simple fidèle compte-tenu de sa décision d'abandonner le pontificat et de l'engagement qu'il a pris de ne pas s'en mêler.
Cordialement
Meneau

( 770990 )
Pardonnez-moi mais... par Rodolphe (2015-02-15 20:41:37)
[en réponse à 770974]
...d'abord, il a une légitimité incontestée de théologien et d'"homme d'Eglise" et, ensuite, votre réponse à ma question ne me satisfait pas totalement:
S'il pensait vraiment que les positions de François étaient inacceptables, hérétiques ou autres, croyez-vous
réellement qu'il attendrait tranquillement que la catastrophe se produise ?
Si véritablement on en était là, c'est bien entendu
maintenant qu'il faudrait réagir et non plus tard...
Or, non seulement il reste silencieux, mais il dit lui-même avoir des « relations excellentes » avec son successeur, «
le vrai Pape » et affirme à ceux qui pensent qu’il a voulu interférer dans les débats synodaux, en publiant, revu et corrigé, l’essai qu’il avait écrit, en 1972, sur la communion aux divorcés remariés que «
C’est d’une totale absurdité », que la révision de cette publication était prévue bien avant le synode et qu'il essaie d'être « le plus silencieux possible » (entretien donné au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine le 7 décembre 2014 repris en partie et traduit
ici).
Bref, on est loin d'un Pape émérite inquiet ou doutant de son successeur...
Par ailleurs, la dualisme consistant à distinguer Benoit XVI régnant et Benoit XVI Pape émérite n'est opérant que jusqu'à un certain point. Il s'agit en effet toujours de la même personne, de la même démarche intellectuelle sur le plan théologique. On peut difficilement croire que l'un se mettrait à penser différemment de l'autre...
Dès lors, cette sérénité, cette obéissance, cette confiance en son successeur et en l'Eglise me semblent très instructives. Elles affaiblissent considérablement la thèse "rupturiste" et devraient nous servir d'exemple.

( 770995 )
Position ecclésiale par Meneau (2015-02-15 20:54:47)
[en réponse à 770990]
Par ailleurs, la dualisme consistant à distinguer Benoit XVI régnant et Benoit XVI Pape émérite n'est opérant que jusqu'à un certain point. Il s'agit en effet toujours de la même personne, de la même démarche intellectuelle sur le plan théologique. On peut difficilement croire que l'un se mettrait à penser différemment de l'autre...
La position ecclésiale est complètement différente. Le Pape régnant, c'est le Magistère de l'Eglise. Le Pape émérite, c'est un théologien privé.
Mais justement, de par cette position totalement inédite de pape émérite, il ne peut en aucun cas risquer qu'on s'appuie sur lui pour ériger un Magistère parallèle. Et c'est pour cela qu'il s'est engagé à ne pas intervenir, et qu'effectivement il n'intervient pas.
Dans sa position, il ne peut pas réagir
maintenant. Il ne pourra réagir que si, Dieu nous en préserve, le Magistère actuel prenait une position contraire à la Foi, consommant ainsi la rupture. (Je parle du Magistère, pas des déclarations fracassantes de passerelle d'avion). Il est tenu à cette réserve plus que tout autre catholique, car il s'est mis lui-même dans cette position. C'est en ce sens que je parlais de légitimité.
Cordialement
Meneau

( 770975 )
Même les vaticanistes par Quaerere Deum (2015-02-15 18:43:15)
[en réponse à 770955]
tels que Guénois qui étaient totalement béas après l'élection de François ont fini par reconnaître qu'il y avait des ruptures sur un certain nombre de points.
Et ils sont plus au fait que nous, donc on peut peut-être écouter ce qu'ils ont à dire.
Mais au fait, pourquoi cela dérange-t-il tellement qu'il y ait rupture ? Cette rupture est assumée par les actes de François. Pourquoi ne pas l'accepter ?

