L'auteur prend sans doute appui sur la consitution de Pie XII :
“34. No Cardinal, by pretext or reason of any excommunication, suspension, interdict or other ecclesiastical impediment whatsoever can be excluded in any way from the active and passive election of the Supreme Pontiff. Moreover, we suspend such censures for the effect only of this election, even though they shall remain otherwise in force.” (Cons. “Vacantis Apostolicae Sedis,” 8 December 1945)
(Je précise pour Jéjomau & Co, qu'on ne parle ici pas d'une amnistie générale de tous les catholiques sous le coup d'une censure, mais bien des cardinaux éligibles. Donc l'avortement n'a rien à voir dans l'histoire).
Pour la discussion sur le sujet, voir
ici. Mais qu'une personne excommuniée soit à la tête de l'Eglise est un non-sens.
Là où votre auteur a par contre partiellement raison, c'est qu'avec la fonction viennent les grâces d'état. Ce qui veut dire qu'on a pu être un mauvais cardinal et pour autant être un bon pape. On ne peut donc pas partir du principe qu'à cause des fautes du passé, le pontificat sera mauvais. Et puis dans la religion catholique, peut-on tenir rigueur à quelqu'un d'une faute absoute en confession ?
Cordialement
Meneau