Le Forum Catholique

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images/icones/bible.gif  ( 745301 )Combien existe-t-il de variantes pour une messe selon le missel de 1969 ? par Candidus (2014-02-28 19:44:30) 

Tenez-vous bien, CINQUANTE variantes sont possibles !



Voir ICI un article en anglais et la traduction du paragraphe le plus intéressant :



En faisant la somme totale des options présentées dans la troisième édition typique du Missel Romain, j'arrive à quarante variantes occasionnelles laissées au choix du célébrant, sans compter les quatre Prières Eucharistiques présentes au sein du rite et, en annexe au rite de la messe, les deux Prières Eucharistiques pour la Réconciliation et les quatre Prières pour des Messes à l'intention de Divers Besoins. Par conséquent, dans le seul rite de l'Ordinaire de la Messe, il y a plus de cinquante variantes et options laissées au choix du célébrant. Je ne parle même pas ici des Préfaces, étant donné qu'elles méritent et exigent d'être considérées à part.



Nous voyons que lorsque certains dénoncent le non respect des rubriques du NOM par de nombreux prêtres, ils semblent faire l'impasse sur une donnée essentielle de ce rite : la possibilité quasi infinie d'y introduire des variantes, surtout si l'on considère la présence fréquente d'une mention permettant au prêtre d'improviser lui même une variante.
images/icones/1p.gif  ( 745302 )BOUH ! par Athanasios D. (2014-02-28 20:58:30) 
[en réponse à 745301]

Il y en a bien plus que ça (même sans compter les prières eucharistiques pour les circonstances particulières). Si vous multipliez les différentes options, on arrive à 72 variantes. SOIXANTE-DOUZE !

Ath
images/icones/neutre.gif  ( 745310 )Le rite du "ou bien" par Non volumus ignorare (2014-02-28 22:47:36) 
[en réponse à 745302]

C'est le surnom que j'avais donné au rite(s) ordinaire(s), il y a presque 30 ans lorsque j'étais tombé sur un livre (dont j'ai oublié les coordonnées) qui présentait le texte français des "rubriques" du missel
moderne..On peut y lire si on le trouve encore chez un bouquiniste une quantité de "ou bien".. Le prêtre fera ça ou bien ça si...le célébrant dira ceci "ou bien" ceci...s'il le juge utile ou bien , ou bien , ou bien...on voit où tout ça a mené..
images/icones/1b.gif  ( 745314 )C'est à l'infini! par PEB (2014-02-28 23:23:45) 
[en réponse à 745302]

En respectant correctement les rubriques, il y a de quoi faire.

En France, il y a en outre trois prières eucharistiques pour les assemblées d'enfants (première communion, profession de Foi, les récollections des catéchismes, les étapes diverses et variées). Elles valent le détour.

Les préfaces sont innombrables: 2 pour l'Avent, 3 pour Noël, 2 pour l’Épiphanie, 4 pour le Carême, 5 pour les dimanches de Carême dont 3 pour le trois derniers dimanche si on prend le lectionnaire de l'année A lorsque l'on scrute les catéchumènes, 2 pour la Passion (une pour la 5ème semaine de Carême et une autre pour la Semaine Sainte), une pour le Jeudi Saint, 5 pour Pâques (la première étant pour l'octave), deux pour l'Ascension, 1 pour la Trinité, 2 pour le Saint-Sacrement, 2 pour la Bienheureuse Vierge Marie, 1 pour les Anges, 1 pour Saint-Joseph, 2 pour les Apôtres, 2 pour les saints, 1 pour les martyrs, 1 pour les pasteurs, 1 pour les vierges et religieux, 5 pour les défunts, 8 pour les dimanches, 1 pour l'Assomption, 1 pour la Transfiguration (à ne pas confondre avec la préface quadragésimale du 2ème dimanche), 1 pour la Saint-Pierre-et-Saint-Paul, 1 pour la Saint-Jean-Baptiste, 2 pour la dédicace, 1 pour rendre grâce à Dieu et 6 préfaces communes pour la semaine quand on est à cour d'idée (!) et je dois en avoir oublié une ou deux!
La deuxième prière eucharistique a une préface fixe mais optionnelle tandis que la quatrième à une préface fixe obligatoire. Les 3 prières pour la réconciliation, les 3 pour les enfants et les 4 pour circonstances particulières ont leur préface propre.

Si le dimanche, fêtes et solennités sont à peu près réglé pour la semaine du temps ordinaire c'est un peu comme on le sent. Une mémoire obligatoire peut être accompagné soit du lectionnaire temporal (lecture suivie), soit du sanctoral. quand c'est facultatif, on fait un peu ce qu'on veut. Sinon, il y a les innombrables circonstances particulières (sacramentelles, consécratoires, dédicace, anniversaires, pastorales (élections papales, synodes, les vocations, les laïcs, l'unité des chrétiens (3 en catalogue), les missions, les persécutions, pour la paix, pour la réconciliation, pour sanctifier le travail, pour la terre nourricière, contre la famine, les pestes et les épidémies, pour les migrants, pour les malades, pour la pluie et pour le beau temps, pour les mourants, contre les tremblements de terre pour les gouvernants, pour la sérénité et même pour les nécessités quelconques). Il y en a aussi pour rendre grâce, pour la famille, pour les amis, pour nos ennemis, pour mourir dans la dignité. Je n'oublie pas les messes votives aux mystères du Salut (Trinité, sainte Croix &c.) et à tous les anges et tous les saints connus et inconnus ainsi que les 35 messes des défunts.
Tout ces joyeusetés s'accompagnent d'un lectionnaire sacramentaire, circonstanciel, votif ou mortuaire avec toutes les options possibles (une lecture par ci, un psaume graduel par là et un évangile et son acclamation au choix comme au restaurant!), et éventuellement facultatif par rapport au temporal: notamment si un dimanche est occupé par l'une de ces très louables intentions à la demande de la Conférence épiscopale.

Avec ça, les oraisons de semaine en temps ordinaire sont au choix sur tous les dimanches de l'année.

Donc, quand vous ouvrez un missel 2002 accompagné du lectionnaire qui va bien pour préparer le Saint Sacrifice, il faut savoir où l'on s'engage.

Cela explique le succès des mensuels Prions en Église et Magnificat qui évitent d'avoir à trop réfléchir au milieu de toutes ces joyeusetés. S'il faut s'autoriser à penser, le célébrant, le sacristain, la sacro-sainte équipe liturgique et le fidèle ne sont pas sortis de l'auberge!

Avec la publication intégrale de la nouvelle traduction officielle liturgique, une liberté plus grande s'offre à nous! En pèlerinage en Turquie par exemple, pourquoi ne pas lire la lettre au Sept Églises de l'Apocalypse correspondant à la localité traversée? Non mais dis donc et puis quoi encore! Et pour les fiançailles et mariages, à nous le Cantique des Cantique: "Qu’il me donne les baisers de sa bouche : meilleures que le vin sont tes amours !"

Et avec tout ça, il y en a encore qui réécrive le propre, les préfaces et même les prières eucharistiques, comme si le choix n'était pas assez ouvert!
images/icones/neutre.gif  ( 745333 )Le choix par AVV-VVK (2014-03-01 08:58:40) 
[en réponse à 745314]

Comme vous dites clairement, il y a des prières eucharistiques en langue vernaculaire, approuvées par la conférence épiscopale du pays et ensuite par Rome, et il y a des oraisons officielles également en langue vernaculaire propres à un territoire linguistique. Résultat: à la longue les prières du missel 2002 même ne sont plus employées, moins encore en latin, ce qui est irritant. D'où des abus de tout genre.