( 770977 )
Confusion par Meneau (2015-02-15 18:48:28)
[en réponse à 770975]
Je pense qu'il y a confusion dans la discussion, du fait que Rodolphe compare pape émérite et pape règnant, alors que s'il y avait une rupture, elle ne pourrait être qu'entre pape régnant précédent, et pape régnant actuel. Autrement dit ce qui importe, ce ne sont pas les positions et les actes actuels de Benoît XVI en tant que pape émérite, mais les positions et actes de son pontificat passé.
Cordialement
Meneau

( 770978 )
C'est bien par Quaerere Deum (2015-02-15 18:58:16)
[en réponse à 770977]
ce que j'avais compris. En tout cas, je ne vois pas comment il pourrait en être autrement.
Ceci dit, je crois que la question posée par Rodolphe est à courte vue.
Car en réalité, c'est le problème de la fidélité au Magistère de l'Eglise qui se pose réellement, et qui peut être incarnée par Benoit XVI car prédécesseur, comme vous dites. Ce tout de même un problème de fond qui se pose.

( 770983 )
Guénois n'est qu'un journaliste... par Rodolphe (2015-02-15 19:46:24)
[en réponse à 770975]
..avec tout ce que cela implique.
Je tenais juste à apporter cette précision.

( 770984 )
Par définition ! par Meneau (2015-02-15 19:53:24)
[en réponse à 770983]
Un vaticaniste est un journaliste spécialisé dans la couverture des événements internes du Vatican, de la curie romaine, du pape et des évêques de l'Église catholique. (Wikipédia).
Cordialement
Meneau

( 770986 )
Merci! par Rodolphe (2015-02-15 20:12:03)
[en réponse à 770984]
Vous êtes bien aimable cher Meneau! Qu'aurais-je fait sans vous...
Je voulais simplement souligner que derrière ce titre un peu pompeux il n'y a bien qu'un journaliste et non un néo-théologien... ou une quelconque autorité ecclésiale.

( 771024 )
s'il est un journaliste spécialiste honnête par Luc Perrin (2015-02-16 00:59:04)
[en réponse à 770986]
c'est bien J-M. Guénois, avec quelques autres.
Je suis des plus critiques avec les "journalistes" quand, trop souvent, leurs analyses sont superficielles, biaisées façon La Croix.
Maintenant il n'est pas besoin d'être un "néo-théologien" ou théologien tout court ou bien une "autorité ecclésiale" pour user de nos "petites cellules grises (Hercule Poirot).
Le pape François a posé certains actes de rupture en effet non seulement avec le pré-Vatican II mais avec tous ses prédécesseurs depuis Paul VI.
En prenant comme bras droit théologique et en promouvant le cardinal Kasper et Mgr Forte comme il l'a fait en 2014, il est vraiment difficile à moins d'une cécité totale de ne pas voir que les sensibilités des deux papes sont très opposées sur bien des points : pas tous je vous le concède volontiers.
C'est le premier pape tenté en partie par une reddition face au relativisme éthique occidental. Auparavant les papes avaient tous tenu bon face à l'orage. Or un collègue historien du catholicisme notait que le terrain éthique (moral) est aujourd'hui le champ de bataille entre catholicisme/christianisme (et d'autres) et le libéralisme impérialiste.
On ne débat pas de détails ou de supputations mais à partir de gestes, de déclarations à la sauvette et solennelles du Souverain Pontife et des ses hommes de confiance.
Relisez le Credo du peuple de Dieu et Humanae vitae de 1968 de Paul VI : ce n'est pas du Kasper ni du François.

( 771000 )
les vaticanistes : des vaticinateurs? par AVV-VVK (2015-02-15 21:21:50)
[en réponse à 770975]
Est dans le titre

( 770994 )
Ah, oui, je me rappelle très bien quand Benoît XVI a reçu le couple trans. par New Catholic (2015-02-15 20:52:06)
[en réponse à 770955]
Ah, non?... Cela ne s'est pas passé? Pardon, pardon!